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Aucun avenir pour le capitalisme, bel avenir pour l’humanité

lundi 1er février 2016

Déclinisme, crisophilie, pessimisme, décroissance, catastrophisme (climatique, épuisement des ressources, terroriste, démographique, guerre des civilisations, guerre nucléaire ou autre), « Human Bashing », relativisme, anti-science, croissance zéro, fin du monde humain, non soutenabilité du développement économique et social, irrémédiabilité de la chute, croyance en l’apocalypse, négativisme, croyance dans le dérèglement et l’échec généralisé, idéologies passéistes : des mots différents pour dire que le capitalisme, ayant atteint ses limites de capacité d’accumulation du capital et sentant la mort de son fonctionnement, tourne à la barbarie et devient défaitiste… Le pessimisme de la classe capitaliste souligne que le capitalisme n’a plus de perspective d’avenir mais cela ne signifie nullement qu’il en soit de même pour l’humanité. Le capitalisme n’est que l’une des premières civilisations humaines, pas la seule. Certes, la transition risque d’être dure mais la société humaine est capable de faire bien mieux que la bourgeoisie, bien mieux que d’enrichir 0,1% des êtres humains aux dépens des 99,9%...

4 Messages de forum

  • Cela est sûr.Mais le moteur de l’histoire viendra de la classe salariée.Mais celle-ci est théoriquement(actuellement) incapable de surmonter le capitalisme, pour plusieurs causes .Car la nationalisation et la planification ne suffisent pas pour dépasser le capitalisme, il faut autre chose.Une chose qu’aucun théoricien communiste ne doute pour l’instant.Quelle est cette chose ? C’est la suppression du travail spécialisé !
    Autrement dit, la productivité du travail induit par l’industrie moderne implique au salarié de varier son activité, de ne pas être subordonné à un métier.Et par conséquent le principe de la production sociale doit être le plus grand développement possible des aptitudes physiques et intellectuels du travailleur(Pour comprendre la nécessité du "travail varié" voir le Capital livre 1 p.165-166).

    Donc, c’est à l’intérieur du travail varié, que seulement la planification conduit à la société communiste.

    Tel n’était pas le cas en URSS(je vous invite à étudier l’histoire économique de l’URSS, vous ne verrez null part où le travail varié est à l’oeuvre ; la société était basée sur le travail spécialisé).

    Pourquoi malgré le travail spécialisé en URSS par exemple, il n’ y pas eu de crise de surproduction ? Mais une forme inversée de crise (pénurie).Voilà une très bonne question qu’aucun théoricien n’arrive à se poser.Leur accumulation était inversé(moyens de production croit plus vite que biens de consommation ; Et le père de cette théorie ? V.Lénine aucun doute voir son ouvrage "pour caractériser le romantisme économique" p.12)

    Connaissez vous la loi d’accumulation découvert par Marx ? c’est exposé dans la dernière section de son livre 2.

    Que dit cette loi ? Il faut que la production des biens de consommation croit plus vite que la production des moyens de production sinon quoi ? Sinon on tombe dans la pénurie ! Maintenant je vous invite à lire "Pour caractériser le romantisme économique"p.12 où V.Lénine défend le contraire ! Et la fausse théorie de Lénine a été bien appliquée, en effet l’URSS a été une société de pénurie.Et cette dernière l’a tuée.

    Cette inversion de l’accumulation du capital était nécessaire pour les soviétiques parce que la production basée sur le travail spécialisé(et par conséquent consommation nationale basse ; si vous voulez en savoir plus contactez moi : j.aliber@yahoo.fr) et la grande industrie conduit fatalement à une crise de surproduction.
    C’est pour cela qu’ils ont opté pour une société de pénurie(et ainsi éviter la suppression du travail spécialisé qui est au fond la racine du capitalisme ; car vous supprimez le travail spécialisé, vous vous retrouverez sous la société communiste, adieu le profit !) où la production des moyens de productions croit plus vite que la production des biens de consommation(théorie erronée de Lénine).

    Voilà.L’histoire économique de l’URSS(en résumé).Très important aux communistes actuels pour vraiment dépasser la société de profit.

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  • Aucun avenir pour le capitalisme, bel avenir pour l’humanité 3 février 2016 19:52, par Robert Paris

    Merci de ton message.
    Tout à fait d’accord avec toi sur plusieurs points.

    - la nationalisation et la planification ne suffisent pas pour dépasser le capitalisme : voir ici

    - le moteur de l’histoire viendra de la classe salariée : voir ici et aussi là

    Tu dis que ce n’était pas le socialisme en URSS et que cela se voit à l’absence du travail varié.

    C’est vrai que ce n’était pas le socialisme, même du vivant de Lénine. C’était seulement un pouvoir des travailleurs allant vers le socialisme, ce qui est très différent...

