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Brésil : Encore un crime capitaliste des sociétés de mines

vendredi 6 novembre 2015

Brésil : Encore un crime capitaliste des sociétés de mines

Le village de Bento Rodrigues dans le sud-est du pays a été en grande partie submergé jeudi, une quarantaine de personnes sont portées disparu.

Le barrage de Fundao retenait des "boues toxiques de déchets minéraux sur une superficie équivalent à 10 stades de football", a expliqué le président du syndicat local des mineurs Ronaldo Bento. Pour une raison encore inconnue, le barrage a cédé en milieu d’après-midi, libérant une coulée de boue "qui s’est répandue sur deux kilomètres" dans la vallée jusqu’au village, a expliqué ensuite ce syndicaliste.

Ce village, peuplé d’environ 600 habitants, en majorité des employés de la compagnie minière Samarco, a été totalement envahi par la rivière de boue.

Au moins 50 personnes ont péri jeudi dans le sud-est du Brésil après l’effondrement de ce barrage minier. Cette rupture a entraîné une gigantesque coulée de boue qui a ravagé un village tout entier, selon un responsable des pomp

Des maisons englouties jusqu’au toit par une boue rouge et épaisse, d’autres à moitié submergées ou détruites, des voitures embourbées : les images d’hélicoptère diffusées avant la tombée de la nuit par la chaîne de télévision Globo montraient d’impressionnantes scènes de dévastation.

Mais la compagnie minière Samarco, propriétaire du site où s’est produit l’accident, n’a pas à ce stade confirmé l’existence de victimes, pas plus que les pompiers et la défense civile qui ont dépêché des secours sur place.

Les images d’hélicoptère diffusées par la télévision Globo montraient des maisons englouties jusqu’au toît par une boue rouge et épaisse ayant dévalé sur au moins plusieurs centaines de mètres, sans qu’on sache si elles étaient occupées au moment du sinistre.

Tout le village a été submergé par la boue et l’on voyait des habitants réfugiés sur les hauteurs.

« Nous avons survolé toute la zone. Toutes les voies d’accès ont été obstruées par la coulée de déchets miniers, a déclaré à l’AFP une membre de la police militaire de Mariana, joint par téléphone depuis Rio.

Samarco est une entreprise détenue à parts égales entre le géant minier brésilien Vale et l’australienne BHP Billiton.

L’État de Minas Gérais est le cœur minier du Brésil depuis le XVIe siècle. L’exploitation de l’or, qui a fait sa richesse initiale, a été substituée depuis par l’extraction de nombreux minerais et de pierres semi-précieuses.

La société de mines brésilienne Vale est en pleine phase d’austérité sur le dos des mineurs : voir ici

A les clef les 25 milliards de bénéfice annuel du trust Vale : ça vaut bien, pour ces suceurs de sang ouvrier, quelques dizaines de morts à chaque accident !

1 Message

  • Deux barrages miniers se sont rompus le 5 novembre dernier dans l’Etat du Minais Gerais au Brésil, entraînant une gigantesque coulée de boues toxiques, engloutissant la ville de Mariana. Depuis deux semaines, les boues se déversent dans le fleuve Doce et ont fini par atteindre le littoral brésilien.

    200 villes sont décrétées en état d’urgence, touchées par ce déversement toxique : elles se retrouvent sans eau potable. "C’est la pire catastrophe environnementale de l’histoire du pays" a déclaré la ministre de l’environnement, Izabella Teixeira, estimant que la réhabilitation du bassin du fleuve prendra au moins 30 ans. Le bilan écologique est tellement lourd qu’il est difficile à évaluer. Il faudra sans doute plusieurs siècles pour que des terres fertiles se reconstituent. Samarco s’est engagé à verser 260 millions de dollars pour tenter de "réparer" les dégâts environnementaux. Les autorités brésiliennes lui ont déjà infligé des amendes s’élevant à 175 millions de dollars, plus l’obligation de fournir de l’eau potable aux populations touchées par la pollution. L’entreprise minière est accusée de négligence dans la maintenance de ses barrages : elle détient également un troisième barrage dans la région qui menace de se rompre. Plusieurs barrages se sont déjà effondrés il y a quelques années au Brésil, avec de moindres dommages. L’ONG Greenpeace explique qu’un rapport soulignant ces risques est sur le bureau du ministère des mines et de l’énergie depuis 2014.

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