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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Quand le journal fran&#231;ais &#034;Le Figaro&#034; interviewait Friedrich Engels, compagnon de Karl Marx !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Engels</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand le journal &#034;Le Figaro&#034; interviewait Friedrich Engels, compagnon de Karl Marx ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Journal Le Figaro du 13 mai 1893 &lt;br class='autobr' /&gt;
Engels m'a dit ce qui suit : &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Allemagne entre dans l'une des phases les plus graves de son histoire, mais permettez-moi d'ajouter d'embl&#233;e que nous, socialistes, n'avons rien &#224; craindre de la situation ; au contraire, nous en tirerons de grands avantages. C'est avant tout gr&#226;ce &#224; nos efforts que les cr&#233;dits militaires ont &#233;t&#233; refus&#233;s. Il &#233;tait impossible aux diff&#233;rents (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand le journal &#034;Le Figaro&#034; interviewait Friedrich Engels, compagnon de Karl Marx !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Journal Le Figaro du 13 mai 1893&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engels m'a dit ce qui suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Allemagne entre dans l'une des phases les plus graves de son histoire, mais permettez-moi d'ajouter d'embl&#233;e que nous, socialistes, n'avons rien &#224; craindre de la situation ; au contraire, nous en tirerons de grands avantages. C'est avant tout gr&#226;ce &#224; nos efforts que les cr&#233;dits militaires ont &#233;t&#233; refus&#233;s. Il &#233;tait impossible aux diff&#233;rents partis du Parlement de nous ignorer, et encore plus au gouvernement, qui sait pertinemment que nous sommes son ennemi le plus dangereux. Lorsque la motion du gouvernement visant &#224; obtenir de nouveaux cr&#233;dits militaires a &#233;t&#233; connue en Allemagne, le peuple s'est indign&#233;, et le vote du centre et des radicaux a certainement &#233;t&#233; influenc&#233; par la pression de l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voyez-vous &#187;, a ajout&#233; Engels, en insistant d&#233;lib&#233;r&#233;ment sur sa d&#233;claration, &#171; en Allemagne, le peuple a dit : &#171; Nous avons assez de soldats ; il faut en finir ! &#187; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et le nouveau Reichstag, Monsieur Engels ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; je vous parle, il me semble que le prochain Reichstag sera encore moins enclin &#224; approuver les cr&#233;dits que l'ancien. Cependant, je ne ferme pas les yeux sur la possibilit&#233; de voir les d&#233;put&#233;s nouvellement &#233;lus, avec cinq ans de l&#233;gislature devant eux, n&#233;gocier avec le gouvernement, qui, par une l&#233;g&#232;re pression, pourrait imposer un compromis. Dans le cas probable d'un refus des cr&#233;dits par le Reichstag, il faudrait recourir &#224; une seconde dissolution, ce qui, j'en suis convaincu, conduirait &#224; l'&#233;lection d'un Reichstag encore plus hostile aux propositions du gouvernement. Le conflit entrerait alors dans une phase critique, et il s'agirait de d&#233;terminer qui aura le pouvoir, le Parlement ou l'empereur. Ce serait une r&#233;p&#233;tition du conflit entre Bismarck et la Chambre prussienne en 1864, qui prit fin avec la guerre avec l'Autriche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par sa r&#233;ponse m&#234;me, Fr&#233;d&#233;ric Engels m'a incit&#233; &#224; lui demander de consid&#233;rer les deux &#233;ventualit&#233;s d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;es dans la presse europ&#233;enne : celle d'un coup d'&#201;tat int&#233;rieur et celle d'une diversion &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, un coup d'&#201;tat n'est plus aussi facile qu'avant &#187;, a r&#233;pondu vivement mon interlocuteur. En 1864, lors de l'affrontement entre Bismarck et la Chambre prussienne, la Prusse &#233;tait un &#201;tat centralis&#233;, tandis qu'aujourd'hui l'Empire allemand est un &#201;tat f&#233;d&#233;ral. Le gouvernement central prendrait un risque trop grand en tentant un coup d'&#201;tat. Pour &#234;tre certain de le r&#233;ussir, il lui faudrait le consentement unanime de ces diff&#233;rents gouvernements f&#233;d&#233;raux. Si l'un d'eux refusait le coup d'&#201;tat, il serait lib&#233;r&#233; de ses obligations envers l'Empire, ce qui signifierait la dissolution de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral. Ce n'est pas tout ! La constitution f&#233;d&#233;rale est la seule garantie dont disposent les petits &#201;tats contre la domination de la Prusse ; en la violant eux-m&#234;mes, ils se livreraient pieds et poings li&#233;s &#224; la merci du pouvoir central. Est-il probable que la Bavi&#232;re capitule &#224; ce point ? Non, et pour me r&#233;server sur ce point, je vous dis ceci : &#171; Pour r&#233;aliser un coup d'&#201;tat en Allemagne, l'empereur devrait avoir soit le peuple de son c&#244;t&#233; &#8211; et il ne l'a pas &#8211; soit tous les alli&#233;s. &#187; gouvernements, et il ne les aura jamais tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re d&#233;claration d'Engels n'ayant pas r&#233;ussi &#224; me convaincre, j'insiste sur la possibilit&#233; d'un coup d'&#201;tat int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oh &#187;, r&#233;pondit-il, &#171; je ne dis pas que ce que j'appellerai la r&#233;volution d'en haut ne constitue pas une menace pour l'avenir. Bebel et plusieurs de nos amis ont d&#233;j&#224; dit qu'ils pr&#233;voyaient une tentative de coup d'&#201;tat contre le suffrage universel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans ce cas, r&#233;pondriez-vous &#224; la violence par la violence ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne serions pas assez fous pour tomber dans le pi&#232;ge tendu par le gouvernement, car rien ne saurait davantage int&#233;resser le gouvernement allemand qu'une insurrection pour nous &#233;craser. Nous connaissons trop bien l'&#233;tat actuel de nos forces et de celles du gouvernement pour nous risquer &#224; un tel jeu par simple enthousiasme. D'ailleurs, Guillaume II oserait-il supprimer compl&#232;tement le suffrage universel ? Je ne le crois pas. Peut-&#234;tre rel&#232;verait-il l'&#226;ge du droit de vote et nous accorderait-il le suffrage r&#233;vis&#233; et corrig&#233; &#187; (et Engels se mit &#224; rire en pronon&#231;ant ces mots) &#171; que la Belgique est sur le point de conna&#238;tre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous ne craignez pas l'arrestation massive des d&#233;put&#233;s de l'opposition ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oh ! &#187; s'exclama Engels, &#171; personne en Allemagne ne consid&#232;re un tel &#233;v&#233;nement comme possible. Il existe des gouvernements conf&#233;d&#233;r&#233;s, comme celui de Bavi&#232;re par exemple, qui n'accepteraient jamais de sanctionner une violation aussi flagrante de la Constitution. N'oublions pas que, pour les petits &#201;tats, la Constitution imp&#233;riale et le Reichstag sont les seules armes qui peuvent les emp&#234;cher d'&#234;tre absorb&#233;s par le gouvernement prussien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous en venons &#224; l'hypoth&#232;se d'une diversion &#233;trang&#232;re. Engels est loin d'&#234;tre pessimiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#201;videmment &#187;, m'a-t-il dit, &#171; une guerre peut &#233;clater. Mais qui, aujourd'hui, oserait assumer la responsabilit&#233; d'une telle provocation, si ce n'est peut-&#234;tre la Russie, dont le territoire, en raison de son immensit&#233;, est inconqu&#233;rable ? Et pourtant&#8230; ! La Russie est actuellement dans une situation telle qu'elle ne pourrait pas maintenir une guerre pendant quatre semaines sans financement ext&#233;rieur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, mon interlocuteur s'arr&#234;ta un instant, poursuivant sur une note de col&#232;re &#224; peine contenue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends vraiment pas le gouvernement fran&#231;ais. C'est la Russie qui a besoin de la France, pas la France de la Russie. La Russie est ruin&#233;e, son sol &#233;puis&#233;. Si le gouvernement fran&#231;ais voyait la situation telle qu'elle est, il pourrait obtenir de la Russie tout ce qu'il d&#233;sire&#8230; tout&#8230; sauf de l'argent et une assistance militaire efficace. Sans la France, la Russie serait isol&#233;e, compl&#232;tement isol&#233;e. Et ne me parlez pas de la puissance militaire des Russes ! Souvenez-vous de la guerre de Turquie. Sans les Roumains, les Russes auraient &#233;t&#233; impuissants devant Plevna. Non, plus j'y pense, moins je crois &#224; la guerre. Son sort est aujourd'hui si incertain ! Les arm&#233;es sont plac&#233;es dans des conditions totalement nouvelles qui d&#233;fient tous les calculs. Il existe des fusils qui tirent dix coups par minute, dont la port&#233;e approche celle d'un canon et dont les balles sont dot&#233;es d'une force de percussion inou&#239;e ! Il existe des obus en m&#233;linite et en roburite, etc. ! Toutes ces terribles armes de destruction n'ont jamais &#233;t&#233; mises &#224; l'&#233;preuve en temps de guerre. Nous ignorons donc tout de l'effet que cette r&#233;volution des armements aura sur la tactique et sur le moral des troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Guillaume II souhaitait se lancer dans une guerre, il se heurterait &#224; la r&#233;sistance de son propre &#233;tat-major ; il serait expos&#233; aux &#233;normes risques de la guerre. &#192; l'&#233;poque de Napol&#233;on III, des guerres localis&#233;es &#233;taient possibles ; aujourd'hui, la guerre serait g&#233;n&#233;rale et l'Europe serait &#224; la merci de l'Angleterre, qui pourrait laisser mourir de faim &#224; sa guise l'un ou l'autre des bellig&#233;rants. Ni l'Allemagne ni la France ne produisent suffisamment de bl&#233; sur leur territoire ; elles sont contraintes d'en importer. Elles s'approvisionnent notamment en Russie. L'Allemagne en guerre contre la Russie ne pourrait pas obtenir un seul hectolitre. En revanche, la France serait priv&#233;e de bl&#233; russe par l'Europe centrale entrant en campagne contre elle. Il ne resterait donc que les routes maritimes ouvertes. Mais la mer, en temps de guerre, serait plus que jamais sous l'emprise des Anglais. En contrepartie d'une redevance accord&#233;e aux compagnies qui exploitent les diff&#233;rents services transoc&#233;aniques, le gouvernement britannique dispose de navires construits sous son contr&#244;le ; de sorte qu'une fois la guerre d&#233;clar&#233;e, l'Angleterre poss&#233;derait, outre sa puissante marine, cinquante &#224; soixante croiseurs. Elle avait re&#231;u pour instruction d'emp&#234;cher les provisions d'atteindre un ou plusieurs des bellig&#233;rants auxquels elle souhaitait manifester son opposition. En restant neutre, elle resterait l'arbitre supr&#234;me de la situation. Pendant que les bellig&#233;rants s'&#233;puiseraient &#224; combattre, l'Angleterre interviendrait au moment opportun pour dicter les conditions de paix. Quoi qu'il en soit, ne vous inqui&#233;tez pas de la possibilit&#233; d'une guerre provoqu&#233;e par Guillaume II. L'empereur allemand a perdu beaucoup de son ancienne fougue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me restait &#224; interroger M. Engels sur un point important : les chances des socialistes allemands aux prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis convaincu &#187;, r&#233;pondit-il &#224; cette question, &#171; que nous gagnerons entre 700 000 et un million de voix de plus qu'en 1890. Nous en gagnerons ainsi au total deux millions et quart, voire deux millions et demi. Mais les si&#232;ges remport&#233;s ne correspondront pas &#224; ce chiffre&#8230; Si les si&#232;ges avaient &#233;t&#233; r&#233;partis &#233;quitablement au dernier Reichstag, apr&#232;s les &#233;lections qui nous ont donn&#233; un million et demi de voix, nous aurions eu quatre-vingts d&#233;put&#233;s au lieu de trente-six. Depuis la fondation de l'Empire, lorsque les circonscriptions &#233;lectorales ont &#233;t&#233; &#233;tablies, la r&#233;partition de la population a chang&#233; en notre d&#233;faveur. La r&#232;gle qui r&#233;gissait la formation des circonscriptions &#233;lectorales &#233;tait la suivante : un d&#233;put&#233; pour 100 000 habitants. Or, Berlin, qui ne compte encore que six d&#233;put&#233;s, compte actuellement plus d'un million et demi d'habitants. Aujourd'hui, Berlin devrait &#233;lire r&#233;guli&#232;rement seize d&#233;put&#233;s. Autre exemple : Cologne, qui compte aujourd'hui 250 000 habitants, n'a toujours qu'un seul d&#233;put&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Parti socialiste aura-t-il des candidats dans toutes les circonscriptions ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, nous aurons des candidats dans les 400 circonscriptions. Il est important pour nous de rassembler nos forces. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et quel est votre objectif ultime en tant que socialistes allemands ? &#187; M. Engels me regarde quelques instants, puis dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Eh bien, nous n'avons pas d'objectif final. Nous sommes &#233;volutionnistes, nous n'avons aucune intention d'imposer des lois d&#233;finitives &#224; l'humanit&#233;. Des pr&#233;jug&#233;s au lieu d'une organisation d&#233;taill&#233;e de la soci&#233;t&#233; future ? Vous n'en trouverez aucune trace parmi nous. Nous serons satisfaits lorsque nous aurons plac&#233; les moyens de production entre les mains de la communaut&#233;, et nous comprenons pleinement que cela est tout &#224; fait impossible avec le gouvernement monarchique et f&#233;d&#233;raliste actuel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me permets de constater que le jour o&#249; les socialistes allemands seront en mesure de mettre leurs th&#233;ories en pratique me para&#238;t encore bien lointain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas autant que vous le pensez &#187;, r&#233;pondit M. Engels. &#171; Pour moi, le moment approche o&#249; notre parti sera appel&#233; &#224; prendre le pouvoir. Vers la fin du si&#232;cle, vous verrez peut-&#234;tre cet &#233;v&#233;nement se produire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, prenez le nombre de nos partisans depuis le d&#233;but de nos luttes parlementaires. On constate une progression constante &#224; chaque &#233;lection. Personnellement, je suis convaincu que si le dernier Reichstag avait &#233;t&#233; &#233;lu jusqu'&#224; la fin de la l&#233;gislature, c'est-&#224;-dire si les &#233;lections n'avaient eu lieu qu'en 1895, nous aurions recueilli trois millions et demi de voix. Aujourd'hui, l'Allemagne compte dix millions d'&#233;lecteurs, et sept millions en moyenne votent. Avec trois millions et demi d'&#233;lecteurs sur sept millions, l'empire allemand ne peut perdurer sous sa forme actuelle. Et&#8230; n'oublions pas ce fait, tr&#232;s important : le nombre de nos &#233;lecteurs nous indique le nombre de nos partisans dans l'arm&#233;e. Avec d&#233;j&#224; un million et demi d'&#233;lecteurs sur dix millions, cela repr&#233;sente environ un septi&#232;me de la population en notre faveur, et nous pouvons donc compter sur un soldat sur six. Lorsque nous aurons trois millions et demi de voix &#8211; ce qui n'est pas loin &#8211; nous aurons la moiti&#233; de l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'exprime des doutes quant &#224; la loyaut&#233; des troupes socialistes de l'arm&#233;e envers leurs principes en cas de r&#233;volution, M. Engels fait la d&#233;claration suivante, mot pour mot :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour o&#249; nous serons majoritaires, ce que l'arm&#233;e fran&#231;aise a fait instinctivement en ne tirant pas sur le peuple se r&#233;p&#233;tera consciemment dans notre pays. Oui, quoi qu'en disent les bourgeois effray&#233;s, nous savons calculer le moment o&#249; nous aurons la majorit&#233; du peuple derri&#232;re nous ; nos id&#233;es progressent partout, aussi bien parmi les enseignants, les m&#233;decins, les avocats, etc. que parmi les ouvriers. Si nous devions prendre le pouvoir demain, nous aurions besoin d'ing&#233;nieurs, de chimistes, d'agronomes. Eh bien, je suis convaincu que nous en aurions d&#233;j&#224; beaucoup derri&#232;re nous. Dans cinq ou dix ans, nous en aurons plus que n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est sur ces mots extr&#234;mement optimistes que j'ai pris cong&#233; de M. Engels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/marx/bio/media/engels/93_05_13.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/marx/bio/media/engels/93_05_13.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Interview de Engels par le journal fran&#231;ais &#034;L'&#233;clair&#034;, quotidien du midi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le journal &#034;L'&#233;clair&#034; du 6 avril 1892&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.. M. Engels, ennemi de l'interview, a eu la gentillesse de faire une exception pour nous et de nous faire part de ses impressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Que pensez-vous, lui avons-nous demand&#233;, des r&#233;cents attentats commis &#224; Paris par les anarchistes ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'y vois que l'&#339;uvre d'agents provocateurs pay&#233;s pour d&#233;shonorer les partis dont ils font partie. Le gouvernement a tout int&#233;r&#234;t &#224; ce que ces explosions se produisent, car elles servent &#224; la fois les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie en g&#233;n&#233;ral et les intrigues de certains groupes politiques en particulier. En r&#233;alit&#233;, l'intention est de paniquer la population, d'organiser la terreur et de provoquer une r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me proc&#233;dure a &#233;t&#233; employ&#233;e r&#233;cemment en Allemagne lors des &#171; troubles de Berlin &#187;. L&#224; encore, nous ferions bien de solliciter l'aide de la police. Il est ind&#233;niable que, le premier jour de ces manifestations pr&#233;tendument socialistes, certains de nos compatriotes ont pu participer au mouvement, mais nos amis &#233;gar&#233;s ont vite compris le v&#233;ritable caract&#232;re de la manifestation et s'en sont imm&#233;diatement retir&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La preuve en est que plusieurs magasins appartenant &#224; des socialistes notoires ont &#233;t&#233; pill&#233;s. Le proc&#232;s des &#233;meutiers arr&#234;t&#233;s a d&#233;montr&#233; que les meneurs &#233;taient des antis&#233;mites cherchant &#224; exploiter la faim de quelques pauvres gens en les faisant crier : &#171; &#192; bas les Juifs ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Italie, m&#234;me sc&#233;nario avec les poursuites engag&#233;es contre Cipriani et les autres anarchistes. L&#224; aussi, les agissements des agents provocateurs ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s en audience publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais cela ne marche pas toujours. &#192; Paris, il y avait un ou deux mis&#233;rables pr&#234;ts &#224; jouer le jeu de la police, mais personne, hormis la police elle-m&#234;me, ne pourra pr&#233;tendre appartenir au Parti socialiste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DIPLOMATIE RUSSE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne craignez-vous pas que tous ces bouleversements int&#233;rieurs poussent les gouvernements &#224; chercher une diversion dans une guerre continentale ? Prenez votre empereur Guillaume, par exemple&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non. Je souhaite que l'empereur Guillaume vive longtemps, pour le plus grand bien des socialistes allemands &#187;, dit M. Engels en riant. &#171; Quoi qu'il en soit, je ne crois pas qu'il y aura une guerre dans un avenir proche. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'alliance entre la Russie et la France ne vous a caus&#233; aucune appr&#233;hension &#224; ce sujet ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas du tout. L'ann&#233;e derni&#232;re, peut-&#234;tre, il y avait une l&#233;g&#232;re tendance &#224; l'offensive. Les manifestations de Cronstadt, les avanc&#233;es tr&#232;s visibles de la Russie imp&#233;riale sur la France r&#233;publicaine, ont pu para&#238;tre suspectes. Les concentrations de troupes &#224; la fronti&#232;re ont &#233;galement sembl&#233; alarmantes. Mais aujourd'hui, la situation est bien diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la Russie voudrait entrer en guerre, mais elle n'a pas pu le faire. Elle doit aujourd'hui affronter un ennemi plus redoutable que tout autre : la famine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce fl&#233;au n'est pas le r&#233;sultat d'une p&#233;nurie passag&#232;re caus&#233;e par un accident climatique ou autre : il est le r&#233;sultat de la nouvelle organisation de la soci&#233;t&#233; russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la guerre de Crim&#233;e, o&#249; des r&#233;giments entiers p&#233;rirent sous la neige, la situation a consid&#233;rablement chang&#233;. Cette guerre marque le d&#233;but d'une crise majeure dans l'histoire russe. Une fois la d&#233;faite totale, lorsque l'impuissance de la Russie fut d&#233;montr&#233;e &#224; toute l'Europe, le tsar Nicolas, d&#233;sesp&#233;r&#233; apr&#232;s avoir constat&#233; l'&#233;tat lamentable de son empire, n'h&#233;sita pas &#224; s'empoisonner. En montant sur le tr&#244;ne, Alexandre II fut donc contraint de chercher une solution &#224; la situation effroyable dans laquelle se trouvait son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES CAUSES DE LA FAMINE EN RUSSIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce moment-l&#224; que le tsar proc&#233;da &#224; l'&#233;mancipation des serfs, ce qui servit de pr&#233;texte &#224; une nouvelle redistribution des terres entre nobles et paysans. Les nobles re&#231;urent les meilleures terres, ainsi que les lacs, les rivi&#232;res et les for&#234;ts. Les paysans ne re&#231;urent que des terres de qualit&#233; inf&#233;rieure, et cette distribution fut effectu&#233;e de mani&#232;re inad&#233;quate et moyennant des versements annuels sur une p&#233;riode de 49 ans ! Quel en fut le r&#233;sultat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paysans ne pouvaient plus payer leurs dettes &#224; l'&#201;tat et devaient emprunter : ils avaient trop pour mourir et pas assez pour vivre. Une bande de koulaks (usuriers) s'en prenait &#224; ces cultivateurs, qui s'endettaient peu &#224; peu au point de perdre tout espoir de se lib&#233;rer un jour. Lorsque les usuriers ne voulurent plus leur faire d'avances, les paysans furent contraints de vendre leurs r&#233;coltes pour se procurer de l'argent, et ils vendirent non seulement le bl&#233; n&#233;cessaire &#224; leur subsistance, mais aussi leurs semences vitales, compromettant ainsi les r&#233;coltes futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la premi&#232;re mauvaise r&#233;colte entra&#238;nerait in&#233;vitablement une famine g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Cette famine vient de porter le coup fatal &#224; la production agricole en Russie. En effet, le paysan, ne pouvant plus nourrir son b&#233;tail, est contraint de l'abattre ou de le vendre. D&#233;sormais, sans animaux de ferme, il est impossible de labourer ou de fertiliser la terre. Par cons&#233;quent, la production agricole sera interrompue pendant de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mancipation des serfs n'&#233;tait qu'un aspect de la r&#233;volution &#233;conomique qui s'est produite en Russie ; l'autre aspect est la cr&#233;ation artificielle d'une bourgeoisie industrielle destin&#233;e &#224; servir de classe interm&#233;diaire. Pour acc&#233;l&#233;rer le processus, un syst&#232;me v&#233;ritablement prohibitif a &#233;t&#233; instaur&#233;, favorisant et d&#233;veloppant l'industrie russe de mani&#232;re extraordinaire ; mais comme cette industrie ne pouvait pas exporter, elle avait besoin d'un march&#233; int&#233;rieur. Aujourd'hui, le paysan russe n'ach&#232;te presque plus rien, habitu&#233; qu'il est &#224; tout fabriquer lui-m&#234;me : maisons, outils, v&#234;tements, etc. ; il produisait m&#234;me, il n'y a pas si longtemps, des articles en bois, en fer et en cuir qu'il vendait aux foires. Mais lorsque le paysan fut priv&#233; de bois en c&#233;dant les for&#234;ts &#224; la noblesse, l'industrie rurale faillit s'effondrer. L'industrie manufacturi&#232;re vint la d&#233;truire, et les paysans furent oblig&#233;s d'y recourir. Au moment m&#234;me o&#249; cette industrie &#233;tait sur le point de triompher, la famine survint et lui porta un coup mortel : les paysans ne peuvent plus rien acheter de sa production, et la ruine de l'une entra&#238;ne celle de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA SITUATION &#201;CONOMIQUE ET MILITAIRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Donc, selon vous, la situation &#233;conomique en Russie l'emp&#234;chera de penser &#224; entrer en guerre ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui. Je n'exag&#232;re pas en disant que le portrait que Vauban et Boisguillebert ont dress&#233; du paysan fran&#231;ais au XVIIe si&#232;cle peut s'appliquer au paysan russe, aujourd'hui r&#233;duit &#224; brouter de l'herbe. La transition du r&#233;gime f&#233;odal au r&#233;gime bourgeois en France ne s'est pas faite sans bouleversements ; en Russie, elle vient de provoquer une crise qui, d'aigu&#235;, menace de devenir chronique. Pour toutes ces raisons, les Russes sont actuellement plus pr&#233;occup&#233;s par la nourriture que par le combat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le dernier pr&#234;t russe...