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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title> Actes obs&#233;dants et exercices religieux (1907) Freud</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

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&lt;p&gt;Actes obs&#233;dants et exercices religieux (1907) &lt;br class='autobr' /&gt;
Freud &lt;br class='autobr' /&gt; Zwangshandlungen und Religions&#252;bungen. Cette &#233;tude a d'abord paru dans la Zeitschrift f&#252;r Religionspsychologie, &#233;dit&#233;e par BRESLER et VORBRODT, vol. I, fasc. 1, 1907, Puis dans la deuxi&#232;me suite de la Sammlung kleiner Schriften zur Neurosenlehre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne suis certes pas le premier qu'ait frapp&#233; la ressemblance qui existe entre les actes obs&#233;dants des n&#233;vros&#233;s et les exercices par lesquels le croyant t&#233;moigne de sa pi&#233;t&#233;. Le nom m&#234;me de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique176" rel="directory"&gt;Qu'est-ce que la psychanalyse de Freud ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Actes obs&#233;dants et exercices religieux (1907)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Zwangshandlungen und Religions&#252;bungen. Cette &#233;tude a d'abord paru dans la Zeitschrift f&#252;r Religionspsychologie, &#233;dit&#233;e par BRESLER et VORBRODT, vol. I, fasc. 1, 1907, Puis dans la deuxi&#232;me suite de la Sammlung kleiner Schriften zur Neurosenlehre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis certes pas le premier qu'ait frapp&#233; la ressemblance qui existe entre les actes obs&#233;dants des n&#233;vros&#233;s et les exercices par lesquels le croyant t&#233;moigne de sa pi&#233;t&#233;. Le nom m&#234;me de &#171; c&#233;r&#233;monial &#187;, que l'on a donn&#233; &#224; certains de ces actes obs&#233;dants, m'en est une garantie. Cependant cette ressemblance me semble &#234;tre plus qu'une ressemblance superficielle, de telle sorte que l'on pourrait, d'une intelligence de la gen&#232;se du c&#233;r&#233;monial n&#233;vrotique, se risquer &#224; tirer par analogie des conclusions relatives aux processus psychiques de la vie religieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens qui pratiquent des actes obs&#233;dants ou un c&#233;r&#233;monial appartiennent, avec ceux qui souffrent de pens&#233;es obs&#233;dantes, de repr&#233;sentations obs&#233;dantes, d'impulsions obs&#233;dantes, etc., &#224; un groupe clinique particulier &#224; l'affection duquel on a coutume de donner le nom de &#171; n&#233;vrose obsessionnelle &#187; . Mais il ne faudrait pas essayer de faire d&#233;river de son nom le caract&#232;re essentiel de cette affection., car, &#224; proprement parler, d'autres ph&#233;nom&#232;nes psychiques morbides peuvent &#233;galement pr&#233;tendre &#224; ce que nous appelons &#171; caract&#232;re obs&#233;dant &#187;. Une connaissance d&#233;taill&#233;e de ces &#233;tats doit encore actuellement tenir lieu de d&#233;finition, vu que nous n'avons pas jusqu'&#224; pr&#233;sent r&#233;ussi &#224; d&#233;gager le crit&#233;rium, sans doute tr&#232;s profond&#233;ment situ&#233;, de la n&#233;vrose obsessionnelle, crit&#233;rium dont on devine cependant la pr&#233;sence dans toutes les manifestations de cette affection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#233;r&#233;monial n&#233;vrotique consiste en petits actes : actions surajout&#233;es ou entrav&#233;es ou bien rangements, lesquels, &#224; l'occasion des actes de la vie quotidienne, sont ex&#233;cut&#233;s toujours de la m&#234;me mani&#232;re ou bien d'une fa&#231;on qui varie suivant des r&#232;gles donn&#233;es. Ces activit&#233;s nous font l'impression de simples &#171; formalit&#233;s &#187; ; elles nous apparaissent comme totalement d&#233;nu&#233;es de sens. Elles n'apparaissent pas sous un autre jour au malade, et il est pourtant incapable de ne pas les accomplir, car tout &#233;cart du c&#233;r&#233;monial est puni d'une insupportable angoisse, qui oblige &#224; refaire apr&#232;s coup ce qui avait &#233;t&#233; omis. Tout aussi mesquines que les actions elles-m&#234;mes du c&#233;r&#233;monial sont les occasions et les sortes d'activit&#233;s que le c&#233;r&#233;monial environne, en rendant plus difficile, et en tout cas en retardant l'accomplissement : par exemple, l'action de s'habiller et de se d&#233;shabiller, de se coucher, de satisfaire les besoins corporels. On peut d&#233;crire la fa&#231;on dont s'exerce un c&#233;r&#233;monial en rempla&#231;ant en quelque sorte celui-ci par une s&#233;rie de lois non &#233;crites. Par exemple, en ce qui touche le c&#233;r&#233;monial du lit : la chaise doit se trouver devant le lit dans une position d&#233;termin&#233;e, les v&#234;tements doivent y &#234;tre pli&#233;s dans un certain ordre ; la couverture du lit doit &#234;tre bord&#233;e aux pieds. Le drap doit &#234;tre bien tir&#233;, sans plis ; les oreillers doivent &#234;tre dispos&#233;s de telle ou telle mani&#232;re, le corps lui-m&#234;me doit se trouver dans une attitude strictement d&#233;termin&#233;e ; ce n'est qu'alors qu'on a le droit de s'endormir. Dans les cas l&#233;gers, le c&#233;r&#233;monial para&#238;t &#234;tre l'exag&#233;ration d'un ordre habituel et justifi&#233;. Mais la conscience toute particuli&#232;re avec laquelle il est ex&#233;cut&#233; et l'angoisse qui surgit s'il est omis donnent au c&#233;r&#233;monial le caract&#232;re d'un &#171; acte sacr&#233; &#187;. Tout ce qui le trouble est en g&#233;n&#233;ral mal tol&#233;r&#233; ; il doit &#234;tre accompli &#224; l'exclusion du public, de la pr&#233;sence d'autres personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les formes d'activit&#233; peuvent devenir des actes obs&#233;dants au sens le plus large, quand ces activit&#233;s sont surcharg&#233;es de petites actions surajout&#233;es, sont rythm&#233;es d'arr&#234;ts et de r&#233;p&#233;titions. On ne peut s'attendre &#224; trouver de fronti&#232;re nette entre le &#171; c&#233;r&#233;monial &#187; et les &#171; actes obs&#233;dants &#187;. Le plus sou-vent, les actes obs&#233;dants sont issus d'un c&#233;r&#233;monial. La maladie est constitu&#233;e, en plus de ces deux ph&#233;nom&#232;nes, par des interdictions et des emp&#234;chements (aboulie), qui en r&#233;alit&#233; ne font que poursuivre l'&#339;uvre des actes obs&#233;dants, en tant que certaines choses ne sont pas du tout permises au malade, et que d'autres ne le sont qu'&#224; la condition d'observer un c&#233;r&#233;monial prescrit d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est curieux de voir que la compulsion comme les interdictions (devoir faire une chose et ne pas avoir le droit d'en faire une autre) ne frappent au d&#233;but que les activit&#233;s solitaires des hommes et laissent intact pendant long-temps leur comportement social ; c'est pourquoi de tels malades peuvent, pendant de longues ann&#233;es, traiter leur mal en affaire priv&#233;e et le dissimuler. Bien plus de gens d'ailleurs souffrent de semblables formes de la n&#233;vrose obsessionnelle que ne l'apprennent les m&#233;decins. En outre, beaucoup de ces malades trouvent &#224; cette dissimulation une circonstance favorisante dans ce fait qu'ils arrivent fort bien &#224; remplir leurs devoirs sociaux pendant une partie de la journ&#233;e, apr&#232;s avoir consacr&#233; un certain nombre d'heures &#224; leurs myst&#233;rieux agissements dans une retraite &#224; la M&#233;lusine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ais&#233; de voir o&#249; se trouve la ressemblance entre le c&#233;r&#233;monial n&#233;vrotique et les actes sacr&#233;s du rite religieux : dans la peur, engendr&#233;e par la conscience, en cas d'omission, dans la compl&#232;te isolation de toutes les autres activit&#233;s (d&#233;fense d'&#234;tre d&#233;rang&#233;) et dans le caract&#232;re consciencieux et m&#233;ticuleux de l'ex&#233;cution. Mais les diff&#233;rences sont tout aussi frappantes, diff&#233;rences dont quelques-unes sont si &#233;clatantes qu'elles font de cette comparaison quelque chose de sacril&#232;ge : la plus grande diversit&#233; des actes c&#233;r&#233;moniaux par opposition &#224; la st&#233;r&#233;otypie du rite (pri&#232;re, g&#233;nuflexion, etc.) ; le caract&#232;re priv&#233; de ceux-ci par opposition au caract&#232;re public et collectif des exercices religieux ; et surtout cette diff&#233;rence que les petits actes du c&#233;r&#233;monial religieux ont un sens et une intention symbolique, tandis que ceux du c&#233;r&#233;monial n&#233;vrotique semblent niais et d&#233;nu&#233;s de sens. La n&#233;vrose obsessionnelle semble ici la caricature mi-comique, mi-lamentable d'une religion priv&#233;e. Cependant, c'est justement cette diff&#233;rence la plus tranch&#233;e entre le c&#233;r&#233;monial n&#233;vrotique et le c&#233;r&#233;monial religieux qui dispara&#238;t lorsque, gr&#226;ce &#224; la technique d'investigation psychanalytique, on p&#233;n&#232;tre assez avant pour comprendre les actes obs&#233;dants . Cette investigation permet de mettre radicalement fin &#224; l'apparence d'apr&#232;s laquelle les actes obs&#233;dants seraient niais et d&#233;nu&#233;s de sens. Elle r&#233;v&#232;le