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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Connaissez-vous la r&#233;volution du 10 ao&#251;t 1792 &#224; Paris ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>

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&lt;p&gt;Connaissez-vous la r&#233;volution du 10 ao&#251;t 1792 &#224; Paris ? &lt;br class='autobr' /&gt;
9 et 10 ao&#251;t 1792 &lt;br class='autobr' /&gt;
Mobilisation des sections populaires qui marchent sur les Tuileries &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;ation d'une Commune insurrectionnelle qui d&#233;capite la Garde nationale, emp&#234;chant la r&#233;pression &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Roi se place sous la protection de l'Assembl&#233;e, install&#233; derri&#232;re le pr&#233;sident de s&#233;ance &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Assembl&#233;e tente de r&#233;sister en exigeant la dissolution de la Commune &lt;br class='autobr' /&gt;
11 ao&#251;t 1792 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Assembl&#233;e vote la suspension de la royaut&#233; et l'&#233;lection d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Connaissez-vous la r&#233;volution du 10 ao&#251;t 1792 &#224; Paris ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;9 et 10 ao&#251;t 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobilisation des sections populaires qui marchent sur les Tuileries&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;ation d'une Commune insurrectionnelle qui d&#233;capite la Garde nationale, emp&#234;chant la r&#233;pression&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Roi se place sous la protection de l'Assembl&#233;e, install&#233; derri&#232;re le pr&#233;sident de s&#233;ance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e tente de r&#233;sister en exigeant la dissolution de la Commune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 ao&#251;t 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e vote la suspension de la royaut&#233; et l'&#233;lection d'une Convention au suffrage universel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fin ao&#251;t - d&#233;but septembre 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elections de la Convention&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-6 septembre 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chasse aux suspects et Massacres de septembre dans les prisons&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Ministres de l'Int&#233;rieur (Roland) et de la Justice (Danton) laissent faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 septembre 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victoire de Valmy (au cri de &#034;Vive la Nation&#034; et la Marseillaise, lanc&#233; par Kellermann)&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re r&#233;union de la Convention qui la&#239;cise l'&#233;tat civil et autorise le divorce&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 septembre 1792&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Convention proclame la R&#233;publique&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cit des &#233;v&#233;nements r&#233;volutionnaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e du 10 ao&#251;t 1792 est, apr&#232;s le 14 juillet 1789, l'une des journ&#233;es les plus d&#233;cisives de la R&#233;volution fran&#231;aise, au point que certains historiens la qualifient de &#171; Seconde R&#233;volution &#187;. La pr&#233;paration de cette journ&#233;e est organis&#233;e et men&#233;e par la Commune insurrectionnelle de Paris et par les sections parisiennes. Apr&#232;s plusieurs assauts, la foule d'insurg&#233;s prend le palais des Tuileries, si&#232;ge du pouvoir ex&#233;cutif. C'est aussi la premi&#232;re fois, depuis le d&#233;but de la R&#233;volution, qu'une journ&#233;e r&#233;volutionnaire est dirig&#233;e &#233;galement contre l'Assembl&#233;e. Cette journ&#233;e r&#233;volutionnaire consomme la chute de la monarchie constitutionnelle. Sa pr&#233;paration est trop complexe pour qu'on puisse en attribuer la responsabilit&#233; &#224; un individu ou &#224; une faction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e du 10 ao&#251;t 1792 marque &#233;galement le d&#233;but de la premi&#232;re Terreur, dont le point culminant sera les massacres de Septembre. Cette premi&#232;re p&#233;riode prend fin avec la r&#233;union de la premi&#232;re session de la Convention nationale le 21 septembre 1792 qui abolit la monarchie et la victoire de Valmy, acquise le m&#234;me jour et connue &#224; Paris le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette insurrection et ses cons&#233;quences sont commun&#233;ment appel&#233;es par les historiens de la R&#233;volution fran&#231;aise simplement &#171; le 10 ao&#251;t &#187; ; les autres d&#233;signations sont &#171; journ&#233;e du 10 ao&#251;t &#187;, &#171; prise des Tuileries &#187;, &#171; insurrection du 10 ao&#251;t &#187; ou &#171; massacre du 10 ao&#251;t &#187;. En Suisse, d'o&#249; vient la garde du m&#234;me nom, cette journ&#233;e est connue sous le nom de &#171; massacre des Tuileries &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les volontaires et f&#233;d&#233;r&#233;s arrivent sans cesse &#224; Paris et, alors qu'un grand nombre d&#233;sire rejoindre l'arm&#233;e, les Jacobins enr&#244;lent ceux qui acceptent leur invitation, notamment environ 500 Marseillais emmen&#233;s par le girondin Barbaroux. Fran&#231;ois-Auguste Mignet &#233;crit que &#171; leur entreprise fut plusieurs fois projet&#233;e et suspendue. Le 26 juillet, une insurrection devait &#233;clater mais elle &#233;tait mal ourdie et P&#233;tion l'arr&#234;ta. Lorsque les f&#233;d&#233;r&#233;s marseillais arriv&#232;rent pour se rendre au camp de Soissons, les faubourgs devaient aller &#224; leur rencontre, et marcher avec eux &#224; l'improviste contre le ch&#226;teau. Cette insurrection manqua encore. Cependant l'arriv&#233;e des Marseillais encouragea les agitateurs de la capitale &#187;. Il est alors d&#233;cid&#233; de porter le coup d&#233;cisif le 10 ao&#251;t mais le r&#244;le du comit&#233; insurrecteur est mal connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clubs politiques discutent ouvertement du d&#233;tr&#244;nement du roi, et le 3 ao&#251;t, P&#233;tion parle &#224; l'Assembl&#233;e, demandant la fin de la monarchie au nom de la commune et des sections. Le 8 ao&#251;t, la mise en accusation de La Fayette est discut&#233;e. &#171; Il fut absous ; mais tous ceux qui avaient vot&#233; pour lui furent hu&#233;s, poursuivis et maltrait&#233;s par le peuple, au sortir de la s&#233;ance &#187;, dont Vincent-Marie Vi&#233;not de Vaublanc et Quatrem&#232;re de Quincy. Ce harc&#232;lement s'accompagne de menaces de mort ou d'invasion de leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple parisien ne veut pas attendre le r&#233;sultat de la derni&#232;re proposition de P&#233;tion de poursuivre le travail par la voie l&#233;gislative. La section des Quinze-vingts d&#233;clare le 9 ao&#251;t que, si le d&#233;tr&#244;nement n'est pas prononc&#233; le jour m&#234;me, &#224; minuit elle sonnera le tocsin et attaquera la r&#233;sidence royale des Tuileries. La totalit&#233; des quarante-huit sections de Paris, sauf une, la suit. P&#233;tion informe l'Assembl&#233;e l&#233;gislative que les sections ont &#171; repris leur souverainet&#233; &#187; et qu'il n'a pas d'autre pouvoir sur le peuple que celui de sa persuasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 9 une nouvelle Commune r&#233;volutionnaire prend possession de l'H&#244;tel de ville de Paris, si&#232;ge du gouvernement. Le plan des Jacobins de l'Assembl&#233;e, soutenu par l'arm&#233;e des f&#233;d&#233;r&#233;s, est de dissoudre le d&#233;partement de Paris, pour d&#233;mettre P&#233;tion, instituer une commune insurrectionnelle (un gouvernement municipal) et prendre les Tuileries d'assaut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; minuit, le tocsin sonne. Les insurg&#233;s nomment un comit&#233; provisoire de la Commune, qui dirige l'insurrection depuis l'H&#244;tel de Ville. P&#233;tion est aux Tuileries, o&#249; il est convoqu&#233; par le roi, qui voulait s'assurer par lui de l'&#233;tat de Paris, et re&#231;oit l'autorisation de r&#233;pondre &#224; la force par la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de l'Assembl&#233;e, r&#233;veill&#233;e par le tocsin, a d&#233;marr&#233; une session d'urgence sous la pr&#233;sidence de Vergniaud. Apprenant que P&#233;tion est aux Tuileries, ils pensent qu'il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; et veulent le faire d&#233;livrer. Ils lui font demander, comme l'avait fait le roi auparavant, de donner un &#233;tat de Paris. Il vient, &#224; cette requ&#234;te. Une d&#233;putation de l'H&#244;tel de Ville s'informe de lui aupr&#232;s de l'Assembl&#233;e, supposant &#233;galement qu'il est prisonnier des Tuileries. Il part avec elle et devient en fait prisonnier de la commune insurrectionnelle, sous la garde de trois cents hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le conseil de Danton la nouvelle commune somme alors le marquis de Mandat, commandant de la Garde Nationale, de se pr&#233;senter &#224; elle. C'est un pi&#232;ge. Ne connaissant pas le changement de r&#233;gime &#224; l'H&#244;tel de Ville, il ob&#233;it &#224; cet ordre. Il est arr&#234;t&#233;, accus&#233; d'avoir autoris&#233; les troupes &#224; tirer sur le peuple. Alors qu'il est envoy&#233; &#224; l'Abbaye, la foule le tue lorsqu'il quitte l'H&#244;tel de Ville. La commune conf&#232;re imm&#233;diatement le commandement de la Garde nationale &#224; Santerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre-Louis Roederer, le greffier du d&#233;partement de Paris, passait la nuit aux Tuileries. Les pr&#233;paratifs des Jacobins &#233;tant connus, un certain nombre de mesures de d&#233;fense avaient &#233;t&#233; prises. La Chronique des Cinquante jours de Roederer rapporte que, vers quatre heures du matin, la reine Marie-Antoinette l'avait appel&#233;, et qu'il avait alors &#233;t&#233; pr&#233;venu que le roi et la famille royale voulaient se r&#233;fugier &#224; l'Assembl&#233;e L&#233;gislative. &#171; Vous proposez, dit Dubouchage, de livrer le roi &#224; l'ennemi &#187;. Roederer remarqua alors que seulement deux jours auparavant, les deux tiers de l'Assembl&#233;e s'&#233;taient prononc&#233;s en faveur de La Fayette, et avaient soutenu que son plan &#233;tait le moins dangereux. La reine d&#233;cide n&#233;anmoins de r&#233;sister par la force, et Roederer y consent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lachesnaye, qui commandait les troupes au non-retour inexpliqu&#233; de Mandat, dit que les troupes de la Garde Nationale sont pr&#234;tes &#224; la d&#233;fense, mais il proteste contre la pr&#233;sence d'aristocrates &#171; irr&#233;guliers &#187;. Mandat avait auparavant conseill&#233; la reine de disperser ces gentilshommes, en vain, arguant que leur pr&#233;sence d&#233;courageait le z&#232;le des constitutionnels. Comme Mandat avant lui, Lachesnaye est contredit par la reine : &#171; Je r&#233;ponds d'eux o&#249; qu'ils soient ; ils avanceront en premier ou en dernier, dans les rangs, comme vous le voulez ; ils sont pr&#234;ts &#224; tout ce qui est n&#233;cessaire ; ce sont des hommes s&#251;rs &#187;. Joly, ministre de la justice et Champion, ministre de l'int&#233;rieur sont envoy&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e pour s'informer du danger, et pour solliciter son aide et celle des commissaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revue des troupes par le roi &#224; cinq heures du matin montre que celui-ci ne peut pas compter sur tous ses protecteurs officiels. Les cris de &#171; vive le Roi ! &#187; m&#234;l&#233;s aux cris de &#171; vive la Nation ! &#187; et parfois &#171; vive P&#233;tion ! &#187; retentissent. Les bataillons arm&#233;s de piques sont ouvertement hostiles, criant &#171; &#224; bas le veto ! &#187; et &#171; &#224; bas le tra&#238;tre ! &#187;. Lorsque Louis XVI rentre, ils quittent leurs positions pour se placer pr&#232;s du Pont Royal et tournent leurs canons contre le ch&#226;teau. Deux autres bataillons, qui stationnent dans la cour, les imitent et se placent sur la place du Carrousel en position d'attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les insurg&#233;s avaient forc&#233; l'arsenal, s'&#233;taient arm&#233;s et avan&#231;aient en plusieurs colonnes. La colonne forte de 15 000 personnes du faubourg Saint-Antoine sur la rive droite et la colonne de 5 000 insurg&#233;s du faubourg Saint-Marceau sur la gauche entament leur marche vers six heures ; leur nombre augmente au fur et &#224; mesure de leur progression. Les artilleurs se sont plac&#233;s sur le Pont-Neuf avec la consigne du d&#233;partement d'emp&#234;cher la jonction de ces colonnes, mais Manuel, le greffier de la ville, leur demande de se replier et le passage est alors lib&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t dans la matin&#233;e du 10 ao&#251;t, les insurg&#233;s assaillent les Tuileries. L'avant-garde des faubourgs, compos&#233;e de f&#233;d&#233;r&#233;s marseillais et bretons se d&#233;ploie sur le Carrousel, tournant ses canons contre le ch&#226;teau. Joly et Champion reviennent de l'Assembl&#233;e, consid&#233;rant que les soixante ou quatre-vingts membres pr&#233;sents ne sont pas suffisamment nombreux et que leur proposition n'a pas &#233;t&#233; entendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres du &#171; d&#233;partement &#187;, men&#233;s par Roederer, le chef du d&#233;partement, se pr&#233;sentent eux-m&#234;mes devant la foule, faisant observer qu'une si grande foule ne pourrait acc&#233;der au roi, ou devant l'Assembl&#233;e nationale, et leur conseillent d'envoyer vingt d&#233;put&#233;s avec leurs requ&#234;tes, mais ils ne sont pas &#233;cout&#233;s. La foule se tourne vers la Garde nationale, lui rappelant l'article de loi qui lui demande de r&#233;pondre &#224; la force par la force s'ils sont attaqu&#233;s. Une toute petite part de la Garde nationale semble dispos&#233;e &#224; agir ainsi ; et une charge de canon est la seule r&#233;ponse des artilleurs. Roederer, voyant que les insurg&#233;s sont toujours triomphants, car ils sont ma&#238;tres du terrain, et qu'ils disposent de la force du nombre et de troupes, retourne pr&#233;cipitamment au ch&#226;teau, &#224; la t&#234;te du directoire ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre quelques aristocrates arm&#233;s et un certain nombre de membres de la Garde nationale (y compris les officiers ayant r&#233;cemment d&#233;missionn&#233;), le palais est prot&#233;g&#233; par les Gardes suisses, soit environ 950 hommes. Seule une compagnie de ces gardes est normalement stationn&#233;e aux Tuileries, mais le retour du r&#233;giment (moins un d&#233;tachement de 300 hommes rest&#233;s pour escorter un convoi de grains en Normandie peu de jours auparavant) avait consign&#233; dans leurs quartiers les hommes durant la nuit du 9 au 10 ao&#251;t. Cependant, le d&#233;part de Mandat et des morts significatives affectent la situation. La Garde nationale voulait probablement (comme le pr&#233;voyait l'accord avec Mignet) ob&#233;ir aux ordres de Mandat pour employer la force contre la foule m&#234;l&#233;e de gardes provinciaux et de parisiens, mais ils se trouvent eux-m&#234;mes c&#244;te &#224; c&#244;te avec les nobles et les royalistes et manquant d'un commandement propre, ils sont alors dispers&#233;s et fraternisent avec les assaillants&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxemburg, dans &#171; L'ann&#233;e 1793 &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le peuple de Paris engagea un nouveau combat. Ce fut la deuxi&#232;me r&#233;volution - la r&#233;volution populaire -, le 10 ao&#251;t 1792. Ce jour-l&#224;, le peuple prit d'assaut le Palais royal et l'H&#244;tel de ville. La bourgeoisie &#233;tait du c&#244;t&#233; du roi, qui, dot&#233; d'un pouvoir affaibli, d&#233;fendait ses int&#233;r&#234;ts contre ceux du peuple. Cela n'emp&#234;cha pas le peuple de renverser le tr&#244;ne. La bourgeoisie tenait l'H&#244;tel de ville et l'administration municipale d'une main ferme et voulut dominer le peuple avec sa police et la Garde nationale. Cela n'emp&#234;cha pas le peuple de prendre d'assaut l'H&#244;tel de ville, d'en expulser la bourgeoisie et de tenir dans ses mains calleuses l'administration municipale de Paris. En ce temps-l&#224;, l'administration de la Commune de Paris &#233;tait totalement ind&#233;pendante de l'administration de l'&#201;tat. La Commune, s'appuyant sur le peuple r&#233;volutionnaire victorieux, obligea la Convention (la nouvelle Assembl&#233;e nationale), qui se r&#233;unit en septembre 1792 et proclama aussit&#244;t la R&#233;publique, &#224; faire d'importantes concessions. Sans la puissance mena&#231;ante de ce peuple, la Convention aurait probablement fait aussi peu de choses que les Assembl&#233;es pr&#233;c&#233;dentes pour les masses populaires. La grande majorit&#233; des membres de la Convention &#233;taient hostiles aux changements impos&#233;s par la r&#233;volution du 10 ao&#251;t. Une partie de la Convention - le parti de la Gironde (ainsi nomm&#233;, car ses principaux dirigeants provenaient de ce d&#233;partement) - mena une lutte ouverte contre la souverainet&#233; de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris. Les Girondins, repr&#233;sentants de la moyenne bourgeoisie r&#233;publicaine, &#233;taient d'ardents partisans de la R&#233;publique et des adversaires acharn&#233;s de toute r&#233;forme &#233;conomique d'ampleur au profit du peuple travailleur. Seule la minorit&#233; de la Convention, la Montagne (ainsi nomm&#233;e parce que ses membres occupaient les bancs les plus hauts dans la salle de la Convention), d&#233;fendait fid&#232;lement la cause du peuple travailleur. Aussi longtemps que les girondins si&#233;g&#232;rent &#224; la Convention, ceux de la Montagne ne purent la plupart du temps pratiquement rien faire, car les girondins avaient &#233;videmment toujours la majorit&#233; de leur c&#244;t&#233; (...). Examinons ce que le peuple travailleur obtint au cours de sa br&#232;ve p&#233;riode o&#249; il exer&#231;a un r&#244;le dominant. Les dirigeants du peuple, comme les membres de l'administration municipale et les montagnards souhaitaient ardemment la compl&#232;te lib&#233;ration &#233;conomique du peuple. Ils aspiraient sinc&#232;rement &#224; la r&#233;alisation de l'&#233;galit&#233; formelle de tous devant la loi, mais aussi &#224; une r&#233;elle &#233;galit&#233; &#233;conomique. Tous leurs discours et tous leurs actes &#233;taient bas&#233;s sur une id&#233;e : dans la r&#233;publique populaire, il ne devrait y avoir ni riches ni pauvres ; la r&#233;publique populaire, cela veut dire que l'&#201;tat libre b&#226;ti sur la souverainet&#233; populaire ne pourrait rester longtemps en place si le peuple, souverain politiquement, se trouvait d&#233;pendant des riches et domin&#233; &#233;conomiquement. (...) Apr&#232;s la chute de la Commune et de la Montagne, le prol&#233;tariat parisien pris par la faim se souleva encore quelques fois contre la Convention , en criant : &#171; Du pain et la Constitution de 1793. &#187; Ce n'&#233;taient toutefois plus que des faibles sursauts d'une flamme r&#233;volutionnaire en voie d'extinction. Les forces du prol&#233;tariat &#233;taient &#233;puis&#233;es ; quant &#224; la conjuration organis&#233;e en 1796 par le socialiste Babeuf contre le gouvernement d'alors, dans le but d'introduire une constitution socialiste, il fut tout aussi infructueux. Babeuf avait bien compris que l'&#233;galit&#233; &#233;conomique n'&#233;tait pas compatible avec la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, qu'il voulait socialiser. Il se trompait toutefois lorsqu'il supposait pouvoir l'appliquer dans la France d'alors avec l'aide d'une poign&#233;e de conjur&#233;s. Babeuf et ses amis pouvaient encore moins compter sur un succ&#232;s que les montagnards. Ses projets socialistes ont &#233;t&#233; &#233;touff&#233;s dans l'oeuf. (...) La conjuration de Babeuf n'a pu troubler qu'un instant le calme de la bourgeoisie fran&#231;aise repue qui s'enrichissait. Elle avait d&#233;j&#224; oubli&#233; les &#171; frayeurs de l'an 1793 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxemburg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; - -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cit de Condorcet sur les &#233;v&#233;nements du 10 ao&#251;t 1792 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelque temps, l'inqui&#233;tude du peuple &#233;tait grande, son agitation extr&#234;me et tout augurait de l'action pour jeudi. Neuf sections diff&#233;rentes, alarm&#233;es par les rumeurs du d&#233;part du roi, que plusieurs circonstances rendaient probables, avaient d&#233;cid&#233; de se diriger vers le ch&#226;teau et ses environs, les armes &#224; la main. A minuit, le tocsin sonnait dans presque tous les quartiers de la ville ; les cris de tambour &#233;taient battus. L'Assembl&#233;e se rendit &#224; son lieu de r&#233;union. Le Maire de Paris et les officiers municipaux se rendent au ch&#226;teau. Jusqu'&#224; 17 heures, les seuls groupes aper&#231;us n'&#233;taient pas du tout alarmants. Soudain, des citoyens arm&#233;s sont apparus de partout. Ils se rendirent en masse au ch&#226;teau. Le roi prit peur et se rendit avec sa famille &#224; l'Assembl&#233;e nationale, accompagn&#233; des d&#233;put&#233;s du d&#233;partement. La population est rest&#233;e calme et, bien qu'elle ait d&#233;ploy&#233; un important appareil militaire, elle semblait dispos&#233;e &#224; ne commettre aucun acte de d&#233;sordre. Les commissaires de sections, r&#233;unis &#224; l'H&#244;tel de Ville, s'emparent de tous les pouvoirs municipaux, donnent des ordres, nomment un g&#233;n&#233;ral commandant et disposent de la force arm&#233;e. Les citoyens n'ont manifest&#233; qu'un souhait, qu'une volont&#233;. Les gendarmes municipaux, les f&#233;d&#233;r&#233;s , les gardes nationaux, les piquets, tous &#233;taient d'accord et pr&#234;ts &#224; mourir pour la m&#234;me cause. Leur force &#233;tait si imposante qu'on ne pouvait s'attendre &#224; la moindre r&#233;sistance de la part des occupants du ch&#226;teau, d'autant moins que les rois et sa famille &#233;taient partis. Les artilleurs de garde exprimaient les sentiments qui les animaient &#224; s'unir &#224; leurs concitoyens. Un grand nombre de gardes nationaux qui se trouvaient dans le ch&#226;teau firent de m&#234;me. Certains sont rest&#233;s parmi les 1 000 &#224; 1 200 gardes suisses. Ils donnaient des signes ext&#233;rieurs de fraternit&#233; ; ils jetaient des cartouches de papier par les fen&#234;tres, ils exhibaient le bonnet rouge. En cons&#233;quence les bourgeois, tromp&#233;s par les apparences, entr&#232;rent, pensant se rendre ma&#238;tres du ch&#226;teau sans tirer un coup de feu. A peine avaient-ils gravi les premi&#232;res marches de l'escalier que les Suisses leur tir&#232;rent dessus &#224; bout portant. Ils se retir&#232;rent dehors, point&#232;rent le canon et le combat commen&#231;a. Un grand nombre de citoyens furent tu&#233;s ou bless&#233;s, mais tr&#232;s peu de Suisses parvinrent &#224; s'&#233;chapper. Parmi les morts figuraient plusieurs jeunes hommes fid&#232;les au ch&#226;teau, portant l'uniforme suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens se sont comport&#233;s avec beaucoup de courage. On a vu les n&#233;cessiteux refuser de toucher aux restes des vaincus et remettre montres et tabati&#232;res pour venir en aide aux veuves dont les maris avaient p&#233;ri. Nous les avons vus mettre de c&#244;t&#233; les ustensiles de cuisine et l'argenterie. Quelques individus ayant tent&#233; de piller, le peuple leur rendit imm&#233;diatement justice. Les citoyens connus pour leur incivisme et leurs principes contre-r&#233;volutionnaires furent victimes du premier mouvement d'indignation et de fureur. Aucun magasin n'est pill&#233; et le meilleur ordre r&#232;gne partout sauf sur le th&#233;&#226;tre des combats. Malheureusement, plusieurs b&#226;timents prirent feu, soit &#224; cause de l'artillerie ou des fusillades, soit &#224; cause d'un accident dont la cause est encore inconnue. Nous esp&#233;rons que le calme sera compl&#232;tement r&#233;tabli et que les mesures que l'Assembl&#233;e vient d'adopter aboutiront &#224; la consolidation de la tranquillit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compar&#233; &#224; une copie de notre part, Pr&#233;sident de la Commission extraordinaire de l'Assembl&#233;e nationale soussign&#233;, le 11 ao&#251;t 1792, an IV de la Libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Condorcet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/history/france/revolution/condorcet/1792/events-august.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/history/france/revolution/condorcet/1792/events-august.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Michelet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'attaque du palais royal des Tuileries :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39952g/f342.image.r=michelet%20r%C3%A9volutioncommune%20commune&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39952g/f342.image.r=michelet%20r%C3%A9volutioncommune%20commune&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la nuit du 10 ao&#251;t :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2413809/f5.item.r=michelet%20jules%201792%20commune%20de%20pariscommune%20commune&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2413809/f5.item.r=michelet%20jules%201792%20commune%20de%20pariscommune%20commune&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; -----------&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;p&#233;tons-le, nul en particulier ne peut se vanter du 10 ao&#251;t, ni l'Assembl&#233;e, ni les Jacobins, ni la Commune. Le 10 ao&#251;t, comme le 14 juillet et le 6 octobre, est un grand acte du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acte d'&#233;nergie, de d&#233;vouement, de courage d&#233;sesp&#233;r&#233;, partant moins g&#233;n&#233;ral que les deux pr&#233;c&#233;dents ; &#8212; mais, si l'on consid&#232;re le sentiment universel d'indignation qui l'inspira, on peut le nommer ainsi : c'est un grand acte du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des millions d'hommes voulurent ; vingt mille hommes ex&#233;cut&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'individu fit peu ou rien. Il est juste n&#233;anmoins de remarquer que personne n'observa mieux le mouvement, ne s'y associa plus habilement que Danton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 juillet, aux Jacobins, il proposa que les f&#233;d&#233;r&#233;s, venus des d&#233;partements, fissent le lendemain, &#224; la f&#234;te du 14, un serment suppl&#233;mentaire, celui de rester &#224; Paris tant que la patrie serait en danger : &#171; Et s'ils disaient, les f&#233;d&#233;r&#233;s, ce que pense toute la France, que le danger de la patrie ne vient que du pouvoir ex&#233;cutif, qui leur &#244;terait donc le droit d'examiner cette question ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17, le procureur de la Commune, Manuel (sans aucun doute, sous l'influence de Danton) demanda, obtint que les sections, d&#233;sormais en permanence, eussent &#224; l'H&#244;tel de Ville un bureau central de correspondance, au moyen duquel elles s'entendraient entre elles d'une mani&#232;re s&#251;re et prompte. Mesure grave, qui cr&#233;ait l'unit&#233;, non plus fictive, mais r&#233;elle, active, de ce grand peuple de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27, les Cordeliers, sous la pr&#233;sidence de Danton, d&#233;cident que &#171; la Constituante ayant remis le d&#233;p&#244;t de la constitution &#224; tous les Fran&#231;ais, tous, dans le danger de la constitution, citoyens passifs aussi bien qu'actifs, sont admis, par la constitution m&#234;me, &#224; d&#233;lib&#233;rer, &#224; s'armer pour la d&#233;fendre ; que la section du Th&#233;&#226;tre-Fran&#231;ais les appelle &#224; elle &#187;, etc. L'arr&#234;t&#233; est sign&#233; de Danton et des secr&#233;taires Momoro et Chaumette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; ce moment supr&#234;me, la fameuse section des Cordeliers et Danton lui-m&#234;me s'effor&#231;aient de retenir encore sur l'insurrection un manteau de l&#233;galit&#233; ; ils attestaient la constitution, au moment o&#249; le salut de la France obligeait de la briser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France fut sauv&#233;e par la France, par des masses inconnues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impulsion fut donn&#233;e par l'&#233;tranger m&#234;me, par ses menaces insolentes. Nous lui devons ce magnifique &#233;lan de col&#232;re nationale, d'o&#249; sortit la d&#233;livrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juillet partit de Coblentz le manifeste, outrageusement imp&#233;rieux, du g&#233;n&#233;ral de la coalition, du duc de Brunswick. Ce prince, homme judicieux, le trouvait lui-m&#234;me absurde ; mais les rois lui impos&#232;rent cette &#339;uvre insens&#233;e de l'&#233;migration. On y annon&#231;ait une guerre &#233;trange, nouvelle, toute contraire au droit des nations polic&#233;es. Tout Fran&#231;ais &#233;tait coupable ; toute ville ou village qui r&#233;sisterait devrait &#234;tre d&#233;moli, br&#251;l&#233;. Quant &#224; la Ville de Paris, elle devait redouter des s&#233;v&#233;rit&#233;s terribles : &#171; Leurs Majest&#233;s rendant responsables de tous les &#233;v&#233;nements sur leur t&#234;te, pour &#234;tre jug&#233;s militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l'Assembl&#233;e, du d&#233;partement, du district, de la municipalit&#233;, les juges de paix, les gardes nationaux et tous autres&#8230; S'il &#233;tait fait la moindre violence au roi, on en tirerait une vengeance &#224; jamais m&#233;morable, en livrant Paris &#224; une ex&#233;cution militaire et une subversion totale &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manifeste du 26 fut (chose bizarre !) le 28 connu &#224; Paris ; on e&#251;t dit qu'il venait des Tuileries et non de Coblentz. Il tomba comme sur la poudre tombe une &#233;tincelle. La section de Mauconseil sortit du vague terrain constitutionnel, d&#233;clara : 1o qu'il &#233;tait impossible de sauver la libert&#233; par la constitution ; 2o qu'elle abjurait son serment et ne reconnaissait plus Louis pour roi ; 3o que, le dimanche 5 ao&#251;t, elle se transporterait &#224; l'Assembl&#233;e et lui demanderait si elle voulait enfin sauver la patrie, se r&#233;servant, sur la r&#233;ponse, de prendre telle d&#233;termination ult&#233;rieure qu'il appartiendrait, et jurant de s'ensevelir, s'il le fallait, sous les ruines de la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration fut sign&#233;e de six cents noms, enti&#232;rement inconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais insurrection ne fut plus clairement, plus nettement annonc&#233;e. Ceux qui, apr&#232;s la victoire, la r&#233;clam&#232;rent comme leur et comme pr&#233;par&#233;e par eux furent bien oblig&#233;s, pour faire croire qu'ils avaient tout fait, de supposer des myst&#232;res dans l'ombre desquels ils auraient agi. Tout indique, quoi qu'ils aient dit, que ces petits myst&#232;res ne firent rien ou pas grand'chose. Ce fut une conspiration immense, universelle, nationale, men&#233;e &#224; grand bruit sur la place, en plein soleil. Un de ceux qui t&#226;ch&#232;rent apr&#232;s de se donner l'honneur de la chose avait bien mieux dit avant : &#171; Nous sommes, en ce moment, un million de factieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur quarante-huit sections, quarante-sept avaient vot&#233; la d&#233;ch&#233;ance de Louis XVI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la prononcer sans risque de collision, il fallait d&#233;sarmer la cour. La Gironde et les Jacobins &#233;taient d'accord l&#224;-dessus. Le Girondin Fauchet, le Jacobin Choudieu, demand&#232;rent, obtinrent de l'Assembl&#233;e que les troupes de ligne fussent envoy&#233;es &#224; la fronti&#232;re. L'Assembl&#233;e, sous cette double influence, ordonna le licenciement de l'&#233;tat-major de la garde nationale. C'&#233;tait briser, dans Paris, l'&#233;p&#233;e de La Fayette, &#233;mouss&#233;e d&#233;j&#224;, mais qui lui restait encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cour perdait ainsi ses d&#233;fenses et ses barri&#232;res. On alla encore plus loin ; on lui contesta les Suisses ; on remarqua qu'alors m&#234;me ils avaient leur chef, leur colonel g&#233;n&#233;ral &#224; Coblentz ; c'&#233;tait le comte d'Artois, et tel de leurs officiers &#233;tait pay&#233; &#224; Coblentz de l'argent de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'on s'effor&#231;ait de d&#233;sarmer la royaut&#233;, arrivait chaque jour dans Paris l'arm&#233;e de la R&#233;volution. Je parle des diff&#233;rents corps f&#233;d&#233;r&#233;s des d&#233;partements. Ces f&#233;d&#233;r&#233;s n'&#233;taient point des hommes quelconques, des volontaires pris au hasard ; c'&#233;taient ceux qui s'&#233;taient pr&#233;sent&#233;s &#224; l'&#233;lection pour combattre les premiers, ceux qui se destinaient aux armes, ceux qu'on avait &#233;lus sous l'influence des soci&#233;t&#233;s populaires, comme les plus ardents patriotes et les plus fermes soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;r&#233;s tomb&#232;rent dans la fermentation de Paris, comme un surcro&#238;t d'ardent levain. Re&#231;us chez les particuliers ou concentr&#233;s dans les casernes, inactifs et d&#233;vor&#233;s du besoin de l'action, ils allaient partout, se montraient partout, se multipliaient. Tout neufs et non fatigu&#233;s, ravis de se voir enfin (la plupart pour la premi&#232;re fois) sur le terrain des r&#233;volutions, au crat&#232;re m&#234;me du volcan, ces terribles voyageurs appelaient, h&#226;taient l'&#233;ruption. Ils prirent deux r&#233;solutions qui leur donn&#232;rent une grande force : celle de s'unir et faire corps, ils se cr&#233;&#232;rent un comit&#233; central aux Jacobins ; &#8212; et celle de rester &#224; Paris. Le 17 juillet, ils avaient adress&#233; &#224; l'Assembl&#233;e une audacieuse adresse : &#171; Vous avez d&#233;clar&#233; le danger de la patrie ; mais ne la mettez-vous pas en danger vous-m&#234;mes, en prolongeant l'impunit&#233; des tra&#238;tres ?