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Assez de violences policières !!!

jeudi 9 février 2017

Assez de violences policières !!!

Il est très significatif que l’agression policière contre Théo à Aulnay coïncide avec le vote par le parlement de nouveaux droits des policiers face aux personnes qu’ils veulent interpeler et aussi au moment où des associations relèvent la multiplication des contrôles au faciès. Mais le plus remarquable, c’est la différence de traitement entre les jeunes qui sont interpelés dans les violences suite à l’interpellation de Théo qui sont arrêtées et jugées immédiatement y compris avec des mois de prison ferme, et le traitement du policier qui a arrêté Théo en exerçant des violences non démenties même si elle sont interprétées par le policier coupable en termes d’accident involontaire : ce policier est en liberté et sa thèse, parfaitement invraisemblable, est cautionnée partiellement par la police des polices !! En effet, cette dernière estime que le fait d’enlever son pantalon à la personne arrêtée puis d’enfoncer la matraque violemment dans son anus peut être un acte qui « ne serait pas une violence intentionnelle » !!!

Les autres policiers qui ont participé à l’arrestation violente et barbare ont prétendu n’avoir rien vu alors qu’ils étaient à quelques centimètres du policier violeur.

La défense du policier plaide l’accident : ce serait par hasard qu’au même moment le pantalon de la victime « serait tombé » et que la matraque se serait elle-même présentée dans une position indéquate. Tout serait donc de la faute du pantalon, de la matraque et, bien entendu, du refus du jeune de se faire menotter !!!

Le seul problème pour cette thèse est que les caméras locales et celles de personnes présentes montrent les faits sous un tout autre jour. L’agressivité de l’arrestation est prouvée et l’intentionnalité aussi…

Certes, Hollande et Cazeneuve ont dit dénoncer la violence des policiers et admirer la réaction de la victime qui appelle à la fin des violences des jeunes mais cela ne garantit nullement le résultat de ce que décidera la justice, vu que la police des polices prétend déjà que c’est un accident et que la qualification de viol ne serait donc pas à retenir !!!

On se souvient des mobilisations policières et du laxisme du gouvernement à leur égard : il leur a d’ailleurs donné raison sur un grand nombre de points.

On se souvient également que toute la politique de Hollande-Valls-Cazeneuve a consisté à cultiver l’idée que la police sauve le peuple, du terrorisme comme de l’insécurité.

On se souvient que ce gouvernement n’a cessé de développer les moyens de répression alors que les banlieues qui sont désignées du doigt subissent le chômage, la misère, le racisme, y compris à l’embauche.

Pourquoi Hollande s’est déplacé au chevet de Théo donnant l’impression de dénoncer les violences dont il a été victime alors que dans le même temps la répression s’abat sur les jeunes de quartier qui dénoncent les violences et brimades quotidienne de la police ?

Pourquoi Hollande se déplace aujourd’hui alors que pour Adama Traoré il n’avait pas eu un mot pour la famille à l’époque il me semble. Cela n’est pas anodin. Cazeneuve du gouvernement le dénonce aussi. Le maire LR d’aulnay aussi. Pourquoi ?

Est-ce par peur d’un embrasement des quartiers populaires ? est ce un moyen en faisant croire qu’il sont du coté de ce jeune de faire monter l’extrême droite et la droite qui aux yeux de la population apparaissent comme les seuls à soutenir la police. Alors qu’au même moment comme tu l’écris dans l’article, le parlement vote de nouveaux droits pour la police proposé par la gauche.

N’est ce pas un moyen de faire monter les tensions entre différentes parties de la population ? celle qui subissent les violences policières et celle qui pense que la police est là pour la protéger ?

Comme pendant le mouvement de la loi travail ou on opposé les casseurs au gentils manifestants !

Tout cela montre que le geste de Hollande en visitant la victime Théo est très hypocrite et que les jeunes de banlieue ont parfaitement raison de ne lui faire aucune confiance et, contrairement à Théo, de ne pas faire confiance en « la justice ».

Quelle justice y a-t-il eu pour l’assassinat de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois ?!!!! voir ici

Quelle justice y a-t-il eu pour l’assassinat de Adama Traoré de Beaumont-sur-Oise ?!!!! voir ici

Quelle justice y a-t-il eu pour l’assassinat de ….

2014 :

21 Décembre 2014 à Joué les tours Bertand NZOHABONAYO, tué de plusieurs balles devant le commissariat par des policiers.

16 Décembre 2014 au HAVRE Abdoulaye CAMARA est abattu de plusieurs balles par des policiers en bas de son immeuble

1er Avril : Marseille : Morad , 16 ans defenestré par la police à Marseille 29 juillet : Montgeron( 91 ) : Dorel Iosif Floare a été tué par un policier d’une balle dans le dos.

La famille a aussitôt porté plainte et s’est constitué partie civile avant de se mettre en quête de témoins, dont cert auraient filmé la scène.

21 août : Abdelhak Gorafia, 51 ans est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

L’avocat de la victime, Soheil Boudjelal note que la version de départ – crise cardiaque – est totalement contredite. « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ? »

26 Août : Colmar : Houcine Bouras 23 ans, a été tué par un gendarme alors qu’il était menotté et dans un véhicule de police.

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice.

5 Septembre : Paris : un homme de 34 ans est mort après que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique. ( pas de nom connu )

17 Octobre : Toulouse : Timothée Lake 20 ans est abattu d’une balle dans le cœur par un policier de la BAC.

La légitime défense est privilégiée mais l’enquête est loin d’être terminée.

2 novembre : Tarn : Rémy Fraisse mort à la suite d’un tir de grenade.

2013 :

13 Février : Marseille : Yassin Aïbeche Souilah 19 ans a été touché de plusieurs balles d’un policier ( qui n’était pas en service et qui aurait été "ivre".)

Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. Le policier serait en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

28 Mars : Montigny-en-Gohelle ( 62) : Lahoucine Ait Omghar 26 ans tué par un policier de plusieurs balles dans la poitrine.

Une instruction a été ouverte. La famille a porté plainte.

Novembre : Orléans : Loic Louise 21 ans est mort après avoir reçu une décharge de taser.

- 14 février 2013 : Yacine AIBECHE tué par un policier qui n’était pas en service à Marseille

28 MARS 2013 Lahoucine AIT OMGHAR, par plusieurs policiers à Montigny en Goelle à la suite d’une interpellation.

7 JUIN 2013, Fahmi à Nanterre se prend 3 Balles dans le corps par des policiers, il est coté passager dans une voiture.

9 juin 2013, Un homme du voyage tué par les gendarmes à Montereau-Fault-Yonne

11 juin 2013, un homme entre la vie et la mort, tazé par des policiers à chatelet.

Ouverte par le parquet d’Orléans, l’enquête est désormais terminée. Selon l’avocat de la famille Louise la mort du jeune homme résulte d’une utilisation prolongée du Taser. Le procureur souhaite rencontrer la famille pour donner les conclusions.

2012 :

11 janvier 2012 : Abdel 25 ans meurt à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) d’une crise cardiaque lors d’un contrôle.