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'allais le mentionner. C'est un revers &#233;norme. La bourgeoisie fran&#231;aise, qui aime tant parler de revanche, n'a pas pouss&#233; son patriotisme jusqu'&#224; ouvrir sa bourse. Le gouvernement du tsar a demand&#233; vingt millions de livres sterling ; il n'en a obtenu que douze&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On a dit que les Rothschild ont contribu&#233; &#224; l'&#233;chec de ce pr&#234;t afin de venger leurs coreligionnaires pers&#233;cut&#233;s par le gouvernement russe ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai suffisamment attaqu&#233; les Rothschild pour pouvoir les d&#233;fendre contre l'accusation de stupidit&#233;. En tant que banquiers, les Rothschild ne se pr&#233;occupent que de leurs propres int&#233;r&#234;ts, qui se r&#233;sument &#224; pr&#233;lever les commissions les plus &#233;lev&#233;es possible et &#224; exploiter le plus grand nombre possible d'imb&#233;ciles. C'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour r&#233;sumer, vous ne croyez pas &#224; la puissance de la Russie ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Russie, bien que forte en d&#233;fense, ne l'est pas en attaque, ni sur mer ni sur terre. Je vous ai montr&#233; que la situation &#233;conomique ne lui permet pas de se lancer dans des entreprises dangereuses et co&#251;teuses. Si nous examinons son organisation militaire, nous constaterons que la Russie ne repr&#233;sente pas non plus de danger sous cet angle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de guerre, elle n'enverrait pas plus d'hommes sur le front qu'elle n'en a actuellement sous les armes. Les r&#233;serves n'existent que sur le papier et, bien qu'elle dispose de milliers d'hommes, elle n'a pas d'officiers de r&#233;serve pour les commander. O&#249; les trouverait-elle ? De quelle source ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En Allemagne, nous avons cinquante pour cent d'officiers de r&#233;serve de plus que n&#233;cessaire. &#192; cet &#233;gard, la France ne serait-elle pas &#233;galement en position d'inf&#233;riorit&#233; relative ? &#187; nous demande notre interlocuteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNE FRANCE FORTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas du tout &#187;, r&#233;pondons-nous. &#171; En France, nous n'avons pas plus d'officiers que n&#233;cessaire ; mais les officiers et les sous-officiers sont au complet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne suis pas le moins du monde constern&#233; &#187;, d&#233;clare M. Engels. &#171; Je ne souhaite pas voir l'arm&#233;e allemande assez puissante pour conqu&#233;rir toute l'Europe. Pour atteindre notre objectif, la lib&#233;ration de la classe ouvri&#232;re europ&#233;enne pourrait n&#233;cessiter une France puissante, ma&#238;tresse de son destin, ainsi qu'une Allemagne b&#233;n&#233;ficiant des m&#234;mes avantages. Votre compatriote Saint-Simon a &#233;t&#233; le premier &#224; proclamer la n&#233;cessit&#233; d'une alliance entre la France, l'Angleterre et l'Allemagne comme condition premi&#232;re de la paix en Europe. &#187; Voil&#224; la v&#233;ritable &#171; Triple Alliance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En conclusion, permettez-moi de vous dire que vous avez bross&#233; un tableau plut&#244;t sombre de la situation en Russie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas du tout. &#201;coutez, voulez-vous entendre une anecdote ? Vous savez que pour aider les paysans russes affam&#233;s, il fut d&#233;cid&#233; de leur envoyer du bl&#233; du Caucase, o&#249; ils avaient des surplus. Des ordres furent donn&#233;s &#224; cet effet ; le bl&#233; fut rassembl&#233; en grandes quantit&#233;s et des chariots furent envoy&#233;s pour le transporter. Or, les chariots vides furent regroup&#233;s en si grand nombre qu'il y eut un embouteillage : le bl&#233; se trouvait &#224; c&#244;t&#233; des chariots, et ceux-ci ne pouvaient pas partir. Apprenant cela, le tsar entra dans une col&#232;re noire et envoya un g&#233;n&#233;ral sur place. Ce militaire fit grand bruit, annon&#231;a que tout se d&#233;roulait normalement et ne r&#233;ussit &#224; faire partir que quelques trains : la majeure partie du bl&#233; pourrissait sur place ! Que se serait-il pass&#233; en cas de mobilisation ? La Russie ne poss&#232;de pas encore beaucoup de chemins de fer, et ses officiers ne savent m&#234;me pas les utiliser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA QUESTION DE L'ALSACE-LORRAINE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une derni&#232;re question : qu'en est-il de l'Alsace-Lorraine, source de tous les d&#233;saccords ? Croyez-vous &#224; une solution pacifique acceptable par la France et l'Allemagne ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re que le parti socialiste allemand sera au pouvoir dans une dizaine d'ann&#233;es. Sa premi&#232;re pr&#233;occupation sera de permettre au peuple alsacien-lorrain de d&#233;cider de son avenir politique. Par cons&#233;quent, la question sera r&#233;gl&#233;e sans qu'un seul soldat fran&#231;ais ait &#224; bouger. Au contraire, une guerre entre l'Allemagne et la France serait le seul moyen d'emp&#234;cher l'arriv&#233;e au pouvoir des socialistes. Et si la France et la Russie, alli&#233;es, attaquaient l'Allemagne, celle-ci d&#233;fendrait jusqu'&#224; la mort son existence nationale, &#224; laquelle les socialistes allemands ont un int&#233;r&#234;t encore plus grand que la bourgeoisie. Les socialistes se battraient alors jusqu'au dernier homme et n'h&#233;siteraient pas &#224; recourir aux moyens r&#233;volutionnaires employ&#233;s par la France en 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/marx/bio/media/engels/92_04_01.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/marx/bio/media/engels/92_04_01.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire exploser le gazoduc Nord Stream ? Joe Biden, enfin un pr&#233;sident qui tient ses promesses !</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6969</link>
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		<dc:date>2022-10-02T14:45:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>USA - Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>Ukraine</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faire exploser le gazoduc Nord Stream ? Joe Biden, enfin un pr&#233;sident qui tient ses promesses ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le journal bourgeois le Monde s'interrogeait le 28 septembre : &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux jours apr&#232;s l'annonce d'un possible sabotage des deux gazoducs Nord Stream en mer Baltique, l'origine exacte des fuites de gaz, qui produisent encore d'importants bouillonnements &#224; la surface de la mer Baltique, reste inconnue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces journalistes ne se souviennent-ils pas de la conf&#233;rence de presse de Joe Biden du 7 f&#233;vrier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;USA - Etats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot190" rel="tag"&gt;Ukraine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire exploser le gazoduc Nord Stream ? Joe Biden, enfin un pr&#233;sident qui tient ses promesses !&lt;div class='spip_document_16661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/maxresdefault-28.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/maxresdefault-28.jpg' width=&#034;1280&#034; height=&#034;720&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le journal bourgeois le Monde s'interrogeait le 28 septembre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s l'annonce d'un possible sabotage des deux gazoducs Nord Stream en mer Baltique, l'origine exacte des fuites de gaz, qui produisent encore d'importants bouillonnements &#224; la surface de la mer Baltique, reste inconnue.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces journalistes ne se souviennent-ils pas de la conf&#233;rence de presse de Joe Biden du 7 f&#233;vrier dernier, lors de laquelle le pr&#233;sident des USA promettait que si la Russie envahissait l'Ukraine, Nord Stream &#034;n'existerait plus&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&#233;pondait ce faisant &#224; une question de la journaliste de l'Agence Reuters, qui lui demanda des d&#233;tails. Il r&#233;pondit, d'un air myst&#233;rieux : &#034;vous verrez, ne vous inqui&#233;tez pas, nous le ferons&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir la video suivante (sous titres en anglais) &#224; partir, 10 minutes apr&#232;s le d&#233;but :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=EQa3aJ6n018&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=EQa3aJ6n018&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Press Conference : Joe Biden Holds a Press Conference with Olaf Scholz of Germany - February 7, 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/si-la-russie-envahit-l-ukraine-il-n-y-aura-plus-de-gazoduc-nord-stream-2-biden-CNT000001JCHsI.html?pid=SIl2WFC2AZWzJ7qSByljitF90Oyhq%2FuTijjNVTqW8eXVInz8EpJ%2Bzdo6BrMN2gh7G3Z4Lc3On7w%3D#plmAnchor&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/si-la-russie-envahit-l-ukraine-il-n-y-aura-plus-de-gazoduc-nord-stream-2-biden-CNT000001JCHsI.html?pid=SIl2WFC2AZWzJ7qSByljitF90Oyhq%2FuTijjNVTqW8eXVInz8EpJ%2Bzdo6BrMN2gh7G3Z4Lc3On7w%3D#plmAnchor&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gazoduc Nord Stream 2, dynamit&#233; par les USA ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joe Biden avait d&#233;clar&#233; que les Etats-Unis le d&#233;truiraient en cas de guerre russe en Ukraine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/vrai-ou-fake-guerre-en-ukraine-joe-biden-a-t-il-vraiment-declare-que-les-etats-unis-detruiraient-nord-stream-2_5389642.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/vrai-ou-fake-guerre-en-ukraine-joe-biden-a-t-il-vraiment-declare-que-les-etats-unis-detruiraient-nord-stream-2_5389642.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ladepeche.fr/2022/09/28/sabotage-de-nord-stream-2-quand-joe-biden-promettait-de-mettre-fin-au-gazoduc-en-cas-dinvasion-russe-10700697.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ladepeche.fr/2022/09/28/sabotage-de-nord-stream-2-quand-joe-biden-promettait-de-mettre-fin-au-gazoduc-en-cas-dinvasion-russe-10700697.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sabotage du gazoduc ne profite qu'aux USA et ne nuit qu'&#224; la Russie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'attaque du gazoduc Nord Stream : Qui en profite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2022/09/30/pers-s30.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2022/09/30/pers-s30.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle va profiter &#224; tout le monde puisque... la mer est gravement pollu&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.huffingtonpost.fr/environnement/article/les-fuites-des-gazoducs-nord-stream-une-catastrophe-pour-l-environnement_208320.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.huffingtonpost.fr/environnement/article/les-fuites-des-gazoducs-nord-stream-une-catastrophe-pour-l-environnement_208320.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, la guerre nucl&#233;aire s'approche...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marx et Engels, journalistes</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article5685</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article5685</guid>
		<dc:date>2021-06-22T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Karl Marx</dc:subject>
		<dc:subject>Engels</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>Communisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marx et Engels, journalistes &lt;br class='autobr' /&gt;
Un exemple d'article journalistique de Marx : &lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution de juin &lt;br class='autobr' /&gt; n&#176; 29 de la Nouvelle Gazette Rh&#233;nane, 29 juin 1848 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les ouvriers de Paris ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;s par des forces sup&#233;rieures ; ils n'ont pas succomb&#233;. Ils sont battus mais leurs adversaires sont vaincus. Le triomphe momentan&#233; de la force brutale est pay&#233; par l'an&#233;antissement de toutes les illusions et chim&#232;res de la r&#233;volution de f&#233;vrier, par la d&#233;sagr&#233;gation de tout le parti des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Karl Marx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;Engels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot149" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;Communisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marx et Engels, journalistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un exemple d'article journalistique de Marx :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de juin&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;n&#176; 29 de la Nouvelle Gazette Rh&#233;nane, 29 juin 1848&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers de Paris ont &#233;t&#233; &#233;cras&#233;s par des forces sup&#233;rieures ; ils n'ont pas succomb&#233;. Ils sont battus mais leurs adversaires sont vaincus. Le triomphe momentan&#233; de la force brutale est pay&#233; par l'an&#233;antissement de toutes les illusions et chim&#232;res de la r&#233;volution de f&#233;vrier, par la d&#233;sagr&#233;gation de tout le parti des vieux r&#233;publicains, par la scission de la nation fran&#231;aise en deux nations, la nation des poss&#233;dants et la nation des travailleurs. La r&#233;publique tricolore n'arbore plus qu'une seule couleur, la couleur des vaincus, la couleur du sang, elle est devenue la r&#233;publique rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s du peuple, aucune voix r&#233;put&#233;e r&#233;publicaine, ni du National [1] ni de La R&#233;forme [2] ! Sans autres chefs, sans autres moyens que l'indignation elle-m&#234;me, il a r&#233;sist&#233; &#224; la bourgeoisie et &#224; la soldatesque coalis&#233;es plus longtemps qu'aucune dynastie fran&#231;aise, pourvue de tout l'appareil militaire, ne r&#233;sista &#224; une fraction de la bourgeoisie coalis&#233;e avec le peuple. Pour faire dispara&#238;tre la derni&#232;re illusion du peuple, pour rompre compl&#232;tement avec le pass&#233;, il fallait aussi que les auxiliaires habituels et po&#233;tiques de l'&#233;meute fran&#231;aise, la jeunesse bourgeoise enthousiaste, les &#233;l&#232;ves de l'&#201;cole polytechnique, les tricornes fussent du c&#244;t&#233; des oppresseurs. Il fallait que les &#233;l&#232;ves de la Facult&#233; de m&#233;decine refusent aux pl&#233;b&#233;iens bless&#233;s le secours de la science. La science n'est pas l&#224; pour le pl&#233;b&#233;ien qui a commis l'indicible, l'inexprimable crime de tout risquer pour sa propre existence, et non pour Louis-Philippe ou M. Marrast.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier vestige officiel de la r&#233;volution de f&#233;vrier, la Commission ex&#233;cutive [3], s'est &#233;vanouie, comme la brume, devant la gravit&#233; des &#233;v&#233;nements. Les feux d'artifice de Lamartine se sont transform&#233;s en fus&#233;es incendiaires de Cavaignac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fraternit&#233;, cette fraternit&#233; des classes oppos&#233;es dont l'une exploite l'autre, cette fraternit&#233; proclam&#233;e en f&#233;vrier, &#233;crite en majuscules, sur le front de Paris, sur chaque prison, sur chaque caserne - son expression v&#233;ritable, authentique, prosa&#239;que, c'est la guerre civile, la guerre civile sous sa forme la plus effroyable, la guerre du travail et du capital. Cette fraternit&#233; a flamb&#233; devant toutes les fen&#234;tres de Paris le soir du 25 juin, alors que le Paris de la bourgeoisie illuminait, tandis que le Paris du prol&#233;tariat br&#251;lait, saignait, g&#233;missait jusqu'&#224; l'&#233;puisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fraternit&#233; a dur&#233; juste le temps que l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie a &#233;t&#233; fr&#232;re de l'int&#233;r&#234;t du prol&#233;tariat. Des p&#233;dants de la vieille tradition r&#233;volutionnaire de 1793, des socialistes &#224; l'esprit de syst&#232;me qui mendiaient pour le peuple aupr&#232;s de la bourgeoisie et qui furent autoris&#233;s &#224; tenir de longs sermons et &#224; se compromettre aussi longtemps que le lion prol&#233;tarien avait besoin d'&#234;tre endormi par des berceuses, des r&#233;publicains qui r&#233;clamaient int&#233;gralement le vieil ordre bourgeois mais sans t&#234;te couronn&#233;e, des opposant dynastiques [4] pour qui le hasard avait substitu&#233; la chute de la dynastie &#224; un changement de ministre, des l&#233;gitimistes [5] qui voulaient non pas d&#233;pouiller la livr&#233;e mais en modifier la coupe, voil&#224; les alli&#233;s avec qui le peuple fit f&#233;vrier. Ce que d'instinct il ha&#239;ssait en Louis-Philippe, ce n'&#233;tait pas Louis-Philippe, c'&#233;tait la domination couronn&#233;e d'une classe, c'&#233;tait le capital sur le tr&#244;ne. Mais, magnanime comme toujours, il crut avoir an&#233;anti son ennemi apr&#232;s avoir renvers&#233; l'ennemi de ses ennemis, l'ennemi commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de f&#233;vrier fut la belle r&#233;volution, la r&#233;volution de la sympathie g&#233;n&#233;rale, parce que les contradictions (entre la bourgeoisie et le peuple) qui &#233;clat&#232;rent en elle contre la royaut&#233;, n'&#233;taient pas encore d&#233;velopp&#233;es et demeuraient en sommeil, unies, c&#244;te &#224; c&#244;te, parce que la lutte sociale qui formait l'arri&#232;re-plan de cette r&#233;volution, n'avait atteint qu'une existence inconsistante, une existence purement verbale. La r&#233;volution de juin est laide ; c'est la r&#233;volution repoussante, parce que la r&#233;alit&#233; a pris la place des mots, parce que la R&#233;publique a d&#233;masqu&#233; la t&#234;te m&#234;me du monstre en lui arrachant la couronne qui la prot&#233;geait et la cachait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ordre ! tel fut le cri de guerre de Guizot. L'Ordre ! cria S&#233;bastiani le guizotin, quand Varsovie devint russe. L'Ordre ! crie Cavaignac, &#233;cho brutal de l'Assembl&#233;e nationale fran&#231;aise et de la bourgeoisie r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ordre ! gronda sa mitraille en d&#233;chirant le corps du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune des nombreuses r&#233;volutions de la bourgeoisie fran&#231;aise depuis 1789 n'&#233;tait un attentat contre l'Ordre, car toutes laissaient subsister la domination de classe, l'esclavage des ouvriers, l'ordre bourgeois, malgr&#233; le changement fr&#233;quent de la forme politique de cette domination et de cet esclavage. Juin a touch&#233; &#224; cet ordre. Malheur &#224; juin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le gouvernement provisoire, on fit imprimer sur des milliers d'affiches officielles que les ouvriers au grand c&#339;ur &#171; mettaient trois mois de mis&#232;re &#224; la disposition de la R&#233;publique &#187; ; il &#233;tait donc d&#233;cent, mieux : n&#233;cessaire, c'&#233;tait &#224; la fois de la politique et de la sentimentalit&#233;, de leur pr&#234;cher que la r&#233;volution de f&#233;vrier avait &#233;t&#233; faite dans leur propre int&#233;r&#234;t et que, dans cette r&#233;volution, il s'agissait avant tout des int&#233;r&#234;ts des ouvriers. Depuis que si&#233;geait l'Assembl&#233;e nationale - on devenait prosa&#239;que. Il ne s'agissait plus alors que de ramener le travail &#224; ses anciennes conditions, comme le disait le ministre Tr&#233;lat. Les ouvriers s'&#233;taient donc battus en f&#233;vrier pour &#234;tre jet&#233;s dans une crise industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La besogne de l'Assembl&#233;e nationale consiste &#224; faire en sorte que f&#233;vrier n'ait pas exist&#233;, tout au moins pour les ouvriers qu'il s'agit de replonger dans leur ancienne condition. Et m&#234;me cela ne s'est pas r&#233;alis&#233;, car une assembl&#233;e, pas plus qu'un roi, n'a le pouvoir de dire &#224; une crise industrielle de caract&#232;re universel : Halte-l&#224; ! L'Assembl&#233;e nationale, dans son d&#233;sir z&#233;l&#233; et brutal d'en finir avec les irritantes formules de f&#233;vrier, ne prit m&#234;me pas les mesures qui &#233;taient encore possibles dans le cadre de l'ancien &#233;tat de choses. Les ouvriers parisiens de 17 &#224; 25 ans, elle les enr&#244;le de force dans l'arm&#233;e ou les jette sur le pav&#233; ; les provinciaux, elle les renvoie de Paris en Sologne, sans m&#234;me leur donner avec le laisser-passer l'argent du voyage ; aux Parisiens adultes, elle assure provisoirement de quoi ne pas mourir de faim dans des ateliers organis&#233;s militairement, &#224; condition qu'ils ne participent &#224; aucune r&#233;union populaire, c'est-&#224;-dire &#224; condition qu'ils cessent d'&#234;tre des r&#233;publicains. La rh&#233;torique sentimentale d'apr&#232;s f&#233;vrier ne suffisait pas, la l&#233;gislation brutale d'apr&#232;s le 15 mai [6] non plus. Dans les faits, en pratique, il fallait trancher. Avez-vous fait, canailles, la r&#233;volution de f&#233;vrier pour vous ou bien pour nous ? La bourgeoisie posa la question de telle fa&#231;on, qu'il devait y &#234;tre r&#233;pondu en juin - avec des balles et par des barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, ainsi que le dit le 25 juin un repr&#233;sentant du peuple, la stupeur frappe l'Assembl&#233;e nationale tout enti&#232;re. Elle est abasourdie quand question et r&#233;ponse noient dans le sang le pav&#233; de Paris ; les uns sont abasourdis parce que leurs illusions s'&#233;vanouissent dans la fum&#233;e de la poudre, les autres parce qu'ils ne saisissent pas comment le peuple peut oser prendre lui-m&#234;me en main la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts les plus personnels. Pour rendre cet &#233;v&#233;nement &#233;trange accessible &#224; leur entendement, ils l'expliquent par l'argent russe, l'argent anglais, l'aigle bonapartiste, le lys et des amulettes de toutes sortes. Mais les deux fractions de l'Assembl&#233;e sentent qu'un immense ab&#238;me les s&#233;pare toutes deux du peuple. Aucune n'ose prendre le parti du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine la stupeur pass&#233;e, la furie &#233;clate, et c'est &#224; juste titre que la majorit&#233; siffle ces mis&#233;rables utopistes et tartufes qui commettent un anachronisme en ayant toujours &#224; la bouche ce grand mot de Fraternit&#233;. Il s'agissait bien en effet de supprimer ce grand mot et les illusions que rec&#232;lent ses multiples sens. Lorsque Larochejaquelein, le l&#233;gitimiste, le r&#234;veur chevaleresque, fulmine contre l'infamie qui consiste &#224; crier &#171; Vae victis ! Malheur aux vaincus ! [7] &#187; la majorit&#233; de l'Assembl&#233;e est prise de la danse de Saint-Guy comme si la tarentule l'avait piqu&#233;e. Elle crie : Malheur ! aux ouvriers pour dissimuler que le &#171; vaincu &#187; c'est elle. Ou bien c'est elle qui doit maintenant dispara&#238;tre, ou c'est la R&#233;publique. C'est pourquoi elle hurle convulsivement : Vive la R&#233;publique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouffre profond qui s'est ouvert &#224; nos pieds, peut-il &#233;garer les d&#233;mocrates, peut-il nous faire accroire que les luttes pour la forme de l'&#201;tat sont vides, illusoires, nulles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls des esprits faibles et l&#226;ches peuvent soulever pareille question. Les conflits qui naissent des conditions de la soci&#233;t&#233; bourgeoise elle-m&#234;me, il faut les mener jusqu'au bout ; on ne peut les &#233;liminer en imagination. La meilleure forme d'&#201;tat est celle o&#249; les contradictions sociales ne sont pas estomp&#233;es, ne sont pas jugul&#233;es par la force, c'est-&#224;-dire artificiellement et donc en apparence seulement. La meilleure forme de gouvernement est celle o&#249; ces contradictions entrent en lutte ouverte, et trouvent ainsi leur solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous demandera si nous n'avons pas une larme, pas un soupir, pas un mot pour les victimes de la fureur du peuple, pour la garde nationale, la garde mobile, la garde r&#233;publicaine, les troupes de ligne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat prendra soin de leurs veuves et de leurs orphelins, des d&#233;crets les glorifieront, de solennels cort&#232;ges fun&#232;bres conduiront leurs d&#233;pouilles &#224; leur derni&#232;re demeure, la presse officielle les d&#233;clarera immortels, la r&#233;action europ&#233;enne leur rendra hommage, de l'Est &#224; l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux pl&#233;b&#233;iens, d&#233;chir&#233;s par la faim, vilipend&#233;s par la presse, abandonn&#233;s par les m&#233;decins, trait&#233;s par les &#171; gens bien &#187; de voleurs, d'incendiaires, de gal&#233;riens, leurs femmes et leurs enfants pr&#233;cipit&#233;s dans une mis&#232;re encore plus incommensurable, les meilleurs des survivants d&#233;port&#233;s outre-mer, c'est le privil&#232;ge, c'est le droit de la presse d&#233;mocratique de tresser des lauriers sur leur front assombri de menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte surlign&#233; : en fran&#231;ais dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Journal fond&#233; le 3 janvier 1830 par Thiers, Mignet, Carrel et Sautelet. Au d&#233;but son mot d'ordre inspir&#233; par Thiers &#233;tait d'&#171; enfermer les Bourbons dans la Charte &#187;. Ce journal attaqua vigoureusement le minist&#232;re Polignac. Apr&#232;s la r&#233;volution de Juillet il soutint le gouvernement de Louis-Philippe, puis lui fit une vive opposition &#224; partir de 1832. &#192; la mort de Carrel, Le National devint r&#233;publicain avec Marrast qui en fut r&#233;dacteur en chef jusqu'en 1848. Le National fut supprim&#233; apr&#232;s le coup d'&#201;tat de 1851.