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Le peuple d’Haïti menacé par la pluie car les aides et les logements n’arrivent pas

jeudi 25 mars 2010

Où sont les camps de réfugiés promis avant les puies ?

L’aide n’arrive toujours pas et la pluie est une grave menace...

La seule promessse tenue est de menécer la popualtion à l’aide de fiorces américaines et d’envoyer des policiers européens dont français...

De fortes pluies ont inondé vendredi des camps accueillant les sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier à Port-au-Prince, provoquant des scènes de panique.

Les précipitations tombées dans la nuit de jeudi à vendredi sont parmi les plus importantes enregistrées à Haïti depuis le séisme. Le déluge a terrifié des familles subsistant dans des campements faits de tentes et de maigres abris couverts de bâches.

L’eau a dévalé les pentes d’un ancien parcours de golf reconverti en campement temporaire pour 45 000 personnes. Selon des travailleurs humanitaires, des sinistrés du camp ont été emportés par des torrents d’eau, qui ont détruit des tentes utilisées par une ONG israélienne comme salles de classe. On ne signalait toutefois aucune victime.

Sur l’ex-terrain de golf, des personnes criaient, « c’était le chaos », a raconté Jim Wilson, de l’organisation humanitaire Praecipio. À mains nues ou à l’aide de bâtons, des habitants du camp ont creusé des tranchées d’évacuation autour de leurs abris. Plusieurs kilomètres plus loin, l’eau stagnante et la boue ont également envahi un campement à la périphérie du bidonville de Cité Soleil.

Les autorités savent qu’elles doivent déplacer un grand nombre des 1,3 million de sinistrés vivant dans les camps avant le début en avril de la saison des pluies. Dimanche, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré sur l’ancien parcours de golf que les personnes dans ce camp étaient particulièrement en danger.

Mais après deux mois de recherches et de tractations avec des propriétaires fonciers, le gouvernement haïtien n’a encore ouvert aucun des cinq sites promis pour reloger les sinistrés : des terrains censés mieux résister aux précipitations et aux répliques telluriques.

Une autre catastrophe naturelle menace les Haïtiens après le violent séisme à l’origine de 222.500 décès et de plus d’un million de sans-abri : la saison des pluies, qui a déjà tué plusieurs personnes et entraîné des évacuations.

Treize personnes ont trouvé la mort samedi, victimes d’inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud-ouest d’Haïti, selon un bilan provisoire. Au moins trois personnes sont portées disparues et 3. 000 autres ont été évacuées.

Plusieurs secteurs ont été inondés dans la ville des Cayes (160 km au sud de Port-au-Prince), qui avait été épargnée par le séisme du 12 janvier. "Ces inondations nous rappellent (...) que la saison des pluies constitue une menace très sérieuse pour les personnes qui ont été touchées par le séisme et qui vivent dans des abris de fortune", a observé un porte-parole de la Croix-Rouge, Alex Wynter.

Le secteur agricole et les routes ont été gravement touchés par les intempéries, ont signalé les autorités, faisant état d’éboulements. "Nous au moins on a des maisons ici. A Port-au-Prince, ils n’en ont pas, ils sont dans la rue", a relevé, aux Cayes, un entrepreneur haïtien, Gilou Saneglin Goin.

Comme tout le monde, il appréhende l’effet de ces pluies torrentielles quand elles s’abattront sur la région de Port-au-Prince d’ici quelques semaines. "Tous les cadavres coincés dans les ruines, qu’est-ce qu’ils vont en faire ? Toutes les odeurs, les maladies. L’eau dans laquelle ils baignent, celle que vous buvez, c’est la même eau", a-t-il dit.

"Nous sommes vraiment dans une situation difficile. L’eau est montée jusqu’à la moitié de certaines maisons", a précisé le docteur Georges Emanise de l’hôpital Immaculée Conception des Cayes.

Le médecin s’attend à "tous types d’infection" comme des "infections respiratoires, des grippes". "Les morts sous les décombres risquent d’empoisonner tout le monde" dans les régions touchées par le séisme, avance-t-il.

