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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Trous noirs et dialectique de l'expansion et de la contraction de la mati&#232;re</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article8621</link>
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		<dc:date>2026-02-20T23:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Contradiction</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un trou noir et quel est son importance pour comprendre la r&#233;partition de la mati&#232;re dans l'Univers ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, la r&#233;partition de la mati&#232;re dans l'Univers pose une question cruciale : comment se fait-il qu'il y ait d'une part d'immenses zones en forme de bulles dans lesquelles la mati&#232;re &#224; une densit&#233; infime et qui n'ont cess&#233; de s'agrandir et d'autre part des zones de mati&#232;re assez dense (par exemple les &#233;toiles et galaxies) et m&#234;me des zones o&#249; la densit&#233; est &#233;norme et dont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt; Introduction &#224; la dialectique de la nature&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot315" rel="tag"&gt;Contradiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un trou noir et quel est son importance pour comprendre la r&#233;partition de la mati&#232;re dans l'Univers ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oui, la r&#233;partition de la mati&#232;re dans l'Univers pose une question cruciale : comment se fait-il qu'il y ait d'une part d'immenses zones en forme de bulles dans lesquelles la mati&#232;re &#224; une densit&#233; infime et qui n'ont cess&#233; de s'agrandir et d'autre part des zones de mati&#232;re assez dense (par exemple les &#233;toiles et galaxies) et m&#234;me des zones o&#249; la densit&#233; est &#233;norme et dont certaines ne cessent de croitre en quantit&#233; de mati&#232;re et qu'on appelle des &#171; trous noirs &#187;. Le terme ne signifie nullement qu'ils soient vides de mati&#232;re (et de lumi&#232;re), bien au contraire, mais ils sont ultra-concentr&#233;s et, du coup, leur gravitation est si forte qu'elle ne laisse pas la lumi&#232;re sortir (d'o&#249; le terme &#171; noir &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;toiles et galaxies ne retiennent pas la lumi&#232;re et leur &#233;mission d'&#233;nergie est ce qui stabilise la structure mat&#233;rielle, en &#233;quilibre dynamique entre attraction gravitationnelle et expansion de l'&#233;nergie rayonn&#233;e. Ce rayonnement stellaire combat l'effondrement gravitationnel. Jusqu'au moment o&#249; l'&#233;nergie rayonn&#233;e n'est plus suffisante et que l'&#233;toile &#171; meurt &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux forces, expansion et contraction, l'une centrifuge et l'autre centrip&#232;te, qui se combattent sans cesse, m&#234;me si elles s'&#233;quilibrent dynamiquement pendant des dur&#233;es consid&#233;rables se retrouvent partout &#224; toutes les &#233;chelles de l'Univers, de la plus grande &#224; la plus petite. Elle existe aux fondements quantiques de la mati&#232;re puisque ce que l'on appelle &#171; la particule &#233;l&#233;mentaire &#187; est &#224; la fois &#233;tendue dans l'espace (le &#171; nuage de probabilit&#233; de pr&#233;sence &#187;) et ponctuelle (la particule de masse qui est dite &#171; r&#233;elle &#187;). On l'a appel&#233;e la compl&#233;mentarit&#233; entre onde et corpuscule et par laquelle une onde est toujours reli&#233;e &#224; un corpuscule et inversement alors que les caract&#233;ristiques d'une onde et d'un corpuscule apparaissent compl&#232;tement oppos&#233;s. Ils le sont mais pas diam&#233;tralement : de mani&#232;re dialectique. Le caract&#232;re expansif de l'&#233;nergie et le caract&#232;re contractant de la gravitation (la masse se concentre) sont l&#224; d&#232;s la toute petite &#233;chelle et nous les rencontrons aux plus grandes &#233;chelles de l'Univers (bulles de vide de amas d'amas de galaxies).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction dialectique (deux forces oppos&#233;es qui ne peuvent pas &#234;tre s&#233;par&#233;es, ni l'une d'entre elles supprim&#233;e, et qui se combattent sans cesse, produisant des sauts qualitatifs, des changements brutaux de structures) est impossible &#224; effacer. C'est un des points qui a rendu la physique quantique aussi renversante pour tous ceux qui ne connaissent pas la dialectique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut remarquer que le m&#234;me type de ph&#233;nom&#232;ne, une force expansive combattant la contraction gravitationnelle, se produit aussi dans les structures mat&#233;rielles plus grandes que la particule. Ainsi, l'atome ne s'effondre pas sur lui-m&#234;me, la mol&#233;cule non plus et deux mol&#233;cules li&#233;es entre elles ne s'&#233;crasent pas l'une sur l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a partout des forces expansives qui combattent la contraction de la mati&#232;re. A petite distance, deux particules, deux atomes de toutes tailles, se repoussent, m&#234;me quand ils s'attirent &#224; plus grande distance. On dit que la mati&#232;re atomique et mol&#233;culaire ne s'effondre pas gravitationnellement. Le caract&#232;re contractif de la masse se voit oppos&#233; le caract&#232;re expansif de l'&#233;nergie. Et toute mati&#232;re comme toute lumi&#232;re est une dialectique expansion/contraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cet &#233;quilibre n'est pas &#233;ternel et, d&#232;s qu'il n'est plus r&#233;alis&#233;, la structure change brutalement et se transforme dans une autre qui est un nouvel affrontement dialectique mais sur ces bases nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui se produit avec l'&#233;toile qui meurt. D&#232;s que l'&#233;nergie nucl&#233;aire produite par l'&#233;toile n'est plus suffisante pour compenser l'effondrement gravitationnel, la masse de l'&#233;toile se contracte brutalement et elle se transforme soit en naine blanche, soit en &#233;toile &#224; neutrons soit en trou noir, ce dernier n'ayant lieu que pour des &#233;toiles de masse importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_gravitationnel&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_gravitationnel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de ce ph&#233;nom&#232;ne (appel&#233;e &#171; rayon de Schwarzschild &#187;) est ancienne (elle date de 1915) et ce n'est pas une d&#233;couverte renversante pour la Physique th&#233;orique, contrairement aux probl&#232;mes pos&#233;s par la &#171; mati&#232;re noire &#187; et l'&#171; &#233;nergie noire &#187;. C'est m&#234;me une confirmation de ce que pr&#233;voyait la th&#233;orie de la relativit&#233; d'Einstein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_de_Schwarzschild&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_de_Schwarzschild&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trou noir d&#233;crit quoi ? Un &#233;tat de la mati&#232;re ? Un &#233;tat de l'espace-temps ? Un &#233;tat de l'&#233;nergie ? Un &#233;tat de la science actuelle ? (le noir est grand non seulement parce qu'on ne re&#231;oit pas de lumi&#232;re mais parce qu'on ne sait rien de ce qui se passe &#224; l'int&#233;rieur, quelle mati&#232;re, quels &#233;tats, quelle physique ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas si facile de r&#233;pondre &#224; ces questions !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle scientifique &#233;tonnante : une &#171; photo &#187; de trou noir, et m&#234;me la premi&#232;re. Historique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment faire une photo puisque le nom m&#234;me de trou noir provient du fait que la lumi&#232;re visible n'en sort pas, ne risquant donc pas d'impressionner les pellicules !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, si ce n'est pas une photo en lumi&#232;re visible, qu'est-ce que l'image du trou noir qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e en grande pompe aux scientifiques et au grand public. Il s'agit effectivement d'une image mais pas dans les longueurs d'ondes de la lumi&#232;re visible : en ondes centim&#233;triques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il y a eu une vraie photo&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/voici-la-premiere-veritable-image-d-un-trou-noir_132887&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/voici-la-premiere-veritable-image-d-un-trou-noir_132887&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lejournal.cnrs.fr/articles/voici-la-toute-premiere-image-dun-trou-noir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lejournal.cnrs.fr/articles/voici-la-toute-premiere-image-dun-trou-noir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://astronomie-pratique.com/premiere-image-trou-noir/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://astronomie-pratique.com/premiere-image-trou-noir/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis deux trous noirs ensemble&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-cest-historique-deux-trous-noirs-viennent-etre-photographies-ensemble-premiere-fois-w2t8-130496/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-cest-historique-deux-trous-noirs-viennent-etre-photographies-ensemble-premiere-fois-w2t8-130496/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, il ne faut pas croire que ce soit une information r&#233;ellement &#233;tonnante : les scientifiques ont d'autres preuves depuis belle lurette de l'existence r&#233;elle des trous noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais commen&#231;ons &#224; pr&#233;ciser ce qu'est un &#171; trou noir &#187; car l'expression est extr&#234;mement malencontreuse et mal adapt&#233;e. Ce n'est pas de la mati&#232;re qui serait de &#171; couleur &#187; noire, ce n'est absolument pas un trou dans la mati&#232;re, ni un trou pour la mati&#232;re, ni un trou de rien du tout, pas m&#234;me un trou de l'espace ni un trou dans l'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, le &#171; trou noir &#187;, c'est seulement un des plus grands objets de l'Univers apr&#232;s l'&#233;toile et l'amas d'&#233;toiles, un objet tr&#232;s dense pour sa taille. Il est l'objet le plus dense d'une galaxie et se place souvent au centre de celle-ci. Il joue un r&#244;le clef dans la dynamique de la galaxie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;toiles ne sont pas toutes de m&#234;me taille, de m&#234;me masse, ni de m&#234;me densit&#233;. De ce point de vue, le trou noir est un extr&#234;mement grand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les caract&#233;ristiques sont la grande taille, la grande masse et la grande densit&#233;, pourquoi l'appelle-t-on &#171; trou &#187; et pourquoi &#171; noir &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison provient de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale d'Einstein. En effet, les masses courbent les trajectoires des photons lumineux. En effet, les masses courbent l'espace-temps et les photons ne se d&#233;placent pas en ligne droite mais le long des lignes de l'espace-temps. Plus une &#233;toile est massive, plus elle courbe l'espace-temps et plus les photons qui passent &#224; proximit&#233; sont d&#233;tourn&#233;s d'un parcours rectiligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas du trou noir est extr&#234;me : la courbure est tellement importante que la lumi&#232;re (et la mati&#232;re) qui passe &#224; proximit&#233; est entra&#238;n&#233;e vers le centre et n'en sort pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela explique que l'on pensait n'avoir jamais d'image d'un trou noir. Mais cela ne signifie pas qu'on ne &#171; voyait &#187; pas de preuve de leur pr&#233;sence. Bien au contraire. Les preuves ne sont pas dans le visible mais dans la dynamique des masses. Celle de la galaxie ne peut s'expliquer que par la pr&#233;sence d'une masse &#233;norme au centre et qui serait extraordinairement dense&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une seule photo : l'actualit&#233; des trous noirs est tr&#233;pidante&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/espace/univers/trou-noir/actualites/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sciences/espace/univers/trou-noir/actualites/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut que difficilement observer directement, de mani&#232;re visuelle, les trous noirs puisqu'ils n'&#233;mettent pas de lumi&#232;re mais on peut les situer par d'autres types d'observations scientifiques. Et on sait maintenant qu'ils existent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Observation_et_d%C3%A9tection_des_trous_noirs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Observation_et_d%C3%A9tection_des_trous_noirs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;tudier les trous noirs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pourquoi-et-comment-etudie-t-les-trous-noirs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pourquoi-et-comment-etudie-t-les-trous-noirs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment on a mesur&#233; la collision de deux trous noirs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3973&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3973&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Observer les trous noirs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-univers-a-portee-de-main/observer-les-trous-noirs-6784867&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-univers-a-portee-de-main/observer-les-trous-noirs-6784867&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://u-paris.fr/on-peut-enfin-voir-le-trou-noir-au-centre-de-notre-galaxie-et-cest-un-exploit/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://u-paris.fr/on-peut-enfin-voir-le-trou-noir-au-centre-de-notre-galaxie-et-cest-un-exploit/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/une-technique-innovante-pour-debusquer-les-trous-noirs-65994.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/une-technique-innovante-pour-debusquer-les-trous-noirs-65994.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre l'invisible&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/big-bang/big-bang-du-samedi-06-decembre-2025-7295491&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/big-bang/big-bang-du-samedi-06-decembre-2025-7295491&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; comprendre o&#249; ils sont et surtout ce qu'ils font et quel r&#244;le cela joue dans la structure globale de l'Univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de l&#224;, on passe au domaine des propositions th&#233;oriques qui peuvent, par de nouvelles d&#233;couvertes, &#234;tre contredites demain mais qui sont indispensables pour avancer car la science n'est pas faite que d'observations et de calculs mais aussi de raisonnements et m&#234;me de philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tout d'abord, ce r&#244;le des trous noirs semble &#234;tre celui d'un constructeur de galaxies et d'&#233;toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence m&#234;me de ces structures massives au sein de l'univers primitif est, en effet, loin d'&#234;tre compl&#232;tement comprise par la th&#233;orie et les trous noirs pourraient donner une nouvelle interpr&#233;tation de la formation de ces structures mat&#233;rielles concentr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, on a remarqu&#233; des trous noirs au centre des galaxies. Est-ce qu'ils ont pr&#233;exist&#233; ou pas, telle est la question qui se pose ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/trous-noirs-ou-galaxies-quest-ce-qui-est-arrive-en-premier&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/trous-noirs-ou-galaxies-quest-ce-qui-est-arrive-en-premier&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science actuellement ne peut que r&#233;pondre : trous noirs et galaxies coexistent aux p&#233;riodes qu'on peut observer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les trous noirs ont pr&#233;exist&#233;, alors ils sont les b&#226;tisseurs des structures mat&#233;rielles que nous observons. Et c'est tout &#224; fait possible. Un trou noir peut concentrer la mati&#232;re autour de lui. Il peut aussi expulser de la mati&#232;re concentr&#233;e et former des &#233;toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-inattendue-d-un.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-inattendue-d-un.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233;e dans la revue The Astrophysical Journal Letters par une &#233;quipe de l'Universit&#233; du Colorado &#224; Boulder et de l'Universit&#233; Johns Hopkins, l'&#233;tude pr&#233;sente des r&#233;sultats indiquant que les trous noirs pourraient avoir exist&#233; bien avant ce que les th&#233;ories actuelles sugg&#232;rent, jouant un r&#244;le crucial non seulement dans le &#171; quenching &#187; au sein des galaxies, mais aussi dans la stimulation de la formation stellaire dans les galaxies primitives. Le &#171; quenching &#187; est le processus par lequel la formation de nouvelles &#233;toiles dans une galaxie est ralentie ou compl&#232;tement arr&#234;t&#233;e. Ces d&#233;couvertes vont jusqu'&#224; secouer les paradigmes &#233;tablis sur la s&#233;quence des &#233;v&#233;nements cosmiques majeurs suivant le Big Bang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mitchell Begelman et Joseph Silk, deux des auteurs principaux de l'&#233;tude, remettent en cause l'ordre &#233;tabli de la cosmogonie en sugg&#233;rant que les trous noirs ne sont pas simplement le produit final de l'&#233;volution des &#233;toiles, mais existaient de mani&#232;re concomitante d&#232;s les premi&#232;res phases de l'univers. Cette hypoth&#232;se marque un tournant dans notre compr&#233;hension de la structure cosmique, pla&#231;ant ces entit&#233;s myst&#233;rieuses au centre de la dynamique de formation galactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/trou-noir-role-formation-stellaire-galaxie-primitive/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trustmyscience.com/trou-noir-role-formation-stellaire-galaxie-primitive/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trous noirs qui auraient form&#233; les galaxies sont appel&#233;s &#171; trous noirs supermassifs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_supermassif&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_supermassif&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On observe couramment deux sortes de trous noirs sont tr&#232;s fr&#233;quemment en astronomie. La premi&#232;re cat&#233;gorie est celle des &#171; trous noirs de masse stellaire &#187;. Ils sont le r&#233;sultat de l'explosion en fin de vie d'une &#233;toile massive en supernova. La deuxi&#232;me cat&#233;gorie sont les &#171; trous noirs supermassifs &#187;, d'un million &#224; plusieurs milliards de masses solaires. Ces trous noirs existent dans le noyau de la plupart des galaxies, ils se sont form&#233;s et ont accru leur masse en symbiose avec la formation de leur galaxie h&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/COMBES-2021.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/COMBES-2021.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y en a d'autres&#8230; Et c'est l&#224; que cela se corse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait aussi les micro-trous noirs dits encore &#171; trous noirs quantiques &#187;&#8230; Ces trous noirs l&#224; avoisineraient la masse de Planck, c'est-&#224;-dire la masse minimale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-trou_noir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-trou_noir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La masse de Planck (environ 2 kgs) est la plus grosse masse possible pour une particule ponctuelle. C'est donc la mati&#232;re la plus petite dans le mode extr&#234;mement condens&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_de_Planck&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_de_Planck&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout, il y a encore l'hypoth&#232;se probable des &#171; trous noirs primordiaux &#187;&#8230; Ils auraient &#233;t&#233; form&#233;s dans l'univers des d&#233;buts, si tant est que cela signifie quelque chose&#8230; Puisqu'ils n'ont pas &#233;t&#233; form&#233;s &#224; partir d'&#233;toiles, leur masse peut &#234;tre significativement plus faible que celle d'une &#233;toile. Et ils pourraient r&#233;soudre une partie des grands probl&#232;mes qui se posent &#224; l'astrophysique, celle dite de la &#171; mati&#232;re noire &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_primordial&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_primordial&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/matiere-noire-constituee-trous-noirs-primordiaux-multivers/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trustmyscience.com/matiere-noire-constituee-trous-noirs-primordiaux-multivers/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/decouverte-lien-trous-noirs-matiere-noire-resoudre-probleme-parsec-final/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trustmyscience.com/decouverte-lien-trous-noirs-matiere-noire-resoudre-probleme-parsec-final/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait aussi les &#171; trous noirs chevelus &#187;&#8230; Pr&#233;vus th&#233;oriquement, ils restent &#224; observer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theconversation.com/decouverte-theorique-dun-nouveau-type-de-trous-noirs-ils-sont-chevelus-et-entoures-danneaux-de-particules-elementaires-244756&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theconversation.com/decouverte-theorique-dun-nouveau-type-de-trous-noirs-ils-sont-chevelus-et-entoures-danneaux-de-particules-elementaires-244756&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait peut-&#234;tre aussi des trous noirs microscopiques ! Il y en aurait m&#234;me partout autour de nous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.numerama.com/sciences/2089291-et-si-nous-etions-entoures-de-milliers-de-trous-noirs-microscopiques.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.numerama.com/sciences/2089291-et-si-nous-etions-entoures-de-milliers-de-trous-noirs-microscopiques.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela reste &#224; v&#233;rifier mais, en tout cas, les mini trous noirs (comme les trous noirs supermassifs) existeraient bel et bien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-mini-trous-noirs-existeraient-bel-bien-78207/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-mini-trous-noirs-existeraient-bel-bien-78207/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trous noirs iraient ainsi de l'extr&#234;mement petit &#224; l'extr&#234;mement grand. Ils auraient des dynamiques tr&#232;s diverses et joueraient des r&#244;les aussi variables qu'importants dans la dynamique de l'Univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/astronomie/les-trous-noirs-defient-la-physique-6724.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/astronomie/les-trous-noirs-defient-la-physique-6724.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation de l'Univers aurait dispers&#233; dans l'espace des micro trous noirs d'une masse d'environ un milliards de tonnes et de la taille d'un proton ainsi que des trous noirs plus massifs et de la taille d'une montagne. Des trous noirs aussi massifs que dix millions de masses solaires pourraient &#233;galement r&#233;sider au centre des galaxies, ce qui expliquerait l'intense &#233;nergie &#233;mise par les radiogalaxies et les quasars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment expliquer la formation si rapide, si t&#244;t dans l'&#233;volution stellaire, de ces trous noirs supermassifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les grandes &#233;nigmes de l'astronomie, une question restait enti&#232;re. Comment les trous noirs supermassifs ont-ils pu appara&#238;tre aussi rapidement apr&#232;s le Big Bang ? Certains de ces g&#233;ants atteignent d&#233;j&#224; plusieurs milliards de masses solaires. Et cela, moins d'un milliard d'ann&#233;es apr&#232;s l'origine de l'Univers. Une nouvelle hypoth&#232;se, renforc&#233;e par les derni&#232;res images du t&#233;lescope spatial James Webb, apporte un d&#233;but de r&#233;ponse inattendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.phonandroid.com/ce-nouveau-scenario-explique-la-naissance-des-premiers-trous-noirs-de-lunivers.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.phonandroid.com/ce-nouveau-scenario-explique-la-naissance-des-premiers-trous-noirs-de-lunivers.