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Journal de Ledru-Rollin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] La Commission ex&#233;cutive : gouvernement de la R&#233;publique fran&#231;aise cr&#233;&#233; le 10 mai 1848 par l'Assembl&#233;e constituante. Elle rempla&#231;a le gouvernement provisoire. Elle exista jusqu'au 24 juin, date o&#249; s'instaura la dictature de Cavaignac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Groupes de d&#233;put&#233;s dirig&#233;s par Odilon Barrot qui, sous la monarchie de Juillet, repr&#233;sentaient une tendance mod&#233;r&#233;e de la gauche. Exprimant les concertions des cercles lib&#233;raux de la bourgeoisie industrielle et commer&#231;ante, ils prirent parti pour une r&#233;forme &#233;lectorale mod&#233;r&#233;e dans laquelle ils voyaient un moyen d'&#233;viter la r&#233;volution et de maintenir la dynastie des Orl&#233;ans. Ils furent les promoteurs de cette Campagne des banquets qui, contrairement &#224; leurs pr&#233;visions, aboutit non &#224; une r&#233;forme mais &#224; une r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Les l&#233;gitimistes &#233;taient des partisans de la dynastie &#171; l&#233;gitime &#187; des Bourbons. Ils repr&#233;sentaient les int&#233;r&#234;ts de la noblesse terrienne et des grands propri&#233;taires fonciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Aucun membre de la Commission ex&#233;cutive, aucun ministre n'est socialiste ; cette exclusion indigne la minorit&#233; de gauche qu'exasp&#232;rent le refus de cr&#233;er un minist&#232;re du Travail et l'interdiction de pr&#233;senter directement des p&#233;titions (12 mai). Ce m&#233;contentement est &#224; l'origine de la journ&#233;e du 15 mai, pour la plus grande part. En principe, il s'agit d'une manifestation pacifique qui doit porter &#224; l'Assembl&#233;e une p&#233;tition en faveur de la Pologne. Mais l'obscur travail de certains meneurs (peut-&#234;tre provocateurs, comme le douteux Huber), les d&#233;faillances du service d'ordre et de son chef, le g&#233;n&#233;ral Courtais, la font tr&#232;s vite d&#233;vier. L'Assembl&#233;e est envahie, et dans une extr&#234;me confusion un nouveau gouvernement provisoire tente de s'organiser. Lamartine et Ledru-Rollin, regroupant les fractions de la Garde nationale, arrivent dans la soir&#233;e &#224; r&#233;tablir l'ordre, en &#233;vitant toute effusion de sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette journ&#233;e est &#171; plus qu'une faute politique une faute morale &#187; (George Sand). Elle est s&#233;v&#232;rement jug&#233;e par une opinion provinciale soucieuse de l&#233;galit&#233; ; elle provoque des arrestations et des poursuites devant la Haute-Cour de Bourges, qui commencent la d&#233;sorganisation des cadres de gauche (Barb&#232;s, Raspail, Blanqui, l'ouvrier Albert sont arr&#234;t&#233;s.) Elle motive la suppression de la Commission du Luxembourg (16 mai) et permet la fermeture des clubs les plus avanc&#233;s. (E. Tersen : Histoire contemporaine (1848-1939).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Cri pouss&#233; par Brennus lors de la prise de Rome par les Gaulois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/00/nrz/nrz_intro.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marx et Engels, journalistes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://adlc.hypotheses.org/seminaires/lectures-de-marx/seance-du-8-octobre-2012-marx-et-engels-journalistes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques articles de presse de Marx et Engels :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480601a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480601.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480601b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480601c.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480602a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/km18480602a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480602b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/km18480604a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480605a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480606a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480606b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480607a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480607a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480608a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480608a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480609a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480610a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480611a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480612a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480614a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480615a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480616a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480617a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480618a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480618b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480618a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480619a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480620a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480621a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480621a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480623a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480623a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480624a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480624b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480625a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;35&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480625b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480625a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;37&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480625c.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;38&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480626a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;39&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480626a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;40&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480627a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;41&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/kmfe18480627b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;42&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/06/fe18480628c.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;43&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/06/km18480629.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;44&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480703a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;45&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480703b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;46&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480704a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;47&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480704a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;48&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480705a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;49&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480705a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;50&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480707a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;51&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480707a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;52&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480709a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;53&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480709a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;54&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480710a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;55&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480711a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;56&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480711a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;57&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480712a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;58&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480714a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;59&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480714a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;60&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480715a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;61&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480720a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;62&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480720a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;63&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480720a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;64&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480721a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;65&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480721a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;66&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480725a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;67&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480726a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;68&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/kmfe18480726b.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;69&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/07/fe18480728a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;70&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/07/km18480730a.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;71&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/08/fe18480801.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;72&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1848/08/fe18480802.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;73&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/marx/works/00/nrz/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les articles de la Nouvelle gazette rh&#233;nane&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bourgeoisie et la contre-r&#233;volution</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article5683</link>
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		<dc:date>2020-10-09T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La bourgeoisie et la contre-r&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
n&#176; 165, 10 d&#233;cembre 1848 &lt;br class='autobr' /&gt;
Cologne, 9 d&#233;cembre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne l'avons jamais cach&#233;. Notre terrain, ce n'est pas le terrain juridique, c'est le terrain r&#233;volutionnaire. Le gouvernement vient de renoncer pour sa part &#224; l'hypocrisie du terrain juridique. Il s'est plac&#233; sur un terrain r&#233;volutionnaire, car le terrain contre-r&#233;volutionnaire lui aussi est r&#233;volutionnaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'article 6 de la loi du 6 avril 1848 il est dit : &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Le vote de toutes les lois, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bourgeoisie et la contre-r&#233;volution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;n&#176; 165, 10 d&#233;cembre 1848&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cologne, 9 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne l'avons jamais cach&#233;. Notre terrain, ce n'est pas le terrain juridique, c'est le terrain r&#233;volutionnaire. Le gouvernement vient de renoncer pour sa part &#224; l'hypocrisie du terrain juridique. Il s'est plac&#233; sur un terrain r&#233;volutionnaire, car le terrain contre-r&#233;volutionnaire lui aussi est r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'article 6 de la loi du 6 avril 1848 il est dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le vote de toutes les lois, et du budget de l'&#201;tat, le droit d'approuver les imp&#244;ts est dans tous les cas une pr&#233;rogative des repr&#233;sentants du peuple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'article 13 de la loi du 8 avril 1848 on lit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; L'Assembl&#233;e r&#233;unie sur la base de la pr&#233;sente loi est appel&#233;e &#224; s'entendre avec la Couronne pour &#233;tablir la future Constitution et exercer pour la dur&#233;e de la session, les attributions qui furent jusque l&#224; celles des &#201;tats g&#233;n&#233;raux d'Empire, notamment celles qui sont relatives &#224; l'approbation des imp&#244;ts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement envoie l'Assembl&#233;e ententiste au diable, il dicte au pays une soi-disant Constitution et s'accorde lui-m&#234;me les imp&#244;ts que les repr&#233;sentants du peuple lui avaient refus&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement prussien a donn&#233; une conclusion &#233;clatante &#224; la Camphauseniade, sorte de Jobsiade juridique. Par vengeance, l'inventeur de cette &#233;pop&#233;e, le grand Camphausen continue tranquillement &#224; si&#233;ger &#224; Francfort comme envoy&#233; du m&#234;me gouvernement prussien et poursuit ses intrigues avec les Bassermann au service du m&#234;me gouvernement prussien. Ce Camphausen qui a invent&#233; la th&#233;orie ententiste pour sauver le terrain juridique, c'est-&#224;-dire pour frustrer d'abord la r&#233;volution des honneurs qui lui reviennent, inventa en m&#234;me temps les mines qui devaient faire sauter en l'air le terrain juridique et la th&#233;orie ententiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cet homme que l'on doit les &#233;lections indirectes qui ont produit une Assembl&#233;e &#224; laquelle le gouvernement pouvait dire d'une voix tonitruante &#224; l'instant d'un soul&#232;vement momentan&#233; : &#171; Trop tard ! &#187; Il rappela le prince de Prusse, le chef de la contre-r&#233;volution, et ne recula pas devant la honte de transformer par un mensonge officiel la fuite de celui-ci en un voyage d'&#233;tudes [1]. Il laissa en vigueur la vieille l&#233;gislation prussienne sur les crimes politiques et les anciens tribunaux. Sous lui, l'ancienne bureaucratie et l'ancienne arm&#233;e gagn&#232;rent du temps pour se remettre de leur effroi et se reconstituer compl&#232;tement. Sans subir de pr&#233;judice, tous les chefs de l'ancien r&#233;gime conserv&#232;rent leurs postes. Sous Camphausen, la camarilla mena la guerre en Posnanie tandis qu'il la faisait lui-m&#234;me au Danemark. La guerre contre le Danemark devait &#234;tre un d&#233;rivatif pour le trop-plein des forces patriotiques [2] de la jeunesse allemande qui, &#224; son retour, fut en but comme il convient &#224; des mesures polici&#232;res ; elle devait conf&#233;rer une certaine popularit&#233; au g&#233;n&#233;ral Wrangel et &#224; ses r&#233;giments de la garde si d&#233;cri&#233;s, et r&#233;habiliter la soldatesque prussienne en g&#233;n&#233;ral. D&#232;s que son but fut atteint, il fallut &#233;touffer &#224; tout prix ce semblant de guerre par un armistice honteux [3], que le m&#234;me Camphausen fit agr&#233;er une fois de plus &#224; l'Assembl&#233;e nationale de Francfort. Le r&#233;sultat de la guerre contre le Danemark fut le &#171; commandement des deux Marches [4] &#187; et le retour &#224; Berlin des r&#233;giments de la garde qui en avaient &#233;t&#233; chass&#233;s en mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la guerre que la camarilla de Potsdam mena en Posnanie sous les auspices de Camphausen !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre en Posnanie &#233;tait plus qu'une guerre contre la r&#233;volution prussienne. C'&#233;tait la chute de Vienne, la chute de l'Italie, la d&#233;faite des h&#233;ros de juin. C'&#233;tait le premier triomphe d&#233;cisif remport&#233; par le tsar russe sur la r&#233;volution europ&#233;enne. Et tout &#231;a sous les auspices du grand Camphausen, du penseur ami de l'histoire, du chevalier du grand d&#233;bat, du h&#233;ros de la conciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous Camphausen et gr&#226;ce &#224; lui la contre-r&#233;volution s'&#233;tait ainsi empar&#233;e de tous les postes d&#233;cisifs ; elle s'&#233;tait pr&#233;par&#233;e une arm&#233;e de guerre pr&#234;te &#224; la riposte tandis que l'Assembl&#233;e ententiste poursuivait ses d&#233;bats. Sous le minist&#232;re d'action Hansemann-Pinto l'ancienne politique fut habill&#233;e de neuf et une guerre aussi acharn&#233;e que mesquine fut men&#233;e par la bourgeoisie contre le peuple. Sous Brandenburg on tira la conclusion de ces pr&#233;misses. Ce qu'il fallait encore, ce n'&#233;tait pas une t&#234;te mais plut&#244;t une moustache et un sabre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Camphausen partit, nous lui avons dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a sem&#233; la r&#233;action au sens de la bourgeoisie, il la r&#233;coltera au sens de l'aristocratie et de l'absolutisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne doutons pas que Son Excellence, l'ambassadeur prussien Camphausen, ne se compte en ce moment lui-m&#234;me au nombre des seigneurs f&#233;odaux et ne se soit r&#233;sign&#233; &#224; son &#171; malentendu &#187; le plus pacifiquement du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, que l'on ne s'abuse pas, que l'on n'attribue pas &#224; un Camphausen, &#224; un Hansemann, &#224; ces hommes de petit format une initiative de port&#233;e historique universelle. Ils ne furent rien d'autre que les organes d'une classe. Leur langage, leurs actes ne furent que l'&#233;cho officiel d'une classe qui les avait pouss&#233;s au premier plan. Ils ne furent que la grande bourgeoisie - au premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentants de cette classe constitu&#232;rent l'opposition lib&#233;rale &#224; la Di&#232;te unifi&#233;e [5], pieusement d&#233;c&#233;d&#233;e et ressuscit&#233;e un instant, gr&#226;ce &#224; Camphausen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a reproch&#233; &#224; ces messieurs de l'opposition lib&#233;rale d'&#234;tre devenus infid&#232;les &#224; leurs principes apr&#232;s la r&#233;volution de mars. C'est une erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands propri&#233;taires fonciers et les grands capitalistes qui &#233;taient exclusivement repr&#233;sent&#233;s &#224; la Di&#232;te unifi&#233;e, en un mot les porte-monnaie, avaient grandi en argent et en culture. Avec l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; bourgeoise en Prusse - c'est-&#224;-dire avec l'&#233;volution de l'industrie, du commerce et de l'agriculture - les anciennes diff&#233;rences de classes d'une part avaient perdu leur base mat&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La noblesse elle-m&#234;me &#233;tait essentiellement embourgeois&#233;e. Au lieu de fid&#233;lit&#233;, d'amour et de foi, c'&#233;tait maintenant surtout les betteraves &#224; sucre, l'eau de vie et la laine. Le champ clos de ces tournois &#233;tait le march&#233; de la laine. D'autre part l'&#201;tat absolutiste dont la base sociale avait disparu comme par enchantement avec la marche de l'&#233;volution, &#233;tait devenu une entrave pour la nouvelle soci&#233;t&#233; bourgeoise. Le mode de production et les besoins s'&#233;taient transform&#233;s. Il fallait que la bourgeoisie revendiqu&#226;t sa part de la gestion politique, ne serait-ce que pour ses int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels. Elle seule &#233;tait capable de faire valoir l&#233;galement ses besoins industriels et commerciaux. Elle devait reprendre des mains d'une bureaucratie d&#233;pass&#233;e, aussi ignorante qu'arrogante, l'administration de ses &#171; int&#233;r&#234;ts les plus sacr&#233;s &#187;. Elle devait r&#233;clamer pour elle le contr&#244;le des ressources de l'&#201;tat dont elle se croyait la cr&#233;atrice. Apr&#232;s avoir enlev&#233; &#224; la bureaucratie le monopole de la soi-disant culture et avoir conscience de lui &#234;tre de beaucoup sup&#233;rieure dans la connaissance r&#233;elle des besoins de la soci&#233;t&#233; bourgeoise, elle avait aussi l'ambition de conqu&#233;rir une position politique correspondant &#224; sa position sociale. Pour atteindre son but, elle devait pouvoir d&#233;battre librement de ses int&#233;r&#234;ts et de ses opinions ainsi que des actes du gouvernement. C'est ce qu'elle nomma le &#171; droit &#224; la libert&#233; de la presse &#187;. Elle devait pouvoir s'associer sans g&#234;ne. C'est ce qu'elle appela le &#171; droit de libre association &#187;. Elle devait aussi r&#233;clamer la &#171; libert&#233; religieuse &#187; et d'autres &#233;galement, cons&#233;quence n&#233;cessaire de la libre concurrence. Et avant mars 1848 la bourgeoisie &#233;tait en excellente voie de voir se r&#233;aliser tous ses v&#339;ux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat prussien avait des difficult&#233;s d'argent. Son cr&#233;dit &#233;tait tari. C'&#233;tait l&#224; le secret de la convocation de la Di&#232;te unifi&#233;e. Certes, le gouvernement se cabra devant son destin ; il cong&#233;dia de mauvaise gr&#226;ce la &#171; Di&#232;te unifi&#233;e &#187;, mais le besoin d'argent et l'absence de cr&#233;dit l'auraient immanquablement jet&#233; peu &#224; peu dans les bras de la bourgeoisie. Tout comme les barons f&#233;odaux, les rois de droit divin ont toujours &#233;chang&#233; leurs privil&#232;ges contre de l'argent comptant. L'&#233;mancipation des serfs fut, dans tous les pays du Saint-Empire romain germanique, le premier acte de marchandage universel ; la monarchie constitutionnelle en fut le second. &#171; L'argent n'a pas de ma&#238;tre &#187; mais les ma&#238;tres cessent d'&#234;tre les ma&#238;tres d&#232;s qu'ils sont d&#233;mon&#233;tis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition lib&#233;rale &#224; la Di&#232;te unifi&#233;e n'&#233;tait donc rien d'au&#173;tre que l'opposition de la bourgeoisie &#224; une forme de gouvernement qui ne correspondait plus ni &#224; ses int&#233;r&#234;ts, ni &#224; ses besoins. Pour faire opposition &#224; la Couronne, il lui fallait faire la cour au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'imagina peut-&#234;tre r&#233;ellement &#234;tre pour le peuple dans l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vis-&#224;-vis du gouvernement, elle ne pouvait naturellement revendiquer les droits et les libert&#233;s auxquels elle aspirait qu'en se pr&#233;sentant sous la raison sociale des droits et libert&#233;s du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette opposition se trouvait, comme je l'ai dit, en excellente voie, lorsque la temp&#234;te de f&#233;vrier &#233;clata.