10 janvier 2012 : Décès de Wissam El-Yamni, 30 ans, tombé dans le coma depuis son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre à Clermont-Ferrand.

21 avril 2012 : Amine BENTOUNSI, abattu d’une balle dans le dos par un flic meurtrier à Noisy le sec, alors qu’il s’enfuyait à la suite d’un contrôle d’identité.

5 juin 2012 : Youcef Mahdi noyé à la suite d’une course poursuite à Dammarie les lys

27 juin 2012 : Nabil Matboul abattu à bout portant par un agent de la B.A.C à Millau

2011 : Au moins 10 morts ( connus ) :

Le 1er Janvier Steve 25 ans est tué par balle par la police en seine et marne.

Le 23 Février à Lyon un jeune homme de 20 ans est abattu de 2 balles tirées par la police.

13 avril 2011 : un homme de 43 ans, connu comme schizophrène, meurt à Angers après son interpellation Le parquet saisit l’IGPN.

Le 5 juin Une fillette de neuf ans se trouve toujours dans le coma après avoir été grièvement blessée à la tête, lors d’affrontements dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l’Essonne.

Les circonstances du drame restent pour l’heure contradictoires. Le père de la victime accusait dès lundi la police d’avoir blessé sa fille avec un flash ball.

Le 25 juin un jeune homme de 25 ans souffrant apparemment de graves troubles psychiatriques, a été tué dans un échange de tirs avec des policiers près de Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

Juillet 2011 : un jeune de Nanterre Mohamed est décédé après une chute de son deux roues alors que les policiers lui auraient tirés dessus au flash-bal. Cette chute a entraîné sa mort.

Le 29 Août, Un jeune homme est décédé à Neuilly-sur-Seine (92) après une course poursuite en scooter avec la police.

20 sept 2011 : une personne autiste de 48 ans interpellé en pleine crise à Marseille meurt d’un arrêt cardio-vasculaire. Le parquet saisit l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et ouvre une enquête pour homicide involontaire.

5 novembre : Paris st Lazare : Un homme meurt d’un infarctus suite à son interpellation violente.

2005 : 6 morts, 3 blessés grave :

Janvier : Abou Bakari Tandia meurt des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie (92).

7 Mars : Balé Traoré grièvement blessé à bout pourtant par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or ( paris 18) alors qu’il n’avait lui même pas d’arme.

Avril : Un jeune de 17 ans, tué lors d’une poursuite par des policiers à Aubervilliers (93)

Octobre : Samir Abbache 26 ans, tué à la prison de Mulhouse (68)

Octobre : Zied 17 ans et Bouna 15 ans, poursuivis par la police et morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois (93).

Novembre : Eric Blaise retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis (91)

Juillet 2005 : Aux Mureaux ( 78) un adolescent de 14 ans touché par un tir de flash ball perd un œil.

2006 : 10 morts, 7 blessés :

Janvier : Eric Mourier 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph (69).

Mars 2006 : 2 frères insultés et battus par des policiers chez eux devant leur mère à Cergy (95).

Mai : Fethi Traoré 31 ans, poursuivit par la police il se noie dans la Marne (94).

29 Mai : Komotine mère de famille, insultée gazée menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisins à Montfermeil ( 93).

Juin : Vilhelm Covaci 20 ans, noyé dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une poursuite Daniel Moldovan a également sauté dans l’eau avant d’être interpellé et tabassé jusqu’à en perdre connaissance.

Deux réfugiés poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais (32). [juin 06]

Octobre : Clichy-sous-Bois un jeune de 16 ans touché au flash ball perd un œil.

Novembre : Taoufik El-Amri noyé par hydrocution dans un canal de Nantes (44) après un contrôle de police.

Décembre :Guillaume Perrot retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul sur la berge de la Seine par des policiers.

Août : Albertine Sow enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à paris.

2007 : 19 morts, 2 blessés :

Janvier : Jonathan 24 ans mort en tombant d’un toit en voulant échapper à la police à Montpellier (34).

Fevrier : Raouf et Tina 15 et 17 ans, morts lors d’une poursuite par des policiers à Saint-Fons, près de Lyon (69). [fév 07] 1 rescapé de 16 ans, Myriam Bahmed 17 ans tombe dans le coma.

Louis Mendy 34 ans père de famille, tué d’une balle dans la tête par un policier à Toulon (83).

Pierre visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne. Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes.

Mai : 1 jeune de 17 ans blessé par balle par un policier à Grigny (91)

Juin : Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux (33).

Lamine Dieng 25 ans, meurt dans un fourgon de police à Paris (75).

Nelson 14 ans mort après avoir été fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille (13). [juin 07]

Elmi Mohammed 23 ans, mort noyé dans la Saône après avoir été poursuivi par la police (69). [juin 07]

Juillet : 1 homme de 40 ans, tué par balle par des policiers du Service régional des transports de la gare du Nord à Paris. [27 juillet 2007]

Ait Brahim Moulay Mohamed 27 ans, mort par pendaison dans les douches du centre de rétention administrative de Bordeaux (33).

Un homme de 37 ans, mort lors de sa garde-à-vue à Rouen (76).

Septembre : Un homme de 48 ans, mort dans une cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe (76).

Une femme de 51 ans Chulan Liu « sans papiers » morte après un saut par la fenêtre à l’arrivée de la police, Paris (75) ( 25 septembre 07)

Joseph RANDOLPH 42 ans, mort suite à son interpellation. (Paris, 8 septembre )

Novembre : Larami et Mushin morts suite à une collision avec une voiture de police à Villiers-le-Bel (95).

2008 : 11 morts et au moins 7 bléssés ( connus)

Janvier : Lu Semedo Da Veiga 28 ans, mort à la prison de Fresnes (94) suite à un refus de soins.

Reda Semmoudi defenestré par la police lors d’une perquisition à Noisy-le-Sec (93).

Avril : Baba Traoré 29 ans mort noyé dans la Marne (94) suite à une poursuite par la police.

Mai : Abdelakim Ajimi mort étouffé par plusieurs policiers à Grasse (06).

Joseph Guerdner 27 ans tué de 7 balles dans le dos en fuyant menotté dans le Var (83).

Lamba Soukouna 28 ans frappé à coup de crosse et de flash ball à la tête par un brigadier en présence de 3 autres « collègues » à Villepinte. [8 mai 2008] Lamba souffre de la drépanocytose, il a porté plainte.

Juin : Mohamed 39 ans père de famille tué par balles à Corbeil-Essonnes (91). [19 juin08]

Salem Essouli, mort par manque de soins au centre de rétention administrative de Vincennes (75).

Août : Fakraddine Zarai Zarai 30 ans, mort par pendaison au radiateur de sa cellule dans la prison de Saint Quentin Fallavier à Lyon (69). [8 août 2008] A 2 semaines de sa libération.

Septembre :Ilies 16 ans mort lors d’une poursuite par des policiers de la BAC de Romans sur Isére (Drôme). [29 septembre 2008]

Octobre : Elvis Akpa mort suite à une chute du septième étage en tentant d’échapper à la police à Paris. [1er Octobre 2008]

1 homme de 22 ans et 1 adolescent de 14 ans matraqué et blessé par un projectile de Taser par deux policiers pendant un contrôle d’identité à Montfermeil (93).[8 octobre 2008] Les deux frères bénéficieront de six jours d’ITT.

