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Pas de justice pour Zyed et Bouna, car la justice bourgeoise n’est pas la justice pour les millions de prolétaires

mardi 19 mai 2015

Zyed et Bouna, la seule réponse de leurs crimes qui vous ont détruit comme ils détruisent vos frères et soeurs prolétaires, c’est la révolution sociale !

Il n’y aura pas de condamnation dans l’affaire de la mort de Zyed et Bouna, ces deux adolescents morts il y a dix ans, après être entrés dans un site EDF à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour fuir un contrôle de police. Leur disparition avait été à l’origine, à l’automne 2005, de trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises et la déclaration de l’état d’urgence.

Le tribunal de Rennes a rendu son jugement, lundi 18 mai, et suivi les réquisitions du parquet qui réclamait la relaxe des deux policiers poursuivis dans cette affaire pour non-assistance à personne en danger.

« S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau », avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle était sa collègue, Stéphanie Klein, accusée, elle aussi, de ne pas avoir réagi.

Le tribunal a décidé que les deux policiers n’avaient pas connaissance d’un danger « certain et imminent » pour les jeunes quand ils ont quitté les lieux.

Zyed et Bouna étaient tout sauf des jeunes délinquants, tout sauf des jeunes à histoires, tout sauf des petits malfrats !!! La police les a détruit et la justice a blanchi les criminels !

Il n’y a pas d’Etat au service de la population : il y a seulement un Etat au service des classes dirigeantes, le même Etat que celui qui a officié sous Pétain, le même que celui qui a commis la torture contre les Algériens, le même que celui qui a organisé le génocide rwandais.

18 Messages de forum

  • 2014 :

    21 Décembre 2014 à Joué les tours Bertand NZOHABONAYO, tué de plusieurs balles devant le commissariat par des policiers.

    16 Décembre 2014 au HAVRE Abdoulaye CAMARA est abattu de plusieurs balles par des policiers en bas de son immeuble

    1er Avril : Marseille : Morad , 16 ans defenestré par la police à Marseille

    29 juillet : Montgeron( 91 ) : Dorel Iosif Floare a été tué par un policier d’une balle dans l

    La famille a aussitôt porté plainte et s’est constitué partie civile avant de se mettre en quête de témoins, dont cert auraient filmé la scène.

    21 août : Abdelhak Gorafia, 51 ans est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

    L’avocat de la victime, Soheil Boudjelal note que la version de départ – crise cardiaque – est totalement contredite. « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ? »

    26 Août : Colmar : Houcine Bouras 23 ans, a été tué par un gendarme alors qu’il était menotté et dans un véhicule de police.

    « Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice.

    5 Septembre : Paris : un homme de 34 ans est mort après que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique. ( pas de nom connu )

    17 Octobre : Toulouse : Timothée Lake 20 ans est abattu d’une balle dans le cœur par un policier de la BAC.

    La légitime défense est privilégiée mais l’enquête est loin d’être terminée.

    2 novembre : Tarn : Rémy Fraisse mort à la suite d’un tir de grenade.

    2013 :

    13 Février : Marseille : Yassin Aïbeche Souilah 19 ans a été touché de plusieurs balles d’un policier ( qui n’était pas en service et qui aurait été "ivre".)

    Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. Le policier serait en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

    28 Mars : Montigny-en-Gohelle ( 62) : Lahoucine Ait Omghar 26 ans tué par un policier de plusieurs balles dans la poitrine.

    Une instruction a été ouverte. La famille a porté plainte.

    - Novembre : Orléans : Loic Louise 21 ans est mort après avoir reçu une décharge de taser.

    -14 février 2013 : Yacine AIBECHE tué par un policier qui n’était pas en service à Marseille

    - 28 MARS 2013 Lahoucine AIT OMGHAR, par plusieurs policiers à Montigny en Goelle à la suite d’une interpellation.

    - 7 JUIN 2013, Fahmi à Nanterre se prend 3 Balles dans le corps par des policiers, il est coté passager dans une voiture.

    - 9 juin 2013, Un homme du voyage tué par les gendarmes à Montereau-Fault-Yonne

    - 11 juin 2013, un homme entre la vie et la mort, tazé par des policiers à chatelet.

