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Sous prétexte de terrorisme, La France s’apprête à lancer de nouvelles guerres

vendredi 16 janvier 2015

Sous le prétexte que "De l’Irak à Charlie Hebdo, c’est le même combat", comme le dit Hollande, il se sert des guerres extérieures pour porter la guerre à l’intérieur et inversement.

La France s’apprête à lancer de nouvelles guerres : Libye, Nigeria, Yémen, Somalie et bien d’autres !!!

La France, déjà engagée dans plus d’interventions armées extérieures que jamais dans son histoire (Côte d’Ivoire, Niger, Tchad, Centrafrique, Mali, Kosovo, Haïti, Afghanistan, Irak, Syrie notamment), s’apprête à lancer de nouvelles interventions qu point qu’Hollande renonce à réduire la taille des dépenses militaires !

Depuis des mois, le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian enchaîne les entretiens avec les chefs d’Etat des pays voisins de la Libye pour former une coalition militaire régionale afin de lancer une intervention française en Libye ! Il obtient le soutien des dictateurs qu’il a mis au pouvoir ou maintenu au pouvoir par des interventions armées de la France !

Quelques jours plus tôt, au Forum de Dakar, Déby, dictateur du Tchad, enjoignait aux Français de faire le « service après-vente » de la chute du régime de Kadhafi et plaidait pour une intervention en Libye : « On ne tue pas le serpent par la queue mais par la tête. »

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou lui tient à peu près le même discours. « Il n’y aura pas de solution politique en Libye sans au préalable une intervention armée », déclare-t-il, regrettant de ne pas avoir été écouté plus tôt. « J’ai dit qu’il ne fallait pas agir sans solution politique. J’ai prévenu des risques de “somalisation”, des risques de voir des terroristes prendre le pouvoir. Nous y sommes pratiquement arrivés. »

L’armée française prépare le lancement de frappes contre des cibles en Libye dans les trois prochains mois, selon un diplomate arabe resté anonyme qui s’est confié au journal de langue arabe basé à Londres, Asharq Al-Awsat.

« Nous pensons que le moment est venu de s’assurer que la communauté internationale s’attaque au problème libyen. Je pense que c’est aussi ce que pense le président Issoufou. » a dit Le Drian en faisant référence à sa rencontre récente avec le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Le président Issoufou a explicitement appelé à une intervention militaire des puissances occidentales en Libye, réitérant la position de plusieurs chefs d’Etat africains, que l’action militaire des grandes puissances était nécessaire pour contenir le chaos de plus en plus grand régnant dans le pays. « [U]ne intervention internationale est indispensable comme préalable à la réconciliation de tous les Libyens » a dit Issoufou.

Le représentant du régime à Tobruk Ashur Bou Rached s’est fait l’écho de ces exigences, en appelant à l’intervention des grandes puissances en soutien au gouvernement. « Nous appelons la communauté internationale à assumer ses responsabilités légales et morales et à armer, sans retard ni délai, l’armée libyenne pour qu’elle puisse accomplir sa mission nationale, » a dit Rached.

Le Drian a lancé des avertissements sérieux ces dernières semaines quant au fait que la Libye était devenue une couveuse pour groupes extrémistes violents. La Libye était devenue « un sanctuaire pour les terroristes, » a-t-il dit dans un discours devant des troupes française stationnées à Niamey la capitale du Niger.

« La Libye est dans le chaos aujourd’hui et c’est un terrain fertile pour les terroristes qui menacent la stabilité du Niger et, plus loin, de la France, » a ajouté Le Drian.

A la fin du mois de décembre il avait insisté pour dire que la Libye était en voie de devenir un « foyer de terrorisme au cœur de la Méditerranée.. » et que les puissances de l’OTAN ne devaient pas « rester passives ».