aussi d'o&#249; provient cette apparence. On apprend &#224; voir que les actes obs&#233;dants sont, sans exception et dans tous leurs d&#233;tails, pleins de sens, qu'ils sont au service d'int&#233;r&#234;ts importants de la personnalit&#233; et qu'ils expriment et des &#233;v&#233;nements &#224; influence persistante, et des pens&#233;es charg&#233;es d'affect de l'individu. Ils r&#233;alisent ceci de deux mani&#232;res., en tant que repr&#233;sentation directe ou bien en tant que repr&#233;sentation symbolique ; il convient donc de les interpr&#233;ter soit biographiquement, soit symboliquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pourrai me dispenser de citer ici quelques exemples &#224; l'appui de cette assertion. Quiconque s'est familiaris&#233; avec les r&#233;sultats dus &#224; l'investigation psychanalytique des psychon&#233;vroses ne sera pas surpris d'apprendre que ce que repr&#233;sentent les actes obs&#233;dants ou le c&#233;r&#233;monial d&#233;rive de la vie la plus intime, voire de la vie sexuelle du malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) Une jeune fille observ&#233;e par moi &#233;tait soumise &#224; la compulsion, apr&#232;s s'&#234;tre lav&#233;e, de faire tourner plusieurs fois la cuvette en rond. La signification de cet acte c&#233;r&#233;monial se trouvait dans le proverbe : &#171; Il ne convient pas de jeter de l'eau sale avant d'en avoir de propre &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette action avait pour but de donner un avertissement &#224; sa s&#339;ur, qu'elle aimait beaucoup, et d'emp&#234;cher celle-ci de divorcer d'avec un mari peu satisfaisant avant d'avoir nou&#233; des relations avec quelqu'un de mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) Une femme qui vivait s&#233;par&#233;e de son mari ob&#233;issait pendant les repas &#224; la compulsion de laisser les meilleurs morceaux, par exemple de ne manger que les bords d'une tranche de viande r&#244;tie. Ce renoncement s'expliquait par la date o&#249; il avait pris naissance. Il s'&#233;tait manifest&#233; pour la premi&#232;re fois le jour o&#249; elle avait annonc&#233; &#224; son mari qu'elle lui refuserait d&#233;sormais les rapports conjugaux, c'est-&#224;-dire le jour o&#249; elle avait renonc&#233; &#224; ce qu'il y avait de meilleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) La m&#234;me malade ne pouvait en r&#233;alit&#233; s'asseoir que sur un seul si&#232;ge et ne parvenait &#224; s'en relever qu'avec difficult&#233;. Le si&#232;ge, d'apr&#232;s certains d&#233;tails de sa vie conjugale, symbolisait pour elle son mari, &#224; qui elle restait fid&#232;le. Elle expliquait par cette phrase sa compulsion : &#171; On se s&#233;pare si difficilement (d'un homme, d'un si&#232;ge) apr&#232;s s'y &#234;tre assise une premi&#232;re fois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d) Pendant tout un laps de temps elle avait eu coutume de r&#233;p&#233;ter un acte obs&#233;dant particuli&#232;rement frappant et absurde. Elle courait de sa chambre &#224; une autre pi&#232;ce, au milieu de laquelle se trouvait une table, elle arrangeait d'une certaine fa&#231;on le tapis qui se trouvait dessus, elle sonnait la fille de chambre, qui devait s'approcher de la table, puis elle cong&#233;diait celle-ci avec un ordre indiff&#233;rent. Au cours des efforts que nous f&#238;mes pour expliquer cette compulsion, il lui vint &#224; l'esprit que le tapis de table en question portait une tache d'une vilaine couleur et qu'elle disposait chaque fois le tapis de telle sorte que la tache d&#251;t sauter aux yeux de la fille de chambre. Le tout &#233;tait ainsi la reproduction d'un &#233;v&#233;nement relatif &#224; son mariage, &#233;v&#233;nement qui avait ensuite donn&#233; &#224; son esprit un probl&#232;me &#224; r&#233;soudre. Son mari, au cours de leur nuit de noces, avait &#233;t&#233; victime d'une mauvaise fortune qui n'est pas rare. Il se trouva impuissant et &#171; courut plusieurs fois cette nuit-l&#224; de sa chambre &#224; la sienne &#187; afin de r&#233;p&#233;ter la tentative. Le matin suivant il avait dit qu'il devrait avoir honte devant la fille de chambre de l'h&#244;tel, qui allait faire les lits ; aussi prit-il un flacon d'encre rouge et en versa-t-il le contenu sur le drap, mais d'une fa&#231;on si maladroite que la tache rouge se produisit &#224; un endroit vraiment peu en rapport avec son dessein. Elle rejouait ainsi par cet acte obs&#233;dant la sc&#232;ne de sa nuit de noces. &#171; La table et le lit &#187; font en effet &#224; eux deux le mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e) Cette m&#234;me malade pr&#233;sentait une compulsion &#224; noter le num&#233;ro de chaque billet de banque avant qu'il ne sort&#238;t de ses mains : or, cette com&#172;pulsion comportait aussi une explication biographique. Au temps o&#249; elle admettait encore l'id&#233;e de quitter son mari, au cas o&#249; elle trouverait un autre homme plus digne de confiance, elle s'&#233;tait laiss&#233; faire la cour, dans une ville d'eaux, par un monsieur des intentions s&#233;rieuses duquel elle doutait cependant. Un jour o&#249; elle avait besoin de petite monnaie, elle le pria de lui changer une pi&#232;ce de cinq couronnes. Il le fit, empocha la large pi&#232;ce d'argent et ajouta galamment qu'il ne s'en s&#233;parerait jamais, cette pi&#232;ce ayant pass&#233; par ses mains &#224; elle. Au cours de rencontres ult&#233;rieures, elle fut maintes fois tent&#233;e de lui demander qu'il lui montr&#226;t la pi&#232;ce de cinq couronnes, en quelque sorte pour se convaincre de la foi qu'il convenait d'accorder &#224; ses hommages. Mais elle s'en abstint en vertu de la bonne raison que l'on ne saurait distinguer l'une de l'autre des pi&#232;ces de monnaie de m&#234;me valeur, Ainsi le doute ne fut pas dissip&#233;, et il laissa apr&#232;s lui la compulsion &#224; noter les num&#233;ros des billets de banque, num&#233;ros gr&#226;ce auxquels chaque billet se distingue individuellement de tous les autres de m&#234;me valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques exemples, emprunt&#233;s au vaste ensemble de mes observations, ne sont destin&#233;s qu'&#224; illustrer la proposition d'apr&#232;s laquelle tout, clans les actes obs&#233;dants, est plein de sens et interpr&#233;table. Il en est (le m&#234;me du c&#233;r&#233;monial proprement dit ; la preuve en exigerait seulement un expos&#233; plus circonstanci&#233;. Mais je ne m'y m&#233;prends nullement : nous semblons nous &#234;tre fort &#233;loign&#233;s, par l'&#233;lucidation des actes obs&#233;dants, de la sph&#232;re d'id&#233;es de la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une des conditions de l'&#233;tat pathologique que la personne qui ob&#233;it &#224; une compulsion le fasse sans en conna&#238;tre la signification, au moins la signification principale. Seuls les efforts du traitement psychanalytique pourront lui rendre conscient le sens de l'acte obs&#233;dant et par l&#224; les mobiles qui l'y poussent. Nous exprimons cet &#233;tat de choses important en disant que l'acte obs&#233;dant sert &#224; manifester des mobiles et des repr&#233;sentations inconscientes. Il semble y avoir l&#224; une nouvelle diff&#233;rence d'avec les exercices religieux, mais il faut se rappeler qu'aussi bien le d&#233;vot isol&#233; exerce en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale le c&#233;r&#233;monial religieux sans demander quel en est le sens, tandis que le pr&#234;tre et l'investigateur peuvent cependant conna&#238;tre ce sens, le plus souvent symbolique, du rite. Les mobiles qui poussent imp&#233;rieusement les croyants aux exercices religieux leur restent cependant &#224; tous inconnus, ou bien sont repr&#233;sent&#233;s dans leur conscience par d'autres mobiles mis en avant &#224; leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des actes obs&#233;dants nous a d&#233;j&#224; permis de jeter un coup d'&#339;il sur l'&#233;tiologie de ceux-ci et sur l'encha&#238;nement des mobiles qui les d&#233;terminent. On peut dire que celui qui souffre de compulsion et d'interdictions se com&#172;porte comme s'il &#233;tait sous l'empire d'un sentiment de culpabilit&#233;, dont il ne sait rien d'ailleurs, d'un sentiment inconscient de culpabilit&#233;, ainsi qu'il convient de dire en ne tenant pas compte du heurt des mots ici associ&#233;s. Ce sentiment de culpabilit&#233; prend sa source dans certains processus psychiques pr&#233;coces, mais trouve un &#233;l&#233;ment de reviviscence perp&#233;tuelle dans la tentation que renouvelle chaque occasion actuelle. D'autre part, il donne naissance &#224; une angoisse expectante, &#224; une attente du malheur, toujours aux aguets, angoisse li&#233;e par le concept de la punition &#224; la perception interne de la tentation. Quand un c&#233;r&#233;monial est en train de se constituer, le malade sait encore consciemment qu'il doit faire ceci ou cela sans quoi un malheur arriverait et, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, la sorte de malheur &#224; attendre est encore communiqu&#233;e &#224; sa conscience. Mais le rapport, d&#233;montrable dans chaque cas, qui existe entre l'occasion o&#249; l'angoisse expectante surgit et