    Ouverte par le parquet d’Orléans, l’enquête est désormais terminée. Selon l’avocat de la famille Louise la mort du jeune homme résulte d’une utilisation prolongée du Taser. Le procureur souhaite rencontrer la famille pour donner les conclusion

    2012 :

    - 11 janvier 2012 : Abdel 25 ans meurt à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) d’une crise cardiaque lors d’un contrôle.

    - 10 janvier 2012 : Décès de Wissam El-Yamni, 30 ans, tombé dans le coma depuis son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre à Clermont-Ferrand.

    - 21 avril 2012 : Amine BENTOUNSI, abattu d’une balle dans le dos par un flic meurtrier à Noisy le sec, alors qu’il s’enfuyait à la suite d’un contrôle d’identité.

    - 5 juin 2012 : Youcef Mahdi noyé à la suite d’une course poursuite à Dammarie les lys

    - 27 juin 2012 : Nabil Matboul abattu à bout portant par un agent de la B.A.C à Millau

    2011 : Au moins 10 morts ( connus ) :

    - Le 1er Janvier Steve 25 ans est tué par balle par la police en seine et marne.

    - Le 23 Février à Lyon un jeune homme de 20 ans est abattu de 2 balles tirées par la police.

    - 13 avril 2011 : un homme de 43 ans, connu comme schizophrène, meurt à Angers après son interpellation Le parquet saisit l’IGPN.

    - Le 5 juin Une fillette de neuf ans se trouve toujours dans le coma après avoir été grièvement blessée à la tête, lors d’affrontements dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l’Essonne.
    Les circonstances du drame restent pour l’heure contradictoires. Le père de la victime accusait dès lundi la police d’avoir blessé sa fille avec un flash ball.

    - Le 25 juin un jeune homme de 25 ans souffrant apparemment de graves troubles psychiatriques, a été tué dans un échange de tirs avec des policiers près de Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

    - Juillet 2011 : un jeune de Nanterre Mohamed est décédé après une chute de son deux roues alors que les policiers lui auraient tirés dessus au flash-bal. Cette chute a entraîné sa mort.

    - Le 29 Août, Un jeune homme est décédé à Neuilly-sur-Seine (92) après une course poursuite en scooter avec la police.

    - 20 sept 2011 : une personne autiste de 48 ans interpellé en pleine crise à Marseille meurt d’un arrêt cardio-vasculaire. Le parquet saisit l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et ouvre une enquête pour homicide involontaire.

    - 5 novembre : Paris st Lazare : Un homme meurt d’un infarctus suite à son interpellation violente.

    2005 : 6 morts, 3 blessés grave :

    - Janvier : Abou Bakari Tandia meurt des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie (92).

    - 7 Mars : Balé Traoré grièvement blessé à bout pourtant par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or ( paris 18) alors qu’il n’avait lui même pas d’arme.

    - Avril : Un jeune de 17 ans, tué lors d’une poursuite par des policiers à Aubervilliers (93)

    - Octobre : Samir Abbache 26 ans, tué à la prison de Mulhouse (68)

    - Octobre : Zied 17 ans et Bouna 15 ans, poursuivis par la police et morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois (93).

    - Novembre : Eric Blaise retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis (91)

    Juillet 2005 : Aux Mureaux ( 78) un adolescent de 14 ans touché par un tir de flash ball perd un œil.

    2006 : 10 morts, 7 blessés :

    - Janvier : Eric Mourier 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph (69).

    - Mars 2006 : 2 frères insultés et battus par des policiers chez eux devant leur mère à Cergy (95).

    - Mai : Fethi Traoré 31 ans, poursuivit par la police il se noie dans la Marne (94).

    - 29 Mai : Komotine mère de famille, insultée gazée menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisins à Montfermeil ( 93).
    Juin : Vilhelm Covaci 20 ans, noyé dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une poursuite
    Daniel Moldovan a également sauté dans l’eau avant d’être interpellé et tabassé jusqu’à en perdre connaissance.

    - Deux réfugiés poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais (32). [juin 06]

    - Octobre : Clichy-sous-Bois un jeune de 16 ans touché au flash ball perd un œil.

    - Novembre : Taoufik El-Amri noyé par hydrocution dans un canal de Nantes (44) après un contrôle de police.

    - Décembre :Guillaume Perrot retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul sur la berge de la Seine par des policiers.

    - Août : Albertine Sow enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à paris.

    2007 : 19 morts, 2 blessés :

    - Janvier : Jonathan 24 ans mort en tombant d’un toit en voulant échapper à la police à Montpellier (34).