&#8230; Poursuivez La Fayette, suspendez le pouvoir ex&#233;cutif, destituez les directoires de d&#233;partements, renouvelez le pouvoir judiciaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indignation de l'Assembl&#233;e fut presque unanime ; elle passa &#224; l'ordre du jour. Les f&#233;d&#233;r&#233;s, &#233;tonn&#233;s de ce mauvais accueil, &#233;crivirent aux d&#233;partements : &#171; Vous ne nous reverrez plus ou vous nous verrez libres&#8230; Nous allons combattre pour la libert&#233;, pour la vie&#8230; Si nous succombons, vous nous vengerez, et la libert&#233; rena&#238;tra de ses cendres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux re&#231;us des Jacobins, ils &#233;taient aussi fort encourag&#233;s par la Commune de Paris. Le procureur de la Commune, Manuel, professa aux Jacobins cette doctrine nouvelle : que les f&#233;d&#233;r&#233;s, &#233;lus des d&#233;partements, en &#233;taient les repr&#233;sentants l&#233;gitimes. P&#233;tion, qui &#233;tait l&#224;, appuyait cette doctrine de sa pr&#233;sence, de la puissante autorit&#233; du premier magistrat de Paris. Paris m&#234;me, en sa personne, semblait adopter ces envoy&#233;s de la France, les encourager au combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 juillet, un festin civique fut donn&#233; aux f&#233;d&#233;r&#233;s sur l'emplacement des ruines de la Bastille, et la m&#234;me nuit, du 25 au 26, un directoire d'insurrection s'assembla au Soleil-d'Or, petit cabaret voisin. Il y avait cinq membres du comit&#233; des f&#233;d&#233;r&#233;s, de plus les deux chefs des faubourgs, Santerre et Alexandre, trois hommes d'ex&#233;cution, Fournier, dit l'Am&#233;ricain, Westermann et Lazouski, le Jacobin Antoine, les journalistes Carra et Gorsas, enfants perdus de la Gironde. Fournier apporta un drapeau rouge, avec cette inscription dict&#233;e par Carra : &#171; Loi martiale du peuple souverain contre la r&#233;bellion du pouvoir ex&#233;cutif. &#187; On devait s'emparer de l'H&#244;tel de Ville et des Tuileries, enlever le roi sans lui faire de mal et le mettre &#224; Vincennes. Le secret, confi&#233; &#224; trop de personnes, &#233;tait connu de la cour. Le commandant de la garde nationale alla trouver P&#233;tion et lui dit qu'il avait mis le ch&#226;teau en &#233;tat de d&#233;fense. P&#233;tion alla la nuit m&#234;me dissoudre les convives attard&#233;s du festin civique, qui croyaient combattre au jour. On se d&#233;cida &#224; attendre les f&#233;d&#233;r&#233;s de Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbaroux, leur compatriote, avait &#233;crit &#224; Marseille d'envoyer &#224; Paris &#171; cinq cents hommes qui sussent mourir &#187;. Rebecqui, autre Marseillais, avait &#233;t&#233; les recruter, les choisir lui-m&#234;me. Il ne faut pas oublier que, depuis deux ou trois ans, la guerre, sous diverses formes, existait dans le Midi. Les &#233;meutes de Montauban, de Toulouse, le meurtrier combat de N&#238;mes en 1790, la guerre civile d'Avignon en 1790 et 1791, les affaires d'Arles, d'Aix, la derni&#232;re surtout o&#249; les gardes nationales avaient d&#233;sarm&#233; un r&#233;giment suisse, tout cela avait exalt&#233; dans ces contr&#233;es l'orgueil militaire, l'amour des combats, la furie de la R&#233;volution. Rebecqui et ses Marseillais &#233;taient alli&#233;s et amis du parti fran&#231;ais d'Avignon ; ils en consid&#233;raient les crimes comme d'excusables repr&#233;sailles. Les cinq cents hommes de Marseille, qui n'&#233;taient point du tout exclusivement Marseillais, &#233;taient d&#233;j&#224;, quoique jeunes, de vieux batailleurs de la guerre civile, faits au sang, tr&#232;s endurcis ; les uns, rudes hommes du peuple, comme sont les marins ou paysans de Provence, population &#226;pre, sans peur ni piti&#233; ; d'autres, bien plus dangereux, des jeunes gens de plus haute classe, alors dans leur premier acc&#232;s de fureur et de fanatisme, &#233;tranges cr&#233;atures, troubles et orageuses d&#232;s la naissance, vou&#233;es au vertige, telles qu'on n'en voit gu&#232;re de pareilles que sous ce violent climat. Furieux d'avance et sans sujet, qu'il vienne un sujet de fureur, vous retrouverez des Mainvielle, que rien ne fera reculer, non pas m&#234;me la Glaci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose, si l'on peut dire, les soutenait dans leurs col&#232;res et les rendait pr&#234;ts &#224; tout : c'est qu'ils se sentaient une foi. La foi r&#233;volutionnaire, formul&#233;e par un homme du Nord dans la Marseillaise, avait confirm&#233; le c&#339;ur du Midi. Tous maintenant, ceux m&#234;me qui ignoraient le plus les lois de la R&#233;volution, ses r&#233;formes et ses bienfaits, tous savaient, par une chanson, pourquoi ils devaient d&#232;s lors combattre, tuer, mourir. La petite bande des Marseillais, traversant villes et villages, exalta, effraya la France par son ardeur fr&#233;n&#233;tique &#224; chanter le chant nouveau. Dans leurs bouches, il prenait un accent tr&#232;s contraire &#224; l'inspiration primitive, accent farouche et de meurtre ; ce chant g&#233;n&#233;reux, h&#233;ro&#239;que, devenait un chant de col&#232;re ; bient&#244;t il allait s'associer aux. hurlements de la Terreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbaroux et Rebecqui all&#232;rent recevoir les Marseillais &#224; Charenton. Le premier, jeune, enthousiaste, g&#233;n&#233;reux, li&#233; d'une part aux Girondins par l'amiti&#233; des Roland, d'autre part fort intime avec ces hommes violents du Midi, r&#234;vait une grandiose et pacifique insurrection, une redoutable f&#234;te, o&#249; quarante mille Parisiens, accueillant les Marseillais, et, pour ainsi parler, les prenant dans leurs bras, emporteraient d'un &#233;lan, sans avoir besoin de combat, l'H&#244;tel de Ville, les Tuileries, entra&#238;neraient l'Assembl&#233;e, fonderaient la R&#233;publique. &#171; Cette insurrection pour la libert&#233; e&#251;t &#233;t&#233; majestueuse comme elle, sainte comme les droits qu'elle devait assurer, digne de servir d'exemple aux peuples ; pour briser leurs fers, il leur suffit de se montrer aux tyrans. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Santerre promit les quarante mille hommes, et il en amena deux cents. Il n'avait aucune h&#226;te de donner aux Marseillais l'honneur d'un si grand mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbaroux put voir bient&#244;t combien ce plan romanesque d'une insurrection innocente, g&#233;n&#233;reuse et pacifique, ex&#233;cut&#233;e par des mains furieuses et d&#233;j&#224; sanglantes, avait peu de vraisemblance. D&#232;s le lendemain, aux Champs-&#201;lys&#233;es, les Marseillais, invit&#233;s &#224; un festin, se trouv&#232;rent, &#224; deux pas des grenadiers des Filles-Saint-Thomas, et il y eut imm&#233;diatement une collision sanglante. Qui commen&#231;a ? On ne le sait. Les Marseillais, chargeant d'ensemble, eurent un avantage facile ; leurs adversaires furent mis en fuite. Le pont-levis des Tuileries s'abaissa pour les recevoir, se releva pour arr&#234;ter les Marseillais qui s'&#233;lan&#231;aient &#224; leur poursuite. Plusieurs des bless&#233;s, re&#231;us aux Tuileries, furent consol&#233;s et pans&#233;s par les dames de la cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite arm&#233;e f&#233;d&#233;r&#233;e, cinq cents Marseillais et trois cents Bretons, etc., en tout cinq mille hommes, &#233;tait au complet dans Paris, l'insurrection &#233;tait imminente. Tout le monde s'y attendait. Un muet tocsin sonnait dans les oreilles et dans les c&#339;urs. Le 3 ao&#251;t, il retentit dans l'Assembl&#233;e m&#234;me. P&#233;tion, &#224; la t&#234;te de la Commune, se pr&#233;sente &#224; la barre. Spectacle &#233;trange, le froid, le flegmatique P&#233;tion, ayant derri&#232;re lui ses dogues, les Danton et les Sergent, qui le poussaient par derri&#232;re, d&#233;bitant de sa voie glac&#233;e un br&#251;lant appel aux armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Commune vous d&#233;nonce le pouvoir ex&#233;cutif&#8230; Pour gu&#233;rir les maux de la France, il faut les attaquer dans leur source et ne pas perdre un moment. &#187; &#8212; Suivent les crimes de Louis XVI, ses projets sanguinaires contre Paris, les bienfaits de la nation envers lui, son ingratitude, le d&#233;tail des entraves qu'il met &#224; la d&#233;fense nationale, l'insolence des autorit&#233;s d&#233;partementales qui se font arbitres entre l'Assembl&#233;e et le roi et voudraient mettre la France en r&#233;publique f&#233;d&#233;rative&#8230; &#171; Nous aurions d&#233;sir&#233; pouvoir demander seulement la suspension momentan&#233;e de Louis XVI ; la constitution s'y oppose. Il invoque sans cesse la constitution ; nous l'invoquons &#224; notre tour et nous demandons la d&#233;ch&#233;ance&#8230; Il est douteux que la nation puisse se fier &#224; la dynastie ; nous demandons des ministres nomm&#233;s hors de l'Assembl&#233;e, par le scrutin des hommes libres, en attendant que la volont&#233; du peuple, notre souverain et le v&#244;tre, soit l&#233;galement prononc&#233;e en Convention nationale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut un grand silence. La p&#233;tition fut renvoy&#233;e &#224; un comit&#233;. La question de la d&#233;ch&#233;ance fut ajourn&#233;e au jeudi 9 ao&#251;t. Ceci n'&#233;tait plus une furie de populace, une bravade de f&#233;d&#233;r&#233;s. C'&#233;tait la grande Commune qui prenait l'avant-garde, sommait l'Assembl&#233;e de la suivre. C'&#233;tait le roi de Paris qui venait d&#233;noncer le roi. Dans l'&#233;tat de mis&#232;re, de sourde fureur o&#249; &#233;tait la population, on pouvait craindre que la p&#233;roraison d'une telle harangue ne f&#251;t l'assaut des Tuileries, que les mots ne fussent des actes, que la cause de la libert&#233;, au lieu de se d&#233;cider par les batailles du Rhin, ne f&#251;t remise au hasard d'une &#233;meute de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;ance du soir fut courte. On rentra chez soi, on consulta les siens. C'est dans ces grandes circonstances que les hommes, incertains, flottants, suivent, sans bien s'en rendre compte, l'influence de leurs entourages, de leurs affections. Quand la lumi&#232;re de l'esprit vacille, on cherche celle du c&#339;ur. Il serait int&#233;ressant de savoir, en cette occasion, quelle fut la table du soir pour les grands chefs d'opinion, ce que fut ce soir l&#224; Robespierre &#224; la table des Duplay, Vergniaud chez Madame Roland ou Mlle Candeille. Autant qu'on peut conjecturer, soit par crainte pour la libert&#233; qui pouvait p&#233;rir en une heure, soit par instinct d'humanit&#233;, au moment de voir le sang couler, tous furent incertains ou recul&#232;rent &#224; l'apparition prochaine du terrible &#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robespierre ne dit rien le soir aux Jacobins, et tr&#232;s probablement s'abstint d'y aller, pour n'exprimer nulle opinion sur les mesures imm&#233;diates qu'il convenait de prendre. Il laissa passer le jour, ordinairement d&#233;cisif dans les r&#233;volutions de Paris, le dimanche (5 ao&#251;t). Il se tut le 3, il se tut le 4 et ne recouvra la parole qu'apr&#232;s que ce jour fut pass&#233;, le lundi 6 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Gironde et les amis des Roland, qui &#233;taient dans l'action m&#234;me, ils ne s'abstinrent pas, mais se divis&#232;rent. La Gironde proprement dite, sa pens&#233;e, Brissot, sa parole, Vergniaud, redoutaient l'insurrection. Les amis des Girondins, le jeune Marseillais Barbaroux, l'appelaient et la pr&#233;paraient. Rien n'indique de quel c&#244;t&#233; pencha Madame Roland.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut ici accuser personne. Il y avait lieu vraiment d'h&#233;siter et de r&#233;fl&#233;chir. Il y avait &#224; parier que la cour aurait le dessus si l'on hasardait le combat. La Gironde avait provoqu&#233;, ordonn&#233; l'organisation de l'arm&#233;e des piques, mais elle commen&#231;ait &#224; peine. Rien n'&#233;tait moins disciplin&#233;, moins exerc&#233;, moins imposant que les bandes des faubourgs. Les f&#233;d&#233;r&#233;s m&#234;mes, quoique braves, &#233;taient-ils de vrais soldats ? Pour l'arm&#233;e des ba&#239;onnettes, la garde nationale, il &#233;tait infiniment probable qu'une grande partie ne ferait rien, et qu'une autre, tr&#232;s nombreuse, serait contre l'insurrection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque des Tuileries n'&#233;tait point chose facile. Le ch&#226;teau, du c&#244;t&#233; du Carrousel surtout, &#233;tait un fort redoutable. Il n'y avait pas de grille comme aujourd'hui, point de grand espace libre ; mais trois petites cours contre le ch&#226;teau, ferm&#233;es de murs, dont les jours donnaient sur le Carrousel et permettaient de tirer fort &#224; l'aise sur les assaillants. Ceux-ci parvenaient-ils &#224; p&#233;n&#233;trer, ils &#233;taient perdus, ce semble ; ces trois cours &#233;taient trois pi&#232;ges, justement comme cette cour du ch&#226;teau du Caire o&#249; le pacha fit si commod&#233;ment fusiller les Mameluks. Une fois l&#224;, on devait &#234;tre cribl&#233; des fen&#234;tres, foudroy&#233; de tous c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La garnison &#233;tait tr&#232;s s&#251;re. Elle devait, outre les gardes nationaux les plus d&#233;vou&#233;s, compter les bataillons suisses, cette milice brave et fid&#232;le, compter les restes de la garde constitutionnelle (nous l'avons vu, des Murat, des La Rochejaquelein), compter la noblesse fran&#231;aise, ainsi se nommaient eux-m&#234;mes les gentilshommes qui s'engageaient &#224; d&#233;fendre le ch&#226;teau. D'Hervilly, leur chef, &#233;tait une &#233;p&#233;e connue ; il avait form&#233;, recrut&#233; un petit corps redoutable, compos&#233; uniquement de ma&#238;tres d'armes qu'il &#233;prouvait lui-m&#234;me et de spadassins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y avait lieu de songer. Si l'insurrection venait se faire prendre, &#233;craser au traquenard des Tuileries, l'Assembl&#233;e elle-m&#234;me &#233;tait frapp&#233;e &#224; mort et perdait la force l&#233;gale, qui jusqu'ici &#233;tait dans ses mains. Si elle pouvait, de cette force, vaincre sans combat, pousser le roi de proche en proche &#224; remettre le pouvoir aux ministres patriotes, pourquoi livrer la grande cause au hasard d'un petit combat, aux chances d'une surprise, d'une panique peut-&#234;tre, d'un irr&#233;parable revers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles furent les pens&#233;es de la Gironde. L'ambition y fut pour quelque chose sans doute. Mais, l'ambition m&#234;me &#224; part, il faut reconna&#238;tre qu'il y avait bien lieu d'h&#233;siter. Disons aussi qu'&#224; cette grande &#233;poque, &#224; ce rare moment de patriotisme enthousiaste, l'&#233;go&#239;sme et l'int&#233;r&#234;t personnel, sans dispara&#238;tre enti&#232;rement, furent tout &#224; fait secondaires dans les r&#233;solutions des hommes. Il faut rendre cette justice alors aux hommes de tout parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juillet, Brissot avait avou&#233; le motif, fort s&#233;rieux, qui, au moment de briser le tr&#244;ne, faisait h&#233;siter la Gironde ; il &#233;tait fond&#233; dans la vieille superstition, absurde, mais trop r&#233;elle, et qu'on ne pouvait m&#233;conna&#238;tre : &#171; Les hommes attachent au mot de roi une vertu magique qui pr&#233;serve leur propri&#233;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette id&#233;e ajoutez un sentiment, naturel &#224; l'aspect de la fureur qu'on voyait gronder dans le peuple : la crainte d'une grande et terrible effusion de sang humain, qui renouvel&#226;t la Glaci&#232;re, calomni&#226;t la libert&#233;, d&#233;shonor&#226;t la France. On apprit qu'&#224; Marseille un contre-r&#233;volutionnaire avait &#233;t&#233; &#233;gorg&#233; par le peuple. &#192; Toulon, chose d&#233;plorable, fatale aux amis de la libert&#233;, c'&#233;tait la loi elle-m&#234;me, je veux dire ses principaux organes, sur lesquels on avait port&#233; le couteau. Le procureur g&#233;n&#233;ral syndic (nous dirions pr&#233;fet) du d&#233;partement, quatre administrateurs, l'accusateur public, un membre du district, d'autres citoyens encore, avaient &#233;t&#233; massacr&#233;s. Si de telles choses arrivaient si loin, contre des magistrats secondaires dont la responsabilit&#233; ne pouvait &#234;tre bien grande, que serait-ce contre le roi ? Que serait-ce ici, &#224; Paris, o&#249; depuis si longtemps les Marat et les Fr&#233;ron demandaient des t&#234;tes, du sang, des supplices atroces, des mutilations, des b&#251;chers ?&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fait r&#233;v&#233;l&#233; plus tard montre assez combien ceux m&#234;mes qui se mettaient en avant, P&#233;tion et autres, &#233;taient effray&#233;s sur le caract&#232;re de meurtri&#232;re violence qu'allait prendre la R&#233;volution. Duval d'Esprem&#233;nil celui qui l'avait jadis commenc&#233;e dans le Parlement, mais depuis fol et furieux dans le sens contraire, ayant parl&#233; indiscr&#232;tement pour la cour dans le jardin des Tuileries, fut reconnu, poursuivi de la foule, frapp&#233;, maltrait&#233; ; bient&#244;t tous ses v&#234;tements leur restaient aux mains ou tombaient sur lui en lambeaux sanglants. Il traversa, vivant encore, le Palais-Royal, se jeta heureusement dans la Tr&#233;sorerie, qui &#233;tait en face. On ferma les portes. La foule rugissait autour, allait les forcer. La pauvre petite femme de Duval (il venait de se marier) parvint &#224; traverser tout, voulant mourir avec lui. On alla chercher bien vite le maire de Paris. P&#233;tion vint en effet, entra, vit sur un matelas un spectre p&#226;le et sanglant. C'&#233;tait Duval, qui lui dit : &#171; Et moi aussi, P&#233;tion, j'ai &#233;t&#233; l'idole du peuple&#8230; &#187; Il n'avait pas fini ces mots que, soit l'exc&#232;s de la chaleur, soit terreur et pressentiment trop vrai de sa destin&#233;e prochaine, P&#233;tion s'&#233;vanouit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y avait lieu de songer, &#224; la veille du 10 ao&#251;t, Ce n'&#233;tait pas seulement la Gironde qui h&#233;sitait, c'&#233;taient d'excellents citoyens, Cambon par exemple, qui ne tinrent &#224; la Gironde que fort indirectement, qui n'en eurent nullement l'esprit et ne connurent d'autre sentiment que l'int&#233;r&#234;t de la France. Le 4 ao&#251;t, Cambon obtint que l'Assembl&#233;e demand&#226;t &#224; sa commission des Douze un rapport &#171; pour rappeler le peuple aux vrais principes de la constitution &#187;. Cette commission y travailla imm&#233;diatement, et Vergniaud vint, en son nom, s&#233;ance tenante, proposer d'annuler l'acte insurrectionnel de la section de Mauconseil, ce qui fut &#224; l'instant d&#233;cr&#233;t&#233; sans discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, nous le savons bien mieux aujourd'hui, Vergniaud et Cambon avaient tort. L'insurrection seule, la plus prompte insurrection, pouvait encore sauver la France. Il n'y avait pas un jour &#224; perdre. La royaut&#233; toujours aux Tuileries, servant de point de ralliement aux nobles et aux pr&#234;tres par tout le royaume, c'&#233;tait le plus formidable auxiliaire des arm&#233;es de la coalition. La reine attendait, appelait ces arm&#233;es, la nuit et le jour. Elle avouait &#224; ses femmes ses v&#339;ux et son esp&#233;rance. Une nuit, dit Mme Campan, que la lune &#233;clairait sa chambre, elle la contempla et me dit que, dans un mois, elle ne verrait pas cette lune, sans &#234;tre d&#233;gag&#233;e de ses cha&#238;nes. Elle me confia que tout marchait &#224; la fois pour la d&#233;livrer. Elle m'apprit que le si&#232;ge de Lille allait se faire, qu'on leur faisait craindre que, malgr&#233; le commandant militaire, l'autorit&#233; civile ne voul&#251;t d&#233;fendre la ville. Elle avait l'itin&#233;raire des princes et des Prussiens ; tel jour, ils devaient &#234;tre &#224; Verdun, et tel jour, &#224; un autre endroit. Qu'arriverait-il &#224; Paris ? Le roi n'&#233;tait pas poltron ; mais il avait peu d'&#233;nergie. &#171; Je monterais bien &#224; cheval, disait-elle encore, mais alors j'an&#233;antirais le roi&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde voyait aux portes de la France deux arm&#233;es disciplin&#233;es, redoutables par leurs pr&#233;c&#233;dents : la prussienne, pleine de la tradition du grand Fr&#233;d&#233;ric ; l'autrichienne et hongroise, illustre par les succ&#232;s de la guerre des Turcs. Ces deux arm&#233;es avaient de plus cette grave particularit&#233;, qu'elles venaient, presque sans coup f&#233;rir, d'&#233;touffer d&#233;j&#224; deux r&#233;volutions, celle de Hollande et de Belgique. Nul politique, nul militaire ne pouvait croire &#224; une r&#233;sistance s&#233;rieuse de la part de nos arm&#233;es d&#233;sorganis&#233;es, des masses indisciplin&#233;es qui venaient derri&#232;re, de nos g&#233;n&#233;raux suspects, d'une cour qui appelait l'ennemi. Un miracle seul pouvait sauver la France, et peu de gens l'attendaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Roland avoue sans d&#233;tour qu'elle complait peu sur la d&#233;fense du Nord, qu'elle examinait avec Barbaroux et Servan les chances de sauver la libert&#233; dans le Midi, d'y fonder une r&#233;publique. &#171; Nous prenions, dit-elle, des cartes g&#233;ographiques, nous tracions la ligne de d&#233;marcation. &#8212; Si nos Marseillais ne r&#233;ussissent pas, disait Barbaroux, ce sera notre ressource. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci n'&#233;tait pas particulier aux Girondins. Marat, la veille du 10 ao&#251;t, demanda &#224; l'un d'entre eux de le sauver &#224; Marseille et se tint pr&#234;t &#224; partir sous l'habit d'un charbonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vergniaud affirme que Robespierre avait la m&#234;me intention, et que c'&#233;tait aussi &#224; Marseille qu'il voulait se retirer. Quoiqu'on soit port&#233; &#224; douter de l'affirmation d'un ennemi sur un ennemi, j'avoue que le t&#233;moignage d'un tel homme, loyal, plein de c&#339;ur et d'honneur, me semble avoir beaucoup de poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux hommes seuls, parmi ceux qui influaient, paraissent avoir &#233;t&#233; immuablement oppos&#233;s &#224; l'id&#233;e de quitter Paris, les deux qui avaient du g&#233;nie, Vergniaud et Danton. La chose est &#224; peu pr&#232;s certaine pour Danton. Celui qui, apr&#232;s le 10 ao&#251;t, quand l'ennemi approchait, ne sourcilla pas et s'obstina &#224; faire face, celui-l&#224;, avant le 10, dans un p&#233;ril moins imminent, ne faiblit pas &#224; coup s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Vergniaud, la chose est certaine. Il donna son avis en pr&#233;sence d'environ deux cents d&#233;put&#233;s. Contre l'opinion de la plupart de ses amis, il dit : &#171; Que c'&#233;tait &#224; Paris qu'il fallait assurer le triomphe de la libert&#233; ou p&#233;rir avec elle ; que, si l'Assembl&#233;e sortait de Paris, ce ne pouvait &#234;tre que comme Th&#233;mistocle, avec tous les citoyens, en ne laissant que des cendres, ne fuyant un moment devant l'ennemi que pour lui creuser son tombeau. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vergniaud et Danton jug&#232;rent justement comme Richelieu, quand la reine Henriette lui faisait demander si elle pouvait se r&#233;fugier en France. Il &#233;crivit en marge de la lettre : &#8212; &#171; Faut-il dire &#224; la reine d'Angleterre que qui quitte sa place la perd ? &#187; &#8212; Et Louis XI disait : &#171; Si je perds le royaume et que je me sauve avec Paris, je me sauve la couronne sur la t&#234;te. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme allait-on s'y prendre pour r&#233;sister dans Paris ? La premi&#232;re chose &#233;tait d'en &#234;tre ma&#238;tre. Or, Paris n'avait point Paris, tant que l'ami des Prussiens &#233;tait dans les Tuileries. C'est par les Tuileries qu'il fallait commencer la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obtiendrait-on d'un peuple, peu aguerri jusque-l&#224;, un moment de col&#232;re g&#233;n&#233;reuse, un violent acc&#232;s d'h&#233;ro&#239;sme qui f&#238;t cette folie sublime ? Cela &#233;tait fort douteux. Ce peuple semblait trop mis&#233;rable, abattu peut-&#234;tre sous la pesanteur des maux. Le Girondin Grangeneuve, dans l'ardeur de son fanatisme, demanda cette gr&#226;ce au capucin Chabot, qu'il lui br&#251;l&#226;t la cervelle, le soir, au coin d'une rue, pour voir si cet assassinat, dont on e&#251;t certainement accus&#233; la cour, ne d&#233;ciderait pas le mouvement. Le capucin, peu scrupuleux, s'&#233;tait charg&#233; de l'affaire, mais, au moment, il eut peur, et Grangeneuve se promena toute la nuit attendant en vain la mort et d&#233;sol&#233; de ne pouvoir l'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_VI/Chapitre_9&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quel est le plus haut sommet de la R&#233;volution fran&#231;aise ? C'est la &#171; Commune insurrectionnelle &#187; de Paris !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 9 au 10 ao&#251;t 1792, sous la menace du danger ext&#233;rieur (le manifeste de Brunswick de l'arm&#233;e de la noblesse fran&#231;aise unie aux arm&#233;es f&#233;odales europ&#233;ennes vient d'&#234;tre publi&#233; et il affirme la lutte &#224; mort contre le peuple fran&#231;ais r&#233;volt&#233;) et la crainte d'une trahison de Louis XVI, 28 sections sur 48 nomment des commissaires &#224; pouvoirs illimit&#233;s. La Commune de Paris est supprim&#233;e ; Mandat, le commandant de la garde nationale de Paris, est assassin&#233; et remplac&#233; par Santerre. La commune insurrectionnelle qui prend sa place &#233;lit comme premier pr&#233;sident Huguenin. Par la suite, elle est dirig&#233;e par J&#233;r&#244;me P&#233;tion, Pierre Louis Manuel et son substitut Danton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 ao&#251;t et les jours suivants, les sections qui n'avaient pas &#233;lu de commissaires rejoignent les 28 premi&#232;res sections. Le 11, la section de la place Vend&#244;me, qui se rebaptise section des piques, &#233;lit Robespierre comme repr&#233;sentant. &#192; ce moment-l&#224;, 52 commissaires d&#233;sign&#233;s avec la participation des citoyens forment le Conseil g&#233;n&#233;ral de la Commune. Le 21 ao&#251;t, le Conseil g&#233;n&#233;ral de la Commune obtient que le d&#233;partement de Paris soit dissous : ainsi, la Commune prenait sa place, cumulant les pouvoirs communal et d&#233;partemental. Les rivalit&#233;s entre l'Assembl&#233;e l&#233;gislative finissante et la Commune durent jusqu'&#224; la fin du mois d'ao&#251;t. La Commune fait pression pour acc&#233;l&#233;rer les proc&#232;s des coupables du massacre du 10 ao&#251;t, et finit par obtenir le 17 ao&#251;t la cr&#233;ation d'un tribunal extraordinaire &#233;lu par les sections. L'Assembl&#233;e d&#233;cide de frapper en d&#233;cr&#233;tant le renouvellement du Conseil g&#233;n&#233;ral de la Commune ; mais celui-ci refuse, et fait annuler le d&#233;cret. L'Assembl&#233;e se contente de faire &#233;lire six repr&#233;sentants par chaque section pour compl&#233;ter le Conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 septembre, la Commune d&#233;cr&#232;te de faire tirer le canon d'alarme, sonner le tocsin et battre la g&#233;n&#233;rale : c'est le d&#233;but des massacres de Septembre. Elle envoie des repr&#233;sentants inspecter les prisons, tenter de mod&#233;rer les massacres, mais globalement son action est peu d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille du 10 ao&#251;t 1792, les sections arrach&#232;rent &#224; l'Assembl&#233;e le droit de se r&#233;unir en permanence ; et apr&#232;s le 10 ao&#251;t non plus seulement ceux qui payaient le &#171; cens &#187; mais tous les citoyens y furent admis. (&#8230;) Nous voyons les premiers sympt&#244;mes de dualit&#233; de pouvoirs d&#232;s juillet 1789. A l'or&#233;e de la R&#233;volution, il y a dualit&#233; de pouvoirs non seulement entre le roi et l'Assembl&#233;e nationale, mais d&#233;j&#224; entre l'Assembl&#233;e nationale, interpr&#232;te des volont&#233;s de la haute bourgeoisie, et la Commune de Paris, cette derni&#232;re s'appuyant sur les couches inf&#233;rieures du tiers &#233;tat de la capitale. (&#8230;) La dualit&#233; de pouvoirs se manifesta d'une fa&#231;on beaucoup plus accus&#233;e &#224; l'occasion de l'insurrection du 10 ao&#251;t 1792. D&#232;s la seconde quinzaine de juillet, les sections avaient nomm&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s qui s'&#233;taient r&#233;unis &#224; l'H&#244;tel de Ville. (&#8230;) Le 10 ao&#251;t, l'assembl&#233;e des sections se substitua &#224; la Commune l&#233;gale et se constitua en Commune r&#233;volutionnaire. Celle-ci se pr&#233;senta face &#224; l'Assembl&#233;e bourgeoise comme l'organe de la volont&#233; populaire. (&#8230;) Mais la dualit&#233; de pouvoirs est un fait r&#233;volutionnaire et non constitutionnel. Elle peut durer un certain temps, mais pas tr&#232;s longtemps. (&#8230;) T&#244;t ou tard, l'un des pouvoirs finit par &#233;liminer l'autre. (&#8230;) &#171; La dualit&#233; de pouvoirs est, en son essence, un r&#233;gime de crise sociale : marquant un extr&#234;me fractionnement de la nation, elle comporte, en potentiel ou bien ouvertement, la guerre civile. &#187; Au lendemain du 10 ao&#251;t, les pouvoirs de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris et ceux de l'Assembl&#233;e s'&#233;quilibr&#232;rent un instant. Cette situation qui provoqua une crise politique aigu&#235;, ne dura que quelques semaines. L'un des deux pouvoirs dut finalement s'effacer devant l'autre, et ce fut la Commune. Au lendemain du 10 ao&#251;t 1792, les pouvoirs de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris et ceux de l'Assembl&#233;e s'&#233;quilibrent un instant. Cette situation, qui provoqua une crise politique aig&#252;e, ne persista que quelques semaines. La Commune eut le dessous. Le 31 mars 1793, la dualit&#233; de pouvoirs prit de nouveau une forme ouverte. Comme au 10 ao&#251;t, une Commune r&#233;volutionnaire s'&#233;tait substitu&#233;e &#224; la Commune et, face &#224; la Convention et &#224; son Comit&#233; de Salut public, elle avait fait figure de nouveau pouvoir. Mais la dualit&#233; ne dura cette fois, que l'espace d'un matin. Le pouvoir officiel s'empressa de faire rentrer dans le n&#233;ant la Commune insurrectionnelle. Apr&#232;s la chute des Girondins, la lutte entre la Convention et la Commune, entre le pouvoir borugeois et le pouvoir des masses, continua sourdement. Elle prit, &#224; nouveau, un caract&#232;re aigu, en novembre 1793, lorsque la Commune, se substituant &#224; la Convention, entra&#238;na le pays dans la campagne de d&#233;christianisation et imposa &#224; l'Assembl&#233;e le culte de la Raison. La bourgeoisie riposta en rognant les pouvoirs de la Commune qui, par le d&#233;cret du 4 d&#233;cembre, fut &#233;troitement subordonn&#233;e au pouvoir central. En f&#233;vrier-mars 1794, la lutte se raviva entre les deux pouvoirs. Celui issu des masses fut, alors, d'avantage repr&#233;sent&#233; par les soci&#233;t&#233;s populaires des sections, group&#233;es en un comit&#233; central, que par la Commune elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dialectics, a weapon of the French Revolution</title>
