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La crise économique de 2007-2008, vue par la Fraction

mardi 20 novembre 2018

La crise économique de 2007-2008, vue par Convergences révolutionnaires (la Fraction enfouie au sein du NPA)

La revue « Convergences révolutionnaires » vient de faire un dossier sur la question de la crise de 2007-2008 que nous relisons ici avec vous.

On nous dit que c’était « une crise appelée crise des subprimes », mais qu’était-elle vraiment ?

Etait-ce une crise financière ?

« Lorsque la crise a éclaté, en 2008, journalistes, politiciens et économistes ont crié à la crise financière. Il y avait un responsable tout désigné, une sorte de puissance invisible et désincarnée agissant dans l’ombre : la finance », nous dit-on.

« Un système qui ne connaît donc que la crise comme correctif, l’arythmie de la production, avec ses syncopes. Un système qui retrouve donc un nouvel équilibre en licenciant, en fermant des usines, des bureaux, en réduisant les salaires… C’est un phénomène de ce genre qu’on a connu en 2008. »

Mais ne vous inquiétez pas, on va vous expliquer et on passe à l’article qui décrit la crise de 2008 : lire ici

Et on y trouve la thèse… de toute la presse bourgeoise :

« Pris en étau entre les bas salaires, le chômage, et la nécessité de vendre leurs marchandises, les capitalismes américain et européen (dans une moindre mesure) ont forcé sur le crédit. »

C’est la thèse des subprimes immobiliers…

« Les crédits ont d’abord été accordés aux familles qui avaient les moyens de les rembourser. Mais pour que la bulle n’éclate pas, il fallait qu’elle continue de grossir. Pour qu’elle continue de grossir, il fallait de nouveaux acheteurs, pour faire monter les prix. Des crédits ont alors été accordés à des familles dont les banques savaient qu’elles n’auraient pas les moyens de les rembourser : donc des crédits à risque, dits de subprime… »

Les subprimes entraînent la chute…

« Ainsi, le 7 septembre, deux géants du crédit hypothécaire Fannie May et Freddie Mac sont sauvés par le Trésor américain au prix de 200 milliards de dollars. Le 15 septembre, pour une raison plus ou moins obscure, le gouvernement américain laisse tomber Lehman Brothers, qui doit déposer le bilan. Le lendemain, l’assureur AIG est nationalisé pour 85 milliards. D’autres suivront. Cette suite de faillites entraîne l’effondrement des bourses et de la finance mondiale, tandis que les gouvernements volent au secours des financiers. Ainsi, la crise de 2008 a-t-elle entraîné les plus grosses nationalisations de l’histoire de l’humanité. Ce qui a fait dire à des députés républicains un peu gênés, « ça y est c’est le socialisme en Amérique, on est en USASR ! ». Mais ce socialisme-là avait tout pour plaire à la finance : socialisation des pertes et privatisation des profits. »

Ce qui étonne nos camarades de la Fraction, en somme, c’est que l’Etat n’ait pas sauvé Lehman Brothers… « pour une raison plus ou moins obscure » !!!

Curieux non ?

Comment expliquer que dans TOUTES les crises précédentes, l’Etat bourgeois n’ait pas sauvé les grandes banques et les grands trusts, et que cette fois-ci ils l’aient fait ? Parce qu’en laissant chuter Lehman Brothers, ils se sont aperçus que c’est l’ensemble du système qui allait chuter DEFINTIVEMENT !!!

Mais la Fraction n’arrivera jamais à une telle conclusion…

Elle conclue « Le capitalisme est-il à l’agonie ? » pour répondre que pas du tout, elle aura seulement de nouvelles crises économiques…

« Cette crise a été l’une des plus dures pour le capitalisme depuis la grande dépression des années 1930. Mais cela reste une encoche, un petit trou dans la courbe de croissance de la production mondiale, qui n’a pas arrêté le développement général du capitalisme. »

Et elle affirme même que « La production mondiale est bel et bien en expansion, loin d’une prétendue stagnation. La courbe du PIB mondial montre même une accélération de la production depuis les années 1990. »

Lire le dossier de Convergences Révolutionnaires

Nos camarades rejoignent donc tous ceux qui clament : « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème »

Trois courbes pour répondre à la Fraction :

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