    - Fevrier : Raouf et Tina 15 et 17 ans, morts lors d’une poursuite par des policiers à Saint-Fons, près de Lyon (69). [fév 07] 1 rescapé de 16 ans, Myriam Bahmed 17 ans tombe dans le coma.

    - Louis Mendy 34 ans père de famille, tué d’une balle dans la tête par un policier à Toulon (83).

    - Pierre visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne. Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes.

    - Mai : 1 jeune de 17 ans blessé par balle par un policier à Grigny (91)

    - Juin : Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux (33).

    - Lamine Dieng 25 ans, meurt dans un fourgon de police à Paris (75).

    - Nelson 14 ans mort après avoir été fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille (13). [juin 07]

    - Elmi Mohammed 23 ans, mort noyé dans la Saône après avoir été poursuivi par la police (69). [juin 07]

    - Juillet : 1 homme de 40 ans, tué par balle par des policiers du Service régional des transports de la gare du Nord à Paris. [27 juillet 2007]

    - Ait Brahim Moulay Mohamed 27 ans, mort par pendaison dans les douches du centre de rétention administrative de Bordeaux (33).

    - Un homme de 37 ans, mort lors de sa garde-à-vue à Rouen (76).

    - Septembre : Un homme de 48 ans, mort dans une cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe (76).

    - Une femme de 51 ans Chulan Liu « sans papiers » morte après un saut par la fenêtre à l’arrivée de la police, Paris (75) ( 25 septembre 07)

    - Joseph RANDOLPH 42 ans, mort suite à son interpellation.
    (Paris, 8 septembre )

    - Novembre : Larami et Mushin morts suite à une collision avec une voiture de police à Villiers-le-Bel (95).

    2008 : 11 morts et au moins 7 bléssés ( connus)

    - Janvier : Lu Semedo Da Veiga 28 ans, mort à la prison de Fresnes (94) suite à un refus de soins.

    - Reda Semmoudi defenestré par la police lors d’une perquisition à Noisy-le-Sec (93).

    - Avril : Baba Traoré 29 ans mort noyé dans la Marne (94) suite à une poursuite par la police.

    - Mai : Abdelakim Ajimi mort étouffé par plusieurs policiers à Grasse (06).

    - Joseph Guerdner 27 ans tué de 7 balles dans le dos en fuyant menotté dans le Var (83).

    - Lamba Soukouna 28 ans frappé à coup de crosse et de flash ball à la tête par un brigadier en présence de 3 autres « collègues » à Villepinte. [8 mai 2008] Lamba souffre de la drépanocytose, il a porté plainte.

    - Juin : Mohamed 39 ans père de famille tué par balles à Corbeil-Essonnes (91). [19 juin08]

    - Salem Essouli, mort par manque de soins au centre de rétention administrative de Vincennes (75).

    - Août : Fakraddine Zarai Zarai 30 ans, mort par pendaison au radiateur de sa cellule dans la prison de Saint Quentin Fallavier à Lyon (69). [8 août 2008] A 2 semaines de sa libération.

    - Septembre :Ilies 16 ans mort lors d’une poursuite par des policiers de la BAC de Romans sur Isére (Drôme). [29 septembre 2008]

    - Octobre : Elvis Akpa mort suite à une chute du septième étage en tentant d’échapper à la police à Paris. [1er Octobre 2008]

    - 1 homme de 22 ans et 1 adolescent de 14 ans matraqué et blessé par un projectile de Taser par deux policiers pendant un contrôle d’identité à Montfermeil (93).[8 octobre 2008] Les deux frères bénéficieront de six jours d’ITT.

    - Abdoulaye Fofana 20 ans tabassé dans le hall de son immeuble par 2 policiers à coups de matraque, tonfa et crosse de flash-ball, à Montfermeil(93). [14 octobre 2008]

    - Novembre : Naguib Toubache 20 ans tué par la balle d’un gendarme à Montataire dans l’Oise (60). [28 nov 08]

    2009 : 5 morts, et au moins 5 bléssés graves (connus) :

    - Mars : 1 homme de 29 ans tué par un policier au péage de Courtevroult lors d’une course poursuite à Bussy Saint-Georges (Seine-et-Marne).
    [7 mars 2009]

    - Mai :Oussama Mouhtarim 21 ans plongé dans le coma après une interpellation en gare de Massy (92). [28 mai 09]

    - Juin :ALI ZIRI 69 ans mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil (92).[9 juin 2009]

    - Arezki K. 61 ans battu par des policiers à Argenteuil (92). [9 juin 2009]

    - Un étudiant de 25 ans à été touché par un tir de flash ball et a perdu son œil. (Toulouse, en mars )

    - Un jeune à Neuilly-sur-Marne, en mai perd également son œil à la suite d’un tir de flash ball.