Abdoulaye Fofana 20 ans tabassé dans le hall de son immeuble par 2 policiers à coups de matraque, tonfa et crosse de flash-ball, à Montfermeil(93). [14 octobre 2008]

Novembre : Naguib Toubache 20 ans tué par la balle d’un gendarme à Montataire dans l’Oise (60). [28 nov 08]

2009 : 5 morts, et au moins 5 bléssés graves (connus) :

Mars : 1 homme de 29 ans tué par un policier au péage de Courtevroult lors d’une course poursuite à Bussy Saint-Georges (Seine-et-Marne). [7 mars 2009]

Mai :Oussama Mouhtarim 21 ans plongé dans le coma après une interpellation en gare de Massy (92). [28 mai 09]

Juin :ALI ZIRI 69 ans mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil (92).[9 juin 2009]

Arezki K. 61 ans battu par des policiers à Argenteuil (92). [9 juin 2009]

Un étudiant de 25 ans à été touché par un tir de flash ball et a perdu son œil. (Toulouse, en mars )

Un jeune à Neuilly-sur-Marne, en mai perd également son œil à la suite d’un tir de flash ball.

Juillet : Joachim Gatti touché au visage par un tir de flash ball, il perd un œil.( Juillet 2009 à Montreuil )

Mohammed Bemouna selon la justice mort par pendaison en garde à vue malgré qu’il n’y ai aucune traces de pendaisons sur le corps du jeune homme à Firminy dans la Loire (08/07/2009).

Août : Yakou SANOGO 18 ans mort lors d’une course poursuite par la police à Bagnolet (93). [9 août 09]

Mohamed Boukourou 41 ans mort dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, à Valentigney (25). [12 nov. 2009]

2010 : 9 morts et au moins 4 blessés ( connus) :

Septembre : Lassana DIARRA mort en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne. [2010]

Avril : Philippe C. 35 ans dans le coma suite à une altercation avec un policier dans le commissariat du 18e arrondissement de Paris. [13 avril 2010]

Mickaël Verrelle 29 ans Battu à Chambéry par un policier. Dans le coma.[23/24 avril 2010]

Juillet : Karim BOUDOUDA 27 ans tué d’une balle dans la tête par la police à Grenoble. [16/07/2010]

Luigi Duquenet 22 ans, tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi au cours d’une course-poursuite après avoir forcé un contrôle. En loir et cher. [16-17/07/2010]

Le 8 Août 2010, a Mantes la jolie ( 78) un jeune de 17 ans se noie en tentant d’échapper à la police.

Septembre : Anis Feninekh 28 ans tabassé par un policier à Juvisy.

Octobre : un lycéen de Montreuil est touché par un tir de flash ball au visage, il perd un œil.

Louis Klinger meurt lors de son interpellation par la police à Dijon.

Novembre : Mamadou Marega meurt après s’être fait tapé et tazé par la police dans un immeuble à Colombes (92).

Décembre : Mostefa Ziani résident d’un foyer de Marseille, est décédé lundi matin après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dû a un tir de flash-ball d’un policier. (14 Décembre )

Le 27 Décembre à Clermont-Ferrand un jeune se tue en voiture parce qu’il est poursuivi par la police.

33 Messages de forum

    • Assez de violences policières !!! 10 février 07:42, par B.

      Les réponses de l’extrême gauche à part des banalités sur il faut lutter sur le terrain social ou il faut dissoudre la police ? Oui mais comment ? ils débattent tres peu de la police et de l’armée d’un point de vue communiste et du rôle de l’Etat. n’est-ce pas l’occasion au travers de l’article de faire un bref rappel que cette violence est la meme que nous subissons quand dans les manifs et que nous perdons un oeil ?

      N’était-ce pas l’occasion de développer ce qu’est la défense ouvriere face à la violence patronale et de son Etat.... la nécessité de le renverser, la question de l’armement des travailleurs sur leur lieux de travail, dans les quartiers meme si les travailleurs et la jeunesse prolétarienne n’en a pas encore conscience ?

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  • Assez de violences policières !!! 10 février 07:41, par révoltant

    Ce n’est pas pour se défendre qu’un flic enfonce sa matraque dans l’anus au point de le faire exploser et de le perforer définitivement !!! Handicapé à vie !!! Et la police des polices trouve à l’excuser et dit que c’est un accident !!!

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  • Assez de violences policières !

    Cette fois, la violence policière est vue, claire, prouvée et indiscutable ! Les policiers se sont crus permis de l’exercer car leurs victimes étaient une fois encore des jeunes de banlieues, que l’on a le droit de mépriser, arrêter, frapper. Hollande et Cazeneuve ont beau féliciter la victime, ils ne pourront pas cacher que c’est leur police, avec leurs encouragements maintes fois prodigués et leur politique du soi-disant sécuritaire et des contrôles au faciès multipliés contre les jeunes de banlieue qui ont, comme à chaque fois, provoqué les pires violences des banlieues. Avec la gauche de Hollande-Valls-Cazeneuve comme avec la droite de Sarkozy !

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  • Assez de violences policières !!! 10 février 08:53, par #SolidaritéAvecAulnay

    On relaie cet appel à rassemblement en solidarité avec les aulnaysiens.
    Faites tourner massivement (chaines de textos, fb, twitter etc)

    Retrouvons-nous dans le forum des Halles pour perturber et montrer notre
    solidarité avec Théo en plein coeur de Paris

    Rassem’Zbeul’ment, Vendredi 10 février à 18h au Forum des Halles (Place
    Carrée - Niveau -3, si accès impossible, rdv sous le patio)

    l’évènement facebook : n’oubliez pas d’inviter vos amiEs
    https://www.facebook.com/events/217...

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  • Mohamed K., ami de Théo, raconte son passage à tabac par le même policier !!!

    voir ici

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  • Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux qualifie l’interpellation de Théo à Aulnay de "tragique accident" !!!

    Et la qualification par la police des polices de la violence policière comme un accident et pas un viol, c’est aussi accidentel ?!!!

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  • « C’était une arrestation virile mais normale. » a dit l’avocat de l’un des policiers impliqués dans l’arrestation violente de Théo.

    Traiter un noir de bamboula, l’arrêter arbitrairement, le matraquer, lui percer l’anus à la matraque, tout cela est parfaitement normal, pour la police, et viril même !!!

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  • Comparez la différence de traitement si Théo avait été un policier maltraité par des jeunes de banlieues !!!

    Les jeunes seraient en tôle, les policiers ne le sont pas !

    On aurait des bilans de santé tous les jours dans les média, là rien !

    Tout le monde affirmerait que les jeunes étaient des barbares, là pas grand chose !

    Et on a un Filon, qui reprenant son Sarkozy, affirme mettre en tôle les jeunes de 16 ans parce que les violences policières ont incendié les banlieues une fois de plus !

    La police des polices trouve tout cela normal et l’avocat viril ! Les média ne sont pas choqués, ni les hommes politiques !