l'&#233;l&#233;ment de menace qu'elle contient est d&#233;j&#224; cach&#233; au malade. Ainsi le c&#233;r&#233;monial commence par &#234;tre un acte de d&#233;fense ou une assurance contre quelque chose, une mesure de protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sentiment de culpabilit&#233; du n&#233;vros&#233; obsessionnel correspondent les protestations des d&#233;vots lorsqu'ils affirment savoir qu'ils sont de grands p&#233;cheurs dans leur c&#339;ur ; il semble que les exercices de pi&#233;t&#233; (pri&#232;res, invocations, etc.), aient la valeur de mesures de d&#233;fense et de protection, mesures par lesquelles les d&#233;vots font pr&#233;c&#233;der chaque activit&#233; de la journ&#233;e et surtout chaque entreprise sortant de l'ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On acquiert une intelligence plus profonde du m&#233;canisme de la n&#233;vrose obsessionnelle si l'on estime &#224; sa juste valeur le fait primordial se trouvant &#224; sa base et qui consiste toujours dans le refoulement d'une pulsion instinctive (d'une composante de l'instinct sexuel), pulsion qui &#233;tait contenue dans la constitution de la personne en jeu, qui put se manifester un certain temps dans sa vie infantile et devint ensuite la proie du refoulement. Une scrupulosit&#233; particuli&#232;re, dirig&#233;e contre les objectifs de cet instinct, est engendr&#233;e en m&#234;me temps que le refoulement de cet instinct. Seulement cette formation r&#233;actionnelle psychique ne se sent pas s&#251;re d'elle-m&#234;me, mais constamment menac&#233;e par l'instinct demeur&#233; aux aguets dans l'inconscient. L'influence de l'instinct refoul&#233; est ressentie sous forme de tentation, et c'est au cours du processus du refoulement lui-m&#234;me que na&#238;t l'angoisse, qui, en tant qu'angoisse expectante, s'empare du domaine de l'avenir. Le processus de refoulement qui conduit &#224; la n&#233;vrose obsessionnelle est &#224; qualifier de refoulement incompl&#232;tement r&#233;ussi, refoulement qui menace de faiblir de plus en plus. C'est en quoi il est comparable &#224; un conflit qui ne saurait conna&#238;tre de fin ; des efforts psychiques toujours renouvel&#233;s sont n&#233;cessaires afin de maintenir l'&#233;quilibre contre les pouss&#233;es constantes de l'instinct. Les actes c&#233;r&#233;moniaux et obs&#233;dants naissent ainsi, d'une part, &#224; titre de d&#233;fense contre la tentation, d'autre part, &#224; titre de protection contre un malheur attendu. Mais contre la tentation, les actes de protection semblent bient&#244;t ne pas suffire ; alors surgissent les interdictions qui doivent nous garder &#224; distance de la situation o&#249; nous serions tent&#233;s. Ainsi qu'on peut le voir, les interdictions remplacent les actes obs&#233;dants, tout comme une phobie a pour but d'&#233;pargner la n&#233;cessit&#233; d'une crise d'hyst&#233;rie. D'un autre c&#244;t&#233;, le c&#233;r&#233;monial repr&#233;sente la somme des conditions sous les&#172;quelles d'autres choses, pas encore absolument d&#233;fendues, restent permises ; de m&#234;me le sens du c&#233;r&#233;monial religieux du mariage est de permettre au d&#233;vot la jouissance sexuelle, par ailleurs entach&#233;e de p&#233;ch&#233;. La n&#233;vrose obsessionnelle, comme toutes les autres affections analogues, a encore pour caract&#232;re que ses manifestations (ses sympt&#244;mes, parmi lesquels les actes obs&#233;dants) remplissent cette condition d'&#234;tre un compromis entre les forces psychiques en conflit. Ainsi les sympt&#244;mes ram&#232;nent au jour quelque chose du plaisir qu'ils sont destin&#233;s &#224; emp&#234;cher, ils se mettent au service de l'instinct refoul&#233; non moins que de l'instance refoulante. Et m&#234;me, avec le progr&#232;s de la maladie, les actes, qui &#224; l'origine servaient plut&#244;t &#224; la d&#233;fense, se rapprochent toujours davantage des actions condamn&#233;es par lesquelles, dans l'enfance, l'instinct se manifestait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait retrouver quelque chose de ces rapports dans le domaine de la vie religieuse : la r&#233;pression, le renoncement &#224; certaines pulsions instinctives semble aussi &#234;tre &#224; la base de la formation de la religion ; cependant ce ne sont Pas, comme dans la n&#233;vrose, des composantes exclusivement sexuelles dont il s'agit ici, mais des instincts &#233;go&#239;stes, nuisibles &#224; la soci&#233;t&#233;, auxquels d'ailleurs une contribution sexuelle n'est le plus souvent pas &#233;trang&#232;re. Le sentiment de culpabilit&#233; &#233;man&#233; d'une tentation qui ne s'&#233;teint jamais, l'angoisse expectante sous forme de la peur des ch&#226;timents divins, nous avons appris &#224; les reconna&#238;tre au domaine de la religion plus t&#244;t qu'&#224; celui de la n&#233;vrose. Peut-&#234;tre en vertu des composantes sexuelles qui s'y m&#234;lent, peut-&#234;tre par suite des qualit&#233;s g&#233;n&#233;rales de l'instinct, la r&#233;pression des instincts au domaine de la vie religieuse se manifeste-t-elle aussi comme insuffisante et jamais achev&#233;e. Des r&#233;cidives totales de p&#233;ch&#233; sont m&#234;me plus fr&#233;quentes chez le d&#233;vot que chez le n&#233;vros&#233;, et elles conditionnent une nouvelle esp&#232;ce d'activit&#233;s religieuses, les actes de p&#233;nitence, auxquels on trouve des pendants dans la n&#233;vrose obsessionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous l'avons vu : un caract&#232;re particulier et d&#233;gradant de la n&#233;vrose obsessionnelle consiste en ce que le c&#233;r&#233;monial s'attache &#224; de petits actes de la vie quotidienne et se manifeste sous forme de prescriptions et de restrictions pu&#233;riles. On ne comprend ce trait frappant de la structure du tableau clinique qu'en apprenant &#224; voir que le m&#233;canisme du d&#233;placement psychique, d&#233;couvert par moi d'abord dans la formation du r&#234;ve, domine les processus psychiques de la n&#233;vrose obsessionnelle. Dans les quelques exemples d'actes obs&#233;dants que j'ai cit&#233;s, on peut d&#233;j&#224; voir comment le symbolisme et les d&#233;tails de l'ex&#233;cution de l'acte s'&#233;difient gr&#226;ce &#224; un d&#233;placement de ce qui est propre, important, &#224; une chose mesquine mais substitutive, par exemple d'un homme &#224; un si&#232;ge. C'est cette tendance au d&#233;placement qui modifie toujours davantage le tableau des ph&#233;nom&#232;nes morbides et qui en vient pour finir &#224; faire de la chose la plus minime la plus importante et la plus pressante. On ne saurait m&#233;conna&#238;tre qu'au domaine religieux n'existe une tendance semblable au d&#233;placement de la valeur psychique, et &#224; la v&#233;rit&#233; dans le m&#234;me sens, de telle sorte que peu &#224; peu le c&#233;r&#233;monial mesquin des exercices religieux devient l'essentiel, apr&#232;s qu'a &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233; son contenu id&#233;atif. C'est aussi pourquoi les religions subissent par saccades des r&#233;formes qui s'efforcent de r&#233;tablir la relation originelle des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re de compromis des actes obs&#233;dants en tant que sympt&#244;mes n&#233;vrotiques est celui que l'on reconna&#238;t le moins nettement dans les actes religieux qui leur correspondent. Et cependant quelque chose nous rappelle ce trait de la n&#233;vrose quand nous voyons combien souvent tous les actes que la religion r&#233;prouve - les manifestations des instincts r&#233;prim&#233;s par la religion - sont justement accomplis en son nom et soi-disant &#224; son profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu de ces concordances et de ces analogies, on pourrait se risquer &#224; concevoir la n&#233;vrose obsessionnelle comme constituant un pendant pathologique de la formation des religions, et &#224; qualifier la n&#233;vrose de religiosit&#233; individuelle, la religion de n&#233;vrose obsessionnelle universelle. La concordan&#172;ce la plus essentielle r&#233;siderait dans le renoncement fondamental &#224; l'exercice d'instincts constitutionnellement donn&#233;s, la diff&#233;rence la plus d&#233;cisive dans la nature de ces instincts qui, dans la n&#233;vrose, sont d'origine exclusivement sexuelle, et dans la religion aussi de nature &#233;go&#239;ste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un renoncement progressif &#224; des instincts constitutionnels, dont l'exercice pouvait donner au moi un plaisir primaire, semble &#234;tre l'une des bases de l'&#233;volution culturelle des hommes. Une partie de ce refoulement des instincts est accomplie par les religions, en tant qu'elles incitent l'individu &#224; offrir en sacrifice &#224; la divinit&#233; ses plaisirs instinctifs. &#171; A moi est la vengeance &#187;, dit le Seigneur . On croit reconna&#238;tre dans l'&#233;volution des vieilles religions que bien des &#171; forfaits &#187; auxquels l'homme avait renonc&#233; avaient &#233;t&#233; &#171; pass&#233;s &#187; &#224; Dieu et &#233;taient encore permis en son nom, de telle sorte que la cession &#224; la divinit&#233; &#233;tait le moyen par lequel l'homme se lib&#233;rait de la domination de ses instincts mauvais et nuisibles &#224; la soci&#233;t&#233;. Aussi n'est-ce pas un hasard si toutes les particularit&#233;s humaines - avec les mauvaises actions qui en d&#233;rivent - &#233;taient attribu&#233;es aux anciens dieux dans une mesure illimit&#233;e, et ce n'&#233;tait pas une contradiction qu'il ne f&#251;t pourtant pas permis de justifier ses propres forfaits par l'exemple divin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des sens oppos&#233;s dans les mots primitifs (1910) Freud</title>