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Hawking#Les_mini_trous_noirs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Hawking#Les_mini_trous_noirs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En astrophysique, un trou noir est souvent d&#233;crit comme un objet engloutissant tout sur son passage, mais les trous noirs microscopiques, par exemple ceux susceptibles d'&#234;tre cr&#233;&#233;s au LHC, ne partageraient pas cette propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_collisionneur_de_hadrons&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_collisionneur_de_hadrons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression &#171; trou noir &#187; n'indique que la compression extr&#234;me de la mati&#232;re qui va jusqu'&#224; emp&#234;cher la lumi&#232;re elle-m&#234;me de sortir de ce puit gravitationnel. Cela inclue donc une tr&#232;s grande quantit&#233; d'objets de nature tr&#232;s diverses et qui ne sont pas tous des grands monstres pr&#234;ts &#224; tout avaler sur leur passage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y a-t-il un seuil d'un param&#232;tre mesurable qui permette de dire qu'il y aura n&#233;cessairement une formation de trou noir au passage de ce seuil ? On penserait ainsi &#224; la densit&#233; de mati&#232;re ou &#224; la quantit&#233; de mati&#232;re concentr&#233;e dans une zone petite, ou encore &#224; la masse de la zone&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il n'y a pas de seuil de densit&#233; ni de masse totale n&#233;cessaire de l'objet c&#233;leste en question pour qu'il devienne brutalement un trou noir. Comme on l'a vu, il existe des &#171; trous noirs &#187; de taille, de masse, de densit&#233; tr&#232;s divers et qui donnent des r&#233;sultats de type extr&#234;mement diff&#233;rents les uns des autres tout en ob&#233;issant tous &#224; la m&#234;me logique du trou noir, c'est-&#224;-dire du rayon de Schwarschild. Le seuil est le suivant : pour former un trou noir, il faut compresser une masse dans un volume inf&#233;rieur &#224; celui d'une boule de rayon de Schwarzschild. &#199;a ne correspond en fait &#224; aucune densit&#233; fixe puisque le rayon en question d&#233;pend : il est proportionnel &#224; la masse de l'objet. Plus l'objet de base est massif, plus le rayon en question est grand et plus un trou noir peut apparaitre dans une zone grande. Les trous noirs supermassifs n&#233;cessitent des masses importantes concentr&#233;es alors que les petits trous noirs peuvent ne concentrer que des masses relativement petites. En fait, plus vous avez de masse, moins vous avez besoin d'une densit&#233; moyenne &#233;lev&#233;e pour compresser quelque chose d'assez petit pour qu'il forme un trou noir. Si vous doublez la masse d'un objet, vous doublez son rayon de Schwarzschild, et il en ressort que vous n'avez alors besoin que de 1/4 de la densit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rayon de Schwarzschild = deux fois la constante gravitationnelle G fois la masse de l'objet divis&#233; par le carr&#233; de la vitesse de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela veut dire que la Tour Eiffel ( 7300 tonnes) devrait &#234;tre compress&#233;e dans un rayon de 1.09&#215;10-20 m&#232;tre pour devenir un trou noir, toute la Terre devrait &#234;tre compress&#233;e &#224; 0.00887 m&#232;tre (environ un tiers de pouce) pour faire un trou noir, et si tu voulais compresser toute la Voie lact&#233;e en un trou noir, tu devrais tout faire tenir dans un rayon de 4.426x1015 m&#232;tres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.reddit.com/r/askscience/comments/vp0tcz/whats_the_minimum_density_needed_to_form_a_black/?tl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.reddit.com/r/askscience/comments/vp0tcz/whats_the_minimum_density_needed_to_form_a_black/?tl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons ce que cela signifie pour la formation pouvant donner naissance &#224; un trou noir supermassif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de sa vie, une &#233;toile s'&#233;teint et s'effondre sur elle-m&#234;me : en quelques minutes, la gravit&#233; compacte sa mati&#232;re en une sph&#232;re de plus en plus dense, jusqu'&#224; une limite qui ne d&#233;pend que de la masse de l'&#233;toile :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	si l'&#233;toile r&#233;siduelle p&#232;se moins de 1.4 x la masse du Soleil, elle devient une naine blanche : ses atomes (pratiquement que du carbone) sont serr&#233;s les uns contre les autres au maximum permis par la physique. Un jour, le Soleil deviendra une naine blanche approximativement de la taille de la Terre, et sa densit&#233; sera d'environ 1 tonne / cm3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	si l'&#233;toile r&#233;siduelle p&#232;se plus de 1.4 masses solaires au stade pr&#233;c&#233;dent, la gravit&#233; &#233;crase ses atomes, et les protons des noyaux deviennent des neutrons quand les &#233;lectrons coinc&#233;s les touchent : il ne reste qu'une boule de neutrons incroyablement serr&#233;s les uns contre les autres, de 20 &#224; 40 kilom&#232;tres de diam&#232;tre seulement, et d'une densit&#233; d'un milliard de tonnes / cm3. C'est vraiment dense, une &#233;toile &#224; neutrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	s'il y a plus de 3.3 masses solaires r&#233;siduelles de neutrons (il faut une &#233;toile initiale d'environ 10 masses solaires), la gravit&#233; &#233;crabouille les neutrons, en fait de la pur&#233;e de quarks comprim&#233;e, qui s'effondre jusqu'&#224; former un trou noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://drgoulu.com/2008/06/20/la-densite-des-trous-noirs/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://drgoulu.com/2008/06/20/la-densite-des-trous-noirs/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grosse &#233;toile peut donner un trou noir si elle a une masse plus de dix fois celle de notre Soleil avec une densit&#233; d'environ vingt millions de tonnes par centim&#232;tres cube !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les trous noirs ne sont pas n&#233;cessairement les zones les plus denses de l'Univers. Les &#233;toiles &#224; neutrons peuvent &#234;tre plus denses qu'un trou noir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.reddit.com/r/askscience/comments/vpxsx9/what_is_denser_a_black_hole_or_a_neutrons_star/?tl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.reddit.com/r/askscience/comments/vpxsx9/what_is_denser_a_black_hole_or_a_neutrons_star/?tl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; toute une s&#233;rie de types de trous noirs qui ont r&#233;ellement &#233;t&#233; observ&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-trous-noirs-nouveaux-sont-arrives&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-trous-noirs-nouveaux-sont-arrives&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il est fort probable que les autres vont l'&#234;tre aussi et que certains seront cr&#233;&#233;s &#233;galement en laboratoire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela repr&#233;sente un changement radical de notre perception de l'Univers et de sa formation&#8230; Il ne faut pas que nos raisonnements et notre philosophie restent en retrait sur ces d&#233;couvertes r&#233;centes. Nous devons inclure ces faits nouveaux dans notre vision de la physique de la mati&#232;re, de la lumi&#232;re et du vide, tous quantiques bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des gens nous dirons : &#171; On ne peut pas. Il n'y a pas moyen, pour le moment, d'inclure la relativit&#233; dans un raisonnement quantique, ni la physique quantique dans un raisonnement relativiste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que c'est difficile mais c'est aussi incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'une philosophie dialectique est indispensable de m&#234;me qu'elle l'est pour comprendre la physique quantique toute seule en dehors m&#234;me de l'astrophysique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est incontournable parce que la physique des particules est omnipr&#233;sente en astrophysique, qu'il s'agisse d'&#233;toiles, de galaxies, de mati&#232;re et de lumi&#232;re, etc.. ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de la mati&#232;re existent &#224; toutes les &#233;chelles, du monde quantique (et m&#234;me sous-quantique) au monde macroscopique et &#224; l'astrophysique. Il n'y a pas moyen de passer par-dessus la quantique en raisonnant sur la relativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trous noirs r&#233;sultant autant de la gravitation (et donc de la relativit&#233;) que des lois de l'&#233;lectromagn&#233;tisme quantique. C'est marier l'eau et le feu. Certes, mais c'est d&#233;j&#224; ce que l'on fait couramment en Physique avec la pr&#233;tendue &#171; compl&#233;mentarit&#233; &#187; de l'onde et du corpuscule, de la masse et de l'&#233;nergie, de la particule ponctuelle et &#233;tendue dans l'espace, etc. C'est ce que l'on appelle des contraires dynamiques, comme la contraction et l'expansion (qu'il s'agisse d'un seul objet ou de l'Univers entier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons ces exemples de la dialectique de la mati&#232;re quantique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3819&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3819&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2879&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2879&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5451&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5451&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4406&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4406&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4043&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4043&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la mati&#232;re s'organise spontan&#233;ment et de mani&#232;re stable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3793&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3793&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Univers est structur&#233; &#224; toutes les &#233;chelles depuis les &#233;l&#233;ments microscopiques que sont les particules &#233;l&#233;mentaires et les noyaux des atomes jusqu'aux astres de dimension &#171; astronomiques &#187; que sont les &#233;toiles, les galaxies et leurs amas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article658&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article658&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il parler de dialectique de la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2710&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2710&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ordre et d&#233;sordre, une question dialectique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1695&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1695&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re : dialectique de l'ordre et du d&#233;sordre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2960&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2960&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La physique n'est pas seulement un calcul mais une pens&#233;e, et m&#234;me une pens&#233;e mat&#233;rialiste dialectique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4174&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4174&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la contradiction dialectique contraction/expansion, &#233;tendu/ponctuel, onde/corpuscule fonde la Physique quantique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le vide quantique est la base de toute formation et de toute compr&#233;hension de la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contradictions des quanta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article36&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article36&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article44&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article44&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8013&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8013&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une hypoth&#232;se sur l'origine quantique virtuelle de la gravitation entre particules de masse inerte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2632&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2632&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expansion de l'Univers, une preuve de la dialectique mati&#232;re/espace-temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4557&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4557&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe des zones de mati&#232;re tr&#232;s dense comme les amas ; les galaxies, les &#233;toiles et, plus encore, comme les &#233;toiles &#224; neutrons ou les trous noirs mais aussi des zones de l'espace de mati&#232;re tr&#232;s peu denses comme les immenses bulles de vide&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article441&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article441&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discontinuit&#233; de l'espace-temps : une solution pour unifier physique quantique et relativit&#233; g&#233;n&#233;rale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8182&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8182&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7635&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7635&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment r&#233;soudre la question de la &#171; catastrophe du vide &#187;, c'est-&#224;-dire de la densit&#233; de l'&#233;nergie du vide quantique bien trop grande pour &#234;tre compatible avec la relativit&#233; (constante cosmologique) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6728&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6728&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on le veuille ou pas, tout l'univers mat&#233;riel est n&#233;cessairement&#8230; quantique, mat&#233;rialiste et dialectique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4900&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4900&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7520&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7520&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3861&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3861&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on pensait il y a peu de temps sur la naissance des &#233;toiles et galaxies et qui est remis en cause&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4411&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4411&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4396&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4396&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4416&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4416&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vide quantique et relativit&#233; d'Einstein sont-ils contradictoires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5176&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5176&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expansion de l'&#233;nergie et contraction de la masse, contradiction fondamentale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5108&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5108&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En physique, l'action et la r&#233;action se combattent mais aucune ne l'emporte d&#233;finitvement. Sinon, toute dynamique m&#232;nerait rapidement &#224; l'immobilit&#233;. Par exemple, au sein de la mati&#232;re &#224; toutes les &#233;chelles, il y a toujours une contradiction entre attraction et r&#233;pulsion mais aucune ne l'emporte d&#233;finitivement. Sinon, la mati&#232;re s'&#233;parpillerait ou s'agglutinerait. L'atome se dissocierait ou s'&#233;craserait sur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contradictions se constatent dans tous les domaines. Contrairement &#224; ce que croit le bon sens ou &#224; ce que d&#233;fend la logique formelle, elles ne sont pas synonymes d'erreur. Par exemple, en physique, la dualit&#233; onde/corpuscule qui suppose qu'un ph&#233;nom&#232;ne est &#224; la fois ponctuel et non-localis&#233; contient une contradiction interne. Ces deux qualit&#233;s absolument incompatibles coexistent en permanence jusqu'&#224; ce que l'observateur effectue une mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sens dialectique, employ&#233; ici, la contradiction est une opposition (qui peut exister au sein de la r&#233;alit&#233;) qui ne m&#232;ne pas &#224; la destruction des deux &#233;l&#233;ments contradictoires. En fait, la dialectique suppose que chaque &#233;l&#233;ment contient en son sein la contradiction : deux principes oppos&#233;s mais qui se sont combin&#233;s. Ainsi, les &#233;lectricit&#233;s oppos&#233;es se combinent pour donner les atomes, les mol&#233;cules, etc... Les deux &#233;l&#233;ments oppos&#233;s ne se d&#233;truisent pas car ils n'entrent pas en contact. Si le contact mati&#232;re/mati&#232;re pouvait avoir lieu, toute la mati&#232;re s'&#233;craserait sur elle-m&#234;me. L'&#233;lectricit&#233; emp&#234;che cette catastrophe par r&#233;pulsion d'&#233;lectricit&#233;s de m&#234;me signe. Toutes les interactions physiques contiennent ce type de contradictions. L'expansion repousse les effets de la gravitation mais, en m&#234;me temps gravitation entra&#238;ne expansion et inversement. A toutes les &#233;chelles, les effets attractifs et r&#233;pulsifs se succ&#232;dent et se compensent sans cesse. Dans le positif, il y a du n&#233;gatif et inversement. Le positif se change en n&#233;gatif et inversement. Positif et n&#233;gatif se combinent puis l'unit&#233; se dissocie &#224; nouveau. Une particule charg&#233;e positivement est entour&#233;e d'un nuage n&#233;gatif lui-m&#234;me entour&#233; d'un nuage positif, etc&#8230; Cela explique que l'attraction &#224; longue distance soit compens&#233;e par une r&#233;pulsion &#224; distance courte. Par exemple, gravitation et &#233;lectromagn&#233;tisme contrebalancent la pression du vide de m&#234;me qu'&#233;lectromagn&#233;tisme et gravitation se compensent mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des exemples cl&#233;s de la physique quantique, celui des exp&#233;riences de Young, l'illustre parfaitement. Cette exp&#233;rience montre que lumi&#232;re plus lumi&#232;re peut donner de l'obscurit&#233;. Cela signifie que la lumi&#232;re n'est pas simplement un principe positif et additif. De m&#234;me, les chocs de particules d&#233;montrent que particule plus particule peut donner destruction de toute mati&#232;re et production de lumi&#232;re. Cela signifie que la mati&#232;re n'est pas un principe positif indestructible mais une structure qui contient ses propres contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article572&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article572&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CONCLUSIONS PROVISOIRES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En astrophysique, les th&#232;ses sont forc&#233;ment provisoires vu que le champ d'observation ne cesse d'augmenter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, comme nous l'avons d&#233;j&#224; dit, il faut que nos raisonnements et notre philosophie ne soient pas d&#233;bord&#233;s par nos observations et calculs. Il faut continuer &#224; r&#233;fl&#233;chir et &#233;mettre des hypoth&#232;ses pour avancer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a vu, c'est toute la formation du monde que les trous noirs de toutes sortes et de tous niveaux pourraient expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer que l'Univers ne soit pas uniform&#233;ment r&#233;parti en mati&#232;re mais, au contraire, forme des zones ultra denses et d'autres tr&#232;s peu denses. Expliquer que la dynamique de l'univers, autant que celle de l'&#233;toile ou de la particule, est le produit d'une contradiction dialectique r&#233;elle entre les tendances fondamentales de la mati&#232;re : l'expansion de l'&#233;nergie et la contraction de la masse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer qu'un Univers en expansion continue cependant r&#233;gionalement &#224; contracter la mati&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer aussi que les galaxies, les &#233;toiles, les particules et atomes soient stables pendant un grand laps de temps&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer que, brutalement, des structures nouvelles apparaissent lors d'un rupture d'&#233;quilibre entre expansion et contraction&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la mati&#232;re, &#224; toute &#233;chelle, &#233;met de la lumi&#232;re, c'est l'expression du m&#233;canisme &#224; l'&#233;quilibre instable de cette mati&#232;re, qu'il s'agisse d'un atome ou d'une &#233;toile. Quand elle cesse de le faire, c'est que cet &#233;quilibre dynamique a &#233;t&#233; rompu, que l'expansion de l'&#233;nergie ne compense plus la contraction gravitationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de situations peut se retrouver &#224; toutes les &#233;chelles et a pu ne pas &#234;tre remarqu&#233; non plus car les produits de ces effondrements n'&#233;mettent plus de rayonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes sans doute environn&#233;s d'une quantit&#233; innombrable de trous noirs sans que cela signifie n&#233;cessairement que l'un d'eux risque de nous d&#233;vorer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le trou noir n'est pas situ&#233; en dehors du monde mat&#233;riel, ni un danger pour lui. Il n'est que l'une des formes possibles de celui-ci, un &#233;tat extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les autres &#233;tats de la mati&#232;re, l'&#233;tat trou noir n'est probablement pas &#233;ternel, il a ses limites, ses seuils, ses transitions de phase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un trou noir super massif en phase terminale, parce que ses capacit&#233;s d'absorption de mati&#232;re ont atteint leurs limites, produirait quoi ? Il exploserait, expulsant quantit&#233; de galaxies et m&#234;me d'amas de galaxies ? Il produirait au passage une grande quantit&#233; d'autres types de trous noirs plus petits ? Il produirait un type de &#171; Big Bang &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y aurait-il eu dans le pass&#233; non pas un seul &#171; Big bang &#187; mais une quantit&#233; de ceux-ci dispers&#233;s dans toutes les directions de l'espace ? Ce qui expliquerait au passage qu'il n'y aurait aucun centre de l'Univers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re noire et l'&#233;nergie noire seraient-ils les r&#233;sidus de ces explosions des trous noirs supermassifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/trous-noirs-supemassifs-source-energie-noire/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trustmyscience.com/trous-noirs-supemassifs-source-energie-noire/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesnumeriques.com/astronomie-conquete-spatiale/la-piste-des-trous-noirs-quasi-extremaux-pour-resoudre-matiere-noir-et-neutrinos-les-plus-energetiques-n250991.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesnumeriques.com/astronomie-conquete-spatiale/la-piste-des-trous-noirs-quasi-extremaux-pour-resoudre-matiere-noir-et-neutrinos-les-plus-energetiques-n250991.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/matiere-noire-la-piste-des-trous-noirs-10075.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/matiere-noire-la-piste-des-trous-noirs-10075.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://amphisciences.ouest-france.fr/2025/12/lincroyable-theorie-qui-pourrait-enfin-expliquer-ou-va-la-matiere-avalee-par-les-trous-noirs/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://amphisciences.ouest-france.fr/2025/12/lincroyable-theorie-qui-pourrait-enfin-expliquer-ou-va-la-matiere-avalee-par-les-trous-noirs/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-trous-noirs-supermassifs-sont-ils-nes-grace-matiere-noire-pendant-big-bang-62258/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-trous-noirs-supermassifs-sont-ils-nes-grace-matiere-noire-pendant-big-bang-62258/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/sciences/espace/lenergie-noire-qui-fait-gonfler-lunivers-trouve-t-elle-sa-source-dans-les-trous-noirs-20230222_RYUZRWZ7MNFNXCXBJUAQ5R7NDI/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.liberation.fr/sciences/espace/lenergie-noire-qui-fait-gonfler-lunivers-trouve-t-elle-sa-source-dans-les-trous-noirs-20230222_RYUZRWZ7MNFNXCXBJUAQ5R7NDI/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.quebecscience.qc.ca/espace/energie-noire-tapie-trous-noirs/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.quebecscience.qc.ca/espace/energie-noire-tapie-trous-noirs/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re condens&#233;e se disperse, la mati&#232;re dispers&#233;e se condense, les &#233;tats de la mati&#232;re sont pleins de contradictions dynamiques et sont tr&#232;s loin des &#171; choses inertes &#187; que l'on imaginait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8533&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8533&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4047&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4047&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5783&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5783&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2028&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2028&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4578&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4578&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7439&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7439&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, il faut renoncer au &#171; je ne crois que ce que je vois &#187; puisque les trous noirs qui seraient centraux dans la dynamique de l'Univers, on ne les voit pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4994&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4994&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7312&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7312&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DEUX CONCLUSIONS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une le&#231;on essentielle : la mati&#232;re est elle-m&#234;me intrins&#232;quement dialectique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5017&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5017&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3698&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3698&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contradiction dialectique fondamentale de la mati&#232;re/lumi&#232;re r&#233;side dans&#8230; le vide quantique !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7828&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7828&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'astrophysique est toujours en r&#233;volution&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3698&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3698&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marxisme et math&#233;matiques : que sont un th&#233;or&#232;me, une v&#233;rit&#233; math&#233;matiques ?</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article5910</link>