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  • Un policier d’Aulnay enfonce sa matraque dans l’anus de sa victime. Accident disent certains. Cependant il s’avère que le commissaire qui le dirige, celui du commissariat d’Aulnay s’appelle Vincent Lafon et que celui-ci est non seulement un partisan des méthodes violentes, plusieurs fois condamné comme policier pour cela, mais même tout particulièrement de la méthode consistant à violer la victime en enfonçant des objets dans son anus. Un hasard que des policiers sous ses ordres agissent ainsi ?!!! Nomme en 2014 commissaire de police d’Aulnay, Vincent Lafon avait été condamné en 2004 en tant que chef adjoint de la BAC de nuit de Paris pour avoir enfoncé un enjoliveur dans l’anus d’une victime en février 2004. Puis il avait à nouveau été condamné pour violences en mars 2008 avec un an de prison avec sursis et un an d’interdiction professionnelle. Il était spécialiste de méthodes de contrôle violente de l’interpelé. Tout cela est-il le fait du hasard ? Et que des policiers sous ses ordres emploient les mêmes méthodes que lui ? Certainement pas !

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  • Au détour d’autre témoignages accablants, on apprenait que ce policier, celui qui n’a pas hésité à enfoncer sa matraque dans l’anus de sa victime, n’était visiblement pas un inconnu pour beaucoup d’habitants de la cité de la Rose-des-Vents. Tout le monde l’appelle Barbe Rousse ! Un jeune de 16 ans cité par L’Express assure que la BST se ferait un malin plaisir à « racketter » les dealeurs : « Si t’as 25 grammes de shit sur toi, ils déclarent 15 grammes et gardent le reste pour eux ». Mais au-delà des petites dénonciations du type, « Barbe Rousse » se fait remarquer pour son amour de la cogne et un physique pas vraiment passe-partout. « C’est un type balaise, Barbe rousse mais boule à zéro, résume un autre ado. Il porte souvent un bonnet. On le connaît tous de vue ». Deux autres jeunes précisent en guise de conclusion : « Il est agressif et se comporte en chef de bande (…) Mais des Barbe rousse, je peux t’en sortir 15 dans la police d’Aulnay ! La BST, c’est du nettoyage territorial ».

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  • Ambre, étudiante de 22 ans en philosophie à la Sorbonne, cogère la modération de la page Facebook « Seuls les Aulnaysiens peuvent comprendre », où plusieurs témoignages relatifs à des violences policières ont émergé à la suite de l’arrestation de Théo L. « Dans les récits de contrôles policiers, on constate une volonté des forces de l’ordre d’attaquer l’image sociale virile que renvoient les jeunes des banlieues et que revendiquent aussi les policiers », commente celle qui vit dans le quartier de la Rose des vents depuis l’enfance.

    « Ces contrôles agressifs, on le sait, c’est devenu la norme, mais on ne parle pas des choses du quotidien, qui semblent courantes », constate Mohamed, 37 ans, et qui estime que son groupe Facebook a permis de libérer la parole, avec des témoignages et des vidéos. « Le principe de ces interpellations, c’est qu’elles reposent sur l’humiliation. C’est pour ça que les jeunes n’en parlent pas. Tout cela reste dans le huis clos de la cité », déplore-t-il. « La volonté de blesser la masculinité de leur public est fréquente chez les policiers », souligne d’ailleurs le sociologue Didier Fassin dans une interview à Libération.

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  • Assez de violences policières !!! 17 février 07:28, par R.P.

    Pousser la police à se transformer de plus en plus en milice fasciste n’est pas le fait de quelques policiers détraqués, qu’il suffirait de remettre au pas ou de juger, mais une volonté du pouvoir d ’Etat au service de la classe dirigeante, quand celle-ci a un besoin social de ce type de violences.

    Répondre à ce message

  • "...Quelque soit sa forme, l’Etat (...) n’est rien d’autre, qu’une machine capitaliste, l’Etat des capitalistes."

    "... dans le dernier chapitre de mon 18 Brumaire, je remarque... que la prochaine tentative de révolution en France devra consister non plus à faire passer la machine bureaucratique et militaire en d’autres mains, comme ce fut le cas jusqu’ici, mais à la détruire."

    "La classe ouvrière ne peut se contenter de prendre telle quelle la machine de l’Etat et de la faire fonctionner pour son propre compte, elle doit au contraire la briser, la démolir, l’abolir, la détruire."

    "La République parlementaire, enfin, se vit contrainte, dans sa lutte contre la révolution, de renforcer par ses mesures de répression les moyens d’action et la centralisation du pouvoir gouvernemental. Toutes les révolutions politiques n’ont fait que perfectionner cette machine au lieu de la briser. Les partis qui luttèrent à tour de rôle pour le pouvoir considérèrent la prise de possession (ou la conquête -selon les traductions, ndr-) de cet immense édifice d’Etat, comme la principale proie du vainqueur."

    Karl Marx

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  • Le week-end dernier, le gouvernement PS a mobilisé un important dispositif policier dans le cadre de l’état d’urgence contre les manifestants dénonçant les atrocités commises par la police contre Théo, le jeune grièvement blessé aux fesses lors de interpellation d’un ami à Aulnay-sous-Bois. Plusieurs manifestations ont tourné à la confrontation avec les forces de l’ordre.

    Théo a subi cette agression il y a dix jours dans la cité ouvrière des 3000. Il a été gravement blessé, nécessitant une chirurgie immédiate, après qu’un policier l’ait violé avec une matraque ; il était aussi blessé à la tête et au visage. Une fois à l’intérieur du véhicule de police, les policiers l’ont battu et insulté, le traitant d’« espèce de salope » et de « bamboula ».

    Samedi 11 février, une manifestation organisée devant le tribunal de Bobigny en Seine-Saint-Denis a regroupé des personnes, responsables associatifs ou simples citoyens, qui ont pris le micro à tour de rôle sur une estrade improvisée pour dénoncer les violences policières. La foule a scandé des slogans comme « Les violeurs en prison », « Tout le monde déteste la police », « Justice pour Théo », « Pas de justice, pas de paix ».

    Suite à un appel sur les réseaux sociaux, un rassemblement a eu lieu à Argenteuil le lendemain, faisant le lien entre le viol sur Théo mais aussi la mort d’Adama Traoré suite à des violences policières l’été dernier et enfin les émeutes des banlieues en 2005.

    Face à ces rassemblements, le PS a mobilisé un important dispositif policier. De nombreux policiers sont intervenus notamment à Bobigny, sur une passerelle surplombant la manifestation. Les deux manifestations à Bobigny et à Argenteuil se sont soldées par des affrontements. Des voitures, des poubelles ont été brulées, tandis que les forces de l’ordre tiraient des grenades de gaz lacrymogène sur les manifestants.

    Un nombre important d’arrestations est enregistré : 37 personnes arrêtées à Bobigny ; 11 personnes à Argenteuil, dont 8 mineurs ; et dans la nuit de dimanche à lundi, toujours en Seine-Saint-Denis, ce sont 10 personnes qui ont été interpellées. Des arrestations ont aussi eu lieu à Drancy, Noisy-Le-Sec ou encore Bondy. Il faut ajouter aux personnes interpellées ce week end, cinq autres arrêtées le week-end dernier.