    - Juillet : Joachim Gatti touché au visage par un tir de flash ball, il perd un œil.( Juillet 2009 à Montreuil )

    - Mohammed Bemouna selon la justice mort par pendaison en garde à vue malgré qu’il n’y ai aucune traces de pendaisons sur le corps du jeune homme à Firminy dans la Loire (08/07/2009).

    - Août : Yakou SANOGO 18 ans mort lors d’une course poursuite par la police à Bagnolet (93). [9 août 09]

    - Mohamed Boukourou 41 ans mort dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, à Valentigney (25). [12 nov. 2009]

    2010 : 9 morts et au moins 4 blessés ( connus) :

    - Septembre : Lassana DIARRA mort en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne. [2010]

    - Avril : Philippe C. 35 ans dans le coma suite à une altercation avec un policier dans le commissariat du 18e arrondissement de Paris. [13 avril 2010]

    - Mickaël Verrelle 29 ans Battu à Chambéry par un policier.
    Dans le coma.[23/24 avril 2010]

    - Juillet : Karim BOUDOUDA 27 ans tué d’une balle dans la tête par la police à Grenoble. [16/07/2010]

    - Luigi Duquenet 22 ans, tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi au cours d’une course-poursuite après avoir forcé un contrôle. En loir et cher. [16-17/07/2010]

    - Le 8 Août 2010, a Mantes la jolie ( 78) un jeune de 17 ans se noie en tentant d’échapper à la police.

    - Septembre : Anis Feninekh 28 ans tabassé par un policier à Juvisy.

    - Octobre : un lycéen de Montreuil est touché par un tir de flash ball au visage, il perd un œil.

    - Louis Klinger meurt lors de son interpellation par la police à Dijon.

    - Novembre : Mamadou Marega meurt après s’être fait tapé et tazé par la police dans un immeuble à Colombes (92).

    - Décembre : Mostefa Ziani résident d’un foyer de Marseille, est décédé lundi matin après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dû a un tir de flash-ball d’un policier. (14 Décembre )

    - Le 27 Décembre à Clermont-Ferrand un jeune se tue en voiture parce qu’il est poursuivi par la police.

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  • Prochains rdvs de soutien a des proches de victimes de la police à paris et ailleurs : lire ici.

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  • Et Valls, le plus flic de France, se prétend l’ami des banlieues, on aura tout entendu !!!

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  • Des milliers de manifestants marchent à Paris contre les violences policières racistes.

    "Aujourd’hui en France, si vous n’avez pas la bonne couleur de peau (...) vous pouvez mourir aux mains de la police", a lancé au micro Amal Bentounsi, porte-parole de la Marche des femmes pour la dignité (Mafed), collectif soutenu par la militante américaine des droits civiques Angela Davis et des dizaines de personnalités et associations antidiscriminations.
    Selon cette jeune femme, dont le frère a été tué par un policier à Noisy-le-Sec en 2012 alors qu’il tentait d’échapper aux forces de l’ordre, "on stigmatise les gens issus des quartiers populaires, il y a un mépris".
    "Nos quartiers ne sont pas des stands de tir", pouvait-on lire sur des banderoles.

    Cette marche intervient dix ans après la mort dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Zyed Benna et Bouna Traoré. Ce drame avait enflammé les quartiers populaires pendant près de trois semaines, lors de la plus grave vague de violences urbaines de l’histoire des banlieues françaises.

    Dans le cortège, des photos des deux adolescents étaient brandies, leurs prénoms scandés : "Zyed, Bouna, on n’oublie pas".

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  • « Surveiller la police » : interview d’un copwatcher
    par Papillon ⋅ mercredi 11 novembre 2015

    Novembre 2005 : de nombreuses émeutes font suite à la mort de Zyed et Bouna, qui fuyaient la police. De trop nombreuses personnes le savent par expérience : la police harcèle, tabasse, humilie, mutile... et tue. Et la justice acquitte.