Des déclarations précédentes du ministre français de la Défense montraient clairement que les nouvelles incursions prévues en Libye du sud étaient une des composantes d’un agenda néocolonial plus vaste que l’impérialisme français poursuit au niveau du continent. Le Drian a dit que des opérations contre-terroristes par les troupes françaises et des forces locales agissant par procuration seraient nécessaires à travers « une région qui s’étend de la Corne de l’Afrique à la Guinée-Bissau. »

L’invocation par Le Drian de menaces représentées par les groupes terroristes en Libye sont une inversion de la réalité. Pendant des décennies, les Etats-Unis et les gouvernements européens ont cultivé les groupes islamistes et autres extrémistes comme des alliés politiques et des forces paramilitaires par procuration.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmant que la Libye devenait « un ‘hub’ pour les groupes terroristes, » a lancé la semaine dernière un appel en faveur d’une intervention dirigée par la France en Libye.

Le président François Hollande avait déjà pressé, il y a quelques semaines, les Nations Unies de lui donner son aval politique pour une nouvelle action militaire en Libye après la guerre menée par l’OTAN en 2011. Il avait demandé aux Nations unies de fournir un soutien exceptionnel aux autorités libyennes pour qu’elles restaurent leur Etat, sans quoi le terrorisme se répandrait à travers la région. Revenant à la charge la semaine dernière, Le Drian a dit : « Aujourd’hui, j’alerte sur la gravité de la situation en Libye…Le sud Libyen est une sorte de ‘hub’ où les groupes terroristes viennent s’approvisionner y compris en armes et se réorganiser. » Il ajouta en guise d’avertissement, « au Nord, les centres politiques et économiques sont désormais menacés d’être contrôlés par ces djihadistes… Nous devons agir en Libye et mobiliser la communauté internationale. »

Il dit que les troupes françaises actuellement déployées au nord du Mali pourraient se déplacer vers le nord-est et entrer en Libye en passant par l’Algérie, « tout cela se fait en bonne intelligence avec les Algériens qui sont des acteurs majeurs de cette région et dont c’est aussi l’intérêt. »

La justification donnée par Le Drian pour lancer cette nouvelle intervention impérialiste en Libye sent l’hypocrisie à plein nez. Il y a trois ans, la France, les Etats-Unis et d’autres membres importants de l’OTAN, avaient bombardé la Libye et armé une coalition de milices islamistes et tribales liées à Al Quaeda dans le but de détruire l’Etat Libyen et d’assassiner son dirigeant, Mouammar Kadhafi. A présent, ils se saisissent cyniquement du chaos qu’ils ont eux-mêmes déclenché dans ce pays et s’en serve pour justifier une nouvelle invasion, soi-disant cette fois pour combattre les forces islamistes armées par eux il y a trois ans.

Comme d’habitude, les pyromanes de Paris agissent avec un total mépris de l’opinion publique. Un sondage publié par le Figaro jeudi 11 septembre a révélé que 82 pour cent des gens interrogés s’opposaient à une intervention en Libye.

Il est clair pour tout le monde que la guerre menée par l’OTAN en 2011 a produit un désastre pour le peuple libyen et en fait pour toute l’Afrique.

Le Figaro écrit ainsi : « Des milices à dominante islamiste ont pris fin août le contrôle de Tripoli, le gouvernement ‘légitime’ exilé à Tobrouk - à 1200 km - ne gouverne plus rien, les chancelleries occidentales ont mis la clé sous la porte, le Sud est devenu un havre pour terroristes et la bande côtière la plaque tournante du trafic de migrants. Le tout sur fond d’enlèvements, d’assassinats, de tortures qui complètent le tableau d’un État failli jusqu’à l’os. »

La capitale libyenne Tripoli a été le théâtre d’une bonne partie des combats récents entre les milices rivales de Zintan et Misrata qui essayent de contrôler la ville. Il s’est aussi produit une offensive continue menée par un associé de longue date de la CIA, le général Khalifa Hifter, qui est financé par l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis et dont l’objectif est de s’ériger en nouveau dictateur libyen. L’aviation des Emirats a récemment effectué une mission de bombardement avec l’armée égyptienne dans le but de soutenir les forces au sol de Hifter.