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		<dc:date>2024-03-04T23:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Marxisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet article est un &#233;l&#233;ment de r&#233;ponse aux camarade de Robin Goddfellow qui posaient la question : la dialectique est-elle pr&#233;sente en math&#233;matiques. De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, beaucoup d'adversaires du marxisme qui n'osent s'attaquer directement &#224; Marx prennent Engels et sa Dialectique de Nature pour cible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une r&#233;volution, r&#233;ponse &#224; une crise, eut lieu en 1879 dans le domaine de la &#171; th&#233;orie de la connaissance &#187; math&#233;matique, avec la publication de la brochure intitul&#233;e Id&#233;ographie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt; Introduction &#224; la dialectique de la nature&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;Marxisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet article est un &#233;l&#233;ment de r&#233;ponse aux camarade de Robin Goddfellow qui posaient la question : la dialectique est-elle pr&#233;sente en math&#233;matiques. De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, beaucoup d'adversaires du marxisme qui n'osent s'attaquer directement &#224; Marx prennent Engels et sa &lt;i&gt;Dialectique de Nature&lt;/i&gt; pour cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;volution, r&#233;ponse &#224; une crise, eut lieu en 1879 dans le domaine de la &#171; th&#233;orie de la connaissance &#187; math&#233;matique, avec la publication de la brochure intitul&#233;e &lt;i&gt;Id&#233;ographie&lt;/i&gt;, &#233;crite par le math&#233;maticien allemand Gotlob Frege.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rubicon &#233;tait franchi, cette th&#233;orie fut d&#233;velopp&#233;e par B. Russel, D. Hilbert, K. G&#246;del et tant d'autres. Elle aboutit &#224; un r&#233;sultat math&#233;matique tr&#232;s concret, d&#233;montr&#233; par P. Cohen. Chacun de ces d&#233;veloppements m&#233;riterait un article &#224; lui seul, mais en gros, disons que les math&#233;maticiens qui pr&#233;tendent que la philosophie est inutile en math&#233;matiques, ont &#233;t&#233; assomm&#233;s par le r&#233;sultat de Cohen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la dialectique ? C'est pour les marxistes (qui le sont rest&#233;s) celle mise au point par Hegel dans sa vision id&#233;aliste, remise sur ses pieds gr&#226;ce au mat&#233;rialisme de Marx et Engels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine donne dans ses cahiers philosophique une r&#233;sum&#233; qui correspond exactement &#224; notre cas :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;doublement de l'un et la connaissance de ses parties contradictoires (v. la citation de Philon sur H&#233;raclite au d&#233;but de la IIIe partie (&#171; De la connaissance &#187;) de l'H&#233;raclite de Lassalle1) est le fond (une des &#171; essences &#187;, une des particularit&#233;s ou marques fondamentales, sinon la fondamentale) de la dialectique. C'est ainsi que Hegel &#233;galement pose la question (dans sa &#171; M&#233;taphysique &#187;, Aristote se d&#233;bat constamment &#224; ce propos et se bat contre H&#233;raclite et contre les id&#233;es h&#233;raclit&#233;ennes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justesse de cet aspect du contenu de la dialectique doit &#234;tre v&#233;rifi&#233;e par l'histoire de la science.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est effectivement par un &#233;pisode de l'histoire des math&#233;matiques (l'ouvrage de Frege, 1879) que nous pouvons illustrer ce d&#233;doublement de l'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;cole on nous apprend qu'un th&#233;or&#232;me math&#233;matique est un r&#233;sultat qui est vrai. Un th&#233;or&#232;me c'est ce qu'en g&#233;n&#233;ral on a obtenu par un raisonnement math&#233;matique rigoureux, &#224; partir de r&#233;sultats d&#233;j&#224; connus comme vrais (des th&#233;or&#232;mes ou des axiomes, c'est-&#224;-dire des propri&#233;t&#233;s prises au d&#233;part comme vraies).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc un th&#233;or&#232;me math&#233;matique est vrai, et une v&#233;rit&#233; math&#233;matique est un th&#233;or&#232;me. Bien s&#251;r on ne va pas appeler &#034;7+6=13&#034; un th&#233;or&#232;me math&#233;matique car c'est un r&#233;sultat &#233;vident. On r&#233;serve en g&#233;naral le nom de th&#233;or&#232;me &#224; des r&#233;sultats qui le m&#233;ritent. Mais dans la th&#233;orie de la connaissance math&#233;matique, que pour faire court on peut appeler la m&#233;tamath&#233;matique&#034;, un theor&#232;me et une v&#233;rit&#233; sont la m&#234;me chose : toute ce qui est vrai peut &#234;tre d&#233;montr&#233;, et tout ce qui est d&#233;montr&#233; est vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#171; un &#187; mentionn&#233; par L&#233;nine est donc ce couple Th&#233;or&#232;me-v&#233;rit&#233;. On voit d&#233;j&#224; que le ver de la dialectique est dans le fruit, car ce qui est consid&#233;r&#233; comme unique a re&#231;u une double appelation dans le langage, double appellation qui correspond &#224; ces deux activit&#233;s distinctes dans la pratique des math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, si l'on dessine un carr&#233; et trace ses deux diagonales, il est clairement vrai que ces deux diagnonales se croisent. C'est une v&#233;rit&#233;. Mais si l'on essaye de le prouver, on aura du mal. ce r&#233;sultat math&#233;matique a &#233;t&#233; connu comme une v&#233;rit&#233; bien avant d'avoir &#233;t&#233; un th&#233;or&#232;me d&#233;montr&#233;. R&#233;ciproquement parfois des math&#233;maticiens d&#233;montrent des th&#233;or&#232;mes bizarres qui semblent ne pas pouvoir &#234;tre vrais, mais qui longtemps apr&#232;s sont bien compris et acqui&#232;rent le statut de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution de Frege et de ses successeurs qui ont d&#233;velopp&#233; la logique moderne a donc &#233;t&#233; de dissocier compl&#232;tement cette unit&#233; : un th&#233;or&#232;me est un r&#233;sultat obtenu par un raisonnement rigoureux, une v&#233;rit&#233; est ... quelquechose qui est vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend la difficult&#233; de cette r&#233;volution : les math&#233;matiques qui depuisi Descartes et Gallil&#233;e sont vus comme LE langage rigoureux par excellence, avouent ne pas &#234;tre capable de d&#233;crire pr&#233;cis&#233;ment ce qu'est une v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un th&#233;or&#232;me math&#233;matique dans le sens moderne ? Nous allons doner un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les math&#233;maticiens voudraient que les math&#233;matiques soient un langage formel : alors que le langage de tous les jours est ambigu, ils veulent un langage totalement rigoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors on part d'un &lt;strong&gt;alphabet&lt;/strong&gt;, qui est un ensemble de signes. Par exemple les lettres a, b et c. Avec cet alphabet on fabrique des &lt;strong&gt;formules&lt;/strong&gt; qui sont comme des mots form&#233;s avec ces signes. Par exemple on peut d&#233;cider que toute suite (finie) des lettes a,b, et c est une formule : a, b, c, ab,aa, aba,abbbccaa sont des formules. Le lecteur peut en former des dizaines &#224; sa convenance. Il aura commenc&#233; &#224; former des formules math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se donne ensuite des &lt;strong&gt;axiomes&lt;/strong&gt;. Ici le lecteur va peut-&#234;tre se f&#226;cher, on utilise un langage technique qui suppose plein de connaissances math&#233;matiques. Pas du tout ! Le but de Frege a &#233;t&#233; de commencer les math&#233;matiques, comme Descartes, en faisant table rase de tous les sous entendus. On sait qu'en g&#233;n&#233;ral un axiome est une v&#233;rit&#233; de base (par exemple &#233;tant donn&#233; deux points on peut les relier par un segment de droite).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le mot axiome est trop compliqu&#233;, on peut appeler ces axiomes Th&#233;or&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre exemple, chosissons pour unique axiome : abcacb&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons, dans le langage formel que nous avons cr&#233;&#233;, un premier th&#233;or&#232;me, c'est cet axiome bcaacb. Le lecteur qui n'a jamais aim&#233; les math&#233;matiques, peut-&#234;tre parce que ses professeurs lui ont cach&#233; cet aspect des math&#233;matiques peut ainsi cr&#233;er ses propres th&#233;or&#232;mes en choisissant un axiome arbitraire, une formule compos&#233;e des lettes a, b, et c. Rien n'emp&#234;che de choisir plusieurs axiomes en m&#234;me temps. C'est trop facile ? Cela s'appelle une r&#233;volution. Il suffit de ne plus accepter le syst&#232;me pr&#233;c&#233;dent et ce qui paraissait inaccessible devient simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons donc l'axiome bcacb, mais nous n'avons pas r&#233;sonn&#233; math&#233;matiquement jusqu'ici. Pour le faire il faut adopter une r&#233;gle de d&#233;duction. Nous n'en n'aurons qu'une :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#232;gle de d&#233;duction&lt;/strong&gt; : si une formule commen&#231;ant par a est un Th&#233;or&#232;me, alors ajouter ab &#224; la fin, puis enlever les trois premi&#232;re lettres. La formule obtenue est un th&#233;or&#232;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette r&#232;gle nous pouvons fabriquer TOUS les th&#233;or&#232;mes de notre langage. Nous avons un seul th&#233;or&#232;me, l'axiome que nous notons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;or&#232;me 1 : abcacb&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre R&#232;gle de d&#233;duction s'applique car notre Th&#233;or&#232;me 1 commence par a. On ajoute ab &#224; la fin ce qui donne abcacbab puis on enl&#232;ve les trois premi&#232;res lettres pour obtenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;or&#232;me 2 : acbab&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#224; nouveau appliquer notre r&#232;gle &#224; ce Th&#233;or&#232;me ce qui donne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Theor&#232;me 3 : abab&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#224; nouveau appliquer notre r&#232;gle &#224; ce Th&#233;or&#232;me ce qui donne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;or&#232;me 4 : bab&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut plus rien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc obtenu tous les th&#233;or&#232;mes possibles de notre langage formel : il y en a quatre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mat&#233;rialisme dialectique et math&#233;matiques : 2021 est-il un nombre favorable ?</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6093</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article6093</guid>
		<dc:date>2021-04-11T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Marxisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mat&#233;rialisme dialectique et math&#233;matiques : 2021 est-il un nombre favorable ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ceux qui s'int&#233;ressent aux applications des math&#233;matiques aux probl&#232;mes les plus concrets, le nombre 2021 appara&#238;t tout de suite familier, en tant qu'un des membres de la famille des nombres not&#233;s N=pq, qui peuvent servir de cl&#233; publique en cryptographie (la science des codes secrets). Certains en d&#233;duiront que 2021 pourrait &#234;tre une tr&#232;s bonne ann&#233;e, et ils n'auront pas enti&#232;rement tort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les camarades (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt; Introduction &#224; la dialectique de la nature&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;Marxisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;rialisme dialectique et math&#233;matiques : 2021 est-il un nombre favorable ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui s'int&#233;ressent aux applications des math&#233;matiques aux probl&#232;mes les plus concrets, le nombre 2021 appara&#238;t tout de suite familier, en tant qu'un des membres de la famille des nombres not&#233;s N=pq, qui peuvent servir de cl&#233; publique en cryptographie (la science des codes secrets). Certains en d&#233;duiront que 2021 pourrait &#234;tre une tr&#232;s bonne ann&#233;e, et ils n'auront pas enti&#232;rement tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les camarades qui souhaitent transmettre des messages qui ne peuvent &#234;tre d&#233;cod&#233;s par aucun des ordinateurs les plus puissants devraient se familiariser avec ces m&#233;thodes de la cryptographie moderne, en particulier le syst&#232;me &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement_RSA#:~:text=Le%20chiffrement%20RSA%20(nomm%C3%A9%20par,des%20donn%C3%A9es%20confidentielles%20sur%20Internet.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;RSA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les marxistes qui se posent la question de l'existence de la dialectique dans la nature en g&#233;n&#233;ral, dans les math&#233;matiques en particulier, peuvent trouver dans ce chapitre des math&#233;matiques un mat&#233;riel que Engels aurait sans doute inclus dans une nouvelle &#233;dition de sa &lt;i&gt;Dialectique de la nature&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons donc le lien entre 2021 et la cryptographie moderne. Si l'on multiplie 43 par 47 on obtient 2021 : 2021=43x47. C'est un cas particulier de la formule N=pq, dans laquelle p et q doivent &#234;tre des nombres premiers. 43 et 47 sont des nombres premiers, car ils ne sont divisibles par aucun autre nombre, &#224; part eux-m&#234;mes et 1. L'an dernier on pouvait &#233;crire 2020=10x202, mais 10 n'est pas un nombre premier car il est divisible par 2 et 5 ; 202 non plus. L'ann&#233;e 2021 est donc, &#224; ce titre, remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des nombres premiers est 2,3,5,7,11,13 etc. Les cl&#233;s publiques les plus petites sont donc 15=3x5, 21=3x7, 35=5x7 etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombres premiers jouent un r&#244;le fondamental en arithm&#233;tique. Mais jusqu'en 1975, on n'imaginait pas que les nombres qui sont le produit de deux entiers premiers (comme 2021 est le produit de 43 et 47) peuvent avoir des applications &#224; la science des messages secrets, la cryptographie. Tout nouveau th&#233;or&#232;me sur les nombres premiers peut donc poser un probl&#232;me pour la &#171; d&#233;fense nationale &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel lien avec le mat&#233;rialisme et la dialectique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, c&#244;t&#233; mat&#233;rialisme, l'&#233;pisode de la d&#233;couverte de la th&#233;orie de la &lt;strong&gt;cryptographie &#224; cl&#233; publique&lt;/strong&gt; donne un argument mat&#233;rialiste contre ceux qui, en partisans de Platon, conscients ou non, pensent que les th&#233;ories math&#233;matiques en elles-m&#234;mes sont d&#233;j&#224; &#233;crites quelque part et que les math&#233;maticiens ne font que les &#171; d&#233;couvrir &#187;. Or c'est seulement parce qu'une nouvelle activit&#233; humaine, li&#233;e &#233;troitement aux transactions bancaires, donc au d&#233;veloppement des forces productives, que des math&#233;maticiens ont cr&#233;&#233;, plus que d&#233;couvert, un nouveau proc&#233;d&#233; de cryptographie, un nouveau domaine des math&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, c&#244;t&#233; dialectique, l'outil math&#233;matique au coeur de ces nouvelles m&#233;thodes sont les &#171; fonctions asym&#233;triques &#187;. Ces fonctions sont faciles &#224; calculer dans un sens, impossible ou presque &#224; calculer dans le sens inverse. Un m&#234;me objet math&#233;matique a donc des propri&#233;t&#233;s contraires l'une de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Simon Singh &lt;i&gt;Histoire des codes secrets&lt;/i&gt; est une bonne introduction &#224; l'histoire des codes secrets et aux termes techniques utilis&#233;s pr&#233;c&#233;demment. L'extrait suivant de son livre d&#233;crit la r&#233;volution scientifique qu'a constitu&#233; la naissance de la cryptographie &#224; cl&#233; publique, oppos&#233;e &#224; la &lt;i&gt;cryptographie &#224; cl&#233; secr&#232;te&lt;/i&gt;, qu'utilisait d&#233;j&#224; Jules C&#233;sar.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/41EQDe_VrpL-_SY344_BO1_204_203_200_-79681.jpg' width=&#034;215&#034; height=&#034;346&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce probl&#232;me de distribution de la clef a &#233;t&#233; le fl&#233;au &lt;br class='autobr' /&gt;
constant des cryptographes au cours de l'histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le haut commandement allemand devait ainsi distribuer le registre &lt;br class='autobr' /&gt;
mensuel des clefs quotidiennes &#224; tous les op&#233;rateurs &lt;br class='autobr' /&gt;
d'Enigma, ce qui constituait un probl&#232;me de logistique &lt;br class='autobr' /&gt;
consid&#233;rable. Les sous-marins allemands, de m&#234;me, en &lt;br class='autobr' /&gt;
raison de longues p&#233;riodes pass&#233;es loin de leurs bases, &lt;br class='autobr' /&gt;
devaient d'une fa&#231;on ou d'une autre &#234;tre aliment&#233;s en &lt;br class='autobr' /&gt;
clefs. Plus loin de nous, les utilisateurs du chiffre de &lt;br class='autobr' /&gt;
Vigen&#232;re devaient trouver un moyen pour transmettre &lt;br class='autobr' /&gt;
le mot-clef de l'exp&#233;diteur au destinataire. Aussi s&#251;r &lt;br class='autobr' /&gt;
que soit un chiffrement en th&#233;orie, il est fragilis&#233; en &lt;br class='autobr' /&gt;
pratique par le probl&#232;me de distribution de la clef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une certaine mesure, les gouvernements et les &lt;br class='autobr' /&gt;
arm&#233;es ont pu r&#233;soudre ce probl&#232;me en y consacrant &lt;br class='autobr' /&gt;
beaucoup d'efforts et en ne m&#233;nageant pas les investissements. Leurs messages sont d'une telle importance &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils iront aussi loin que n&#233;cessaire pour assurer une &lt;br class='autobr' /&gt;
distribution s&#251;re de la clef. Les clefs du gouvernement &lt;br class='autobr' /&gt;
am&#233;ricain sont g&#233;r&#233;es et distribu&#233;es par la COMSEC, &lt;br class='autobr' /&gt;
abr&#233;g&#233; de Communications Security. Dans les &lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es 70, la COMSEC acheminait des tonnes de clefs &lt;br class='autobr' /&gt;
chaque jour. Quand des bateaux transportant du mat&#233;- &lt;br class='autobr' /&gt;
riel de la COMSEC arrivaient &#224; quai, des crypto-gardes &lt;br class='autobr' /&gt;
montaient &#224; bord, r&#233;cup&#233;raient des tas de cartes, des &lt;br class='autobr' /&gt;
rouleaux de papier, des disques souples, ou n'importe &lt;br class='autobr' /&gt;
quel autre support sur lequel les clefs avaient &#233;t&#233; stock&#233;es, et les portaient &#224; leurs destinataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution des clefs peut sembler une question &lt;br class='autobr' /&gt;
annexe, mais elle constitua le probl&#232;me primordial &lt;br class='autobr' /&gt;
pour les cryptographes de l'apr&#232;s-guerre. Si deux per- &lt;br class='autobr' /&gt;
sonnes voulaient communiquer en toute s&#251;ret&#233;, elles &lt;br class='autobr' /&gt;
devaient s'en remettre &#224; une troisi&#232;me pour acheminer &lt;br class='autobr' /&gt;
la clef, et ce maillon &#233;tait le plus faible de la cha&#238;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les transactions commerciales, le dilemme se &lt;br class='autobr' /&gt;
posait clairement : si les gouvernements, avec tout leur &lt;br class='autobr' /&gt;
argent, avaient peine &#224; garantir la s&#233;curit&#233; de leurs &lt;br class='autobr' /&gt;
clefs, comment des entreprises civiles pourraient-elles &lt;br class='autobr' /&gt;
jamais esp&#233;rer jouir d'une distribution de clefs s&#251;re et &lt;br class='autobr' /&gt;
non ruineuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 1975, enfin, une bande de francs-tireurs trouva &lt;br class='autobr' /&gt;
la solution de ce probl&#232;me r&#233;put&#233; insoluble. Ils mirent &lt;br class='autobr' /&gt;
au point un syst&#232;me de chiffrement qui semblait d&#233;fier &lt;br class='autobr' /&gt;
toute logique. Si les ordinateurs ont transform&#233; l' application du chiffrement, la plus grande r&#233;volution du &lt;br class='autobr' /&gt;
xx e si&#232;cle a &#233;t&#233; le d&#233;veloppement des techniques pour &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;soudre le probl&#232;me de distribution des clefs. Aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
cette d&#233;couverte est-elle consid&#233;r&#233;e comme la plus &lt;br class='autobr' /&gt;
grande r&#233;ussite en cryptologie depuis l'invention &lt;br class='autobr' /&gt;
du chiffre monoalphab&#233;tique, il y a plus de deux &lt;br class='autobr' /&gt;
mille ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils pass&#232;rent des mois &#224; chercher une solution. Chaque &lt;br class='autobr' /&gt;
id&#233;e aboutissait &#224; un &#233;chec, mais ils agissaient en bons &lt;br class='autobr' /&gt;
fous, et pers&#233;v&#233;raient. Ils concentr&#232;rent leur recherche &lt;br class='autobr' /&gt;
sur diverses fonctions math&#233;matiques. Une fonction est &lt;br class='autobr' /&gt;
n'importe quelle op&#233;ration qui transforme un nombre &lt;br class='autobr' /&gt;
en un autre nombre. Par exemple doubler est une fonction, puisque cette op&#233;ration transforme le 3 en 6, ou &lt;br class='autobr' /&gt;
le 9 en 18. De plus, nous pouvons envisager toutes les &lt;br class='autobr' /&gt;
formes de chiffrement informatique comme des fonctions, puisqu'elles transforment un nombre - le texte &lt;br class='autobr' /&gt;
clair - en un autre nombre, le texte chiffr&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des fonctions math&#233;matiques sont r&#233;versibles, puisqu'elles sont aussi simples &#224; d&#233;faire qu'&#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
faire. Doubler est ainsi r&#233;versible puisqu'il est facile &lt;br class='autobr' /&gt;
de retrouver le nombre d'origine &#224; partir de son double. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si nous savons que le r&#233;sultat du doublement est 26, il &lt;br class='autobr' /&gt;
est enfantin de d&#233;duire que le nombre d'origine est 13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diffie et Hellman n'&#233;taient pas int&#233;ress&#233;s par ces &lt;br class='autobr' /&gt;
fonctions r&#233;versibles. Leur centre d'int&#233;r&#234;t &#233;tait les &lt;br class='autobr' /&gt;
fonctions &#224; sens unique. Comme leur nom le sugg&#232;re, &lt;br class='autobr' /&gt;
ces fonctions sont faciles &#224; appliquer, mais tr&#232;s difficiles &#224; inverser : elles sont virtuellement non-irr&#233;versibles. Voyons &#224; nouveau un exemple du quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;langer de la peinture jaune et de la peinture bleue &lt;br class='autobr' /&gt;
pour obtenir du vert est une fonction &#224; sens unique, &lt;br class='autobr' /&gt;
puisqu'il est facile le de m&#233;langer les peintures et impossible de retrouver les couleurs d'origine. Une autre &lt;br class='autobr' /&gt;
fonction &#224; sens unique est de casser un &#339;uf, car il vous &lt;br class='autobr' /&gt;
est impossible ensuite de le reconstituer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arithm&#233;tique modulo, parfois appel&#233;e &#224; l'&#233;cole &lt;br class='autobr' /&gt;
arithm&#233;tique de l'horloge, est un domaine des math&#233;matiques riche en fonctions &#224; sens unique. Dans l'arithm&#233;tique modulo, les math&#233;maticiens consid&#232;rent un &lt;br class='autobr' /&gt;
ensemble fini de nombres arrang&#233;s en boucle, un peu &lt;br class='autobr' /&gt;
comme les nombres sur une horloge. La figure 46 &lt;br class='autobr' /&gt;
montre une horloge pour un modulo 7 (ou mod 7) qui &lt;br class='autobr' /&gt;
a seulement 7 nombres de 0 &#224; 6. Pour effectuer 2 + 3, &lt;br class='autobr' /&gt;
nous partons de 2 et nous avan&#231;ons de 3 places pour &lt;br class='autobr' /&gt;
arriver &#224; 5, ce qui donne la m&#234;me r&#233;ponse que l'arithm&#233;tique normale. Pour faire 2 + 6, nous partons de 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
et avan&#231;ons de 6 places, mais cette fois nous avons &lt;br class='autobr' /&gt;
effectu&#233; un tour complet sur la boucle et nous atteignons le l, qui n'est pas le r&#233;sultat habituel en arithm&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;sultats peuvent s'exprimer ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 + 3 = 5 (mod 7) et 2 + 6 = 1 (mod 7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arithm&#233;tique modulo est relativement simple, et &lt;br class='autobr' /&gt;
nous l'utilisons tous les jours lorsque nous parlons de &lt;br class='autobr' /&gt;