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		<dc:date>2025-11-09T03:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dialectics, a weapon of the French Revolution &lt;br class='autobr' /&gt;
In the following text, we do not simply intend to report historical observations on a revolution, namely the one that took place in France from 1789 to 1795. Our aim is far more general. We wish to point out that when the working people are so outraged that they cease to censor themselves, to break their silence, to abandon passivity, pessimism, fatalism, and submission, they express a historical necessity, a profound need of all human (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dialectics, a weapon of the French Revolution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;In the following text, we do not simply intend to report historical observations on a revolution, namely the one that took place in France from 1789 to 1795. Our aim is far more general. We wish to point out that when the working people are so outraged that they cease to censor themselves, to break their silence, to abandon passivity, pessimism, fatalism, and submission, they express a historical necessity, a profound need of all human society&#8212;that is to say, something philosophical. This is the meaning of the radical dynamic of societal transformation, its dialectic, which we call &#034;revolution.&#034; Historians often acknowledge the French Revolution, the Russian Revolution, or the Spanish Revolution, but &#034;revolution&#034; as a profound, philosophical phenomenon remains foreign to them, and the propertied classes, as well as their rulers, are careful to ignore its existence. Millions of men, women, and children seizing upon an idea of &#8203;&#8203;radical change, transforming it into a force, putting it into practice, and suddenly the dynamics of a society seemingly destined for stagnation emerge. The capacities of the oppressed and exploited, previously unrecognized by those directly affected, become evident to all. What appeared to be an immutable order appears as mere absurdity, and that it was accepted for so long seems incredible. Yes, revolution is millions of human beings coming together to do&#8230; philosophy, and even to write a new chapter in the philosophy of history !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From its very beginnings, the French Revolution was the union of opposites, of men and women, of the poor and the rich, of the bare-armed and the bourgeois, of liberty and dictatorship, of war and peace, of force and law, of the young and the old, of the haves and the have-nots, of nationalism and internationalism, of love and hate, of institutional power and of the base committees of the working people outside of any institution, of order and chaos, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dialectics manifested themselves in a thousand ways during the French Revolution (1789-1794) : internal dialectical contradictions of France under the Ancien R&#233;gime, dialectical contradictions within the revolutionary camp, dialectical contradictions within the Republic, the revolution and the counter-revolution relying on political forces and classes with opposing interests, on contradictory national and foreign interests, the dialectical nature of the revolutionary dynamic transforming the negative into the positive (the war into counter-revolution, then into revolution, then back into counter-revolution), the dialectic of the transition between political revolution (and counter-revolution) and social revolution (and counter-revolution), numerous shifts from quantity to quality, particularly during the two major revolutionary offensives, the dialectic of the interaction of the three estates of the Ancien R&#233;gime, the dialectic of class struggle within the revolution and within the counter-revolution, the dialectic of the relationship between religion and politics, between the social and the political, between war and peace, the coexistence and struggle of the negative and the positive (which is (negation of the negation), dialectic of the duality of power (notably the duality of loyalty/Republic and the duality of bourgeois power/popular power), dialectic as a weapon of war of the revolution that transforms every weapon of reaction into a weapon of revolution (and vice versa for the popular counter-revolution), dialectic between historical reality and the consciousness of the leaders and the people, dialectic between feudal, bourgeois, and popular thought, dialectic between the leaders and the masses, etc. Without dialectic, the French Revolution could never have been capable of such radical and profound ideological, social, and political transformations in such a short time, transforming, in a very small number of rapid and brutal transitions, a people crushed, dominated, divided, exploited, oppressed, unorganized, lacking awareness of their own strength, submissive, fearful, and rather respectful of royal and noble power into the exact opposite. The French Revolution is the most compelling manifestation of Hegel's dialectical assertion that everything that exists deserves to perish, because nothing it fought against, destroyed, or built was eternal. The harsher the oppression suffered and felt by the people, the stronger, deeper, and more enduring the revolutionary fervor of the masses. The transformation they achieved, while having to contend with a formidable counter-revolutionary resistance, is almost unbelievable. Of course, the propertied classes' efforts in the years that followed were to erase this lesson so that the people would never repeat it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Where do we find the famous negation of the negation of dialectics ? France's debts, the European war, religion, misery, everything has been transformed ultra-rapidly from a means of denying the revolution into a means of denying the counter-revolution and vice versa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Ancien R&#233;gime denied the rights of individuals in order to give all power to kings and feudal lords. The Revolution used this to magnify the rights of the people by denying the rights of kings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Ancien R&#233;gime divided the people into small regional units, the provinces, without common law, without a common language, without common interests. The Revolution did the opposite, unifying, with extraordinary rapidity, the people into a national unity founded on an ideology of popular interests, the common good of the people, which no counter-revolutionary reaction, however victorious, can destroy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By allying itself with all the royal and feudal dictatorships of Europe, the Ancien R&#233;gime had secured powerful foreign defenders whose armies were intended to crush the revolution. The revolution, in turn, used these allies to accuse the monarchy and nobility of national treason and to portray them as criminals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The monarchy pushed France from the beginning of the revolution to war in Europe in order to destroy the revolutionary force of the people. The people turned the tables : they defeated the European armies of reaction allied with the French nobles ! The war, far from killing the revolution, gave it extraordinary momentum and drove it to completely uproot the nobility in France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it was from the very beginning of the French Revolution that she turned the monarchy's weapons against herself. The king claimed he could use the debts of the French state to force the Third Estate to back down and pay. Instead of whining, negotiating amendments, a reduction in sacrifices, instead of yielding on the substance, the Third Estate chose not to deny the magnitude of the debts, not to deny the importance of the necessary sacrifices, but to deny the monarchy itself, its right to decide, its right to manage, its right to dominate, its right to govern. You're bankrupt, get out ! That was the first revolutionary act ! And that is the whole dialectical weapon of the negation of the negation : destroying by using the very weapon that was used to destroy you, whether it be debt, war, religion, poverty, or even terror ! We must turn the enemy's weapons against them instead of whining defensively !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yes indeed ! This is a great lesson for the world today ! The working people of 1789 turned the weapon of debt against the power of exploiters and oppressors ! They transformed the declaration of bankruptcy into an indictment of the government. They transformed the people from victims into victors. They transformed the king into the accused and the condemned. They did not destroy just a king. They destroyed the very principle of monarchy. They made the people the sole king, the sole government, the sole legislator, the sole ruler. Yes, it is a negation of the negation, since monarchy and feudalism denied the rights of the people, the rights of individuals, the rights of the common people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yes, self-organization is a weapon of negation of negation. From the very first step, by refusing to be dissolved by the king, the assembly of the Third Estate denied the power's right to authorize or not authorize the people to assemble. And this act would lead to all forms of self-organization of the people, from the poorest to the pike committees, to the unarmed, to the popular sections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By taking the lead in a revolutionary war in Europe, the working people did not merely defend the nation ; they called all peoples to the struggle for freedom. They had barely begun to construct, to invent, national unity, and they dialectically negated it, surpassing it by founding the union of the peoples of Europe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By taking the lead in the dechristianization struggle, the oppressed people denied the link between power and the Church. By endorsing royal power and the feudal order, the Catholic Church in France denied the people's right to obey no state ideology, to follow only their own individual or family beliefs. The people rejected this order that denied their own rights. They destroyed the Catholic order that claimed to reinforce the royal and feudal order. This rejection of the rejection radicalized the French Revolution. The people seized the Church's property that had been accumulated at their expense ! They forbade priests who did not recognize their Republic from practicing their religion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is sad to note that not only do the propertied classes and their historians no longer know anything about the revolutionary power of dialectics, but that the false revolutionaries, opportunists and reformists in reality, do not know the first word of it either&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4937&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4937&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2828&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2828&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dialectics is inseparable from social revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4774&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4774&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet, even today, the strategy of the proletariat cannot do without dialectics !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8300&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8300&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, by negating the negation, we must transform debts, wars, poverty, religious oppression, national, racial, gender, and age-based oppressions&#8212;all the enemy's weapons&#8212;into weapons of revolution, by radically (at their root) denying any right to capitalist power, capitalist property, capitalist morality, the capitalist state apparatus, the global capitalist order, and imperialism.&lt;br class='autobr' /&gt;
The rulers, the propertied classes, and the authors may try to conceal this reality, but there is no force superior to the dialectic of the social revolution of the self-organized masses. They toppled all the bastions of reaction, they soundly defeated, with revolutionary enthusiasm, the nobility and the superiorly organized and armed regular armies of all Europe, they destroyed centuries of Church-induced obscurantism, they turned the tables on fear, they transformed slaves into free men, the voiceless into spokespeople for all the peoples of the earth. There is no change more radical than social revolution. Its dynamic is almost unbelievable and, at the same time, perfectly natural. The relationship between resistance to change and the state is equally dialectical : the revolution could only build liberty by destroying liberty, could only demolish the monarchy by recreating a monarchy, could only abolish unequal laws by constructing new unequal laws, and yet, post-Revolutionary France will never be able to reverse the profound transformations achieved, will never be able to reinstate feudalism, the nobility, the old mode of production, the old laws, the Ancien R&#233;gime. The entire world was no longer the same after the French Revolution, and the greatest minds of the time recognized this.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goethe, amazed by the 1792 victory of the French revolutionary volunteer army at Valmy against the Prussian army, the strongest professional army in Europe, which he had witnessed from the German side and which would be the beginning of the victories of the French Revolution against the feudal and royal reaction of Europe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;From today and from this place begins a new era in the history of the world !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel in &#034;Reason in History&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;No power can destroy the spirit of a people, either from without or from within, unless it is already lifeless, unless it has already perished.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Around the time of the French Revolution, it seemed that the universe had suddenly expanded infinitely : beyond the emancipatory work accomplished by the Enlightenment, a new world was being discovered, overflowing : like a spring flood, the landscape was formed and arranged like the garden of traditional humanism.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a letter to Schelling in 1795, Hegel offered this assessment of the French Revolution : &#034;Instead of begging for their trampled rights, the people will appropriate them.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us recall that dialectics is the law of change through the development of contradictions and leaps in dynamics, a law in which opposites combine and transform into one another, the negative into the positive, which is a negation of the negation. Negative and positive are not the only possibilities ; the two can construct numerous combinations by linking and interacting. For Hegel, the positive is nothing other than the negation of the negation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5126&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5126&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel in his &#034;Lectures on the History of Philosophy&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We must acknowledge the negative aspect&#8230; We must recognize the contradiction inherent in existence. The old institutions, which no longer had a place in the developed sense of conscious self-freedom and of humanity, which had their foundation and support in the apathy&#8230; of conscience, which no longer corresponded to the Spirit that had established them, and which, despite the new scientific culture, continued to be considered sacred and just in the eyes of reason, were overthrown by the French philosophers&#8230; This aspect behaved destructively against what was destroyed within itself&#8230; The French Revolution was rendered inevitable by the rigid obstinacy of prejudices, pride, the total absence of thought, and greed. The philosophers had only general thoughts, an abstract idea of &#8203;&#8203;what should be&#8230;&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel, in &#034;Science of Logic&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The only thing necessary to achieve scientific progress, and toward the understanding of which we must essentially strive, is the knowledge of this logical proposition : the negative is also positive ; that which is contradicted does not resolve itself into zero, into abstract nothingness, but essentially into the negation of its particular content&#8230; It is a new concept, but higher, richer than the previous one, because it has been enriched by its negation, in other words, by its opposite ; it therefore contains it, but also more than it, it is the unity of itself and its opposite.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2175&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2175&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel's (and later Marx's) dialectic is capable of understanding revolutions because it is a revolutionary thought.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4912&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4912&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel, unlike many modern intellectuals, knew that revolution brings about novelty, that the world changes radically and qualitatively, that what seems eternal to us is merely an illusion, and that the force of change is not to be found outside but within the old society itself. And this is what is most astonishing, and therefore most revolutionary, in Hegel's thought : the existence of revolutionary forces within an order that seems solid, stable, and lasting. Not even a rock is solid, and neither is human society. This is Hegel's main message : radical change potentially exists within the most seemingly solid order.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4912&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4912&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel in his &#034;Lectures on the Philosophy of History&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Thought, the concept of law, suddenly asserted itself, and the old edifice of iniquity could not withstand it. Within the framework of law, a constitution was then built, everything resting on this foundation&#8230; It was a magnificent sunrise. All thinking beings celebrated this era. A sublime emotion reigned at that time ; the enthusiasm of the spirit thrilled the world&#8230;&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Referring to the work of the French revolutionaries, Hegel writes in &#034;Encyclopedia of the Philosophical Sciences&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In the midst of the revolutionary storm, their understanding manifested itself in the firmness with which they succeeded in bringing about the ethical order of the new world against the powerful alliance of the partisans of the old order ; in the firmness with which they realized, one after the other, and in their most extreme determination and opposition, all the constitutive moments of the development of the new political life. It is precisely by carrying each of these moments to the extreme point of its unilateralism, by pushing each unilateral principle to its ultimate consequences, that they were led by the dialectic of world historical reason to a political situation in which all the previous unilateralisms of political life appear to have been lifted.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;...led by the dialectic of world historical reason...&#034; that is what Hegel brilliantly remarks about the French revolution which led to the world revolution !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A dialectic that produces creative novelty&#8212;that is what Hegel observes, realizing that every day in France brings astonishing new developments, to the point that one cannot imagine what will happen next. He replies to those who ask what will happen next in France : &#8220;Wait until I receive the latest gazette to find out. It is impossible to imagine, as it could be yet another incredible event.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The newspaper &#034;Les r&#233;volutions de Paris&#034; wrote the day after the proclamation of the Republic : &#034;We are the first and only ones to base our revolution on the sacred laws of equality, in this respect differing from the English charter which admits a king, a nobility and two Chambers, upper and lower.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A revolutionary of that era proudly declared : &#034;We are creating what has not existed.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nothing is more dialectical than revolutions, and among these, the French Revolution (or rather the two revolutions of 1789 and 1793).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4774&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4774&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, the revolution is a good example of the fact that &#034;all order must give way to disorder leading to a new order&#034; and that &#034;everything that exists deserves to disappear and die.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4176&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4176&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yes, the revolution suddenly reveals that the old social order has become unreal, founded on lies, and this situation is a brutal discovery for both the powerful and the powerless. The old order is brutally severed from economic and social reality.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engels in &#034;Ludwig Feuerbach&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Now, according to Hegel, reality is by no means an attribute that belongs by right in all circumstances and at all times to a given social or political state of affairs. Quite the contrary. The Roman Republic was real, but the Roman Empire that supplanted it was no less so. The French monarchy of 1789 had become so unreal, that is to say, so devoid of all necessity, so irrational, that it necessarily had to be abolished by the great Revolution, which Hegel always speaks of with the greatest enthusiasm. Here, the monarchy was therefore the unreal and the Revolution the real. And so, in the course of development, everything that was previously real becomes unreal, loses its necessity, its right to exist, its rational character ; a new and viable reality replaces the dying one, peacefully if the old state of affairs is reasonable enough to die without resistance, violently if it rebels against this necessity.&#8221; And so Hegel's thesis, through the workings of Hegelian dialectic itself, turns into its opposite : everything that is real in the realm of human history becomes, with time, irrational, is therefore already irrational by its very nature, tainted in advance with irrationality ; and everything that is rational in the minds of men is destined to become real, however much this may contradict apparently existing reality. The thesis of the rationality of all reality resolves itself, according to all the rules of Hegelian dialectic, into this other : Everything that exists deserves to perish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first of the dialectical contradictions is that of the Ancien R&#233;gime. It was designed to prevent any change that would be detrimental to the nobility, and the first social class to destabilize it, before the bourgeoisie, before the common people, was&#8230; the nobility ! The aristocratic counter-revolution marked the beginning of the pre-revolutionary period.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9r%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9r%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The contradictions of the Ancien R&#233;gime :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gauchemip.org/spip.php?article4071&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.gauchemip.org/spip.php?article4071&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques d'Hondt writes : &#8220;The French Revolution was the explosion of economic, social, and political contradictions. It was because the regime was entangled in its contradictions and no longer knew how to extricate itself that Louis XVI convened the Estates-General. Among other things, a clear political contradiction then emerged : it was because he felt powerless in a difficult situation, and primarily because he no longer knew where or how to find money to resolve the financial crisis, that Louis XVI de facto acknowledged his dependence on the Estates-General. He presented himself before them, in this respect, as a supplicant. And at the same time, contradictorily, he claimed to speak to them as their master ! (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