    Les médias et la classe politique tentent de couvrir le viol de Théo et plus largement les violences policières en invoquant la présomption d’innocence à l’égard des policiers. Toutefois, l’indignation populaire face aux violences policières souligne les tensions sociales explosives qui montent.

    Depuis plusieurs décennies, les habitants des banlieues ouvrières et d’immigrés, subissent couramment les insultes, les arrestations arbitraires et des violences de la police. En même temps, des mesures discriminatoires pleuvent contre les musulmans, depuis l’interdiction du foulard dans les écoles publiques en 2003 jusqu’à l’interdiction de la burqa en 2009, continuée par Hollande durant son quinquennat. Ceci a abouti en 2005 et 2007 à des émeutes dans les banlieues sur plusieurs jours. Les policiers mis en cause dans ces affaires jouissent d’une impunité.

    L’été dernier, à Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré est mort dans des circonstances troubles pendant sa garde à vue. Sa famille n’a pas pu voir son corps, et les policiers ont prétendu qu’il avait fait une crise cardiaque, ce que sa famille a toujours réfuté.
    Le frère d’Adama Traoré, Bagui Traoré a expliqué : « Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

    Le profond discrédit du PS et la colère montant dans les banlieues ouvrières font craindre au gouvernement l’éruption d’émeutes comme en 2005 et en 2007. En plus, contrairement à il y a 10 ans, les manifestations se déroulent dans le cadre de l’état d’urgence, imposé après les attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris par les réseaux islamistes mobilisés par les puissances de l’OTAN dans leur guerre en Syrie.

    La classe politique a réagi pour exiger l’interdiction des manifestations et une répression plus féroce des manifestants. Depuis l’île de La Réunion où il est en déplacement, le candidat présidentiel LR François Fillon a dénoncé, dans un communiqué, « la responsabilité du gouvernement » qui « a pris le risque d’autoriser la manifestation de Bobigny. ... Faudrait-il des blessés pour sortir M. Bruno Le Roux de son silence ? Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il autorisé cette manifestation, alors que les risques de violence étaient évidents ? ».

    Les violences barbares commises contre Théo soulignent l’impact profondément réactionnaire de l’état d’urgence, dont la principale cible n’est pas les terroristes, mais la classe ouvrière et les jeunes à l’intérieur de la France.

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  • Affaire Théo : plusieurs manifestations de soutien à Paris et dans toute la France
    Un rassemblement à l’appel d’organisations antiracistes et de syndicats est notamment prévu samedi à 15 heures dans la capitale, place de la République.

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  • Ce jour-là, alors qu’il se rend auprès d’une amie de sa sœur pour lui remettre un sac de chaussures, Théo, 22 ans, aperçoit des amis du quartier. « Je vais pour leur serrer la main comme d’habitude et lorsque j’arrive, les policiers arrivent aussi et disent : Tous contre le mur. A leur façon de parler, j’ai compris qu’ils n’étaient pas là pour rigoler. » Rapidement, le climat de ce qui démarrait comme un contrôle d’identité s’envenime. A un jeune qui demande pourquoi un des agents le menace d’une amende de 450 €, ce dernier aurait répliqué par une « grosse gifle ». C’est en prenant la défense de ce jeune que Théo est alors accusé d’être un provocateur par l’un des fonctionnaires. « Il me met un coup, et là je savais que, dans ce coin, il n’y avait pas de caméra et qu’il fallait que je me débatte pour que j’aille devant les caméras. J’ai réussi à me débattre. Ils me saisissent à trois, ils me tirent. Que des insultes, des insultes, tous les noms. Un policier tire sur tout ce qui est là avec du gaz lacrymogène, il revient vers moi et il m’insulte.

    A lui aussi je dis : Mais pourquoi faites-vous ça, monsieur ? Le policier, là, il me regarde. Moi, j’étais de dos, de trois quarts, donc je voyais ce qu’il faisait derrière moi. Je l’ai vu prendre sa matraque et il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. Dès qu’il m’a fait ça, je suis tombé sur le ventre et là ils m’ont dit : Assieds-toi maintenant. J’ai dit : J’arrive pas à m’asseoir, je ne sens plus mes fesses. Et ils m’ont mis du gaz lacrymogène sur la tête, dans la bouche. Un coup de matraque en pleine tête. J’entends un policier dire : Attends, ici y a les caméras, on va l’emmener derrière le mur, on va lui faire sa fête. Mon pantalon était baissé. Ils m’emmènent derrière le mur et ils commencent à me passer à tabac encore. Ils me frappent, ils me frappent. » Théo raconte alors qu’un jeune du quartier tente de s’interposer et refuse de partir et qu’à ce moment-là les policiers décident de l’embarquer.

    Théo est alors emmené vers le véhicule des forces de l’ordre. « J’avais du mal à marcher, je croyais que j’allais mourir. Dans la voiture, ils me poussent, me mettent au milieu. Les deux policiers sur les côtés me mettent des coups, ils me traitent de tous les noms : Espèce de salope, Bamboula, T’as voulu faire le malin, regarde maintenant comment tu es. Le policier qui est à ma gauche m’assène des coups sur le crâne, il me met plein de patates, le policier à ma droite, il (inaudible) mes parties intimes. J’essaie de me débattre avec mes jambes comme je peux. Les deux policiers m’attrapent les épaules alors que je suis menotté, et le policier devant, il me met des patates dans la tête. Un policier avait dit : Je crois qu’il saigne du fion en rigolant. Et là, le policier dit : Ça mérite un petit snap, ça(NDLR : sans doute une photo via l’application Snapchat). Et le policier qui est assis devant côté passager, il me fait un snap. Là, ils se sont mis à me cracher dessus, et frapper, frapper. Et moi, j’avais tellement mal aux fesses. »

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  • Un policier municipal de 33 ans est poursuivi pour avoir exercé des violences sur Alexandre, désormais âgé de 29 ans, qu’il avait interpellé avec sa patrouille dans la soirée du 29 octobre 2015 en état d’ébriété. Pour le contraindre à monter dans un véhicule, le fonctionnaire avait fait usage de sa matraque télescopique.

    Pendant sa garde à vue, le jeune homme s’était plaint de douleurs, affirmant qu’un policier lui avait introduit une matraque dans l’anus. À l’hôpital, un médecin avait constaté une "plaie ouverte profonde de 1,5 cm" au niveau de l’anus et Alexandre s’était vu prescrire dix jours d’interruption totale de travail (ITT). Au terme de l’enquête, ce policier a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "violence aggravée". Devant les enquêteurs, il avait expliqué que le bâton avait dérapé alors qu’il tentait de maîtriser l’homme qui se débattait.

    Le tribunal correctionnel de Bobigny a jugé lundi que le policier municipal devait être traduit devant les assises pour viol.

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  • Les témoignages contre les violences policières se multiplient...