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		<dc:date>2021-08-01T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

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&lt;p&gt;Des sens oppos&#233;s dans les mots primitifs &lt;br class='autobr' /&gt;
(1910) &lt;br class='autobr' /&gt;
Freud &lt;br class='autobr' /&gt;
En mani&#232;re d'introduction &#224; cet article, je citerai un passage de ma Science des R&#234;ves o&#249; j'expose une observation d&#233;coulant de la recherche analytique, &lt;br class='autobr' /&gt;
observation qui n'a pas encore trouv&#233; d'explication : &#171; La mani&#232;re dont le r&#234;ve exprime les cat&#233;gories de l'opposition et de la contradiction est particuli&#232;rement frappante : il ne les exprime pas, il para&#238;t ignorer le &#171; non &#187;. Il excelle &#224; r&#233;unir les contraires et &#224; les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique176" rel="directory"&gt;Qu'est-ce que la psychanalyse de Freud ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sens oppos&#233;s dans les mots primitifs
&lt;p&gt;(1910)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mani&#232;re d'introduction &#224; cet article, je citerai un passage de ma Science des R&#234;ves o&#249; j'expose une observation d&#233;coulant de la recherche analytique,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;observation qui n'a pas encore trouv&#233; d'explication : &#171; La mani&#232;re dont le r&#234;ve exprime les cat&#233;gories de l'opposition et de la contradiction est particuli&#232;rement frappante : il ne les exprime pas, il para&#238;t ignorer le &#171; non &#187;. Il excelle &#224; r&#233;unir les contraires et &#224; les repr&#233;senter en un seul objet. Il repr&#233;sente souvent aussi un &#233;l&#233;ment quelconque par son contraire, de sorte qu'on ne peut savoir si un &#233;l&#233;ment du r&#234;ve, susceptible de contradiction, trahit un contenu positif ou n&#233;gatif dans la pens&#233;e du r&#234;ve . &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les interpr&#233;tateurs de songes de l'antiquit&#233; semblent avoir fait le plus ample usage de l'hypoth&#232;se d'apr&#232;s laquelle, dans le r&#234;ve, une chose peut signifier son contraire. Cette possibilit&#233; est aussi, &#224; l'occasion, admise par les modernes investigateurs de r&#234;ves, ceci dans la mesure o&#249; ils accordent en g&#233;n&#233;ral au songe un sens et une interpr&#233;tation . Je crois ne pas non plus &#233;veiller la contradiction en supposant que tous ceux qui m'ont suivi dans la voie d'une interpr&#233;tation scientifique des r&#234;ves ont d&#251; reconna&#238;tre que l'assertion pr&#233;cit&#233;e se trouve confirm&#233;e par les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; amen&#233; &#224; comprendre cette singuli&#232;re tendance que poss&#232;de l'&#233;laboration du r&#234;ve &#224; faire abstraction de la n&#233;gation et &#224; exprimer par une m&#234;me repr&#233;sentation des choses contraires, en lisant par hasard un ouvrage de K. Abel . L'int&#233;r&#234;t du sujet me justifiera &#224; citer ici textuellement les passages d&#233;cisifs du trait&#233; d'Abel (tout en &#233;liminant la plupart des exemples). Nous y apprenons, en effet, cette chose surprenante : la mani&#232;re de proc&#233;der pr&#233;cit&#233;e, dont est coutumi&#232;re l'&#233;laboration du r&#234;ve, est &#233;galement propre aux plus anciennes langues connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abel, apr&#232;s avoir fait ressortir l'antiquit&#233; de la langue &#233;gyptienne, qui avait d&#251; se constituer longtemps avant l'&#233;poque des premi&#232;res inscriptions hi&#233;roglyphiques, poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Donc, dans la langue &#233;gyptienne, cette relique unique d'un monde primitif, se trouve un certain nombre de mots ayant deux sens dont l'un est exactement le con&#172;traire de l'autre. Qu'on se figure, s'il est possible de se la figurer, une absurdit&#233; aussi flagrante que celle-ci : le mot fort signifiant aussi bien fort que faible ; le mot lumi&#232;re servant aussi bien &#224; d&#233;signer la lumi&#232;re que l'obscurit&#233; ; un bourgeois de Munich appelant bi&#232;re la bi&#232;re, tandis qu'un autre emploierait le m&#234;me terme pour parler de l'eau et on a l'extraordinaire usage auquel les anciens &#201;gyptiens habituellement s'adonnaient dans leur langue. Comment en vouloir &#224; qui, entendant cela, hoche la t&#234;te avec incr&#233;dulit&#233; ?... &#187; (p. 4.) (Suivent des exemples.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En pr&#233;sence de ce cas et de beaucoup d'autres cas semblables d'acception anti&#172;th&#233;tique (voir l'Appendice), on ne saurait douter que, dans une langue du moins, il ait exist&#233; nombre de mots d&#233;signant &#224; la fois une chose et son contraire. Quelque surprenant que cela soit, nous nous trouvons l&#224; devant un fait avec lequel il faut compter. &#187; (p. 7.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur rejette alors l'explication de cet &#233;tat de choses par une consonance fortuite et il se d&#233;fend avec une &#233;nergie &#233;gale de l'id&#233;e que celui-ci soit d&#251; &#224; l'inf&#233;riorit&#233; du d&#233;veloppement intellectuel &#233;gyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Or, l'&#201;gypte n'&#233;tait rien moins que la patrie de ]absurde. Elle &#233;tait au contraire l'un des plus anciens habitats de la raison humaine en voie de se d&#233;velopper... Elle poss&#233;dait une morale pure et pleine de noblesse et avait formul&#233; la plus grande partie des dix commandements &#224; une &#233;poque o&#249; les peuples, dont la civilisation est aujourd'hui l'apanage, faisaient encore des sacrifices humains &#224; leurs idoles sanguinaires. Un peuple qui avait allum&#233; le flambeau de la justice et de la civilisation en des temps aussi obscurs ne peut pourtant pas avoir &#233;t&#233; absolument stupide dans sa mani&#232;re de parler et de penser quotidienne... Ces hommes qui savaient fabriquer le verre, et qui pouvaient avec des machines soulever et mouvoir des blocs &#233;normes, devaient avoir du moins assez de raison pour ne pas consid&#233;rer une chose comme &#233;tant elle-m&#234;me et en m&#234;me temps son contraire. Comment concilier ces faits avec cet autre que les &#201;gyptiens se soient permis une langue aussi &#233;trange et contradictoire... qu'ils aient eu la coutume de donner aux pens&#233;es les plus contraires une seule et m&#234;me consonance verbale et de relier en une sorte d'union indissoluble ce qui de part et d'autre &#233;tait le plus fortement oppos&#233; ? &#187; (p 9.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'essayer d'aucune explication, il faut encore tenir compte d'un renforcement de cet inconcevable proc&#233;d&#233; de la langue &#233;gyptienne. &#171; De toutes les excentricit&#233;s du lexique &#233;gyptien, la plus extraordinaire est peut-&#234;tre celle-ci : outre les mots qui unissent en eux les sens les plus oppos&#233;s, il poss&#232;de encore des mots composites, dans lesquels deux vocables de sens contraires forment un compos&#233; ne poss&#233;dant que l'un des sens des deux &#233;l&#233;ments le constituant. Ainsi, dans cette langue extraordinaire, il n'y a pas seulement des mots voulant dire aussi bien fort que faible, ou ordonner qu'ob&#233;ir, mais encore des mots composites tels que vieux-jeune, loin-pr&#232;s, lier-s&#233;parer, dehors-dedans... lesquels, malgr&#233; un assemblage de mots comprenant les sens les plus dissemblables, ne veulent dire, le premier que jeune, le second que pr&#232;s, le troisi&#232;me que lier, le quatri&#232;me que dedans... C'est donc vraiment intentionnellement qu'ont &#233;t&#233; r&#233;unies dans ces mots des contradictions quant aux concepts, non pas afin de cr&#233;er, comme cela arrive parfois en chinois, un nouveau concept, mais simplement afin d'exprimer, par ce mot composite, le sens d'un seul de ses membres contrast&#233;s, sens que ce nombre isol&#233; e&#251;t &#224; lui seul suffi &#224; fournir... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, ce probl&#232;me est plus facile &#224; r&#233;soudre qu'il ne semble. Nos concepts prennent naissance par une comparaison. &#171; S'il faisait toujours clair, nous n'aurions &#224; faire aucune comparaison entre clair et obscur, et nous ne poss&#233;derions ni le concept ni le mot de clart&#233;... &#187; - &#171; Il est &#233;vident que sur cette plan&#232;te tout est relatif et n'a d'existence ind&#233;pendante qu'en tant que ses relations aux autres choses permettent de l'en rapprocher ou de l'en distinguer... &#187; - &#171; Tout concept se trouvant devoir &#234;tre le fr&#232;re jumeau de son contraire, comment aurait-il pu &#234;tre une premi&#232;re fois pens&#233;, comment aurait-il pu &#234;tre communiqu&#233; &#224; d'autres qui essayaient de le penser, sinon en le mesurant &#224; son contraire ? &#187; &#171; Comme on ne pouvait concevoir le concept de force en dehors du contraste avec la faiblesse, le mot qui exprimait fort acquit un ressouvenir simultan&#233; de faible, concept gr&#226;ce auquel il avait au d&#233;but re&#231;u l'existence. En r&#233;alit&#233;, ce mot ne d&#233;signait vraiment ni fort, ni faible, mais seulement le rapport entre les deux et la diff&#233;rence qui les avait cr&#233;&#233;s tous deux. &#187; (p. 15.) - &#171; Or, l'homme n'a pu acqu&#233;rir ses notions les plus anciennes et les plus &#233;l&#233;mentaires que par l'opposition d'un contraire &#224; son contraire et ce n'est que peu &#224; peu qu'il a appris &#224; s&#233;parer les deux termes de l'antith&#232;se et &#224; penser &#224; chacun des deux sans le mesurer consciemment &#224; l'autre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander, la parole ne servant pas seulement &#224; formuler la pens&#233;e individuelle, mais essentiellement &#224; la communiquer &#224; autrui, de quelle mani&#232;re l' &#171; &#201;gyptien primitif &#187; s'y prenait pour faire conna&#238;tre &#224; son semblable &#171; quelle partie de ce concept mixte il envisageait chaque fois &#187; ? Dans l'&#233;criture, cela &#233;tait r&#233;alis&#233; &#224; l'aide de ce qu'on appelle les images &#171; d&#233;terminatives &#187;, lesquelles, appos&#233;es derri&#232;re les caract&#232;res &#233;crits, en indiquaient le sens, sans &#234;tre, elles-m&#234;mes, destin&#233;es &#224; &#234;tre prononc&#233;es. &#171; Quand le mot &#233;gyptien ken veut dire fort, derri&#232;re le son exprim&#233; par les caract&#232;res &#233;crits se trouve l'image d'un homme debout arm&#233; ; quand ce m&#234;me moi doit vouloir dire faible, c'est l'image d'un homme accroupi, las, qui suit les caract&#232;res repr&#233;sentant le son. La plupart des autres mots &#224; double entente sont, de fa&#231;on analogue, accompagn&#233;s d'images explicatives. &#187; (page 18.) D'apr&#232;s Abel, dans le langage parl&#233;, le geste accompagnant le mot parl&#233; lui donnait le signe voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont, d'apr&#232;s Abel, les racines les plus primitives dans lesquelles on observe le ph&#233;nom&#232;ne de double sens antith&#233;tique. Au cours de l'&#233;volution ult&#233;rieure de la langue, ce double sens dispara&#238;t et, du moins dans l'&#233;gyptien antique, on peut suivre toutes les transitions existant entre le double sens antith&#233;tique archa&#239;que et la signification unique qu'ont les mots de nos langues modernes. Les mots originaire&#172;ment &#224; double sens se s&#233;parent dans la langue ult&#233;rieure en deux mots &#224; signification unique, les deux acceptions oppos&#233;es &#233;prouvent, chacune pour soi, une r&#233;duction (modification) phon&#233;tique de la m&#234;me racine. Ainsi, par exemple, d&#233;j&#224; dans le style hi&#233;roglyphique, ken (fort, faible) s'est s&#233;par&#233; en ken (fort) et en kan (faible). &#171; En d'autres termes, les notions qui n'avaient pu &#234;tre trouv&#233;es que par antith&#232;se deviennent avec le temps assez famili&#232;res &#224; l'esprit humain pour permettre &#224; chacune des deux parties une existence ind&#233;pendante et pour procurer en m&#234;me temps &#224; chacune un &#233;nonc&#233; distinct. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Abel, la d&#233;monstration, facile &#224; faire pour la langue &#233;gyptienne, de sens primitifs contradictoires, peut aussi s'&#233;tendre aux langues s&#233;mitiques et indo-europ&#233;ennes. &#171; Reste &#224; savoir jusqu'o&#249; cela peut se produire dans d'autres familles linguistiques encore ; car, bien que primitivement le sens oppos&#233; ait d&#251; s'imposer dans toutes les races aux hommes qui pens&#232;rent, il n'est pas n&#233;cessaire qu'il ait &#233;t&#233; partout reconnaissable, ou bien qu'il se soit partout maintenu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abel fait en outre remarquer que le philosophe Bain avait postul&#233;, sur des bases purement th&#233;oriques et &#224; titre de n&#233;cessit&#233; logique, ce double sens des mots, ceci, semble-t-il, sans m&#234;me avoir eu connaissance des faits. Le passage en question (Logic, 1, 54) commence ainsi : The essential relativity of all knowledge, thought or cousciousness cannot but show itself in language. If everything that we can know is viewed as a transition from something else, every experience must have two sides ; and either every name must have a double meaning, or else for every meaning there must be two names.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rel&#232;ve aussi, dans Anhang von Beispielen des &#228;gyptischen, indogermanischen und arabischen Gegensinnes, quelques cas susceptibles de nous frapper nous-m&#234;mes qui ne sommes pas linguistes : en latin, altus veut dire haut et profond ; sacer, saint et maudit ; ici les sens oppos&#233;s subsistent pleinement sans modification de l'&#233;locution elle-m&#234;me. La transformation phon&#233;tique en vue de la s&#233;paration des contraires est illustr&#233;e par des exemples tels que : clamare, crier ; clam, silencieux, tranquille ; siccus, sec ; succus, suc. En allemand, le mot Boden d&#233;signe maintenant encore ce qu'il y a de plus haut comme ce qu'il y a de plus bas dans la maison. Au b&#246;s allemand (mauvais), r&#233;pond un bass (bon) ; en vieux saxon bat (bon), s'oppose &#224; l'anglais bad (mauvais) ; en anglais, to lock (fermer) s'oppose &#224; l'allemand L&#252;cke, Loch (vide, trou). En allemand, kleben (coller), en anglais, to cleave (fendre) ; en allemand, stumm (muet), Stimme (voix), etc. On trouverait ainsi un sens v&#233;ritable &#224; la d&#233;rivation dont on s'est tant moqu&#233; : lucus a non lucendo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abel, dans son Origine du Langage (Ursprung der Sprache, p. 305), attire l'attention sur d'autres vestiges encore des modes de la pens&#233;e primitive. L'Anglais dit encore aujourd'hui pour exprimer &#171; sans &#187; without, c'est-&#224;-dire &#171; avec-sans &#187; ; de m&#234;me le Prussien de l'Est emploie l'expression mitohne. With lui-m&#234;me, qui r&#233;pond au mot allemand mit (avec), a d&#251; &#224; l'origine vouloir dire aussi bien avec que sans, comme on peut le voir dans withdraw (s'en aller, se retirer) et dans wilthhold (rete&#172;nir). Nous retrouvons cette m&#234;me &#233;volution dans l'allemand wider (contre) et wieder (ensemble avec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue &#233;gyptienne poss&#232;de encore une autre particularit&#233; des plus &#233;tranges et qui est de nouveau &#224; mettre en parall&#232;le avec l'&#233;laboration du r&#234;ve. &#171; En &#233;gyptien, les mots peuvent -disons d'abord en apparence - subir un retournement, aussi bien de leur &#233;locution que de leur sens. Supposons que le mot allemand gut (bon) soit &#233;gyptien, il pourrait, &#224; c&#244;t&#233; de &#171; bon &#187;, signifier aussi &#171; mauvais &#187; et, de m&#234;me, que gut se prononcer tug. De ces renversements trop nombreux pour qu'on puisse les expliquer par le hasard, on peut encore citer bien des exemples emprunt&#233;s aux langues aryennes et s&#233;mitiques. En se limitant pour commencer aux idiomes germaniques on a : Topf - pot, boat - tub, wait - t&#228;uwen, hurry - Ruhe, care - reck, Balken -Klobe, Club. Et si l'on en appelle aux autres langues indo-europ&#233;ennes, le nombre des cas augmente en proportion du nombre d'idiomes consid&#233;r&#233;s, par exemple : capere - packen, ren - Niere, the leaf (Blatt) - folium (feuille), dum-a, [mot grec dans le texte] - sanscrit m&#234;dh, m&#251;dha, Mut, rauchen - hur-iti (en russe), kreischen - to shriek, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abel cherche &#224; expliquer le ph&#233;nom&#232;ne du renversement ; du son des mots par un redoublement, une reduplication de la racine. Nous aurions peine ici &#224; suivre le philologue. Nous nous rappellerons le plaisir avec lequel les enfants jouent au renversement du son des mots, la fr&#233;quence avec laquelle l'&#233;laboration du r&#234;ve se sert du renversement du mat&#233;riel repr&#233;sentatif &#224; diverses fins. Ce ne sont plus, dans ce cas, des lettres mais des images dont l'ordre se trouve interverti. Nous serions donc plut&#244;t dispos&#233;s &#224; rapporter le renversement des sons &#224; un facteur agissant &#224; une profondeur plus grande .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concordance entre les particularit&#233;s de l'&#233;laboration du r&#234;ve que nous avons relev&#233;es au d&#233;but de cet article et celles de l'usage linguistique, d&#233;couvertes par le philologue dans les langues les plus anciennes, nous appara&#238;t comme une confirmation de la conception que nous nous sommes faite de l'expression de la pens&#233;e dans le r&#234;ve, conception d'apr&#232;s laquelle cette expression aurait un caract&#232;re r&#233;gressif, archa&#239;que. L'id&#233;e s'impose alors &#224; nous, psychiatres, que nous comprendrions mieux et traduirions plus ais&#233;ment le langage, du r&#234;ve si nous &#233;tions plus instruits de l'&#233;volution du langage .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les anc&#234;tres de la psychanalyse de Freud</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article3501</link>