Le gouvernement français n’a pas perdu de temps à utiliser les attentats du 7 janvier pour promouvoir ses opérations militaires au Moyen Orient. Suite au vote de 488 contre 1 à l’Assemblée nationale pour étendre les frappes aériennes en Irak, le président français François Hollande, jusqu’à récemment l’élu le plus impopulaire de France, est apparu sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle pour s’adresser à l’équipage en route vers le Moyen Orient. Citant les événements de la semaine passée ayant fait 20 morts à Paris, il a dit que la situation « justifie la présence de notre porte-avions ». Le porte-avions va se joindre à l’armée américaine dans le Golfe Persique, où les forces américaines font pleuvoir des bombes sur l’ouest de l’Iraq et l’est de la Syrie dans le cadre de la guerre qui vise jusqu’à présent le groupe État islamique, le régime de Bashar al-Assad étant le prochain sur la liste.

Rien que la journée de lundi, la coalition de puissances impérialistes et de monarchies du Golf menée par les États-Unis a effectué 18 frappes aériennes. Sans doute ces attaques tuent plus d’innocents chaque jour que le nombre de personnes mortes à Paris la semaine dernière, quoiqu’avec moins de couverture dans la presse occidentale.

Sur le chemin du Golfe Persique, le Charles de Gaulle longera la côte du Yemen, offrant au gouvernement Hollande la possibilité de lancer des frappes aériennes contre des cibles dans ce pays. Des dirigeants américains et français ont suggéré que Said Kaouchi a reçu au Yemen de l’entraînement militaire et des ordres d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA). Il y a eu des suggestions non confirmées dans les médias qu’une attaque massive contre le Yemen, soit par des avions de guerre français ou par des missiles de drone américains, ou les deux, est imminente.

L’attentat contre Charlie Hebdo est aussi utilisé pour intensifier l’autre élément de « la guerre contre la terreur », à savoir l’assaut contre les droits démocratiques à l’intérieur.

Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, commentant la mobilisation de 10.000 soldats français pour monter la garde devant les centres de transport, les écoles et d’autres supposées cibles d’attaques terroristes, a dit mardi : « C’est une opération militaire comme les opérations militaires que nous menons à l’étranger », dirigée contre « le même ennemi ». Il a ajouté qu’aujourd’hui, l’élément nouveau et grave c’est qu’ « il n’y a pas de rupture entre la menace extérieure et la menace intérieure ».

Le fait que les attentats terroristes de Paris sont utilisés pour étendre les guerres néo-coloniales à l’étranger et la répression à l’intérieur a été démontré par le vote de mardi à l’Assemblée nationale, par 488 contre 1, en faveur d’une extension des frappes aériennes françaises contre les forces de l’Etat islamique en Irak.

L’objectif de cette « guerre contre le terrorisme » dans ses manifestations internationales comme intérieures, est de fournir une justification politique pour la nouvelle répartition du monde entre les grandes puissances impérialistes. Après plus de 13 ans, il est clair que « la guerre contre la terreur » est le prétexte et le cadre politique pour le rétablissement d’une domination et d’une subordination de type colonial des peuples du monde aux diktats du capital financier.

Les interventions militaires en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et ailleurs ont été lancées pour installer des régimes pantins afin d’assurer le contrôle de ressources comme le pétrole, le gaz et d’autres ressources géostratégiques, au prix de millions de vie et d’une souffrance humaine incalculable. Au cours de ces conflits sanglants et inégaux, les Etats-Unis, la France et d’autres puissances impérialistes ont fait pleuvoir des bombes sur des civils sans défense, pratiqué la torture et les assassinats, et commis des crimes de guerre. Des pays entiers ont été ravagés.

La France de Hollande-Valls a déjà annoncé qu’elle était prête à intervenir militairement et directement du Nigeria à la Syrie et de la Libye à d’autres pays d’Afrique comme le Cameroun.

