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Halte à la justice coloniale de la France en Nouvelle Calédonie !

mardi 22 septembre 2009

Communiqué du Groupe Socialiste Internationaliste

Section française de la Ligue Internationale des Travailleurs – Quatrième Internationale

Halte à la justice coloniale !

Halte à la répression !

Libération immédiate de Gérard Jodar et des autres syndicalistes !

Le 14 septembre, la cour d’appel de Nouméa a maintenu la condamnation du Président de l’USTKE, Gérard Jodar , à neuf mois de prison ferme. Cinq autres syndicalistes ont aussi écopé de prison ferme au Camp EST de Nouméa.

Ces condamnations sont inadmissibles, et montrent la détermination de l’Etat colonial français à détruire toute structure d’organisation du mouvement ouvrier en Kanaky. En effet depuis plusieurs mois, les syndicalistes de l’USTKE, sont systématiquement réprimés : répression policière des luttes, arrestations de syndicalistes sur leurs lieux de travail, des mandats de dépôts de plus en plus fréquents sous de faux prétextes.

La lutte des militants et de leurs sympathisants pour la réintégration d’une jeune précaire en CDD travaillant chez Air Cal, a été une lutte héroïque, qui s’est fait dans la détermination et la solidarité avec de nombreux autres travailleurs, notamment de brousse ou des îles qui sont venus sur Nouméa pour soutenir la grève générale. Parallèlement, une campagne anti-USTKE est lancée depuis plusieurs mois notamment de par les provocations de Yves Dassonville, Haut-Commissaire de Nouvelle-Calédonie, relais de l’Etat français sur ce territoire. Mais ce qui est plus grave encore, c’est le soutien qu’apportent le Parti Socialiste local, ainsi que les partis traditionnellement « indépendantistes », le FLNKS et le PALIKA à cette campagne anti-syndicale.

Le GSI salue et soutient inconditionnellement la lutte des travailleurs kanaks exploités.

Le GSI appelle les organisations qui se revendiquent du mouvement ouvrier à soutenir dans la lutte tous les exploités, et à les soutenir en Kanaky dans leurs luttes contre la barbarie de l’Etat colonial.

Le GSI appelle toutes les organisations politiques et syndicales à construire un mouvement unitaire pour sortir les luttes kanaks de leur isolement. Leur combat c’est le nôtre. Seule une unité réelle sur le terrain de la lutte des classes, l’unité de la classe ouvrière française et kanak leur permettra de gagner, et d’obtenir la libération immédiate de Gérard Jodar et des autres syndicalistes incarcérés et d’obtenir l’arrêt immédiat de toutes les poursuites lancée par la justice coloniale.

Paris, le 19 septembre 2009

Le GSI

1 Message

  • Nouvelle-Calédonie - Non à la détention de Gérard Jodar et de ses camarades

    En Nouvelle-Calédonie, la cour d’appel de Nouméa a décidé le maintien en détention du président du syndicat indépendantiste USTKE Gérard Jodar, après l’avoir condamné à neuf mois d’emprisonnement ferme pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Si la cour d’appel n’a pas suivi le parquet qui avait requis quinze mois de prison ferme, elle maintient toutefois le syndicaliste en détention, ainsi que cinq autres militants de l’USTKE incarcérés.

    Leur crime ? Le 28 mai dernier, plusieurs centaines de militants de l’USTKE avaient envahi le tarmac de l’aéroport Magenta de Nouméa pour soutenir une employée dont le licenciement était jugé abusif, et certains d’entre eux, pour se protéger de l’intervention brutale des policiers, s’étaient réfugiés à bord de deux appareils de la compagnie Aircal.

    Ce n’est pas la première fois que le patronat et les autorités locales s’en prennent violemment à des syndicalistes, notamment à ceux de l’USTKE. Gérard Jodar avait déjà été condamné à douze mois de prison, dont trois fermes, pour des affrontements aux abords de l’entreprise de transport Carsud, en janvier 2008. Il se pourrait d’ailleurs que le sursis de neuf mois dont il avait bénéficié dans cette affaire soit révoqué en raison de sa nouvelle condamnation.

    À l’annonce du verdict, deux cents manifestants se sont rassemblés aux abords de la prison où sont incarcérés les syndicalistes pour dénoncer « une justice coloniale » et « la criminalisation de l’action syndicale ». Comme l’a souligné la vice-présidente du syndicat, ses camarades « n’ont pas été jugés pour ce qu’ils ont fait, mais pour ce qu’ils sont ».
    je pense pas que la bourgeoisie elles recule avec une simple pétition ! c’est le rapport de force qui fait reculez les patrons et le gouvernement.

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