    Mais c’est parce qu’on ne peut pas construire le socialisme dans un seul pays.
    C’est l’extension de la révolution qui a manqué : voir ici et aussi là

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  • Aucun avenir pour le capitalisme, bel avenir pour l’humanité 5 février 2016 07:43, par Robert Paris

    Trotsky écrit :

    « Le principe de « la chaîne de production » dans l’économie socialiste

    Le principe de l’économie socialiste est l’harmonie, c’est-à-dire la continuité fondée sur la coordination interne. Techniquement ce principe trouve sa plus haute expression dans la chaîne. Qu’est-ce que la chaîne ? Une bande infinie animée, qui apporte à l’ouvrier ou emporte à partir de lui tout ce qui est nécessaire pour la marche du travail. Il est déjà bien connu maintenant de quelle manière Ford utilise, une combinaison de chaînes, comme moyen de transport interne : transmission et demandes. Mais la chaîne est quelque chose de plus important encore : elle représente la méthode de réglage de la production, puisque l’ouvrier doit impérativement harmoniser ses gestes avec le mouvement de la bande infinie. Le capitalisme se sert de cela afin d’obtenir une exploitation plus accrue et plus perfectionnée de l’ouvrier. Mais un tel usage est lié au capitalisme, et non à la chaîne elle-même. De quel côté en effet se dirige le développement des méthodes de régulation du travail : du côté du paiement aux pièces ou du côté de la chaîne ? Le paiement aux pièces, comme tout autre aspect du contrôle individuel sur le travail, est caractéristique du capitalisme à ses premières époques de développement. Par ce procédé on assure une charge physiologique individuelle maximum de chaque ouvrier, mais non une coordination des efforts des différents ouvriers. Ces deux tâches sont automatiquement accomplies par la chaîne. L’organisation socialiste de l’économie devra aspirer à réduire la charge physiologique individuelle de l’ouvrier en fonction de la croissance de la capacité technique, tout en sauvegardant la coordination des efforts des différents ouvriers. Telle est et telle sera la signification de la chaîne socialiste, à la différence de celle du capitalisme. Pour parler concrètement, tout le problème consiste à la régulation du mouvement de la bande avec un nombre donné d’heures de travail, ou, au contraire, au réglage du temps de travail à une vitesse donnée de la bande.

    Dans le système capitaliste la chaîne est appliquée dans le cadre d’une entreprise particulière, comme une méthode de transport interne. Mais le principe de la chaîne en lui-même est beaucoup plus vaste. Chaque entreprise en particulier reçoit de l’extérieur des matières premières, du combustible, des consommables, de la main-d’œuvre supplémentaire. Les relations entre les entreprises particulières, aussi gigantesques soient-elles, sont réglées par les lois du marché limitées en effet, dans bien des cas par toutes sortes d’accords à long terme. Mais chaque usine prise séparément, et bien d’avantage encore la société dans son ensemble se préoccupe du fait que les matières premières puissent être livrées à temps, sans traîner dans les stocks, mais aussi sans créer d’interruptions dans la production, en d’autres termes, qu’il soit livré d’après le principe de la chaîne, en plein accord avec le rythme de la production. Pour cela il n’est pas absolument nécessaire d’imaginer la chaîne comme une bande infinie en mouvement. Les formes qu’elle peut prendre sont infiniment diverses. Le chemin de fer, si celui-ci travaille selon le plan, c’est-à-dire sans croisement de transports, sans stockage saisonnier des marchandises, en bref, sans les éléments de l’anarchie capitaliste — mais le socialisme travaillera justement ainsi — viendra par une puissante chaîne assurer la desserte en temps utile des usines en matières premières, combustible, matériel et personnel. De même cela se rapporte aux paquebots, aux camions etc. Toutes sortes de moyens de communication deviendront des moyens de transport au sein du système de production, du point de vue de l’économie planifiée, dans son ensemble. Le pipe-line représente par lui-même une sorte de chaîne pour les liquides. Plus étendu sera le réseau des pipe-lines, moins il y aura besoin de réservoirs de secours, plus réduite sera la quantité de pétrole transformée en capital mort.

    Le système de la chaîne en aucune façon ne suppose que les entreprises se situent ensemble à proximité. Au contraire, la technique moderne rend possible leur dispersion, non de façon chaotique et accidentelle, mais attentivement en tenant compte de la localisation de chaque usine en particulier. La possibilité de la large dispersion des entreprises industrielles, sans laquelle la ville ne peut pas être diluée dans le village et le village dans la ville, est assurée dans une importante mesure grâce à l’utilisation de l’énergie électrique, comme force motrice. Le fil métallique est le plus parfait convoyeur de l’énergie, donnant la possibilité de la division de la force motrice dans les plus petites unités, prête à travailler et l’interrompant simplement en tournant un bouton. De par ces propriétés le " convoyeur " énergétique se heurte le plus vivement aux cloisons de la propriété privée. L’électricité dans son développement actuel est la partie la plus « socialiste » de la technique. Et sans aucun doute : c’est là sa partie la plus avancée.