    Dix ans plus tard, de nombreuses personnes mutilées par la police, des familles de personnes tuées par la police ou en prison, et des comités solidaires, sont mobilisés autour de divers autres cas, parfois se rencontrent et essaient de bouger ensemble.

    C’est l’occasion pour nous de diffuser une interview réalisée en septembre 2015 au sujet du copwatching aux Etats-Unis : des groupes, le plus souvent issus des quartiers concernés, s’organisent pour surveiller la police et filmer ses activités, afin de l’empêcher de se livrer à des violences sur les habitants...

    Pour ecouter l’émission radio cliquezici.

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  • Des magistrats et avocats dénoncent l’état d’urgence

    Publié le 17/11/2015 à 12h15

    PARIS (Reuters) - Deux syndicats, l’un de magistrats et l’autre d’avocats, dénoncent mardi l’état d’urgence décrété par le gouvernement après les attentats de Paris et Saint-Denis qui menacent selon eux les libertés publiques, suscitant la colère de policiers.

    L’état d’urgence a été décrété en France pour 12 jours mais François Hollande va demander au Parlement de le prolonger pour trois mois après les attaques meurtrières de vendredi qui ont fait au moins 129 morts.

    Selon la loi de 1955, il permet aux autorités d’interdire la circulation des personnes, de mettre en place des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé et d’autoriser des perquisitions administratives.

    Mais pour le Syndicat de la magistrature (SM, proche de la gauche) "le discours martial" repris par l’exécutif et "sa déclinaison juridique dans l’état d’urgence ne peuvent qu’inquiéter".

    "L’état d’urgence modifie dangereusement la nature et l’étendue des pouvoirs de police des autorités administratives. Des interdictions et des restrictions aux libertés individuelles et collectives habituellement encadrées, examinées et justifiées une à une deviennent possibles par principe", écrit-il dans un communiqué.

    "La France a tout à perdre à cette suspension, même temporaire, de l’Etat de droit", ajoute-t-il.

    Pour le Syndicat des avocats de France (SAF), les lois successives sur la sécurité, le renseignement et l’antiterrorisme "qui n’ont pourtant pas permis d’éviter ces attaques", ainsi que les propositions de François Hollande "d’accroître dans l’urgence les pouvoirs de l’exécutif" sont inquiétantes.

    "Elles accentuent encore la dérive vers la constitution d’un Etat policier, sans contre-pouvoir effectif. Elles sont une menace pour les libertés fondamentales", estime-t-il dans un communiqué.

    Jugeant regrettable qu’aucun débat transparent ne soit aujourd’hui possible pour discuter des mesures de sécurité qui sont mises en oeuvre par les pouvoirs publics, le SAF demande que des institutions indépendantes puissent "contrôler l’efficience des mesures de sécurité".

    En réaction, le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) dénonce le "dogmatisme fou" du "tristement célèbre" Syndicat de la magistrature, qu’il qualifie de "groupuscule idéologique".

    "Le propre d’un Etat de droit, c’est que les lois, fussent-elles de 1955, soient appliquées", dit-il dans un communiqué qualifiant les membres de l’organisation "d’alliés objectifs de tous les terroristes".

    Le député LR Georges Fenech s’indigne lui aussi des critiques des deux syndicats, qu’il juge proches de la ministre de la Justice Christiane Taubira. "Il appartient à Christiane Taubira de rappeler ceux-là même qui soutiennent sa politique pénale à leur obligation de réserve, voire de simple dignité, en ces circonstances dramatiques", écrit-il.

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  • Mediapart s’est procuré le mémo d’un agent judiciaire de l’Etat qui explique, en substance, qu’il est normal de contrôler des Noirs et des Arabes quand on cherche des infractions à la loi commises par des étrangers.

    http://www.liberation.fr/france/201...

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  • Désormais les brigades policières BAC seront munies de fusils d’assaut !!!

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  • Cela signifie combien de dizaines de nouveaux Zyed et de nouveaux Bouna ?!!!

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  • Une faute ?

    L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) dénonce le « manque de transparence » des autorités au sujet des violences policières et lance lundi une campagne de mobilisation pour « briser le silence ».

    « A l’exception de quelques affaires très médiatisées, les cas de blessures ou de décès au cours d’interventions des forces de l’ordre sont très peu connus des citoyens, et le sujet est largement ignoré de tous », indique un rapport de l’association publié lundi. Pour l’Acat, c’est le signe d’« un manque de volonté des autorités françaises à être transparentes sur les faits allégués d’usage illégal de la force et à débattre du sujet ».