    "Combien de fois on a récupéré mon petit frère avec des hématomes à l’issue de ses gardes à vue ?", lance Samia aux journalistes de Mediapart. Son frère a été cueilli plusieurs fois dans la cité de l’Europe, connu pour trafic de stupéfiants. "’Faites attention qu’il ne prenne pas un coup en trop, il est asthmatique", allait alerter la famille au commissariat. La jeune maman affirme que son frère serait roué de coups dans le ventre à chaque rencontre avec la police. "Des fois, ils n’embarquent même pas les gens. Par contre, ils les tabassent", raconte pour sa part Omar, un ami de Théo, qui décrit les policiers "comme des cow-boys, des mecs de cité".

    Un autre témoignage, celui d’un jeune homme, étudiant dans une université parisienne, dévoile des méthodes policières pernicieuses. Un jour qu’il est contrôlé par une patrouille à la cité du Gros-Saule, importante plateforme de vente de drogue, il se retrouve embarqué dans un véhicule de police pour ne pas avoir présenté les papiers d’identité qu’il ne possédait pas sur lui. Le jeune homme n’est pas conduit au commissariat, mais dans la cité dite des Mille-Mille, concurrente de celle du Gros-Saule. Sorti du véhicule de police, il se voit gratifier d’un "merci pour l’info !", sorti de nulle part, de la part d’un policier. Présenté alors comme un indic aux yeux des dealers de la cité, celui qui n’était qu’un étudiant aurait pu être passé à tabac dans une cité rivale où il n’avait rien à faire.

    Mediapart évoque également le témoignage glaçant d’un certain Mohamed dans L’Obs. "Ils me frappent, coups de pied, coups de poing au visage, dans le ventre, dans le dos, je saigne parce qu’ils m’ouvrent le crâne, je leur dis que je suis essoufflé, ils me traitent de ’sale Noir’, de ’salope’, ils me crachent dessus", raconte le jeune homme. Celui-ci affirme avoir été passé à tabac par les mêmes hommes que ceux auxquels a été confronté Théo, une semaine plus tard. Mediapart rappelle un autre témoignage, recueilli en 2011 dans le Bondy Blog. Un jeune homme y raconte avoir subi une fouille au corps pour le moins violente. En résumé, les témoignages ne manquent pas qui étayent l’existence de débordements policiers. "On a tous reçu chez nous des procédures classées sans suite de l’IGPN [la police des polices].

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  • Au cours d’une interpellation en 2015, un policier municipal avait introduit sa matraque dans l’anus d’un jeune homme, le blessant gravement. Le tribunal correctionnel de Bobigny avait demandé lundi la requalification des faits en viol mais le parquet a décidé de faire appel ce mardi, dans ce dossier qui rappelle l’affaire Théo.

    Pendant sa garde à vue, le jeune homme s’était plaint de douleurs, affirmant qu’un policier lui avait introduit une matraque dans l’anus. À l’hôpital, un médecin avait constaté une « plaie ouverte profonde de 1,5 cm » au niveau de l’anus et Alexandre s’était vu prescrire dix jours d’interruption totale de travail (ITT). Son ADN avait également été retrouvé sur la matraque.

    Au terme de l’enquête, ce policier a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « violence aggravée ». Devant les enquêteurs, il a expliqué que le bâton avait dérapé alors qu’il tentait de maîtriser le jeune homme qui se débattait. Au cours du procès, qui s’est déroulé le 16 janvier, le procureur avait évoqué des « violences policières indéniables » mais a écarté la requalification en viol demandée par les avocats d’Alexandre. Le magistrat a estimé que le geste avait peut-être une « connotation sexuelle » mais ne revêtait pas pour autant un « caractère sexuel ». Il avait alors requis six mois de prison avec sursis et une interdiction professionnelle d’un an à l’encontre du policier municipal.

    Lundi, le tribunal de Bobigny a finalement demandé que le policier soit jugé devant les assises pour viol. Au vu des certificats médicaux présentés par la victime, « les faits sont de nature à entraîner une requalification criminelle », a déclaré la présidente de la 14e chambre. Mardi, le parquet s’est opposé à cette demande en faisant appel. Il appartient désormais à la cour d’appel de Paris de statuer sur la nature des poursuites dans ce dossier qui présente des similitudes avec l’« affaire Théo ».

    La justice, tu parles !

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  • Des jeunes bloquent, jeudi 23 février, l’entrée d’au moins seize lycées parisiens. Douze établissements sont également perturbés, d’après le rectorat de Paris, contacté par franceinfo. Ces rassemblements ont lieu pour protester contre les violences policières après le viol présumé de Théo, dont l’interpellation début février à Aulnay-sous-Bois a ravivé des tensions en banlieue.

    Un rassemblement, non-autorisée, est prévu en fin de matinée place de la Nation à Paris. "Toute incitation ou participation à un attroupement non déclaré engage votre responsabilité morale et juridique", avertit la préfecture de police de Paris sur Twitter.

    Environ un millier de manifestants place de la Nation participent à ce rassemblement, selon le journaliste de franceinfo sur place. Lequel tourne à l’affrontement. Sur l’avenue Philippe-Auguste, un groupe habillé de noir, cagoulé, a provoqué la police. Les forces de l’ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

    La police est intervenue au lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris. Des grenades lacrymogènes ont répondu à des jets de projectiles. Et plusieurs poubelles ont été incendiées devant cet établissement, entraînant l’intervention des pompiers.

    Neuf lycéens ont été placés en garde à vue mercredi après des incidents survenus lors d’un rassemblement contre les violences policières devant un lycée à Clichy (Hauts-de-Seine), selon une source policière. A Rouen, la manifestation contre les violences policières a donné lieu à des échauffourées et conduit à 18 interpellations.

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  • La préfecture de police affirme dans un tweet que participer à une manifestation interdite « engage votre responsabilité pénale ».

    C’est faux !

    Comme le rappellent les Décodeurs du Monde, le droit de manifester est garanti par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. La circulaire du 20 septembre 2016 relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations rappelle dans son annexe 1 toutes les « qualifications pénales susceptibles d’être retenues dans les mouvements collectifs ». Premièrement, une manifestation doit obligatoirement faire l’objet d’une déclaration préalable en préfecture ou en mairie. Si la manifestation n’a pas été déclarée ou a été interdite, et si la déclaration préalable est incomplète ou inexacte, les organisateurs s’exposent à une peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende selon l’article 431-9 du code pénal. Mais, comme le rappelle la circulaire, « la simple participation à une manifestation non déclarée ou interdite n’est pas réprimée par ces dispositions qui ne visent que les organisateurs ». Quels textes alors visent les simples participants ? S’ils ne sont pas porteurs d’une arme, ne se rendent pas coupables de violences ou de destruction, bref ne font que participer à la manifestation, la réponse est claire : aucun texte ne les engage pénalement.

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  • Vous êtes témoin de violences policières, interpelé(e) lors d’une manif, mis en garde à vue, vous avez des droits que rappellent les juristes et avocats de la Defcol (Défense collective)

    Des juristes et des avocats ont mis en place une Defcol (Défense collective) de soutien juridique aux manifestants victimes de violence policière et/ou mis en garde à vue.