What initially appeared cruelly negative becomes a positive factor for those who know how to use it. The financial deficit that burdened the nation in 1789, and which was to be borne by the Third Estate, became for the latter a formidable weapon against the absolute monarchy. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1789, Hegel drew the lesson from this : &#034;How blind are those who can believe that institutions, constitutions, laws which no longer agree with the customs, needs and opinions of the people, which the spirit has left in flight, can continue to maintain themselves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institutions, Hegel said, are no longer in harmony with customs ; whereas previously they were. Where there was no contradiction, a contradiction gradually emerged. This is the living and active contradiction, the process of becoming contradictory, the birth, the sharpening, then the bursting forth and resolution of contradiction in things and in ideas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And this is what the dogmatic interpreters of classical logic can neither understand nor admit. Therefore, they are unable to understand or admit a revolution. For them, what is, is ; what is not, is not&#8212;and there can be no third term. Yet, between feudalism and capitalism, between monarchy and republic, there must be a transition. And it is this transition that is revolutionary. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In revolution, everything is constantly becoming. And it is this becoming, this fluidity, that must be grasped and, if possible, controlled. As Hegel said, &#034;Everything is, and also is not. For everything flows, is in perpetual change.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/cafon_0395-8418_1991_num_63_1_1565&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/cafon_0395-8418_1991_num_63_1_1565&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The French Revolution demonstrated that an order seemingly as solid as a rock can shatter brutally&#8230; like a rock. The country that had been one of the strongest pillars of feudal reaction in Europe, a monarchy seemingly irrevocably bound to the name of France, broke so completely that the monarchy died there, feudalism vanished overnight, and the country transformed itself into the most formidable enemy of feudalism in Europe. It drove out, at the bayonets of its volunteer soldiers, the most formidable of European armies, that of Prussia, presumed invincible for its trained professional armies, and forced European heads of state to recognize the new revolutionary power, even though these same heads of state had proclaimed their intention to crush this revolution in blood and reinstate the King of France and the French nobility. From the absolute right of the monarch, we move directly to the absolute right of the people. From absolute monarchy, we move to absolute republic. From the lettre de cachet to the people's right to self-determination. From the reign of the Catholic Church to republican secularism. From feudal rights to individual rights and individual liberty. The universe suddenly ceased to revolve around the Sun King, and the center was everywhere ! A reversal of the apparent absolute order&#8230; and the creation of a completely new order. From a France unthinkable without its monarchy to a new France unthinkable with a monarchy, there was but one step.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The dialectical transition from order to disorder and then to a new order is proven, and this is far from being the only dialectical manifestation of the French Revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yes indeed ! It's the dialectic of order and disorder that we find at many other levels and in other areas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6814&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6814&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5028&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5028&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article25&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, the French revolution was simultaneously bourgeois and proletarian (in the sense of the committees and sections of unarmed workers), simultaneously libertarian and authoritarian, simultaneously anti-statist and constructive of a new state, simultaneously&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://shs.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2015-3-page-254?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://shs.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2015-3-page-254?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/chrhc/13302&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/chrhc/13302&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Within the context of the French Revolution, all historical observations are inherently dialectical. The interplay of opposites leads to an extraordinarily innovative dynamic, resulting in the emergence of new developments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is the contradiction between the spontaneous and tumultuous nature of self-organization and the structured and manipulated nature of power from above during the revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Self-organization was a constant feature of the French Revolution, even if it was always in contradiction, in a power struggle with the State : local electoral assemblies, the grievance lists, and the Estates-General refusing to dissolve in 1789 ; sections that were permanently established in 1792 ; clubs, the sans-culottes movement, popular societies in 1793, the Enrag&#233;s, the Legions of Volunteers, surveillance committees, revolutionary organizations, pike committees, women's associations, revolutionary committees, insurrectionary communes in 1794, and so on. The Jacobin bourgeoisie more or less accompanied, guided, and manipulated this mass movement, but it never truly supported it and constantly worked to re-establish a strong bourgeois State, the antithesis of popular power.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the French Revolution, bourgeois democracy and the dictatorship of the popular masses were in dynamic contradiction&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article244&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article244&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Within the revolution, class collaboration between the bourgeoisie and the exploited, and also radical struggle between them, are intertwined in a contradictory manner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In fact, there is a bourgeois revolution within the revolution of the most destitute, of the unemployed, and a quasi-proletarian revolution within the bourgeois revolution. Nothing is more dialectical than the permanent revolution, which constantly pushes its social radicalism further.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1398&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1398&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These internal, dialectical, and violent contradictions explain why the change was so brutal and dramatic. Even today, we are struck by the speed and radical nature of the transformation. The king, who was adored and admired by the people, was beheaded, and his descendants were deposed. The monarchy was uprooted, and feudalism abolished overnight. Feudal and religious properties were sold off.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From an extremely divided France, which was a juxtaposition of provinces, regions, administrative entities with diverse rules, dialects, local powers, regional rules and laws, and peoples of diverse origins, the revolution created in record time a unified nation, conscious of itself, from Paris to Marseille, and speaking politically and socially with one voice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From a country long subjected to feudalism and royalty, he does exactly the opposite, the people brutally becoming an enemy of everything that represents nobility and royal power.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From a country deeply divided socially and politically, the revolution cemented a people. But this people, who believed themselves to be united, continued to harbor contradictions within themselves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Gu&#233;rin in &#034;The Class Struggle under the First Republic&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;In an article from January 1849, Engels pointed to the 'permanent revolution' as one of the characteristic features of the 'glorious year 1793'. Marx was the first to realize that in France, in the midst of the bourgeois revolution, the Enrag&#233;s, and then the Babouvists, had introduced an embryo of proletarian revolution.&#034; As early as 1845, therefore before Michelet, Marx observed, in &#034;The Holy Family,&#034; that &#034;the revolutionary movement, which had as its principal representatives, in the middle of its evolution, Leclerc and Roux and finally succumbed for a moment with the Babeuf conspiracy, had given rise to the communist idea (...)&#034; And, two years later, regarding the Babouvists, he emphasized that &#034;the first appearance of a truly active communist party occurred within the framework of the bourgeois revolution.&#034; (...) Engels added : &#034;When, later, I read Bougeart's book on Marat, I realized that in more than one respect, we had only unconsciously imitated the great authentic model of the Friend of the People (...) and that he, like us, refused to consider the Revolution as over, wanting it to be declared permanent.&#034; &#8220;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx and Engels, in fact, drew inspiration from this historical concept of permanent revolution, making it a rule of conduct for future revolutions. (&#8230;) Thus, in March 1850 (&#8230;), they wrote to the Communist League : &#8216;It is in our interest and our duty to make the revolution permanent, until all the more or less propertied classes have been driven from power, until the proletariat has conquered public power (&#8230;).' And they concluded their appeal with this &#8216;battle cry' : permanent revolution ! In April of the same year, Marx and Engels, together with the Blanquists, founded a Universal Society of Revolutionary Communists, whose first article pledged to maintain &#8216;permanent revolution until the realization of communism.'&#8221; It was in the same vein that Lenin &#8211; who knew the March 1850 circular almost by heart and quoted it frequently &#8211; would write in 1905 : &#034;We are for the uninterrupted revolution.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky, who deepened and developed Marxist thought on this point, wrote : &#8220;The idea of &#8203;&#8203;permanent revolution was put forward by the great communists of the first half of the 19th century, Marx and his followers, to counter the bourgeois ideology which, as is well known, claims that after the establishment of a &#8216;rational' or democratic state, all questions could be resolved through the peaceful path of evolution and reform. (&#8230;) Permanent revolution, in the sense that Marx gave to this concept, means a revolution that refuses to compromise with any form of class domination, that does not stop at the democratic stage but proceeds to socialist measures and war against external reaction, a revolution in which each stage is contained in germ within the preceding stage, a revolution that ends only with the total liquidation of class society.&#8221; (in &#034;The Permanent Revolution&#034;)&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) As Trotsky wrote : &#034;The distinction between bourgeois revolution and proletarian revolution is the alphabet. But, after learning the alphabet, one learns the syllables, which are formed of letters. History has combined the most important letters of the bourgeois alphabet with the first letters of the socialist alphabet.&#034; (...) As early as 1905, he wrote : &#034;A general sociological definition, 'bourgeois revolution,' in no way resolves the problems of politics and tactics, the antagonisms and difficulties posed by the very mechanism of this bourgeois revolution. Within the framework of the bourgeois revolution of the late 18th century, whose objective aim was the domination of capital, the dictatorship of the sans-culottes proved possible.&#034; In the early 20th-century revolution, which also proved bourgeois in its immediate objectives, the inevitability, or at least the probability, of the political domination of the proletariat is clearly emerging in the very near future. (from &#034;History of the Russian Revolution&#034;)&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) The two perspectives from which the French Revolution must be considered&#8212;one relating to the objective conditions of the time (bourgeois revolution), and the other to the internal mechanism of the revolutionary movement (permanent revolution)&#8212;are only superficially contradictory. I will now explain why.&lt;br class='autobr' /&gt;
The fact that, even during a bourgeois revolution, the internal dynamics of the Revolution lead the proletariat to become more or less aware of its own class interests and to seek, more or less confusedly, to seize power does not contradict the materialist conception of history according to which material relations imperatively condition the evolution of societies. It does not justify a &#034;voluntarist&#034; thesis which, neglecting what is objectively possible, would imagine that will alone is enough to make it possible. The theory of permanent revolution remains firmly grounded in historical materialism. It explains the attempt to transcend the bourgeois revolution, not through psychological reasons, not through the &#034;idealistic&#034; intervention of the human will, but through certain purely &#034;material&#034; circumstances. Here's how. A society, and consequently the material relations existing within it, is never homogeneous because the entire historical process is founded on the law of the unequal development of the productive forces. Lenin highlighted one aspect of this law when, in his analysis of imperialism, he emphasized the &#034;disproportion in the speed of development of different countries,&#034; the &#034;differences between the speed of development of the different elements of the world economy,&#034; and stated : &#034;Under capitalism, there can be no equal development of enterprises, trusts, branches of industry, or countries.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky showed that &#034;from this universal law of unequal rhythms arises another law which, for lack of a more suitable name, can be called the law of combined development,&#034; in the sense that a society in the process of evolution is &#034;an original combination of the various phases of the historical process,&#034; &#034;of backward elements with the most modern factors.&#034; The author of &#034;History of the Russian Revolution&#034; illustrated this law very strikingly by applying it to early 20th-century Russia. But it has a much broader scope. It applies to all modern societies. Marx had already applied it to Germany in 1847. He had observed that &#8220;in this country, where the political misery of the absolute monarchy still exists with all its attendant castes and decaying semi-feudal conditions, there already exists, on the other hand, partially, as a consequence of industrial development and Germany's dependence on the world market, the modern oppositions between the bourgeoisie and the working class, with the resulting struggle.&#8221; And he based his conception of permanent revolution on &#8220;this contradictory situation&#8221; : &#8220;The German bourgeoisie thus finds itself already, too, in opposition to the proletariat, even before it has politically constituted itself as a class.&#8221; Trotsky merely elaborates on Marx's thought when he emphasizes that &#8220;the theory of permanent revolution was founded on this law (&#8230;) of the inequality of historical development.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
Applying the law of combined development to the French Revolution allows us to understand why the great Revolution took on the dual character of a bourgeois revolution and a permanent revolution. It explains why, despite the fact that the objective conditions of the time still only allowed for the victory of the bourgeoisie, the bourgeois revolution already contained within it the embryo of a proletarian revolution. This is because France in 1793 was, from the perspective of the evolution of forms of production and property, a heterogeneous combination of retrograde and modern elements, of factors that lagged behind the bourgeois revolution and others that tended to leapfrog it. The archaic conditions of land ownership and cultivation in certain regions, such as the Vend&#233;e and Brittany, had contributed to keeping these provinces mired in serfdom. However, technological progress, the beginnings of the Industrial Revolution, and the economic developments that had concentrated a considerable mass of workers in cities, and especially in the capital, in the face of an already wealthy and powerful bourgeoisie, had given the sans-culottes (and particularly the Parisian sans-culottes) a centuries-long advantage over the peasants of the West and the South. Paris already had over 700,000 inhabitants by 1793.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Two worlds overlapped : in the very carriage that was taking Louis, king by the grace of God, to the scaffold, sat the fervent Jacques Roux, a (still fledgling) pioneer of the proletarian revolution, representing the Paris Commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
Did a proletariat even exist ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Let us consider for a moment the sans-culottes of Year II : we will be struck by the composite nature of their traits. They themselves are the product of combined development. If the question were posed in a simplistic form : did a proletariat exist in 1793 ? The answer would have to be both no and yes. Undoubtedly, there was no proletariat in the sense that this word acquired in the 19th century, that is to say, large masses of workers who had lost ownership of their means of production and were concentrated in vast enterprises. (&#8230;) Moreover, the differentiation within the Third Estate was already pronounced and continued to deepen during the five years of the Revolution. The bourgeois of 1789 was already a figure of considerable importance. Landowner, wealthy merchant, industrialist, holder of an office (judicial, financial, etc.), his lifestyle, manners, even his attire, aligned him far more closely with the aristocracy than with the working class. Inflation and the high cost of living, on the one hand, and on the other, the lucrative acquisitions of nationalized property and the enormous profits made on war supplies, began to create a rift between the bourgeoisie and the sans-culottes. The poor grew poorer, while the wealth of the rich became more blatant.&lt;br class='autobr' /&gt;
The distinction already existed, albeit to a lesser degree, between the petty bourgeoisie and manual laborers. To lump together, as is sometimes done, all the social strata that constituted the vanguard of the Revolution under the term &#034;petty bourgeoisie&#034; or &#034;democracy&#034; is, in my opinion, too simplistic. The petty bourgeoisie of that era already played, albeit in an embryonic form, an intermediary role between the bourgeoisie and the workers. (...) The Jacobin party, both petty-bourgeois at its head and popular at its base, reflected this contradiction. (...) Thus, the demonstration of September 4, 1793, was specifically workers' ; it brought together almost exclusively journeymen, and the petty bourgeoisie seem to have felt some unease : the incident between Chaumette and the worker Tiger is significant in this regard. The strikes of winter and spring 1794 were also, by their very nature, specifically proletarian movements from which the Jacobin petty bourgeoisie distanced themselves and which they slandered, calling them &#034;counter-revolutionaries.&#034; Finally, during the Prairial Days (May 1795), we will see the small business owners of the Faubourg Saint-Antoine play a role distinctly different from their comrades : while the latter, of their own accord, would have continued the struggle, the former, frightened by the class character it had taken on, pushed for a compromise with the Thermidorian bourgeoisie (a compromise that proved fatal to the insurgents). (...) Wishing to use a term that marks, without exaggerating, the relative difference existing between petty bourgeois and workers, I have borrowed from Michelet the expressive term &#034;bare arms.&#034; The historian observes that if the defense of Nantes against the Vend&#233;ans had been solely bourgeois, Nantes would have been lost. &#8220;It was necessary,&#8221; he writes, &#8220;that the bare arms, the rough men, the workers violently take sides against the brigands.&#8221; (&#8230;) The composite nature of the &#8220;sans-culottes&#8221; of 1793 must never be lost sight of if one wants to understand the complex mechanism of the final phase of the Revolution. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx showed in &#8220;On the Jewish Question&#8221; how the revolutionary movement, &#8220;by declaring the revolution permanent,&#8221; had placed itself &#8220;in violent contradiction&#8221; with the objective conditions of the bourgeois revolution, which ultimately resulted in &#8220;the restoration of religion, private property, and all the elements of bourgeois society.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
Engels offered various analyses of this setback, common to all revolutions of the old type (that is, of periods when proletarian revolution was still objectively impossible). After showing how an embryonic proletariat, grouped around Thomas M&#252;ntzer in Germany at the beginning of the 16th century, formulated the rudiments of communist demands, he wrote : &#8220;But, at the same time, this anticipation, beyond not only the present, but even the future (&#8230;) was bound, at the first attempt at practical application, to fall back within the narrow limits permitted only by the conditions of the time.&#8221; &#8220;It was not only the movement of that time, but its entire century that was not yet ripe for the realization of the ideas that it itself had only begun to glimpse very dimly. The class it represented, far from being fully developed and capable of subjugating and transforming the whole of society, was merely in its infancy.&#8221; The social upheaval that vaguely presented itself to his imagination had so little basis in existing material conditions that these conditions were even preparing a social order that was absolutely the opposite of the social order he dreamed of. It was therefore easy for the bourgeoisie, led by Luther, to crush the movement. (&#8230;) Elsewhere, regarding the revolutions in Paris, Engels describes the ebb as follows : &#8220;The proletariat, which had bought victory with its blood, appeared after the victory with its own demands. These demands were more or less obscure and even confused, according to the corresponding degree of development of the Parisian workers, but, ultimately, they aimed at the suppression of the class antagonism between capitalists and workers. (&#8230;) But the demand itself, however indeterminate it still was in its form, contained a danger to the established social order ; the workers who made it were still armed ; for the bourgeois who were at the helm of the State, the disarmament of the workers was therefore the first duty.&#8221; Hence, after each revolution in which the workers were victorious, a new struggle arises, which ends in the defeat of the workers.&lt;br class='autobr' /&gt;
And, in another text, Engels elaborates : &#8220;After the first major success, it was the rule that the victorious minority would split in two : one half was satisfied with the result obtained, the other wanted to go even further, making new demands. (&#8230;) These more radical demands did prevail in some cases, but frequently only for a moment : the more moderate party regained supremacy, the latest gains were lost again in whole or in part ; the vanquished then cried treason or blamed the defeat on chance. But in reality, this was most often the case : the gains of the first victory were only secured by the second victory of the more radical party ; once this was achieved, that is to say, what was momentarily necessary, the radical elements disappeared again from the scene of operations, and their success with them.&#8221; All the great revolutions of modern times, beginning with the great English Revolution of the 17th century, exhibited these traits, which seemed inseparable from any revolutionary struggle.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) The precise point at which the Revolution reaches its zenith and where the decline begins (...) I place at the end of November 1793. (...) From 1789 until the date just proposed, the revolutionary movement, I will show, advanced in successive leaps, constantly because the objective limits of the bourgeois revolution had not yet been reached. (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
The theory of permanent revolution has a corollary which, for the sake of clarity in my analysis, I have only touched upon in the preceding exposition. Because revolution is permanent&#8212;that is, because the problem of proletarian revolution already arises (albeit in a more or less embryonic form) during the bourgeois revolution&#8212;the revolutionary bourgeoisie, for its part, is not solely preoccupied with liquidating the class it has succeeded. It is also concerned about what is happening on its left. It is alarmed to see that the working masses, whose active participation is essential to putting an end to the old regime, and into whose hands it has had to place weapons, are trying to take advantage of the circumstances to obtain satisfaction of their own demands. The fear inspired by the popular vanguard makes it refrain from striking too swiftly and brutally at the counter-revolution. It hesitates at every moment between the solidarity that unites it with the people against the aristocracy and that which unites all the propertied classes against the non-property-makers. This pusillanimity renders it incapable of completing the historical tasks of the bourgeois revolution.&lt;br class='autobr' /&gt;
The popular vanguard must therefore force the monarchy's hand, push it forward, literally wrest from it the radical measures whose necessity it keenly feels but which frighten it. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
On the eve of 1789, the bourgeoisie, let us repeat, was no longer, to a very limited extent, a lower class. It was quite closely linked to royal absolutism and the class of large landowners. It already held a considerable share of economic power. Moreover, it had been allowed to pick up the crumbs from the feudal feast (many bourgeois had received titles of nobility, enjoyed feudal rents, held offices, and wore breeches and stockings like the nobles). (&#8230;) The violence with which the popular masses attacked the old regime frightened the bourgeoisie from the outset.&lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Lefebvre observes, in his &#034;Great Fear of 1789&#034; : &#034;Exasperated by hunger, the peasant threatened the aristocracy with an irresistible assault. But the bourgeoisie itself was not safe. It did not pay its share of taxes either ; it owned many lordships : it was the bourgeoisie that provided the lords with their judges and stewards ; it was the bourgeoisie who leased the collection of feudal dues.&#034; (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
On a purely political level, we note the same hesitation on the part of the bourgeoisie in fulfilling its historical duties. Thus, on July 14, 1789, it was literally forced into action. (...) &#034;Thus, the signal for the violent conquest of the Bastille was not given by the bourgeoisie. It was despite its efforts at conciliation that the people seized the old prison.&#034; If the sans-culottes hadn't forced the bourgeoisie's hand, the National Assembly would have ultimately succumbed in its rebellion against the royal bayonets. Similarly, without the march on Versailles on October 5th, with its starving, bare arms, and without their irruption into the Assembly, the Declaration of the Rights of Man would not have been ratified. Without the groundswell of August 10, 1792, the bourgeoisie would have retreated before the Republic and universal suffrage.&lt;br class='autobr' /&gt;
At the beginning of 1793, we will see the largest and wealthiest wing of the bourgeoisie (the Girondins) back down out of fear and hatred of the sans-culottes, hesitate before the radical measures that alone could save the Revolution, and ultimately slide toward royalism. We will then see the most audacious faction of the bourgeoisie (the Mountains), which supplanted those who had betrayed the cause of the Revolution, hesitate in turn to push the struggle to its conclusion. It will take the intervention of the suburbs for them to decide to punish the leaders of the Girondins and rid the army of reactionary officers. (&#8230;) Thus, for society to be entirely purified of feudal and absolutist vestiges, the intervention of the proletariat itself was already necessary at the end of the 18th century. The bourgeois revolution would not have been carried to its conclusion if it had not been accompanied by the embryo of a proletarian revolution. (&#8230;) Engels, drawing from his comparative study of the English and French revolutions, concludes that &#8220;without the plebeian element in the cities, the bourgeoisie alone would never have carried the battle to a decisive conclusion,&#8221; and he adds : &#8220;it seems that this is, in fact, one of the laws of the evolution of bourgeois society.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
We will now consider the French Revolution from the perspective of the forms of popular power. The theory of permanent revolution will help us to uncover certain aspects that have too often escaped republican historians. These historians have been content to present the great Revolution as the cradle of parliamentary democracy. They have not perceived (or have chosen not to perceive) that, precisely because it was, at the same time as a bourgeois revolution, an embryo of a proletarian revolution, it carried within it the germ of a new form of revolutionary power whose features would become more pronounced during the proletarian revolutions of the late 19th and 20th centuries. They have not sufficiently marked the historical lineage which, from the Commune of 1793, leads to that of 1871, and even less, of course, that which from the Commune of 1793 and 1871 leads to the soviets (councils) of 1905 and 1917. They have not seen that the essential data of the problem of power as it arose for the proletariat during the Russian Revolution (duality of powers, revolutionary constraint of the proletariat) were already manifesting themselves, although in an embryonic form, during the French Revolution, and in particular, in its last phase.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) We see the first symptoms of a dual power structure as early as July 1789. On the eve of the Revolution, there was a dual power structure not only between the king and the National Assembly, but also between the National Assembly, interpreting the will of the upper bourgeoisie, and the Paris Commune, the latter relying on the lower strata of the Third Estate in the capital. (&#8230;) The dual power structure manifested itself much more markedly during the insurrection of August 10, 1792. As early as the second half of July, the sections had appointed delegates who met at the H&#244;tel de Ville. (&#8230;) On August 10, the assembly of sections replaced the legal Commune and constituted itself as the Revolutionary Commune. It presented itself to the bourgeois Assembly as the organ of the popular will. (&#8230;) But the dual power structure is a revolutionary, not a constitutional, phenomenon. It can last for a while, but not very long. (&#8230;) Sooner or later, one of the powers ends up eliminating the other. (&#8230;) &#8220;The duality of powers is, in its essence, a regime of social crisis : marking an extreme fragmentation of the nation, it entails, potentially or openly, civil war.&#8221; In the aftermath of August 10, the powers of the revolutionary Paris Commune and those of the Assembly were momentarily balanced. This situation, which provoked an acute political crisis, lasted only a few weeks. One of the two powers ultimately had to give way to the other, and that was the Commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
On May 31, 1793, the duality of powers once again took on an open form. As on August 10, a revolutionary Commune had replaced the legal Commune and, facing the Convention and its Committee of Public Safety, had emerged as a new power. But this time, the duality lasted only for a morning. The official authorities, as we shall see, hastened to erase the insurrectionary Commune from history.&lt;br class='autobr' /&gt;
After the fall of the Girondins, the struggle between the Convention and the Commune, between bourgeois power and the power of the masses, continued in a muted fashion. (&#8230;) The struggle took on a sharper character once again in November 1793, when the Commune, replacing the Convention, led the country into a campaign of dechristianization and imposed the Cult of Reason on the Assembly. The bourgeoisie retaliated by curtailing the powers of the Commune, which, by the decree of December 4, was placed under strict control of the central government.&lt;br class='autobr' /&gt;
