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Nouvelle Calédonie : plus que jamais l’indépendance des opprimés !!!

lundi 5 novembre 2018

Nouvelle Calédonie : plus que jamais l’indépendance des opprimés !!!

A en croire les média et les gouvernants, le vote le plus démocratique du monde a décidé que la Nouvelle Calédonie resterait française. A l’époque coloniale avait-on fait voter les esclaves coloniaux, non ! Preuve que la méthode s’est améliorée !

Mais ce système électoral bidon, qu’est-ce qu’il change de la réalité ? Rien !

Les anciennes classes coloniales caldoches et anciens d’Algérie détiennent toutes les richesses. Le niveau de vie de la population indigène kanak est plus bas que jamais. L’écart se creuse sans cesse entre les deux.

Qu’est-ce que la population indigène gagne à rester sous l’égide de la puissance coloniale française ?

A part les forces de répression française – vous vous souvenez d’Ouvéa non ? Un massacre organisé par la France – qu’est-ce que la métropole apporte à ses esclaves coloniaux ?!!!

On se souvient que les forces de répression avaient tué les militants kanaks lors de l’assaut de la grotte et avaient aussi exécuté les prisonniers !!! La « France démocratique » n’a jamais proposé de juger les assassins !!! Parlez alors de démocratie !!!

Mais, me direz-vous, alors pourquoi ont-ils rejeté l’indépendance qu’on leur offrait sur un plateau d’argent ?

Qui l’a rejeté ?

On a organisé attentivement le corps électoral avant de voter !

Par exemple, un caldoche qui passe le plus clair de son temps en métropole avait le droit de voter mais pas un kanak qui a passagèrement migré à l’étranger. Pour un kanak, le droit de voter nécessitait de ne pas avoir quitté le pays pendant plus de vingt ans sans interruption !!

Quant aux populations indigènes des peuples océaniens issues des territoires voisins, ils n’avaient tout simplement pas le droit de vote, même s’ils y vivent et y travaillent, alors que tout résident français l’avait !!!

Une très grande partie de la population kanak n’a pas voté et si les gouvernants se glorifient tout de même d’une plus forte participation kanak aux élections, cela provient du fait que la direction du FLNKS est vendue au colonialisme depuis la trahison de Tjibaou après le massacre d’Ouvéa en 1988.

D’ailleurs le vote est loin de marquer le désaccord avec l’indépendance puisque les indépendantistes appelaient à s’abstenir !!!

La Nouvelle-Calédonie est toujours considérée par l’ONU comme l’un des dix-sept territoires non décolonisés que compte encore la planète et cela n’a rien d’étonnant.

Ce sont les partis politiques français qui, quasi unanimement, reconnaissent le droit colonial de la France sur l’archipel du nickel !!!

Ce vote ne signifie pas que le peuple kanak ne se soulèvera plus, que les opprimés et exploités de Nouvelle Calédonie vont plier l’échine ! Les classes possédantes savent que le fossé se creuse et que ce vote ne sera qu’un épisode de plus des tromperies coloniales, rien d’autre !

LIRE ENCORE :

Lutte de classes en Kanaky

15 Messages de forum

  • Pourquoi dites-vous que cette démocratie est de l’hypocrisie ?

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  • Tout d’abord, il faut lire le texte de l’appel à voter :

    « Le peuple kanak est reconnu par le préambule de l’Accord de Nouméa comme peuple premier de la Nouvelle-Calédonie, resitue le communiqué diffusé aujourd’hui. A ce titre, le peuple kanak a - au regard du droit international - un droit à l’autodétermination qu’il doit exercer lors du scrutin du 4 novembre prochain. »

    On commence par reconnaître le peuple kanak "peuple premier" qui a le droit à l’autodétermination au regard du droit international, mais...

    et il y a un grand mais...

    mais ce n’est pas lui qui est majoritaire dans le vote !!!

    le résultat est d’avance trafiqué, le non kanaks ne risquant que de voter contre !!!

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  • Selon le dernier recensement de l’Institut de la statistique et des études économiques (Isee) de Nouméa en 2014, les habitants se déclarent Kanak à 39 %, Européens à 27 %, métis (9 %), Wallisiens et Futuniens (8 %). Les autres origines, Tahitiens, Indonésiens, Vanuatais, Vietnamiens… représentent à elles seules 10 % de la population. A peine 7 % se reconnaissent dans l’intitulé « Calédonien ».

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  • l ne faut pas non plus oublier les immigrés asiatiques, que la France a fait venir pour contrer les Kanaks et qui peuvent peser dans le débat, en fonction entre autres de leur pays d’origine.

