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Que se passe-t-il en Arabie soudite ?

dimanche 5 novembre 2017

Que se passe-t-il en Arabie saoudite ?

Lutte de pouvoir, lutte intestine, lutte de clans, lutte de classes ?

Révolution de palais en Arabie saoudite, où le futur roi rebat les cartes de manière radicale : des mesures d’ouverture inattendues, des libéralisations notamment en ce qui concerne les femmes, des propos au sommet contre l’islamisme radical, des arrestations massives de dirigeants et de potentats...

Une lutte contre l’islamisme radical, une libéralisation pour les femmes, une lutte contre la corruption, une lutte de la jeune génération contre le traditionnalisme, une guerre interne au sunnisme contre le Qatar, une radicalisation contre le chiisme en Iran et au Yémen, de nouveaux liens avec la Chine plutôt qu’avec les USA, ou une lutte pour le pouvoir et contre les menaces sociales ?

Succession en Arabie saoudite : le pays face à ses contradictions

Mohammed ben Salman, le leader de quelles transformations ?

Un opposant au fondamentalisme religieux ?

Une vague d’arrestations d’opposants au sein du pouvoir

Une lutte de clans

Une guerre civile dans l’Est du pays

Un accord historique avec la Russie

La Chine va-t-elle remplacer les Etats-Unis en Arabie saoudite ?

L’Arabie Saoudite réfère la Chine plutôt que les États-Unis

Les forces réactionnaires en Arabie saoudite

L’Arabie saoudite va-t-elle libérer les femmes par crainte d’être frappée par la révolution arabe ?

L’Arabie saoudite, dans une période précédente, avait déjà étonné par son accord avec Israël et pour l’Etat islamique

A la racine, également la révolution arabe qui avait touché l’Arabie saoudite et continuait de la menacer

Quand les puissances occidentales ont cautionné la contre-révolution

Quand le terrorisme se couvrant de l’islam était venu d’Arabie saoudite

Le camouflage des attentats du 11 septembre continue

Les décapitations en masse en Arabie Saoudite

L’Arabie saoudite lance un ultimatum provocateur au Qatar

En pleine guerre au Yémen, Washington vend des milliards de dollars d’armes à l’Arabie saoudite

La guerre mondiale entre sunnites et chiites est lancée… par la bourgeoisie mondiale pour détourner de la révolution sociale

Le conflit dans le Golfe s’aggrave à l’approche de la date limite de l’ultimatum saoudien au Qatar

Pour la révolte au Maghreb et dans le monde arabe, une des clefs de voûte du système à abattre est la royauté d’Arabie saoudite...

Ne pas compter sur un prince contre les autres, mais renverser toute la classe dirigeante saoudite

3 Messages de forum

  • Onze membres de la famille royale, quatre ministres en exercice, plusieurs anciens ministres ou vice-ministres, des responsables militaires et d’importants hommes d’affaires ont été arrêtés dans le cadre d’une vaste opération anticorruption orchestrée par Mohammed ben Salmane.
    Le prétexte anticorruption est grossier car aucun prince n’existerait en Arabie saoudite sans la corruption !!

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  • Jamais un coup de force aussi spectaculaire ne s’est produit dans le royaume depuis l’avènement des Saoud. Pour la première fois, un roi Salmane impose son fils Salmane sur le trône alors que la royauté doit passer d’une famille royale à une autre. À son arrivée au pouvoir début 2015, Salmane ben Abdel Aziz prive son demi-frère le prince Moukrine de son statut de prince héritier au profit de son neveu, le ministre de l’Intérieur Mohammed ben Nayef. Par la même occasion, son fils est nommé ministre de la Défense et élevé au deuxième rang dans l’ordre de succession. Puis, durant l’été 2017, Mohammed ben Nayef est à son tour écarté au profit de MBS. Il y a bel et bien une dimension de guerre intestine de la famille régnante et ce n’est pas la seule puisque cela recouvre un tournant politique.

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  • Les récentes arrestations en masse en Arabie Saoudite combinées au rapt du Premier ministre libanais, à l’escalade de la guerre contre le Yémen et à l’affirmation de Riyad que l’Iran et le Liban lui auraient « déclaré la guerre » font état d’une crise régionale grave qui menace de se transformer en un conflit plus large.