    Le progrès gigantesque du pays du système d’alimentation et d’évacuation des eaux — est, de ce point de vue, la chaîne hydraulique de l’agriculture. Plus la chimie, l’industrie mécanique et l’électrification seront à même de libérer la culture de l’emprise des éléments, — assurant ainsi l’amélioration de ses méthodes, — plus l’agriculture actuelle sera intégralement incluse dans le système de la chaîne socialiste, qui règlera et coordonnera toute la production, partant du sous-sol (extraction du minerai de charbon) au sol (labourage, semailles des champs).

    Le vieux Ford à partir de l’expérience de la chaîne, tente de construire une sorte de philosophie sociale. De cette tentative exclusive, nous voyons une combinaison extrêmement curieuse, à une échelle exceptionnellement importante ; dans le domaine de la gestion de la production ou l’intolérable étroitesse du philosophe suffisant devenu multi millionnaire tout en demeurant un simple petit bourgeois ayant fait fortune. Ford dit « si vous voulez la richesse pour vous et le bien-être de vos concitoyens, faites comme moi ! » Kant demandait à chaque personne qu’elle agisse de telle façon qu’elle puisse devenir la norme pour les autres. Au sens philosophique Fort est kantien. Mais en pratique la « norme » pour les 200.000 ouvriers de Ford n’est pas la conduite de Ford, mais le rythme de sa chaîne automatique : il définit le rythme de leur vie, le mouvement de leurs mains, de leurs pieds et de leurs idées. Pour le bien-être de vos concitoyens il est nécessaire de séparer le fordisme de Ford, de le socialiser et de le nettoyer. C’est ce que fera le socialisme.

    « Mais qu’en est-il de la monotonie du travail, de la dépersonnalisation, de la « déspiritualisation » dues à la chaîne ? » — m’est-il demandé dans une question écrite qui m’a été remise. Ce n’est pas une crainte sérieuse. Si vous réfléchissez et discutez de cela jusqu’à son terme, cela aura pour résultat de se tourner contre la division du travail et contre la mécanisation en général. C’est une voie réactionnaire. Le socialisme et l’hostilité à la mécanisation n’ont rien eu et n’auront jamais rien de commun. La tâche essentielle, principale, et la plus importante est d’en finir avec le besoin. Il faut que le travail humain produise, autant que possible, la plus grande quantité de biens. Pain, chaussures, vêtements, journaux, tout ce qui est nécessaire, doit être produit en quantité telle pour que personne n’ait crainte qu’il manque. Il faut abolir le besoin, et avec celui-ci, l’avidité. La prospérité et le loisir doivent être gagnés et avec ceux-ci la joie de vivre pour tous. Une productivité élevée du travail est inaccessible sans la mécanisation, l’automatisation, expression achevée de ce qu’est la chaîne. La monotonie du travail sera compensée par la réduction de sa durée et sa facilité croissante. Il y aura toujours dans la société des branches d’industrie qui exigent une créativité individuelle et, ceux qui trouveront leur vocation dans un type de production y feront leur chemin. Ce qui nous concerne ici c’est le type de base de production dans ses branches les plus importantes, au moins jusqu’à ce qu’une nouvelle révolution chimique et énergétique dans la technique écarte la mécanisation telle que nous la connaissons aujourd’hui. Mais accordons à l’avenir le soin de s’occuper de cela. Un voyage dans un bateau propulsé par des rames exige une grande créativité personnelle. Un voyage dans un bateau à vapeur est plus « monotone », mais plus confortable et plus sûr. De plus, vous ne pouvez pas traverser l’océan dans un canot à rames. Cependant nous devons traverser l’océan du besoin humain.

    Il est bien connu que les besoins physiques sont beaucoup plus limités que les besoins psychiques. La satisfaction excessive des besoins physiques conduit vite à la satiété. Les besoins psychiques quant à eux, ne connaissent pas de limites. Mais pour que germent des besoins psychiques, la satisfaction complète des besoins physiques est nécessaire. Certes, nous ne pouvons pas reporter, et nous ne reporterons pas la lutte pour l’élévation du niveau spirituel des masses jusqu’au moment où nous n’aurons plus de chômage, d’enfants abandonnés et de misère. Tout ce qu’il est possible de réaliser, doit être fait. Mais ce serait un misérable et méprisable rêve éveillé que d’imaginer que nous puissions créer une véritable nouvelle culture, avant que nous assurions la prospérité, l’abondance et le loisir des masses. Nous devons et nous contrôlerons nos progrès par leurs reflets dans la vie quotidienne de l’ouvrier et du paysan. »

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