"On doit s’attendre à une recrudescence des cas de paludisme", ajoute Serge Louissaint, le directeur des affaires sanitaires pour le sud d’Haïti. La saison des pluies, qui précède celle des ouragans en juin, commence habituellement vers le mois d’avril en Haïti mais de fortes averses tombent déjà sur Port-au-Prince, suscitant l’inquiétude des secours. Les abris de fortune où sont installés les sinistrés pourraient être emportés par les eaux, a souligné un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Kristen Knutson. Une partie des sans-abri a déjà reçu des équipements pour construire des refuges plus solides et les distributions se poursuivent, a ajouté M. Knutson, qui a précisé que "604.000 personnes vivent dans 415 camps improvisés de toutes tailles à travers Port-au-Prince".

L’Ocha coordonne également un programme pour permettre aux sans-abri de retourner vers les quartiers où ils habitaient avant le séisme, tandis que le gouvernement haïtien repère des lieux à l’extérieur de la capitale pour installer des campements à plus long terme, a ajouté M. Knuston. Haïti était déjà particulièrement vulnérable aux aléas climatiques avant le séisme. En 2008, quatre tempêtes et ouragans avaient fait plus de 800 morts et un million de sinistrés, alors que les météorologues ont averti de la probabilité qu’un ou plusieurs ouragans majeurs frappent les Antilles cette année.La pluie, tombée pendant plusieurs heures vendredi sur Port-au-Prince, a inondé certains centres d’hébergements et forcé des milliers de sinistrés à abandonner leurs abris provisoires, une situation qui illustre la menace qui pèse sur les survivants du séisme. "Nous avons passé une nuit de cauchemar, dormant debout les pieds dans la boue, avec nos enfants dans les bras", raconte Fritznel Jean père de deux enfants vivant dans un centre pour sans-abri à Pétion-Ville, banlieue est de la capitale.

Les précipitations de ces dernières 24 heures ne sont pas les plus importantes depuis le puissant séisme du 12 janvier, mais la durée des averses a transformé certains centres d’accueil en marres de boue, compliquant la situation des sinistrés qui vivent sous des tentes de fortunes. Le séisme qui a fait plus de 220.000 morts a aussi poussé 1,3 million d’Haïtiens à la rue.

La vaste place du Champs de Mars proche du palais présidentiel, l’un des plus importants centres d’hébergement, est envahie par la boue. Les petites maisons sont engorgées d’eau et les espaces verts ont disparu sous la gadoue.

"Ma tente n’a pas résisté à la pluie, la bâche qui servait de toit a cédé au cours de la nuit", explique Lalanne Jean-Louis, mère de trois enfants dont un bébé de 15 mois.

"J’ai été hébergée par un voisin pour protéger mon enfant. Je ne pourrai pas continuer dans ces conditions là", ajoute-t-elle, attristée. Dans le centre d’hébergement de Sainte-Thérèse, érigé sur un terrain de football en terre battue, plusieurs abris ont été inondés et leurs occupants forcés à trouver refuge chez des voisins plus fortunés abrités sous de vraies tentes.

"Les tentes que les Blancs ont donné résistent aux intempéries, pas les nôtres faites de morceaux de tissus et de poteaux en bois", constate Jonas Gué responsable d’un comité de sinistrés à l’"Impasse New-York", quartier du centre d’hébergement, identifié comme d’autres au nom d’une grande ville nord américaine où certains Haïtiens rêvent de se rendre un jour. Dans la perspective de nouvelles averses, les femmes et les hommes s’affairaient vendredi a creuser des rigoles entre les cases pour laisser passer l’eau de pluie.

"S’il devait continuer à pleuvoir nous aurions plus de difficultés, mais nous n’avons nulle part où aller. Le gouvernement doit faire quelque chose vite", supplie une femme.

Les enfants, insouciants, continuent de jouer. Les garçons jouent aux billes dans la boue et les filles traînent dans un espace insalubre à côté de latrines qui débordent.

"Ils (les responsables) devraient mettre une école ici pour les enfants qui s’amusent à jouer pour de l’argent au lieu d’apprendre à lire", se plaint le responsable du comité de sinistrés, réclamant des tentes et de la nourriture pour les plus de 3.000 personnes qui vivent dans ce centre d’hébergement.

Le bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) a identifié plus de 20 sites très vulnérables aux inondations au cours de la saison de pluie attendue le mois prochain en Haïti.

