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Amazon Brétigny : le NPA-R larbin masqué des bureaucrates syndicaux CGT et Sud solidaires du 91

jeudi 4 décembre 2025

Le compte-rendu Amazon Brétigny : la préfecture de l’Essonne envoie des drones pour le Black Friday du NPA-R est typique de la prose et de l’activisme de l’extrême-gauche opportuniste.

Comme LO, le NPA-R multiplie aux élections politiques (qui n’engagent à rien) les déclarations visibles médiatiquement : contre le PS, le PC, la direction de la CGT (jamais contre la direction de Solidaires, qui permet a Gaël Quirante, le "leader maximo" de ce parti, d’exister), mais localement, diffuse les mensonges des directions syndicales ennemies de l’auto-organisation.

Signalons, à propos du 91, que l’UD de CGT de l’Essonne, avec le soutien des CGT de Lutte Ouvrière (dont Jean Camonin personnalité locale connue de LO, retraité de la Snecma), a ouvertement dénoncé les Gilets jaunes lors d’un de ses congrès. Cette CGT 91 fut longtemps amie avec Manuel Valls, le maire d’Evry, préfecture de l’Essonne.

Le NPA-R écrit la version officielle du mouvement du 10 septembre et ses suites dans l’Essonne :

Ce 28 novembre 2025, à l’occasion du « Black Friday », la section Solidaires d’Amazon Brétigny appelait à la grève, dans le cadre plus large des appels « Block Friday », pour lequel des salariés d’Amazon de 38 pays au monde entier ont débrayé.

Cet appel fait aussi suite aux mobilisations du 10 septembre, où le piquet de grève d’Amazon Brétigny s’était imposé comme point de ralliement pour les actions prévues par « Bloquons Tout » en Essonne, et avait été rejoint par une manifestation de soutien réunissant 500 personnes. Par la suite, une partie des grévistes avait reconduit le mouvement et participé aux manifestations syndicales à Évry le 18 septembre et le 2 octobre.

Il est faux d’écrire que le 10 septembre, le piquet de grève d’Amazon Brétigny "s’était imposé" comme point de ralliement pour les actions prévues par « Bloquons Tout » en Essonne. La formule exacte serait "était imposé par les bureaucrates de Sud-Solidaires" : Le NPA-R embrouille toute la situation en ayant l’air de saluer le rôle dirigeant "naturel" des salariés d’Amazon dans le 91.

Rappelons ce qui s’est réellement passé le 10 septembre, Etampes étant l’une des 2 sous-préfectures de l’Essonne, dont Evry est la préfecture.

Premièrement des Gilets jaunes d’Etampes avaient refusé de se joindre aux cortèges syndicaux et tinrent leur rond-point habituel à Etampes.

Deuxièmement dans cette même sous-préfecture d’Etampes, une manifestation de plusieurs centaines de personnes eut lieu. S’y joignit un important cortège de Lardy, ville où Renault a une usine. Des groupes appelaient à rejoindre Brétigny-Amazon, après la manifestation d’Etampes, pour y soutenir des grévistes. Mais pas du tout parce que Brétigny se serait imposé comme "point de ralliement". C’était une action complémentaire, annexe. Des manifestants d’Etampes ont d’ailleurs considéré comme "point de ralliement naturel" le commissariat d’Etampes, où un manifestant fut retenu pendant plusieurs heures. Les UD aiment organiser des rendez-vous centraux pour promener les plus motivés, laisser de côté ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer si loin de leur lieu d’habitation. les transports en commun sont tellement mauvais qu’ Etampes-Evry peut prendre 1h00 par le train. Les syndicats organisent des promenades épuisantes, faussement baptisées "convergences des luttes". Les manifestants de base sont transformées en spectateurs passifs des discours syndicaux, sans perspective, ces actions étant donc sans avenir, ne "servant à rien", pensent ensuite des néophytes, qui ne recommenceront pas la prochaine fois.

Signalons au passage que le manifestant arrêté à Etampes le 10 septembre, s’était fait connaitre d’abord localement comme un Gilet jaune d’extrême-droite, mais qu’il se transforma depuis en un anarchiste anti-flic convaincu, ce qui lui valut son arrestation !

L’UD de la CGT de l’Essonne, avec Solidaires 91, avait pour le 10 septembre et ensuite, appelé à déserter toutes les actions locales en appelant tous les militants du 10 septembre à manifester à Evry ... devant le siège du Medef ! Ce type de "manifestation syndicale centrale" organisé par les UDs CGT ou Solidaires fut une de celles du même format typique, qui à l’échelle du pays visèrent à étouffer le mouvement du 10 septembre, en se posant en concurrent des manifestations locales, en particulier au niveau inférieur des sous-préfectures. Et le NPA-R en fait l’apologie !

Les UD-CGT et Solidaires sont les forteresses bourgeoises dans le mouvement syndical. Le mouvement des retraites et le 10 septembre permettent d’analyser leur mode d’action local. Au lieu de donner des descriptions du point de vue de l’auto-organisation, le NPA-R présente comme "naturel" le déroulement de toutes les journées d’action. C’est en observant des mouvement localement qu’on peut s’initier à la mécanique syndicale.

Conclusion

Le véritable soutien des grévistes d’Amazon Brétigny, c’était potentiellement les assemblées locales multiples auto-organisées, ou les GJ ayant maintenu leur rond-point local, et reprenant les slogans initiaux du 10 septembre : "Boycott, désobéissance, solidarité". Pas le soutien hypothétique des bureaucrates des UD d’Evry, CGT ou Solidaires, et de leurs larbins du NPA-R" !

En ne décrivant pas l’affrontement local entre l’auto-organisation et la machine syndicale qui l’écrase, le NPA-R se fait ouvertement (pour les révolutionnaires ayant un minimum de formation) le soutien de cette dernière. Faire croire que le "soutien" à des grévistes est organisé par l’UD CGT 91 ou Solidaires 91, alors que ces bureaucraties syndicales l’étouffent, c’est un travail de démoralisation dont le NPA-R se fait le porte-parole, dans des rapports dignes de ceux des bureaucrates.

Avec de tels rapports, le NPA-R, comme LO et RP, fait croire à ses militants et sympathisants que les syndicats, "localement", sont bien, qu’il suffirait donc de changer les directions, ce qui se fera en votant aux élections professionnelles pour les listes où les militants de LO sont main dans la main avec les réformistes.

La lutte serait entre la "base" et les "directions" syndicales, alors que la vraie lutte est entre réformistes et révolutionnaires, de la base au sommet.

Ce que le NPA-R et LO dénoncent lors des élections politiques, ils le pratiquent donc au quotidien dans les syndicats : fraternité avec les réformistes !

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