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		<dc:date>2014-11-28T03:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ramata, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les anc&#234;tres de la psychanalyse de Freud &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : trouver des anc&#234;tres aux id&#233;es de Freud, ce n'est nullement diminuer son apport. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour wikipedia, &#171; L'histoire de la psychanalyse commence avec Sigmund Freud et se continue de nos jours, avec plusieurs &#233;coles et th&#233;ories concurrentes qui coexistent. &#187; Nous voudrions montrer dans ce texte que ce n'est pas exact et que, si Freud lui-m&#234;me a eu tendance &#224; brouiller les pistes des origines de sa psychanalyse pour &#234;tre auteur d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique176" rel="directory"&gt;Qu'est-ce que la psychanalyse de Freud ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_4761 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-73.jpg' width=&#034;270&#034; height=&#034;270&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les anc&#234;tres de la psychanalyse de Freud&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : trouver des anc&#234;tres aux id&#233;es de Freud, ce n'est nullement diminuer son apport.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour wikipedia, &lt;i&gt;&#171; L'histoire de la psychanalyse commence avec Sigmund Freud et se continue de nos jours, avec plusieurs &#233;coles et th&#233;ories concurrentes qui coexistent. &#187; &lt;/i&gt; Nous voudrions montrer dans ce texte que ce n'est pas exact et que, si Freud lui-m&#234;me a eu tendance &#224; brouiller les pistes des origines de sa psychanalyse pour &#234;tre auteur d'une th&#232;se enti&#232;rement nouvelle, sa faute est relativement b&#233;nigne. Elle n'entache nullement la validit&#233; de son &#339;uvre qui reste &#233;minemment originale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anc&#234;tres de la psychanalyse de Freud (1856-1939) sont multiples : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; depuis les peuples animistes ayant des psychoth&#233;rapies du r&#234;ve (&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2013&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir ici&lt;/a&gt;),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3449&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Socrate&lt;/a&gt; (cinqui&#232;me si&#232;cle avant J.-C.) et sa ma&#239;eutique &#224; accoucher les &#226;mes dans laquelle Lacan voit la premi&#232;re analyse,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article683&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Denis Diderot&lt;/a&gt; (1713-1784) plus connu pour son Encyclop&#233;die et qui a pourtant r&#233;fl&#233;chi &#224; nombre de questions scientifiques dont les n&#233;vroses notamment dans son ouvrage &#171; Mystification &#187;, l'inconscient qui parle pendant les r&#234;ves (&#171; Le r&#234;ve de D'Alembert &#187;) ou la psychologie (&#171; Le neveu de Rameau &#187;),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Schopenhauer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arthur Schopenhauer&lt;/a&gt; (1788-1860),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Robert_Eduard_von_Hartmann&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Karl Robert Eduard von Hartmann&lt;/a&gt; (1842-1906),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/William_James&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;William James&lt;/a&gt; (1842-1910) qui d&#233;veloppe une th&#233;orie des &#233;motions et &#233;tudie l'inconscient et la r&#233;tention d'informations,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Moritz_Benedikt&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Moriz Benedikt&lt;/a&gt; (1835-1920),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz-Anton_Mesmer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Franz Anton Mesmer&lt;/a&gt; (1734-1815) qui inventa le magn&#233;tisme sans mysticisme,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Joseph_Gassner&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joseph Gassner&lt;/a&gt; (1727-1779) qui extirpa la religion des exorcismes th&#233;rapeutiques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gotthilf_Heinrich_von_Schubert&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gotthilf Heinrich von Schubert&lt;/a&gt; (1780-1860) qui &#233;tudia le triple fondement de l'esprit, le r&#244;le des r&#234;ves, l'amour de soi (narcissisme) et la nostalgie de la mort,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Bernheim&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hippolyte Bernheim&lt;/a&gt; (1734-1815) qui analysa l'hypnose en liaison avec la psychoth&#233;rapie (qu'il invente) et effectue des recherches sur la suggestion et l'effet placebo,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Binet&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alfred Binet&lt;/a&gt; (1857-1911),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Janet&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Janet&lt;/a&gt; (1859-1947) psychologue qui invente le terme de subconscient et l'un des th&#233;oriciens de l'hypnoth&#233;rapie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Briquet&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Briquet&lt;/a&gt; (1796-1881) qui, le premier, &#233;tudie l'hyst&#233;rie de mani&#232;re scientifique et forme notamment Charcot,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Martin_Charcot&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean Martin Charcot&lt;/a&gt; (1825-1893) - avec l'&#233;cole de la Salpetri&#232;re &#8211; avec ses &#233;tudes notamment sur l'&#233;tiologie traumatique de l'hyst&#233;rie, qui d&#233;couvrit que des repr&#233;sentations inconscientes &#233;taient le noyau de certaines n&#233;vroses,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Gustav_Carus&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Carl Gustav Carus&lt;/a&gt; (1789-1869),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustav_Fechner&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gustav Fechner&lt;/a&gt; (1801-1887) avec ses &#233;tudes sur plaisir-d&#233;plaisir et &#233;nergie mentale,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Jakob_Bachofen&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Johann Jacob Bachofen&lt;/a&gt; (1815-1887) et ses th&#232;ses sur les mythes d'Oreste et d'&#338;dipe du passage du matriarcat au patriarcat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri-%C3%89tienne_Beaunis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henri-&#201;tienne Beaunis&lt;/a&gt; (1830-1921),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise-Auguste_Li%C3%A9beault&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ambroise-Auguste Li&#233;beault&lt;/a&gt; (1823-1904),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Forel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Auguste Forel&lt;/a&gt; (1848-1931),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Delb%C5%93uf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joseph R&#233;mi L&#233;opold Delb&#339;uf&lt;/a&gt; (1831-1896),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_F%C3%A9r%C3%A9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles F&#233;r&#233;&lt;/a&gt; (1852-1907),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Louis_Ladame&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paul-Louis Ladame&lt;/a&gt; (1842-1919),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Breuer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Josef Breuer&lt;/a&gt; (1842-1925),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/G._Stanley_Hall&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Granville Stanley Hall&lt;/a&gt; (1844 - 1924),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_A._Brill&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Abraham Arden Brill&lt;/a&gt; (1874-1948), (1874-1948),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Hermann_Meynert&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Theodor Hermann Meynert&lt;/a&gt; (1833-1892) qui d&#233;veloppe une classification des troubles mentaux bas&#233;e sur leurs corollaires anatomo-pathologiques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Wernicke&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Carl Wernicke&lt;/a&gt; (1848-1905) qui fut comme Freud l'&#233;l&#232;ve de Meynert et d&#233;buta du coup sur des bases proches et en psychiatrie avant de se lancer en neurologie du cerveau, sujet sur lequel il sera mondialement connu,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Jones&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ernest Jones&lt;/a&gt; (1879 - 1958),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Lipps&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Theodor Lipps&lt;/a&gt; (1851-1914) qui d&#233;veloppa la notion d'empathie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A1ndor_Ferenczi&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;S&#225;ndor Ferenczi&lt;/a&gt; (1873-1933) qui &#233;tudie notamment les pathologies narcissiques de l'enfance,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Fliess&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wilhelm Fliess&lt;/a&gt; (1858-1928) qui &#233;tudie particuli&#232;rement la sexualit&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;et la liste n'est pas close...