l'heure. S'il est 9 heures maintenant, et que nous avons &lt;br class='autobr' /&gt;
un rendez-vous dans 8 heures d'ici, nous pouvons dire &lt;br class='autobr' /&gt;
que notre rencontre aura lieu &#224; 5 heures de l' apr&#232;s- &lt;br class='autobr' /&gt;
midi, plut&#244;t qu'&#224; 17 heures. Nous avons calcul&#233; mentalement 9 + 8 (mod 12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons le cadran de l'horloge, regardons le 9, puis tournons de 8 places, et nous arrivons &#224; 5 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 + 8 = 5 (mod 12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de visualiser des horloges, les math&#233;maticiens appliquent souvent la recette suivante pour abr&#233;ger les calculs de modulo. Effectuons d'abord le calcul en arithm&#233;tique normale. Ensuite, pour conna&#238;tre le &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sultat en (mod x), divisons la r&#233;ponse normale par x &lt;br class='autobr' /&gt;
et notons le reste. Ce reste constitue la r&#233;ponse en &lt;br class='autobr' /&gt;
(mod x). Pour trouver la r&#233;ponse &#224; 11 x 9 (mod 13), &lt;br class='autobr' /&gt;
nous proc&#233;dons comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I1 x 9 = 99&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;99 : 13 = 7, reste 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 x 9 = 8 (mod 13)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonctions effectu&#233;es en arithm&#233;tique modulo &lt;br class='autobr' /&gt;
tendent &#224; se comporter de mani&#232;re erratique, ce qui &lt;br class='autobr' /&gt;
les transforme parfois en fonction &#224; sens unique. Cela &lt;br class='autobr' /&gt;
devient &#233;vident lorsqu'une fonction simple en arithm&#233;tique normale est compar&#233;e &#224; la n1&#234;me fonction en &lt;br class='autobr' /&gt;
arithm&#233;tique modulo. Dans la premi&#232;re, la fonction &lt;br class='autobr' /&gt;
sera &#224; double sens et ais&#233;ment inversible. Dans la &lt;br class='autobr' /&gt;
seconde, elle sera &#224; sens unique et difficilement inversible. Prenons par exemple la fonction 3x. Cela veut &lt;br class='autobr' /&gt;
dire : prendre un nombre (x), puis multiplier 3 par lui- &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me x fois pour trouver le nouveau nombre. Si x = 2, &lt;br class='autobr' /&gt;
effectuons cette op&#233;ration :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 ^2 = 3 x 3 = 9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, la fonction transforme 2 en 9. En &lt;br class='autobr' /&gt;
arithm&#233;tique ordinaire, plus la valeur de x cro&#238;t, plus &lt;br class='autobr' /&gt;
le r&#233;sultat cro&#238;t. Si l'on nous donnait le r&#233;sultat de &lt;br class='autobr' /&gt;
l'op&#233;ration, il nous serait assez facile de revenir en &lt;br class='autobr' /&gt;
arri&#232;re et de d&#233;duire le nombre d'origine. Si le r&#233;sultat &lt;br class='autobr' /&gt;
est 81, on peut en d&#233;duire que x = 4, puisque 3^ 4 = 81.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous nous trompons et croyons que x = 5, nous &lt;br class='autobr' /&gt;
trouverons que 3 5 = 243, ce qui nous prouve que notre &lt;br class='autobr' /&gt;
valeur attribu&#233;e &#224; x &#233;tait trop grande. Bref, m&#234;me si &lt;br class='autobr' /&gt;
nous nous trompons, nous pouvons retrouver l'exacte &lt;br class='autobr' /&gt;
valeur de x et effectuer &#224; l'envers la fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arithm&#233;tique modulo, cette m&#234;me fonction ne se &lt;br class='autobr' /&gt;
comporte pas si raisonnablement. Imaginons que l'on &lt;br class='autobr' /&gt;
nous dise que 3 x en modulo 7 = 1, et que l'on nous &lt;br class='autobr' /&gt;
demande de trouver la valeur de x. Aucune valeur ne &lt;br class='autobr' /&gt;
nous vient &#224; l'esprit, car nous sommes peu familiers, &lt;br class='autobr' /&gt;
pour la plupart, avec l'arithm&#233;tique modulo. Nous pouvons supposer que x = 5 et chercher le r&#233;sultat de 3^5 &lt;br class='autobr' /&gt;
(mod 7). Le r&#233;sultat donnera 5, ce qui est trop &#233;lev&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
puisque nous cherchons un r&#233;sultat &#233;gal &#224; 1. Nous pouvons &#234;tre tent&#233;s de r&#233;duire la valeur de x et d'essayer &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; nouveau. Mais nous irons dans la mauvaise direction &lt;br class='autobr' /&gt;
puisque la r&#233;ponse exacte est x = 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arithm&#233;tique normale, nous pouvons essayer des &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres et sentir si nous br&#251;lons ou si nous gelons. Le &lt;br class='autobr' /&gt;
contexte de l'arithm&#233;tique modulo n'offre pas de prises &lt;br class='autobr' /&gt;
utiles, et inverser les fonctions est bien difficile. Sou- &lt;br class='autobr' /&gt;
vent, le seul moyen pour inverser une fonction en &lt;br class='autobr' /&gt;
modulo est de constituer une table en calculant la fonction avec diverses valeurs attribu&#233;es &#224; x, jusqu'&#224; ce que &lt;br class='autobr' /&gt;
l'on tombe sur la bonne solution. Le tableau 25 montre &lt;br class='autobr' /&gt;
les r&#233;sultats obtenus en appliquant plusieurs valeurs &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
la fonction, &#224; la fois en arithm&#233;tique normale et en &lt;br class='autobr' /&gt;
arithm&#233;tique modulo. Si &#233;tablir une telle table est un &lt;br class='autobr' /&gt;
peu fastidieux lorsqu'on travaille sur d'assez petits &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres, cela devient extr&#234;mement p&#233;nible avec une &lt;br class='autobr' /&gt;
fonction comme 453 x (mod 21 997). C'est un exemple &lt;br class='autobr' /&gt;
classique de fonction &#224; sens unique, car je peux attribuer une valeur &#224; x et calculer le r&#233;sultat de la fonction, &lt;br class='autobr' /&gt;
mais si je vous donne un r&#233;sultat, disons 5 787, vous &lt;br class='autobr' /&gt;
aurez une. immense difficult&#233; &#224; inverser la fonction et &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; trouver quel x j'avais d&#233;termin&#233;. Il ne m'a fallu que &lt;br class='autobr' /&gt;
quelques secondes pour effectuer mon calcul, mais il &lt;br class='autobr' /&gt;
vous en co&#251;tera des heures pour &#233;tablir une table et &lt;br class='autobr' /&gt;
trouver l'x que j'avais choisi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ann&#233;es consacr&#233;es &#224; l'arithm&#233;tique &lt;br class='autobr' /&gt;
modulo et aux fonctions &#224; sens unique, la fantaisie de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hellman commen&#231;a &#224; se r&#233;v&#233;ler payante. Au printemps &lt;br class='autobr' /&gt;
1976, il eut l'id&#233;e d'une strat&#233;gie r&#233;solvant le probl&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'&#233;change de clefs. En une demi-heure de gribouillage fr&#233;n&#233;tique, il prouva qu'Alice et Bernard po&#249;vaient convenir d'une clef sans se rencontrer, Hellm&#224;n &lt;br class='autobr' /&gt;
rendait ainsi caduc un axiome qui avait fait la loi pendant des si&#232;cles. Son id&#233;e reposait sur une fonction &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
sens unique de forme y^x (mod P). D'abord, Alice et &lt;br class='autobr' /&gt;
Bernard se concertaient sur les valeurs attribu&#233;es &#224; Y , &lt;br class='autobr' /&gt;
et P. A peu pr&#232;s toutes les valeurs sont possibles, avec &lt;br class='autobr' /&gt;
cependant quelques restrictions, telles que : P doit &#234;tre &lt;br class='autobr' /&gt;
premier et Y inf&#233;rieur &#224; P. Ces valeurs ne sont pas &lt;br class='autobr' /&gt;
secr&#232;tes, aussi Alice peut-elle t&#233;l&#233;phoner &#224; Bernard et &lt;br class='autobr' /&gt;
sugg&#233;rer, disons, que Y = 7 et P = Il. M&#234;me si la ligne &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phonique n'est pas s&#251;re et que la malveillante Eve &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;coute la conversation, c'est sans importance, comme &lt;br class='autobr' /&gt;
nous allons le voir. Alice et Bernard sont maintenant &lt;br class='autobr' /&gt;
convenus de la fonction &#224; sens unique 7^X (mod 11). &#192; &lt;br class='autobr' /&gt;
cet instant, ils peuvent entamer le processus visant &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tablir une clef secr&#232;te sans se rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice et Bernard ont d&#233;fini la &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me clef, qu'ils peuvent utiliser pour chiffrer un mes- &lt;br class='autobr' /&gt;
sage. Par exemple, ils peuvent utiliser leur nombre, 9, &lt;br class='autobr' /&gt;
comme clef pour un chiffrement en DES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hellman avait renvers&#233; un des piliers de la cryptographie et prouv&#233; qu'Alice et Bernard n'avaient pas &lt;br class='autobr' /&gt;
besoin de se rencontrer pour convenir d'une clef &lt;br class='autobr' /&gt;
secr&#232;te. Ensuite, quelqu'un devrait simplement arriver &lt;br class='autobr' /&gt;
avec un sch&#233;ma plus efficace pour que le probl&#232;me de &lt;br class='autobr' /&gt;
la distribution des clefs soit tout &#224; fait surmont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Au c&#339;ur du chiffre asym&#233;trique de Rivest se trouve &lt;br class='autobr' /&gt;
une fonction &#224; sens unique bas&#233;e sur le type des fonctions modulo d&#233;crites plus haut. La fonction &#224; sens &lt;br class='autobr' /&gt;
unique de Rivest peut &#234;tre utilis&#233;e pour crypter le message. On introduit dans la fonction ce message qui, en &lt;br class='autobr' /&gt;
fait, est un nombre, et le r&#233;sultat est le texte chiffr&#233;, un &lt;br class='autobr' /&gt;
autre nombre. Je ne d&#233;crirai pas en d&#233;tail la fonction &lt;br class='autobr' /&gt;
de Rivest (voir Annexe J), mais j'expliquerai un des &lt;br class='autobr' /&gt;
aspects qui lui sont propres, appel&#233; simplement N parce &lt;br class='autobr' /&gt;
que c'est ce N qui rend la fonction r&#233;versible sous certaines conditions, et donc id&#233;ale pour &#234;tre appliqu&#233;e &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
un chiffre asym&#233;trique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N est important parce qu'il est le composant variable &lt;br class='autobr' /&gt;
de la fonction &#224; sens unique, ce qui entra&#238;ne que &lt;br class='autobr' /&gt;
chaque personne peut choisir pour N une valeur diff&#233;rente, et personnaliser la fonction. Pour choisir sa &lt;br class='autobr' /&gt;
valeur personnelle de N, Alice prend deux nombres &lt;br class='autobr' /&gt;
premiers, p et q et les multiplie l'un par l'autre. Un &lt;br class='autobr' /&gt;
nombre premier n'a pas de diviseur, hors lui-m&#234;me et &lt;br class='autobr' /&gt;
1. Par exemple 7 est un nombre premier parce qu'aucun chiffre ne le divise sans qu'il Y ait un reste. De &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me 13 est un nombre premier parce que seuls 1 et &lt;br class='autobr' /&gt;
13 le divisent sans laisser de reste. En revanche, 8 n'est &lt;br class='autobr' /&gt;
pas un nombre premier, puisqu'on peut le diviser par &lt;br class='autobr' /&gt;
2 et par 4. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alice pourrait ainsi choisir comme nombres premiers p = 17 159 et q = 10 247. Multiplier ces nombres &lt;br class='autobr' /&gt;
l'un par l'autre donne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N = 17 159 x 10247 = 175828273.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix d'Alice pour N devient sa clef publique, &lt;br class='autobr' /&gt;
elle peut l'imprimer sur sa carte de visite, la mettre sur &lt;br class='autobr' /&gt;
Internet ou la publier dans un annuaire de clefs &lt;br class='autobr' /&gt;
publiques avec toutes les autres valeurs de N appartenant &#224; d'autres personnes. Si Bernard veut crypter un &lt;br class='autobr' /&gt;
message pour Alice, il se, procure la valeur du N &lt;br class='autobr' /&gt;
d'Alice (175 828 273) et l'ins&#232;re dans la formule g&#233;n&#233;rale de la fonction &#224; sens unique, elle aussi de notori&#233;t&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
publique. Bernard dispose maintenant d'une fonction &#224; - &lt;br class='autobr' /&gt;
sens unique taill&#233;e sur mesure avec la clef d'Alice, &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'on peut appeler la fonction &#224; sens unique d'Alice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour crypter un message pour Alice, il prend la fonction d'Alice, y ins&#232;re le message, en note le r&#233;sultat et &lt;br class='autobr' /&gt;
l'envoie &#224; Alice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, le message crypt&#233; est en s&#233;curit&#233; puisque &lt;br class='autobr' /&gt;
personne ne peut le d&#233;chiffrer. Le message a &#233;t&#233; chiffr&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
par une fonction &#224; sens unique ; inverser cette fonction &lt;br class='autobr' /&gt;
et d&#233;crypter le message sont, par d&#233;finition, virtuelle- &lt;br class='autobr' /&gt;
ment impossibles. Pourtant, une question demeure : &lt;br class='autobr' /&gt;
comment Alice peut-elle d&#233;crypter le message ? Pour &lt;br class='autobr' /&gt;
lire les messages qu'on lui adresse, Alice doit avoir un &lt;br class='autobr' /&gt;
moyen d'inverser la fonction &#224; sens unique. Un &#233;l&#233;ment doit lui permettre de d&#233;crypter le message. Heureusement pour Alice, Rivest a &#233;labor&#233; une fonction &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
sens unique qui peut &#234;tre invers&#233;e par quelqu'un &lt;br class='autobr' /&gt;
connaissant la valeur de p et de q, les deux nombres &lt;br class='autobr' /&gt;
premiers qui ont &#233;t&#233; multipli&#233;s pour donner N. Bien &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'Alice ait dit &#224; tout le monde que sa valeur pour N &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tait 175 828 273, elle n'a pas r&#233;v&#233;l&#233; les valeurs de p &lt;br class='autobr' /&gt;
et de q ; elle seule dispose donc de cette information &lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;cessaire pour d&#233;crypter les messages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons voir en N la clef publique, une information disponible pour n'importe qui, une information &lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;cessaire pour crypter les messages destin&#233;s &#224; Alice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que p et q sont la clef priv&#233;e, utilisable par Alice &lt;br class='autobr' /&gt;
seulement, l'information indispensable pour d&#233;crypter &lt;br class='autobr' /&gt;
ces messages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modalit&#233;s pr&#233;cises de l'utilisation de p et de q &lt;br class='autobr' /&gt;
pour inverser la fonction &#224; sens unique sont d&#233;crites &lt;br class='autobr' /&gt;
dans l'Annexe J. Pourtant, il y a une question qui se &lt;br class='autobr' /&gt;
pose imm&#233;diatement. Si tout le monde conna&#238;t N, la &lt;br class='autobr' /&gt;
clef publique, alors n'est-il pas facile d'en d&#233;duire p et &lt;br class='autobr' /&gt;
q, la clef priv&#233;e, et de lire les messages d'Alice ? Apr&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
tout, N a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en partant de p et de q. En fait il se &lt;br class='autobr' /&gt;
trouve que si N est assez grand, il est pratiquement &lt;br class='autobr' /&gt;
impossible d'en d&#233;duire p et q, et c'est peut-&#234;tre l'aspect le plus int&#233;ressant et le plus &#233;l&#233;gant du chiffre &lt;br class='autobr' /&gt;
asym&#233;trique RSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice a cr&#233;&#233; N en choisissant p et q et en multipliant &lt;br class='autobr' /&gt;
l'un par l'autre. Le point fondamental est que cette &lt;br class='autobr' /&gt;
action est en elle-m&#234;me une fonction &#224; sens unique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour d&#233;montrer l'irr&#233;versibilit&#233; de la multiplication de &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres premiers, prenons deux nombres premiers &lt;br class='autobr' /&gt;
9 419 et 1933, et multiplions-les. Une machine &#224; calculer fournit la r&#233;ponse, en quelques secondes : &lt;br class='autobr' /&gt;
18 206 927. Si, au contraire, on nous donne 18 206 927 &lt;br class='autobr' /&gt;
en nous demandant de trouver les facteurs premiers &lt;br class='autobr' /&gt;
(les deux nombres qui, multipli&#233;s l'un par l'autre, ont &lt;br class='autobr' /&gt;
donn&#233; 18 206 927), cela prendra beaucoup plus de &lt;br class='autobr' /&gt;
temps. Si vous en doutez, r&#233;fl&#233;chissez &#224; ceci : cela m'a &lt;br class='autobr' /&gt;
pris dix secondes pour g&#233;n&#233;rer le nombre 1 709 023, &lt;br class='autobr' /&gt;
mais il vous faudra, avec votre machine &#224; calculer, &lt;br class='autobr' /&gt;
presque tout un apr&#232;s-midi pour en sortir les facteurs &lt;br class='autobr' /&gt;
premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cryptosyst&#232;me, le RSA, est une forme de &lt;br class='autobr' /&gt;
la cryptographie &#224; clef publique. Pour v&#233;rifier sa s&#233;cu- &lt;br class='autobr' /&gt;
rit&#233;, mettons-nous &#224; la place d'&#200;ve, et essayons de saisir un message d'Alice &#224; Bernard. Pour crypter son &lt;br class='autobr' /&gt;
message, Alice consulte la clef publique de Bernard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour constituer sa clef publique, Bernard a choisi ses &lt;br class='autobr' /&gt;
propres nombres premiers, PB et qB et les a multipli&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
l'un par l'autre pour obtenir NB. Il a gard&#233; secret PB et &lt;br class='autobr' /&gt;
qB, qui forment sa clef priv&#233;e, mais a rendu publique &lt;br class='autobr' /&gt;
NB qui est 408 508 091. Alice ins&#232;re donc la clef &lt;br class='autobr' /&gt;
publique de Bernard dans la fonction g&#233;n&#233;rale &#224; sens &lt;br class='autobr' /&gt;
unique de chiffrement, et crypte son message. Lorsque &lt;br class='autobr' /&gt;
le message lui parvient, Bernard peut inverser la fonction et le d&#233;crypter, en utilisant les valeurs de PB et &lt;br class='autobr' /&gt;
qB qui constituent sa clef priv&#233;e. Entre-temps, Eve a &lt;br class='autobr' /&gt;
intercept&#233; le message. Sa seule chance de le d&#233;crypter &lt;br class='autobr' /&gt;
est d'inverser la fonction &#224; sens unique, ce qu'elle ne &lt;br class='autobr' /&gt;
peut faire sans conna&#238;tre PB et qB. Bernard a tenu &lt;br class='autobr' /&gt;
secrets PB et qB mais &#200;ve, comme tout le monde, sait &lt;br class='autobr' /&gt;
que NB est 408 508 091. &#200;ve tente donc de d&#233;duire les &lt;br class='autobr' /&gt;
valeurs de PB et qB en sortant les nombres qui, multi- &lt;br class='autobr' /&gt;
pli&#233;s l'un par l'autre, peuvent donner 408 508 091, pro- &lt;br class='autobr' /&gt;
c&#233;d&#233; appel&#233; factorisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de temps exactement faudra-t-il &#224; &#200;ve pour &lt;br class='autobr' /&gt;
trouver les facteurs diviseurs de 408 508 091 ? Il Y a &lt;br class='autobr' /&gt;
plusieurs recettes pour essayer de factoriser NB. Certaines sont plus rapides que d'autres, mais toutes exigent de v&#233;rifier si chaque nombre premier peut ou non &lt;br class='autobr' /&gt;
diviser NB sans laisser de reste. Par exemple, 3 est un &lt;br class='autobr' /&gt;
nombre premier mais n'est pas un diviseur de &lt;br class='autobr' /&gt;
408 508 091 puisque 3 ne divise pas parfaitement &lt;br class='autobr' /&gt;
408 508 091. Eve passe donc au nombre premier suivant, le 5. Le 5 ne convient pas non plus, &#200;ve passe &lt;br class='autobr' /&gt;
au suivant, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin elle arrive &#224; 18 313, &lt;br class='autobr' /&gt;
le 2 OOOe nombre premier, qui est un facteur de &lt;br class='autobr' /&gt;
408 508 091. Ayant trouv&#233; l'un des facteurs, il devient &lt;br class='autobr' /&gt;
facile d'avoir l'autre, qui se r&#233;v&#232;le &#234;tre 22 307 . Avec &lt;br class='autobr' /&gt;
une machine &#224; calculer pouvant tester quatre nombres &lt;br class='autobr' /&gt;
premiers &#224; la minute, &#200;ve aurait mis 500 minutes, soit &lt;br class='autobr' /&gt;
plus de huit heures, pour identifier PB et qB. Autrement &lt;br class='autobr' /&gt;
dit, &#200;ve trouverait la clef secr&#232;te de Bernard et pourrait &lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi d&#233;chiffrer le message en moins d'un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une s&#233;curit&#233; de &lt;br class='autobr' /&gt;
haut niveau, mais Bernard aurait pu choisir des &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres premiers beaucoup plus grands et augmenter &lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi la d&#233;fense de sa clef priv&#233;e. S'il avait choisi des &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres premiers aussi &#233;lev&#233;s que 10 65 (ce qui veut &lt;br class='autobr' /&gt;
dire 1 suivi de 65 z&#233;ros, ou cent mille millions de mil- &lt;br class='autobr' /&gt;
lions de millions de millions de millions de millions &lt;br class='autobr' /&gt;
de millions de millions de millions de millions), cela &lt;br class='autobr' /&gt;
aurait donn&#233; une valeur &#224; N d'environ 10^ 65 x 10^65 = &lt;br class='autobr' /&gt;
10^ 13 0. Un ordinateur peut multiplier les deux nombres &lt;br class='autobr' /&gt;
premiers et g&#233;n&#233;rer N en une seule seconde, mais si &lt;br class='autobr' /&gt;
Eve tentait d'inverser le proc&#233;d&#233; et de trouver p et q, &lt;br class='autobr' /&gt;
cela lui prendrait un temps d&#233;mesur&#233;. Combien de &lt;br class='autobr' /&gt;
temps exactement ? cela d&#233;pend de la rapidit&#233; de son &lt;br class='autobr' /&gt;
ordinateur. L'expert en s&#233;curit&#233; Simon Garfinkel estimait qu'un ordinateur &#224; 100 MHz d'Intel Pentium avec &lt;br class='autobr' /&gt;
une RAM de 8 m&#233;gabits mettrait &#224; peu pr&#232;s cinquante &lt;br class='autobr' /&gt;
ans &#224; factoriser un nombre aussi &#233;lev&#233; que 10 ^130. Les &lt;br class='autobr' /&gt;
cryptographes ont une certaine tendance &#224; la parano&#239;a &lt;br class='autobr' /&gt;
et envisagent les pires circonstances, comme une &lt;br class='autobr' /&gt;
conspiration mondiale pour faire c&#233;der leurs chiffres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi Garfinkel &#233;tudia-t-il ce qui se passerait si cent &lt;br class='autobr' /&gt;
millions d'ordinateurs personnels (le nombre d'ordinateurs vendus en 1995) se liguaient. Le r&#233;sultat serait &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'un nombre tel que 10^130 pourrait &#234;tre factoris&#233; en &lt;br class='autobr' /&gt;
15 secondes environ. On a donc consid&#233;r&#233; que pour &lt;br class='autobr' /&gt;
assurer une r&#233;elle s&#233;curit&#233;, il fallait utiliser des &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres premiers vraiment g&#233;ants. Pour des transactions bancaires importantes, N tend &#224; &#234;tre au moins de &lt;br class='autobr' /&gt;
10 308 , ce qui est dix millions de milliards de milliards &lt;br class='autobr' /&gt;
de milliards de milliards de milliards de milliards de &lt;br class='autobr' /&gt;
milliards de milliards de milliards de milliards de mil- &lt;br class='autobr' /&gt;
liards de milliards de milliards de milliards de milliards &lt;br class='autobr' /&gt;
de milliards de milliards de milliards de milliards de &lt;br class='autobr' /&gt;
fois plus &#233;lev&#233; que 10 130 ! Les efforts combin&#233;s de cent &lt;br class='autobr' /&gt;
millions de personnes avec leurs ordinateurs prendraient plus de mille ans pour faire c&#233;der un tel chiffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des valeurs suffisantes attribu&#233;es &#224; p et q, RSA &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tait imprenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul risque pour la s&#233;curit&#233; du cryptosyst&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
RSA &#224; clef publique serait que, dans le futur, quel- &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'un trouve un moyen rapide pour factoriser N. On &lt;br class='autobr' /&gt;
peut imaginer que dans dix ans, ou pourquoi pas &lt;br class='autobr' /&gt;
demain, quelqu'un d&#233;couvrira une m&#233;thode de factorisation rapide, et RSA deviendra imm&#233;diatement &lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;rim&#233;. Toutefois, depuis plus de deux mille ans les &lt;br class='autobr' /&gt;
math&#233;maticiens ont essay&#233; de trouver une voie rapide &lt;br class='autobr' /&gt;
sans y parvenir et, &#224; l'heure actuelle, factoriser r&#233;clame &lt;br class='autobr' /&gt;
toujours un temps de calcul consid&#233;rable. La plupart &lt;br class='autobr' /&gt;
des math&#233;maticiens pensent que ces difficult&#233;s sont &lt;br class='autobr' /&gt;
inh&#233;rentes &#224; la factorisation, et que certaines lois &lt;br class='autobr' /&gt;
math&#233;matiques interdisent tout raccourci. S'ils ont rai- &lt;br class='autobr' /&gt;
son, le RSA semble s&#251;r pour l'avenir imm&#233;diat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le grand avantage de la cryptographie &#224; clef &lt;br class='autobr' /&gt;
publique RSA est qu'elle en finit avec tous les probl&#232;mes associ&#233;s aux chiffres traditionnels et &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;change de clefs. Alice n'a plus &#224; se soucier du trans- &lt;br class='autobr' /&gt;