In February-March 1794, the struggle between the two powers reignited. During this final phase, as we shall see, the power of the masses was represented more by the popular societies of the sections, grouped into a central committee, than by the Commune itself. But the leaders of the latter, spurred on by the movement of the masses, harbored thoughts of a coup d'&#233;tat. This was the supreme episode of the duality of power. The bourgeoisie accused the supporters of the Commune of wanting to &#034;debase national representation&#034; and it crushed popular power, thus delivering the final blow to the Revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Read more :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4708&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4708&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3033&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3033&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/cafon_0395-8418_1991_num_63_1_1565&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/cafon_0395-8418_1991_num_63_1_1565&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And terror ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6636&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6636&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The dialectical nature of the strategy of the revolutionary proletariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8300&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8300&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why has the Yellow Vest movement been compared to the French Revolution ? Because this movement didn't just demand change, fight against, and denounce the government ; it rejected the entire political and social power of the exploiters, their control of the state and society. And the French Revolution demonstrated to them that the working people can dialectically decide to reject the right to exploitation and the right to oppression. If the circumstances are right, their decision alone can change reality.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5281&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5281&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What role does dialectical philosophy play in the politics of revolutionaries ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3617&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3617&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Expropriate the expropriators, use wars and debts, like all forms of oppression, to turn them against the capitalist warriors and oppressive imperialists, annihilate those who want to eradicate humanity, declare war on the warmongers, seize the finances of those who cut off our financial resources, eliminate all political rights of those who deny us our political rights, dismantle the organizations of those who want to prevent us from organizing, shoot the generals who shoot at us, requisition the trusts that are driving us into bankruptcy, silence the priests linked to power and the pedophile manipulators of children, fire the firefighters, suppress the right to pollute public opinion for the media that refuse to broadcast our opinions, deny the exploiters who deny us our democratic rights the right to participate in our democracy, disarm the capitalist armies and arm the working people, put internationalists at the head of the peoples who suffer national oppression and turn it against them Imperialism, decapitalizing the accumulators of capital, that is indeed the negation of revolutionary negation !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Daniel Gu&#233;rin : la contre-r&#233;volution qui s'est d&#233;velopp&#233;e au sein m&#234;me de la r&#233;volution fran&#231;aise n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu &#234;tre offensive contre le petit peuple r&#233;volutionnaire d&#232;s 1793 !</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article7642</link>
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		<dc:date>2025-03-11T23:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Bourgeoisie</dc:subject>
		<dc:subject>Petits bourgeois</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>
		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;volution permanente</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Daniel Gu&#233;rin : la contre-r&#233;volution qui s'est d&#233;velopp&#233;e au sein m&#234;me de la r&#233;volution fran&#231;aise n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu &#234;tre offensive contre le petit peuple r&#233;volutionnaire d&#232;s 1793 ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La contre-r&#233;volution, c'est bien entendu la r&#233;volte de la noblesse et son arm&#233;e europ&#233;enne en guerre contre la France, c'est la r&#233;volte du clerg&#233;, c'est la Vend&#233;e, la chouannerie, la r&#233;volte des grandes villes contre la r&#233;volution parisienne, etc. Mais il y a aussi la contre-r&#233;volution (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique191" rel="directory"&gt;8- La contre-r&#233;volution&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot51" rel="tag"&gt;Bourgeoisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot54" rel="tag"&gt;Petits bourgeois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot317" rel="tag"&gt;r&#233;volution permanente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Daniel Gu&#233;rin : la contre-r&#233;volution qui s'est d&#233;velopp&#233;e au sein m&#234;me de la r&#233;volution fran&#231;aise n'a pas attendu Thermidor 1794 et elle a pu &#234;tre offensive contre le petit peuple r&#233;volutionnaire d&#232;s 1793 !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La contre-r&#233;volution, c'est bien entendu la r&#233;volte de la noblesse et son arm&#233;e europ&#233;enne en guerre contre la France, c'est la r&#233;volte du clerg&#233;, c'est la Vend&#233;e, la chouannerie, la r&#233;volte des grandes villes contre la r&#233;volution parisienne, etc. Mais il y a aussi la contre-r&#233;volution qui grandit au sein m&#234;me de la r&#233;volution&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fraction de la r&#233;volution fran&#231;aise qui se retourne contre elle, ce sont les La Fayette, les Siey&#232;s, les Mirabeau, les Barnave, les Lameth, les Duport et bien d'autres personnages de d&#233;buts de la r&#233;volution qui se sont affol&#233;s quand elle a commenc&#233; &#224; d&#233;truire la royaut&#233;, condamner &#224; mort le roi et construire la r&#233;publique et surtout quand les masses populaires ont montr&#233; qu'elles pouvaient jouer un r&#244;le dirigeant elles aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me fraction, c'est celle de la bourgeoisie girondine qui s'affole de l'alliance entre le peuple travailleur (sans culottes, bras nus, femmes r&#233;volutionnaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me fraction, ce sont les dirigeants de l'appareil d'Etat et les chefs robespierristes. Ils sont en butte &#224; la mont&#233;e de la col&#232;re populaire devant la mis&#232;re. Ils sont contraints d'abord de rester li&#233;s au peuple r&#233;volutionnaire, de prendre des mesures de contrainte &#233;conomique pour combattre la mis&#232;re. Ils continuent &#224; soutenir la r&#233;volution &#224; son sommet en 1793 lors de l'attaque des Tuileries, de la commune de Paris, du deuxi&#232;me soul&#232;vement populaire de la R&#233;volution, mais ils combattent ensuite le mouvement populaire contre la pauvret&#233;, tentent de le d&#233;tourner en lutte de d&#233;christianisation, ils cassent et discr&#233;ditent les enrag&#233;s, les r&#233;publicaines r&#233;volutionnaires, les sections populaires, les comit&#233;s de piques et leurs dirigeants, les arr&#234;tent et les condamnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aboutissement de la contre-r&#233;volution, c'est Thermidor (27 juillet 1794). Mais ce n'est que son ach&#232;vement, pas son d&#233;but. Daniel Gu&#233;rin &#233;crit, dans &#171; La lutte de classes sous la Premi&#232;re R&#233;publique &#187; que nous citons largement dans la suite, &#171; La volte-face gouvernementale ne fut pas limit&#233;e &#224; la question religieuse (contre les d&#233;christianisateurs)&#8230; mais ce fut la R&#233;volution dans son ensemble qui commen&#231;a son mouvement de recul. Tridon l'a fort bien compris. Il a m&#234;me rep&#233;r&#233; tr&#232;s exactement les dates fatidiques de l'&#233;v&#232;nement : du 28 novembre au 12 d&#233;cembre 1793. &#171; Entre ces dates, &#233;crit-il, se d&#233;bat la crise supr&#234;me de la R&#233;volution. &#187; La R&#233;volution interrompit sa marche en avant, la r&#233;action commen&#231;a, non pas en germinal, &#224; la fin de mars 1794, comme le pensent Michelet et Becker, mais d&#232;s le soir du 1er frimaire, du 21 novembre 1793, quand Robespierre, du haut de la tribune des Jacobins, d&#233;clara la guerre aux d&#233;christianisateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire iici quelques extraits :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17062 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/pdf/daniel_guerin.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 16.8 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Robespierre passait ainsi de principal dirigeant de la r&#233;volution &#224; principal organisateur de la contre-r&#233;volution au sein de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thermidor 1794 de la R&#233;volution fran&#231;aise ! Pourquoi la direction bourgeoise de la r&#233;volution s'est charg&#233;e de lancer la contre-r&#233;volution :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comprendre que la R&#233;volution fran&#231;aise, amoureuse de la libert&#233;, bascule dans &#171; la Terreur &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Montagnards, Robespierre et les Jacobins &#233;taient-ils l'aile marchante de la r&#233;volution fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;mocratie directe de 1793 et Etat bourgeois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1500&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1500&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maximilien Robespierre, dirigeant de la r&#233;volution bourgeoise fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2628&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2628&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robespierre, d&#233;fenseur jusqu'au bout de la politique r&#233;volutionnaire de la bourgeoisie fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise n'a pas &#233;t&#233; qu'une r&#233;volution bourgeoise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Danton et la r&#233;volution fran&#231;aise</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article7674</link>
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		<dc:date>2025-02-14T23:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Danton et la r&#233;volution fran&#231;aise &lt;br class='autobr' /&gt;
Biographie : &lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Jacques Danton est n&#233; dans une famille bourgeoise d'Arcis-sur-Aube (Aube). Apr&#232;s avoir suivi des &#233;tudes de droit &#224; Paris, il acquiert gr&#226;ce &#224; la dot de sa femme, une charge d'avocat au Conseil du roi. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s le d&#233;but de la R&#233;volution, Danton s'engage dans la Garde nationale et est &#233;lu pr&#233;sident du district parisien des Cordeliers en octobre 1789. L'ann&#233;e suivante, il fonde le club des Cordeliers o&#249; il fr&#233;quente Camille Desmoulins et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Danton et la r&#233;volution fran&#231;aise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Biographie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Jacques Danton est n&#233; dans une famille bourgeoise d'Arcis-sur-Aube (Aube). Apr&#232;s avoir suivi des &#233;tudes de droit &#224; Paris, il acquiert gr&#226;ce &#224; la dot de sa femme, une charge d'avocat au Conseil du roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but de la R&#233;volution, Danton s'engage dans la Garde nationale et est &#233;lu pr&#233;sident du district parisien des Cordeliers en octobre 1789. L'ann&#233;e suivante, il fonde le club des Cordeliers o&#249; il fr&#233;quente Camille Desmoulins et Marat, et devient c&#233;l&#232;bre par ses talents d'orateur. Apr&#232;s la fusillade du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791 contre les manifestants r&#233;publicains, il part pour un court exil en Angleterre, puis regagne Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1791, Danton est &#233;lu second substitut du Procureur de la Commune de Paris avant de devenir ministre de la Justice en ao&#251;t 1792. Homme fort du gouvernement, il parvient &#224; &#233;viter la panique dans une France envahie par les arm&#233;es prussiennes. Par pragmatisme, il n'h&#233;site pas &#224; engager des n&#233;gociations secr&#232;tes avec les puissances coalis&#233;es pour rechercher une paix rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Pour vaincre l'ennemi, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2 septembre 1792)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la victoire de Valmy le 20 septembre 1792, Danton est &#233;lu d&#233;put&#233; &#224; la Convention nationale et quitte ses fonctions de ministre. Si&#233;geant avec les Montagnards mais soucieux de l'union de tous les r&#233;publicains face aux attaques ext&#233;rieures, il tend la main aux Girondins. La main tendue est refus&#233;e par ceux-ci qui l'attaquent sur sa gestion financi&#232;re au minist&#232;re de la Justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les Montagnards, Danton vote la mort du roi Louis XVI en janvier 1793. En avril de la m&#234;me ann&#233;e, il obtient la cr&#233;ation du Comit&#233; de Salut public charg&#233; de faire face aux dangers qui menacent la R&#233;publique : invasion &#233;trang&#232;re et guerre civile avec le soul&#232;vement de la Vend&#233;e. Danton, qui domine le Comit&#233; de Salut public, n'y est pourtant pas r&#233;&#233;lu en juillet 1793. Il lui est reproch&#233; de ne pas avoir su pr&#233;venir la trahison du g&#233;n&#233;ral Dumouriez et de ne pas avoir pris les mesures n&#233;cessaires pour une lutte efficace contre les ennemis de la R&#233;publique. Il se met alors en retrait de la vie politique pendant quelques temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les victoires militaires de fin 1793, Danton, avec son ami Camille Desmoulins, estime qu'il est temps d'arr&#234;ter les mesures exceptionnelles (La Terreur) et de revenir &#224; un gouvernement normal. Il cr&#233;e le mouvement des Indulgents, puis s'allie un temps avec Robespierre pour &#233;liminer les h&#233;bertistes. Cependant Danton, dont des amis sont compromis dans des scandales financiers, est accus&#233; de malversation. Arr&#234;t&#233; le 29 mars 1794, il est condamn&#233; &#224; mort puis guillotin&#233; le 5 avril avec Camille Desmoulins et plusieurs de ses amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comme pour Robespierre, il s'est vite constitu&#233; autour de sa personne une l&#233;gende. Et s'est d&#233;cha&#238;n&#233;e entre historiens robespierristes et dantonistes une pol&#233;mique id&#233;ologique et politique qui a culmin&#233; sous la IIIe R&#233;publique. Pour les premiers, Danton est un politicien sans scrupules, v&#233;nal, capable de trahir la R&#233;volution ; pour les seconds, il est un ardent d&#233;mocrate, un patriote ind&#233;fectible, un homme d'&#201;tat g&#233;n&#233;reux.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Jacques_Danton&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Jacques_Danton&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/bios/danton.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/bios/danton.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Danton :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Patrie_en_danger_(Danton&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Patrie_en_danger_(Danton&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Aux_tribunaux&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Aux_tribunaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6216282c&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6216282c&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k750687/f94.image.langFR&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k750687/f94.image.langFR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54946638.image&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54946638.image&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72971w.texteImage&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72971w.texteImage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k729727.texteImage&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k729727.texteImage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/history/france/revolution/1792/to-tribunals.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/history/france/revolution/1792/to-tribunals.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Harman :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/harman/1986/09/danton.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/harman/1986/09/danton.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Michelet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_VIII/Chapitre_4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_VIII/Chapitre_8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XII/Chapitre_1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XII/Chapitre_2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_XVII/Chapitre_6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Trotsky :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Madelin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/01&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/01&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/02&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/02&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/03&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_ann%C3%A9e_de_Danton/03&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Aulard :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1164340v.r=danton?rk=21459;2&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1164340v.r=danton?rk=21459;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Victor Hugo :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Quatrevingt-treize/II,_2&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Quatrevingt-treize/II,_2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://belcikowski.org/publications5/index.php?article22/danton-robespierre-et-marat-vus-par-victor-hugo-dans-quatrevingt-treize&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://belcikowski.org/publications5/index.php?article22/danton-robespierre-et-marat-vus-par-victor-hugo-dans-quatrevingt-treize&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Jean Jaur&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/Le_Prologue&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/Le_Prologue&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/La_R%C3%A9publique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/La_R%C3%A9publique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/Difficult%C3%A9s_et_d%C3%A9chirements&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/Difficult%C3%A9s_et_d%C3%A9chirements&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/La_mort_du_roi_et_la_chute_de_la_Gironde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_socialiste/La_Convention/La_mort_du_roi_et_la_chute_de_la_Gironde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Romain Rolland :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&lt;/a&gt;)/Acte_I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&lt;/a&gt;)/Acte_II&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Danton_(Romain_Rolland&lt;/a&gt;)/Acte_III&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3223809.r=danton?rk=42918;4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3223809.r=danton?rk=42918;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Mathiez :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2719&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2719&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In english&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/usa/parties/cpusa/voices-of-revolt/05-George-Jacques-Danton-VOR-ocr.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/history/usa/parties/cpusa/voices-of-revolt/05-George-Jacques-Danton-VOR-ocr.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/france/revolution/1792/to-tribunals.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/history/france/revolution/1792/to-tribunals.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/harman/1986/09/danton.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/archive/harman/1986/09/danton.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;volution fran&#231;aise (1789-1793) reste une importante r&#233;f&#233;rence pour la lutte des classes contemporaine</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article7388</link>
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		<dc:date>2023-10-18T22:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise (1789-1793) reste une importante r&#233;f&#233;rence pour la lutte des classes contemporaine &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La R&#233;volution n'a &#233;t&#233; faite et soutenue que par les derni&#232;res classes de la soci&#233;t&#233;, par les ouvriers, les artisans, les d&#233;taillistes, les agriculteurs, par la pl&#232;be, par ces infortun&#233;s que la richesse impudente appelle canaille et que l'insolence romaine appelait les prol&#233;taires &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Paul Marat (1743-1793) &lt;br class='autobr' /&gt;
Gilets jaunes et r&#233;volution fran&#231;aise&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi on a compar&#233; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise (1789-1793) reste une importante r&#233;f&#233;rence pour la lutte des classes contemporaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La R&#233;volution n'a &#233;t&#233; faite et soutenue que par les derni&#232;res classes de la soci&#233;t&#233;, par les ouvriers, les artisans, les d&#233;taillistes, les agriculteurs, par la pl&#232;be, par ces infortun&#233;s que la richesse impudente appelle canaille et que l'insolence romaine appelait les prol&#233;taires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Marat (1743-1793)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilets jaunes et r&#233;volution fran&#231;aise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi on a compar&#233; le mouvement des Gilets jaunes &#224; la R&#233;volution fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6358&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6358&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5250&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5250&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les insurg&#233;s de 2018-2019 en France ont-ils raison de se r&#233;f&#233;rer &#224; la R&#233;volution fran&#231;aise 1789-1793 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lundi.am/L-universalite-du-commun-des-cabanes&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lundi.am/L-universalite-du-commun-des-cabanes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.com/search?client=firefox-b-e&amp;q=gilets+jaunes+et+r%C3%A9volution+fran%C3%A7aise+matierevolution&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.com/search?client=firefox-b-e&amp;q=gilets+jaunes+et+r%C3%A9volution+fran%C3%A7aise+matierevolution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5171&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5171&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise et nous, Daniel Gu&#233;rin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s, clubs, soci&#233;t&#233;s et assembl&#233;es r&#233;volutionnaires ou la d&#233;mocratie directe dans la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6535&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6535&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution fran&#231;aise, c'est la mobilisation des masses et leur auto-organisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la R&#233;volution fran&#231;aise anticipait la d&#233;mocratie des travailleurs r&#233;volutionnairement organis&#233;s en comit&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire des luttes de classes dans la R&#233;volution fran&#231;aise, vue par les historiens de la Restauration (Thierry, Guizot, Mignet, Thiers)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5971&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5971&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx et la r&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/marx-revolution-francaise/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.contretemps.eu/marx-revolution-francaise/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus grands noms de la r&#233;volution fran&#231;aise (1789-1795)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5333&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5333&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;tait le r&#233;volutionnaire Saint-Just ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4126&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4126&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robespierre, d&#233;fenseur jusqu'au bout de la politique r&#233;volutionnaire de la bourgeoisie fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4127&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Montagnards, Robespierre et les Jacobins &#233;taient-ils l'aile marchante de la r&#233;volution fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;tait le r&#233;volutionnaire Jacques Roux ? Le premier communiste de la R&#233;volution fran&#231;aise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4701&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4701&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marat, doublement combattu et calomni&#233;, comme scientifique et comme r&#233;volutionnaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5363&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5363&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;crits, journaux et discours du r&#233;volutionnaire Marat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4704&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4704&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;crits les moins connus de la R&#233;volution fran&#231;aise : ceux des r&#233;volutionnaires les plus radicaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5585&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5585&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre des farines, signe avant-coureur de la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4876&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4876&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prise de la Bastille et Quatorze juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5948&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5948&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arnaque du 14 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4113&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4113&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des v&#233;rit&#233;s sur les mensonges du 14 juillet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5415&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5415&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1793 dans la r&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1069&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1069&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La constitution de 1793&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article212&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article212&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sans culottes dans la r&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3621&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3621&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#034;Enrag&#233;s&#034; dans la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article362&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article362&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comprendre que la R&#233;volution fran&#231;aise, amoureuse de la libert&#233;, bascule dans &#171; la Terreur &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5543&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thermidor 1794 de la R&#233;volution fran&#231;aise ! Pourquoi la direction bourgeoise de la r&#233;volution s'est charg&#233;e de lancer la contre-r&#233;volution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4801&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution fran&#231;aise et l'Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4708&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4708&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L' &#171; &#233;cole de la R&#233;publique &#187; n'est pas &#224; l'&#233;cole de la r&#233;volution fran&#231;aise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5579&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5579&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction &#224; l'histoire socialiste de la r&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4520&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4520&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Histoire ou des multiples histoires de la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4458&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4458&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luttes de classes dans la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4167&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4167&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution fran&#231;aise et l'esclavage des Noirs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2732&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2732&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adolphe Thiers : le point de vue d'un historien bourgeois sur la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article408&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article408&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Augustin Thierry et la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article412&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article412&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les historiens bourgeois reconnaissaient la lutte des classes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article459&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article459&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise &#233;pur&#233;e de sa conception stalinienne par Daniel Gu&#233;rin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3753&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3753&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A qui profita la r&#233;volution fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2396&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2396&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution &#034;fran&#231;aise&#034; avait commenc&#233;... en Corse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2163&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2163&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise de 1789-1871, dernier bilan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2023&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution permanente dans la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article232&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chronologie des r&#233;volutions bourgeoises et populaires en Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article442&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article442&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essai critique sur la r&#233;volution fran&#231;aise du XVIII&#186; si&#232;cle&lt;br class='autobr' /&gt;
P. LAFARGUE &#8211; J. GUESDE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1883/00/essai.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1883/00/essai.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1789 - 1889 - 1905</title>
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		<dc:date>2023-08-10T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>1905</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Kautsky</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1789 - 1889 - 1905 &lt;br class='autobr' /&gt;
par Karl Kautsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis qu'elle existe, la f&#234;te de Mai n'a pas encore &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233;e une ann&#233;e dans une situation aussi orageuse, aussi r&#233;volutionnaire. La R&#233;volution a &#233;clat&#233; en Russie, s'est empar&#233;e des masses et est en marche de fa&#231;on &#224; ne pouvoir &#234;tre arr&#234;t&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