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud a travaill&#233; avec certains d'entre eux quand il n'en &#233;tait encore qu'&#224; ses d&#233;buts, comme avec Meynert, Charcot, Janet, Breuer, Fliess, Leopold L&#246;wenfeld, Lipps, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement fondateur de ce qui va devenir la psychanalyse a &#233;t&#233; la participation de Freud aux travaux du neurologue Jean-Martin Charcot sur l'hyst&#233;rie (dysfonctionnement du corps sans origine physiologique), avec notamment l'utilisation de l'hypnose. Freud pratique l'hypnose au d&#233;but de sa carri&#232;re de neurologue, mais la met ensuite de c&#244;t&#233; pour &#233;laborer la pratique psychanalytique. Avec Josef Breuer, dans leur ouvrage les &#233;tudes sur l'hyst&#233;rie, ils concluent que l'hyst&#233;rique souffre de &#171; r&#233;miniscences &#187;, suivant l'exemple de Pierre Janet et &#171; faisant du d&#233;doublement mental et de la dissociation de la personnalit&#233; le pivot de notre th&#233;orie &#187; (Cinq le&#231;ons sur la psychanalyse, Payot p. 23). Freud rompt avec la psychologie dynamique de Janet consid&#233;rant qu'&#171; elle repose sur les doctrines admises en France relative au r&#244;le de l'h&#233;r&#233;dit&#233; et de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence dans l'origine des maladies &#187; (Cinq le&#231;ons sur la psychanalyse, Payot p. 24). Freud cesse de recourir &#224; l'hypnose pour explorer le psychisme (remplacer par la pression des pouces sur le front puis l'association libre pure et simple). Il se d&#233;marque de Breuer en mettant en avant l'importance de la libido dans le d&#233;veloppement de la psychopathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que croit le grand public, l'inconscient n'a pas &#233;t&#233; d&#233;couvert par Freud. En 1890, alors qu'on ne parlait pas encore de psychanalyse, William James, dans son monumental trait&#233; de psychologie (1400 pages), examinait la fa&#231;on dont Schopenhauer, von Hartmann, Janet, Binet et d'autres avaient utilis&#233; les termes &#034;inconscient&#034; et &#034;subconscient&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses premi&#232;res publications, Freud reconna&#238;t sa dette &#224; l'&#233;gard de Benedikt quant &#224; l'explication des troubles par des conflits int&#233;rieurs enracin&#233;s dans le pass&#233;, la th&#233;rapie par la rem&#233;moration de conflits et l'importance d'analyser des fantasmes et des r&#234;veries diurnes. Voir &#034;Gesammelte Werke&#034;, Fischer, 1, p. 86 ( 1894) 2, p. 495 ( 1900). S'il n'a pas continu&#233; &#224; le citer, c'est peut-&#234;tre pour para&#238;tre lui-m&#234;me plus original qu'il ne l'&#233;tait et sans doute parce que Benedikt avait publi&#233; une critique acerbe du livre de Fliess &#8220;Les Relations entre le nez et les organes g&#233;nitaux f&#233;minins&#8221;, dont Freud avait dit, lors de sa publication, qu'il constituait &#171; le socle m&#234;me de la psychanalyse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.scienceshumaines.com/sigmund-freud-1856-1939-les-trois-sources-de-la-psychanalyse_fr_22577.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'autres sources&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;galement citer les influences philosophiques et litt&#233;raires comme Wier, Sophocle (le complexe d'&#338;dipe) et Shakespeare. Et aussi Schpenhauer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.societe-psychanalytique-de-paris.net/wp/?publication_cdl=les-revenants-de-la-memoire-freud-et-shakespeare&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir ici Shakespeare&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://books.google.fr/books?id=mx2s035uzlYC&amp;pg=PA130&amp;lpg=PA130&amp;dq=qui+a+inspir%C3%A9+freud&amp;source=bl&amp;ots=bc2D-aEjwj&amp;sig=_qmgavzQQK2RjGsV8irJj02xd6A&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ei=Io93VKHmGsTuaJyzgogG&amp;ved=0CCAQ6AEwADgU#v=onepage&amp;q=qui%20a%20inspir%C3%A9%20freud&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir encore : de Schopenhauer &#224; Freud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jean Wier, un des auteurs dont Freud s'est particuli&#232;rement revendiqu&#233; dans son combat contre le caract&#232;re diabolique, mythique ou mystique pr&#234;t&#233; &#224; la &#171; folie &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean Wier (ou Johann Weyer, Johannes Weier, en latin Joannes Wierus ou le pseudonyme Piscinarius)1 (n&#233; en 1515 ou 1516 &#224; Grave dans le Duch&#233; de Brabant et mort en 1588 &#224; Tecklenburg) &#233;tait un m&#233;decin et opposant &#224; la chasse aux sorci&#232;res2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fils d'un prosp&#232;re marchand en gros de charbons, d'ardoises et de houblon, il suivit &#224; partir de 1532 des &#233;tudes de latin &#224; Bois-le-Duc, Louvain et &#224; partir de 1532 &#224; Bonn. L'influence de son professeur Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim se retrouve dans toute son &#339;uvre2. Il &#233;tudia la m&#233;decine &#224; Paris, avant 1535, lors d'un s&#233;jour en France. On ne sait pas de quelle universit&#233; il tient son dipl&#244;me de m&#233;decine, ni m&#234;me s'il l'a effectivement obtenu2. Il exerce en tout cas la m&#233;decine &#224; son retour de France dans la r&#233;gion de Grave, puis &#224; partir de 1545 &#224; Arnheim, o&#249; en 1548 il intervient pour la premi&#232;re fois comme m&#233;decin dans un proc&#232;s en sorcellerie contre un voyant2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la recommandation de l'humaniste Konrad Heresbach, il devint en 1550 le m&#233;decin personnel du duc Guillaume de Cl&#232;ves. Au sein de cette cour ouverte &#224; l'influence humaniste d'&#201;rasme et tol&#233;rante en mati&#232;re de religion, on ne sait pas si Wier resta catholique ou devint calviniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa position de m&#233;decin de cour Jean Wier r&#233;digea et publia en 1563 &#224; B&#226;le son &#339;uvre principale, le De praestigiis daemonum (Des illusions des d&#233;mons), puis d'autres trait&#233;s de pharmacologie, de psychiatrie et de m&#233;decine. En 1578, il laissa sa position du m&#233;decin personnel du duc &#224; son fils Galenus. Il continua n&#233;anmoins &#224; reprendre ses ouvrages jusqu'&#224; sa mort en 1588.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commenc&#233;es dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVe si&#232;cle, les grandes chasses aux sorci&#232;res eurent une pause &#224; partir des ann&#233;es 1520 du fait des troubles li&#233;es la R&#233;forme protestante, et reprirent dans les ann&#233;es 1560. Un des enjeux est la question qui opposent alors ceux, majoritaires qui tiennent au &#171; transport r&#233;el et corporel &#187; des adeptes du d&#233;mon lors du Sabbat, et ceux qui, s'appuyant sur un texte du IXe si&#232;cle le Canon Episcopi, affirment sur les sorcelleries ne sont que des illusions du Diable3.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son De Praestigiis daemonum et incantationibus ac venificiis libri V, publi&#233; en 1563, dans lequel il s'oppose au Malleus Maleficarum (Le marteau des sorci&#232;res), Jean Wier y fait la distinction entre les &#171; magiciens inf&#226;mes &#187;, r&#233;ellement coupables de crimes diaboliques, et les sorci&#232;res, qui sont elles la proie d'illusions maladives3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le m&#233;decin Jean Wier, les illusions des sens sont le r&#233;sultat d'un d&#233;r&#232;glement des &#171; humeurs &#187;, en particulier de la bile noire suppos&#233;e &#234;tre &#224; l'origine de la m&#233;lancolie et &#171; qui infecte le si&#232;ge de l'esprit &#187;, et ce qu'il appelle leur &#171; vertu imaginative &#187;, &#171; phantasie &#187; ou &#171; imagination &#187;. Les &#171; m&#233;lancoliques &#187; croient voir des &#171; monstres phantastiques &#187; pendant leur r&#234;ves, ou m&#234;me &#233;veill&#233;s en plein jour dans les pires des cas3. Cette th&#233;orie m&#233;dicale des r&#232;ves remonte au XIIe si&#232;cle et le Liber de spiritu et anima d'Alcher de Clairvaux, et se retrouve &#233;galement chez d'autres auteurs de la m&#234;me &#233;poque4. Dans certains cas, reprenant des id&#233;es &#233;mises par Marsile Ficin c'est m&#234;me la seule &#171; force de l'imagination &#187; qui peut &#234;tre la source des illusions3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence du diable est