"Nous travaillons sans relâche à la distribution de bâches en plastique et de tentes afin que les sinistrés puissent protéger leur famille et leurs biens", a annoncé France Hurtubise, porte-parole de OCHA. À ce jour, les agences humanitaires engagées dans la fourniture de matériel d’urgence pour abris ont aidé 914.000 personnes, soit près des trois-quarts des quelque 1,3 million de personne privées de toit par la catastrophe.

2 Messages de forum

  • La famine frappe aux portes de ces centaines de milliers de sinistrés. L’aide alimentaire est distribuée au compte-gouttes par des ONG locales et internationales. Le PAM, Programme alimentaire mondial, le plus grand pourvoyeur en aide alimentaire, s’est retrouvé après le séisme avec plusieurs tonnes de produits périmés, alors que les gens crevaient déjà de faim bien avant le séisme. À Food for the poor, il y avait encore dans les entrepôts, au cours d’un inventaire réalisé après le 12 janvier, de l’aide destinée depuis 2008 aux sinistrés des cyclones Ike et Anna de Gonaïves. Pour avoir droit à un kit ou une ration alimentaire d’une ONG quelconque, il faut être le plus souvent en possession d’un coupon couramment appelé carte. Aucun principe ne régit la distribution de ces cartes, parce qu’il n’y a pas de recensement au préalable dans les camps et chaque ONG travaille dans son coin, intervient où elle veut, sans aucune coordination. Ainsi, un individu débrouillard ou plutôt magouilleur peut avoir plusieurs cartes, alors qu’une famille nécessiteuse n’en dispose d’aucune. Les ouvriers et ouvrières d’usine, absents des camps de 5 heures du matin à 6 ou 7 heures du soir, n’ont aucune chance de bénéficier de ce coupon rare, distribué généralement au cours de la journée. On rencontre souvent des gens courant en vain d’un point à un autre comme des fous à la recherche de cartes.

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  • Plusieurs camps sont dépourvus de tentes, portant leurs occupants à construire des taudis en toiles, en tôles, en bois ou en prélarts. L’image présentée est aussi hideuse que grotesque. Les personnes vivant dans les camps font face à plusieurs problèmes d’ordre hygiénique tels que : insalubrité, odeur nauséabonde, eaux stagnantes, etc. Des latrines mobiles installées par des institutions telles que Jordan Entreprise Development Corporation (JEDCO), Action Contre la Faim (ACF), Pyramid, sont placés dans plusieurs camps. Si au début, la population se plaignait du manque de latrines, force est de constater qu’aujourd’hui, le nombre a considérablement augmenté. Cependant, le nettoyage de certaines de ces installations ne se fait pas sur une base régulière, provoquant ainsi le dégagement d’une odeur pestilentielle. De plus, les latrines mal utilisées, sont sales et repoussantes.

    Les victimes, tous sexes confondus, prennent leur bain en plein air, sans intimité aucune, faute d’installations sanitaires destinées à cet effet. Pour la cuisson des aliments, nombreuses sont les familles qui utilisent le bois, affectant davantage l’environnement du pays déjà précaire. Les eaux ménagères utilisées par les familles sont non drainées, constituant des nappes stagnantes générant des insectes dont des moustiques provoquant des maladies contagieuses telles que la malaria. De plus, la Lucilia sericata, connue encore sous le nom de Mouche Verte, dont la larve joue un rôle important dans l’élimination des cadavres, propage des microbes hautement nocifs pour la santé.

    Dans un premier temps, la distribution de l’aide avait du mal à être coordonnée au point que les forces onusiennes et américaines héliportées ont choisi de lâcher les kits alimentaires aux victimes du séisme, dans un désordre généralisé.

    Lorsqu’il a fallu se pencher sur la meilleure méthode de distribution de l’aide, plusieurs organisations internationales ont introduit la technique des cartes annexée généralement au choix des personnes, basé sur le sexe, avec une préférence féminine. En ce sens, des cartes sont distribuées aux victimes la veille ou le jour-même de la distribution.

    Cependant, cette distribution de cartes se fait n’importe où, n’importe quand, le plus souvent hors des camps, dans l’opacité la plus totale, sans coordination et sans planification aucune. Les distributeurs varient : il peut s’agir d’agents de la PNH, d’employés des mairies et de membres des comités de gestion des camps, dans une moindre mesure.

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