    Pourtant, « les victimes se comptent par dizaines ». L’association a recensé au moins 39 personnes grièvement blessées et une décédée par des tirs de lanceurs de balles de défense ces dix dernières années en France. Parmi ces blessés, 21 ont été éborgnés ou ont perdu la vue. Les victimes sont souvent jeunes : une sur trois était mineure.

    Quant à l’utilisation de Taser (pistolet à impulsion électrique, PIE), « impossible de trouver des chiffres concernant le nombre de personnes blessées ou décédées » à la suite de leur utilisation. L’Acat a dénombré quatre cas de décès survenus en France à la suite d’opérations dans lesquelles un Taser a été utilisé mais dans ces quatre affaires, « la justice a conclu à l’absence de lien entre le décès et le tir de PIE ».

    L’Acat s’inquiète aussi de certains gestes d’immobilisation utilisés par les forces de l’ordre comme le placage ventral (personne plaquée au sol ventre contre terre, souvent les jambes repliées sur les genoux) ou le pliage (personne assise sur un siège les mains pliées dans le dos et le torse collé aux genoux). L’association a recensé 8 décès depuis 2005 dus à ces techniques.

    Par ailleurs, « bien qu’ils soient rares au regard du nombre d’interventions quotidiennes, les faits de violences policières donnent très rarement lieu à des sanctions effectives », déplore l’association, qui a analysé 89 cas d’utilisation de la force par la police et la gendarmerie dont seuls sept ont donné lieu à des condamnations.

    L’Acat réclame d’encadrer plus strictement l’usage de certaines armes (Flashball, Taser) et techniques d’interpellation et de mettre le débat sur la place publique.

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  • La mort d’Adama Traoré, mort après une interpellation policière musclée, reste entourée de zones d’ombre. Les gendarmes ont fait usage de leur force physique pour interpeller le jeune homme d’origine malienne, et notamment avec la technique du plaquage ventral. Une méthode qui a fait au moins 8 morts ces dix dernières années selon l’Acat, qui fait part de victimes majoritairement d’origine maghrébine et africaine.

    Le rassemblement de soutien, qui a réuni près d’un millier de personnes, comptait également des militants de la cause noire et contre les violences policières. Sur les pancartes des manifestants on pouvait ainsi lire : "Non au racisme, non à la violence policière", "Marre des criminels en uniforme", "La vie des Noirs compte". Car au-delà de la seule affaire Adama Traoré, c’est bien l’ensemble des minorités qui crie au ras-le-bol. "Adama Traoré, c’est l’affaire de trop. Il y a pleins d’histoires similaires à la sienne. Il aura fallu qu’on brûle des voitures pour qu’on médiatise cette affaire", s’insurge Amel Bentounsi, porte-parole des collectifs Urgence notre police assassine et Stop au contrôle au faciès. La mort du jeune homme avait en effet entraîné plusieurs nuits de violences dans le Val-d’Oise.

    L’ampleur de cette affaire est telle qu’elle a trouvé écho outre-Atlantique. Dans son éditorial du 29 juillet titré "Black Lives Matter in France too" ("Les vies noires comptent aussi en France"), le New York Times a épinglé "l’impunité" des forces de l’ordre face à la mort d’Adama Traoré. Le journal américain écrit : "Les organisations de défense des droits de l’Homme ont fait état ces dernières années d’une culture d’impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et donnant lieu à des abus à l’égard des minorités."

    Un rapport de 2009 du CNRS, fait état de l’apparence physique comme d’un critère d’interpellation. Outre l’incidence du style vestimentaire, on y apprend que "les Noirs couraient entre 3,3 et 11,5 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés […]. Les Arabes sont sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être contrôlés".

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  • La famille d’Adama Traoré, mort lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet, va porter plainte contre une gendarme pour faux en écritures publiques et modification de scène de crime, révèle France 3...

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  • Les affirmations de ce procès-verbal, selon lesquelles Adama Traoré aurait commis des violences à l’égard d’un gendarme, sont contredites par tous les éléments de la procédure, et notamment les déclarations dudit gendarme...

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  • Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous « le poids des corps » de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires. Cette technique destinée à le maîtriser pourrait, selon Me Bouzrou, être à l’origine du « syndrome asphyxique » constaté lors de deux autopsies.