cependant loin d'&#234;tre syst&#233;matiquement ni&#233;e, car les humeurs ou l'imagination seule peuvent engendrer ces fantasmes, &#171; Le diable donc n'en poura-il pas bien faire autant, luy qui est esprit, lequel se peut par la permission de Dieu, entremesler dedans les instruments des sens, esmouvoir les humeurs &amp; vapeurs qui luy sont commodes, ou envoyer un vent idoine dedans les instruments, principalement apr&#232;s avoir choisi la complexion, l'age, le sexe, ou autres causes interieures &amp; exterieures[...] &#187;. Le d&#233;mon profite dans sa malice des faiblesses humaines et s'attaque donc surtout aux m&#233;lancoliques, aux h&#233;r&#233;tiques, aux m&#233;chants, et surtout aux femmes : &#171; Le diable [&#8230;] induit volontiers le sexe f&#233;minin, lequel est inconstant &#224; raison de sa complexion, de legere croyance, malicieux, impatient &amp; melancolique pour ne pouvoir commander &#224; ses affections : &amp; principallement les vieilles debilles, stupides &amp; d'esprit chancellant &#187;3. C'est cette origine commune qui explique les similarit&#233;s des aveux des pr&#233;tendus sorci&#232;res, croyant de fa&#231;on illusoire se rendre Sabbat. Cette th&#232;se se trouvait d&#233;j&#224; &#224; la fin du XVe si&#232;cle chez Ulrich Molitor, qui s'inspirait du Commentaire des Sentences (1252-1254) de Thomas d'Aquin 5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte connu de nombreuses r&#233;&#233;ditions. Traduit en allemand d&#232;s 1565, il le fut en fran&#231;ais d&#232;s 1567 par le m&#233;decin Jacques Gr&#233;vin sous le titre Cinq livres de l'imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries6, et une nouvelle &#233;dition augment&#233;e parut en 1579. Il fut traduit en anglais en 1584 par Reginald Scot dans sa Discoverie of witchcraft.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre fut attaqu&#233; par Thomas Erastus, avec lequel Wier correspondit, et auquel il r&#233;pondit en 1577 dans son De lamiis (Des sorci&#232;res), qui est en fait un abr&#233;g&#233; de ses th&#232;ses. Des attaques bien plus violentes furent le fait du juriste fran&#231;ais Jean Bodin dans sa D&#233;monomanie des Sorciers (1580), dans lequel il ridiculise les arguments juridiques de Wier, et l'accuse d'&#234;tre un mage d&#233;moniaque, et par le j&#233;suite espagnol Mart&#237;n Antonio Delr&#237;o, dans son Disquisitionum magicarum Controverses et recherches magiques 1599) qui le surnomma &#171; Wierus hereticus &#187;7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre fut br&#251;l&#233; par l'Universit&#233; luth&#233;rienne de Marbourg et mis &#224; l'Index par le gouverneur catholique des Pays-Bas, le duc d'Albe Ferdinand Alvare de Tol&#232;de8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses arguments furent la base des opposants &#224; la chasse aux sorci&#232;res repris par Jodocus Hocker (1569) Johann Ewich (1584), Johann Georg G&#246;delmann et Hermann Witekind (1597), jusqu'&#224; Friedrich Spee von Langenfeld (1631).2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1577, Jean Wier ajoute en appendice &#224; son ouvrage, la Pseudomonarchia Daemonum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Pseudomonarchia daemonum appara&#238;t pour la premi&#232;re fois en 1577, en appendice de la cinqui&#232;me &#233;dition du De praestigiis daemonum du m&#233;decin Johann Weyer (la premi&#232;re &#233;dition dont le titre complet est De Praestigiis daemonum et Incantationibus ac Venificiis date de 1563, et fut traduite en fran&#231;ais d&#232;s 1567 par le m&#233;decin Jacques Gr&#233;vin sous le titre Cinq livres de l'imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries). L'existence des d&#233;mons et le probl&#232;me de la sorcellerie furent largement d&#233;battus dans la seconde moiti&#233; du XVIe si&#232;cle. Le trait&#233; de Weyer qui avait &#233;t&#233; l'&#233;l&#232;ve de Corn&#233;lius Agrippa, est un vigoureux plaidoyer contre le Malleus Maleficarum (1487) de l'inquisiteur Heinrich, tentant de s&#233;parer la magie r&#233;ellement mal&#233;fique et la sorcellerie assimil&#233;e &#224; une pathologie mentale, la folie ou la m&#233;lancolie. L'ouvrage de Weyer fut largement r&#233;&#233;dit&#233; et traduit. En 1580 le juriste fran&#231;ais Jean Bodin le condamna pour des raisons juridiques dans sa D&#233;monomanie des sorciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	&#171; Wier &#187; (ou &#171; Wihr &#187;) est une forme ancienne, ant&#233;rieure &#224; la diphtongaison bavaroise (dite en allemand neuhochdeutsche Diphthongierung), de l'actuel &#171; Weiher &#187;, qui signifie en allemand moderne &#171; &#233;tang &#187;. Elle s'est conserv&#233;e dans de nombreux dialectes, comme l'alsacien : le toponyme &#171; Riquewihr &#187; correspond &#224; &#171; Reichenweier &#187; de l'&#233;poque allemande. Pour ce ph&#233;nom&#232;ne compliqu&#233; on consultera chez Thorsten Roelcke, Sprachtypologie des Deutschen : historische, regionale und funktionale Variation, pp. 62 et suiv. la section &#171; Monophthonge und Diphthonge &#187;. &#201;d. Walter De Gruyter Inc, 1997, ISBN 3-11-015276-2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. a, b, c, d et e (de) Thomas Meyer, &#171; Weyer,Johann &#187; [archive], dans Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL) , Band 20, Nordhausen 2002 (ISBN 3-8830-9091-3), Sp.1537&#8211;1544.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. a, b, c, d, e et f Thibaut Maus de Rolley Jean Wier et la fabrique de l'illusion diabolique [archive] Trac&#233;s. Revue de Sciences humaines, n&#176; 8, L'illusion, avril 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.	Scipion Dupleix Les causes de la veille et du sommeil, des songes, &amp; de la vie &amp; de la mort, Paris, Sonius, 1606 - Anselme Julian, De l'Art et jugement des songes, &amp; visions nocturnes [&#8230;], Lyon, Benoist Rigaye, 1572 - Pierre de La Primaudaye, Suite de l'Academie fran&#231;oise [&#8230;], Paris, Guillaume Chaudiere, 1580&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.	Ulrich Molitor De lamiis et phitonicis mulieribus (&#171; Des sorci&#232;res et des devineresses &#187;, Cologne, 1489)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.	Cinq livres de l'imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries, trad. Jacques Gr&#233;vin, Paris, in 8&#176;, Jacques du Puys 1567 sur googlebooks [archive]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7.	Binz pp 167-168&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. a et b John Waller p. 170&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qu'est-ce que la psychanalyse de Freud ?</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article3066</link>
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		<dc:date>2014-01-09T12:39:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed</dc:creator>


		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cinq le&#231;ons sur la psychanalyse &lt;br class='autobr' /&gt;
Psychopathologie de la vie quotidienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &#224; la psychanalyse &lt;br class='autobr' /&gt;
Totem et tabou &lt;br class='autobr' /&gt;
Malaise dans la civilisation &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Moi et le &#199;a &lt;br class='autobr' /&gt;
Contribution &#224; l'histoire du mouvement psychanalytique &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres lectures de Freud ou sur Freud et sa psychanalyse &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire encore&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique176" rel="directory"&gt;Qu'est-ce que la psychanalyse de Freud ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Cinq_le%C3%A7ons_sur_la_psychanalyse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cinq le&#231;ons sur la psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Psychopathologie_de_la_vie_quotidienne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychopathologie de la vie quotidienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Introduction_%C3%A0_la_psychanalyse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Introduction &#224; la psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://wikilivres.ca/wiki/Totem_et_Tabou&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Totem et tabou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://wikilivres.ca/wiki/Malaise_dans_la_civilisation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Malaise dans la civilisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://wikilivres.ca/wiki/Le_Moi_et_le_%C3%87a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Moi et le &#199;a&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://wikilivres.ca/wiki/Contribution_%C3%A0_l%E2%80%99histoire_du_mouvement_psychanalytique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contribution &#224; l'histoire du mouvement psychanalytique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=freud+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'autres lectures de Freud ou sur Freud et sa psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/freud.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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