port de la clef pour Bernard, ni &#224; s'inqui&#233;ter d'une &lt;br class='autobr' /&gt;
interception d'&#200;ve. En fait, peu importe &#224; Alice que &lt;br class='autobr' /&gt;
quelqu'un d'autre voie la clef publique - plus on est &lt;br class='autobr' /&gt;
de fous, plus on rit - puisque cette clef ne sert qu'au &lt;br class='autobr' /&gt;
chiffrement et non au d&#233;chiffrement, et qu'Alice peut &lt;br class='autobr' /&gt;
la garder toujours sur elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RSA fut pr&#233;sent&#233; pour la premi&#232;re fois en ao&#251;t 1977 &lt;br class='autobr' /&gt;
dans un article sign&#233; par Martin Gardner et intitul&#233; A &lt;br class='autobr' /&gt;
New Kind of Cipher that Would Take Millions of Years &lt;br class='autobr' /&gt;
to Break, dans sa rubrique de jeux math&#233;matiques du &lt;br class='autobr' /&gt;
Scientific American. Apr&#232;s avoir expliqu&#233; comment &lt;br class='autobr' /&gt;
fonctionne la cryptographie &#224; clef publique, Gardner &lt;br class='autobr' /&gt;
proposait un concours &#224; ses lecteurs. Il publiait un texte &lt;br class='autobr' /&gt;
chiffr&#233; et donnait la clef publique utilis&#233;e pour son &lt;br class='autobr' /&gt;
chiffrement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N = 114 381 625 757 888 867 669 235 779 976 146 612 &lt;br class='autobr' /&gt;
010218296721 242362 562 561 842 935 70'6935 &lt;br class='autobr' /&gt;
245 733 897 830 597 123 563 958 705 058 989 075 &lt;br class='autobr' /&gt;
147 599290026 879 543 541.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeu consistait &#224; factoriser N en p et q, et &#224; utiliser &lt;br class='autobr' /&gt;
ensuite ces nombres pour d&#233;chiffrer le message. Le &lt;br class='autobr' /&gt;
prix &#233;tait de cent dollars. Gardner n'avait pas la place &lt;br class='autobr' /&gt;
pour expliquer en d&#233;tail le RSA, il demandait donc &lt;br class='autobr' /&gt;
aux lecteurs d'&#233;crire au Laboratoire du MIT qui leur &lt;br class='autobr' /&gt;
enverrait une note technique. Rivest, Shamir et Adleman furent &#233;tonn&#233;s de recevoir mille demandes. Ils n'y &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;pondirent d'ailleurs pas imm&#233;diatement, craignant &lt;br class='autobr' /&gt;
que la diffusion de leur id&#233;e ne compromette leurs &lt;br class='autobr' /&gt;
chances d'obtenir un brevet. Lorsque cela fut fait, le &lt;br class='autobr' /&gt;
trio organisa une r&#233;union pour f&#234;ter l'&#233;v&#233;nement. Pro- &lt;br class='autobr' /&gt;
fesseurs et &#233;tudiants eurent droit &#224; des pizzas et &#224; de &lt;br class='autobr' /&gt;
la bi&#232;re, et furent invit&#233;s aussi &#224; mettre la note tech- &lt;br class='autobr' /&gt;
nique' sous enveloppe pour les lecteurs du Scientific &lt;br class='autobr' /&gt;
American.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au concours de Gardner, il a fallu dix-sept ans &lt;br class='autobr' /&gt;
pour que le chiffre soit bris&#233;. En avril 1994, une &#233;quipe &lt;br class='autobr' /&gt;
de six cents volontaires r&#233;v&#233;la les facteurs de N. &lt;br class='autobr' /&gt;
q = 3490529510847650949 147 849619903 898 &lt;br class='autobr' /&gt;
133 417 764638 493 387 843 990 820 577. &lt;br class='autobr' /&gt;
p = 32 769 132 993 266 709 549 961 988 190 834461 &lt;br class='autobr' /&gt;
413 177 642 967 992 942 539 798 288 533.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En utilisant ces valeurs comme clef priv&#233;e, ils furent &lt;br class='autobr' /&gt;
capables de d&#233;chiffrer le message. Celui-ci &#233;tait une &lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;rie de nombres, qui convertis en lettre donn&#232;rent : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;The magic words are squeamish ossifrage&lt;/i&gt;. La factorisation avait &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; des volontaires appartenant &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
des pays aussi &#233;loign&#233;s que l'Australie, l'Angleterre, &lt;br class='autobr' /&gt;
les Etats-Unis et le Venezuela. Ils consacr&#232;rent leurs &lt;br class='autobr' /&gt;
loisirs &#224; travailler sur des ordinateurs, chacun &#233;tant &lt;br class='autobr' /&gt;
charg&#233; d'une fraction du probl&#232;me. M&#234;me en tenant &lt;br class='autobr' /&gt;
compte de l'organisation consid&#233;rable n&#233;cessit&#233;e par &lt;br class='autobr' /&gt;
ces calculs en parall&#232;le, certains lecteurs seront surpris &lt;br class='autobr' /&gt;
que le syst&#232;me RSA ait &#233;t&#233; bris&#233; en un temps si court, &lt;br class='autobr' /&gt;
mais il faut noter que le concours portait sur une valeur &lt;br class='autobr' /&gt;
de N relativement petite, de l'ordre de 10 129 . Aujourd'hui, les utilisateurs de RSA prendraient une valeur &lt;br class='autobr' /&gt;
beaucoup plus &#233;lev&#233;e pour prot&#233;ger une information &lt;br class='autobr' /&gt;
importante. Il est maintenant courant de crypter un &lt;br class='autobr' /&gt;
message avec une valeur de N telle que tous les ordinateurs de la plan&#232;te auraient besoin d'un temps plus long &lt;br class='autobr' /&gt;
que l'&#226;ge de l'univers pour briser le chiffre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dialectique de la nature : l'exemple des virus</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article6074</link>
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		<dc:date>2020-12-19T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'actualit&#233; rend les virus, au moins l'un d'entre eux, le sujet permanent des grands media. La pand&#233;mie pourrait &#234;tre l'occasion d'une grande campagne de vulgarisation scientifique. L'ADN et l'ARN sont un des signes tangibles de l'unit&#233; du vivant, donc de la th&#233;orie de l'&#233;volution de Darwin. Mais cette pand&#233;mie &#233;tant utilis&#233;e par les Etats comme un outil de r&#233;action politique, des millions de gens ne savent sans doute toujours pas ce qu'est un virus, malgr&#233; les centaines d'heures de palabres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt; Introduction &#224; la dialectique de la nature&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; rend les virus, au moins l'un d'entre eux, le sujet permanent des grands media. La pand&#233;mie pourrait &#234;tre l'occasion d'une grande campagne de vulgarisation scientifique. L'ADN et l'ARN sont un des signes tangibles de l'unit&#233; du vivant, donc de la th&#233;orie de l'&#233;volution de Darwin. Mais cette pand&#233;mie &#233;tant utilis&#233;e par les Etats comme un outil de r&#233;action politique, des millions de gens ne savent sans doute toujours pas ce qu'est un virus, malgr&#233; les centaines d'heures de palabres de &#171; scientifiques &#187; servant de porte-parole au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or au del&#224; des questions techniques, et de la politique sanitaire qui devrait &#234;tre mise en oeuvre, les virus devraient int&#233;resser les militants du mouvement ouvrier car ils illustrent une des lois fondamentales de la dialectique : l'unit&#233; des contraires. L'importance ce cette loi, en biologie comme en politique, est soulign&#233;e par L&#233;nine dans son texte &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/00/surlaquestion.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur la question de la dialectique&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;doublement de l'un et la connaissance de ses parties contradictoires est le fond (une des &#171; essences &#187;, une des particularit&#233;s ou marques fondamentales, sinon la fondamentale) de la dialectique. C'est ainsi que Hegel &#233;galement pose la question (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justesse de cet aspect du contenu de la dialectique doit &#234;tre v&#233;rifi&#233;e par l'histoire de la science. Habituellement (par exemple chez Pl&#233;khanov) on ne pr&#234;te pas assez attention &#224; cet aspect de la dialectique : l'identit&#233; des contraires est prise comme somme d'exemples [&#171; par exemple, le grain &#187; ; &#171; par exemple, le communisme primitif &#187;. Chez Engels aussi. Mais c'est &#171; pour la vulgarisation &#187;...] , et non comme loi de la connaissance (et loi du monde objectif). (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'identit&#233; des contraires (leur &#171; unit&#233; &#187;, dirait-on peut-&#234;tre plus exactement, bien que la distinction des termes identit&#233; et unit&#233; ne soit pas ici particuli&#232;rement essentielle. En un certain sens, les deux sont justes) est la reconnaissance (la d&#233;couverte) des tendances contradictoires, s'excluant mutuellement, oppos&#233;es, dans tous les ph&#233;nom&#232;nes et processus de la nature (dont ceux de l'esprit et de la soci&#233;t&#233;). La condition pour conna&#238;tre tous les processus de l'univers dans leur &#171; automouvement &#187;, dans leur d&#233;veloppement spontan&#233;, dans leur vie vivante, est de les conna&#238;tre comme unit&#233; de contraires. Le d&#233;veloppement est &#171; lutte &#187; des contraires.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les virus illustrent cette unit&#233; des contraires, sous la forme de la question : sont-ils vivants ou non ? Les deux ! r&#233;pond le sp&#233;cialiste Pierre L&#233;pine, scientifique qui ne se r&#233;clame pas ouvertement de la dialectique, mais la justifie de fait en r&#233;pondant : les virus sont une mati&#232;re &lt;i&gt;&#224; la fois&lt;/i&gt; vivante et inerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quelques difficult&#233;s techniques de son texte que nous allons citer ne doivent pas emp&#234;cher de comprendre la conclusion de ce scientifique. Elles t&#233;moignent juste du fait que comme le remarque L&#233;nine, c'est du d&#233;veloppement de la science elle-m&#234;me que r&#233;sulte l'apparition de figures de la dialectique, pas d'un ajout artificiel venant de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les virus sont-ils vivants ?&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_15127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/virus-e6e3b.jpg' width=&#034;320&#034; height=&#034;499&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Nous en savons assez maintenant sur les virus pour aborder la question de la nature intime des virus : sont-ils vivants ? Sont-ils inanim&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'un probl&#232;me qui s'est pos&#233; d&#232;s l'origine m&#234;me des travaux sur les virus. Lorsque Pasteur renon&#231;ait, apr&#232;s de nombreux essais, &#224; voir le microbe de la rage, il pensait simplement qu'il avait affaire &#224; un germe plus petit que les germes visibles au microscope. Au contraire, lorsque Beijerinck faisait franchir une paroi de porcelaine au virus infectieux de la mosa&#239;que du tabac, il en concluait qu'il s'agissait d'un contage fluide d'une nature diff&#233;rente des agents infectieux jusque l&#224; reconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte du bact&#233;riophage divisait de m&#234;me les bact&#233;riologistes entre ceux qui y voyaient, avec d'H&#233;relle, un germe anim&#233;, un &#171; microbe des microbes &#187;, et ceux qui au contraire, avec Bordet et Ciuca, en faisaient un facteur inanim&#233; de lyse [&lt;i&gt;destruction&lt;/i&gt;] h&#233;r&#233;ditairement transmissible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la cristallisation des virus &#224; la suite des travaux de Stanley, en raison de l'id&#233;e de mati&#232;re inanim&#233;e qui, pour nous, est associ&#233;e &#224; la notion de cristallisation, apportait un fort argument aux tenants de la nature non vivante des virus et de leur origine endog&#232;ne. Il a trouv&#233; son expression dans le terme &#171; virus prot&#233;ine &#187; qui a &#233;t&#233; &#224; l'&#233;poque employ&#233; pour d&#233;signer les virus consid&#233;r&#233;s comme des macromol&#233;cules dou&#233;es du pouvoir de reproduction autocatalytique aux d&#233;pens des prot&#233;ines de l'organisme h&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est indiscutable, d'autre part, qu'une tendance naturelle des microbiologistes les conduit &#224; envisager les virus comme des organismes dou&#233;s d'une sp&#233;cificit&#233; autonome, et &#224; les int&#233;grer &#224; ce titre dans l'&#233;chelle des &#234;tres vivants. C'est m&#233;conna&#238;tre l'absence d'homog&#233;n&#233;it&#233; qui existe dans l'ensemble des virus. A l'extr&#233;mit&#233; sup&#233;rieure de leur &#233;chelle, nous trouvons des organismes de structure et de morphologie complexes, dou&#233;s d'une apparence de noyau (nucl&#233;o&#239;de), de protoplasme (viroplasme) et de membrane, et dont la composition chimique est tr&#232;s proche de celle des bact&#233;ries. A l'autre extr&#233;mit&#233; se trouvent des particules tr&#232;s simples, de structure relativement homog&#232;ne, r&#233;ductibles &#224; des acides nucl&#233;iques qui peuvent &#234;tre obtenus &#224; l'&#233;tat de grande puret&#233; chimique sous forme cristalline sans rien perdre de leur pouvoir infectant. Comment, de ces faits en apparence contradictoires, nous faire de la nature des virus une opinion coh&#233;rente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la question qui surgit lorsque l'on aborde le probl&#232;me de la nature des virus est la suivante : les virus sont-ils repr&#233;sentatifs d'un &#233;tat pr&#233;cellulaire, d'une ascension vers une autonomie compl&#232;te d'&#233;l&#233;ments progressivement individualis&#233;s de la cellule, ou sont-ils au contraire les formes d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;es d'organismes adapt&#233;s &#224; une vie parasitaire, progressivement d&#233;pouill&#233;s des possibilit&#233;s d'un m&#233;tabolisme ind&#233;pendant de celui de leur h&#244;te ? En d'autres termes, les virus ont-ils une origine interne ou au contraire externe &#224; la cellule ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'hypoth&#232;se endog&#232;ne, les virus sont des &#233;l&#233;ments devenus anormaux, d&#233;riv&#233;s aberrants de constituants normaux de la cellule comme les chromosomes et les mitochondries. Ils peuvent th&#233;oriquement apparaitre sans que rien les ait pr&#233;c&#233;d&#233;s et nous devons n&#233;cessairement admettre la possibilit&#233; de leur g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e. Dans l'hypoth&#232;se exog&#232;ne, ce sont des agents infectieux qui p&#233;n&#232;trent dans les cellules par effraction et qui, si leur taille et leurs propri&#233;t&#233;s les distinguent des microbes visibles, repr&#233;sentent la descendance de germes semblables entre eux, reproduits au sein d'autres cellules sensibles et dont rien n'autorise &#224; supposer la g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vrai, &#224; l'&#233;chelle des structures polymol&#233;culaires qui est celle des virus, la question de la vie perd la plus grande partie de son sens. Si m&#234;me les virus de petite taille se comportent indiscutablement comme des agents des maladies infectieuses, notion que depuis Pasteur nous associons &#224; celle d'&#234;tre anim&#233;, leur structure rudimentaire, leur &#233;quipement enzymatique r&#233;duit, leur composition relativement simple les rapprochent des compos&#233;s courants de la chimie organique. D'autre part, le concept de vie est commun&#233;ment confondu dans notre esprit avec celui d'&#234;tres vivants, d'individus appartenant &#224; une esp&#232;ce zoologique ou botanique d&#233;finie. En pensant &#224; la vie, nous &#233;voquons, consciemment ou non, un ensemble de fonctions distinctes et apparemment indissociables : activit&#233;, motricit&#233;, assimilation, respiration, croissance, reproduction, etc. Il est pourtant &#233;vident que certaines de ces fonctions ne r&#233;sistent pas &#224; l'analyse, en ce sens que la vie peut exister sans elle, telle la motricit&#233; qui manque chez la plupart des v&#233;g&#233;taux, la respiration, l'assimilation qui peuvent chez les &#234;tres inf&#233;rieurs &#234;tre compl&#232;tement suspendues pendant de longs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on descend l'&#233;chelle des &#234;tres organis&#233;s, on voit se r&#233;duire progressivement le nombre des fonctions indispensables &#224; la vie, finalement limit&#233;e aux propri&#233;t&#233;s essentielles de la mati&#232;re organique, dou&#233;s de continuit&#233; g&#233;n&#233;tique, dont se compose chaque &#234;tre &#224; l'&#233;tat vivant. la fronti&#232;re entre la vie et la mort devient ainsi fix&#233;e non aux limites de l'individu, ni m&#234;me &#224; celle de la cellule, mais au foss&#233; qui doit logiquement s&#233;parer la mati&#232;re organique vivante autoreproductible de la mati&#232;re organique inanim&#233;e. C'est ici qu'est le noeud du probl&#232;me en ce qui concerne les virus, celui par lequel ces agents infectieux se montrent parfois si proche des g&#232;nes, support mat&#233;riel de l'h&#233;r&#233;dit&#233; group&#233;s dans les chromosomes et qui comme les virus sont li&#233;s &#233;troitement au fonctionnement de la cellule et &#224; sa reproduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivants ou inanim&#233;s, les virus seraient donc &#224; la fois l'un et l'autre, ou plus exactement ils seraient successivement l'un et l'autre, car il importe de souligner que leur autoreproduction avec continuit&#233; g&#233;n&#233;tique ne se manifeste qu'au sein des cellules vivantes. Hors de la cellule le virus ne se distingue en rien d'un quelconque compos&#233; organique ; il ne se reproduit jamais. Dans la cellule, il ne se reproduit qu'autant que celle-ci est encore capable de synth&#232;ses. Nous avons vu que la multiplication des virus exige leur int&#233;gration au m&#233;tabolisme de la cellule, cette derni&#232;re reproduisant le virus plus que le virus ne se reproduit lui-m&#234;me. De telle sorte que le processus pathologique, qui dans la cellule aboutira &#224; la r&#233;plication du virus, autant que l'oeuvre du virus l'oeuvre de la cellule elle-m&#234;me. Car la diff&#233;rence essentielle entre le virus et la cellule repose sur le fait que cette derni&#232;re, poss&#233;dant &lt;i&gt;&#224; la fois&lt;/i&gt; les deux acides nucl&#233;iques, ADN et ARN, indispensables au cycle de Lipmann qui permet la synth&#232;se de la mati&#232;re organique &#224; partir des &#233;l&#233;ments et des compos&#233;s inorganiques, peut assurer elle-m&#234;me sa croissance et sa reproduction, alors que le virus, ne poss&#233;dant &lt;i&gt;qu'un seul&lt;/i&gt; acide nucl&#233;ique, en est incapable et qu'il est par l&#224; condamn&#233; &#224; d&#233;pendre de l'&#233;quipement enzymatique et du potentiel de synth&#232;se d'une cellule vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce faisant, rien ne prouve et rien n'indique que les virus ne soient pas d'origine exog&#232;ne, c'est-&#224;-dire que tout en perdant hors de la cellule les attributs de la mati&#232;re anim&#233;e, ils ne cessent pas d'&#234;tre des agents infectieux bien que ne poss&#233;dant pas, par eux-m&#234;mes et de fa&#231;on autonome, les fonctions de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rents, enfin, par leur sp&#233;cificit&#233; antig&#233;nique, des organites de la cellule, les virus constituent de fait une classe &#224; part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons-nous : les virus ne sont pas des organismes complets, ils ne sont pas davantage de simples macromol&#233;cules autoreproductibles ; les virus ne sont pas des organites aberrants ni des constituants d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s de la cellule. Ils ont une complexit&#233; de structure, une sp&#233;cificit&#233; antig&#233;nique qui leur est propre, une continuit&#233; g&#233;n&#233;tique : ils se reproduisent, mais ne peuvent le faire de fa&#231;on autonome sans l'intervention d'une cellule vivante. Les virus ne peuvent &#234;tre rattach&#233;s &#224; aucun autre syst&#232;me biologique : ils sont virus et c'est tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Introduction &#224; la dialectique de la nature</title>
		<link>http://matierevolution.fr/spip.php?article35</link>
		<guid isPermaLink="true">http://matierevolution.fr/spip.php?article35</guid>
		<dc:date>2011-01-11T06:14:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;....... DE l'UNIVERS AU SYSTEME NERVEUX ...... &lt;br class='autobr' /&gt;
Mots-clefs : &lt;br class='autobr' /&gt;
dialectique &#8211; discontinuit&#233; &#8211; physique quantique &#8211; relativit&#233; &#8211; chaos d&#233;terministe &#8211; non-lin&#233;arit&#233; &#8211; &#233;mergence &#8211; inhibition &#8211; boucle de r&#233;troaction &#8211; contradictions &#8211; crise &#8211; transition de phase &#8211; auto-organisation &#8211; vide - Blanqui - L&#233;nine - Rosa Luxemburg &#8211; Trotsky &#8211; Prigogine - Barta - la r&#233;volution - l'anarchisme &lt;br class='autobr' /&gt;
SITE : Mati&#232;re et r&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
www.matierevolution.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Sommaire du site &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi ce site ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_27 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://matierevolution.fr/IMG/jpg/050608-2158-potage1neur1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH253/050608-2158-potage1neur1-cc53a.jpg?1779683544' width='500' height='253' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;....... DE l'UNIVERS AU SYSTEME NERVEUX ......&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mots-clefs :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article567&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dialectique&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;discontinuit&#233;&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article568&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;physique quantique&lt;/a&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article630&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;relativit&#233;&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article474&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chaos d&#233;terministe&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article540&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;non-lin&#233;arit&#233;&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article571&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;mergence&lt;/a&gt; &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article566&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;inhibition&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article570&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;boucle de r&#233;troaction&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article572&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;contradictions&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article105&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;crise&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article565&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;transition de phase&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article564&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;auto-organisation&lt;/a&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article597&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vide&lt;/a&gt; -&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article561&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blanqui&lt;/a&gt; - &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article590&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;nine&lt;/a&gt; - &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article727&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rosa Luxemburg&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article405&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trotsky&lt;/a&gt; &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article446&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prigogine&lt;/a&gt; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article576&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Barta&lt;/a&gt; - &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article657&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la r&#233;volution&lt;/a&gt; - &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article753&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'anarchisme&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SITE : Mati&#232;re et r&#233;volution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.matierevolution.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article88&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sommaire du site&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi ce site ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi ce site m&#234;le r&#233;volution, sciences, philosophie et politique ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article485&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'ABC de la dialectique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des sauts qualitatifs dans la nature ?&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous &#233;crire, cliquez sur &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?page=forum&amp;id_article=35&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;pondre &#224; cet article&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce qui se meut, c'est la contradiction. (...) C'est uniquement parce que le concret se suicide qu'il est ce qui se meut. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;G.W.F Hegel&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