    A l’occasion de chaque manifestation, de rassemblements, ils distribuent un tract intitulé « Groupe de défense soutien juridique ».

    Un numéro de téléphone portable 07 53 82 19 10 et un e-mail defcol@riseup.net sont mis à disposition des manifestants témoins ou victimes de violences policières.

    Ces coordonnées sont également utiles aux proches d’une personne en garde à vue. Le tract indique en effet que les personnes en garde à vue ne peuvent pas utiliser leur téléphone portable mais ont le droit de prévenir ou de faire prévenir une personne de leur choix.

    Le groupe de Défense collective conseille dans leur tract de désigner un(e) avocat(e) et de garder le silence. Il précise « qu’il n’est pas besoin de connaître le numéro de téléphone de l’avocat(e), il suffit de donner son nom aux policiers et contrairement à leur dire, ça ne prolonge pas la garde à vue. Des noms circulent dans les manif, notez-les.A défaut d’en connaître un(e), on peut demander un avocat(e) commis d’office. »

    Un livret « Info juridique » rappelle :

    - les règles à connaître dans les manifestations (avoir sur soi le numéro d’un(e) avocat(e) ou celui indiqué ci-dessus, ne jamais avoir sur soi un couteau même un canif, un cutter, une bouteille en verre, des cailloux etc., ne pas dissimuler son visage, se disperser si l’attroupement n’est pas autorisé etc.),

    - les règles en matière de contrôle d’identité, de fouilles, de garde à vue.

    Ce livret peut être consulté ici https://paris-luttes.info

    Ces groupes de défenses collectives sont également présents sous d’autres noms sur les ZAD. Par exemple le « Legal Team » sur les lieux du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. On peut le contacter au 06 75 30 95 45. Leur but et fonctionnement est le même.

    Profitons-en ici pour rappeler les droits des citoyennes et citoyennes face aux fouilles et gardes à vue.

    Fouilles et palpations

    En théorie les policiers comme les vigiles etc. doivent observer des règles. En pratique c’est une autre histoire. Toujours est-il que les fouilles et palpations dans les manifestations, les rassemblements, les arrestations comme à l’entrée des lieux accueillant du public sont réglementées, état d’urgence ou pas. Pour connaître ces règles cliquez sur http://www.humanite.fr/etat-durgenc...

    Dans le cadre d’une garde à vue, la fouille est plus prononcée mais réglementée par les articles 63-5 à 63-7 du code de procédure pénale. Les policiers doivent s’assurer que la personne n’a aucun objet dangereux sur elle et lui retirent tout objet qui pourrait la blesser (lacets de chaussures, cordons de vêtement, ceintures, cravates, certains vêtements comme les soutiens-gorges, briquets, allumettes, sacs, bijoux, chaines, médailles etc.). Il est alors établi un procès-verbal que le gardé à vue doit signer après s’être assuré que tous ses objets ont été inventoriés.

    Les fouilles corporelles sous les vêtements et internes doivent être faites par un officier de police judiciaire du même sexe, dans une pièce isolée. Quant aux fouilles en profondeur (anus, vagin), elles doivent se faire en présence d’un médecin.

    La personne fouillée à droit au respect et à la dignité.

    En garde à vue

    Une notification des droits doit être immédiatement remise à la personne en garde à vue par un officier de police judiciaire. Cette notification ou déclaration des droits est téléchargeable ici http://www.justice.gouv.fr

    Dans le même temps la police ou la gendarmerie doit obligatoirement en aviser le Procureur de la République qui est le seul à même de décider l’abandon des poursuites ou la remise d’une convocation à une audience ultérieure pour répondre des faits pour lesquels le gardé à vue a été arrêté.

    Dans ce dernier cas un avocat est indispensable. Ceux qui n’ont pas les moyens peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle comme indiqué ici http://www.humanite.fr/aide-juridic...

    Y penser : le gardé à vue a droit à appeler ou faire prévenir un proche et surtout son employeur. C’est important car ne pas justifier son absence du travail est une faute grave qui peut mettre en route une procédure de licenciement.

    Attention la garde à vue n’est pas en soi un motif de licenciement ou de sanction par l’employeur.

    La garde à vue est de 24 heures au plus. Elle peut être prolongée de 24 heures soit 48 heures au plus seulement si le Procureur de la République ou le juge d’instruction le décide. Ce n’est pas aux policiers ni aux gendarmes de décider.

    Précisions que la garde à vue (GAV) démarre à partir du contrôle et de la vérification d’identité au poste de police ou de gendarmerie.

    Les questions qu’on peut se poser

    - Peut-on refuser de donner ses empreintes digitales ?

    Lors de la garde à vue, un policier ou un gendarme est chargé de contrôler l’identité et de relever les empreintes digitales. Ces empreintes sont enregistrées sur un fichier dans lequel elles sont conservées de 25 à 40 ans selon les cas… même si aucune condamnation n’est prononcée.

    Le gardé à vue et donc fiché.

    Normalement le policier doit avoir l’accord de la personne mais le fait de refuser la prise d’empreinte est une infraction passible d’une contravention plus ou moins sévère.- article 55-1 du code de procédure pénale ci-joint http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode

    Les policiers peuvent également faire un prélèvement d’ADN (article 706-54 du code de procédure pénale).

    - La garde à vue figure-t-elle sur le casier judiciaire ?

    Non ! La garde à vue ne figure pas sur le casier judiciaire. Pour que ce soit le cas, il faut un jugement et encore, le juge doit décider si cette mention est portée sur le casier judiciaire.

    INFOS +

    - les règles de la garde à vue : articles 62-2 à 77 du code de procédure pénale téléchargeable sur http://www.legifrance.gouv.fr

    - le CIDJ (Centre d’information de la jeunesse) à propos de la garde à vue http://www.cidj.com/controle-ou-con...

    - les consultations juridiques des avocats « Debout » entretien avec son initiateur sur notre site http://www.humanite.fr

    - historique, but et conseils du groupe de Défense collective https://paris-luttes.info/communiqu...

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  • Assez de violences policières !!! 7 mars 07:47, par Robert Paris

    « Quand la vérité n’est pas libre la liberté n’est pas vraie. Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui ».

    Jacques Prévert

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  • Manifestation contre toutes les violences policières rendez-vous le 19 mars à 14H, Gare du Nord.

    Face à l’état policier, légitime défiance !

    La manifestation sera suivie d’un concert de soutien aux luttes contre les violences policières.

    NON À LA LÉGALISATION DU PERMIS DE TUER

    Le samedi 19 mars, à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières, les familles et les collectifs mobilisés appellent à se rassembler pour rompre le silence et obtenir vérité et justice sur les crimes policiers.

    Non-lieux, absences d’enquêtes indépendantes et impartiales, procédures interminables et relaxes des policiers incriminés constituent la norme. Le permis de tuer existe déjà et le déni de justice systématique rencontré par les familles est insupportable.