A la v&#233;rit&#233;, &#171; entre la coupe et les l&#232;vres, il y a place pour un malheur &#187; et entre le moment o&#249; ces lignes sont &#233;crites (la mi-mars) et le I&#176; mai, il peut se produire bien des choses inattendues, bien du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;1905&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot113" rel="tag"&gt;Kautsky&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1789 - 1889 - 1905&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;par Karl Kautsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu'elle existe, la f&#234;te de Mai n'a pas encore &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233;e une ann&#233;e dans une situation aussi orageuse, aussi r&#233;volutionnaire. La R&#233;volution a &#233;clat&#233; en Russie, s'est empar&#233;e des masses et est en marche de fa&#231;on &#224; ne pouvoir &#234;tre arr&#234;t&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la v&#233;rit&#233;, &#171; entre la coupe et les l&#232;vres, il y a place pour un malheur &#187; et entre le moment o&#249; ces lignes sont &#233;crites (la mi-mars) et le I&#176; mai, il peut se produire bien des choses inattendues, bien du sang peut couler, bien des d&#233;faites peuvent &#234;tre essuy&#233;es. Mais &#224; quelques coups de force et des r&#233;sistances que le tsarisme puisse avoir recours encore, ce ne sont plus que les derni&#232;res convulsions d'une b&#234;te de proie agonisante, et plus longtemps les souverains et exploiteurs des bords de la N&#233;va persisteront dans leur lutte obstin&#233;e contre l'ennemi du dehors et du dedans, plus formidable sera l'&#233;croulement final, plus terrible le chaos qu'ils sont occup&#233;s &#224; &#233;voquer. La Russie, et avec elle le syst&#232;me de domination et d'exploitation du monde &#171; civilis&#233;e &#187; tout entier, marche au devant d'une catastrophe telle qu'il ne s'en est pas vu d'aussi gigantesque depuis les jours de la grande R&#233;volution fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ces circonstances qu'&#224; lieu cette fois la manifestation du Premier Mai. Elle se rapproche ainsi, plus qu'aucune de celles qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e, du caract&#232;re que portait sa fondation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fut fond&#233;e non seulement &#224; titre de d&#233;monstration pour la journ&#233;e de huit heures et la paix universelle, mais encore comme manifestation de la R&#233;volution sociale. C'est le centenaire de la grande R&#233;volution qui lui a donn&#233; naissance et elle fut d&#233;cid&#233;e &#224; une &#233;poque que nous consid&#233;rions comme la vieille de grands &#233;v&#233;nements r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1885, Fr&#233;d&#233;ric Engels, dans sa pr&#233;face &#224; la nouvelle &#233;dition des R&#233;v&#233;lations sur le proc&#232;s des communistes &#224; Cologne par Karl Marx, d&#233;clare que &#171; le prochain bouleversement ne tardera pas &#187; et il remarque &#224; ce propos : &#171; L'&#232;re p&#233;riodique des r&#233;volutions europ&#233;ennes, 1815, 1830, 1848-1852, 1870, occupe dans notre si&#232;cle de quinze &#224; dix-huit ann&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si par &#171; bouleversement europ&#233;en &#187; il fallait entendre une grande r&#233;volution politique, ce pronostic d'Engels ne s'est pas, il est vrai, r&#233;alis&#233;. Et le philistin, dont toute la philosophie culmine dans cette id&#233;e profonde : &#171; Rien ne sert &#224; rien &#8211; nous pouvons faire ce que nous voulons, tout reste dans l'ancien &#233;tat &#187; &#8211; ce philistin n'a pas manqu&#233; de se donner le plaisir de railler sous cape Engels et ses amis, qui partageaient ses pr&#233;visions, &#224; cause de leurs &#171; vaines proph&#233;ties &#187;. Et, cependant, le triomphe du philistinisme ne se fondait que sur sa courte vue. Engels a eu parfaitement raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son pronostic reposait en tout cas sur la constatation g&#233;n&#233;rale que les conflits des classes comme des nations, provenant du mode de production capitaliste, vont, durant des p&#233;riodes d&#233;termin&#233;es, s'accumulant et grandissant, jusqu'&#224; ce qu'il ne soit plus possible de les r&#233;soudre par la pratique journali&#232;re ; mais qu'aussi, &#224; mesure que deviennent plus consid&#233;rables les t&#226;ches politiques provenant de ces conflits, les classes dominantes redoutent de plus en plus de grandes transformations dont elle ne peut mesurer la port&#233;e et qui menacent de lui monter au-dessus de la t&#234;te. Ainsi les obstacles au progr&#232;s social et politique vont croissant dans la mesure m&#234;me o&#249; l'anxi&#233;t&#233; sociale croissante rend n&#233;cessaire des progr&#232;s &#233;nergiques. La fin de cette &#233;volution est toujours un puissant &#233;branlement politique, une r&#233;volution qui fait violemment dispara&#238;tre les obstacles aux progr&#232;s et rend de nouveau possible pour quelque temps l'&#233;volution &#224; sociale de se poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que le mode de production capitaliste engendre n&#233;cessairement, au point de vue &#233;conomique, le cycle qui va de l'essor &#233;conomique &#224; la crise, de m&#234;me, au point de vue politique, elle engendre le cycle qui va de la stagnation politique ou de la r&#233;action &#224; la r&#233;volution. Mais si l'exp&#233;rience enseigne que le cycle &#233;conomique s'accomplit en g&#233;n&#233;ral dans une p&#233;riode de dix ann&#233;es, elle montre que le cycle politique est plus long, qu'il lui faut de quinze &#224; vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait donc parfaitement justifi&#233; qu'Engels et ses amis s'attendissent &#224; un nouvel &#233;branlement politique pour la fin des ann&#233;es 89 ou suivantes du si&#232;cle dernier. Toute la situation politique justifiait cette vue. Le centre de gravit&#233; politique de l'Europe, qui auparavant se trouvait en Angleterre et en France, avait &#233;t&#233; depuis 1870 transf&#233;r&#233; en Allemagne. Mais l&#224;, les obstacles &#224; un progr&#232;s politique pacifique avaient &#233;t&#233; port&#233;s &#224; leur comble dans la loi contre les socialistes ; le r&#233;gime bismarckien allait s'usant de plus en plus compl&#232;tement et ne pouvait se maintenir que par le moyen de la force : mais il subissait de ce fait un &#233;chec apr&#232;s l'autre. L'&#233;croulement de ce syst&#232;me &#233;tait proche : or, que pouvait-elle amener d'autre qu'un fort &#233;branlement europ&#233;en ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'avant-veille de cet &#233;croulement que la manifestation de mai fut d&#233;cid&#233;e par le Congr&#232;s international de Paris 1889. Ainsi, d&#232;s sa naissance, les esprits de la r&#233;volution &#233;taient &#224; ses c&#244;t&#233;s comme gardiens &#8211; l'esprit non seulement de la grande r&#233;volution pass&#233;e qui inaugura en Europe le syst&#232;me des cycles &#233;conomiques et politiques, mais aussi l'esprit de la r&#233;volution future, dont tant d'entre nous attendaient qu'elle serait aussi une grande r&#233;volution, la derni&#232;re des r&#233;volutions, la fin des cycles de crises politiques, et par cons&#233;quent &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, cette grande r&#233;volution n'est pas venue et de l&#224; les philistins conclurent que la proph&#233;tie d'Engels &#233;tait mis&#233;rablement tomb&#233;e dans l'eau. Mais ce qui est venu, c'est l'&#233;branlement europ&#233;en, quoique sous une forme moins visible, si bien que peu le reconnurent d'abord. La loi contre les socialistes disparut, et le manteau tomb&#233;, le duc s'&#233;vanouit &#8211; le r&#233;gime de Bismarck croula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la v&#233;rit&#233;, si consid&#233;rable qu'ait &#233;t&#233; cet &#233;branlement, il n'atteignit pas la force d'une r&#233;volution. Le prol&#233;tariat &#233;tait encore trop faible et le lib&#233;ralisme bourgeois d&#233;j&#224; trop en d&#233;cadence pour &#234;tre en &#233;tat de profiter de la situation nouvelle en balayant &#233;nergiquement tous les obstacles s'opposant au progr&#232;s. Et, cependant, il fut assez fort pour amener quelques ann&#233;es de vie politique intense et de progr&#232;s multiples dans toute l'Europe. Alors la France obtenait la journ&#233;e de dix heures (1892) et une importante repr&#233;sentation socialiste au Parlement ; la Belgique, le droit de suffrage universel, quoique non &#233;gal (1893) ; le minist&#232;re Gladstone, sous la pression du nouvel unionisme qui prenait un puissant effort, pensait s&#233;rieusement &#224; la journ&#233;e de dix heures ; on peut encore consid&#233;rer comme une derni&#232;re pouss&#233;e de cette p&#233;riode de progr&#232;s l'agitation pour le suffrage universel en Autriche (1896) &#8211; non pas seulement la derni&#232;re, il est vrai, mais la plus faible, car la nouvelle loi &#233;lectorale constituait la plus am&#232;re ironie contre la revendication du droit de suffrage &#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l' &#171; &#233;branlement europ&#233;en &#187; &#233;tait venu juste au moment o&#249; il devait se produire s'apr&#232;s le calcul de Fr&#233;d&#233;ric Engels. Mais il n'avait pas &#233;t&#233; une r&#233;volution &#224; proprement parler, il laissait subsister une foule d'entraves au progr&#232;s, rester sans solution une foule de questions br&#251;lantes pos&#233;es ant&#233;rieurement. Le souffle lui manqua bient&#244;t, il arriva &#224; l'accalmie. Plus grandes avaient &#233;t&#233; les esp&#233;rances que l'on avait mises sur l'&#233;branlement futur, plus grande fut la d&#233;sillusion caus&#233;e par ses effets minimes. Plus d'un se prit alors, dans les derni&#232;res ann&#233;es du XIX&#176; si&#232;cle, &#224; douter compl&#232;tement que nous pussions jamais atteindre ce but. D'autres firent de n&#233;cessit&#233; vertu, trouvant que pr&#233;cis&#233;ment cette stagnation politique &#233;tait la vraie m&#233;thode du progr&#232;s, que de cette fa&#231;on nous avancions puissamment et que seuls pouvaient encore compter sur des catastrophes et des bouleversements des hommes dont la pens&#233;e &#233;tait compl&#232;tement ankylos&#233;e dans les traditions du pass&#233;. Les partisans de cette conception nouvelle disaient &#224; la r&#233;volution adieu pour toujours, m&#234;me encore &#224; un moment o&#249; s'accumulaient les indices annon&#231;ant l'approche d'une nouvelle &#233;poque r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens ne flairent jamais le diable, quand m&#234;me il les tiendrait &#224; la gorge. &#187; Cela n'est pas vrai seulement du diable, mais aussi de la R&#233;volution, qui, pour tout brave bourgeois, est l'incarnation du Malin &#8211; Dieu soit avec nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus le mouvement de 1890 avait eu l'haleine courte, plus t&#244;t devait venir le plus prochain &#171; &#233;branlement europ&#233;en &#187;, et il vint, ponctuellement et exactement ; quinze ans apr&#232;s les &#233;lections de carnaval qui donn&#232;rent le coup mortel au r&#233;gime de Bismarck, s'accomplit le soul&#232;vement des ouvriers de Saint-P&#233;tersbourg, au 22 janvier, qui ouvrit la r&#233;volution russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sera l&#224; une r&#233;volution d'une puissance bien plus forte que l'&#233;branlement de 1890. Elle poursuivra &#224; fond tout ce que ce dernier a laiss&#233; inachev&#233;. Elle a plus de puissance d&#233;j&#224; du fait qu'elle s'attaque au refuge de toutes les r&#233;actions et le transforme en centre de la r&#233;volution. Si, en 1890, l'&#233;branlement europ&#233;en a eu un cours si paisible, cela tenait entre autres raisons &#224; ce qu'il co&#239;ncida avec l'&#233;touffement complet de tout mouvement d'opposition en Russie. Le tsarisme avait r&#233;ussi une fois encore &#224; l'abattre apr&#232;s le gigantesque effort de 1878 &#224; 1881 et &#224; l'&#233;craser, et c'est pr&#233;cis&#233;ment aux approches de 1889 que le silence du tombeau r&#233;gna compl&#232;tement dans l'immense empire russe. Il fallait &#234;tre un &#171; dogmatique marxiste &#187; pour avoir le courage, au Congr&#232;s international de Paris en 1889, de s'aventurer &#224; la proph&#233;tie faite par Plekhanoff, en ces termes : &#171; Le mouvement r&#233;volutionnaire triomphera en Russie comme mouvement ouvrier. &#187; Maintenant enfin ce triomphe a commenc&#233;, triomphe non seulement du mouvement ouvrier, mais aussi du &#171; dogme marxiste &#187; qui permettait de reconna&#238;tre, non seulement la r&#233;volution approchante, mais encore son repr&#233;sentant et son agent, en un temps o&#249; l'on ne pouvait d&#233;couvrir le plus l&#233;ger souffle d'un mouvement dans l'empire des tsars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, il y a en Russie une r&#233;volution et m&#234;me, &#224; ce qu'il semble une r&#233;volution o&#249; les fourches paysannes jouent leur r&#244;le ; c'est la ruine d'un r&#233;gime qui a employ&#233; tous les &#233;normes moyens d'action de la civilisation moderne &#224; accro&#238;tre son exploitation et &#224; prolonger sa lutte contre la mort dans des proportions qui d&#233;passent de beaucoup ce qu'&#224; fait l'ancien r&#233;gime en France au XVIII&#176; si&#232;cle. Et si la ruine de la royaut&#233; f&#233;odale, lors de la grande R&#233;volution fran&#231;aise, a &#233;t&#233; la ruine d'une aristocratie qui avait h&#233;rit&#233; de l'esprit et de l'affinement de la plus haute civilisation qui e&#251;t exist&#233; jusqu'alors, l'&#233;croulement de maintenant est celui d'un despotisme barbare, que sa stupidit&#233; et sa sauvagerie met au plus bas degr&#233; de la vie intellectuelle en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut encore qu'&#224; peine pressentir quelles formes va rev&#234;tir cet &#233;croulement gigantesque et inou&#239;, quelles forces il va d&#233;cha&#238;ner, quels &#233;v&#233;nements il va faire &#233;clore. Mais une chose est certaine d&#232;s &#224; pr&#233;sent : Il ne restera pas limit&#233; &#224; la Russie ; il m&#232;ne &#224; un bouleversement europ&#233;en. La ruine &#233;conomique de l'Etat russe portera un coup terrible au capitalisme en Europe, notamment &#224; ceux de France et d'Allemagne qui ont &#224; l'envi d&#233;pens&#233; &#224; soutenir le r&#233;gime assassin de Russie les milliards qu'ils tirent du prol&#233;tariat de leur pays ; il &#233;branlera la constitution politique des Etats voisins de la Russie, et s'&#233;tendra aux nationalit&#233;s fragment&#233;es, qui sont repr&#233;sent&#233;es aussi dans l'empire russe ; il portera une profonde excitation dans le prol&#233;tariat du monde entier et l'appellera &#224; l'assaut contre tous les obstacles qui s'opposent &#224; son progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne savons pas encore ce qui va se produire, si le mouvement n'est qu'une de ces secousses qui se r&#233;p&#232;tent r&#233;guli&#232;rement dans la soci&#233;t&#233; capitaliste europ&#233;enne, ou si elle sera d&#232;s &#224; pr&#233;sent le d&#233;but de la R&#233;volution, de la derni&#232;re grande r&#233;volution mettant fin au cycle des r&#233;volutions du capitalisme pour cr&#233;er de nouvelles formes d'&#233;volution. Mais, quoi qu'il doive advenir, de grandes choses sont devant nous, de grandes luttes, de grandes victoires. Et c'est ce dont le prol&#233;tariat a le sentiment partout ; il s'&#233;meut et s'appr&#234;te avec plus d'ardeur que jamais depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de mai de cette ann&#233;e le prouvera de la fa&#231;on la plus claire. Si, &#231;&#224; et l&#224;, sous l'influence du calme et de la stagnation de ces derni&#232;res ann&#233;es, elle est devenue parfois une innocente f&#234;te populaire, cette ann&#233;e elle sera plus que jamais ce qu'elle devait &#234;tre &#224; son d&#233;but : la revue annuelle du prol&#233;tariat pr&#233;par&#233; &#224; la lutte sociale et syndicale. Ce ne sera pas une parade pacifique, mais la lev&#233;e de l'arm&#233;e se pr&#233;parant au combat, &#224; la guerre, &#224; la guerre sainte contre l'exploitation capitaliste, contre l'oppression politique, guerre dans laquelle se livre actuellement en Russie une bataille d&#233;cisive, amenant peut-&#234;tre bient&#244;t l'Europe &#224; une crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et non pas seulement en Europe ; non, c'est partout o&#249; il y a un prol&#233;tariat combattant pour son &#233;mancipation que la manifestation du Premier mai sera cette fois domin&#233;e par l'id&#233;e de la R&#233;volution, qui a cess&#233; d'&#234;tre un r&#234;ve dont rient les &#171; politiques &#187;, qui du jour au lendemain est devenu une r&#233;alit&#233;, une force vivante, troublant et paralysant nos adversaires, nous entra&#238;nant nous-m&#234;mes en avant, nous excitant &#224; de grandes choses, pour notre grand but, pour la suppression de toute exploitation et de tout servage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les r&#233;cits de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6812</link>
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		<dc:date>2022-07-13T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;cits de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan purement politique, on note la m&#234;me h&#233;sitation de la bourgeoisie devant l'accomplissement de ses t&#226;ches historiques. C'est ainsi que, le 14 juillet 1789, elle eut litt&#233;ralement la main forc&#233;e. (&#8230;) &#171; Ainsi, le signal de la conqu&#234;te violente de la Bastille ne fut pas donn&#233; par la bourgeoisie. Ce fut malgr&#233; les efforts de conciliation de celle-ci que le peuple s'empara de la vieille ge&#244;le. Si les sans-culottes n'avaient pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;cits de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan purement politique, on note la m&#234;me h&#233;sitation de la bourgeoisie devant l'accomplissement de ses t&#226;ches historiques. C'est ainsi que, le 14 juillet 1789, elle eut litt&#233;ralement la main forc&#233;e. (&#8230;) &#171; Ainsi, le signal de la conqu&#234;te violente de la Bastille ne fut pas donn&#233; par la bourgeoisie. Ce fut malgr&#233; les efforts de conciliation de celle-ci que le peuple s'empara de la vieille ge&#244;le. Si les sans-culottes n'avaient pas forc&#233; la main &#224; la bourgeoisie, l'Assembl&#233;e nationale aurait fini par succomber dans sa r&#233;bellion contre les ba&#239;onnettes royales. De m&#234;me, sans la marche sur Versailles, le 5 octobre, des bras nus affam&#233;s et sans leur irruption dans l'enceinte de l'Assembl&#233;e, la D&#233;claration des droits de l'homme n'e&#251;t pas &#233;t&#233; sanctionn&#233;e. Sans la vague de fond du 10 ao&#251;t 1792, la bourgeoisie e&#251;t recul&#233; devant la R&#233;publique et devant le suffrage universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kropotkine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Grande_R%C3%A9volution/XII&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Grande_R%C3%A9volution/XII&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ange Pitou d'Alexandre Dumas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/11&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/12&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/13&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/14&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/15&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/16&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/16&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/17&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/17&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/18&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Ange_Pitou/18&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet 25 juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_I/Chapitre_5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet, 12-13 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_I/Chapitre_6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet 14 juillet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_I/Chapitre_7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres r&#233;cits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1319&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1319&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5948&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5948&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5415&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5415&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4113&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4113&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&amp;version=1.2&amp;startRecord=0&amp;maximumRecords=15&amp;page=1&amp;query=%28gallica%20all%20%22prise%20Bastille%22%29&amp;filter=dc.type%20all%20%22monographie%22&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&amp;version=1.2&amp;startRecord=0&amp;maximumRecords=15&amp;page=1&amp;query=%28gallica%20all%20%22prise%20Bastille%22%29&amp;filter=dc.type%20all%20%22monographie%22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/La_Bastille_est_prise/mweP22cD6IoC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/La_Bastille_est_prise/mweP22cD6IoC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille_et_ses_anniversa/I1Q2AAAAMAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille_et_ses_anniversa/I1Q2AAAAMAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/De_l_insurrection_parisienne_et_de_la_pr/n0wuAAAAMAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/De_l_insurrection_parisienne_et_de_la_pr/n0wuAAAAMAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille/8FnhFH6jgGMC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille/8FnhFH6jgGMC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille/eurQDwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/La_prise_de_la_Bastille/eurQDwAAQBAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=prise+bastille&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le socialisme r&#233;formiste &#171; &#224; la Louis Blanc &#187;, agent de la contre-r&#233;volution</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6477</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article6477</guid>
		<dc:date>2022-04-09T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>1871</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Petits bourgeois</dc:subject>
		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>
		<dc:subject>1848</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Louis Blanc, prenant position contre la Commune de Paris de 1871, d&#233;clare &#224; l'Assembl&#233;e nationale qui a rejoint la contre-r&#233;volution de Thiers &#224; Versailles, le 20 mars 1871 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne serais pas &#224; cette tribune, si je reconnaissais une autre volont&#233; que la v&#244;tre. La diff&#233;rence de nos opinions est couverte ici, ce me semble, par la communaut&#233; de nos int&#233;r&#234;ts, et un beau jour, peut &#234;tre, vous comprendrez qu'en combattant votre proposition (le d&#233;part de l'assembl&#233;e &#224; Versailles), je (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;1-2 R&#233;formisme, stalinisme et fascisme contre la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;1871&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot54" rel="tag"&gt;Petits bourgeois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot160" rel="tag"&gt;1848&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Louis Blanc, prenant position contre la Commune de Paris de 1871, d&#233;clare &#224; l'Assembl&#233;e nationale qui a rejoint la contre-r&#233;volution de Thiers &#224; Versailles, le 20 mars 1871 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne serais pas &#224; cette tribune, si je reconnaissais une autre volont&#233; que la v&#244;tre. La diff&#233;rence de nos opinions est couverte ici, ce me semble, par la communaut&#233; de nos int&#233;r&#234;ts, et un beau jour, peut &#234;tre, vous comprendrez qu'en combattant votre proposition (le d&#233;part de l'assembl&#233;e &#224; Versailles), je combattrais pour notre propre cause. (...) Je pense que la Commune a viol&#233; la l&#233;galit&#233; pour laquelle je suis je r&#233;prouve tes actes de la Commune. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-discours-parlementaires/louis-blanc-10-mars-1871&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un autre discours de Louis Blanc contre le d&#233;part de l'Assembl&#233;e de Paris, le 10 mars 1871&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le socialisme r&#233;formiste &#171; &#224; la Louis Blanc &#187;, agent de la contre-r&#233;volution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Louis Blanc (1811-1882)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste et socialiste r&#233;formiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moin des conditions de vie du prol&#233;tariat, il abandonne d&#233;finitivement ses positions l&#233;gitimistes (royaliste et d&#233;fenseur de l'ordre social) en s'approchant des id&#233;es socialistes. Revenu &#224; Paris, il devient journaliste, collaborant au quotidien Le Bon Sens, journal d'opposition &#224; la Monarchie de Juillet. Puis il collabore tout d'abord avec le quotidien National (journal d&#233;mocrate mod&#233;r&#233;), mais c'est surtout &#224; La R&#233;forme (social-d&#233;mocrate avanc&#233;) qu'il gagne sa notori&#233;t&#233; politique et o&#249; il essaie de gagner la petite et moyenne bourgeoisie &#224; la prise de conscience de sa propre perte au profit de la haute bourgeoisie financi&#232;re dans un sch&#233;ma concurrentiel. Il y d&#233;veloppe l'id&#233;e d'un v&#233;ritable suffrage universel. L'insurrection lyonnaise de 1834 voit l'&#233;crasement du mouvement r&#233;publicain par le gouvernement. Louis Blanc s'associe &#224; cette d&#233;marche et publie des articles en faveur des accus&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1839, il fonde la Revue du Progr&#232;s, publiant la m&#234;me ann&#233;e L'Organisation du travail2, dans lequel il pr&#233;sente l'Association comme r&#233;ponse &#224; la question sociale. Il s'y attaque en effet &#224; la concurrence anarchique, pr&#233;conisant un syst&#232;me d'associations &#224; but lucratif contr&#244;l&#233;es par l'&#201;tat d&#233;mocratique la premi&#232;re ann&#233;e seulement. Selon lui, ce syst&#232;me est n&#233;cessaire car la concurrence entre entrepreneurs m&#232;ne in&#233;luctablement au monopole et, parall&#232;lement, &#224; la paup&#233;risation de la collectivit&#233;, tandis que la concurrence sur le march&#233; du travail cr&#233;e une spirale appauvrissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la Revue du Progr&#232;s, Louis Blanc ambitionne d'en faire une tribune ouverte aux diverses tendances de l'opinion r&#233;publicaine, mais il ne parvient pas &#224; avoir une large audience dans les classes populaires. Les doctrines d&#233;fendues par la Revue sont tr&#232;s avanc&#233;es, Louis Blanc d&#233;fendant un syst&#232;me parlementaire d&#233;mocratique (suffrage universel s'exprimant annuellement) et monocam&#233;ral (l'Assembl&#233;e nationale repr&#233;sentant fid&#232;lement la Nation). Il se fonde sur le mode de scrutin proportionnel &#233;labor&#233; par Hare, d&#233;fend la responsabilit&#233; politique de l'Assembl&#233;e qui nomme en son sein les membres de l'ex&#233;cutif, ainsi que le double examen en mati&#232;re l&#233;gislative (double lecture et vote par l'Assembl&#233;e). Globalement, il d&#233;fend dans son &#339;uvre un projet de social-d&#233;mocratie en pr&#233;conisant la r&#233;organisation du travail et le partage &#233;quitable des profits, certes, mais &#233;galement des pertes le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rencontre d'ailleurs Louis Napol&#233;on Bonaparte emprisonn&#233; au fort de Ham et, pensant l'avoir convaincu de la pertinence de ses id&#233;es, va le d&#233;fendre devant la chambre des pairs apr&#232;s sa tentative putschiste de Boulogne en 1840.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Blanc se fait aussi une r&#233;putation d'historien pamphl&#233;taire en publiant en 1841 L'histoire de dix ans (1830 &#224; 1840), tr&#232;s critique &#224; l'&#233;gard des premi&#232;res ann&#233;es de r&#232;gne de Louis-Philippe et encensant au contraire les R&#233;publicains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1843 il entre au comit&#233; de direction du journal La R&#233;forme aux c&#244;t&#233;s de r&#233;publicains tels que Ledru-Rollin, Lamennais, Sch&#339;lcher ou Cavaignac. Il y d&#233;veloppe ses deux id&#233;es centrales, l'Association et le Suffrage universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publication en 1840 de son &lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Organisation_du_travail/1847&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Organisation du travail &#187;&lt;/a&gt; le fit conna&#238;tre et le mit au premier rang des th&#233;oriciens socialistes. De plus, Louis Blanc se fit une r&#233;putation d'historien en publiant, en 1841, son &lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_dix_ans/Tome_1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Histoire de dix ans &#187;&lt;/a&gt;, l'histoire de la France de 1830 &#224; 1840.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Blanc critique l'&#233;conomie lib&#233;rale, qui fait du travail une marchandise qu'on cherche &#224; payer le moins cher possible : les salaires ont toujours tendance &#224; baisser jusqu'au minimum vital n&#233;cessaire &#224; l'ouvrier. Le prol&#233;taire est donc accul&#233; &#224; la r&#233;volte pour &#233;viter la mis&#232;re. Ce seul fait condamnerait le syst&#232;me capitaliste. La solution est dans la libre association des travailleurs qui, avec l'aide de l'&#201;tat, formeront des ateliers de production autog&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;forme et Le National esp&#232;rent voir s'ouvrir les cercles du pouvoir jalousement gard&#233;s par le gouvernement Guizot dont la majorit&#233; est confirm&#233;e par les &#233;lections de 1846 gr&#226;ce &#224; un mode de scrutin sp&#233;cifique ; d'o&#249; une propagande accrue pour revendiquer la r&#233;forme &#233;lectorale &#224; travers la Campagne des Banquets. Ces r&#233;unions dans toute la France r&#233;unissent diff&#233;rents courants : Louis Blanc est &#224; la t&#234;te des n&#233;gociateurs radicaux, d&#233;fendant le suffrage universel et la repr&#233;sentation proportionnelle de la Nation par l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les talents d'orateur de Louis Blanc sont c&#233;l&#233;br&#233;s durant le banquet de Dijon o&#249; il d&#233;clare : &#171; Quand les fruits sont pourris, ils n'attendent que le passage du vent pour se d&#233;tacher de l'arbre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne des Banquets prend alors une allure que nombre de ses fondateurs n'a pas pr&#233;vue. Un banquet doit avoir lieu &#224; Paris le 22 f&#233;vrier 1848 mais le gouvernement l'interdit. Sous l'impulsion de Louis Blanc, les membres les plus engag&#233;s se r&#233;unissent n&#233;anmoins, et le banquet se prolonge le jour suivant, renforc&#233; par l'appui de la garde nationale. Guizot d&#233;missionne. Le soir m&#234;me &#233;clate une fusillade devant le minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res. Les barricades gagnent toute la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis-Philippe Ier abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris et part en Normandie. Un gouvernement provisoire compos&#233; de Dupont de l'Eure, Ledru-Rollin, Flocon, Marie, Garnier-Pag&#232;s, Lamartine et Louis Blanc est form&#233;. Cette liste r&#233;sulte d'un compromis avec les membres du journal Le National et de La R&#233;forme. Ils se rendent &#224; l'H&#244;tel de ville et proclament la R&#233;publique souhait&#233;e par les insurg&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#232;s le 25 f&#233;vrier 1848, Louis Blanc r&#233;digea une proclamation qui d&#233;finissait le droit au travail, que l'&#201;tat devait assurer, et le droit d'association des travailleurs, que l'&#201;tat devait respecter. Il organisa, le 27 f&#233;vrier, les Ateliers nationaux, qui furent transform&#233;s, malgr&#233; lui, en chantiers de charit&#233; sans int&#233;r&#234;t &#233;conomique. Le 28 f&#233;vrier, il fut nomm&#233; pr&#233;sident d'une commission du gouvernement pour les travailleurs, sorte de Conseil &#233;conomique et social qui d&#233;lib&#233;ra sans rien d&#233;cider. Apr&#232;s l'&#233;meute du 15 mai 1848, Louis Blanc, qui n'y avait pas pris part, fut soup&#231;onn&#233;. Il gagna l'Angleterre, et son exil dura jusqu'en 1870. &#201;lu &#224; son retour &#224; l'Assembl&#233;e nationale, il condamna la Commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rappelons que Louis Blanc, socialiste petit-bourgeois bien connu, entra au gouvernement fran&#231;ais en 1848 et se rendit aussi tristement c&#233;l&#232;bre en 1871. Louis Blanc se consid&#233;rait comme le chef de la &#171; d&#233;mocratie laborieuse &#187; ou de la &#171; d&#233;mocratie socialiste &#187; (ce dernier mot fut aussi souvent employ&#233; en France en 1848 qu'il l'est dans la litt&#233;rature des socialistes-r&#233;volutionnaires et des mench&#233;viks en 1917), alors qu'il &#233;tait en r&#233;alit&#233; &#224; la remorque de la bourgeoisie et n'&#233;tait qu'un jouet entre ses mains. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx dans &#171; Le 18 Brumaire &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands &#233;v&#233;nements et personnages historiques se r&#233;p&#232;tent pour ainsi dire deux fois. Il a oubli&#233; d'ajouter : la premi&#232;re fois comme &lt;br class='autobr' /&gt;