&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#176; 169, 15 d&#233;cembre 1848&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cologne, 11 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le d&#233;luge de mars - un d&#233;luge en miniature - fut termin&#233;, il ne laissa ni monstres, ni colosses r&#233;volutionnaires sur la terre de Berlin, mais des cr&#233;atures ancien style, des formes lourdement bourgeoises - les lib&#233;raux de la Di&#232;te unifi&#233;e, les repr&#233;sentants de la bourgeoisie prussienne. Les provinces qui poss&#233;daient la bourgeoisie la plus &#233;volu&#233;e, la Province rh&#233;nane et la Sil&#233;sie, fournirent l'essentiel du contingent des nouveaux minist&#232;res. Derri&#232;re eux une longue th&#233;orie de juristes rh&#233;nans. Dans la mesure m&#234;me o&#249; la bourgeoisie &#233;tait repouss&#233;e &#224; l'arri&#232;re-plan par les f&#233;odaux, la Province rh&#233;nane et la Sil&#233;sie c&#233;d&#232;rent la place dans les minist&#232;res aux provinces prussiennes primitives. Le minist&#232;re Brandenburg n'est plus rattach&#233; &#224; la Province rh&#233;nane que par un tory d'Elberfeld [6]. Hansemann et von der Heydt ! Pour la bourgeoisie prussienne toute la diff&#233;rence entre mars et d&#233;cembre 1848 r&#233;side dans ces deux noms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie prussienne avait &#233;t&#233; port&#233;e au fa&#238;te de l'&#201;tat, non comme elle l'avait souhait&#233; par une transaction pacifique avec la Couronne, mais par une r&#233;volution. Ce n'&#233;taient pas ses propres int&#233;r&#234;ts mais les int&#233;r&#234;ts du peuple qu'elle devait repr&#233;senter contre la Couronne, c'est-&#224;-dire contre elle-m&#234;me car c'&#233;tait un mouvement populaire qui lui avait ouvert la voie. Mais &#224; ses yeux la Couronne n'&#233;tait plus que le paravent de droit divin derri&#232;re lequel elle devait dissimuler ses propres int&#233;r&#234;ts profanes. Traduite en langage constitutionnel, l'inviolabilit&#233; de ses propres int&#233;r&#234;ts et des formes politiques correspondant &#224; ses int&#233;r&#234;ts se disait : Inviolabilit&#233; de la Couronne. C'est de l&#224; que vient l'enthousiasme de la bourgeoisie allemande, et sp&#233;cialement de la bourgeoisie prussienne, pour la monarchie constitutionnelle. Si donc la r&#233;volution de f&#233;vrier, y compris les douleurs qui suivirent son enfantement, fut bien accueillie par la bourgeoisie prussienne parce qu'elle lui mettait en main le gouvernail de l'&#201;tat, elle lui &#233;tait aussi un b&#226;ton dans les roues parce que son pouvoir &#233;tait li&#233; &#224; des conditions qu'elle ne voulait ni ne pouvait remplir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie n'avait pas boug&#233; le petit doigt. Elle avait permis au peuple de se battre pour elle. Le pouvoir qui lui &#233;tait ainsi transmis, ce n'&#233;tait pas le pouvoir du g&#233;n&#233;ral qui triomphe de son adversaire mais celui d'un comit&#233; de salut public &#224; qui le peuple victorieux confie la garde de ses propres int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camphausen sentait parfaitement encore tout ce que sa position avait d'inconfortable, et toute la faiblesse de son minist&#232;re date de ce sentiment et des circonstances qui le d&#233;termin&#232;rent. C'est pourquoi une sorte de rougeur pudique transfigure les actes les plus &#233;hont&#233;s de son gouvernement. L'impudence ing&#233;nue et l'effronterie &#233;tant les privil&#232;ges d'Hansemann, la seule diff&#233;rence entre ces deux peintres se trouve dans la teinte rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas confondre la r&#233;volution de mars ni avec la r&#233;volution anglaise de 1648, ni avec la r&#233;volution fran&#231;aise de 1789.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1648 la bourgeoisie &#233;tait alli&#233;e au peuple contre la royaut&#233;, la noblesse et la puissance de l'&#201;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de 1789 n'avait d'autre mod&#232;le - au moins en Europe - que la r&#233;volution de 1648, la r&#233;volution de 1648 que le soul&#232;vement des Pays-Bas contre l'Espagne. Les deux r&#233;volutions &#233;taient d'un si&#232;cle en avance sur leurs mod&#232;les, non seulement quant au temps, mais aussi quant au contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux r&#233;volutions la bourgeoisie &#233;tait la classe qui se trouvait r&#233;ellement &#224; la t&#234;te du mouvement. Dans les villes, le prol&#233;tariat et les autres cat&#233;gories sociales n'appartenant pas &#224; la bourgeoisie ou bien n'avaient pas des int&#233;r&#234;ts diff&#233;rents de ceux de la bourgeoisie, ou bien ne formaient encore de classes ou de fractions de classe ayant une &#233;volution pas ind&#233;pendante. Par cons&#233;quent, m&#234;me l&#224; o&#249; elles s'opposaient &#224; la bourgeoisie, comme par exemple de 1793 &#224; 1794 en France, elles ne luttaient que pour faire triompher les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie, quand bien m&#234;me ce n'&#233;tait pas &#224; sa mani&#232;re. Toute la Terreur en France ne fut rien d'autre qu'une m&#233;thode pl&#233;b&#233;ienne d'en finir avec les ennemis de la bourgeoisie, l'absolutisme, le f&#233;odalisme et l'esprit petit-bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutions de 1648 et de 1789 n'&#233;taient pas des r&#233;volutions anglaise et fran&#231;aise, c'&#233;taient des r&#233;volutions de style europ&#233;en. Elles n'&#233;taient pas la victoire d'une classe d&#233;termin&#233;e de la soci&#233;t&#233; sur l'ancien syst&#232;me politique, mais la proclamation d'un syst&#232;me politique pour la nouvelle soci&#233;t&#233; europ&#233;enne. Elles &#233;taient le triomphe de la bourgeoisie, mais le triomphe de la bourgeoisie &#233;tait alors le triomphe d'un nouveau syst&#232;me social, la victoire de la propri&#233;t&#233; bourgeoise sur la propri&#233;t&#233; f&#233;odale, du sentiment national sur le provincialisme, de la concurrence sur le corporatisme, du partage sur le majorat, de la domination du propri&#233;taire de la terre sur la domination du propri&#233;taire qui l'&#233;tait gr&#226;ce &#224; la terre, des lumi&#232;res sur la superstition, de la famille sur le nom, de l'industrie sur la paresse h&#233;ro&#239;que, du droit bourgeois sur les privil&#232;ges moyen&#226;geux. La r&#233;volution de 1648 &#233;tait le triomphe du XVII&#176; si&#232;cle sur le XVI&#176;, la r&#233;volution de 1789, la victoire du XVIII&#176; si&#232;cle sur le XVII&#176;. Ces r&#233;volutions exprimaient encore plus les besoins du monde d'alors que ceux des r&#233;gions du monde o&#249; elles se produisaient, la France et l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela dans la r&#233;volution de mars en Prusse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de f&#233;vrier avait supprim&#233; effectivement la royaut&#233; constitutionnelle et th&#233;oriquement la domination de la bourgeoisie. La r&#233;volution de mars en Prusse devait cr&#233;er th&#233;oriquement la royaut&#233; constitutionnelle et effectivement la domination de la bourgeoisie. Bien loin d'&#234;tre une r&#233;volution europ&#233;enne, elle n'&#233;tait que l'&#233;cho affaibli d'une r&#233;volution eu&#173;rop&#233;enne dans un pays retardataire. Au lieu d'&#234;tre en avance sur son si&#232;cle, elle &#233;tait en retard d'au moins cinquante ans sur lui. Elle &#233;tait d&#232;s l'origine une r&#233;volution secondaire, mais il est connu que les maladies secondaires sont souvent plus difficiles &#224; gu&#233;rir et &#233;puisent davantage le corps que ne le font les maladies primaires. Il ne s'agissait pas de l'&#233;tablissement d'une soci&#233;t&#233; nouvelle, mais de la renaissance &#224; Berlin de la soci&#233;t&#233; morte &#224; Paris. La r&#233;volution de mars en Prusse n'&#233;tait m&#234;me pas nationale allemande, elle &#233;tait d&#232;s l'origine provinciale, prussienne. Les soul&#232;vements de Vienne, de Kassel, de Munich, les soul&#232;vements provinciaux de toutes sortes l'accompagnaient et lui disputaient la premi&#232;re place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que 1648 et 1789 avaient pleinement conscience d'&#234;tre &#224; la t&#234;te d'une cr&#233;ation, l'ambition des Berlinois de 1848 consistait &#224; vouloir &#234;tre un anachronisme. Leur lumi&#232;re ressemblait &#224; celle des &#233;toiles qui parvient &#224; nous, habitants de la terre, quand les corps qui l'ont produite se sont &#233;teints depuis d&#233;j&#224; 100.000 ans. Pour l'Europe, la r&#233;volution de mars en Prusse &#233;tait une de ces &#233;toiles en miniature - elle &#233;tait d'ailleurs une miniature en toutes choses - ; son rayonnement &#233;tait celui du cadavre d'une soci&#233;t&#233;, depuis longtemps d&#233;compos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie allemande avait &#233;volu&#233; avec tant d'indolence, de l&#226;chet&#233;, de lenteur qu'au moment o&#249; elle se dressa mena&#231;ante en face du f&#233;odalisme et de l'absolutisme, elle aper&#231;ut en face d'elle le prol&#233;tariat mena&#231;ant ainsi que toutes les fractions de la bourgeoisie dont les id&#233;es et les int&#233;r&#234;ts sont apparent&#233;s &#224; ceux du prol&#233;tariat. Elle avait non seulement derri&#232;re elle l'hostilit&#233; d'une classe, mais devant elle celle de toute l'Europe qui la regardait avec hostilit&#233;. La bourgeoisie prussienne n'&#233;tait pas la bourgeoisie fran&#231;aise de 1789, la classe qui, face aux repr&#233;sentants de l'ancienne soci&#233;t&#233;, de la royaut&#233; et de la noblesse, incarnait &#224; elle seule toute la soci&#233;t&#233; moderne. Elle &#233;tait d&#233;chue au rang d'une sorte de caste, aussi hostile &#224; la Couronne qu'au peuple, cherchant querelle aux deux r&#233;unis, mais ind&#233;cise face &#224; chacun de ses adversaires pris s&#233;par&#233;ment parce qu'elle les voyait toujours tous les deux devant ou derri&#232;re elle ; encline d&#232;s l'abord &#224; trahir le peuple et &#224; tenter des compromis avec le repr&#233;sentant couronn&#233; de l'ancienne soci&#233;t&#233; parce qu'elle appartenait elle-m&#234;me &#224; l'ancienne soci&#233;t&#233; ; repr&#233;sentant non pas les int&#233;r&#234;ts d'une soci&#233;t&#233; nouvelle contre une soci&#233;t&#233; ancienne, mais des int&#233;r&#234;ts renouvel&#233;s &#224; l'int&#233;rieur d'une soci&#233;t&#233;, vieillie, elle n'&#233;tait pas &#224; la barre de la r&#233;volution parce qu'elle avait le peuple derri&#232;re elle, mais parce qu'il la poussait devant lui ; elle n'&#233;tait pas en t&#234;te parce qu'elle prenait l'initiative d'une nouvelle &#233;poque sociale, mais parce qu'elle repr&#233;sentait la rancune d'une ancienne &#233;poque sociale ; ce n'&#233;tait pas une couche sociale de l'ancien &#201;tat qui se serait impos&#233;e, elle avait &#233;t&#233; projet&#233;e par un tremblement de terre &#224; la surface du nouvel &#201;tat, sans foi en elle-m&#234;me, sans foi dans le peuple, montrant les dents &#224; ceux d'en haut, tremblant devant ceux d'en bas, &#233;go&#239;ste sur les deux fronts et consciente de son &#233;go&#239;sme, r&#233;volutionnaire contre les conservateurs, conservatrice contre les r&#233;volutionnaires, se d&#233;fiant de ses propres mots d'ordre, faisant des phrases au lieu de cr&#233;er des id&#233;es, intimid&#233;e par la temp&#234;te universelle mais exploitant cette temp&#234;te universelle, sans &#233;nergie en aucun sens, plagiaire sous tous les rapports, vulgaire parce qu'elle n'&#233;tait pas originale, originale dans la vulgarit&#233;, - trafiquant avec ses propres d&#233;sirs, sans initiative, sans foi en elle-m&#234;me, sans foi dans le peuple, sans vocation historique - telle un vieillard maudit, affaibli par l'&#226;ge, elle se voyait condamn&#233;e &#224; diriger et &#224; d&#233;tourner, dans son propre int&#233;r&#234;t, les premi&#232;res manifestations de jeunesse d'un peuple robuste - sans yeux ! sans oreilles ! sans dents ! sans rien - c'est ainsi que la bourgeoisie prussienne se trouva apr&#232;s la r&#233;volution de mars &#224; la barre de l'&#201;tat prussien.&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#176; 170, 16 d&#233;cembre 1848&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cologne, 15 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie ententiste, que la bourgeoisie parvenue au gouvernement dans le minist&#232;re Camphausen proclama aussit&#244;t comme &#233;tant la base &#171; la plus large &#187; du contrat social prussien, n'&#233;tait nullement une th&#233;orie creuse ; elle avait au contraire pouss&#233; sur l'arbre de la vie &#171; en or &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de mars n'a nullement soumis le souverain de droit divin au peuple souverain. Elle a seulement oblig&#233; la Couronne, l'&#201;tat absolutiste, &#224; s'entendre avec la bourgeoisie, son ancienne rivale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Couronne sacrifiera la noblesse &#224; la bourgeoisie, la bourgeoisie sacrifiera le peuple &#224; la Couronne. C'est &#224; cette condition que la royaut&#233; deviendra bourgeoise et que la bourgeoisie deviendra royaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s mars il n'y a plus que ces deux puissances. Elles servent alternativement de paratonnerre contre la r&#233;volution. Le tout naturellement sur &#171; la base d&#233;mocratique la plus large &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le secret de la th&#233;orie ententiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociants en huile et en laine [7] qui form&#232;rent le premier minist&#232;re apr&#232;s la r&#233;volution de mars se complurent dans le r&#244;le qui consistait &#224; couvrir de leurs ailes pl&#233;b&#233;iennes la royaut&#233; compromise. Ils se d&#233;lectaient du plaisir supr&#234;me d'&#234;tre admis &#224; la Cour et, &#224; leur corps d&#233;fendant, de combler avec le cadavre de leur ancienne popularit&#233; la crevasse qui mena&#231;ait d'engloutir le tr&#244;ne ; ils renon&#231;aient ainsi, par pure g&#233;n&#233;rosit&#233;, &#224; la rudesse des m&#339;urs romaines - des m&#339;urs romaines de la Di&#232;te unifi&#233;e. Comme le ministre Camphausen se rengorgeait, lui l'accoucheur du tr&#244;ne constitutionnel ! Le brave homme &#233;tait visiblement &#233;mu par lui-m&#234;me et par sa propre grandeur d'&#226;me. Quant &#224; la Cour et &#224; sa clique, elle tol&#233;rait &#224; contre-c&#339;ur ce protectorat humiliant, elle faisait bonne mine &#224; mauvais jeu dans l'attente de jours meilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e &#224; demi dissoute, la bureaucratie tremblant pour ses places et ses traitements, la caste f&#233;odale humili&#233;e dont le chef se trouvait en voyage d'&#233;tudes constitutionnelles dup&#232;rent facilement le Bourgeois gentilhomme avec quelques paroles mielleuses et quelques r&#233;v&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie prussienne ayant nominalement le pouvoir, ne douta pas un instant que les puissances de l'ancien &#201;tat ne se soient mises sans r&#233;serve &#224; sa disposition et ne se soient transform&#233;es en autant de d&#233;vots de sa propre toute-puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait non seulement au minist&#232;re, mais dans tous ceux qui gravitaient autour de la monarchie que la bourgeoisie &#233;tait enivr&#233;e de cette illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chicanes souvent sanglantes que la milice civique cher&#173;chait au prol&#233;tariat sans armes, ces uniques prouesses de la bourgeoisie apr&#232;s mars, ne trouv&#232;rent-elles pas dans l'arm&#233;e, la bureaucratie et m&#234;me chez les f&#233;odaux des complices volontairement serviles ? Les graves admonestations au peuple de style paternaliste, auxquelles se hiss&#232;rent ces repr&#233;sentants locaux de la bourgeoisie que sont les conseils communaux - leur vulgarit&#233; importune et servile fut plus tard fustig&#233;e comme il convient par un Windischgr&#230;tz, un Jellachich et un Welden - ces exploits apr&#232;s la r&#233;volution de mars ne furent-ils pas consid&#233;r&#233;s avec &#233;tonnement par les pr&#233;sidents de gouvernement devenus muets et les g&#233;n&#233;raux de division rentr&#233;s en eux-m&#234;mes ? Comment la bourgeoisie prussienne aurait-elle pu encore douter que la vieille ranc&#339;ur de l'arm&#233;e, de la bureaucratie et des f&#233;odaux ne f&#251;t morte devant leur respectueux d&#233;vouement envers la bourgeoisie, ce vainqueur magnanime qui disciplinait l'anarchie et se disciplinait lui-m&#234;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait clair : la bourgeoisie prussienne n'avait plus qu'une t&#226;che, celle de s'installer commod&#233;ment dans sa domination, d'&#233;carter les anarchistes g&#234;nants, de r&#233;tablir &#171; l'ordre et le calme &#187; et de faire rentrer les int&#233;r&#234;ts perdus pendant la temp&#234;te de mars. Il ne s'agissait plus que de r&#233;duire au minimum les frais de production de leur domination et de la r&#233;volution de mars qui la conditionna. Les armes que la bourgeoisie prussienne dans sa lutte contre la soci&#233;t&#233; f&#233;odale et sa Couronne, se vit oblig&#233;e de r&#233;clamer sous la raison sociale du peuple, le droit d'association, la libert&#233; de la presse, etc. ne devaient-elles pas &#234;tre bris&#233;es dans les mains d'un peuple fascin&#233;, qui n'avait plus besoin de les manier pour la bourgeoisie et manifestait des d&#233;sirs inqui&#233;tants de les manier contre elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entente de la bourgeoisie avec la Couronne, - elle en &#233;tait persuad&#233;e - au march&#233; de la bourgeoisie avec le vieil &#201;tat r&#233;sign&#233; &#224; son sort, il n'y avait visiblement qu'un obstacle, un seul obstacle, le peuple - puer robustus sed malitiosus [8], dit Hobbes. Le peuple et la r&#233;volution !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution &#233;tait son titre juridique : c'est sur la r&#233;volution qu'il fondait la violence de ses revendications. La r&#233;volution c'&#233;tait la traite qu'il avait tir&#233;e sur la bourgeoisie. La bourgeoisie &#233;tait parvenue au pouvoir gr&#226;ce &#224; la r&#233;volution. Le jour o&#249; elle avait pris le pouvoir &#233;tait aussi le jour o&#249; cette traite venait &#224; &#233;ch&#233;ance : la bourgeoisie dut laisser protester la traite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution - cela signifiait dans la bouche du peuple : vous, les bourgeois, vous &#234;tes le Comit&#233; de salut public aux mains de qui nous avons remis le pouvoir non pour que vous vous entendiez avec la Couronne sur vos int&#233;r&#234;ts, mais au contraire pour que vous fassiez triompher nos int&#233;r&#234;ts, les int&#233;r&#234;ts du peuple, contre la Couronne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution c'&#233;tait la protestation du peuple contre l'entente de la bourgeoisie avec la Couronne. La bourgeoisie, en s'entendant avec la Couronne, protestait donc forc&#233;ment contre la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ce qui se produisit sous le grand Camphausen. La r&#233;volution de mars ne fut pas reconnue. En rejetant la proposition de sa reconnaissance, la repr&#233;sentation nationale de Berlin se constitua en repr&#233;sentation de la bourgeoisie prussienne, en assembl&#233;e ententiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle raya des faits de l'histoire. Elle proclama &#224; haute voix devant le peuple prussien qu'il ne s'&#233;tait pas entendu avec la bourgeoisie pour faire la r&#233;volution contre la Couronne, mais qu'il avait fait la r&#233;volution pour que la Couronne s'entend&#238;t avec la bourgeoisie contre lui-m&#234;me ! Le titre juridique du peuple r&#233;volutionnaire &#233;tait donc supprim&#233; et le terrain juridique de la bourgeoisie conservatrice &#233;tait conquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrain juridique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Br&#252;ggemann, et &#224; travers lui la K&#246;lnische Zeitung, ont tellement bavard&#233;, ratiocin&#233;, g&#233;mi &#224; propos de ce &#171; terrain juridique &#187;, ont si souvent perdu et regagn&#233; le &#171; terrain juridique &#187;, ont si souvent perc&#233;, trou&#233;, rapetass&#233; le &#171; terrain juridique &#187;, ils l'ont relanc&#233; de Berlin &#224; Francfort, de Francfort &#224; Berlin, l'ont r&#233;tr&#233;ci, distendu, ils ont transform&#233; le simple terrain en parquet, en parquet &#224; double fond - on sait que c'est l&#224; un des accessoires principaux des escamoteurs en repr&#233;sentation - puis le double fond en une trappe sans fond, finalement le terrain juridique est &#224; juste titre, pour nos lecteurs, le terrain de la K&#246;lnische Zeitung ; et ils peuvent confondre le Schibboleth [9] de la bourgeoisie prussienne avec le Schibboleth priv&#233; de M. Joseph Dumont, et une id&#233;e n&#233;cessaire de l'histoire universelle prussienne avec une marotte arbitraire de la K&#246;lnische Zeitung et ils ne voient plus dans le terrain juridique que le terrain o&#249; pousse la K&#246;lnische Zeitung.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrain juridique est &#224; vrai dire le terrain juridique prussien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrain juridique sur lequel se meuvent apr&#232;s mars le chevalier du grand d&#233;bat, Camphausen, le fant&#244;me r&#233;veill&#233; de la Di&#232;te unifi&#233;e et l'Assembl&#233;e des ententistes, est-ce la loi constitutionnelle de 1815 [10] ou la loi sur la Di&#232;te de 1820 [11] ou la Patente de 1847 [12] ou la loi &#233;lectorale et ententiste du 8 avril 1848 [13] ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; terrain juridique &#187; signifiait simplement que la r&#233;volution n'avait pas conquis son terrain et que la vieille soci&#233;t&#233; n'avait pas perdu le sien, que la r&#233;volution de mars n'&#233;tait qu'un &#171; &#233;v&#233;nement &#187; qui avait donn&#233; &#171; l'impulsion &#187; &#224; la &#171; compr&#233;hension &#187; entre le tr&#244;ne et la bourgeoisie pr&#233;par&#233;e depuis longtemps dans le vieil &#201;tat prussien, dont la Couronne avait elle-m&#234;me dit la n&#233;cessit&#233; dans des &#233;dits ant&#233;rieurs de Sa Majest&#233;, mais qu'avant mars elle ne jugeait pas &#171; urgente &#187;. En un mot le &#171; terrain juridique &#187; signifiait que la bourgeoisie voulait n&#233;gocier apr&#232;s mars avec la Couronne sur le m&#234;me pied qu'avant mars, comme s'il n'y avait pas eu de r&#233;volution et que la Di&#232;te unifi&#233;e e&#251;t atteint son but sans la r&#233;volution. Le &#171; terrain juridique &#187; signifiait que le titre juridique du peuple, la r&#233;volution, n'existait pas dans le contrat social conclu entre le gouvernement et la bourgeoisie. La bourgeoisie puisa ses revendications dans la vieille l&#233;gislation prussienne afin que le peuple ne puise pas les siennes dans la nouvelle r&#233;volution prussienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va de soi que les cr&#233;tins id&#233;ologiques dela bourgeoisie, ses journalistes et consorts, durent faire passer cet enjolivement des int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie pour ses v&#233;ritables int&#233;r&#234;ts, ils durent y croire et y faire croire les autres. Dans la t&#234;te d'un Br&#252;ggemann la phras&#233;ologie du terrain juridique se transforma en une substance r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re Camphausen avait accompli sa t&#226;che, la t&#226;che de m&#233;diation et de transition. Il constitua en effet la m&#233;diation entre la bourgeoisie grimp&#233;e sur les &#233;paules du peuple et celle qui n'avait plus besoin du peuple, entre la bourgeoisie qui vis-&#224;-vis de la Couronne repr&#233;sentait apparemment le peuple et celle qui vis-&#224;-vis du peuple repr&#233;sentait r&#233;ellement la Couronne, entre la bourgeoisie qui &#233;tait en train de se d&#233;gager de la r&#233;volution et celle qui s'en &#233;tait d&#233;j&#224; d&#233;gag&#233;e comme son noyau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; son r&#244;le, le minist&#232;re Camphausen, dans sa pudeur virginale, se cantonna dans une r&#233;sistance passive contre la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il la rejeta certes en th&#233;orie, mais en pratique il se cabra seulement devant ses pr&#233;tentions et ne tol&#233;ra que la reconstitution des anciens pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la bourgeoisie croyait &#234;tre parvenue au point o&#249; la r&#233;sistance passive devait se muer en attaque active. Le minist&#232;re Camphausen se retira, non pas pour avoir commis tel ou tel impair, mais pour la simple raison qu'il &#233;tait le premier minist&#232;re d'apr&#232;s la r&#233;volution de mars, parce qu'il &#233;tait le minist&#232;re de la r&#233;volution de mars et que, conform&#233;ment &#224; son origine, il lui fallait encore dissimuler le repr&#233;sentant de la bourgeoisie sous le dictateur populaire. L'ambigu&#239;t&#233; de son origine et son double caract&#232;re lui imposaient encore certaines convenances, certaines r&#233;serves et certains &#233;gards vis-&#224;-vis du peuple souverain ; ce que la bourgeoisie commen&#231;ait &#224; trouver pesant, elle qui n'avait plus besoin de contr&#244;ler un second minist&#232;re issu directement de l'Assembl&#233;e ententiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son retrait fut, de ce fait, une &#233;nigme pour les politiciens de cabaret. Un minist&#232;re d'action, le minist&#232;re Hansemann, lui succ&#233;da, parce que la bourgeoisie pensait passer de la p&#233;riode de trahison passive du peuple au profit de la Couronne, &#224; la p&#233;riode de soumission active du peuple &#224; un pouvoir de com&#173;promis avec la Couronne. Le minist&#232;re d'action &#233;tait le second minist&#232;re d'apr&#232;s la r&#233;volution de mars. C'&#233;tait l&#224; tout son secret.