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    • L’audition du pompier devant les enquêteur de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) qui est alors intervenu, et dont l’émission "Quotidien" a révélé hier soir des extraits, montre plutôt le contraire de la situation décrite par les gendarmes. Le sapeur-pompier assure :
      "Quand j’arrive sur la victime, il y a du monde autour, mais personne ne s’en occupe. La victime se trouve sur le ventre, face contre terre."

      Et non en position latérale de sécurité. Le pompier poursuit :
      "Je suis aidé d’un gendarme (…) pour le mettre en PLS. Je demande à ce gendarme de faire retirer les menottes de la victime qui sont toujours placées sur les poignets, mains dans le dos."

      Adama Traoré est donc "face contre terre, sur le ventre, mains dans le dos menottées". Ce que le témoignage d’un gendarme adjoint volontaire vient confirmer devant les enquêteurs :
      "La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’il avait le visage tournée vers la porte, les yeux fermés, le ventre touchant le sol. Il était sur son ventre, à plat ventre."

      Clairement inconscient. Mais les gendarmes considèrent qu’Adama Traoré "simule un malaise quelconque pour faire casser la garde à vue".

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  • En tête de cortège la famille d’Adama Traoré tient une banderole : « Faisons front contre l’impunité des gendarmes. » Plusieurs centaines de manifestants ont défilé samedi dans le centre de Paris pour réclamer « justice pour Adama », mort le 19 juillet lors de son interpellation par les gendarmes dans le Val-d’Oise. Les manifestants, au nombre de 800 selon la police, ont marché de la place du Châtelet à la place de la République, aux cris de « Pas de justice, pas de paix » ou « Gendarmes partout, justice nulle part ». La manifestation, qui s’est déroulée dans le calme, a été ponctuée de minutes de silence en mémoire du jeune homme, mort à Beaumont-sur-Oise le jour de son 24e anniversaire.

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  • « Le combat va être long, grâce à vous on va aller jusqu’au bout », a déclaré Lassana, un frère d’Adama Traoré. « Aujourd’hui on marche pour Adama, pour la justice, pour la vérité. (...) Demain il faut marcher pour la révolution », a dit sa soeur, Assa, estimant mener non seulement un « combat face aux gendarmes », mais aussi « face à l’État qui n’a pas réagi » dans cette affaire. Adama Traoré est un « symbole des violences policières que subissent au quotidien les quartiers populaires », estime de son côté Élise, une militante d’extrême gauche. D’autres manifestants déployaient une banderole faisant référence à la revendication des policiers de réformer les règles de la légitime défense : « Face aux forces de l’ordre, extension de la légitime défiance. »

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  • Bagui, 25 ans, et Yousfou, 22 ans, comparaissent ce mercredi à Pontoise pour violences et menaces à l’encontre de gendarmes et de policiers municipaux. Seuls ces derniers se plaignent de violences qu’ils auraient subies le 17 novembre devant la mairie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) après un conseil municipal. Or, la première plaignante qui avait obtenu un certificat médical de son médecin attestant une ITT de huit jours a vu son incapacité temporaire de travail retomber à un jour, après avoir été examinée par les spécialistes assermentés des urgences médico-judiciaires (UMJ). Cette fonctionnaire se plaignait pourtant d’avoir reçu un coup de poing de Bagui Traoré. Selon le compte rendu médical, ce serait en partie à cause de l’usage de sa propre bombe lacrymogène que cette policière aurait subi une blessure superficielle.

    Le second policier municipal, qui a également déposé une plainte pour violences volontaires envers une personne dépositaire de l’autorité publique, est maître-chien. Il est intervenu avec son chien le soir du 17 novembre. Lors de son audition devant les services d’enquête, il avait indiqué que des jeunes s’étaient avancés vers lui, que l’un d’entre eux avait hésité à lui donner un coup, puis qu’il avait renoncé. Par la suite, il s’est fait mordre à la jambe par son propre chien ! Aux UMJ, il a seulement fait état de la morsure de l’animal et des troubles liés au gaz lacrymogène de sa collègue plaignante. Il a obtenu un jour d’ITT.

    La mort suspecte d’Adama Traoré, 24 ans, et l’enquête judiciaire réputée partiale dans un premier temps ont alimenté la méfiance des jeunes de la ville envers la municipalité, théâtre régulier d’échauffourées depuis le 19 juillet.

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