Hollande a affirmé que la France est en guerre. En fait, l’Etat français est en guerre à la fois intérieure et extérieure, contre les travailleurs et les peuples !

8 Messages de forum

  • La vraie racine des guerres intérieures et extérieures est la crise de la domination capitaliste sur le monde initiée en 2007...

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  • Et même sans prétexte de terrorisme, Hollande menace de la guerre en Europe !

    Cette fois contre la Russie...

    "Si nous ne parvenons pas à trouver, non pas un compromis, mais un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario. Il a un nom, il s’appelle la guerre", adit Hollande à propos de l’Ukraine.

    "La chancelière et moi-même considérons qu’il y a un risque de guerre aux portes de l’Europe(...)", a-t-il estimé...

    "sans accord, ce sera la guerre" dit encore Hollande, au cas où on n’aurait pas compris qu’à tout bout de champ et à tout propos il brandit la guerre...

    Cette guerre que, dans les commémorations de 1914, il appelait quasi ouvertement de ses voeux !

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  • Le chef de l’Etat a conforté le budget 2015 de la défense et décidé une rallonge de 3,8 milliards jusqu’à la fin de la loi de programmation militaire en 2019.

    Au total, ce sont 6 milliards d’euros de crédits supplémentaires que le chef de l’Etat a décidé d’allouer à la grande muette et, ce, malgré les impératifs de réduction des déficits publics.

    François Hollande a d’abord rappelé que les 31,4 milliards prévus en 2015 seraient bien au rendez-vous. Mais, et l’inflexion est notable, tout proviendra de crédits budgétaires en bonne et due forme. «  Le ministère de la Défense est sûr de pouvoir disposer de ces crédits  », a promis le chef de l’Etat.

    Tout cela pourquoi ? Parce qu’Hollande prévoit de nouvelles guerres sous prétexte de lutte contre le terrorisme !!!

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  • Les autorités libyennes internationalement reconnues ont démenti ce jeudi soir toute présence étrangère dans les combats à Benghazi, alors que le gouvernement de Tripoli, non reconnu, affirmait la veille que des forces spéciales françaises "dirigeaient les combats" à Benghazi (est). Hatem al-Aribi, porte-parole du gouvernement basé dans l’est du pays, a déclaré à l’agence officielle Lana que son gouvernement "n’a pas permis, et ne permettra pas, que des forces étrangères entrent sur les territoires libyens".

    "Nos courageux soldats sont ceux qui ont libéré Benghazi des mains des terroristes, sans soutien de la communauté internationale", a-t-il ajouté. Le porte-parole a démenti auprès de l’AFP les affirmations du quotidien Le Monde qui a fait état mercredi de la présence de forces spéciales et d’agents secrets français en Libye. Le quotidien affirme aussi que la France mène dans le pays "des opérations clandestines" contre des cadres du groupe jihadiste Etat islamique.

    Pas de forces militaires classiques françaises mais des forces spéciales clandestines donc !!!

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  • La mort de trois soldats français des forces spéciales dévoile une guerre occulte de la France en Libye car, en plus des pays où la France est officiellement en guerre, il y a ceux où elle l’est de manière cachée comme le Niger, la Somalie et autres Libye...

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  • Des frappes aériennes américaines sur la ville de Syrte sur la côte libyenne, qui ont commencé lundi, ont continué hier dans le cadre de ce que les responsables américains ont clairement défini comme une campagne militaire soutenue. Bien que dirigée nominalement contre les milices de l’État islamique (EI) d’Irak et la Syrie, la nouvelle éruption du militarisme américain vise plus largement à assurer la domination américaine dans la région.

    Le porte-parole du Pentagone Jeff Davis a déclaré aux médias que les États-Unis avaient frappé cinq secteurs à Syrte lundi et deux autres hier, ciblant des chars, des véhicules, un lance-roquettes et des positions de l’EI dans la ville. Selon l’Associated Press, les avions de combat du Corps des Marines basés sur l’USS Wasp, un navire d’assaut amphibie en Méditerranée, ont participé aux raids aériens.