&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#176; 183, 31 d&#233;cembre 1848&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cologne, 29 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent [14] !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en ces termes qu'Hansemann r&#233;suma tout le lib&#233;ralisme de la Di&#232;te unifi&#233;e. Cet homme &#233;tait le chef indispensable, du minist&#232;re issu de l'Assembl&#233;e ententiste elle-m&#234;me, un minist&#232;re qui devait transformer la r&#233;sistance passive au peuple en une r&#233;sistance active contre le peuple, un minist&#232;re d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans aucun minist&#232;re Prussien, autant de noms bourgeois ! Hansemann, Milde, M&#228;rker, K&#252;hlwetter, Gierke ! M&#234;me von Auerswald, &#233;tiquette titr&#233;e de ce minist&#232;re, appartenait &#224; la noblesse lib&#233;rale, c'est-&#224;-dire &#224; la noblesse de l'opposition de K&#246;nigsberg, qui rendait hommage &#224; la bourgeoisie. Roth von Schreckenstein &#233;tait le seul repr&#233;sentant, parmi la camarilla, de la vieille noblesse f&#233;odale prussienne bureaucratis&#233;e. Roth von Schreckenstein ! Ce titre d'un roman de cape et d'&#233;p&#233;e oubli&#233;, du bienheureux Hildebrandt [15] a surv&#233;cu ! Mais Roth von Schreckenstein n'&#233;tait que l'&#233;crin f&#233;odal du joyau bourgeois. Roth von Schreckenstein au milieu d'un minist&#232;re bourgeois, c'&#233;tait dire en lettres g&#233;antes : la f&#233;odalit&#233;, l'arm&#233;e, la bureaucratie prussiennes suivent l'&#233;toile de la bourgeoisie prussienne qui vient de para&#238;tre au firmament. Ces puissants se sont mis &#224; sa disposition, et la bourgeoisie les plante devant son tr&#244;ne comme sur de vieux embl&#232;mes h&#233;raldiques on plantait des ours devant les ma&#238;tres des peuples. Roth von Schreckenstein sera l'ours du minist&#232;re bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juin le minist&#232;re Hansemann se pr&#233;senta devant l'Assembl&#233;e nationale. Mais c'est en juillet qu'il commen&#231;a s&#233;rieusement &#224; exister. La r&#233;volution de juin &#233;tait &#224; l'arri&#232;re-plan du minist&#232;re d'action, comme la r&#233;volution de f&#233;vrier &#233;tait &#224; l'arri&#232;re-plan du minist&#232;re de m&#233;diation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie prussienne exploitait contre le peuple la victoire sanglante de la bourgeoisie de Paris sur le prol&#233;tariat de Paris, tout comme la Couronne prussienne exploita contre la bourgeoisie la victoire sanglante des Croates &#224; Vienne. Les malheurs de la bourgeoisie prussienne, apr&#232;s novembre en Autriche, sont un r&#232;glement de comptes des malheurs du peuple prussien apr&#232;s juin en France. Dans leur s&#233;cheresse de c&#339;ur &#224; courte vue les petits-bourgeois allemands se sont pris pour la bourgeoisie fran&#231;aise. Ils n'avaient pas renvers&#233; de tr&#244;ne, ils n'avaient pas balay&#233; la soci&#233;t&#233; f&#233;odale, encore moins ses derniers vestiges, ils n'avaient pas &#224; maintenir une soci&#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par eux-m&#234;mes. Apr&#232;s juin comme apr&#232;s f&#233;vrier, comme depuis le d&#233;but du XVI&#176; si&#232;cle, comme au XVIII&#176; si&#232;cle, ils croyaient avec leur temp&#233;rament ancestral, plein de ruse et avide de profits, pouvoir b&#233;n&#233;ficier des trois-quarts du travail d'autrui. Ils ne se doutaient pas qu'apr&#232;s juin en France il y avait eu novembre en Autriche, et qu'apr&#232;s le novembre autrichien un d&#233;cembre prussien &#233;tait aux aguets. Ils ne se doutaient pas que si en France la bourgeoisie, qui avait renvers&#233; le tr&#244;ne, n'apercevait plus qu'un ennemi devant elle, le prol&#233;tariat - la bourgeoisie prussienne, en lutte avec la Couronne, n'avait plus qu'un alli&#233; - le peuple. Non qu'ils n'eussent tous deux d'int&#233;r&#234;ts antagonistes, mais le m&#234;me int&#233;r&#234;t les liait ensemble contre une troisi&#232;me puissance qui les &#233;craserait bient&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re Hansemann se consid&#233;rait comme un minist&#232;re de la r&#233;volution de juin. Et dans chaque ville prussienne les petits-bourgeois se transform&#232;rent, face aux &#171; bandits rouges &#187;, en &#171; honn&#234;tes r&#233;publicains &#187; sans cesser d'&#234;tre d'honorables royalistes et en oubliant de remarquer &#224; l'occasion que leurs &#171; rouges &#187; portaient des cocardes blanches et noires [16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours du tr&#244;ne, le 26 juin, Hansemann fit le proc&#232;s rapide de la n&#233;buleuse et myst&#233;rieuse &#171; monarchie sur la base d&#233;mocratique la plus large &#187; de Camphausen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La monarchie constitutionnelle sur la base d'un syst&#232;me &#224; deux Chambres et l'exercice commun du pouvoir l&#233;gislatif par les deux Chambres et la Couronne &#187; - c'est &#224; cette formule s&#232;che qu'il ramena la phrase riche de promesses de son enthousiaste pr&#233;d&#233;cesseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Modification des conditions indispensables incompatibles avec la nouvelle Constitution, lib&#233;ration de la propri&#233;t&#233; des liens qui paralysent son exploitation avantageuse dans une grande partie de la bourgeoisie, r&#233;organisation de l'administration judiciaire, r&#233;forme de la l&#233;gislation sur les imp&#244;ts, et notamment suppression d'exemptions, etc. &#187; et surtout &#171; renforcement de la force publique, n&#233;cessaire &#224; la protection de la libert&#233; acquise &#187; (par les bourgeois) &#171; contre la r&#233;action &#187; (exploitation de la libert&#233; dans l'int&#233;r&#234;t des f&#233;odaux) &#171; et l'anarchie &#187; (exploitation de la libert&#233; dans l'int&#233;r&#234;t du peuple) et au r&#233;tablissement de la confiance d&#233;truite [17] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; quel &#233;tait le programme minist&#233;riel, voil&#224; quel &#233;tait le programme de la bourgeoisie prussienne parvenue au minist&#232;re et dont le repr&#233;sentant classique est Hansemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la Di&#232;te unifi&#233;e, Hansemann &#233;tait l'adversaire le plus acharn&#233; et le plus cynique de la confiance car - &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187; Au minist&#232;re, Hansemann proclama que la n&#233;cessit&#233; premi&#232;re &#233;tait le &#171; r&#233;tablissement de la confiance d&#233;truite &#187; car - cette fois il se tournait vers le peuple, comme autrefois vers le tr&#244;ne - car &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait autrefois de la confiance que donne l'argent, il s'agit cette fois de la confiance qui fait de l'argent ; d'un c&#244;t&#233; la confiance f&#233;odale aveugle en Dieu, le Roi et la Patrie, de l'autre la confiance bourgeoise, la confiance dans le commerce, dans les int&#233;r&#234;ts produits par le capital, dans la solvabilit&#233; des correspondants, il s'agit de la confiance commerciale, non de foi, d'amour et d'esp&#233;rance, mais de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; R&#233;tablissement de la confiance d&#233;truite &#187;. C'est en ces termes qu'Hansemann exprima l'id&#233;e fixe de la bourgeoisie prussienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cr&#233;dit repose sur l'assurance que l'exploitation du travail salari&#233; par le capital, du prol&#233;tariat par la bourgeoisie, des petits-bourgeois par les grands bourgeois continue sur le mode traditionnel. Tout mouvement politique du prol&#233;tariat de quelque nature qu'il soit, m&#234;me s'il est dirig&#233; directement par la bourgeoisie, d&#233;truit la confiance, le cr&#233;dit. &#171; R&#233;tablissement de la confiance d&#233;truite &#187; ! Voil&#224; ce qui se disait par la bouche d'Hansemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pression de tout mouvement politique dans le prol&#233;tariat et dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233; dont les int&#233;r&#234;ts ne co&#239;ncident pas exactement avec les int&#233;r&#234;ts de la classe qui, &#224; leur avis, se trouve au gouvernement de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; c&#244;t&#233; du &#171; r&#233;tablissement de la confiance d&#233;truite &#187; Hansemann mit donc le &#171; renforcement de la force publique &#187;. Mais il se trompa seulement dans la nature de cette &#171; force &#187;. Il crut renforcer la force publique servant le cr&#233;dit, la confiance bourgeoise, et il renfor&#231;a la force publique qui r&#233;clame la confiance et en cas de besoin l'obtient par la mitraille parce qu'elle n'a pas de cr&#233;dit. Il voulait l&#233;siner avec les frais de production de la domination bourgeoise et accabla la bourgeoisie avec les sommes exorbitantes que co&#251;tait la restauration de la f&#233;odalit&#233; prussienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les ouvriers Hansemann s'expliqua laconiquement. Il avait un grand rem&#232;de pour eux dans sa poche. Mais avant de le sortir, il fallait surtout que la &#171; confiance d&#233;truite &#187; f&#251;t r&#233;tablie. Pour r&#233;tablir la confiance il fallait que la classe ouvri&#232;re m&#238;t un terme &#224; sa politisation et &#224; son ing&#233;rence dans les affaires publiques et rev&#238;nt &#224; ses anciennes habitudes. Si elle suit son conseil, si la confiance est r&#233;tablie, le grand et myst&#233;rieux rem&#232;de sera devenu, de ce fait, d&#233;j&#224; actif puisqu'il ne sera plus n&#233;cessaire, ni applicable ; dans ce cas en effet cette maladie qu'est la perturbation de l'ordre bourgeois, serait &#233;cart&#233;e. Et pourquoi des rem&#232;des l&#224; o&#249; il n'y a pas de maladie ? Mais si le peuple continue &#224; n'en faire qu'&#224; sa t&#234;te - alors, bon, il renforcera la &#171; force publique &#187;, la police, l'arm&#233;e, les tribunaux, la bureaucratie, il les lancera &#224; ses trousses, car la &#171; confiance &#187; sera devenue une &#171; question d'argent &#187; et&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hansemann peut sourire autant qu'il veut, son programme &#233;tait un programme honn&#234;te, un programme bien intentionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il voulait renforcer la force publique, non seulement contre l'anarchie, c'est-&#224;-dire contre le peuple, mais aussi contre la r&#233;action, c'est-&#224;-dire, contre la Couronne et les int&#233;r&#234;ts f&#233;odaux dans la mesure o&#249; ils tenteraient de s'imposer aux d&#233;pens du porte-monnaie et des pr&#233;tentions politiques &#171; les plus indispensables &#187;, c'est-&#224;-dire les plus modestes de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re d'action &#233;tait d&#233;j&#224;, par sa composition, une protestation contre cette r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se distinguait de tous les autres minist&#232;res prussiens par le fait que son v&#233;ritable pr&#233;sident du conseil &#233;tait le ministre des finances. Pendant des si&#232;cles, l'&#201;tat prussien avait soigneusement dissimul&#233; que la guerre, les affaires int&#233;rieures et ext&#233;rieures, les questions religieuses et scolaires et m&#234;me la Maison du roi, et la foi, l'amour et l'esp&#233;rance &#233;taient subordonn&#233;s aux finances profanes. Le minist&#232;re d'action mit en exergue cette triste v&#233;rit&#233; bourgeoise en pla&#231;ant &#224; sa t&#234;te M. Hansemann, l'homme dont le programme minist&#233;riel, tout comme son programme d'opposition, se r&#233;sumait dans cette phrase :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Prusse, la monarchie &#233;tait devenue une &#171; question d'argent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons maintenant du programme du minist&#232;re d'action &#224; ses actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace de &#171; l'ordre public renforc&#233; &#187; contre l'anarchie, c'est-&#224;-dire contre la classe ouvri&#232;re et toutes les fractions de la bourgeoisie qui ne s'en tenaient pas au programme de M. Hansemann fut prise au s&#233;rieux. On peut m&#234;me dire qu'&#224; l'exception du rel&#232;vement de la taxe sur le sucre de betterave et l'eau-de-vie, cette r&#233;action contre la pr&#233;tendue anarchie, c'est-&#224;-dire contre le mouvement r&#233;volutionnaire, fut la seule action s&#233;rieuse du minist&#232;re d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quantit&#233; de proc&#232;s de presse, fond&#233;s sur le Code provincial [18] ou, en l'absence de Code p&#233;nal, de nombreuses arrestations pratiqu&#233;es sur la m&#234;me &#171; base suffisante &#187; (formule d'Auerswald), la cr&#233;ation d'un corps de constables &#224; Berlin qui donna un constable pour deux maisons, les ing&#233;rences polici&#232;res dans la libert&#233; d'association, le d&#233;cha&#238;nement de la soldatesque contre des citoyens qui s'enhardissent, le d&#233;cha&#238;nement de la milice civique contre des prol&#233;taires qui s'enhardissent, l'&#233;tat de si&#232;ge &#224; titre d'exemple, toutes ces p&#233;rip&#233;ties de l'Olympiade d'Hansemann sont encore fra&#238;ches &#224; la m&#233;moire. Nul besoin d'entrer dans les d&#233;tails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K&#252;hlwetter r&#233;suma ainsi cet aspect des efforts du minist&#232;re d'action :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un &#201;tat qui veut &#234;tre vraiment libre, doit avoir comme force ex&#233;cutive un personnel vraiment important &#187;. &#192; quoi Hansemann lui-m&#234;me ajouta tout bas ce commentaire constant chez lui :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Cela sera une contribution essentielle &#224; l'&#233;tablissement de la confiance, &#224; la stimulation de l'activit&#233; commerciale stagnante [19] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, sous le minist&#232;re d'action la police de la vieille Prusse, le Parquet, la bureaucratie, l'arm&#233;e se &#171; renforc&#232;rent &#187; parce qu'Hansemann s'imaginait qu'ils &#233;taient &#224; la solde et aussi au service de la bourgeoisie. Bref, ils se &#171; renforc&#232;rent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul fait en revanche caract&#233;rise l'esprit du prol&#233;tariat et de la d&#233;mocratie bourgeoise. Quelques r&#233;actionnaires ayant malmen&#233; quelques d&#233;mocrates &#224; Charlottenbourg, le peuple prit d'assaut l'h&#244;tel de la pr&#233;sidence du Conseil &#224; Berlin. Voil&#224; &#224; quel point le minist&#232;re d'action &#233;tait devenu populaire. Le lendemain Hansemann proposa une loi contre les attroupements et les r&#233;unions publiques. Voil&#224; avec quelle astuce il intriguait contre la r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; r&#233;elle, palpable, populaire du minist&#232;re d'action fut donc une activit&#233; purement polici&#232;re. Aux yeux du prol&#233;tariat et de la bourgeoisie des villes, ce minist&#232;re et l'Assembl&#233;e des ententistes dont la majorit&#233; &#233;tait repr&#233;sent&#233;e au minist&#232;re ainsi que la bourgeoisie prussienne dont la majorit&#233; pr&#233;dominait &#224; l'Assembl&#233;e ententiste, ne repr&#233;sentaient rien d'autre que le vieil &#201;tat bureaucratique et policier repl&#226;tr&#233;. L'amertume &#224; l'&#233;gard de la bourgeoisie &#233;tait venue s'y ajouter parce que c'&#233;tait la bourgeoisie qui gouvernait et que, par la milice civique, elle &#233;tait devenue une partie int&#233;grante de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que Messieurs les lib&#233;raux de la bourgeoisie se chargent de fonctions polici&#232;res, voil&#224; aux yeux du peuple ce qu'&#233;tait la &#171; conqu&#234;te de mars &#187;. Une double police !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort non des actes du minist&#232;re d'action, mais de ses propositions de lois organiques que c'est dans l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie qu'il &#171; renfor&#231;a &#187; la &#171; police &#187;, cette derni&#232;re expression de l'ancien &#201;tat, et qu'il la poussa &#224; agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les projets soumis par le minist&#232;re Hansemann et concernant l'organisation communale, les Assises, les lois sur la milice civique, c'est toujours la propri&#233;t&#233; qui, sous une forme ou sous une autre, constitue la limite entre le pays l&#233;gal et le pays ill&#233;gal. Dans tous ces projets de loi les concessions les plus serviles sont faites &#224; la puissance royale, car de ce c&#244;t&#233; le minist&#232;re bourgeois croyait poss&#233;der un alli&#233; devenu inoffensif, mais en compensation, la domination du capital sur le travail ressort d'autant plus impitoyablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi sur la milice civique que l'Assembl&#233;e ententiste a sanctionn&#233;e a &#233;t&#233; retourn&#233;e contre la bourgeoisie et a n&#233;cessairement servi de pr&#233;texte l&#233;gal &#224; son d&#233;sarmement. Dans son imagination il est vrai, elle ne devait prendre effet qu'apr&#232;s l'ordonnance sur l'organisation communale et la promulgation de la Constitution, c'est-&#224;-dire, apr&#232;s l'affermissement de son pouvoir. Puissent les exp&#233;riences faites par la bourgeoisie prussienne &#224; propos de la loi sur la milice civique contribuer &#224; l'&#233;clairer ; elle pourra en conclure que tout ce qu'elle croira entreprendre dor&#233;navant contre le peuple, le sera contre elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le peuple, le minist&#232;re Hansemann se r&#233;sumait donc, pratiquement, &#224; l'organisation polici&#232;re de la vieille Prusse et, th&#233;oriquement, aux distinctions offensantes &#224; la mani&#232;re belge [20] entre bourgeois et non-bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons &#224; l'autre partie du programme minist&#233;riel, &#224; l'&#171; anarchie contre la r&#233;action &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce c&#244;t&#233;, le minist&#232;re peut exhiber plus de v&#339;ux pieux que d'actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vente parcellaire des domaines &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s, l'abandon de l'institution bancaire &#224; la libre concurrence, la transformation de la Seehandlung en une institution priv&#233;e, etc. sont &#224; mettre au compte des v&#339;ux pieux de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re d'action eut le malheur de lancer toutes ses attaques &#233;conomiques contre le parti f&#233;odal sous l'&#233;gide de l'emprunt forc&#233; et de donner au peuple l'impression que ses tentatives de r&#233;forme n'&#233;taient, pour l'essentiel, que des exp&#233;dients financiers destin&#233;s &#224; remplir les caisses du &#171; pouvoir pu&#173;blic renforc&#233; &#187;. Hansemann r&#233;colta ainsi la haine d'un parti sans obtenir la reconnaissance de l'autre. Et il est ind&#233;niable qu'il ne tenta d'attaque plus s&#233;rieuse contre les privil&#232;ges f&#233;odaux que l&#224; o&#249; s'imposait la &#171; question d'argent &#187; si ch&#232;re au minist&#232;re des Finances, la question d'argent au sens du minist&#232;re des Finances. C'est avec cette s&#233;cheresse de c&#339;ur qu'il disait aux f&#233;odaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que m&#234;me ses efforts positifs de bourgeois contre les f&#233;odaux avaient la m&#234;me teinte polici&#232;re que ses mesures n&#233;gatives pour &#171; stimuler l'activit&#233; commerciale &#187;. En &#233;conomie politique la police s'appelle en effet le fisc. L'&#233;l&#233;vation des taxes sur les betteraves &#224; sucre et l'eau de vie qu'Hansemann fit passer &#224; l'Assembl&#233;e nationale et auxquelles il donna force de loi, r&#233;volta en Sil&#233;sie, dans les Marches, en Saxe, en Prusse orientale et occidentale, etc. les porte-monnaie marqu&#233;s du sceau : avec Dieu, pour le Roi et la Patrie. Mais tandis que ces mesures provoquaient dans les vieilles provinces prussiennes la col&#232;re des propri&#233;taires fonciers industriels, elles ne suscit&#232;rent pas moins de m&#233;contentement parmi les bourgeois bouilleurs de cru de la Province rh&#233;nane qui, dans la concurrence avec les vieilles provinces prussiennes, se voyaient ainsi plac&#233;s dans des conditions encore plus d&#233;favorables. Et le comble, c'est qu'elle provoqua dans les anciennes provinces prussiennes l'amertume de la classe ouvri&#232;re pour laquelle ces mesures ne signifiaient rien, ne pouvaient rien signifier d'autre que l'augmentation d'une denr&#233;e indispensable. Cette mesure ne servit donc &#224; rien d'autre qu'&#224; remplir la caisse du &#171; pouvoir public renforc&#233; ! &#187; Et cet exemple suffit car ... c'est la seule action du minist&#232;re d'action contre les f&#233;odaux, qui se soit r&#233;ellement inscrite dans les faits, le seul projet de loi en ce sens qui ait r&#233;ellement eu force de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; propositions &#187; d'Hansemann au sujet de la suppression des exon&#233;rations d'imp&#244;t c&#233;dulaire et foncier [21], tout comme son projet d'un imp&#244;t sur le revenu firent danser la tarentelle aux f&#233;odaux fanatiques &#171; pour Dieu, le Roi et la Patrie &#187; ... ils le trait&#232;rent de ... communiste, et aujourd'hui encore la &#171; titulaire de la Croix prussienne &#187; se signe trois fois en pronon&#231;ant le nom d'Hansemann. Il sonne &#224; son oreille comme Fra Diavolo [22]. La seule mesure importante propos&#233;e par un ministre prussien aux temps de la grandeur de l'Assembl&#233;e ententiste, &#224; savoir la suppression de l'exon&#233;ration des imp&#244;ts fonciers, &#233;choua &#224; cause du sectarisme born&#233; de la gauche. Et Hansemann lui-m&#234;me avait justifi&#233; ce sectarisme. La gauche devait-elle procurer au minist&#232;re de la &#171; force publique renforc&#233;e &#187; de nouvelles ressources financi&#232;res avant que la constitution ne soit &#233;labor&#233;e et qu'on ne lui ait pr&#234;t&#233; serment de fid&#233;lit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re bourgeois par excellence fut si malchanceux que les plus radicales de ses mesures devaient &#234;tre paralys&#233;es par les membres radicaux de l'Assembl&#233;e ententiste. Il fut si m&#233;diocre que toute sa croisade contre la f&#233;odalit&#233;, d&#233;test&#233;e pareillement de toutes les classes, aboutit &#224; une augmentation d'imp&#244;ts, et que toute sa perspicacit&#233; financi&#232;re avorta dans un emprunt forc&#233;. Deux mesures qui finalement fournirent seulement des subsides &#224; la campagne de la contre-r&#233;volution contre la bourgeoisie. Mais les f&#233;odaux s'&#233;taient convaincus des intentions &#171; malignes &#187; du minist&#232;re bourgeois. Ainsi il se confirma que dans sa lutte financi&#232;re contre la f&#233;odalit&#233;, la bourgeoisie prussienne, dans son impuissance impopulaire, ne sut faire rentrer de l'argent qu'&#224; ses propres d&#233;pens et : &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le minist&#232;re bourgeois avait r&#233;ussi &#224; irriter contre lui dans la m&#234;me proportion le prol&#233;tariat des villes, la d&#233;mocratie bourgeoise et les f&#233;odaux, il sut aussi s'ali&#233;ner la classe paysanne assujettie par la f&#233;odalit&#233; et se la rendre hostile ; il fut soutenu &#224; cet &#233;gard avec le plus grand z&#232;le par l'Assembl&#233;e ententiste. Que l'on n'oublie surtout pas que pendant la moiti&#233; de l'existence qui lui &#233;tait impartie, cette assembl&#233;e trouva dans le minist&#232;re Hansemann un repr&#233;sentant qui lui convenait et que les martyrs bourgeois d'aujourd'hui portaient hier la tra&#238;ne d'Hansemann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet pr&#233;sent&#233; sous le minist&#232;re Hansemann par Patow sur la suppression des charges f&#233;odales [23] (que l'on voie notre pr&#233;c&#233;dente critique &#224; ce propos) &#233;tait le sous-produit le plus lamentable du d&#233;sir le plus impuissant de la bourgeoisie de supprimer les privil&#232;ges f&#233;odaux, &#171; cet &#233;tat de choses incompatible avec la nouvelle constitution &#187; et aussi de la peur de la bourgeoisie de s'en prendre, de mani&#232;re r&#233;volutionnaire, &#224; quelque sorte de propri&#233;t&#233; que ce soit. L'&#233;go&#239;sme mis&#233;rable, peureux, insensible aveuglait la bourgeoisie prussienne au point qu'elle repoussa son alli&#233;e indispensable - la classe paysanne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin le d&#233;put&#233; Hanow proposait [24]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; que tous les pourparlers en cours en vue de d&#233;battre des rapports entre les seigneurs f&#233;odaux et les paysans et du rachat des corv&#233;es, soient suspendus imm&#233;diatement et &#224; la demande d'une seule des parties jusqu'&#224; la promulgation d'une nouvelle loi fond&#233;e sur des principes justes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est que fin septembre, donc quatre mois plus tard, sous le minist&#232;re Pfuel, que l'Assembl&#233;e ententiste adopta le projet de loi concernant l'arr&#234;t des pourparlers f&#233;odalo-paysans en cours, apr&#232;s avoir repouss&#233; tous les amendements lib&#233;raux et en maintenant la &#171; r&#233;serve concernant la fixation provisoire des prestations courantes &#187; et le &#171; recouvrement des redevances et des arri&#233;r&#233;s en litige &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous ne faisons pas erreur, c'est en ao&#251;t que l'Assembl&#233;e ententiste reconnut la non urgence de la proposition de Nenstiel [25] sur la &#171; suppression imm&#233;diate des corv&#233;es &#187;, et il aurait fallu que les paysans reconnussent l'urgence de se battre pour cette m&#234;me Assembl&#233;e ententiste qui les replongeait dans un &#233;tat de fait pire que celui obtenu apr&#232;s mars ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie fran&#231;aise commen&#231;a par lib&#233;rer les paysans. Avec les paysans elle conquit l'Europe. La bourgeoisie prussienne &#233;tait si emp&#234;tr&#233;e dans ses int&#233;r&#234;ts les plus imm&#233;diats et les plus mesquins qu'elle gaspilla elle-m&#234;me cet alli&#233; et en fit un instrument dans les mains de la contre-r&#233;volution f&#233;odale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t l'histoire officielle de la dissolution du minist&#232;re bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ses ailes la &#171; force publique &#187; &#233;tait tellement &#171; renforc&#233;e &#187; l'&#233;nergie populaire &#233;tait si abattue que, d&#232;s le 15 juillet, les dioscures Kuhlwette-Hansemann durent adresser &#224; tous les pr&#233;sidents de gouvernement de la monarchie une mise en garde contre les men&#233;es r&#233;actionnaires des fonctionnaires et sp&#233;cialement des conseillers provinciaux ; plus tard, une &#171; assembl&#233;e de la noblesse et des grands propri&#233;taires fonciers pour la protection &#187; de leurs privil&#232;ges si&#233;gea &#224; Berlin [26] &#224; c&#244;t&#233; de l'Assembl&#233;e ententiste, et finalement, face &#224; la soi-disant Assembl&#233;e nationale de Berlin, une &#171; Di&#232;te communale pour le maintien des droits de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re menac&#233;s &#187;, survivance du Moyen-&#226;ge, se convoqua pour le 4 septembre en Lusace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie que le gouvernement et la soi-disant Assembl&#233;e nationale d&#233;ploy&#232;rent contre les sympt&#244;mes contre-r&#233;volutionnaires toujours plus mena&#231;ants, s'exprime de fa&#231;on ad&#233;quate en mises en garde sur le papier. Le minist&#232;re bourgeois n'avait de ba&#239;onnettes, de balles, de prisons et de bourreaux que pour le peuple, &#171; pour r&#233;tablir la confiance d&#233;truite et stimuler l'activit&#233; commerciale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les incidents de Schweidnitz o&#249; la soldatesque assassina directement la bourgeoisie dans la milice civique, tir&#232;rent enfin l'Assembl&#233;e nationale de son apathie. Le 9 ao&#251;t, elle se ressaisit pour accomplir un acte h&#233;ro&#239;que : les ordres &#224; l'arm&#233;e de Stein-Schulze dont le supr&#234;me moyen coercitif &#233;tait la d&#233;licatesse des officiers prussiens. Quelle mesure coercitive ! Et l'honneur royaliste n'interdisait-il pas aux officiers de ne pas tenir compte de l'honneur bourgeois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s que l'Assembl&#233;e ententiste e&#251;t adopt&#233; les ordres &#224; l'arm&#233;e de Stein-Schulze, le 7 septembre, elle d&#233;cida encore une fois que sa r&#233;solution &#233;tait une v&#233;ritable r&#233;solution et qu'elle devait &#234;tre ex&#233;cut&#233;e par le minist&#232;re. Hansemann s'y refusa et d&#233;missionna le 11 septembre apr&#232;s s'&#234;tre auparavant nomm&#233; lui-m&#234;me directeur de banque au traitement annuel de 6.000 thalers car ... &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 septembre enfin, l'Assembl&#233;e ententiste accepta avec reconnaissance de la bouche de Pfuel la formule compl&#232;tement &#233;dulcor&#233;e reconnaissant les ordres &#224; l'arm&#233;e de Stein-Schulze qui, entre-temps, &#233;taient tomb&#233;s au rang d'une mauvaise plaisanterie, &#233;tant donn&#233; les ordres &#224; l'arm&#233;e de Wrangel qui circulaient parall&#232;lement et les troupes concentr&#233;es autour de Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de parcourir les dates que nous venons de donner et l'histoire de l'ordre &#224; l'arm&#233;e de Stein-Schulze pour se convaincre que cet ordre &#224; l'arm&#233;e n'&#233;tait pas la v&#233;ritable raison de la d&#233;mission d'Hansemann. Hansemann qui ne recula pas devant la reconnaissance de la r&#233;volution, aurait-il d&#251; reculer devant ce chiffon de papier ? Hansemann qui ramassa son portefeuille autant de fois qu'il lui &#233;chappa l'aurait, cette fois-ci, froiss&#233; dans son amour-propre d'honn&#234;te homme, laiss&#233; au banc des ministres pour qu'il soit mis &#224; l'encan ? Non, notre Hansemann n'est pas un exalt&#233;. Hansemann fut simplement dup&#233; : il repr&#233;sentait somme toute la bourgeoisie dup&#233;e. On lui fit croire que la Couronne ne le laisserait tomber en aucun cas. On lui fit perdre sa derni&#232;re lueur de popularit&#233; pour le sacrifier finalement aux rancunes des hobereaux campagnards et pouvoir se lib&#233;rer de la tutelle bourgeoise. En outre le plan de campagne &#233;tabli avec la Russie et l'Autriche rendait n&#233;cessaire, &#224; la t&#234;te du cabinet, un g&#233;n&#233;ral nomm&#233; par la camarilla, en dehors de l'Assembl&#233;e ententiste. Sous le minist&#232;re bourgeois la vieille &#171; force publique &#187; &#233;tait assez &#171; renforc&#233;e &#187; pour pouvoir risquer ce coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se trompa sur Pfuel. La victoire des Croates &#224; Vienne fit m&#234;me d'un Brandenburg un instrument utilisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le minist&#232;re Brandenburg, l'Assembl&#233;e ententiste fut ignominieusement dispers&#233;e, bern&#233;e, raill&#233;e, humili&#233;e, poursuivie et au moment d&#233;cisif, le peuple resta indiff&#233;rent. La d&#233;faite de l'Assembl&#233;e &#233;tait la d&#233;faite de la bourgeoisie prussienne, des constitutionnels, donc une victoire du parti d&#233;mocratique, quel que soit le prix dont il ait d&#251; la payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la Constitution octroy&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut un jour question que jamais un &#171; morceau de papier &#187; ne s'interposerait entre le roi et son peuple [27]. Maintenant il est question que seul un morceau de papier doive s'interposer entre le roi et son peuple. La v&#233;ritable Constitution de la Prusse c'est l'&#233;tat de si&#232;ge. Dans la Constitution fran&#231;aise octroy&#233;e, un seul article, l'article 14, &#233;quivalait &#224; la suppression de tout le reste [28]. Chaque article de la constitution prussienne octroy&#233;e est un article 14.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cette Constitution la Couronne octroie de nouveaux privil&#232;ges - &#224; elle-m&#234;me, s'entend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se donne elle-m&#234;me la libert&#233; de dissoudre les Chambres in indefinitum. Elle laisse les ministres libres de promulguer dans l'intervalle des lois qui leur plaisent (m&#234;me sur la propri&#233;t&#233;, etc.). Elle laisse les d&#233;put&#233;s libres de mettre pour ce motif les ministres en accusation, avec le risque pour ces derniers de tomber sous la juridiction de l'&#233;tat de si&#232;ge comme &#171; ennemis int&#233;rieurs &#187;. Elle se laisse libre elle-m&#234;me, si au printemps les actions de la contre-r&#233;volution sont en hausse, de remplacer ce &#171; morceau de papier &#187; en l'air, par une magna charta [29] digne du Saint-Empire romain germanique, et sortie organiquement des diff&#233;rences de classes moyen&#226;geuses ; elle se laisse enfin libre de renoncer d&#233;finitivement au jeu de la Constitution. M&#234;me dans ce dernier cas, la fraction conservatrice de la bourgeoisie joindra les mains et priera :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le Seigneur nous l'a donn&#233;, le Seigneur nous l'a repris. Que le nom du Seigneur soit b&#233;ni ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la bourgeoisie prussienne de mars &#224; d&#233;cembre comme celle de la bourgeoisie allemande en g&#233;n&#233;ral prouve qu'en Allemagne une r&#233;volution purement bourgeoise et l'&#233;tablis&#173;sement de la domination bourgeoise sous la forme de la monarchie constitutionnelle sont impossibles : seules sont possibles la contre-r&#233;volution f&#233;odale absolutiste ou la r&#233;volution r&#233;publicaine et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui nous garantit que m&#234;me la partie viable de la bourgeoisie sortira de son apathie, c'est le r&#232;glement de comptes monstre dont la contre-r&#233;volution nous fera la surprise au printemps et ... comme dit si judicieusement notre Hansemann :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Messieurs, le sentiment s'arr&#234;te aux questions d'argent ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte surlign&#233; : en fran&#231;ais dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Le prince de Prusse &#233;tait l'un des chefs de la camarilla r&#233;actionnaire qui entourait le roi. C'&#233;tait l'un des principaux responsables des exc&#232;s de la troupe contre la population berlinoise avant le 18 mars 1848. Pendant la r&#233;volution de mars, il se r&#233;fugia en Angleterre. D&#232;s le d&#233;but de mai, le gouvernement Camphausen s'employa &#224; le faire rappeler. Le 6 juin, Camphausen, devant l'Assembl&#233;e nationale, tenta de faire passer cette l&#226;che fuite pour un voyage d'&#233;tude, pr&#233;vu depuis longtemps. Le 8 juin le prince de Prusse y fit son apparition comme d&#233;put&#233; de l'arrondissement de Wirsitz. Devenu roi de Prusse &#224; la mort de son fr&#232;re, il devint empereur d'Allemagne en 1871 sous le nom de Guillaume I&#176;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Cf. Heine : Po&#232;mes d'actualit&#233; : &#171; Bei des Nachtw&#228;chters Ankunft zu Paris. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] L'armistice entre la Prusse et le Danemark fut conclu &#224; Malm&#246; (Su&#232;de) apr&#232;s des pourparlers qui dur&#232;rent sept mois. Le Schleswig devait obtenir un gouvernement provisoire &#233;tabli par la Prusse et le Danemark, et les troupes du Holstein devaient &#234;tre s&#233;par&#233;es des troupes du Schleswig. Cet armistice r&#233;duisait &#224; n&#233;ant les conqu&#234;tes d&#233;mocratiques obtenues par le mouvement r&#233;volutionnaire dans le Schleswig-Holstein et maintenait effectivement la domination danoise sur les duch&#233;s. La Prusse ne tenait aucun compte des intentions de la Conf&#233;d&#233;ration germanique au nom de laquelle la guerre avait &#233;t&#233; men&#233;e. Apr&#232;s avoir commenc&#233; par le refuser, l'Assembl&#233;e nationale de Francfort approuva le 16 septembre 1848 les conditions de l'armistice. La guerre entre la Prusse et le Danemark reprit &#224; la fin de mars 1849 et se termina en 1850 par la victoire du Danemark.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Le 15 septembre 1848, le g&#233;n&#233;ral Wrangel fut nomm&#233; commandant en chef de la r&#233;gion militaire du Brandebourg. Le Brandebourg, noyau du royaume de Prusse, comprenait au milieu du XIX&#176; si&#232;cle deux Marches : la Kurmark et la Neumark, d'o&#249; le surnom donn&#233; &#224; Wrangel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] La premi&#232;re Di&#232;te unifi&#233;e fut convoqu&#233;e par une patente royale et se r&#233;unit le 11 avril 1847. Elle si&#233;gea jusqu'au 26 juin 1847. Elle repr&#233;sentait la r&#233;union des huit Di&#232;tes provinciales et elle &#233;tait partag&#233;e en deux coll&#232;ges. Le coll&#232;ge des seigneurs comprenait 70 repr&#233;sentants de la haute noblesse, et celui des trois autres &#201;tats comptait 237 repr&#233;sentants de la chevalerie, 122 des villes et 124 des communes rurales. Les attributions de la Di&#232;te unifi&#233;e se limitaient &#224; l'approbation de nouveaux emprunts en temps de paix, et de nouveaux imp&#244;ts ou de nouvelles augmentations d'imp&#244;ts. En constituant la Di&#232;te unifi&#233;e le roi de Prusse voulait &#233;viter de remplir les promesses qu'il avait faites de donner une Constitution et tourner les dispositions de la loi sur les dettes de l'&#201;tat. &#192; la Di&#232;te une forte opposition lib&#233;rale se manifesta. Elle &#233;tait compos&#233;e des repr&#233;sentants de la grande bourgeoisie rh&#233;nane (Hansemann, Camphausen, von Beckerath) et d'une partie de la noblesse de Prusse orientale (von Vincke, von Auerswald). Comme la Di&#232;te s'&#233;tait d&#233;clar&#233;e incomp&#233;tente pour approuver un emprunt, le roi la renvoya dans ses foyers.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde Di&#232;te unifi&#233;e fut convoqu&#233;e le 2 avril 1848. Sur la proposition du minist&#232;re Camphausen, elle adopta le 8 avril la loi &#233;lectorale pour l'&#233;lection de l'Assembl&#233;e destin&#233;e &#224; s'entendre sur la constitution de l'&#201;tat prussien et accorda un emprunt de 25 millions de thalers que la premi&#232;re Di&#232;te unifi&#233;e avait refus&#233;. Puis le 10 avril 1848, la Di&#232;te fut dissoute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Le baron von der Heydt, ministre du Commerce de d&#233;cembre 1848 &#224; 1862, &#233;tait banquier &#224; Elberfeld.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Allusion &#224; Camphausen, autrefois n&#233;gociant en graisses et c&#233;r&#233;ales, et Hansemann qui d&#233;buta comme n&#233;gociant en laines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Un gar&#231;on robuste mais malicieux ; citation, modifi&#233;e, de la pr&#233;face de Hobbes &#224; son ouvrage : De cive (Du citoyen).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Mot h&#233;breu signifiant &#171; &#233;pi et fleuve &#187;, dont les gens de Galaad se servirent pour reconna&#238;tre ceux d'Ephra&#239;m qui pronon&#231;aient sibboleth, et qu'ils &#233;gorgeaient aussit&#244;t. (Juges, XII.) On l'emploie famili&#232;rement pour d&#233;signer l'&#233;preuve qui d&#233;cide de la capacit&#233; ou de l'incapacit&#233; d'une personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Le 22 mai 1815 parut l'&#171; ordonnance sur la repr&#233;sentation du peuple &#187; dans laquelle le roi de Prusse promettait la cr&#233;ation d'assembl&#233;es corporatives provisoires, la convocation d'une assembl&#233;e repr&#233;sentative de toute la Prusse et l'introduction d'une Constitution. Mais la loi du 5 juin 1823 n'institua que des assembl&#233;es corporatives dans les provinces (Di&#232;tes provinciales) aux fonctions consultatives et limit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] L'ordonnance concernant les dettes de l'&#201;tat du 17 janvier 1820 stipulait que le gouvernement prussien ne pouvait accepter d'emprunts qu'avec la garantie de la future assembl&#233;e corporative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Le 3 f&#233;vrier 1847 le roi de Prusse &#233;dicta une &#171; patente concernant les institutions corporatives &#187; et une &#171; ordonnance sur la formation de la Di&#232;te unifi&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Cette loi &#233;lectorale pour convoquer une Assembl&#233;e charg&#233;e de s'entendre sur une constitution fut adopt&#233;e par la seconde Di&#232;te unifi&#233;e, sur la proposition du minist&#232;re Camphausen. Elle reposait sur le suffrage indirect &#224; deux degr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Extrait du discours d'Hansemann &#224; la s&#233;ance du 8 juin 1847 de la Di&#232;te unifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] Il s'agit d'un roman de chevalerie paru en 1821 &#224; Quedlinbourg : Kuno von Schreckenstein, par C. Hildebrandt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Couleurs du drapeau prussien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] R&#233;sum&#233; du programme du minist&#232;re Auerswald-Hansemann, tel qu'Hansemann le pr&#233;senta le 26 juin 1848 au cours de la vingti&#232;me s&#233;ance de l'Assembl&#233;e nationale prussienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[18] Ce code de 1794 &#233;tait une refonte du droit civil, commercial, etc. Il confirmait le caract&#232;re f&#233;odal prussien de la juridiction et il resta en vigueur jusqu'&#224; l'introduction du code civil (B&#252;rgerliches Gesetzbuch) en 1900.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[19] Extrait des discours des ministres K&#252;hlwetterr et Hansemann au cours de la 37&#176; s&#233;ance de l'Assembl&#233;e nationale prussienne du 9 ao&#251;t 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[20] En fixant un cens &#233;lev&#233;, la Constitution belge de 1831, adopt&#233;e apr&#232;s la victoire de la r&#233;volution bourgeoise, retirait le droit de vote &#224; une grande partie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[21] Proposition soumise &#224; l'Assembl&#233;e le 12 juillet 1848 et le 21 juillet 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[22] Fra Diavolo, de son vrai nom Michele Pezza, n&#233; &#224; Itri en 1771, mort &#224; Naples en 1806. Chef de brigands calabrais &#224; la solde du cardinal Riffo, il fut improvis&#233; d&#232;s 1799 colonel des milices ; il re&#231;ut plus tard des subsides de la reine Marie-Caroline et d'agents anglais, et se donna des airs de patriote en d&#233;fendant la cause des Bourbons contre la r&#233;publique parth&#233;nop&#233;enne et contre le roi Joseph Bonaparte. Trahi par les paysans, il fut pris et pendu &#224; Naples sur l'ordre du g&#233;n&#233;ral Hugo. Le personnage de Fra Diavolo n'a rien &#224; voir avec le h&#233;ros de l'op&#233;ra-comique d'Auber, dont Scribe avait &#233;crit le livret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[23] Le 10 juin 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[24] Le projet du d&#233;put&#233; Hanow fut confi&#233; le 3 juin 1848 aux Commissions pour qu'elles en discutent. Le 21 juin 1848 un rapport sur ce projet et un projet de loi correspondant furent soumis &#224; l'Assembl&#233;e nationale par la Commission centrale. Ils furent tous deux renvoy&#233;s &#224; la Commission centrale. &#192; la s&#233;ance du 30 septembre 1848, un second rapport sur le projet du d&#233;put&#233; Hanow fut soumis &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Le projet de loi fut accept&#233; et le d&#233;cret fut pris par le roi le 9 octobre 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[25] La proposition urgente du d&#233;put&#233; Nenstiel fut estim&#233;e non urgente &#224; la s&#233;ance du 1&#176; septembre 1848 et mise &#224; l'ordre du jour habituel. Le 2 juin 1848 la m&#234;me proposition avait &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e par le d&#233;put&#233; Nenstiel et renvoy&#233;e aux Commissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[26] Marx pense &#224; &#171; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour la conservation des int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels de toutes les classes du peuple prussien &#187;, appel&#233;e aussi &#171; Junker-parlament &#187;. C'&#233;tait un congr&#232;s des grands propri&#233;taires fonciers convoqu&#233; &#224; Berlin pour le 18 ao&#251;t 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[27] Allusion au discours du tr&#244;ne de Fr&#233;d&#233;ric-Guillaume IV lors de la s&#233;ance inaugurale de la Di&#232;te unifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[28] L'article 14 de la &#171; Charte constitutionnelle &#187; octroy&#233;e en 1814 par Louis XVIII pr&#233;cisait que le roi &#233;tait le chef de l'&#201;tat et qu'il prenait les dispositions n&#233;cessaires et les ordonnances n&#233;cessaires &#224; l'application des lois et &#224; la s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[29] Magna Charta Libertatum, charte impos&#233;e le 15 juin 1215 &#224; Jean sans Terre par les barons anglais r&#233;volt&#233;s, alli&#233;s au clerg&#233; et au peuple de Londres. Cet acte rendu n&#233;cessaire par l'arbitraire, les exactions et les injustices des Plantagenet &#233;tait moins une constitution nouvelle que la confirmation solennelle des vieilles libert&#233;s anglaises. Elle contenait certaines concessions faites aux nobles et aux villes, mais elle n'apportait aucun droit &#224; la grande masse des paysans serfs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marx et Engels sont les journalistes de ces articles de la Nouvelle Gazette Rhenane&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise du capitalisme et guerre</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article5682</link>