dans sa pr&#233;face &#224; la &#171; Ph&#233;nom&#233;nologie de l'esprit &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Gr&#226;ce &#224; l'impulsion puissante donn&#233;e &#224; la pens&#233;e par la r&#233;volution fran&#231;aise, Hegel a anticip&#233; en philosophie le mouvement g&#233;n&#233;ral de la science. Mais pr&#233;cis&#233;ment parce qu'il s'agissait d'une g&#233;niale anticipation, elle a pris chez Hegel un caract&#232;re id&#233;aliste. Hegel op&#233;rait sur des ombres id&#233;ologiques, comme si elles &#233;taient la r&#233;alit&#233; supr&#234;me. Marx a montr&#233; que le mouvement des ombres id&#233;ologiques ne fait que refl&#233;ter le mouvement des corps mat&#233;riels. &#171; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;L&#233;on Trotsky&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
dans &#171; D&#233;fense du marxisme &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Engels&lt;/strong&gt; &#233;crivait dans l'&#171; Anti-D&#252;hring &#187; : &lt;i&gt;&#171; La nature est le banc d'essai de la dialectique et nous devons dire &#224; l'honneur de la science moderne de la nature qu'elle a fourni pour ce banc d'essai une riche moisson de faits qui s'accro&#238;t tous les jours. &#187;&lt;/i&gt; C'est ce mouvement sans cesse renouvel&#233;, ce dialogue contradictoire permanent entre nature et philosophie, qui permet que la pens&#233;e sur le monde, &#224; la fois mat&#233;rialiste et dialectique, reste dynamique et proche de la r&#233;alit&#233; sans s'enliser dans une esp&#232;ce de m&#233;taphysique. Lorsqu'&#224; nouveau, la science fournit cette &#171; riche moisson &#187;, il est n&#233;cessaire de recommencer &#224; y plonger notre philosophie, c'est-&#224;-dire d'enrichir la conception dialectique et mat&#233;rialiste d'exemples tir&#233;s des sciences contemporaines pour en tirer de nouvelles analyses. Qu'y a-t-il de fondamentalement nouveau en sciences, peut se demander le lecteur assidu des revues scientifiques qui constate bien des progr&#232;s mais peu d'id&#233;es vraiment nouvelles par leur contenu fondamental, peu de nouvelles conceptions philosophiques. Nous allons tenter de montrer que les repr&#233;sentations novatrices sont bel et bien l&#224;, m&#234;me si les revues donnent plus volontiers la place au caract&#232;re technique des d&#233;couvertes qu'au changement conceptuel qu'elles repr&#233;sentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature sp&#233;cialis&#233;e en philo/sciences a surtout choisi de retenir au plan philosophique que la physique quantique et la relativit&#233; semblaient indiquer une limite &#224; l'Homme dans sa capacit&#233; de conna&#238;tre le monde. On a m&#234;me parl&#233; d'ind&#233;terminisme &#224; ce propos. Avec le quanta, la connaissance sur la mati&#232;re/lumi&#232;re avait soi-disant atteint une fronti&#232;re. On ne pouvait descendre en dessous de cette limite dans notre connaissance. Mais ce n'est pas ainsi que la physique quantique parle : elle affirme que la nature ne descend pas en dessous du quanta en termes d'objet, de mouvement, d'interaction, de pr&#233;cision. Et aussi que les quantit&#233;s ne peuvent &#234;tre que des multiples d'un quanta, donc des nombres entiers. Ce n'est pas la m&#234;me chose du tout. Mais ceci ne concerne que la mati&#232;re/lumi&#232;re. Reste la question : le vide contient-il des &#233;l&#233;ments qui descendent en dessous du quanta ? En effet, on a d&#233;couvert la structure du vide et cela change fondamentalement nos id&#233;es en la &#8230; mati&#232;re. Le vide n'est plus l'oppos&#233; de la mati&#232;re et de la lumi&#232;re mais une mati&#232;re fugitive, dite virtuelle, qui fait le lien entre mati&#232;re et lumi&#232;re, qui explique l'existence m&#234;me de la mati&#232;re, de sa durabilit&#233;. C'est le vide qui produit la lumi&#232;re et la mati&#232;re, sous leurs diverses formes. Du coup, le monde de la mati&#232;re n'est plus limit&#233; par les in&#233;galit&#233;s d'Heisenberg, ces fameuses limitations dues aux quanta. Dans le vide, il existe une &#171; mati&#232;re &#187; qui descend d'un niveau d'organisation en dessous, et m&#234;me plusieurs sortes de mati&#232;re qui descendent de plusieurs niveaux d'organisation, puisque qu'existe le virtuel de virtuel, etc&#8230; Le vide se mat&#233;rialise donc. Et nous verrons, inversement, que la mati&#232;re se b&#226;tit &#224; partir du vide. Enfin, le pass&#233; p&#233;n&#232;tre le pr&#233;sent. On savait qu'on allait vers le pass&#233; en portant notre regard dans les &#233;toiles et galaxies lointaines. On sait maintenant qu'en entrant dans les &#233;chelles inf&#233;rieures, on va &#233;galement vers le pass&#233;. Dans le vide, en l'absence de mati&#232;re, il n'y a m&#234;me plus de directivit&#233; du temps. Pass&#233; et pr&#233;sent, mati&#232;re et vide sont donc interp&#233;n&#233;tr&#233;s &#224; l'infini. La fl&#232;che du temps est bien un ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergent issu d'un grand nombre d'interactions de la mati&#232;re et du vide. La mati&#232;re est issue du vide mais, en m&#234;me temps, elle en est la n&#233;gation. De m&#234;me que le vide est la n&#233;gation du virtuel de virtuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette interp&#233;n&#233;tration des contraires et cette &#233;mergence des structures issues de leurs interactions, on les retrouve ici comme on les a trouv&#233;s dans l'&#233;tude de la vie et de la mort, dans le combat permanent des g&#232;nes et des prot&#233;ines de la vie et de celles de la mort. Nos images de la mati&#232;re et de la vie, et m&#234;me de l'homme, sont profond&#233;ment chang&#233;es. Notre philosophie aurait &#233;galement besoin de l'&#234;tre, mais ce n'est pas dans ce domaine que les id&#233;es avancent le plus vite, la soci&#233;t&#233; restant, &#224; juste titre, craintive des effets qu'une philosophie du changement pourrait produire. En ce sens, il ne faut pas attendre des seuls progr&#232;s des sciences un changement des mentalit&#233;s. A ce niveau aussi, ce sont les contradictions qui progressent et non le progr&#232;s qui augmente harmonieusement dans tous les domaines (science, technique, soci&#233;t&#233;, id&#233;ologie). L'ordre social dominant a besoin d'une philosophie de l'ordre. Ce n'est pas pour satisfaire &#224; un point de vue sur les sciences et la nature mais pour d&#233;fendre sa position dirigeante menac&#233;e par d'autres contradictions. Le maintien de l'oppression sur des milliards d'individus sur la plan&#232;te n&#233;cessite une id&#233;ologie de la fatalit&#233;, de la passivit&#233;, le mythe d'un pouvoir sup&#233;rieur s'imposant aux hommes et justifiant les souffrances de ceux-ci. Si l'&#233;tude des sciences est une arme pour ceux qui veulent construire une pens&#233;e r&#233;volutionnaire, elle ne peut suppl&#233;er aux id&#233;es r&#233;volutionnaires ni &#224; la r&#233;volution sociale elle-m&#234;me. Il ne s'agir pas de demander aux scientifiques, aux &#233;conomistes, aux historiens, ni aux philosophes de devenir des r&#233;volutionnaires. La plupart ne le veulent pas et ce n'est pas &#233;tonnant. Par contre, nous r&#233;affirmons la n&#233;cessit&#233;, pour ceux qui veulent comprendre le monde afin de le changer, d'appr&#233;hender la philosophie du changement, la dialectique. Les r&#233;sultats r&#233;cents des sciences peuvent, pour cela, &#234;tre d'une aide fondamentale. Un rapide tour d'horizon de ces changements conceptuels r&#233;alis&#233; dans ce chapitre sera suivi d'un examen domaine par domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a bien remarqu&#233; un progr&#232;s r&#233;gulier des sciences et plus encore des techniques mais de l&#224; &#224; parler de nouvelles d&#233;couvertes fondamentales. Quelles sont ces innovations conceptuelles de la deuxi&#232;me moiti&#233; du 20e si&#232;cle qui auraient marqu&#233; le d&#233;veloppement des sciences, au point de m&#233;riter le terme de r&#233;volution scientifique et de nous amener &#224; devoir modifier notre pens&#233;e sur le monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'univers est entr&#233; dans l'Histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Loin de l'&#233;quilibre, on observe une tr&#232;s grande vari&#233;t&#233; de situations et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;/strong&gt;Particules, rayonnement, mati&#232;re inerte et vivante ou soci&#233;t&#233; humaine sont des produits pleinement historiques. C'est une r&#233;volution conceptuelle semblable, pour la mati&#232;re, &#224; celle de la th&#233;orie de Darwin de l'&#233;volution, pour les esp&#232;ces. Il y a d&#233;sormais une th&#233;orie de l'&#233;volution de la mati&#232;re qui emploie des notions &#171; historiques &#187; : celle d'&#233;v&#233;nement, de tournant de l'histoire, de transformation historique dans laquelle rien ne sera plus jamais comme avant. La mati&#232;re est devenue ph&#233;nom&#232;ne historique gr&#226;ce &#224; divers d&#233;veloppements : &#233;tude de l'instabilit&#233; de la mati&#232;re (radioactivit&#233;, particules fugitives, ...), &#233;tude de l'histoire de l'univers, formation des particules et des divers &#233;l&#233;ments chimiques au diff&#233;rents stades (de l'&#233;toile, des supernovae, des &#233;toiles &#224; neutron, &#233;volution historique des galaxies, &#233;tapes de la formation de l'univers)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'abord le vide constitu&#233; de couples particules/antiparticules fugitives (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les particules sont le produit d'une histoire pass&#233;e par plusieurs &#233;tapes qui ont &#233;t&#233; des transitions de phase, c'est-&#224;-dire des changements qualitatifs et rupture de sym&#233;trie aux divers changements de phases des &#233;tapes historiques de la mati&#232;re. Les &#233;l&#233;ments chimiques sont le produit de l'&#233;volution historique des &#233;toiles. Multiples liens de la microphysique &#224; l'astrophysique (&#233;tude des rayonnements gamma, des neutrinos, etc...). Pendant que l'astrophysique r&#233;sout la question de l'origine des diverses sortes d'atomes, la physique nucl&#233;aire r&#233;alise la transmutation entre ces divers &#233;l&#233;ments, la radioactivit&#233; d&#233;voile l'instabilit&#233; profonde de la mati&#232;re. Big Bang ou pas, nous savons maintenant que mati&#232;re et rayonnement n'ont pas toujours exist&#233; tels que nous les connaissons. Il en va de m&#234;me pour la terre, pour les oc&#233;ans, pour les roches ou pour la vie. Aucune galaxie, aucune &#233;toile, aucune particule, aucune esp&#232;ce vivante n'est immortelle. La vie a connu de grands sauts comme le passage de la vie sans oxyg&#232;ne &#224; la vie fond&#233;e sur l'oxyg&#232;ne, de la vie unicellulaire &#224; la vie pluricellulaire, et les grandes explosions de diversit&#233; comme celles d'Ediacara et Burgess.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;tude de la mati&#232;re dans ses &#233;tats instables&lt;/strong&gt; a commenc&#233; &#224; livrer ses secrets : d&#233;couverte des syst&#232;mes dissipatifs qui peuvent mener &#224; un ordre fond&#233; sur le d&#233;sordre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'ordre maximal semble le vide, niveau le plus bas d'&#233;nergie et pourtant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, d&#233;veloppement de la physique non-lin&#233;aire dans laquelle il y a cr&#233;ation spontan&#233;e de nouveaut&#233;. Le chaos d&#233;terministe donne des exemples de dynamiques ob&#233;issant &#224; des lois malgr&#233; une apparence de d&#233;veloppement semblable au hasard. Les passages de l'ordre au d&#233;sordre et inversement sont concevables dans une m&#234;me physique. On &#233;tudie des &#233;tats de relation molle de la mati&#232;re (savons, flocons, &#233;tat granulaire, relations l&#226;ches des macromol&#233;cules de la vie, ...) et des &#233;tats concentr&#233;s ou tr&#232;s coh&#233;rents (plasmas, supraconductivit&#233;, superfluidit&#233;). L'image des structures possibles de la mati&#232;re en est chang&#233;e. Le possible devient tout autre que les anciens &#171; trois &#233;tats &#187; (gaz, liquide, solide) qui n'&#233;taient &#233;tudi&#233;s qu'&#224; l'&#233;quilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Nouvelle physique des transitions de phase&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Si autrefois la principale transition de phase que l'on connaissait &#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou &#233;tats critiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Un aspect encore, qui a beaucoup int&#233;ress&#233; les physiciens, est le cas des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . &lt;/strong&gt;Une th&#233;orie des sauts dans la nature est maintenant d&#233;velopp&#233;e :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;la renormalisation, qui apparaissait d'abord comme une astuce de calcul, r&#233;v&#232;le la structure du r&#233;el. Elle est fond&#233;e sur une sym&#233;trie bris&#233;e, dans laquelle la contradiction est tant&#244;t apparente et tant&#244;t cach&#233;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Renoncement complet &#224; l'ancienne m&#233;taphysique&lt;/strong&gt; de la force&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Newton faisait appel &#224; des forces mais il ne pr&#233;tendait pas savoir ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et de l'objet fixe, immuable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Aucun syst&#232;me quantique, de la particule au champ, n'est fig&#233;. Dans son (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, immobile, ins&#233;cable et son remplacement par les notions d'interaction et de sym&#233;trie (changement de phase correspondant &#224; une sym&#233;trie bris&#233;e). Multiplication du nombre des &#233;tats de la mati&#232;re (flocon, grain, mati&#232;re molle, plasma, supra, etc) avec &#224; chaque fois des transitions de phase c'est-&#224;-dire des sauts qualitatifs. Remplacement de la notion de position et de trajectoire par celle de probabilit&#233; en microphysique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Nouvelle description de la mati&#232;re et du rayonnement. &lt;/strong&gt;Elle rompt avec le renoncement &#224; toute description qui caract&#233;risait l'ancienne physique quantique. L'&#233;l&#233;mentarit&#233; est celle de l'action et pas de la masse de la particule. Le r&#233;el &#233;tudi&#233; est l'interaction&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le plus petit &#233;l&#233;ment constitutif du r&#233;el n'est pas une chose, c'est un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et pas l'objet. Explosion de la notion d'&#233;l&#233;mentarit&#233; des particules&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;j&#224; en 1961, Louis de Broglie notait dans &#171; Introduction &#224; la nouvelle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sous plusieurs coups qui sont de grandes d&#233;couvertes : structure du noyau de l'atome et du proton, habillage de l'&#233;lectron par le &#171; nuage de polarisation &#187;, d&#233;couverte de l'&#233;nergie du vide qui p&#233;n&#232;tre la mati&#232;re et est p&#233;n&#233;tr&#233; par elle, caract&#232;re fractal (s&#233;rie d'interaction &#224; divers niveaux embo&#238;t&#233;s) des interactions entre particules de mati&#232;re et de rayonnement. Renoncement &#224; la notion de s&#233;parabilit&#233; entre la particule et le milieu et entre deux particules qui interagissent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;D&#233;couverte de la base de la mati&#232;re et du rayonnement dans ... le vide quantique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le probl&#232;me de la structure du vide peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le probl&#232;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;/strong&gt;Le vide n'est pas d&#233;pourvu d'&#233;nergie, il est instable et ses fluctuations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les fluctuations du vide apparaissent ici dans un nouveau r&#244;le, elles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont fond&#233;es sur des couples de particules et d'antiparticules &#233;ph&#233;m&#232;res. La particule interagit avec le vide qui modifie son mouvement et sa structure (&#233;crantage de l'&#233;lectron et anti-&#233;crantage du gluon). D&#233;veloppement de la notion d'antimati&#232;re qui baigne tout, le vide, les interactions et les particules &#171; &#233;l&#233;mentaires &#187; elles-m&#234;mes. R&#233;actions mati&#232;re/antimati&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chaque particule charg&#233;e (fermion) poss&#232;de une anti-particule identique sauf (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;ation et annihilation de particules et d'antiparticules, mettent en &#233;vidence non seulement l'unit&#233; profonde de la mati&#232;re et du rayonnement mais montrent aussi que le rayonnement est une synth&#232;se des contraires : mati&#232;re et antimati&#232;re. Le vide pourrait donner une description en termes r&#233;els de la mati&#232;re et du rayonnement, permettant &#224; la physique quantique de r&#233;soudre ses paradoxes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme le dit Edgar Gunzig dans &#171; le vide &#187;, &#171; le vide quantique pourrait-il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Auquel cas, on arriverait &#224; la situation paradoxale suivante : les &#171; objets &#187; r&#233;els seraient les particules et photons dits virtuels&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'analyse math&#233;matique en termes de perturbation peut, comme nous l'ont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du vide et notre univers (mati&#232;re et lumi&#232;re) ne serait qu'une structuration de ce vide, c'est-&#224;-dire une interaction entre structure et d&#233;sordre au sein d'une soupe originelle instable (le vide quantique). Ce serait encore un syst&#232;me qui se structure parce qu'il est situ&#233; loin de l'&#233;quilibre. Cela expliquerait que l'univers mat&#233;riel se soit structur&#233;, ait gagn&#233; sans cesse en ordre. Cela m&#232;nerait &#224; un d&#233;passement complet des paradoxes de la physique quantique et en particulier au renoncement &#224; imager le r&#233;el, c'est-&#224;-dire &#224; produire un texte qui d&#233;crive l'histoire, ce qui s'est pass&#233; dans le ph&#233;nom&#232;ne.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une nouvelle approche de la th&#233;orie quantique a fait l'objet de nombreux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Une nouvelle thermodynamique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le vivant fonctionne loin de l'&#233;quilibre, dans un domaine o&#249; les processus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &#233;tudie les &#233;tats hors &#233;quilibre et qui dissipent de l'&#233;nergie. Elle d&#233;montre qu'ils n'ob&#233;issent plus &#224; la deuxi&#232;me loi de la thermodynamique (augmentation de l'entropie, c'est-&#224;-dire du d&#233;sordre). L'&#233;volution qu'on croyait in&#233;vitable vers la perte de qualit&#233; de l'ordre n'est plus r&#233;alis&#233;e que globalement. Cette d&#233;couverte ouvre une porte dans le mur qui s&#233;parait mati&#232;re inerte et mati&#232;re vivante et qui s&#233;pare mati&#232;re et ... vide. D'o&#249; un nouveau domaine d'&#233;tude : celui des structures auto-organis&#233;es (domaine qui touche &#224; tous les secteurs des sciences). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les structures fractales&lt;/strong&gt;, d&#233;velopp&#233;es notamment par &lt;strong&gt;Mandelbrot&lt;/strong&gt;, sont d&#233;couvertes dans de multiples domaines qu'on retrouve dans les transitions de phase (entre deux &#233;tats de la mati&#232;re), dans les &#233;tats feuillet&#233;s, dans les trajectoires des syst&#232;mes chaotiques (attracteur &#233;trange&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La v&#233;ritable signature du chaos (d&#233;terministe) est l'attracteur &#233;trange &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), dans de nombreuses formes naturelles (arborescences, c&#244;tes maritimes, poumons, neurones, etc) et qui donnent une nouvelle image du r&#233;el qui n'est plus lin&#233;aire, lisse, continu et sans asp&#233;rit&#233;. L'image de la mati&#232;re n'est plus celle de la particule-boule ou de la surface d'eau plane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;V&#233;rification exp&#233;rimentale de l'unit&#233; mati&#232;re/&#233;nergie &lt;/strong&gt;(unit&#233; qui n'emp&#234;che pas le maintien de la contradiction puisque la mati&#232;re structure, s&#233;pare, mobilise et donc paralyse l'&#233;nergie). D&#233;veloppement des nouvelles technologies permettant de p&#233;n&#233;trer de plus en plus profond la mati&#232;re (microscope laser, &#224; effet tunnel, acc&#233;l&#233;rateurs de particules, etc...). La mati&#232;re la plus infime et la plus fugitive devient objet d'exp&#233;riences. Multiplication des techniques utilisant les ordinateurs pour simuler des &#233;volutions dynamiques ou construire des images virtuelles. Elles convertissent sans cesse l'un dans l'autre mati&#232;re et &#233;nergie dans les collisions de particules &#224; hautes &#233;nergies comme dans les centrales nucl&#233;aires. Le processus d'&#233;change entre mati&#232;re et &#233;nergie dans les &#233;toiles devient &#224; la port&#233;e de l'exp&#233;rience humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;volution de la g&#233;n&#233;tique&lt;/strong&gt;. L'ADN n'est plus le seul &#233;l&#233;ment central du vivant. L'action pathog&#232;ne des prions le montre notamment. Les prot&#233;ines se r&#233;v&#232;lent &#233;galement porteuses d'h&#233;r&#233;dit&#233;. Elles sont charg&#233;es de r&#233;guler le fonctionnement et notamment servent &#224; trier les mol&#233;cules produites et donc la nouveaut&#233; (prot&#233;ines HSP). Elles sont l'&#233;l&#233;ment dynamique du m&#233;canisme puisque leur action provoque, catalyse ou inhibe l'action des g&#234;nes, incapables de d&#233;marrer et de s'arr&#234;ter seuls. L'action d'un g&#232;ne est fond&#233;e sur l'inhibition de l'inhibiteur. Les interactions g&#232;nes/prot&#233;ines via l'ARN r&#233;gulent la dynamique fond&#233;e sur des r&#233;troactions auto-organis&#233;es. Du coup, on sait d&#233;j&#224; que le d&#233;cryptage du g&#233;nome ne suffira pas du tout &#224; expliciter le m&#233;canisme g&#233;n&#233;tique qui est dynamique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;veloppement de l'&#233;tude de &lt;strong&gt;l'apoptose ou suicide cellulaire&lt;/strong&gt; qui permet &#224; la mati&#232;re vivante de s'auto-organiser, de s&#233;lectionner, de communiquer et de construire des grandes structures comme la physiologie du corps, choisir le sexe, etc... Au sein de la cellule &#171; vivante &#187;, la vie est en permanence en lutte avec la mort selon un ballet impressionnant de divers g&#232;nes et prot&#233;ines.&lt;br /&gt;
La &lt;strong&gt;biologie mol&#233;culaire&lt;/strong&gt; donne la base physico-chimique du fonctionnement du vivant avec la d&#233;couverte des messages inter-cellulaires (hormones, neurotransmetteurs, influx &#233;lectrique). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;couverte du &lt;strong&gt;m&#233;canisme d'action des g&#234;nes&lt;/strong&gt; : par inhibition de l'inhibition et utilisation de ce m&#233;canisme pour de nombreuses th&#233;rapies, cancers, r&#233;paration de la moelle &#233;pini&#232;re.. Il n'y a &lt;strong&gt;pas de pilote&lt;/strong&gt; du m&#233;canisme g&#233;n&#233;tique, pas plus de la r&#233;plication que de la multiplication ou de la r&#233;gulation. Il n'y a &lt;strong&gt;pas de plan pr&#233;&#233;tabli&lt;/strong&gt;. Ce sont les hasards des messages et des &#233;changes mol&#233;culaires qui &#233;tablissent le fonctionnement. La g&#233;n&#233;tique n'est pas fond&#233;e sur la fixit&#233; car le changement existe &#224; tous les niveaux (g&#234;nes sauteurs, modifications de la r&#233;plication, virus, etc ...) Stress climatique ou chimique entra&#238;nant une lev&#233;e des protections g&#233;n&#233;tiques sur des prot&#233;ines non voulues. Une nouvelle image na&#238;t concernant l'&#233;volution : notre structure g&#233;n&#233;tique permet de produire d'autres mol&#233;cules que celles de notre esp&#232;ce et elles sont d&#233;truites en temps normal, sauf situation exceptionnelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'embryologie&lt;/strong&gt; est devenue une science et, en particulier, avec la d&#233;couverte du fonctionnement des &lt;strong&gt;g&#234;nes hom&#233;otiques, &lt;/strong&gt;elle donne le m&#233;canisme de construction de l'&#234;tre vivant par segments entiers et d&#233;voile la profonde unit&#233; du vivant car les g&#234;nes hom&#233;otiques d'une esp&#232;ce sont reconnus par une autre esp&#232;ce et actifs sur elle. Un g&#232;ne ma&#238;tre de l'oeil de fourmi inocul&#233; dans une souris fonctionne et donne un nouvel oeil de souris.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Walter Gehring faisait l'exp&#233;rience (expos&#233;e dans &#171; La drosophile aux yeux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;D&#233;couverte de la biologie du cerveau&lt;/strong&gt;. L'image d'un cerveau dont la structure est pr&#233;programm&#233;e est remplac&#233;e par celle d'un centre nerveux qui s'auto-structure via des destructions massives de neurones. D&#233;monstration du lien entre chimie du corps et du cerveau, entre chimie des neurotransmetteurs et transmission nerveuse, entre transmission nerveuse et &#233;motions, entre &#233;motions et pens&#233;e. Un ensemble de recherches qui rompt la s&#233;paration que l'on &#233;tablissait &lt;strong&gt;entre corps et esprit. &lt;/strong&gt;La base de la pens&#233;e n'est ni un neurone, ni une zone ni un message mais une auto-structuration des boucles de r&#233;troaction entre neurones. D&#233;couverte du caract&#232;re non-lin&#233;aire des &#233;volutions mentales et de la biologie du cerveau, non-lin&#233;arit&#233; qui permet la construction de structures des interactions. Le cerveau est le r&#233;gime le plus instable du corps humain : un peu de stabilit&#233; et c'est la crise d'&#233;pilepsie ! &lt;br /&gt;