    Le régime fantoche soutenu par l’ONU à Tripoli, le gouvernement d’union nationale (GUN), a fourni à Washington la feuille de vigne de son approbation formelle pour mener les frappes aériennes. Les unités du GUN tirées de divers groupes de miliciens sont actuellement engagées dans une offensive pour chasser les combattants de l’EI hors de Syrte.

    Davis a déclaré que l’armée américaine aidait tout simplement le GUN à reprendre Syrte, en disant que « la durée de l’opération sera mesurée en fonction du temps qu’il faut pour qu’ils parviennent à cet objectif ». Il a affirmé que les frappes aériennes des États-Unis allaient probablement durer « des semaines et non pas des mois. » Davis a indiqué, cependant, que l’engagement au côté du GNA « va absolument perdurer », même si « pour le moment », la cible était Syrte.

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  • Des responsables américains anonymes ont déclaré à Reuters que les raids de lundi ont marqué le début d’une campagne aérienne soutenue plutôt qu’une autre frappe isolée. Les frappes aériennes américaines précédentes ont eu lieu en février sur un camp d’entraînement de l’EI dans la ville occidentale de Sabratha.

    Washington prépare une nouvelle intervention militaire dans ce pays nord-africain riche en pétrole depuis des mois. Le général Joseph Dunford, président de l’état-major interarmées, a déclaré aux journalistes à la fin mai qu’une « mission à long terme » impliquant des milliers de troupes américaines était imminente. Le retard est le résultat du besoin d’obtenir l’approbation du GUN.

    Interrogés par le Military Times, des responsables américains ne voulaient pas dire s’il y avait des soldats américains au sol en Libye. Cependant, ils ont reconnu que de petites « équipes de contact » des troupes d’opérations spéciales étaient entrées et sorties du pays ces derniers mois pour recueillir des renseignements et forger des alliances avec des milices locales. Les forces spéciales britanniques, françaises et italiennes ont également été actives en Libye.

    Alors que Washington justifie ses nouvelles opérations militaires au nom de la « guerre contre le terrorisme », l’intervention militaire américaine en Libye en 2011 est directement responsable de la création de l’EI et de lui avoir permis de mettre un pied dans le pays. Les États-Unis et ses alliés ont compté fortement sur les milices liées à Al-Qaïda pour renverser le gouvernement libyen et assassiner son chef, Mouammar Kadhafi.

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  • Quel est le bilan des guerres extérieures de la France ? Poser la question, c’est déjà plus que n’en sont capables les média et les hommes politiques français ! Le Mali en étant le site d’un sommet des terroristes se revendiquant de l’islam a montré combien l’intervention militaire française ne l’avait sauvé de rien du tout. Les nombreuses révoltes de la Côte d’Ivoire face au régime de Ouattara intronisé par l’intervention militaire française démontrent aussi quel est le résultat de cette intervention, dans un pays où aucun des problèmes cruciaux n’a été réglé, pas plus qu’au Mali. Et ne parlons pas de la Libye ! Le général français Didier Castres rapportait au Sénat français le 20 décembre 2015 ce qu’était le bilan en Libye suite à la destruction par l’armée française du régime de Kadhafi : « La Libye est devenue un pays sans Etat, infesté par le terrorisme djihadiste. » Au fait, sur quelle force armée, la France s’était appuyée contre Kadhafi ? Eh bien mais c’est justement le terrorisme djihadiste !!!! Et ne parlons pas du bilan de la guerre au Yémen à laquelle la France participe aussi : 20 millions de civils morts du fait des bombardements, de la faim et des maladies ! Inutile d’y rajouter les interventions en Syrie et en Irak où l’armée française est également présente ! Ou encore cela au Centrafrique où les troupes françaises sont accusées d’exactions violentes et de viols pédophiles, rien que ça !!! Lourd bilan des crimes de l’armée impérialiste française dans le monde… Celle qui prétend propager la démocratie défend les dictateurs africains comme jamais !!!

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