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  • Le problème le plus explosif est la misère qui explose dans les quartiers kanaks de la capitale, Nouméa, où les jeunes sont très nombreux, souvent à la dérive, sans travail ni qualification, en partie illettrés. Et la délinquance pourrit la vie des habitants. À la prison de Camp-Est, plus de 90 % des détenus sont des Kanaks.

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  • Avec les accords de Matignon, signés avec les nationalistes kanaks après le massacre par l’armée française de 19 militants nationalistes en 1988, il a cherché à intégrer la petite bourgeoisie kanake en lui réservant des postes et une place dans l’économie de l’île. Ainsi les dirigeants nationalistes du FLNKS (Front de libération kanak socialiste) eurent accès à des responsabilités dans les nouvelles régions faites sur mesure pour eux, ainsi que dans les sociétés exploitant la principale richesse de l’île, le ­nicke

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  • La société calédonienne reste profondément inégalitaire, largement dominée par la bourgeoisie française et caldoche. Selon l’origine, la société ne réserve pas le même sort à chacun. À Nouméa-la-blanche, le taux de pauvreté est de 7 %, tandis qu’il est de 35 % au Nord et de 52 % dans les îles Loyauté, où résident beaucoup de Kanaks. De même, le taux de chômage est deux à trois fois plus élevé chez les Kanaks. Partout, à l’école, dans l’emploi et le logement, ceux-ci sont des citoyens de seconde zone. La discrimination, l’oppression ethnique et le racisme restent sensibles et viennent s’ajouter à l’exploitation capitaliste. Plus particulièrement, la jeunesse kanake, massivement touchée par le chômage, subit cette oppression de plein fouet

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  • Prétendre que ce référendum marque la victoire de la démocratie est particulièrement mensonger. Ce référendum obtenu par les accords de Nouméa de 1998 a connu de nombreuses péripéties : conflit sur la composition du corps électoral avec l’exclusion de 25 000 électeurs kanak !!!!, conflit sur la formulation de la question posée avec la tentative d’imposer en implicite une élimination de la perspective d’une indépendance totale, nomination de Manuel Valls comme président d’une « mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie » et déclarations publiques anti-indépendantistes de celui-ci, etc.

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  • Les Kanak qui représentaient 51.1 % de la population en 1956, chutent à 46 % en 1969 et à 42.4 % en 1983, avant de remonter à 44 % en 1996. (22)

    Le mouvement s’accélère encore par la suite avec l’installation de « 14 000 « métros » entre 2000 et 2004 ». (23)

    Pour la période 2004-2009 une étude de l’INSEE résume comme suit la situation : « Ainsi, entre 2004 et 2009, 18 500 personnes nées hors de la Nouvelle-Calédonie s’y sont installées ; elles sont originaires de métropole pour la plupart (75,5 %), mais aussi de l’étranger (17,3 %), de Wallis et Futuna (4,9 %) ou de Polynésie française (2,3 %). » (24)

    Le dernier recensement daté de 2014 visibilise les résultats de ces décennies de politique de colonisation de peuplement, à savoir, la mise en minorité des kanak en Kanaky : 39 % de la population déclarent être kanak, 27 % être européens, 8 % être Wallisiens et Futuniens, 6 % être d’une autre communauté (Tahitiens, indonésiens, vietnamien), etc. (25)

    Le second héritage de ces décennies de colonisation de peuplement est une composition de la population très différente d’une île à l’autre. Selon les chiffres du recensement de 2014, 94 % de la population des îles Loyauté est kanak, 70 % de celle de la province Nord et seulement 26 % en province Sud. (26) Ces différences de peuplement laissent ouverte l’hypothèse d’un processus « à la Mayotte » pour se maintenir à tout prix dans la région.

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  • Sur le plan économique l’importance des ressources en nickel peut se décrire comme suit en 2013 :

    « La Nouvelle-Calédonie regorge de ressources en nickel […] : 10 % de la superficie du territoire en contient, soit 20 % des réserves mondiales prouvées, voire 40 % des réserves estimées pour les plus optimistes. L’île est donc « un bloc de nickel » : 7.5 millions de tonnes de minerai brut extraites chaque année et 45 000 tonnes de ferro-nickel transformées (9 % de la production de la planète, soit le 5e rang mondial. » (27)

    Avec une superficie de 18 500 km², la Nouvelle-Calédonie peut prétendre à une « Zone Economique Exclusive » de 1 740 000 km² d’espace maritime. Les ressources halieutiques tant côtières qu’hauturières sont importantes. En premier lieu se trouve les ressources de la pêche et en particulier de thons, d’holothuries (concombres de mer) et de crevettes. Essentiellement familiale et artisanale, le secteur de la pêche offre des perspectives de croissance énormes au regard de l’augmentation de la demande mondiale de poisson.