trag&#233;die, la seconde fois comme farce Causidi&#232;re pour Danton, Louis Blanc pour Robespierre, la Montagne de 1848 &#224; 1951 pour la Montagne de 1793 &#224; 1795, le neveu pour l'oncle. Et nous &lt;br class='autobr' /&gt;
constatons la m&#234;me caricature dans les circonstances o&#249; parut la deuxi&#232;me &#233;dition du 18 Brumaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanqui dans &#171; Le toast de Londres &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quel &#233;cueil menace la r&#233;volution de demain ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cueil o&#249; s'est bris&#233;e celle d'hier : la d&#233;plorable popularit&#233; de bourgeois d&#233;guis&#233;s en tribuns. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ledru-Rollin, Louis Blanc, Cr&#233;mieux, Lamartine, Garnier-Pag&#232;s, Dupont de l'Eure, Flocon, Albert, Arago, Marrast ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Liste fun&#232;bre ! Noms sinistres, &#233;crits en caract&#232;res sanglants sur tous les pav&#233;s de l'Europe d&#233;mocratique. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le gouvernement provisoire qui a tu&#233; la R&#233;volution. C'est sur sa t&#234;te que doit retomber la responsabilit&#233; de tous les d&#233;sastres, le sang de tant de milliers de victimes. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;action n'a fait que son m&#233;tier en &#233;gorgeant la d&#233;mocratie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le crime est aux tra&#238;tres que le peuple confiant avait accept&#233;s pour guides et qui l'ont livr&#233; &#224; la r&#233;action. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mis&#233;rable gouvernement ! Malgr&#233; les cris et les pri&#232;res, il lance l'imp&#244;t des 45 centimes qui soul&#232;ve les campagnes d&#233;sesp&#233;r&#233;es, il maintient les &#233;tats-majors royalistes, la magistrature royaliste, les lois royalistes. Trahison ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1880/00/lafargue_18800000.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;ponse de Lafargue au droit du travail int&#233;gr&#233; au capitalisme de Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/04/vil19170408b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;nine montre que le socialisme r&#233;formiste &#224; la Russe ne vaut pas plus cher que Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Louis_Blanc&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#338;uvres de Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&amp;version=1.2&amp;collapsing=disabled&amp;rk=171674;4&amp;query=%28dc.title%20all%20%22M.%20Louis%20Blanc%22%29%20and%20dc.relation%20all%20%22cb301104287%22#resultat-id-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire de la R&#233;volution fran&#231;aise de Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56676270.r=Louis%20blanc%201848?rk=85837;2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire de dix ans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k94481q.image&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Etat et la commune&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/dommanget/works/1928/La%20Revolution%20de%201848%20et%20le%20drapeau%20rouge.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur la r&#233;volution de 1848&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien apr&#232;s l'exp&#233;rience r&#233;volutionnaire et contre-r&#233;volutionnaire de 1848, le socialisme r&#233;formiste reste le plat avec sauce &#171; &#224; la Louis Blanc &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5901&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5901&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6101&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6101&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1248&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1248&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3392&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3392&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article148&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article148&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article586&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article586&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://comptoir.org/2014/09/29/louis-blanc-la-faillite-du-socialisme-bourgeois/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biographie de Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francis Demier rappelle que, &#171; l'id&#233;e d'une r&#233;volution de classe, d'un sc&#233;nario qui pousserait une avant-garde ouvri&#232;re &#224; s'emparer du pouvoir pour transformer la soci&#233;t&#233; est compl&#232;tement &#233;trang&#232;re &#224; la pens&#233;e de Louis Blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut le lire dans ce texte qui montre &lt;a href=&#034;https://publication-theses.unistra.fr/public/theses_doctorat/2008/CHARRUAUD_Benoit_2008.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comment l'Histoire acad&#233;mique bourgeoise rend hommage &#224; Louis Blanc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un texte in&#233;dit de Rosa Luxemburg : la version int&#233;grale en fran&#231;ais de son premier article : 1793, la grande ann&#233;e !</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6614</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article6614</guid>
		<dc:date>2022-01-19T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Rosa Luxemburg</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que les Oeuvres compl&#232;tes (en allemand) de Rosa Luxemburg s'ouvrent sur son Rapport au III&#232;me Congr&#232;s ouvrier socialiste international de Zurich (1893), un texte ant&#233;rieur, intitul&#233; &#034;1793&#034; lui a &#233;t&#233; r&#233;cemment attribu&#233; par des sp&#233;cialistes. Le journal L'humanit&#233; en avait publi&#233; une pr&#233;sentation et une traduction partielle reprise par l'article 1793 de marxists.org. &lt;br class='autobr' /&gt;
Wikirouge &#224; la page L'ann&#233;e 1793 par Rosa Luxemburg redonne le texte de L'Humanit&#233; en signalant que le texte n'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot89" rel="tag"&gt;Rosa Luxemburg&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que les Oeuvres compl&#232;tes (en allemand) de Rosa Luxemburg s'ouvrent sur son &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1893/00/luxembourg_rapport.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rapport au III&#232;me Congr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
ouvrier socialiste international de Zurich (1893)&lt;/a&gt;, un texte ant&#233;rieur, intitul&#233; &#034;1793&#034; lui a &#233;t&#233; r&#233;cemment attribu&#233; par des sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal L'humanit&#233; en avait publi&#233; une pr&#233;sentation et une &lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/node/409112&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;traduction partielle&lt;/a&gt; reprise par l'article &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1893/00/luxembourg_1793.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1793&lt;/a&gt; de marxists.org.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wikirouge &#224; la page &lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/texts/fr/L%E2%80%99ann%C3%A9e_1793&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'ann&#233;e 1793 par Rosa Luxemburg&lt;/a&gt; redonne le texte de L'Humanit&#233; en signalant que le texte n'est pas disponible en fran&#231;ais : &#171; Ce texte n'est pas disponible, ou est incomplet. Aidez-nous si vous le pouvez ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons-donc de combler ce vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article original en question a &#233;t&#233; publi&#233; dans le premier num&#233;ro du mensuel en langue polonaise &#171; Sprawa robotnicza &#187; (La cause ouvri&#232;re) anim&#233; par R. Luxemburg, dat&#233; de juillet 1893, dont voici un extrait de la page titre :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/Sprawa_Robotnicza_von_1893_bis_1996_Organ_der_SDKP-e22fa.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;258&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;ro complet est disponible &lt;a href=&#034;https://bcul.lib.uni.lodz.pl/dlibra/show-content/publication/edition/35364?id=35364&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; (format djvu). L'article de Rosa Luxemburg intitul&#233; &#171; DZIS i STO LAT TEMU &#187; (L'ann&#233;e 1793 : Aujourd'hui et il y a 100 ans) commence page 2. Il se termine &#224; la page 5 avec la signature &#171; K. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est &#224; partir de ce texte original que nous compl&#233;tons (passages en caract&#232;res gras) le texte de marxists.org (passages en caract&#232;res ordinaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute am&#233;lioration de cette traduction sera bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***********************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'ann&#233;e 1793 ! Cent ans sont pass&#233;s depuis &lt;strong&gt;cette &#233;poque&lt;/strong&gt; &#224; laquelle les ennemis du peuple travailleur, les tsars, les rois, la noblesse, les princes, les patrons d'usine et tous les autres riches (les capitalistes) ne peuvent songer encore aujourd'hui sans &#233;prouver de la terreur. Leurs &#226;mes tremblent d&#232;s que l'on prononce ce mot : l'ann&#233;e 1793 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Pourquoi cela ? Parce que, dans ces ann&#233;es-l&#224;, le peuple travailleur &lt;strong&gt;de&lt;/strong&gt; France, et particuli&#232;rement &lt;strong&gt;de&lt;/strong&gt; sa capitale, Paris, s'est d&#233;barrass&#233; pour la premi&#232;re fois d'un joug multi-s&#233;culaire et a entrepris de tenter d'en finir &lt;strong&gt;une fois pour toute&lt;/strong&gt; avec l'exploitation et de commencer une vie nouvelle et libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. &lt;strong&gt;Voyons comment et pourquoi les travailleurs de Paris se sont attel&#233;s &#224; cette t&#226;che et pourquoi ils ont &#233;chou&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. &lt;strong&gt;La grande r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233; en 1789.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d&#232;s le d&#233;but, le peuple de Paris a lutt&#233; h&#233;ro&#239;quement contre les ennemis de la libert&#233; - le roi, la noblesse et le clerg&#233;, qui gouvernaient la France de mani&#232;re autocratique, comme le font aujourd'hui dans notre pays le tsar et sa cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce gouvernement autoproclam&#233; a &#233;t&#233; renvers&#233; et remplac&#233; par un gouvernement constitutionnel, en grande partie gr&#226;ce aux efforts h&#233;ro&#239;ques du peuple de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais qui a b&#233;n&#233;fici&#233; de la libert&#233; acquise ? Surtout, une nouvelle classe de riches urbains, la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu du pr&#233;c&#233;dent r&#232;gne et de la domination des magnats et des nobles h&#233;r&#233;ditaires, commence le r&#232;gne de l'aristocratie de l'argent, le r&#232;gne de la bourse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paysans ont &#233;galement b&#233;n&#233;fici&#233; de la libert&#233; acquise gr&#226;ce &#224; la r&#233;volution : d&#232;s le d&#233;but de la r&#233;volution, le servage a &#233;t&#233; aboli et de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale la d&#233;pendance des paysans vis-&#224;-vis du propri&#233;taire, de tous les imp&#244;ts et de la servitude a &#233;t&#233; abolie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, lorsque l'Assembl&#233;e nationale a retir&#233; au clerg&#233; toutes ses immenses propri&#233;t&#233;s, les paysans les plus riches ont pu agrandir leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs urbains, et surtout la classe ouvri&#232;re qui ne poss&#233;dait rien, le prol&#233;tariat, n'ont re&#231;u aucun soulagement de leur mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les sacrifices que le prol&#233;tariat a faits dans la lutte contre l'absolutisme royal et contre la noblesse ont &#233;t&#233; vains. Il restait une b&#234;te de somme, oblig&#233;e de marcher sous le joug de l'aube au cr&#233;puscule pour un morceau de pain sec et remplissant toujours les poches des ma&#238;tres. Encore pire. Pendant la r&#233;volution, les gens ne pouvaient souvent m&#234;me pas obtenir du pain sec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il est d'usage dans les p&#233;riodes de bouleversements nationaux, l'industrie et le commerce sont paralys&#233;s en France, les fabriques et les ateliers sont ferm&#233;s, les ouvriers sont jet&#233;s en masse dans la rue. On voyait dans les yeux du peuple de Paris une faim terrible.&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;5. &#171; Pour quelle raison ai-je combattu ? Pourquoi ai-je vers&#233; mon sang ? &#187; s'interroge le peuple fran&#231;ais tromp&#233; dans ses esp&#233;rances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ai-je offert ma poitrine aux balles des soldats du roi ? Seulement pour remplacer un oppresseur par un autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour arracher le pouvoir et les honneurs &#224; la noblesse et le transmettre &#224; la bourgeoisie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Et le peuple de Paris engagea un nouveau combat. Ce fut la deuxi&#232;me r&#233;volution - la r&#233;volution populaire -, le 10 ao&#251;t 1792. Ce jour-l&#224;, le peuple prit d'assaut le Palais royal et l'H&#244;tel de ville. La bourgeoisie &#233;tait du c&#244;t&#233; du roi, qui, dot&#233; d'un pouvoir affaibli, d&#233;fendait ses int&#233;r&#234;ts contre ceux du peuple. Cela n'emp&#234;cha pas le peuple de renverser le tr&#244;ne. La bourgeoisie tenait l'H&#244;tel de ville et l'administration municipale d'une main ferme et voulut dominer le peuple avec sa police et la Garde nationale. Cela n'emp&#234;cha pas le peuple de prendre d'assaut l'H&#244;tel de ville, d'en expulser la bourgeoisie et de tenir dans ses mains calleuses l'administration municipale de Paris. En ce temps-l&#224;, l'administration de la Commune de Paris &#233;tait totalement ind&#233;pendante de l'administration de l'&#201;tat. La Commune , s'appuyant sur le peuple r&#233;volutionnaire victorieux, obligea la Convention (la nouvelle Assembl&#233;e nationale), qui se r&#233;unit en septembre 1792 et proclama aussit&#244;t la R&#233;publique&#8212;&#224; faire des concessions tr&#232;s importantes en faveur des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Sans la puissance mena&#231;ante de ce peuple, la Convention aurait probablement fait aussi peu de choses que les Assembl&#233;es pr&#233;c&#233;dentes pour les masses populaires. La grande majorit&#233; des membres de la Convention &#233;taient hostiles aux changements impos&#233;s par la r&#233;volution du 10 ao&#251;t. Une partie de la Convention - le parti de la Gironde (ainsi nomm&#233;, car ses principaux dirigeants provenaient de ce d&#233;partement) - mena une lutte ouverte contre la souverainet&#233; de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris. Les Girondins, repr&#233;sentants de la moyenne bourgeoisie r&#233;publicaine, &#233;taient d'ardents partisans de la R&#233;publique et des adversaires acharn&#233;s de toute r&#233;forme &#233;conomique d'ampleur au profit du peuple travailleur. Seule la minorit&#233; de la Convention, la Montagne (ainsi nomm&#233;e parce que ses membres occupaient les bancs les plus hauts dans la salle de la Convention), d&#233;fendait fid&#232;lement la cause du peuple travailleur. Aussi longtemps que les gGrondins si&#233;g&#232;rent &#224; la Convention, ceux de la Montagne ne purent la plupart du temps pratiquement rien faire, car les girondins avaient &#233;videmment toujours la majorit&#233; de leur c&#244;t&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. &lt;strong&gt;Cette majorit&#233; l&#226;che (appel&#233;e avec m&#233;pris &#034;la plaine&#034;, &#034;le marais&#034; ou &#034;le ventre&#034;), craignant le peuple, mais ne souhaitant pas de changement radical en sa faveur, se cachait toujours derri&#232;re le dos des Girondins et votait avec eux contre le parti de la Montagne. Le peuple fran&#231;ais a alors compris que, comme avant le roi et la noblesse, et plus tard la grande bourgeoisie monarchiste, les Girondins, repr&#233;sentants de la r&#233;publique de la moyenne bourgeoisie, &#233;taient un obstacle &#224; ses aspirations. Ce dernier obstacle est lev&#233; par les soul&#232;vements populaires des 31 mai et 2 juin 1793. Le peuple arm&#233;, dirig&#233; par la Commune, obligea la majorit&#233; de la Convention &#224; expulser de son sein et &#224; arr&#234;ter tous les chefs de la Gironde. Alors, le peuple de Paris &#224; lui seul avait un contr&#244;le total sur la Convention, et donc sur toute la France. Ensuite, la majorit&#233; de la Convention, craignant le sort des Girondins, suivit docilement le parti du peuple - le parti de la Montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Examinons ce que le peuple travailleur obtint au cours de la br&#232;ve p&#233;riode de son r&#232;gne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Les dirigeants du peuple, comme les membres de l'administration municipale et les montagnards souhaitaient ardemment la compl&#232;te lib&#233;ration &#233;conomique du peuple. Ils aspiraient sinc&#232;rement &#224; la r&#233;alisation de l'&#233;galit&#233; formelle de tous devant la loi, mais aussi &#224; une r&#233;elle &#233;galit&#233; &#233;conomique. Tous leurs discours et tous leurs actes &#233;taient bas&#233;s sur une id&#233;e : dans la r&#233;publique populaire, il ne devrait y avoir ni riches ni pauvres ; la r&#233;publique populaire, cela veut dire que l'&#201;tat libre b&#226;ti sur la souverainet&#233; populaire ne pourrait rester longtemps en place si le peuple, souverain politiquement, se trouvait d&#233;pendant des riches et domin&#233; &#233;conomiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Mais comment r&#233;aliser l'&#233;galit&#233; &#233;conomique pour tous ? &#192; notre &#233;poque, les partis ouvriers sociaux-d&#233;mocrates de tous les pays ont inscrit sur leur banni&#232;re comme aboutissement de leur combat l'&#233;galit&#233; &#233;conomique pour tous. Et pour r&#233;aliser cet objectif, ils exigent l'abolition de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e de tous les outils de travail ; la propri&#233;t&#233; de la terre, des usines, des ateliers, etc., doit &#234;tre transf&#233;r&#233;e &#224; l'ensemble du peuple travailleur. Le parti de la Montagne chercha &#224; r&#233;soudre ce probl&#232;me tout autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Tr&#232;s peu parmi eux, et aussi parmi les membres de la Commune, partageaient le point de vue de la social-d&#233;mocratie d'aujourd'hui. Seules quelques voix isol&#233;es, qui disparurent dans la masse des autres. Elles ne trouv&#232;rent m&#234;me pas une &#233;coute favorable aupr&#232;s de la partie la plus progressiste du peuple de Paris : le prol&#233;tariat. Au contraire, ni le prol&#233;tariat ni les montagnards ne pensaient &#224; l'abolition de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production. Ils voulaient r&#233;aliser l'&#233;galit&#233; &#233;conomique de tous en donnant &#224; tous les citoyens fran&#231;ais qui ne poss&#233;daient rien une parcelle de propri&#233;t&#233; priv&#233;e. En un mot, ni le prol&#233;tariat parisien d'alors ni les montagnards n'&#233;taient socialistes. &lt;strong&gt;Ils ne savaient pas ce que tout travailleur conscient sait aujourd'hui, &#224; savoir que la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production conduit in&#233;vitablement &#224; l'in&#233;galit&#233; &#233;conomique, &#224; la division de la soci&#233;t&#233; en deux classes : les riches capitalistes et les pauvres prol&#233;taires.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. &lt;strong&gt;Mais pourquoi le prol&#233;tariat fran&#231;ais de l'&#233;poque n'a-t-il pas &#233;cout&#233; la voix des quelques socialistes qui s'exprimaient d&#233;j&#224; ? Il ne suffit pas d'exprimer une id&#233;e, il ne suffit pas de prouver sa v&#233;rit&#233;, m&#234;me avec le plus grand enthousiasme et la plus grande pers&#233;v&#233;rance. Si cette id&#233;e n'est pas l'expression des besoins r&#233;els de la soci&#233;t&#233; ou d'une classe forte, en un mot, si elle est impossible &#224; r&#233;aliser, elle ne trouvera aucun d&#233;bouch&#233; et les masses populaires resteront aveugles &#224; cette id&#233;e. Telle &#233;tait la situation des quelques socialistes de l'&#233;poque de la grande R&#233;volution fran&#231;aise. &#192; cette &#233;poque, il &#233;tait impossible de mettre en &#339;uvre le socialisme, c'est-&#224;-dire la propri&#233;t&#233; collective de tous les moyens de production.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. &lt;strong&gt;Les moyens de production ne peuvent devenir des biens communs que si le travail au moyen de ces outils peut et doit &#234;tre effectu&#233; en commun par de nombreuses personnes. Nos machines sont justement de tels moyens de production, et telles sont les conditions dans lesquelles se trouve le travail humain aujourd'hui. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. &lt;strong&gt;Tant que la production par des machines ne pr&#233;vaut pas, tant que le travail manuel dans de petits ateliers et avec de petits outils pr&#233;domine dans la soci&#233;t&#233;, - tant que la mise en commun des moyens de production n'est pas possible. Tant que la majorit&#233; des ouvriers ont leurs propres ateliers ou leurs propres terres et sont des artisans ind&#233;pendants ou des propri&#233;taires, &#8212; tant qu'il n'est pas au moins dans leur int&#233;r&#234;t de faire de ces outils, de ces ateliers, de ces terres, etc. une propri&#233;t&#233; commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. &lt;strong&gt;Aujourd'hui, alors que l'industrie des grosses machines r&#232;gne en ma&#238;tre, les choses sont bien diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aujourd'hui, la division du travail dans la soci&#233;t&#233; est si grande que la soci&#233;t&#233; enti&#232;re contribue &#224; la production et la livraison au consommateur de chaque article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants des coins les plus recul&#233;s de la plan&#232;te &#233;changent le produit de leur travail et ne peuvent se passer les uns des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque, par cons&#233;quent, la soci&#233;t&#233; humaine lie &#233;troitement les unes aux autres dans une grande exploitation, il est possible que les moyens de production - les outils et la terre, ainsi que les fruits du travail - soient en copropri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'aujourd'hui que la grande industrie, avec sa concentration de capital et sa production de toutes les marchandises beaucoup moins ch&#232;res que le travail manuel, ruine de plus en plus l'artisanat, chasse de plus en plus de travailleurs de leurs moyens de travail et les oblige, en tant que prol&#233;taires, &#224; vendre leur force de travail aux propri&#233;taires d'usines du grand capital et &#224; leurs outils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, la concurrence avec les grands propri&#233;taires terriens, les imp&#244;ts, les divisions familiales poussent de plus en plus de paysans &#224; quitter la terre. Ce n'est donc qu'aujourd'hui que nous avons une classe &#233;norme et toujours plus nombreuse de prol&#233;taires qui ne poss&#232;dent rien. Et ce n'est qu'aujourd'hui que ce prol&#233;tariat est de plus en plus concern&#233; par la prise de conscience que le socialisme est le seul moyen de sortir de tous les probl&#232;mes du syst&#232;me actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. Tout autre &#233;tait la situation il y a cent ans. En France, comme dans d'autres &#201;tats, le prol&#233;tariat repr&#233;sentait &#224; peine une petite partie de la masse du peuple travailleur. La paysannerie, qui constitue la plus grande part du peuple fran&#231;ais, &#233;tait satisfaite de ce qu'elle avait obtenu pendant la R&#233;volution. En effet, comme nous l'avons signal&#233;, seuls les cultivateurs les plus riches pouvaient acheter des terres. La partie la plus pauvre de la paysannerie fran&#231;aise ne souhaitait pas la propri&#233;t&#233; collective socialiste, mais une augmentation de sa part de propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les montagnards avaient justement l'intention de remettre aux paysans toutes les terres de la noblesse et du clerg&#233; qui n'avaient pas encore &#233;t&#233; vendues. La distance entre les montagnards et le socialisme est d&#233;montr&#233;e par le fait que, en accord avec les autres conventionnels, ces derniers ont donn&#233; en partage &#224; quelques paysans ce qu'il restait des anciens biens communaux (prairies, champs, terrains en friches).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. &lt;strong&gt;En outre, la majorit&#233; de la population urbaine, et donc aussi de Paris, &#233;tait constitu&#233;e d'artisans, de commer&#231;ants et autres, en un mot, de petits propri&#233;taires priv&#233;s, de la petite bourgeoisie. Le prol&#233;tariat, qui, de par sa position sociale, doit lutter pour l'introduction du socialisme, ne s'&#233;tait pas encore constitu&#233; en classe distincte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les prol&#233;taires individuels de cette &#233;poque se consid&#233;raient comme des victimes particuli&#232;res du destin, comme des victimes d'&#233;checs accidentels et ils r&#234;vaient que leur sort &#233;tait tout &#224; fait naturel dans une soci&#233;t&#233; capitaliste et qu'il deviendrait en un si&#232;cle le sort de millions de personnes de toute la classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, ces prol&#233;taires individuels se fondaient dans la masse de la petite bourgeoisie en ayant pour id&#233;al la propri&#233;t&#233; et la vie petite bourgeoise, ils suivaient la masse, reprenaient ses slogans et ses aspirations. Ils consid&#233;raient les repr&#233;sentants petits-bourgeois et paysans du parti de la Montagne comme les leurs et ne s'&#233;murent pas le moins du monde lorsque le chef de la Montagne, Robespierre, envoya &#224; la guillotine les v&#233;ritables repr&#233;sentants du prol&#233;tariat, les socialistes (Jacques Roux, Chaumette et autres en mars 1794).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Apr&#232;s tout cela, il est clair que les montagnards, malgr&#233; toute leur bonne volont&#233;, &#233;taient incapables de r&#233;aliser leur d&#233;sir ardent : l'&#233;galit&#233; &#233;conomique de tous. Cette aspiration n'&#233;tait pas r&#233;alisable en ce temps-l&#224;. En outre, les moyens dont on se servait n'eurent comme effet que de retarder pour une br&#232;ve p&#233;riode le d&#233;veloppement de la constitution du capitalisme, c'est-&#224;-dire la plus grande in&#233;galit&#233; &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Tant que la Montagne eut le pouvoir entre ses mains , elle dut trouver leur salut dans des moyens &#233;conomiques coercitifs, notamment pour emp&#234;cher le peuple de Paris de mourir de faim. Ces moyens &#233;taient les suivants : la fixation d'un prix maximal pour le pain et pour d'autres denr&#233;es alimentaires, des emprunts obligatoires aupr&#232;s des riches et, tout particuli&#232;rement &#224; Paris, l'achat de pain de la part de la commune afin de le distribuer au peuple au prix le plus bas possible. Tout cela n'&#233;tait que des interventions purement et simplement superficielles dans la vie &#233;conomique fran&#231;aise. Tout cela ne pouvait que mener &#224; la paup&#233;risation de gens riches et ne fournir qu'une aide momentan&#233;e au peuple affam&#233; - rien de plus. Et m&#234;me si les intentions du parti des montagnards de donner des terres &#224; tous ceux qui d&#233;siraient travailler avaient &#233;t&#233; atteintes, l'&#233;galit&#233; &#233;conomique n'aurait pourtant pas &#233;t&#233; acquise pour longtemps. &#192; la fin du si&#232;cle dernier, la France occupait dans le syst&#232;me capitaliste la m&#234;me position que les autres pays d'Europe de l'Ouest. Elle devait rechercher in&#233;luctablement la transformation des petits propri&#233;taires en prol&#233;taires et la concentration de l'ensemble des biens - y compris de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re - dans les mains de quelques riches .