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		<dc:date>2020-06-23T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>Bourgeoisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le journal La Tribune a &#233;crit en 20113 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Bient&#244;t le 11 novembre 2013. L'occasion de penser, d&#233;j&#224;, au centenaire de la guerre de 1914-1918, qui fera l'objet de nombreuses c&#233;l&#233;brations et manifestations en 2014. Notre contributeur, l'historien Harold James, y ajoute un regard particulier, celui du lien entre la crise financi&#232;re de 1907 et la Premi&#232;re Guerre mondiale. Alors que cinq ans apr&#232;s la crise des subprimes aux &#201;tats-Unis, le monde est &#224; nouveau tent&#233; par le nationalisme face au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot51" rel="tag"&gt;Bourgeoisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le journal La Tribune a &#233;crit en 20113 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t le 11 novembre 2013. L'occasion de penser, d&#233;j&#224;, au centenaire de la guerre de 1914-1918, qui fera l'objet de nombreuses c&#233;l&#233;brations et manifestations en 2014. Notre contributeur, l'historien Harold James, y ajoute un regard particulier, celui du lien entre la crise financi&#232;re de 1907 et la Premi&#232;re Guerre mondiale. Alors que cinq ans apr&#232;s la crise des subprimes aux &#201;tats-Unis, le monde est &#224; nouveau tent&#233; par le nationalisme face au pouvoir sans limite de la finance, le parall&#232;le est &#233;videmment tentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L' approche du 100e anniversaire du d&#233;but de la Premi&#232;re Guerre mondiale en 1914 fait r&#233;agir les dirigeants politiques et les commentateurs inquiets de la situation politique et &#233;conomique de la plan&#232;te. Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a m&#234;me d&#233;clar&#233; r&#233;cemment que la polarisation croissante entre le nord et le sud de l'Europe a fait reculer le continent d'un si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les le&#231;ons de 1914 ne portent pas seulement sur le danger des animosit&#233;s nationales. La Grande Guerre est un pr&#233;c&#233;dent fascinant quant &#224; la mani&#232;re dont la mondialisation financi&#232;re peut devenir l'&#233;quivalent d'une course aux armements qui menace l'ordre international. En 1907, une crise financi&#232;re majeure n&#233;e aux &#201;tats-Unis a affect&#233; le reste du monde et d&#233;montr&#233; la fragilit&#233; du syst&#232;me financier international. La r&#233;ponse &#224; la crise actuelle reproduit une dynamique similaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans Lombard Street, un livre de 1873 devenu un classique, Walter Bagehot, r&#233;dacteur en chef de l'hebdomadaire The Economist, d&#233;crivait la City de Londres comme &#171; la plus grande combinaison de puissance et de doigt&#233; &#233;conomique que le monde ait jamais vue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une id&#233;e popularis&#233;e en 1910 par l'&#233;crivain et parlementaire travailliste Norman Angell, futur Prix Nobel de la paix, l'interd&#233;pendance et la complexit&#233; des grandes &#233;conomies mondiales rendaient la guerre impossible. Mais on pourrait d&#233;fendre l'id&#233;e inverse : &#233;tant donn&#233; la fragilit&#233; de l'&#233;conomie mondiale, sa manipulation habile peut faciliter la victoire militaire d'une grande puissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les suites du crash de 1907 ont pouss&#233; la puissance h&#233;g&#233;monique de l'&#233;poque, la Grande-Bretagne, &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la fa&#231;on de mettre sa puissance financi&#232;re au service de sa capacit&#233; strat&#233;gique sur la sc&#232;ne internationale. Telle est la conclusion d'un livre important sorti r&#233;cemment, Planning Armageddon, de Nicholas Lambert, qui &#233;tudie la relation entre l'&#233;conomie britannique et la Premi&#232;re Guerre mondiale. Il y montre comment, dans le cadre d'un jeu strat&#233;gique de grande ampleur, la Grande-Bretagne a combin&#233; sur la sc&#232;ne internationale sa pr&#233;dominance militaire, notamment sur les mers, avec son leadership financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1905 et 1908, l'amiraut&#233; britannique avait esquiss&#233; le plan d'une gu&#233;rilla financi&#232;re et &#233;conomique contre la puissance montante en Europe, l'Allemagne. La gu&#233;rilla &#233;conomique, si elle avait &#233;t&#233; men&#233;e &#224; fond, aurait coul&#233; le syst&#232;me financier de l'Allemagne et l'aurait emp&#234;ch&#233; de s'engager dans un conflit militaire, quel qu'il soit. Quand les visionnaires de l'amiraut&#233; britannique ont &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; un rival sous la forme de l'Allemagne du Kaiser, ils ont compris comment le pouvoir pouvait prosp&#233;rer sur la fragilit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande-Bretagne d'avant 1914 avait anticip&#233; le partenariat public-priv&#233; qui lie aujourd'hui les g&#233;ants de la technologie comme Google, Apple ou Verizon aux services de renseignement am&#233;ricains. Les banques londoniennes garantissaient alors la plus grande partie du commerce mondial. Ces r&#233;seaux financiers fournissaient les informations qui ont permis au gouvernement britannique de d&#233;couvrir les vuln&#233;rabilit&#233;s strat&#233;giques cach&#233;es de l'alliance &#224; laquelle il faisait face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les rivaux de la Grande-Bretagne, la panique financi&#232;re de 1907 montrait la n&#233;cessit&#233; de mobiliser les puissances financi&#232;res elles-m&#234;mes. Les &#201;tats-Unis, de leur c&#244;t&#233;, reconnaissaient qu'il leur fallait une banque centrale analogue &#224; la Banque d'Angleterre. Les financiers am&#233;ricains &#233;taient persuad&#233;s que New York devait d&#233;velopper son propre syst&#232;me d'&#233;changes commerciaux pour traiter les lettres de change de la m&#234;me mani&#232;re que le march&#233; de Londres, et assurer leur mon&#233;tisation (ou acceptation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un personnage central a jou&#233; un r&#244;le essentiel pour parvenir au d&#233;veloppement d'un march&#233; am&#233;ricain des acceptations bancaires. Il s'agit d'un immigr&#233;, Paul Warburg, fr&#232;re cadet de Max Warburg, un banquier renomm&#233; de Hambourg qui &#233;tait le conseiller personnel du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fr&#232;res Warburg, Max et Paul, constituaient un tandem transatlantique qui poussait &#233;nergiquement &#224; la cr&#233;ation d'institutions germano-am&#233;ricaines comme alternative au monopole industriel et financier de la Grande-Bretagne. Ils &#233;taient convaincus que l'Allemagne et les &#201;tats-Unis &#233;taient des puissances montantes, tandis que la Grande-Bretagne &#233;tait sur le d&#233;clin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et maintenant, la crise ou la guerre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit r&#233;appara&#238;tre aujourd'hui certaines caract&#233;ristiques de la situation financi&#232;re d'avant 1914. Apr&#232;s la crise financi&#232;re de 2008, les institutions financi&#232;res semblaient &#234;tre &#224; la fois des armes de destruction massive sur le plan &#233;conomique et les instruments potentiels de la mise en oeuvre de la puissance nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la gestion de la crise de 2008, la d&#233;pendance des banques &#233;trang&#232;res &#224; l'&#233;gard du dollar &#233;tait une faiblesse majeure qui a n&#233;cessit&#233; d'importantes &#171; swap lines &#187; de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale. Y rem&#233;dier n&#233;cessite la renationalisation des banques et la s&#233;paration des activit&#233;s des grandes institutions financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les banquiers europ&#233;ens et pour quelques gouvernements, le r&#233;examen par les &#201;tats-Unis du fonctionnement des filiales des banques &#233;trang&#232;res chez eux souligne cet imp&#233;ratif. Ils consid&#232;rent qu'il s'agit d'un nouveau type de protectionnisme et menacent d'exercer des repr&#233;sailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;opolitique intervient &#233;galement ailleurs dans les pratiques bancaires. Les banques russes essayent d'acqu&#233;rir des actifs en Europe centrale et en Europe de l'Est. Les banques europ&#233;ennes jouent un r&#244;le bien moins important dans le financement du commerce international asiatique. Les banques chinoises sont pouss&#233;es &#224; &#233;tendre leur activit&#233; au commerce international. De nombreux pays envisagent de recourir au protectionnisme financier pour accro&#238;tre leur influence politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette logique, l'&#233;tape suivante consiste &#224; envisager la mani&#232;re de mettre la puissance financi&#232;re au service de l'int&#233;r&#234;t national en cas de conflit diplomatique. On recourt entre autres &#224; des sanctions (pas tr&#232;s efficaces) pour faire pression sur des &#201;tats voyous, comme l'Iran ou la Cor&#233;e du Nord. Mais la pression financi&#232;re peut &#234;tre beaucoup plus forte si elle s'applique &#224; des pays tr&#232;s impliqu&#233;s dans l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1907, apr&#232;s une crise financi&#232;re marquante qui a failli entra&#238;ner un effondrement complet du syst&#232;me, plusieurs pays ont commenc&#233; &#224; penser la finance avant tout comme un instrument du pouvoir brut qui peut et doit &#234;tre mis au service de l'int&#233;r&#234;t national. Ce genre d'id&#233;e a conduit &#224; la guerre de 1914. Un si&#232;cle plus tard, en 2007-2008, le monde a subi un choc financier encore plus important qui a enflamm&#233; les passions nationalistes. Les strat&#233;gies destructrices ne sont peut-&#234;tre pas loin derri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=Crise+du+capitalisme+et+guerre+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques infos &#233;tonnantes du Canard Encha&#238;n&#233;</title>
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		<dc:date>2020-01-06T23:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



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&lt;p&gt;Quelques infos &#233;tonnantes du Canard Encha&#238;n&#233; du 18 d&#233;cembre 2019 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'oseille se tire&#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les banques centrales se grattent la t&#234;te : plus elles impriment de billets, plus ils disparaissent on ne sait o&#249; selon une enqu&#234;te du &#171; Wall Street Journal &#187;. Le quotidien note ainsi que plus de la moiti&#233; des mille sept cent milliards de dollars imprim&#233;s par la r&#233;serve f&#233;d&#233;rale se trouvent aujourd'hui dans des endroits ind&#233;termin&#233;s, hors des Etats-Unis&#8230; La Banque centrale europ&#233;enne a bien essay&#233; d'y (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques infos &#233;tonnantes du Canard Encha&#238;n&#233; du 18 d&#233;cembre 2019&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'oseille se tire&#8230;.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les banques centrales se grattent la t&#234;te : plus elles impriment de billets, plus ils disparaissent on ne sait o&#249; selon une enqu&#234;te du &#171; Wall Street Journal &#187;. Le quotidien note ainsi que plus de la moiti&#233; des mille sept cent milliards de dollars imprim&#233;s par la r&#233;serve f&#233;d&#233;rale se trouvent aujourd'hui dans des endroits ind&#233;termin&#233;s, hors des Etats-Unis&#8230; La Banque centrale europ&#233;enne a bien essay&#233; d'y voir plus clair&#8230; &#171; L'argent se trouve forc&#233;ment quelque part &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Monsieur Plus &#187; des retraites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;conomiste Thomas Piketty (qui par ailleurs d&#233;nonce la r&#233;forme des retraites)&#8230; a pr&#233;fac&#233; et encens&#233; la th&#232;se de son &#233;l&#232;ve Antoine Bozio, qui pr&#233;conise l'instauration d'une retraite par points. Celui-l&#224; m&#234;me qui a inspir&#233; la retraite Macron&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;forme audiovisuelle cachait un coup de K&#228;rcher&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et de trois. Apr&#232;s le plan social de France T&#233;l&#233;visions et le plan de d&#233;parts de Radio France, place &#224; la charrette de France M&#233;dias Monde ! Les salari&#233;s de l'audiovisuel ext&#233;rieur &#8211; France 24, RFI et Radio Monte Carlo Doualiya &#8211; ont eu la joie de l'apprendre la semaine derni&#232;re : &#231;a y est, c'est leur tour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M et R rajoute : un petit message. Ne croyez pas que cette attaque d'ensemble a suscit&#233; une riposte globale de la part des syndicats, qui n'aiment pas m&#233;langer les corporations, les services, les entreprises priv&#233;s, publiques et semi publiques et surtout unir les exploit&#233;s !!! Fin du message de M et R&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le RIO ne r&#233;pond plus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'amendement d&#233;ga&#238;n&#233; le 17 d&#233;cembre par le s&#233;nateur LR Jean-Pierre Grand visant &#224; interdire la diffusion de toute image non flout&#233;e a-t-il une chance d'&#234;tre vot&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fait la joie des syndicats de flics, dont le premier d'entre eux, qui l'a fortement inspir&#233;. Et flatte la tendance au camouflage gagnant les forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le papier, pourtant, ce n'est pas l'id&#233;e. En cas de bavure &#8211; au cours de la r&#233;pression d'une manif, par exemple -, le bon r&#233;flexe, pour la victime ou les t&#233;moins, est de relever le R&#233;f&#233;rentiel des identit&#233;s et de l'organisation (RIO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me : le RIO ne r&#233;pond que tr&#232;s rarement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matricule de sept chiffres , obligatoire depuis le 1er janvier 2014, permet d'identifier le flic cogneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf qu'il est rarement visible sur les tenues des forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des CRS affirment que, une fois enfil&#233; leur barda de Robocop, il dispara&#238;t. Idem pour les brigades de r&#233;pression de l'action violente. (Brav), sp&#233;cialement cr&#233;&#233;es par le pr&#233;fet de police de Paris pour soigner les gilets jaunes. En civil, souvent coiff&#233;s d'un casque int&#233;gral, ses membres &#171; oublient &#187; d'afficher leur RIO sur le brasard &#171; Police &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, pourtant, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Int&#233;rieur, avait pr&#233;venu la troupe par &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La dissimulation volontaire du num&#233;ro Rio, en contravention avec la r&#232;gle, nourrit l'id&#233;e que certains redoutent d'&#234;tre identifi&#233;s parce qu'ils agiraient de mani&#232;re inappropri&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentaire de M et R : il se m&#233;fie des d&#233;rives violentes des flics, le chef principal de ceux-ci !!!&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Vatican taxe les pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Saint Si&#232;ge ferait-il de la publicit&#233; mensong&#232;re ? La question se pose pour le &#171; denier de Saint Pierre &#187;, cette qu&#234;te faite aupr&#232;s des fid&#232;les du monde entier pour soutenir &#8211; dixit le site du Vatican &#8211; &#171; les initiatives de charit&#233; de l'&#233;v&#234;que de Rome (le pape) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, seulement dix pourcent des fonds vont aux pauvres. Les deux tiers des sommes r&#233;colt&#233;es sont absorb&#233;es par le fonctionnement du Saint-Si&#232;ge, et le quart restant est investi dans l'immobilier de grand luxe&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La crise &#233;conomique en Chine peut-elle faire plonger l'&#233;conomie mondiale ?</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article4715</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article4715</guid>
		<dc:date>2017-12-21T23:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Chine China</dc:subject>
		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique en Chine peut-elle faire plonger l'&#233;conomie mondiale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La dette des entreprises chinoises explose &lt;br class='autobr' /&gt;
Le conglom&#233;rat chinois HNA Group, dont les investissements vont du secteur a&#233;rien aux banques en passant par l'immobilier, est confront&#233; &#224; des &#233;ch&#233;ances de remboursement qui alimentent les inqui&#233;tudes sur son endettement apr&#232;s 50 milliards de dollars (49,4 milliards de francs) d'acquisitions ces deux derni&#232;res ann&#233;es, d'autant que son mode de fonctionnement est jug&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chine China&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La crise &#233;conomique en Chine peut-elle faire plonger l'&#233;conomie mondiale ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/monde/chine/030994190433-dette-en-chine-le-signal-dalarme-du-fmi-2136561.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dette des entreprises chinoises explose&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tdg.ch/economie/hna-bradera-actifs-aveuglette/story/29955692&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le conglom&#233;rat chinois HNA Group, dont les investissements vont du secteur a&#233;rien aux banques en passant par l'immobilier, est confront&#233; &#224; des &#233;ch&#233;ances de remboursement qui alimentent les inqui&#233;tudes sur son endettement apr&#232;s 50 milliards de dollars (49,4 milliards de francs) d'acquisitions ces deux derni&#232;res ann&#233;es, d'autant que son mode de fonctionnement est jug&#233; opaque.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Chine-l-inflation-ralentit-en-novembre-les-prix-a-la-production-s-essoufflent--25643143/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chine : les prix &#224; la production s'essoufflent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://new.acdefi.com/index.php/2017/12/08/un-monde-de-bulles/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le probl&#232;me est que, depuis une vingtaine d'ann&#233;es, la contribution de la Chine &#224; la croissance mondiale oscille entre 30 et 50 %. D&#232;s lors, si la locomotive de la plan&#232;te freine, l'ensemble du train ne peut que suivre. Et ce d'autant qu'il n'existe pas d'alternative cr&#233;dible.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173911-le-politique-menace-la-croissance-durable-de-la-chine-2115800.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'immobilier, le charbon, l'acier, les panneaux solaires voient se multiplier les stocks d'invendus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.a-lire.info/chinemenace.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La conqu&#234;te du monde a ses limites&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tdg.ch/economie/chine-danger-economie-mondiale/story/16561815&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De la sid&#233;rurgie au ciment, en passant par l'aluminium, de nombreux secteurs de l'industrie lourde sont plomb&#233;s par des exc&#233;dents de capacit&#233;s, apr&#232;s avoir multipli&#233; les investissements&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lepoint.fr/economie/la-chine-fait-planer-une-menace-sur-l-economie-mondiale-07-01-2016-2007912_28.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La perspective d'un atterrissage brutal de l'&#233;conomie chinoise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Moodys-menace-diminuer-encore-note-chinoise-2017-05-26-1200850310&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dette explose pendant que la croissance ralentit&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/face-aux-ingerences-la-chine-accroit-son-budget-militaire-04-03-2017-6731982.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Chine accro&#238;t son budget militaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/l-economie-chinoise-intoxiquee-au-credit_1960899.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;conomie chinoise intoxiqu&#233;e au cr&#233;dit&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.atlantico.fr/decryptage/relance-qui-tue-comment-chine-perverti-keynesianisme-et-risque-entrainer-monde-dans-prochaine-grande-crise-financiere-et-3122365.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment la Chine, depuis la grande r&#233;cession de 2008, a men&#233; une politique d'investissement dans les entreprises chinoises en incitant les banques nationales &#224; accorder d'avantage de pr&#234;ts et comment nombre de ces entreprises n'arrivent plus, aujourd'hui, &#224; rembourser leur cr&#233;dit.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.capital.fr/entreprises-marches/chine-ralentissement-de-la-croissance-economique-attendu-au-2e-trimestre-1237070&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les experts s'interrogent sur l'ampleur de la bulle du cr&#233;dit, susceptible de d&#233;clencher une crise financi&#232;re aux implications mondiales.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.capital.fr/entreprises-marches/chine-la-croissance-a-un-plus-bas-de-26-ans-la-crise-financiere-guette-1201127&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La croissance chinoise, tomb&#233;e &#224; un plancher de 26 ans, l'explosion de la dette est une bombe &#224; retardement.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_la-dette-chinoise-pourrait-elle-creer-une-crise-financiere-mondiale?id=9744676&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La dette chinoise pourrait-elle cr&#233;er une crise financi&#232;re mondiale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-chine-peut-elle-entrainer-le-monde-dans-une-nouvelle-crise-economique_1707823.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Chine peut-elle entra&#238;ner le monde dans une nouvelle crise &#233;conomique ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rtl.fr/actu/international/la-prochaine-crise-financiere-viendra-de-chine-7784921864&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La prochaine crise financi&#232;re viendra de Chine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.theguardian.com/world/2017/dec/07/china-debt-levels-stability-risk-imf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;China's debt levels pose stability risk, says IMF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-11-21/china-s-debt-surge-may-increase-risk-of-financial-crisis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;China's Debt Surge May Increase Risk of Financial Crisis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.equities.com/news/why-china-is-getting-people-worrying-again&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Why China is Getting People Worrying Again&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsj.com/articles/chinese-banks-face-potential-capital-shortfall-imf-says-1512608401&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chinese Banks Face Potential Capital Shortfall&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La presse face &#224; la crise mondiale de 2007-2008</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article4389</link>