    Afin de mettre en exergue le potentiel de croissance du secteur, un document de l’Institut d’Emission d’Outre-Mer (IEOM) compare la part de la pêche dans les exportations (1.5 %) avec celle d’autres pays de la région : « En comparaison, les produits de la mer (dont la perliculture) représentent, en 2014, 80 % des exportations polynésiennes (soit plus de 10 milliards de F CFP), 12 % des exportations de Fidji et 13 % des exportations des îles Salomon. » (28)

    Les ressources minières et en hydrocarbures du sous-sol marin de Kanaky sont également riches de promesses que l’étude précédemment citée résume comme suit :

    Le sous-sol marin de la Nouvelle-Calédonie présenterait en outre, comme ceux de Wallis ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée, un ensemble de zones propices à la présence de métaux rares, de cobalt et de manganèse, présents sous forme de nodules polymétalliques, d’encroûtements ou de dépôts sulfurés hydrothermaux. Selon les géologues marins de la DIMENC, plusieurs éléments laissent par ailleurs supposer une éventuelle présence d’hydrocarbures dans le sous-sol marin calédonien. La connaissance du sous-sol marin reste néanmoins très incomplète et ces thématiques ne dépassent pas à l’heure actuelle le stade de la recherche scientifique. Les rares éléments disponibles livrent l’information suivante : la Grande Terre et son prolongement sous-marin appartiennent au continent émergé Zealandia et partageraient à ce titre plusieurs caractéristiques avec le sous-sol néo-zélandais où du gaz et du pétrole ont été découverts dans les années 1960

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  • Même la droite nationaliste caldoche affirme que le vote ne règle rien : lire ici

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  • La prétendue « puissance de tutelle » qui depuis 1853, est à fois juge et partie dans le « processus de décolonisation » ! Non, il n’y a aucune décolonisation. Après Ouvéa, on a seulement divisé violemment les kanaks et on les mis en minorité !

    Ainsi la puissance administrante se donne en Nouvelle-Calédonie le rôle d’arbitre et de « facilitateur », selon ses propres mots, notamment dans le dossier de préparation de l’avenir institutionnel du pays, et comme si elle n’était pas responsable du fait colonial de notre pays. Toujours fidèle à sa devise : garder la Nouvelle Calédonie française, la France colonisatrice prépare encore une fois un nouvel accord qui lui permettra de préserver ses intérêts en Nouvelle-Calédonie. Un dispositif de type « France Afrique » est bien le modèle qui nous est préparé. Le risque encouru serait que la consultation sur l’accession du pays à la pleine souveraineté porte sur un nouvel accord au lieu de porter sur l’autodétermination et sur l’indépendance du peuple kanak et des citoyens de la Nouvelle-Calédonie.

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  • Démocratique, le scrutin ?

    160 000 personnes ont pu prendre part au scrutin, sur un total de 268 000 habitants.

    Et il y a encore les détenus kanaks (dont les politiques) à qui on a retiré leurs droits de vote !!!

    Un exemple de magouille des listes électorales

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  • Des dirigeants kanaks vendus ?

    Un exemple : Raphaël Pidjot a été nommé en 1998 PDG de la SMSP (Société Minière Sud Pacifique).

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  • La France colonialiste n’avait nullement l’intention d’accepter une éventuelle indépendance.

    Il suffit de lire le document mis en ligne par la défense nationale, intitulé Le livre blanc de la défense nationale (2013), dont on ne citera ici qu’un extrait :

    « La France est présente sur tous les océans et sur la plupart des continents, notamment grâce aux outre-mer. Outre leur importance économique et stratégique, ces territoires permettent à notre pays d’entretenir des relations particulières avec des pays éloignés de l’Europe et lui valent d’être reconnu comme partenaire par de nombreuses organisations régionales pour lesquelles il est souvent le seul État européen ainsi associé. La zone économique exclusive de la France, qui couvre 11 millions de km2 — soit 3 % de la surface des mers du globe – est la deuxième derrière celle des Etats-Unis. Elle recèle de nombreuses ressources halieutiques, minérales et énergétiques dont l’exploitation constitue un atout très important pour notre économie. »

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