Etude des &lt;strong&gt;horloges biologiques&lt;/strong&gt; qui rythment le vivant par leurs interactions. Ces horloges ne sont pas p&#233;riodiques mais chaotiques et constituent des structures interactives. Notamment &#233;tude du c&#339;ur et du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;couverte des &lt;strong&gt;&#233;quilibres &#171; ponctu&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; C'est pour montrer que ces transitions d'une esp&#232;ce &#224; une autre refl&#232;tent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en th&#233;orie de l'&#233;volution &lt;/strong&gt;(notamment par Stephen Jay Gould). De longue phases d'&#233;quilibres sont ponctu&#233;es (&#233;pisode relativement court) de phases de changement radical. L'&#233;volution est spontan&#233;e, non guid&#233;e, non-lin&#233;aire, impr&#233;dictible et sans objectif. Le continu se m&#234;le au discontinu, les &#233;volutions progressives aux changements qualitatifs. Des adaptations se m&#234;lent aux &#233;volutions contingentes. La nature bricole en prenant un peu d'une &#233;poque et un peu d'une autre. Des millions d'ann&#233;es d'immobilit&#233; ou de changements faibles sont suivis de changements radicaux sur quelques centaines ou dizaines de millions d'ann&#233;es. Notamment &#233;tude des catastrophes, des disparitions massives qui ouvrent de nouvelles perspectives &#224; des esp&#232;ces survivantes et &#224; leur &#233;volution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Nouvelle vision de &lt;strong&gt;l'&#233;volution de l'homme&lt;/strong&gt; fond&#233;e sur la notion de retardement de l'horloge d'un chimpanz&#233; (n&#233;ot&#233;nie). Les horloges biologiques sont de mieux en mieux connues. Leur modification a une action directe sur le d&#233;veloppement donc sur l'action des g&#232;nes hom&#233;otiques qui produisent la physiologie. Il n'y a pas eu un mais plusieurs sauts dans les r&#233;volutions de l'hominisation. Il n'y a pas un crit&#232;re mais plusieurs des changements brutaux menant &#224; l'homme actuel. Il n'y a pas de s&#233;paration sp&#233;ciale entre l'homme et l'animal sp&#233;cifiquement diff&#233;rente des s&#233;parations entre un animal et ses cousins dans l'&#233;volution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La technologie transforme des th&#233;ories en sciences.&lt;/strong&gt; De nombreux domaines sont pass&#233;s de la th&#233;orie, ou de la simple hypoth&#232;se, &#224; la r&#233;alisation. C'est le cas en ce qui concerne le fonctionnement du vivant, de la g&#233;n&#233;tique et de l'&#233;volution. D&#233;veloppement exceptionnel des biotechnologies&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;qui font de l'&#233;volution une science puisque sont possibles des exp&#233;riences de laboratoire. Des modifications g&#233;n&#233;tiques deviennent possibles selon plusieurs sch&#233;mas, permettant une nouvelle s&#233;lection artificielle du vivant et une lutte contre les maladies g&#233;n&#233;tiques. En laboratoire, on peut observer des particules de mati&#232;re mais aussi des grains &#233;ph&#233;m&#232;res, et m&#234;me de l'anti-mati&#232;re (anti-&#233;lectron, anti-proton et m&#234;me assemblage pour constituer un anti-monde). La simulation informatique et l'imagerie assist&#233;e par ordinateur permettent de donner une ampleur consid&#233;rable et des moyens math&#233;matiques aux &#171; exp&#233;riences de pens&#233;e &#187;. On visualise par effet tunnel et informatique les particules, les mol&#233;cules, les structures atomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La terre&lt;/strong&gt;, son relief comme son climat comme sa vie ou son magn&#233;tisme sont des &lt;strong&gt;ph&#233;nom&#232;nes historiques&lt;/strong&gt;. M&#234;me le rayon terrestre semble &#234;tre l'objet de phases d'expansion, l'&#233;corce bouge, les roches naissent et meurent de m&#234;me que les mers. &lt;strong&gt;La dynamique&lt;/strong&gt; des climats (&#233;tude des interactions atmosph&#232;re/oc&#233;ans, &#233;tude des anticyclones polaires, dynamique chaotique du climat) donne aussi une image nouvelle, &#224; la fois historique, instable, non-p&#233;riodique, fondant des structures globalement stables pendant des p&#233;riodes de longue dur&#233;e. Le climat ob&#233;it &#224; des lois qui convergent vers des syst&#232;mes climatiques mais c'est un syst&#232;me instable et sensible aux conditions initiales. La dynamique de la terre &#233;volue &#233;galement avec notamment la tectonique des plaques, la sismologie, la radioactivit&#233; du noyau terrestre, l'&#233;tude des autres plan&#232;tes. L&#224; aussi, on est de plus en plus loin de l'ancienne image d'une terre stable, immuable. Nouvelles &#233;tudes et conceptions &#233;galement sur la stabilit&#233; du syst&#232;me solaire, un th&#232;me qui est premier dans les &#233;tudes scientifiques et qui continue d'offrir des nouveaut&#233;s &#233;tonnantes. On d&#233;couvre notamment de multiples syst&#232;mes solaires dans l'univers, de nombreuses plan&#232;tes autour d'autres &#233;toiles que le soleil qui r&#233;pondent ainsi &#224; de nombreux d&#233;bats philosophiques du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ne sont cit&#233;es ici que certaines d&#233;couvertes importantes de quelques domaines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces d&#233;couvertes se rattachent les travaux de scientifiques (liste non exclusive l&#224; aussi) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Feynman pour l'&#233;lectrodynamique quantique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gell-Mann pour les quarks&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Schatzmann en astrophysique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Prigogine pour les syst&#232;mes dissipatifs capables de s'auto-structurer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L&#233;vy-Leblond en physique quantique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Diner sur la physique quantique, la non-lin&#233;arit&#233; et sur le vide&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ameisen pour l'apoptose des cellules et la d&#233;fense de l'immunit&#233; du vivant&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gehring pour les g&#234;nes hom&#233;otiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Changeux et Edelman pour la biologie du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Atlan en biologie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gould pour la th&#233;orie de l'&#233;volution et l'hominisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Chaline pour l'&#233;volution de l'homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Schatzmann pour l'astrophysique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lorentz pour la dynamique du climat&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Laskar pour la stabilit&#233; du syst&#232;me solaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Wilson pour la renormalisation des lois physiques&lt;br /&gt;
etc, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces recherches r&#233;centes, il ressort l'image d'une nature ayant un caract&#232;re historique, qui change lors d'&#233;v&#233;nements, dans laquelle il n'y a pas de structure pr&#233;&#233;tablie mais se constituant au fur et &#224; mesure du d&#233;veloppement historique de fa&#231;on &#224; la fois hasardeuse et ob&#233;issant &#224; des lois.&lt;br /&gt;
A nouveau la science renverse des conceptions r&#233;put&#233;es pour acquises :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Renoncement complet au&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;point de vue fixiste, d'Aristote&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pour Aristote, la nature est une activit&#233; ad&#233;quate &#224; une fin &#187; dit Hegel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Newton&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Newton dans &#171; Principia &#187; : &#171; l'espace absolu, sans relation avec les choses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &#224; la notion de mati&#232;re &#233;l&#233;mentaire &#233;ternelle, immuable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec la d&#233;couverte des quanta, quantit&#233; d'action &#233;l&#233;mentaire, il n'est plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et ins&#233;cable. La physique n'est pas la mise en mouvement d'objets fixes et fig&#233;s. La dynamique n'est pas une mise en mouvement d'objets fixes. Le temps n'est pas une succession lin&#233;aire d'instants ponctuels dont le d&#233;roulement serait pr&#233;d&#233;fini comme le serait l'espace. Le r&#233;el ne se d&#233;roule pas comme un film, comme une suite d'images fixes. Le paradoxe de Z&#233;non&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Dire qu'un corps est en mouvement &#8211; &#224; la fois est et n'est pas en un m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait un sens : le mouvement ne peut &#234;tre une succession infinie de fractions d'instants sans mouvement et sans modification de l'objet. De m&#234;me, la vie n'est pas une succession d'instants morts. Le monde n'est pas fond&#233; sur des propri&#233;t&#233;s ou des &#233;tats diam&#233;tralement oppos&#233;s car les oppos&#233;s coexistent, se structurent. Les contraires s'assemblent, rendant momentan&#233;ment transparente leur opposition. D&#233;sordre n'est plus antinomique de structure, ni instabilit&#233; antinomique de durabilit&#233; de structure, ni cr&#233;ation antinomique de lois, ni d&#233;terministe antinomique de discontinuit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Nous voyons comment le caract&#232;re discontinu d'une quantit&#233;, regard&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Plus de barri&#232;re infranchissable et absolue&lt;/strong&gt; entre des domaines autrefois cloisonn&#233;s : entre l'astrophysique et la microphysique, entre thermodynamique du vivant et de l'inerte, entre interactions forte, faible et &#233;lectromagn&#233;tique, entre masse et &#233;nergie, entre masse, espace et temps, entre corpuscule et onde, entre mati&#232;re et vide, entre particule et rayonnement, entre physico-chimie et biologie, entre g&#233;n&#233;tique et d&#233;veloppement, entre d&#233;veloppement de l'&#234;tre vivant et &#233;volution, entre biologie et fonctionnement du cerveau entre psychologie et physiologie, entre sentiments et intelligence, entre l'homme et l'animal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quelques graves maladies comme le SRAS ont malheureusement donn&#233; une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, entre &#233;tats de la mati&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les cristaux liquides sont un exemple de d&#233;passement de fronti&#232;re entre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, entre vivant et inerte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les innombrables livres produits par les sp&#233;cialistes du vivant, les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, entre la vie et la mort&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il faut absolument lire &#171; la sculpture du vivant &#187; du sp&#233;cialiste en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour les syst&#232;mes dissipatifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syst&#232;mes d&#233;pendant de l'ext&#233;rieur pour leur apport en &#233;nergie. Par exemple, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (et donc non isol&#233;s), la deuxi&#232;me loi de la thermodynamique imposant la voie vers l'accroissement du d&#233;sordre. n'est plus une barri&#232;re infranchissable. Ils n'&#233;voluent plus fatalement vers la perte de structure et peuvent m&#234;me au contraire gagner en ordre. Il en r&#233;sulte une dynamique non-lin&#233;aire dans laquelle la &#171; sensibilit&#233; aux conditions initiales &#187; entra&#238;ne &lt;strong&gt;un nouveau type de d&#233;terminisme&lt;/strong&gt; et dans laquelle les lois n'entra&#238;nent pas n&#233;cessairement la pr&#233;dictibilit&#233; Et &#233;galement une nouvelle conception de la causalit&#233;. La ligne causale lin&#233;aire est remplac&#233;e par une arborescence vers le haut comme vers le bas. Les possibles peuvent &#234;tre nombreux m&#234;me s'il y a des lois. Le choc de deux particules peut donner plusieurs d&#233;compositions diff&#233;rentes. Il n'y a plus une seule &#233;volution ni une trajectoire. La th&#233;orie du chaos d&#233;terministe (&#224; la fois des lois et une apparence de d&#233;sordre et de contingence) concerne de multiples domaines des sciences. L'apport essentiel est de concevoir une dynamique dans laquelle est int&#233;gr&#233;e une phase apparemment stable suivie d'une phase d'apparent d&#233;sordre (multiples &#233;tats possibles) et suivie enfin d'une nouvel &#233;tat apparemment stable. Cette th&#233;orie est fond&#233;e d'une part sur des &#233;tudes du r&#233;el comme celui de circuits &#233;lectriques chaotiques et d'autre part sur des &#233;tudes math&#233;matiques comme celles de &lt;strong&gt;Feigenbaum&lt;/strong&gt; qui permettent de visualiser comment un syst&#232;me peut conna&#238;tre de courtes phases de d&#233;sordre introduisant un nouvel ordre. Ces phases permettent &#224; un syst&#232;me d&#233;terministe d'explorer de multiples &#233;tats possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Suppression de la &lt;strong&gt;barri&#232;re formelle entre mati&#232;re, rayonnement et &#233;nergie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; On d&#233;couvre &#224; chaque instant des liens nouveaux entre des objets qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; On croyait, jusqu'&#224; r&#233;cemment, &#224; l'adage de &lt;strong&gt;Lavoisier&lt;/strong&gt; selon lequel la mati&#232;re ne dispara&#238;t ni n'appara&#238;t jamais : &#171; &lt;i&gt;rien ne se cr&#233;e, rien ne se perd, tout se transforme.&lt;/i&gt; &#187; On a commenc&#233; par le modifier en disant, avec &lt;strong&gt;Einstein&lt;/strong&gt;, que c'est le couple mati&#232;re-&#233;nergie qui se conserve. Il a pourtant fallu reconna&#238;tre que, dans des temps tr&#232;s courts, il y a dans le vide mat&#233;rialisation et d&#233;mat&#233;rialisation de l'&#233;nergie. Mati&#232;re et &#233;nergie semblent deux ph&#233;nom&#232;nes sym&#233;triques (donc qui s'opposent et se composent), n&#233;s en m&#234;me temps en se s&#233;parant au sein du vide quantique (id&#233;e qui remplace la notion un peu enfantine d'explosion primitive, d'un grand &#171; bang &#187;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Renoncement &#224; l'id&#233;e que &lt;strong&gt;la nature est fond&#233;e sur l'&#233;quilibre&lt;/strong&gt;. La notion de syst&#232;me isol&#233; &#224; l'&#233;quilibre est purement th&#233;orique. La mati&#232;re est l'objet de mouvements et de changements incessants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Bohm explique ainsi dans &#171; Observation et Interpr&#233;tation &#187; : &#171; Dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans la mati&#232;re inerte, les particules elles-m&#234;mes sont l'objet de mouvements continuels : mouvement brownien des mol&#233;cules, &#233;change de grains de liaison entre particules (photons, gluons par exemple), changement d'&#233;tats permanent de toutes les particules. L'&#233;lectron, lui-m&#234;me, qui est sujet en permanence &#224; des absorptions ou &#224; des &#233;missions spontan&#233;es de photons, ne peut &#234;tre con&#231;u comme un objet ind&#233;pendant en &#233;quilibre stable. Loin de chercher l'immuable et l'ins&#233;cable, la physique est amen&#233;e &#224; reconna&#238;tre que l'existence m&#234;me d'un seul &#233;l&#233;ment naturel qui serait stable et immuable n'est plus concevable. En effet, ses &#233;changes avec le reste de l'univers seraient impossibles ou le feraient exploser. M&#234;me le vide est en instabilit&#233; permanente avec des fluctuations d'&#233;nergie et &#233;mergence puis disparition de couples particule/antiparticule. Dans le domaine du vivant, la vie c'est le d&#233;s&#233;quilibre.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;L'&#233;quilibre c'est la maladie ou la mort (d&#233;s&#233;quilibre permanent des messages de vie et de mort au sein de la cellule, message &#233;lectrique trop stable provoquant dans le c&#339;ur une fibrillation ventriculaire et dans le cerveau une &#233;pilepsie). &lt;br /&gt;
La &lt;strong&gt;conception historique de la mati&#232;re&lt;/strong&gt; vivante comme inerte signifie qu'il n'y a rien d'immuable, que toute structure est n&#233;e avec en son sein des contradictions et qu'elle mourra, qu'il y a des lois mais aussi du bricolage (faire du neuf avec du vieux). Il y a des &#233;v&#233;nements : seuil &#224; partir duquel de nouvelles lois apparaissent. Non pas des &#233;volutions lin&#233;aires mais arborescentes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'arbre de l'&#233;volution m'appara&#238;t plus comme un buisson touffu, aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (forme buissonnante en avant comme en arri&#232;re).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Renoncement &#224; l'immuabilit&#233; des particules &#224; leur caract&#232;re de masse compacte et &#224; leur &#233;l&#233;mentarit&#233;,&lt;/strong&gt; en contradiction avec les id&#233;es de Newton. M&#234;me pour le proton, il n'y a pas d'&#233;l&#233;mentarit&#233; car il est constitu&#233; de quarks agglom&#233;r&#233;s par la &#171; colle &#187; des gluons (que l'on est parvenu &#224; mettre en &#233;vidence exp&#233;rimentalement malgr&#233; leur incapacit&#233; &#224; exister isol&#233;ment). De plus, on a prouv&#233; que la stabilit&#233; globale du proton est une dynamique entre divers &#233;tats possibles assimilables aux diverses vibrations d'une note de musique. Ces &#233;tats (ressemblants &#224; des harmoniques) correspondent au nombre de couples particule/antiparticule qui entrent dans le proton. L'&#233;lectron lui-m&#234;me n'est sans doute pas &#233;l&#233;mentaire. Il n'est plus une particule isol&#233;e, s&#233;par&#233;e de son milieu puisqu'il est sans cesse entour&#233; par un nuage de couples &#233;lectron/positon. L'&#233;l&#233;mentarit&#233; n'est plus une th&#232;se d&#233;fendable car toutes les particules se d&#233;composent en d'autres particules qui ne sont pas des parties des premi&#232;res. Dans les interactions entre particules qu'on disait &#233;l&#233;mentaires, le nombre de particules n'est m&#234;me pas conserv&#233;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Plus de r&#233;ductionnisme de l'ADN&lt;/strong&gt;. La vie n'est pas l'action d'une macromol&#233;cule immuable et agissant uniquement par ses propres propri&#233;t&#233;s internes.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Renoncement &#224; l'id&#233;e que l'ADN caract&#233;rise l'esp&#232;ce, le mat&#233;riel g&#233;n&#233;tique &#233;tant enti&#232;rement propre &#224; chaque esp&#232;ce : la macromol&#233;cule comme les prot&#233;ines ont des parties communes avec les autres &#234;tres vivants. L'ADN est porteur de nombre de g&#232;nes d&#233;sactiv&#233;s qui permettraient, activ&#233;s, de produire une autre esp&#232;ce. Donc l'&#233;tude g&#233;n&#233;tique met en valeur l'importance de &lt;strong&gt;la dynamique qui active les g&#232;nes&lt;/strong&gt; : les prot&#233;ines et g&#232;nes activateurs et inhibiteurs ainsi que catalyseurs. D'autre part, sont compatibles avec notre bagage g&#233;n&#233;tique bien des mol&#233;cules fonctionnant sur d'autres &#234;tres vivants. Ainsi peuvent intervenir sur le d&#233;veloppement d'un &#234;tre humain non seulement des g&#234;nes hom&#233;otiques de souris mais aussi de fourmi et m&#234;me de ... levure de boulanger ! Si cela ce n'est pas une r&#233;volution conceptuelle ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le vitalisme est d&#233;finitivement an&#233;anti&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le vitalisme selon lequel les &#234;tres vivants poss&#232;dent une qualit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt; : plus question de chercher une qualit&#233; intrins&#232;que du vivant qui le distingue de l'inerte : ce sont des lois de la physico-chimie qui gouvernent tous les m&#233;canismes de la vie, que ce soit ceux de la g&#233;n&#233;tique ou du d&#233;veloppement. &lt;br /&gt;
Renoncement &#224; la notion de&lt;strong&gt; programme pr&#233;&#233;tabli&lt;/strong&gt; dans le vivant remplac&#233;e par celle de &lt;strong&gt;structure &#233;mergente&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brian Goodwin : &#171; Lorsque vous augmentez la diversit&#233; mol&#233;culaire dans un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Des syst&#232;mes aussi sophistiqu&#233;s que le maillage du cerveau ou le syst&#232;me immunologique ont &#233;t&#233; explicit&#233;s dans leur ensemble. Loin d'&#234;tre fond&#233;s sur un plan dessin&#233; &#224; l'avance, ils sont fond&#233;s sur un m&#233;canisme de construction au hasard du maximum possible suivant les cas de liaisons, d'anti-corps ou de cellules et ensuite par la suppression lors de la mise en fonction de ceux qui ne conviennent pas, ne sont pas connect&#233;s, ne se lient pas assez ou trop &#224; nos mol&#233;cules ou &#224; nos bact&#233;ries. La vie ne produit pas le mat&#233;riel mol&#233;culaire ou cellulaire n&#233;cessaire. Elle en produit des millions de fois plus, en sortes et en quantit&#233;s, et elle &#233;limine. Cela donne un r&#244;le central aux proc&#233;dures d'&#233;limination qui dirigent la mise en place des structures. C'est une image totalement diff&#233;rente de celle que l'on avait du m&#233;canisme du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Renoncement &#224; l'id&#233;e de progression lin&#233;aire du vivant et &#224; la simplification du processus par la &lt;strong&gt;notion d'adaptation et de progr&#232;s dans la th&#233;orie de l'&#233;volution&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La vie n'est pas une saga du progr&#232;s : elle est plut&#244;t une histoire de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, m&#234;me si elle est encore diffus&#233;e par certains scientifiques. Il n'y a pas d'orientation de l'&#233;volution vers le progr&#232;s et pas non plus d'&#233;volution de l'homme guid&#233;e vers le gros cerveau. Plus question non plus de finalisme dans le vivant : pas de pr&#233;m&#233;ditation ni d'intention, pas de principe directeur, pas de sens de l'&#233;volution, pas de progr&#232;s, etc... Toutes les expressions animistes d&#233;crivant les processus sont de simples facilit&#233;s de langage du vulgarisateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Renoncement &#224; la &lt;strong&gt;s&#233;paration du corps et de l'esprit &lt;/strong&gt;du fait de l'&#233;tude du d&#233;veloppement du cerveau et du fonctionnement du r&#233;seau neuronal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Non seulement nous explorons les confins de notre univers mais nous commen&#231;ons &#224; concevoir d'autres univers-iles que le n&#244;tre. Et nous commen&#231;ons aussi &#224; concevoir que d'autres univers de la mati&#232;re existent (en dessous des dimensions en espace-temps et au dessus en &#233;nergie qui nous paraissaient des limites). C'est ainsi que les nouvelles sciences ont repouss&#233; consid&#233;rablement &lt;strong&gt;les fronti&#232;res de l'univers&lt;/strong&gt;. Nous apprenons ainsi qu'il nous reste 99% de l'&#233;nergie de notre univers &#224; d&#233;couvrir ... Des r&#233;volutions ont lieu ici aussi &#233;quivalente &#224; la d&#233;couverte de l'espace &#224; l'aide de la lunette de &lt;strong&gt;Galil&#233;e&lt;/strong&gt; et &#224; la d&#233;couverte des &#234;tres vivants microscopiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oppositions diam&#233;trales ont laiss&#233; place &#224; une dynamique fond&#233;e sur des contradictions sans disjonction : &#224; la fois continu et discontinu, &#224; la fois stable et instable, &#224; la fois au hasard et d&#233;terministe, &#224; la fois structur&#233; et d&#233;sordonn&#233;, fa&#231;onn&#233; &#224; la fois par la vie et la mort... Le monde fond&#233; sur une brique immuable &#233;tait un id&#233;al de la science pass&#233;e qui est r&#233;volu. Aujourd'hui on sait que si une seule particule microscopique &#233;tait immuable, son interaction avec le reste du monde le ferait exploser. Tout bouge, tout change, tout &#233;volue, tout interagit, rien n'est isol&#233;, stable ou immuable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme des changements qui auraient eu toutes les raisons d'interpeller les philosophes comme tous ceux pour qui la compr&#233;hension du monde ne se d&#233;coupe pas en tranches. &lt;br /&gt;