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		<dc:date>2017-03-10T00:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La n&#233;gation de la r&#233;alit&#233; !Le 08/08/2007, Le Parisien titrait : &#171; Les banques fran&#231;aises peu menac&#233;es &#187; !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17/08/2007, Le Parisien titrait : &#171; Nous demandons au gouvernement de s'expliquer &#187; !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17/08/2007, Lib&#233;ration titrait : &#171; Un manque de clairvoyance, un d&#233;faut de transparence et un effet de contagion &#187;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17/08/2007, l'AFP &#233;crivait : &#171; Secou&#233;e par les &#171; subprimes &#187;, la bourse de Paris peut esp&#233;rer un rebond &#187;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17/08/2007, le Financial Times titrait : &#171; Pour l'instant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_14402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/crise-2008.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/crise-2008.jpg' width=&#034;826&#034; height=&#034;459&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/unit-17-header.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/unit-17-header.jpg' width=&#034;809&#034; height=&#034;587&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/financial-crisis-750x450.jpg' width=&#034;750&#034; height=&#034;450&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14433 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/441581.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/441581.jpg' width=&#034;3066&#034; height=&#034;2045&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/441580.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/441580.jpg' width=&#034;2845&#034; height=&#034;2395&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/png/show.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/png/show.png' width=&#034;642&#034; height=&#034;891&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14399 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/2382159-economiccrisis.jpg' width=&#034;424&#034; height=&#034;283&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14398 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/1525973666.jpg' width=&#034;350&#034; height=&#034;220&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14397 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/creditcrunch-tl.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/creditcrunch-tl.jpg' width=&#034;1557&#034; height=&#034;2000&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/OB-YX856_wsj091_G_20130916145022.jpg' width=&#034;553&#034; height=&#034;369&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_14426 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2497-8994e.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;497&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/imagesfj.jpg' width=&#034;181&#034; height=&#034;279&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/imagesgh-2.jpg' width=&#034;190&#034; height=&#034;265&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/563205.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/563205.jpg' width=&#034;700&#034; height=&#034;946&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/images-90.jpg' width=&#034;216&#034; height=&#034;233&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/OB-YY778_091820_G_20130918185247.jpg' width=&#034;553&#034; height=&#034;369&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/WaPo_-_Front_Page_Sept-_18_2008_.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;329&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2514-1e140.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;359&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2516-8620b.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;356&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7813 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2523.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2523.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;613&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7789 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2501.jpg' width=&#034;300&#034; height=&#034;170&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;gation de la r&#233;alit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7790 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2502.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;275&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 08/08/2007, Le Parisien titrait : &#171; Les banques fran&#231;aises peu menac&#233;es &#187; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17/08/2007, Le Parisien titrait : &#171; Nous demandons au gouvernement de s'expliquer &#187; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17/08/2007, Lib&#233;ration titrait : &#171; Un manque de clairvoyance, un d&#233;faut de transparence et un effet de contagion &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17/08/2007, l'AFP &#233;crivait : &#171; Secou&#233;e par les &#171; subprimes &#187;, la bourse de Paris peut esp&#233;rer un rebond &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17/08/2007, le Financial Times titrait : &#171; Pour l'instant le verdict sur l'issue de la crise est encore incertain &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17/08/2007, The Times &#233;crivait : &#171; R&#233;action surprenante des march&#233;s &#187; - &#171; march&#233;s effray&#233;s &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis encore Lib&#233;ration : &#171; Machine folle &#187; - &#171; des montagnes de dettes qui fragilisent tout l'&#233;difice &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rue 89, dans un article titre &#171; Crise financi&#232;re : pas de panique ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mediapart titre : &#171; L'Irak = Crise des subprimes ? Oui ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bakchich titre : &#171; Crise des subprimes : ATTAC contre-attaque &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matierevolution titre : &#171; Le syst&#232;me capitaliste a hypoth&#233;qu&#233; son avenir - Le n&#244;tre ne doit pas rester accroch&#233; &#224; ce Titanic &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La presse face &#224; la crise mondiale de 2007-2008&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_7814 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2524.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2524.jpg' width=&#034;3648&#034; height=&#034;2736&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7815 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2525.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2525.jpg' width=&#034;3648&#034; height=&#034;2736&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7816 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2526.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2526.jpg' width=&#034;3648&#034; height=&#034;2736&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7817 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2527.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2527.jpg' width=&#034;3648&#034; height=&#034;2736&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/16/la-crise-financiere-en-questions_1095762_3234.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/09/08/2012/lesechos.fr/0202210482093_9-aout-2007--debut-d-une-crise-mondiale-toujours-pas-resolue.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Echos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20090911trib000420919/chronologie-trois-annees-de-crise-financiere.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Tribune&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/explicateur/2015/09/03/29004-20150903ARTFIG00126-la-crise-des-subprimes-en-quatre-questions.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/futurs/2008/04/21/milliardaire-grace-a-la-crise-des-subprimes_70079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3497&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encore Les Echos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3315&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encore Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve924&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encore Le Figaro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000041-crise-financiere-2007-2008-les-raisons-du-desordre-mondial/les-facteurs-a-l-origine-de-la-crise-des-subprimes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Documentation Fran&#231;aise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/apres-un-an-de-crise-financiere-les-banques-menacees-par-la-conjoncture-03-08-2008-117810.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Parisien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/16/la-crise-financiere-en-questions_1095762_3234.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=Ex6eDQAAQBAJ&amp;pg=PT62&amp;lpg=PT62&amp;dq=la+presse+pendant+la+crise+2007-2008&amp;source=bl&amp;ots=otKYKfnG82&amp;sig=G4Uh_9_fhTV9lO2RXHft83NvEmY&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwi25vrxmsHSAhVHL8AKHciTApU4ChDoAQgpMAE#v=onepage&amp;q=la%20presse%20pendant%20la%20crise%202007-2008&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Journal de la crise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La crise en quelques courbes :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#233;conomie est tomb&#233;e d'une falaise. ( &#8230;) Je n'ai jamais vu un tel niveau de peur auparavant &#187; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le milliardaire am&#233;ricain Warren Buffet &#224; cha&#238;ne am&#233;ricaine CNBC lundi 9-03-2009, parlant de &#171; Pearl Harbour &#233;conomique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2528.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7820 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2529.jpg' width=&#034;293&#034; height=&#034;353&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2530.jpg' width=&#034;448&#034; height=&#034;306&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2498.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;206&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7782 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2494.jpg' width=&#034;195&#034; height=&#034;259&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2499.jpg' width=&#034;427&#034; height=&#034;361&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2500.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;336&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les unes de la presse :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_7784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2496.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2496.jpg' width=&#034;900&#034; height=&#034;1156&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7785 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2497.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2497.jpg' width=&#034;1060&#034; height=&#034;1054&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7791 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2503.jpg' width=&#034;189&#034; height=&#034;267&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7783 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2495.jpg' width=&#034;218&#034; height=&#034;218&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7792 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH364/-2504-3540f.jpg?1790135114' width='400' height='364' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7793 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH372/-2505-d6500.jpg?1790135114' width='400' height='372' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7794 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH373/-2506-3360c.jpg?1790135114' width='400' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7795 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH364/-2507-a6798.jpg?1790135114' width='400' height='364' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7796 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH396/-2508-a6c67.jpg?1790135114' width='400' height='396' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7797 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH362/-2509-04d32.jpg?1790135114' width='400' height='362' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7798 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH352/-2510-85b9c.jpg?1790135114' width='400' height='352' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7799 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH391/-2511-0bf3c.jpg?1790135114' width='400' height='391' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7800 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH364/-2512-16579.jpg?1790135114' width='400' height='364' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7801 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH369/-2513-e3615.jpg?1790135114' width='400' height='369' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7802 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH359/-2514-1e140.jpg?1790135114' width='400' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7803 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH334/-2515-ad6a6.jpg?1790135114' width='400' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7805 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH356/-2516-8620b.jpg?1790135114' width='400' height='356' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7806 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH329/-2517-e75c7.jpg?1790135114' width='400' height='329' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7807 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH370/-2518-fa1ba.jpg?1790135114' width='400' height='370' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7808 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH390/-2519-6b024.jpg?1790135114' width='400' height='390' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7809 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH370/-2520-93fbe.jpg?1790135114' width='400' height='370' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7810 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L400xH320/-2521-d9cc4.jpg?1790135114' width='400' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7811 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2522.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH800/-2522-f3b4d.jpg?1790135114' width='500' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En 2020, la presse va vite &#034;oublier&#034; que l'effondrement fondamental n'a pas pour nom coronavirus mais totale inefficacit&#233; des mesures prises en 2008 qui consistaient &#224; inoculer sur les march&#233;s des milliers de milliards alors que le fondement m&#234;me de la chute du capitalisme est le gouffre entre la masse trop grande des capitaux et l'offre d'investissements productifs rentables pour le grand capital, entra&#238;nant un foss&#233; croissant entre profit global et investissement !&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise syst&#233;mique : &#171; S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de probl&#232;me &#187; </title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article4284</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article4284</guid>
		<dc:date>2016-12-11T00:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de probl&#232;me &#187; disent les &#233;conomistes du Capital, imitant ainsi les shadoks, en affirmant que le capitalisme ne peut pas avoir de fin par lui-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Husson : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne crois pas &#224; l'effondrement du capitalisme. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Source &lt;br class='autobr' /&gt;
Michael Mann : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne crois pas beaucoup aux th&#233;ories qui d&#233;crivent une crise terminale du capitalisme. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Source &lt;br class='autobr' /&gt; Edwin Mootoosamy : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne crois pas au &#8220;grand soir&#8221;, au renversement brutal du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;27 - COMMENTAIRES DE PRESSE&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_7120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/-2004.jpg' width=&#034;393&#034; height=&#034;572&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de probl&#232;me &#187; disent les &#233;conomistes du Capital, imitant ainsi les shadoks, en affirmant que le capitalisme ne peut pas avoir de fin par lui-m&#234;me.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Michel Husson :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne crois pas &#224; l'effondrement du capitalisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hussonet.free.fr/mhmpart.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Mann :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne crois pas beaucoup aux th&#233;ories qui d&#233;crivent une crise terminale du capitalisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=PUQPDAAAQBAJ&amp;pg=PT74&amp;lpg=PT74&amp;dq=je+ne+crois+pas+%C3%A0+la+fin+du+capitalisme&amp;source=bl&amp;ots=8PHdnsWgU4&amp;sig=--4M1oWjlWOjO6DBnoKgPxLNwC0&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiP7IbtlODQAhXqDMAKHb-HB3wQ6AEIODAE#v=onepage&amp;q=je%20ne%20crois%20pas%20%C3%A0%20la%20fin%20du%20capitalisme&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Edwin Mootoosamy :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne crois pas au &#8220;grand soir&#8221;, au renversement brutal du capitalisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://magazine.ouishare.net/fr/2016/04/la-crise-du-capitalisme-nen-est-pas-une/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wikistrike est dans le doute :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.wikistrike.com/article-le-capitalisme-prend-fin-nous-dit-immanuel-wallerstein-85999561.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe Bellec :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e de la disparition du capitalisme est ancienne dans les mouvements de gauche et d'extr&#234;me gauche. Cette &#187; vieille lune &#187; reprend aujourd'hui de l'actualit&#233;, mais de mani&#232;re compl&#232;tement diff&#233;rente, car elle se situe dans un tout autre cadre que celui d&#233;fini au d&#233;part par les marxistes. Leur hypoth&#232;se &#233;tait que ce syst&#232;me s'effondrerait de lui-m&#234;me, en proie &#224; ses propres contradictions et par les in&#233;galit&#233;s qu'il g&#233;n&#232;re. En fait, le capitalisme va s'autod&#233;truire pour des raisons qui ne sont pas, &#224; la base, de nature sociale, mais plut&#244;t de nature physique, mat&#233;rielle, ainsi que par rapport &#224; la &#187; fin &#187; du travail. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lecerclegramsci.com/2016/02/02/fin-du-capitalisme-decroissance-et-alternatives-concretes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Collin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le cauchemar de Marx. Le capitalisme est-il une histoire sans fin ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.alternatives-economiques.fr/le-cauchemar-de-marx--le-capitalisme-est-il-une-histoire-sans-fin-par-denis-collin_fr_art_831_42655.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc Ferry :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La th&#232;se de la fin du capitalisme est une imposture intellectuelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe1.fr/emissions/l-interview/ferry-la-these-de-la-fin-du-capitalisme-est-une-imposture-intellectuelle-2715403&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vladimir Vodarevski :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La derni&#232;re crise financi&#232;re, appel&#233;e aussi crise des subprime, a &#233;t&#233; vue comme une revanche &#224; prendre par les anti-lib&#233;raux. Ils d&#233;noncent le capitalisme comme responsable de cette crise. Cependant, les politiques keyn&#233;siennes mises en place pour relancer l'&#233;conomie se sont vite heurt&#233;e au plafond de la dette. Les th&#233;ories anti-lib&#233;rales se heurtent donc &#224; nouveau &#224; la r&#233;alit&#233;. Peu d'entre elle pr&#244;ne une nationalisation de l'&#233;conomie, ce syst&#232;me ayant conduit &#224; une catastrophe. N&#233;anmoins, les id&#233;es dirigistes ont repris de la vigueur. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://economie-analyses-actualites-opinions.over-blog.com/article-la-fin-du-capitalisme-selon-schumpeter-72645875.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anton Pannekoek :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e que le capitalisme se trouvait dans une crise d&#233;finitive, dans sa crise mortelle, domina les premi&#232;res ann&#233;es qui suivirent la r&#233;volution russe. Lorsque le mouvement r&#233;volutionnaire des travailleurs se mit &#224; refluer en Europe occidentale, la Troisi&#232;me Internationale abandonna cette th&#233;orie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/pannekoek/works/1934/00/pannekoek_19340001.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Gheude :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; No alternative. Le mot de Thatcher est devenu programmatique. Depuis les ann&#233;es 80 et la fin de la guerre froide, le capitalisme semble le seul mod&#232;le &#233;conomique possible. Mais la crise qui secoue l'&#233;conomie mondiale depuis 2008 suscite in&#233;vitablement la question : le capitalisme, au contraire, n'a-t-il pas atteint ses limites ? Ne sommes-nous pas &#224; la veille d'un changement de paradigme ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agirparlaculture.be/index.php/politique/328-le-capitalisme-a-t-il-une-fin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youness Bousenna :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Marx avait tort, le capitalisme n'est pas mort. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://philitt.fr/2015/05/15/marx-avait-tort-le-capitalisme-nest-pas-mort/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Echos :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le capitalisme n'est pas mort. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lesechos.fr/12/12/2011/LesEchos/21077-071-ECH_le-capitalisme-n-est-pas-mort.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Figaro :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le capitalisme n'est pas mort ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/25/01006-20090425ARTFIG00226--le-capitalisme-n-est-pas-mort-.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Tribune :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le capitalisme n'est pas mort. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lapresse.ca/la-tribune/opinions/200810/06/01-26931-le-capitalisme-nest-pas-mort.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Slavoj Zizek :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y a 30 ans ou 40 ans, nous avions l'habitude de d&#233;batre pour savoir comment serait le futur : Communiste, fasciste, capitaliste. Aujourd'hui, personne n'en parle. Nous acceptons tous silencieusement le capitalisme global. Mais d'un autre cot&#233;, nous sommes obs&#233;d&#233;s par les catastrophes apocalyptiques. Le monde entier annihil&#233; par des virus, ast&#233;ro&#239;des etc. Donc le paradoxe est qu'il est bien plus facile d'imaginer la fin de toute vie sur Terre plut&#244;t que de modestes changements dans la societ&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://the-flares.com/fin-du-monde-pas-du-capitalisme/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Immanuel Wallerstein :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La crise la plus r&#233;cente similaire &#224; celle d'aujourd'hui est l'effondrement du syst&#232;me f&#233;odal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe si&#232;cle, et son remplacement par le syst&#232;me capitaliste. Cette p&#233;riode, qui culmine avec les guerres de religion, voit s'effondrer l'emprise des autorit&#233;s royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communaut&#233;s paysannes et sur les villes. C'est l&#224; que se construisent, par t&#226;tonnements successifs et de fa&#231;on inconsciente, des solutions inattendues dont le succ&#232;s finira par &#034;faire syst&#232;me&#034; en s'&#233;tendant peu &#224; peu, sous la forme du capitalisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/12/16/le-capitalisme-touche-a-sa-fin_1105714_1101386.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Non, le capitalisme n'est pas immortel ! Il a eu un d&#233;but et peut tr&#232;s bien avoir une fin, sous sa forme n&#233;ocapitaliste tout au moins. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marianne.net/Vers-la-chute-du-capitalisme_a242985.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=fin+capitalisme+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le point de vue de Mati&#232;re et R&#233;volution sur la fin du capitalisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3017&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Capitalisme : la fin. Point &#224; la ligne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1976&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Crise ou mort du capitalisme ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=capitalisme+effondrement+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'effondrement du capitalisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=capitalisme+mort+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=chute+des+civilisations+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur la chute des civilisations&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dans la presse, un d&#233;bat sur la r&#233;volution</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article3677</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article3677</guid>
		<dc:date>2015-07-06T23:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la presse : Un d&#233;bat sur la r&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?cof=GALT%3A%23a00000%3BGL%3A0%3BAH%3Acenter%3BLH%3A250%3BL%3Ahttp%3A%2F%2Fsearch.marxists.org%2Fadmin%2Fsearch%2Fsearch.jpg%3BLW%3A400%3BAWFID%3A98b2606990956b52%3B&amp;domains=www.marxists.org&amp;sitesearch=www.marxists.org&amp;as_sitesearch=www.marxists.org%2Ffrancais%2Fengels%2F&amp;hl=en&amp;ie=8859-1&amp;oe=8859-1&amp;as_occt=body&amp;num=30&amp;btnG=Rechercher+!&amp;as_epq=&amp;as_oq=presse&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laviedesidees.fr/Les-journalistes-face-aux.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et, plus dans l'actualit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/11/egypte-revolution-et-luttes-sociales_1830161_3232.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ou encore...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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