    Depuis la mise en place de l’état d’urgence, deux non-lieux ont déjà été prononcés dans les affaires d’Amadou Koumé (mort par étranglement le 6 mars 2015 dans un fourgon de police à Paris 10ème), et d’Hocine Bouras (mort d’une balle dans la tête alors qu’il était menotté dans un fourgon de police le 26 août 2015 à Colmar). Après 6 ans de procédures judiciaires, la Cour de Cassation vient aussi de prononcer un non-lieu définitif dans l’affaire Ali Ziri (mort suite à son interpellation le 11 juin 2009 à Argenteuil).

    Police partout, justice nulle part.
    Le 15 janvier 2016, Damien Saboundjian, le policier qui a tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi est relaxé. Dans la continuité de sa politique répressive, ce verdict appuie la volonté du gouvernement de légaliser le permis de tuer pour les policiers. A défaut de créer la présomption de légitime défense, historiquement réclamée par l’extrême-droite et les syndicats de police, le projet de loi dit de simplification de la procédure pénale introduit l’« état de nécessité », qui autorise un policier à tirer sur une personne présumée dangereuse même s’il n’est pas directement menacé. Ce projet renforce les pouvoirs de police au détriment de la justice, et pendant l’Etat d’urgence le port d’arme en dehors du service est même autorisé pour les policiers.

    Le terme « bavure » pour désigner les crimes policiers, alimente l’idée que ceux-ci ne seraient qu’accidentels, exceptionnels. Ils sont au contraire le résultat des politiques racistes et sécuritaires menées par les gouvernements successifs. Le constat est clair : impunité pour les policiers et augmentation des violences policières et carcérales. La condamnation des salariés de Goodyear et la criminalisation de l’ensemble des mouvements sociaux montre que toute forme de résistance sera durement réprimée. L’augmentation des assignations à résidence, des peines pour outrage et rébellion et des perquisitions ou encore la menace de déchéance de la nationalité indiquent clairement le tournant répressif dans lequel le pouvoir engage la société. Plus que jamais notre mobilisation est nécessaire pour lutter contre le permis de contrôler, d’humilier, de mutiler et de tuer.

    D’Ayotzinapa à Ferguson en passant par Paris, un même combat est mené. Nous luttons contre les violences policières qui sont l’expression d’une logique d’état. Elles ciblent en priorité des catégories marginalisées par le pouvoir, parce que considérées comme inférieures et dérangeantes : les habitant.e.s des quartiers pauvres, les jeunes, les précaires, et les personnes issues des différentes migrations.

    Non à toutes les formes de violences policières : non aux expulsions et mises à la rue, non à la chasse aux migrant.e.s, non aux humiliations quotidiennes des contrôles aux faciès, non à la répression des luttes.

    NE NOUS LAISSONS PAS GOUVERNER PAR LA PEUR

    FACE A L’ETAT POLICIER, LEGITIME DEFIANCE

    ICI ET AILLEURS, HIER ET DEMAIN, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME

    ORGANISONS-NOUS ET RESISTONS ENSEMBLE LE 19 MARS

    MANIFESTATION - 14H00 GARE DU NORD

    CONCERT DE SOUTIEN - 19H00 LA PAROLE ERRANTE

    Les familles et collectifs contre les violences policières réunis à Montreuil le 17 février 2016

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  • Une précision importante : il s’agit bien du DIMANCHE 19 mars et pas du samedi !

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  • Rectificatif : Marche pour la Justice et la Dignité le dimanche 19 mars 2017 à 14h de Nation à République.

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  • Ce lundi soir, environ 150 membres de la communauté asiatique s’étaient rassemblés devant le commissariat du 19e arrondissement de Paris en hommage à la mémoire d’un homme, mort lors d’une intervention de la brigade anti-criminalité (BAC) à son domicile la veille. Selon Le Parisien, cette réunion, d’abord pacifique, a dégénéré lorsque des individus ont cassé la vitre d’une voiture de police avant d’y mettre le feu. Un journaliste présent sur place évoque des tirs de flashballs des forces de l’ordre et un déploiement important de CRS. La police affirme avoir été agressée avec des ciseaux et avoir tué par autodéfense. La famille du défunt et agresseur présumé assure que l’individu, père de cinq enfants, n’avait en main ces ciseaux que parce qu’il était en train de découper du poisson et n’avait pas l’intention de s’en servir contre les policiers. La famille a témoigné de sa volonté de porter plainte. Son avocat estime que "tout s’oriente vers une bavure policière".

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  • Amadou Koumé est décédé dans le commissariat du 10e arrondissement de Paris, dans la nuit du 5 au 6 mars 2015.

    Fin mars, un policier de la BAC parisienne a été mis en examen, deux ans après le décès d’un homme dans le commissariat du 10e arrondissement. La compagne d’Amadou Koumé dénonce le "silence glacial" de la justice.

    "J’ai un enfant de sept ans qui mérite des réponses". Depuis un peu plus de deux ans, Jessica Lefèvre, la compagne d’Amadou Koumé, mort dans les locaux du commissariat du 10e arrondissement de Paris le 6 mars 2015, attend de connaître la vérité. Après plusieurs mois de procédure, l’un des policiers de la BAC présent lors de l’interpellation de son compagnon a été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner"

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  • Le petit Noah et sa famille sont encore sous le choc. Mardi après-midi, à la sortie de l’école maternelle, à Lacapelle-Marival, ce petit garçon de 3 ans s’est fait attaquer par un malinois, un chien qui était en exercice de recherche de personnes avec une équipe du Centre cynophile de la gendarmerie de Gramat.

    Sous les yeux de son frère de 4 ans et demi, la maman est intervenue à deux reprises pour que l’animal lâche son fils. Blessé à l’abdomen et sous l’aisselle, l’enfant a été conduit aux urgences du centre hospitalier de Figeac par les pompiers où il a été pris en charge pour des blessures superficielles.

    Pour sa maman reste le traumatisme de ses deux enfants et cette vision d’horreur : « Mon enfant était à terre, il criait… Quand enfin j’ai réussi à faire lâcher le chien, Noah était inerte comme une poupée de chiffon ». La famille de Noah souhaite porter plainte contre la gendarmerie.

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  • Un sondage Ifop pour l’Essor de la gendarmerie confirme les enquêtes du Cevipof (Sciences Po) sur l’importance du vote d’extrême-droite dans les professions de la sécurité (militaires, gendarmes et policiers).

    Le vote lepéniste serait particulièrement fort en Gendarmerie mobile (65%).

    Sans surprise, pour les gendarmes, l’enjeu le plus important est celui de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme (74% contre 43% pour l’ensemble des Français). La question du chômage et de la protection sociale motivent moins les gendarmes que le reste de la population.

    L’Ifop rappelle que 43% des gendarmes disent avoir voté pour Marine Le Pen en 2012, soit 8 points de moins qu’aujourd’hui, et pointe leur « tropisme droitier ».

    En interne, des gendarmes reconnaissent également une poussée des opinions d’extrême-droite qui s’expriment désormais avec plus de liberté qu’auparavant.

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  • A Mulhouse, un policier tire sur un collègue accidentellement. Il est encore plus facile de tirer "accidentellement" sur un manifestant, un jeune de banlieue ou un immigré !!!

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  • Ils ont tâté de la réalité du mot...
    Les collégiens et lycéens nivernais élisent le mot "matraque" pour l’année 2017 !!!

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