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. &lt;strong&gt;En outre, le parti de la Montagne est mort avant d'avoir pu entamer les r&#233;formes &#233;conomiques fondamentales qui, selon lui, &#233;taient cens&#233;es supprimer les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le violent soul&#232;vement du peuple de Paris l'a port&#233;e au sommet du pouvoir d'&#201;tat, mais elle n'a pu s'y maintenir longtemps. La base de son pouvoir &#233;tait la force insuffisante du peuple de Paris, et toutes ses r&#233;formes politiques et &#233;conomiques &#233;taient en contradiction profonde avec les besoins de la France &#224; cette &#233;poque, et en particulier avec les besoins de la Bourgeoisie au d&#233;but de son r&#232;gne. Le r&#232;gne &#224; court terme du parti de la Montagne &#233;tait une dictature (omnipotence) du peuple de Paris sur l'ensemble de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et cette dictature devait &#234;tre d'autant plus violente et sanglante que ses fondements et ses repr&#233;sentants &#233;taient faibles et que les forces sociales hostiles &#233;taient puissantes. En fin de compte, la domination des Montagnards a lass&#233; m&#234;me le peuple de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le prol&#233;tariat, leur base la plus solide, perd de plus en plus l'espoir mis en eux. En mars 1794, il regarde avec indiff&#233;rence le malheur des socialistes de la commune, et en juillet de la m&#234;me ann&#233;e, il ne fait rien pour sauver de la guillotine les derniers membres de la commune et les principaux chefs de la Montagne : Robespierre, Saint-Just, Couthon et autres. L'&#233;poque de la conscience politique du prol&#233;tariat n'&#233;tait pas encore venue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Apr&#232;s la chute de la Commune et de la Montagne, le prol&#233;tariat parisien pris par la faim se souleva encore quelques fois contre la Convention , en criant : &#171; Du pain et la Constitution de 1793. &#187; Ce n'&#233;taient toutefois plus que des faibles sursauts d'une flamme r&#233;volutionnaire en voie d'extinction. Les forces du prol&#233;tariat &#233;taient &#233;puis&#233;es ; quant &#224; la conjuration organis&#233;e en 1796 par le socialiste Babeuf contre le gouvernement d'alors, dans le but d'introduire une constitution socialiste, il fut tout aussi infructueux. Babeuf avait bien compris que l'&#233;galit&#233; &#233;conomique n'&#233;tait pas compatible avec la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, qu'il voulait socialiser. Il se trompait toutefois lorsqu'il supposait pouvoir l'appliquer dans la France d'alors avec l'aide d'une poign&#233;e de conjur&#233;s. Babeuf et ses amis pouvaient encore moins compter sur un succ&#232;s que les montagnards. Ses projets socialistes ont &#233;t&#233; &#233;touff&#233;s dans l'oeuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. La conjuration de Babeuf n'a pu troubler qu'un instant le calme de la bourgeoisie fran&#231;aise repue qui s'enrichissait. Elle avait d&#233;j&#224; oubli&#233; les &#171; frayeurs de l'an 1793 &#187;. C'est bien elle et non le prol&#233;tariat qui a r&#233;colt&#233; tous les fruits de la R&#233;volution fran&#231;aise. L'ampleur de la violence que la Montagne a d&#233;ploy&#233;e contre la noblesse et ses biens n'a pas servi au prol&#233;tariat mais &#224; la bourgeoisie. La majeure partie des biens du clerg&#233; r&#233;quisitionn&#233;s - &#171; les biens nationaux &#187; - ont &#233;t&#233; achet&#233;s et sont tomb&#233;s dans les mains de la bourgeoisie ais&#233;e. La paup&#233;risation du clerg&#233; et de la noblesse n'a fait que renforcer les pouvoirs &#233;conomiques, sociaux et politiques de la bourgeoisie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Tels sont les effets sociaux imm&#233;diats de la R&#233;volution fran&#231;aise. Actuellement, un si&#232;cle plus tard, nous voyons clairement les cons&#233;quences ult&#233;rieures de la Grande R&#233;volution. Elle a certes install&#233; la bourgeoisie sur le tr&#244;ne, mais le r&#232;gne de la bourgeoisie est indissociable du d&#233;veloppement du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est maintenant particuli&#232;rement que nous voyons de nos propres yeux &#224; quel point son succ&#232;s conquis sur la noblesse m&#232;ne la bourgeoisie &#224; sa ruine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'approchant &#224; grands pas, le cort&#232;ge du prol&#233;tariat, son compagnon historique, h&#233;ritier et fossoyeur, r&#233;sonne haut et for.t&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La tentative bien trop pr&#233;coce du prol&#233;tariat fran&#231;ais d'enterrer d&#232;s 1793 la bourgeoisie fra&#238;chement &#233;close devait avoir une issue fatale. Mais apr&#232;s cent ans de r&#232;gne, la bourgeoisie s'affaiblit sous le poids des ans. Enterrer cette vieille p&#233;cheresse est aujourd'hui une bagatelle pour le prol&#233;tariat d&#233;bordant d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin du si&#232;cle dernier, le prol&#233;tariat - peu nombreux et sans aucune forme de conscience de classe - a disparu en se fondant dans la masse des petits-bourgeois. &#192; la fin de notre si&#232;cle, le prol&#233;tariat se trouve &#224; la t&#234;te de l'ensemble du peuple travailleur des pays les plus importants et gagne &#224; sa cause la masse de la petite-bourgeoisie des villes ainsi que, plus r&#233;cemment, la paysannerie .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. &#192; l'&#233;poque de la grande R&#233;volution fran&#231;aise, les meilleures personnalit&#233;s &#233;taient du c&#244;t&#233; de la bourgeoisie. De nos jours, les personnalit&#233;s les plus nobles issues de la bourgeoisie (de la &#171; couche intellectuelle &#187;) sont pass&#233;es du c&#244;t&#233; du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. &#192; la fin du si&#232;cle dernier, la victoire de la bourgeoisie sur la noblesse &#233;tait une n&#233;cessit&#233; historique. Aujourd'hui, la victoire du prol&#233;tariat sur la bourgeoisie est au m&#234;me titre une n&#233;cessit&#233; historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. Mais la victoire du prol&#233;tariat signifie le triomphe du socialisme, le triomphe de l'&#233;galit&#233; et de la libert&#233; de tous. Cette &#233;galit&#233; &#233;conomique, qui &#233;tait il y a un si&#232;cle le grand r&#234;ve de quelques id&#233;alistes, prend aujourd'hui forme dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement social-d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La devise &#171; Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233; &#187; n'&#233;tait &#224; l'&#233;poque de la grande R&#233;volution fran&#231;aise qu'un slogan de parade dans la bouche de la bourgeoisie, et un faible soupir dans la bouche du peuple - ce mot d'ordre est aujourd'hui le cri de guerre mena&#231;ant d'une arm&#233;e de plusieurs millions de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour approche o&#249; il prendra corps et deviendra r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. En l'an 1793, le peuple de Paris a r&#233;ussi &#224; d&#233;tenir le pouvoir entre ses mains pour une courte dur&#233;e ; mais il a &#233;t&#233; incapable d'utiliser ce pouvoir pour se lib&#233;rer &#233;conomiquement. De nos jours, le prol&#233;tariat de tous les pays m&#232;ne r&#233;solument et inlassablement un combat &#224; la fois politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le jour o&#249; le prol&#233;tariat d&#233;tiendra le pouvoir politique sera aussi le jour de sa lib&#233;ration &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les comit&#233;s, clubs, soci&#233;t&#233;s et assembl&#233;es r&#233;volutionnaires ou la d&#233;mocratie directe dans la R&#233;volution fran&#231;aise</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1789-1793</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution bourgeoise</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les comit&#233;s, clubs, soci&#233;t&#233;s et assembl&#233;es r&#233;volutionnaires ou la d&#233;mocratie directe dans la R&#233;volution fran&#231;aise &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bourgeois et bras nus &#187; de Daniel Gu&#233;rin : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de 1791, lorsque le massacre du Champ-de-Mars (17 juillet) par Jean Sylvain Bailly eut fait mitrailler le peuple, les militants des sections parisiennes firent de leur costume un manifeste politique contre le r&#233;gime de monarchie constitutionnelle censitaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques journalistes surent coller &#224; ce peuple combattant et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;1789-1793&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;R&#233;volution bourgeoise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot300" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_16291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/1514921155.jpg' width=&#034;451&#034; height=&#034;360&#034; alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/arc05_comi_01f.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/arc05_comi_01f.jpg' width=&#034;1400&#034; height=&#034;1191&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/Brissot_et_20_de_ses_complices_condamnes_a_mort_par_le_tribunal_revolutionnaire.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/Brissot_et_20_de_ses_complices_condamnes_a_mort_par_le_tribunal_revolutionnaire.jpg' width=&#034;3718&#034; height=&#034;2540&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/250px-Cherieux_-_Club_des_femmes_patriotes_dans_une_eglise_-_1793.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;186&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16283 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/jeu_de_paume.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/jeu_de_paume.jpg' width=&#034;987&#034; height=&#034;555&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16282 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/clubs-1692148-jpg_1615911_1250x625.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/clubs-1692148-jpg_1615911_1250x625.jpg' width=&#034;1250&#034; height=&#034;625&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/jacobins1.jpg' width=&#034;362&#034; height=&#034;250&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les comit&#233;s, clubs, soci&#233;t&#233;s et assembl&#233;es r&#233;volutionnaires ou la d&#233;mocratie directe dans la R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bourgeois et bras nus &#187; de Daniel Gu&#233;rin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1791, lorsque le massacre du Champ-de-Mars (17 juillet) par Jean Sylvain Bailly eut fait mitrailler le peuple, les militants des sections parisiennes firent de leur costume un manifeste politique contre le r&#233;gime de monarchie constitutionnelle censitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques journalistes surent coller &#224; ce peuple combattant et r&#233;volutionnaire : Jean-Paul Marat et son Ami du peuple, dans un tout autre registre, Jacques-Ren&#233; H&#233;bert et son P&#232;re Duchesne, mais aussi Jacques Roux et son groupe les Enrag&#233;s. Ils en furent longtemps les porte-paroles, plus que les guides, incontest&#233;s. Les sans-culottes se rassemblaient, d'une part, dans les assembl&#233;es des sections et, d'autre part, dans les clubs. Les assembl&#233;es des sections, organismes de la vie de quartier institu&#233;s d&#232;s 1790, n'accueillaient en principe que les citoyens actifs ; cependant, le r&#244;le primordial jou&#233; par nombre d'ouvriers et petits artisans, ainsi que le fait qu'ils &#233;taient rest&#233;s arm&#233;s depuis 1789, leur donna voix au chapitre. Les clubs surtout &#8212; club des Cordeliers, club de l'&#201;v&#234;ch&#233;, Soci&#233;t&#233; fraternelle des deux sexes, Club helv&#233;tique &#8212; furent l'instrument dont les sans-culottes se servirent pour influencer la vie politique. Le club de l'&#201;v&#234;ch&#233;, issu des Cordeliers, joua un r&#244;le important dans la pr&#233;paration du 10 ao&#251;t, jour de la prise des Tuileries et de la chute du tr&#244;ne. &#192; partir de septembre 1792, le club des Jacobins s'ouvrit aux citoyens les plus pauvres : il devint d&#232;s lors le plus important des lieux de r&#233;union pour les sans-culottes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci manifestaient leurs revendications par des p&#233;titions des sections pr&#233;sent&#233;es aux assembl&#233;es (L&#233;gislative, puis Convention) par des d&#233;l&#233;gu&#233;s ; il y eut ainsi une succession de p&#233;titions r&#233;clamant l'arrestation des chefs girondins avant l'insurrection du 31 mai au 2 juin. L'insurrection, la &#171; journ&#233;e &#187;, &#233;tait le second moyen d'action. La violence arm&#233;e fut un recours fr&#233;quent du 10 ao&#251;t 1792 aux vaines &#233;meutes de germinal et prairial an III. Les &#233;meutiers, appuy&#233;s par les canons de la garde nationale &#224; laquelle ils appartenaient, venaient montrer leur force mena&#231;ante pour obtenir gain de cause. De leur d&#233;termination et de la capacit&#233; de r&#233;sistance du pouvoir politique d&#233;pendait &#233;videmment le succ&#232;s de la tentative : r&#233;el le 10 ao&#251;t ou le 2 juin, il fut nul durant la p&#233;riode de la Convention thermidorienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mise en place, en 1792 et 1793, des comit&#233;s de surveillance, les sans-culottes eurent un troisi&#232;me moyen de pression sur la politique : la police et les tribunaux re&#231;urent par milliers les d&#233;nonciations des tra&#238;tres et conspirateurs suppos&#233;s. Pour l'efficacit&#233; de la Terreur, la surveillance r&#233;volutionnaire exerc&#233;e par les sans-culottes &#233;tait indispensable. Celle-ci abolie par la Convention thermidorienne, vint le moment o&#249; les sans-culottes, priv&#233;s du club des Jacobins, d&#233;sarm&#233;s, fich&#233;s et suivis par une police remarquablement infiltr&#233;e, durent abandonner leur pouvoir de pression. La R&#233;publique ne serait plus ni sauv&#233;e ni dirig&#233;e par leur col&#232;re, mais par les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 48 sections de Paris qui, dans le cadre de la Commune, constitu&#232;rent les foyers m&#234;mes du nouveau pouvoir populaire, avaient une origine beaucoup plus r&#233;cente. A l'occasion de l'&#233;lection en deux degr&#233;s aux Etats-g&#233;n&#233;raux, le ministre de le Louis XVI, Necker, avait d&#233;coup&#233; Paris en 60 districts (&#8230;) Cette op&#233;ration avait pour but d'affaiblir, en le divisant, l'esprit r&#233;volutionnaire de la capitale. (&#8230;) Au lendemain du 14 juillet, la subdivision de Paris en 60 bureaux de vote qui, &#224; l'origine devaient se r&#233;unir une seule et unique fois, fut rendue permanente. Plus tard, ceux-ci furent remplac&#233;s par 48 sections. A la veille du 10 ao&#251;t 1792, les sections arrach&#232;rent &#224; l'Assembl&#233;e le droit de se r&#233;unir en permanence ; et apr&#232;s le 10 ao&#251;t non plus seulement ceux qui payaient le &#171; cens &#187; mais tous les citoyens y furent admis. (&#8230;) Nous voyons les premiers sympt&#244;mes de dualit&#233; de pouvoirs d&#232;s juillet 1789. A l'or&#233;e de la R&#233;volution, il y a dualit&#233; de pouvoirs non seulement entre le roi et l'Assembl&#233;e nationale, mais d&#233;j&#224; entre l'Assembl&#233;e nationale, interpr&#232;te des volont&#233;s de la haute bourgeoisie, et la Commune de Paris, cette derni&#232;re s'appuyant sur les couches inf&#233;rieures du tiers &#233;tat de la capitale. (&#8230;) La dualit&#233; de pouvoirs se manifesta d'une fa&#231;on beaucoup plus accus&#233;e &#224; l'occasion de l'insurrection du 10 ao&#251;t 1792. D&#232;s la seconde quinzaine de juillet, les sections avaient nomm&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s qui s'&#233;taient r&#233;unis &#224; l'H&#244;tel de Ville. (&#8230;) Le 10 ao&#251;t, l'assembl&#233;e des sections se substitua &#224; la Commune l&#233;gale et se constitua en Commune r&#233;volutionnaire. Celle-ci se pr&#233;senta face &#224; l'Assembl&#233;e bourgeoise comme l'organe de la volont&#233; populaire. (&#8230;) Mais la dualit&#233; de pouvoirs est un fait r&#233;volutionnaire et non constitutionnel. Elle peut durer un certain temps, mais pas tr&#232;s longtemps. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t ou tard, l'un des pouvoirs finit par &#233;liminer l'autre. (&#8230;) &#171; La dualit&#233; de pouvoirs est, en son essence, un r&#233;gime de crise sociale : marquant un extr&#234;me fractionnement de la nation, elle comporte, en potentiel ou bien ouvertement, la guerre civile. &#187; Au lendemain du 10 ao&#251;t, les pouvoirs de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris et ceux de l'Assembl&#233;e s'&#233;quilibr&#232;rent un instant. Cette situation qui provoqua une crise politique aigu&#235;, ne dura que quelques semaines. L'un des deux pouvoirs dut finalement s'effacer devant l'autre, et ce fut la Commune. Au lendemain du 10 ao&#251;t 1792, les pouvoirs de la Commune r&#233;volutionnaire de Paris et ceux de l'Assembl&#233;e s'&#233;quilibrent un instant. Cette situation, qui provoqua une crise politique aig&#252;e, ne persista que quelques semaines. La Commune eut le dessous. Le 31 mars 1793, la dualit&#233; de pouvoirs prit de nouveau une forme ouverte. Comme au 10 ao&#251;t, une Commune r&#233;volutionnaire s'&#233;tait substitu&#233;e &#224; la Commune et, face &#224; la Convention et &#224; son Comit&#233; de Salut public, elle avait fait figure de nouveau pouvoir. Mais la dualit&#233; ne dura cette fois, que l'espace d'un matin. Le pouvoir officiel s'empressa de faire rentrer dans le n&#233;ant la Commune insurrectionnelle. Apr&#232;s la chute des Girondins, la lutte entre la Convention et la Commune, entre le pouvoir borugeois et le pouvoir des masses, continua sourdement. Elle prit, &#224; nouveau, un caract&#232;re aigu, en novembre 1793, lorsque la Commune, se substituant &#224; la Convention, entra&#238;na le pays dans la campagne de d&#233;christianisation et imposa &#224; l'Assembl&#233;e le culte de la Raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie riposta en rognant les pouvoirs de la Commune qui, par le d&#233;cret du 4 d&#233;cembre, fut &#233;troitement subordonn&#233;e au pouvoir central. En f&#233;vrier-mars 1794, la lutte se raviva entre les deux pouvoirs. Celui issu des masses fut, alors, d'avantage repr&#233;sent&#233; par les soci&#233;t&#233;s populaires des sections, group&#233;es en un comit&#233; central, que par la Commune elle-m&#234;me. Mais les dirigeants de cette derni&#232;re, sous la pression populaire, eurent, &#224; deux reprises, avant la chute des h&#233;bertistes, avant celle de Robespierre, de v&#233;ll&#233;it&#233;s de coup d'Etat. Ce fut le chant du cygne de la dualit&#233; de pouvoirs. La bourgeoisie accusa les partisans de la Commune de vouloir &#171; avilir la repr&#233;sentation nationale &#187; et elle brisa le pouvoir populaire, donnant ainsi le coup de gr&#226;ce &#224; la R&#233;volution. (&#8230;) Du moment o&#249; la bourgeoisie se mettait en travers du torrent populaire, elle devait se forger une arme lui permettant de r&#233;sister &#224; la pression des bras nus : le renforcement du pouvoir central. Le synchronisme des dates &#8211; cette fois encore &#8211; est frappant : le d&#233;cret sur la libert&#233; des cultes est du 6 d&#233;cembre (1793) ; le grand d&#233;cret par lequel furent mis d&#233;finitivement en place les premiers &#233;l&#233;ments d'un pouvoir central fort, est du 4 d&#233;cembre. On assiste &#224; une &#233;tape de la formation de la machine de l'Etat par laquelle la bourgeoisie va asservir le prol&#233;tariat. L'Etat centralis&#233;, bureaucratique et policier, &#171; cet effroyable corps parasite qui enveloppe le corps de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise et en bouche tous les pores &#187; (selon Marx dans &#171; Le dix-huit brumaire de Louis Bonaparte, 1852) (&#8230;). L'une des raisons pour lesquelles l'&#233;volution que l'on va retracer a &#233;t&#233; mal comprise provient sans doute de ce que le r&#233;gime de 1793 a confondu, sous les divers noms de &#171; dictature de salut public &#187;, &#171; dictature montagnarde &#187;, &#171; dictature jacobine &#187;, &#171; gouvernement r&#233;volutionnaire &#187;, deux sortes de contrainte : d'une part, un pouvoir populaire, d&#233;mocratique, d&#233;centralis&#233;, propuls&#233; du bas vers le haut, celui des sans culottes en armes, group&#233;s dans leurs sections, leurs comit&#233;s r&#233;volutionnaires, leurs clubs, leurs communes, exigeant &#224; l'occasion de revers ext&#233;rieurs le ch&#226;timent impitoyable de l'ennemi int&#233;rieur ; d'autre part, une dictature bourgeoise, autoritaire, centralis&#233;e, propuls&#233;e du haut vers le bas et dirig&#233;e certes contre les r&#233;sidus de l'Ancien R&#233;gime, mais aussi, et de plus en plus, contre les bras-nus. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cret du 4 d&#233;cembre stipulait, par ailleurs, que les comit&#233;s r&#233;volutionnaires rel&#232;veraient directement et sans aucun interm&#233;diaire du Comit&#233; de suret&#233; g&#233;n&#233;rale. Ils devenaient des organes subalternes de police, des rouages d'Etat. Les communes, dans toute l'&#233;tendue de la France, et, du m&#234;me coup, leurs soci&#233;t&#233;s populaires, leurs comit&#233;s r&#233;volutionnaires, se virent interdire toutes relations directes entre eux, toute r&#233;union dite centrale englobant plusieurs localit&#233;s ou plusieurs d&#233;partements. (&#8230;) Dans le d&#233;cret du 4 d&#233;cembre, un article entier leur fut consacr&#233; : &#171; Tout congr&#232;s ou r&#233;unions centrales &#233;tablis, soit par les repr&#233;sentants du peuple, soit par les soci&#233;t&#233;s populaires, sous quelque d&#233;nomination qu'ils puissent avoir sont r&#233;voqu&#233;s et express&#233;ment d&#233;fendus par ce d&#233;cret, comme subversifs de l'unit&#233; d'action du gouvernement, et tendant au f&#233;d&#233;ralisme. &#187; (&#8230;) Les militants d'avant-garde ne se m&#233;prirent pas sur le sens du renforcement du pouvoir central, dont les premiers signes s'&#233;taient manifest&#233;s d&#232;s l'&#233;t&#233; 1793. Ils comprirent que le gouvernement fort qui, peu &#224; peu, s'&#233;tablissait avait une pointe dirig&#233;e contre l'avant-garde populaire. Les enrag&#233;s, les premiers, avaient d&#233;nonc&#233; l'&#233;volution qui se dessinait. Le 4 ao&#251;t, Leclerc avait comment&#233; en ces termes la proposition de Danton d'&#233;riger le Comit&#233; de Salut public en Comit&#233; de gouvernement : &#171; Je ne vois, dans cette masse de pouvoirs r&#233;unis dans le Comit&#233; de salut public, qu'une dictature effrayante. &#187; Les enrag&#233;s constataient avec stupeur que la Terreur, dont ils avaient tant de fois r&#233;clam&#233; l'institution n'&#233;tait plus la la terreur par en bas mais une terreur par en haut qui broyait indistinctement la contre-r&#233;volution et la r&#233;volution militante. Les h&#233;bertistes, qui voyaient le Conseil ex&#233;cutif, o&#249; ils &#233;taient influents, r&#233;duit par la dictature &#224; un r&#244;le subsidiaire, avaient aper&#231;u, eux aussi, le danger, et l'avaient d&#233;nonc&#233;. (&#8230;) Opposer le Conseil ex&#233;cutif au Comit&#233; de Salut public, c'&#233;tait mal poser la question : la vraie rivalit&#233; n'&#233;tait pas tant entre ces deux organismes qu'entre le pouvoir central (Convention et Comit&#233; de Salut public) et la Commune, entre le pouvoir bourgeois et le pouvoir populaire. Si l'on voulait achever d'&#233;craser les royalistes de l'int&#233;rieur et de l'ext&#233;rieur, si l'on voulait que cette contrainte ne serv&#238;t pas, en m&#234;me temps, contre les masses, il e&#251;t fallu se d&#233;livrer pour de bon du mythe de la &#171; repr&#233;sentation &#187;, ressusciter la Commune insurrectionnelle du 10 ao&#251;t 1792 et du 31 mai 1793. Mais il y manquait encore bien des conditions telles que, entre autres, l'existence non seulement &#224; Paris, mais aussi dans tout le pays, d'une avant-garde suffisamment nombreuse, diff&#233;renci&#233;e et consciente. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la R&#233;volution fran&#231;aise anticipait la d&#233;mocratie des travailleurs r&#233;volutionnairement organis&#233;s en comit&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4728&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution fran&#231;aise, c'est la mobilisation des masses et leur auto-organisation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s de piques et de bras nus dans la R&#233;volution fran&#231;aise (1789-1793) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1082&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s de surveillance et soci&#233;t&#233;s populaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;file :///C :/Users/HP/AppData/Local/Temp/ad023-44l-comite-de-surveillance-et-societes-populaires-20140204.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Sections r&#233;volutionnaires de Paris :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_r%C3%A9volutionnaire_de_Paris&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_r%C3%A9volutionnaire_de_Paris&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les soci&#233;t&#233;s populaires et r&#233;volutionnaires, vues par l'Etat fran&#231;ais actuel :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://francearchives.fr/findingaid/5528b67dfd9703290fd82ac151c35040e6a11a2e&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://francearchives.fr/findingaid/5528b67dfd9703290fd82ac151c35040e6a11a2e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le des comit&#233;s de surveillance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_2002_num_330_1_2614&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_2002_num_330_1_2614&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s r&#233;volutionnaires de 1793 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_(Michelet&lt;/a&gt;)/Livre_X/Chapitre_9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cercle social :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_social_(club_r%C3%A9volutionnaire&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_social_(club_r%C3%A9volutionnaire&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Club des cordeliers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_cordeliers&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_cordeliers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Club des jacobins :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_jacobins&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_jacobins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soci&#233;t&#233; des r&#233;publicaines r&#233;volutionnaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_r%C3%A9publicaines_r%C3%A9volutionnaires&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_r%C3%A9publicaines_r%C3%A9volutionnaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Clubs politiques pendant la R&#233;volution :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.toupie.org/Dictionnaire/Clubs_politiques.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.toupie.org/Dictionnaire/Clubs_politiques.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les congr&#232;s de soci&#233;t&#233;s populaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_1986_num_266_1_4566&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_1986_num_266_1_4566&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenirs sur les comit&#233;s r&#233;volutionnaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62145584.r=Rapport%20sur%20les%20Clubs%20et%20Soci%C3%A9t%C3%A9s%20Populaire?rk=128756;0&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62145584.r=Rapport%20sur%20les%20Clubs%20et%20Soci%C3%A9t%C3%A9s%20Populaire?rk=128756;0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Comit&#233;s de surveillance r&#233;volutionnaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_surveillance_r%C3%A9volutionnaire&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_surveillance_r%C3%A9volutionnaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Comit&#233;s de section des Piques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_des_Piques&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_des_Piques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de salut public :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_salut_public&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_salut_public&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Comit&#233;s de section r&#233;volutionnaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_r%C3%A9volutionnaire_de_Paris&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_r%C3%A9volutionnaire_de_Paris&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de l'&#201;v&#234;ch&#233;, dans l'insurrection du 31 mai au 2 juin 1793 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_du_31_mai_et_du_2_juin_1793&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_du_31_mai_et_du_2_juin_1793&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s r&#233;volutionnaires de Tulle :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6259210x.r=comit%C3%A9s%20de%20piques%20de%20la%20r%C3%A9volution?rk=321890;0&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6259210x.r=comit%C3%A9s%20de%20piques%20de%20la%20r%C3%A9volution?rk=321890;0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s et clubs de femmes r&#233;volutionnaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article254&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article254&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s des assembl&#233;es r&#233;volutionnaires : des laboratoires de la loi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/lrf/673&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/lrf/673&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commune de Paris (1789-1795) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_(R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_(R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&lt;/a&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sections de Paris :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62155556/f1n355.texteBrut&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62155556/f1n355.texteBrut&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sections r&#233;volutionnaires de Paris :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article2956&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article2956&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arr&#234;t&#233;s des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales des sections parisiennes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2017-4-page-239.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2017-4-page-239.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jacobins :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gauchemip.org/spip.php?article7318&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.gauchemip.org/spip.php?article7318&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Montagnards, Robespierre et les Jacobins &#233;taient-ils l'aile marchante de la r&#233;volution fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3001&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#034;Enrag&#233;s&#034; dans la R&#233;volution fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article362&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article362&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus grands noms de la r&#233;volution fran&#231;aise (1789-1795) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5333&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5333&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'an 1793, le peuple de Paris a r&#233;ussi &#224; d&#233;tenir le pouvoir entre ses mains pour une courte dur&#233;e (Rosa Luxembourg) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5484&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5484&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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