    Après plus d’un quart de siècle de guerres d’agression américaines ininterrompues, d’occupations et d’opérations de changement de régime qui ont coûté la vie à plus d’un million de personnes et chassé des millions d’autres de leurs foyers, le Moyen-Orient est une poudrière.

    Des sociétés entières ont été décimées par ces interventions, en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen. Cette immense effusion de sang a pour principale motivation les tentatives de l’impérialisme américain de compenser le déclin relatif de sa domination sur l’ordre mondial capitaliste par la force militaire, notamment par l’affirmation de son hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole.

    Cependant, malgré l’immense puissance destructrice des moyens employés, ils n’ont pas réussi à atteindre les objectifs de Washington. Après avoir dépensé environ 2000 milliards de dollars en ressources et sacrifié la vie de plus de 4400 soldats américains en Irak et rapatrié des dizaines de milliers de blessés graves, les États-Unis n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs de domination incontestée dans la région. En Irak, en Syrie et ailleurs dans la région, les États-Unis font face à l’Iran, rival régional important, et à la Russie et la Chine qui défient aussi le capitalisme américain pour le contrôle des marchés et des ressources énergétiques.

    La réaction des États-Unis a été d’attiser des conflits de plus en plus graves qui menacent d’entraîner toute la région dans la guerre, avec également le potentiel d’y impliquer les grandes puissances nucléaires mondiales.

    Le gouvernement Trump a délibérément cherché à provoquer un conflit direct avec l’Iran, refusant de valider son respect de l’accord nucléaire de 2015 négocié avec le gouvernement Obama et les autres grandes puissances. Les déclarations absurdes selon lesquelles l’Iran ne respecte pas « l’esprit » de l’accord, c’est-à-dire en s’inclinant devant les exigences américaines de désarmement et de subordination complète aux intérêts américains au Moyen-Orient, ont provoqué une escalade des tensions avec Téhéran et préparent le terrain pour un conflit militaire direct.

    Avec son voyage à Riyad en mai dernier, Trump a jeté les bases d’une alliance sectaire sunnite contre l’Iran, basée sur les cheikhs réactionnaires du Golfe Persique dirigés par l’Arabie Saoudite. Cette politique américaine a essentiellement donné carte blanche au régime saoudien pour mener la répression au pays même et intensifier la violence militaire et les provocations dans toute la région.

    Cette orientation a été confirmée par la réaction de la Maison Blanche à la vaste épuration lancée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman impliquant l’arrestation de certaines personnalités les plus puissantes du royaume, dont une douzaine de princes, de ministres actuels et anciens, et l’un des milliardaires le plus riche du pays, tout en prétextant une bataille contre « la corruption ». En réalité, la répression, accompagnée du placement des alliés du prince héritier dans des positions clés, fait partie d’une consolidation du pouvoir entre les mains des plus belliqueux de la faction anti-iranienne du régime.

    Cela a été accompagné par la convocation par le régime saoudien la semaine dernière du Premier ministre libanais Hariri à Riyad, d’où il n’est pas revenu. Des informations crédibles indiquent que lorsque Hariri est arrivé dans la capitale saoudienne, son avion a été cerné par la police, son téléphone portable confisqué et il a été détenu jusqu’à ce qu’il lise un discours aux médias saoudiens annonçant sa démission de son poste et dénonçant l’Iran et le mouvement chiite libanais Hezbollah. La monarchie saoudienne a apparemment décidé que Hariri, un sunnite qui a la double nationalité saoudo-libanaise, a dû être destitué parce qu’il n’a pas adopté une politique de rupture avec le Hezbollah, qui constitue une partie importante de son gouvernement. Lui et sa famille semblent demeurer des otages de la dynastie des Saoud.

    La réponse initiale du gouvernement Trump, ainsi que celle des médias institutionnels, à ces développements extraordinaires était essentiellement de se faire l’écho de la ligne de Riyad, qualifiant bin Salman de « réformateur ».

    « J’ai grande confiance dans le roi Salman et le prince héritier d’Arabie Saoudite, ils savent exactement ce qu’ils font », a tweeté Trump en réponse aux arrestations.

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