Pourtant les milieux intellectuels ne se sont pas saisis de cette nouveaut&#233; des sciences autant que l'on pouvait s'y attendre. Comme le remarque le physicien &lt;strong&gt;Etienne Klein&lt;/strong&gt; dans &#171; Conversation avec le sphinx &#187;, &#171; &lt;i&gt;On peut d&#233;plorer que la philosophie ne s'int&#233;resse pas suffisamment &#224; ses avanc&#233;es (de la science) et perde du m&#234;me coup le contact avec un pan entier de la connaissance contemporaine. L'indiff&#233;rence mutuelle a cr&#233;&#233; un clivage. Beaucoup de scientifiques, et en particulier des physiciens, ne s'int&#233;ressent pas assez au discours m&#233;tascientifique (...) comme si la science ne m&#233;ritait pas d'&#234;tre pens&#233;e finement et dans sa totalit&#233;. Les philosophes, eux, n'ont sans doute pas tous port&#233; assez d'attention aux bouleversements de la science qui se sont produits sous leurs yeux, comme si un changement de point de vue sur la nature du r&#233;el pouvait rester sans &#233;cho dans leur discipline. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls certains scientifiques et philosophes, plut&#244;t isol&#233;s, font exception comme le g&#233;ologue et pal&#233;ontologue &lt;strong&gt;Stephen Jay Gould&lt;/strong&gt;, ou encore la philosophe &lt;strong&gt;Isabelle Stengers&lt;/strong&gt; et le physicien &lt;strong&gt;Ilya Prigogine&lt;/strong&gt;, qui ont reconnu dans les d&#233;couvertes r&#233;centes les pr&#233;mices d'une v&#233;ritable r&#233;volution conceptuelle en sciences et en philosophie. Ces scientifiques consid&#232;rent en effet que c'est sur le plan conceptuel, sinon philosophique, que la science doit maintenant r&#233;aliser la r&#233;volution qui lui est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;John Maddox&lt;/strong&gt; affirme ainsi dans &#171; Ce qu'il reste &#224; d&#233;couvrir &#187;, un ouvrage de sciences tourn&#233; vers l'avenir : &lt;i&gt; &#171; Tous les &#234;tres vivants sont des aberrations au sens o&#249; ils ne se confortent pas &#224; la seconde loi de la thermodynamique telle qu'elle s'applique aux syst&#232;mes isol&#233;s. (...) Pour des raisons pratiques autant que philosophiques, il nous faut mieux comprendre le rapport entre la production d'&#233;nergie solaire et la complexit&#233; de la biosph&#232;re terrestre. (...) Depuis des ann&#233;es Ilya Prigogine cherche un cadre philosophique susceptible de recevoir ces questions. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc L&#233;vy-Leblond&lt;/strong&gt; confirme dans &#171; Aux contraires &#187; :&lt;i&gt; &#171; (...) chaos d&#233;terministe, inflation cosmique, champs de jauge, supercordes, etc (...) cette physique actuelle, celle qui se fait en direct et qui passe d&#233;sormais, chaude encore, des laboratoires vers la grande presse, nous ne savons pas encore vraiment la penser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;La science est donc en train de r&#233;aliser un nouveau bond en avant. Pourtant, la plupart des scientifiques constatent que leur science n'a fait &#233;voluer que la technique mais pas la pens&#233;e. &lt;strong&gt;Etienne Klein&lt;/strong&gt; l'exprime ainsi dans &#171; Conversation avec le sphinx &#187; : &#171; &lt;i&gt;La vision du monde per&#231;u par les scientifiques a formidablement chang&#233; en quelques d&#233;cennies, &#224; un rythme in&#233;dit dans l'Histoire. Ces bouleversements ont-ils d&#233;bord&#233; du cadre strictement scientifique qui les a vu na&#238;tre ? Pas vraiment. La science domine, certes, mais les id&#233;es sociales, politiques et &#233;conomiques qui pr&#233;valent aujourd'hui ont presque toutes &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233;es, consciemment ou non, par une vision du monde fond&#233;e sur les r&#233;sultats de la science du 19e si&#232;cle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Marc Richier&lt;/strong&gt; dans &#171; Le vide &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouvrage collectif pr&#233;sent&#233; par Simon Diner et Edgard Gunzig&#034; id=&#034;nh36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; constate le fait mais pense que c'est un h&#233;ritage du pass&#233; qui n'a pas d'explication dans la soci&#233;t&#233; actuelle : &#171; &lt;i&gt;Si les philosophes sont, en g&#233;n&#233;ral, ignorants en mati&#232;re de physique, les physiciens sont, en g&#233;n&#233;ral, ignorant en mati&#232;re de philosophie. Situation en partie d&#233;sastreuse certes, que nous h&#233;ritons du 19&#232;me si&#232;cle, pour laquelle il n'y a pas d' ''explication''. &#187; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Dans &#171; Entre le temps et l'&#233;ternit&#233; &#187;, &lt;strong&gt;Prigogine&lt;/strong&gt; rappelle en effet que &#171; &lt;i&gt;l'histoire de la physique ne se r&#233;duit pas &#224; celle du d&#233;veloppement de formalismes et d'exp&#233;rimentations, mais est ins&#233;parable de ce que l'on appelle actuellement des jugements &#171; id&#233;ologiques &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Corn&#233;lius Castoriadis (cit&#233; dans &#171; Sciences et dialectique de la nature &#187;) d&#233;clarait pour sa part dans un colloque scientifique et philosophique que &#171; &lt;i&gt;Pour penser l'auto-organisation de la mati&#232;re, il n'est d'autre recours que de faire de la philosophie. Il faut oser le dire et cesser de c&#233;der aux mis&#233;rables chantages scientistes et positivistes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas une pr&#233;occupation qui rejoint celle de &lt;strong&gt;Hegel&lt;/strong&gt; qui affirmait dans son &#171; Encyclop&#233;die des sciences philosophiques &#187; : &#171; Non seulement la philosophie ne peut &#234;tre qu'en accord avec l'exp&#233;rience naturelle, mais la naissance et la formation de la science philosophique ont la physique empirique pour pr&#233;supposition et condition. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il artificiel de m&#234;ler science et philosophie ? Est-ce n&#233;cessairement faire oeuvre de croyance de type religieux ? Certainement pas. D'ailleurs les questions philosophiques pos&#233;es par la connaissance de la nature ne se ram&#232;nent pas du tout &#224; la recherche d'un ma&#238;tre du monde ni &#224; celle d'un domaine qui soit myst&#233;rieux et magique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions que posent les sciences sont &#233;galement des questions philosophiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle histoire a produit la mati&#232;re et le rayonnement ?&lt;br /&gt;
L'ADN est-il vivant ou inerte ?&lt;br /&gt;
Les constantes : la vitesse de la lumi&#232;re c et le quantum d'action h viennent-elles d'une r&#233;alit&#233; plus fondamentale ?&lt;br /&gt;
Le message &#233;lectrique c&#233;r&#233;bral est-il structur&#233; ou non ?&lt;br /&gt;
Le temps est-il continu ou discontinu ?&lt;br /&gt;
Le syst&#232;me solaire est-il stable ?&lt;br /&gt;
Sommes-nous le seul univers ou le &#171; Big Bang &#187; est-il un univers parmi d'autres ?&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui fait la particularit&#233; de l'homme ?&lt;br /&gt;
Quelle est la part du hasard dans la mati&#232;re, dans la vie et dans l'homme ?&lt;br /&gt;
La mati&#232;re est-elle divisible ou non divisible en parties ?&lt;br /&gt;
Le monde ob&#233;it-il &#224; des lois ? Sont-elles math&#233;matiques ?&lt;br /&gt;
Le monde est-il rationnel ? Et le rationnel est-il r&#233;el ?&lt;br /&gt;
L'esprit et le corps appartiennent&#8211;ils &#224; deux domaines diff&#233;rents ?&lt;br /&gt;
La mati&#232;re, l'espace et le temps sont-ils naturels ou produits de, nos sensations ?&lt;br /&gt;
Comment concilier les lois de la mati&#232;re et le &#171; libre arbitre &#187; ou la conscience humaine ? &lt;br /&gt;
Quelles relations entre mati&#232;re et mouvement, entre mati&#232;re et vide ?&lt;br /&gt;
etc, etc ....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions posent des probl&#232;mes qui ne ressortent pas seulement de l'observation ou de l'exp&#233;rience et ces derniers eux-m&#234;mes n&#233;cessitent des conceptions nouvelles, c'est-&#224;-dire un travail de la pens&#233;e philosophique : les concepts adopt&#233;s sont-ils les bons, quelle m&#233;thode pour appr&#233;hender mieux le r&#233;el, etc ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Loin de l'&#233;quilibre, on observe une tr&#232;s grande vari&#233;t&#233; de situations et une succession de bifurcations qui donnent &#224; la mati&#232;re un aspect historique &#187; souligne Ilya Prigogine (dans &#171; La complexit&#233;, vertiges et promesses &#187; de R&#233;da Benkirane), qui remarque que ces situations &#171; loin de l'&#233;quilibre &#187; sont surtout loin d'&#234;tre des exceptions.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'abord le vide constitu&#233; de couples particules/antiparticules fugitives puis quarks et gluons puis &#233;lectron, photons et neutrinos puis neutrons puis protons puis l'hydrog&#232;ne puis l'h&#233;lium puis les &#233;toiles et les galaxies puis les atomes l&#233;gers puis les supernovae et les atomes lourds puis les mol&#233;cules, les macromol&#233;cules, puis la vie. Chaque &#233;tape est un saut qualitatif repr&#233;sentant une transition de phase.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'ordre maximal semble le vide, niveau le plus bas d'&#233;nergie et pourtant celui-ci s'av&#232;re parcouru de fluctuations d&#233;sordonn&#233;es d'&#233;nergie car il y a moins que l'&#233;nergie nulle : l'&#233;nergie n&#233;gative. Un autre ordre semble celui d'un gaz parvenu &#224; stabiliser sa temp&#233;rature et sa pression dans un volume fixe. Pourtant, on constate que, sans m&#234;me d'apport ext&#233;rieur d'&#233;nergie, il est l'objet d'une agitation permanente des mol&#233;cules, appel&#233;e le mouvement brownien. Le d&#233;sordre mol&#233;culaire d'un liquide en &#233;bullition suscite des mouvements de convection et un ordre (cellules de B&#233;nard). Dans une surface d'eau d'une zone sans vent, l'apparence ordonn&#233;e lisse et stable est le produit d'un d&#233;sordre constitu&#233; de mol&#233;cules qui s'&#233;chappent sans cesse de la surface et d'autres qui retombent de l'air dans l'eau. L'ordre global du nuage (curiosit&#233; de la nature dans laquelle des tonnes d'eau parviennent &#224; se maintenir en l'air), globalement stable, est issu d'un mouvement permanent de mol&#233;cules d'eau qui chauffent, vaporisent, montent, refroidissent et retombent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si autrefois la principale transition de phase que l'on connaissait &#233;tait celle de &#233;tats de l'eau, solide, liquide, gazeux, aujourd'hui il en va tout autrement. On a &#233;galement d&#233;pass&#233; le cas, simple, de l'aimantation ferro-magn&#233;tique. Ce ph&#233;nom&#232;ne de discontinuit&#233;, rupture de sym&#233;trie &#224; un seuil &#224; partir duquel un ph&#233;nom&#232;ne collectif entra&#238;ne un changement qualitatif des propri&#233;t&#233;s est bien plus g&#233;n&#233;ral &#224; la mati&#232;re. A toutes les &#233;chelles, nous connaissons des transitions de phase de la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Un aspect encore, qui a beaucoup int&#233;ress&#233; les physiciens, est le cas des transitions de phase, dites transitions du deuxi&#232;me ordre, dans lesquelles on ne peut plus s&#233;parer les diff&#233;rentes &#233;chelles &#187; d&#233;clare Bernard Derrida (dans &#171; La complexit&#233;, vertiges et promesses &#187; de R&#233;da Benkirane) qui cite le cas d'un m&#233;lange liquide-gaz dans une ampoule dont on augmente la temp&#233;rature et qui, &#224; un seuil de temp&#233;rature, pr&#233;sente le ph&#233;nom&#232;ne d'opalescence critique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Newton faisait appel &#224; des forces mais il ne pr&#233;tendait pas savoir ce qu'elles &#233;taient en fait. C'est son fameux &#171; je ne fais pas semblant de savoir. &#187; Les physiciens contemporains parlent plut&#244;t d'interaction. En &#233;lectromagn&#233;tisme, la notion de force est remplac&#233;e par l'&#233;change de photons. Force &#224; distance et relativit&#233; sont incompatibles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Aucun syst&#232;me quantique, de la particule au champ, n'est fig&#233;. Dans son &#233;tat de plus grande immobilit&#233; r&#233;alisable (...) une activit&#233; irr&#233;ductible s'exprime par des fluctuations spontan&#233;es et chaotiques du vide. &#187; (Edgard Gunzig dans &#171; Le vide &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le plus petit &#233;l&#233;ment constitutif du r&#233;el n'est pas une chose, c'est un rapport, une relation, une interaction (le quantum d'action) &#187; rappelle Cohen-Tannoudji dans &#171; L'horizon des particules &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;j&#224; en 1961, Louis de Broglie notait dans &#171; Introduction &#224; la nouvelle physique des particules &#187; : &#171; Il semble bien, en effet, qu'on ne peut donner aucune d&#233;finition univoque du corpuscule &#233;l&#233;mentaire, et que, par suite, il vaut sans doute mieux ne pas introduire cette expression en Physique quantique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le probl&#232;me de la structure du vide peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le probl&#232;me central de la physique d'aujourd'hui. &#187; d&#233;clare Daniel Parrochia (cit&#233; par D. Finkelstein dans &#171; th&#233;orie du vide &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les fluctuations du vide apparaissent ici dans un nouveau r&#244;le, elles habillent la particule nue, comme si celle-ci &#233;tait entour&#233;e par un nuage de particules virtuelles lui conf&#233;rant les propri&#233;t&#233;s de masse et de charge que nous mesurons exp&#233;rimentalement. (...) Comme si l'&#233;lectron physique, exp&#233;rimental, s'expliquait par le fait que le mouvement de l'&#233;lectron nu doit se frayer un chemin &#224; travers ce milieu soudain quasi mat&#233;riel qu'est d&#233;sormais le vide. &#187; (Edgard Gunzig et Isabelle Stengers dans &#171; Le vide &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chaque particule charg&#233;e (fermion) poss&#232;de une anti-particule identique sauf pour la charge &#233;lectrique qui est de signe oppos&#233;. Lors du choc entre particule et anti-particule, les deux disparaissent pour se transformer en rayonnement. Inversement, lors des chocs entre particules, l'&#233;nergie du choc est transform&#233;e en couples de particules/antiparticules qui disparaissent ensuite en se transformant &#224; nouveau en rayonnement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme le dit Edgar Gunzig dans &#171; le vide &#187;, &#171; le vide quantique pourrait-il se substituer &#224; la raison math&#233;matique. &#187; (Jusqu'ici la physique quantique n'a vu d'autre r&#233;alit&#233; dans le monde que dans des &#233;quations et matrices.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'analyse math&#233;matique en termes de perturbation peut, comme nous l'ont appris des diagrammes de Richard Feynman, &#234;tre transcrits sur un mode imag&#233;. C'est alors qu'interviennent les particules virtuelles qui assument la transformation de modes de vibration d'un champ &#224; l'autre Une particule virtuelle a certes les m&#234;mes propri&#233;t&#233;s (charge &#233;lectrique, spin, ...) qu'une particule r&#233;elle, mais elle n'est pas contrainte par les relations relativistes entre masse, impulsion et &#233;nergie qui d&#233;finissent l'existence physique d'une particule r&#233;elle. &#187; (Edgard Gunzig et Isabelle Stengers dans &#171; Le vide &#187;). Le physicien quantique Jean-Marc L&#233;vy-Leblond parle de &#171; dialectique du r&#233;el et du fictif &#187; en affirmant dans &#171; Aux contraires &#187; : &#171; Il est convenu dans le jargon professionnel courant d'y parler de quantons &#171; virtuels &#187; oppos&#233;s, bien entendu, aux quantons r&#233;els. Nous allons &#234;tre conduits &#224; r&#233;voquer en doute cette opposition. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Une nouvelle approche de la th&#233;orie quantique a fait l'objet de nombreux travaux r&#233;cents et vise pr&#233;cis&#233;ment &#224; produire un cadre dans lequel, sous des conditions convenables, l'on peut assigner des probabilit&#233;s &#224; des histoires. &#187; (Chris Isham dans &#171; Le vide &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le vivant fonctionne loin de l'&#233;quilibre, dans un domaine o&#249; les processus producteurs d'entropie, des processus qui dissipent l'&#233;nergie, jouent un r&#244;le constructif, sont source d'ordre. &#187; remarque Ilya Prigogine dans &#171; La nouvelle alliance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La v&#233;ritable signature du chaos (d&#233;terministe) est l'attracteur &#233;trange &#187; rappelle le sp&#233;cialiste des rythmes chaotiques, Yves Pomeau, (dans &#171; La complexit&#233;, vertiges et promesses &#187; de R&#233;da Benkirane). L'attracteur d'une transformation dynamique est l'ensemble des positions et param&#232;tres vers lequel un syst&#232;me peut converger. Il est &#171; &#233;trange &#187; lorsqu'il pr&#233;sente une structure feuillet&#233;e dans laquelle on repasse r&#233;guli&#232;rement tout pr&#232;s d'un point quelconque mais sans y repasser exactement. Cela figure une propri&#233;t&#233; caract&#233;ristique du chaos d&#233;terministe : la sensibilit&#233; aux conditions initiales selon laquelle une petite variation initiale sera amplifi&#233;e sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Walter Gehring faisait l'exp&#233;rience (expos&#233;e dans &#171; La drosophile aux yeux rouges &#187;) : inoculer un g&#232;ne ma&#238;tre d'&#339;il de souris &#224; une mouche drosophile. Le r&#233;sultat &#233;tait la production d'un &#339;il de drosophile. Cela prouvait que le mat&#233;riel g&#233;n&#233;tique d'un mammif&#232;re fonctionne sur une mouche !&lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;ois Jacob donne le fond de l'explication : ne plus consid&#233;rer chaque g&#232;ne comme un individu mais comme un &#233;l&#233;ment d'une structure globale des g&#232;nes et des prot&#233;ines : &#171; On voit les changements apport&#233;s dans la mani&#232;re de consid&#233;rer l'&#233;volution biochimique. Tant que chaque g&#232;ne, donc chaque prot&#233;ine, &#233;tait regard&#233; comme un objet unique, r&#233;sultat d'une s&#233;quence unique de nucl&#233;otides ou d'acides amin&#233;s, chacun d'eux ne pouvait se former que par une cr&#233;ation nouvelle, de toute &#233;vidence hautement improbable. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; C'est pour montrer que ces transitions d'une esp&#232;ce &#224; une autre refl&#232;tent avec pr&#233;cision les &#339;uvres de l'&#233;volution et qu'elles ne r&#233;sultent en rien des lacunes des collections de fossiles que nous avons d&#233;velopp&#233;, Niles Eldredge et moi-m&#234;me, la th&#233;orie de l'&#233;quilibre ponctu&#233;. &#187; Stephen Jay Gould dans &#171; Aux racines du temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Pour Aristote, la nature est une activit&#233; ad&#233;quate &#224; une fin &#187; dit Hegel dans sa Pr&#233;face &#224; &#171; La ph&#233;nom&#233;nologie de l'esprit &#187;. Eh oui, bien des gens croient encore que les plumes, c'est pour voler, les jambes c'est pour marcher et le cerveau c'est pour penser. Et on continue &#224; questionner le z&#232;bre : les rayures c'est POUR quoi ? La r&#233;ponse de la science n'est pas de donner un but mais un fonctionnement du vivant. Par exemple en disant que le z&#232;bre est un cheval noir, les bandes blanches correspondant &#224; des inhibitions de couleur, comme pour la ventre de la plupart des animaux. &#171; Aristote fut pendant longtemps responsable d'une autre grave m&#233;prise. Il avait admis que l'&#233;tat de repos d'un corps &#8211; celui qu'il conserve lorsqu'aucune influence ne s'exerce sur lui &#8211; est l'arr&#234;t. S'il bouge, c'est qu'il subit une force. &#187; rappelle Albert Jacquard dans &#171; La l&#233;gende de la vie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Newton dans &#171; Principia &#187; : &#171; l'espace absolu, sans relation avec les choses externes, demeure toujours similaire et immobile. (...) Des particules solides, compactes, dures et imp&#233;n&#233;trables &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Est sans doute d&#233;finitivement &#233;cart&#233;e l'id&#233;e que l'espace est physiquement vide &#187; et il rajoute que &#171; le vide n'est ni homog&#232;ne ni isotrope &#187; (Einstein dans &#171; l'&#233;ther et la th&#233;orie de la relativit&#233; &#187;) et &#171; Les corps empiriquement donn&#233;s ne sont pas rigides &#187; (Einstein dans M&#233;thodes de la physique : la th&#233;orie et l'exp&#233;rience &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Avec la d&#233;couverte des quanta, quantit&#233; d'action &#233;l&#233;mentaire, il n'est plus possible pour une particule ayant une &#233;nergie non nulle d'avoir une dur&#233;e de vie infinie car son action (&#233;nergie multipli&#233;e par dur&#233;e de vie) le serait &#233;galement. Malcolm H. Mac Gregor &#233;crit ainsi : &#171; aucune combinaison de charges &#233;lectriques et magn&#233;tiques n'est stable. &#187; (dans &#171; L'&#233;lectron &#233;nigmatique &#187;). L'apparente stabilit&#233; globale des particules charg&#233;es (fermions) provient du fait qu'elles passent par des &#233;tats qu'elles parcourent successivement, en boucle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Dire qu'un corps est en mouvement &#8211; &#224; la fois est et n'est pas en un m&#234;me instant dans un m&#234;me lieu -, c'est &#233;noncer une contradiction formelle. L'&#233;liminer en soutenant que le corps en mouvement n'est en un m&#234;me instant qu'en un m&#234;me lieu, c'est rendre le mouvement impensable et par l&#224; tomber dans une contradiction r&#233;elle. &#187; &#233;crit Lucien S&#232;ve dans &#171; Science et dialectique de la nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Nous voyons comment le caract&#232;re discontinu d'une quantit&#233;, regard&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent comme continue, peut &#234;tre d&#233;cel&#233; gr&#226;ce &#224; la pr&#233;cision plus grande de nos mesures. S'il fallait caract&#233;riser l'id&#233;e principale de la th&#233;orie des quanta, nous dirions : il est n&#233;cessaire de supposer que certaines quantit&#233;s physiques, regard&#233;es jusqu'&#224; pr&#233;sent comme continues, sont compos&#233;es de quanta &#233;l&#233;mentaires &#187; rapporte Einstein dans &#171; L'&#233;volution des id&#233;es en physique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Quelques graves maladies comme le SRAS ont malheureusement donn&#233; une certaine notori&#233;t&#233; &#224; l'id&#233;e que la barri&#232;re des esp&#232;ces peut &#234;tre franchie. En fait, la barri&#232;re est si peu une fronti&#232;re que les g&#232;nes hom&#233;otiques fonctionnent aussi bien sur l'homme que sur la levure du boulanger !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les cristaux liquides sont un exemple de d&#233;passement de fronti&#232;re entre liquide et solide comme les prions entre inerte et vivant, ou les &#233;tats semi-ordonn&#233;s (ordonn&#233;s dans une dimension pas dans les autres) traversent la fronti&#232;re entre ordre et d&#233;sordre. Et ce n'est que des exemples parmi tant d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les innombrables livres produits par les sp&#233;cialistes du vivant, les biologistes, tiennent pour &#233;vident la classification de tous les objets en deux cat&#233;gories : ceux qui sont anim&#233;s et ceux qui sont inertes (...) Mais ils se gardent bien de pr&#233;ciser en quoi consiste la fronti&#232;re entre les deux cat&#233;gories &#187; dit Albert Jacquard dans &#171; La l&#233;gende de la vie &#187;. D'autres ont voulu pr&#233;ciser que la caract&#233;ristique &#233;tait de poss&#233;der au moins un ADN mais le prion a d&#233;montr&#233; que ce type de d&#233;finition est rapidement pris en d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il faut absolument lire &#171; la sculpture du vivant &#187; du sp&#233;cialiste en immunologie Jean-Claude Ameisen&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Syst&#232;mes d&#233;pendant de l'ext&#233;rieur pour leur apport en &#233;nergie. Par exemple, le vivant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; On d&#233;couvre &#224; chaque instant des liens nouveaux entre des objets qui semblaient devoir rester &#224; jamais s&#233;par&#233;s &#187; remarquait d&#233;j&#224; Poincar&#233; dans &#171; La science et l'hypoth&#232;se &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;David Bohm explique ainsi dans &#171; Observation et Interpr&#233;tation &#187; : &#171; Dans cette th&#233;orie, par cons&#233;quent, il n'y a pas de particule qui garde toujours son identit&#233; (...) Le mouvement est ainsi analys&#233; en une s&#233;rie de recr&#233;ations et de destructions, dont le r&#233;sultat total est le changement continu de la particule dans l'espace. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'arbre de l'&#233;volution m'appara&#238;t plus comme un buisson touffu, aux ramifications complexes, que comme un faisceau de rameaux parall&#232;les qui se d&#233;velopperaient vers le haut dans une direction d&#233;finie. &#187; &#233;crit Stephen Jay Gould dans &#171; Quand les poules auront des dents &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le vitalisme selon lequel les &#234;tres vivants poss&#232;dent une qualit&#233; intrins&#232;que qui les distingue des objets inanim&#233;s, est mort &#187; annonce John Maddox dans &#171; Ce qu'il reste &#224; d&#233;couvrir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brian Goodwin : &#171; Lorsque vous augmentez la diversit&#233; mol&#233;culaire dans un syst&#232;me, la diversit&#233; des r&#233;actions qu'elle peut engendrer augmente plus rapidement que la diversit&#233; des esp&#232;ces. On peut montrer math&#233;matiquement qu'une transition de phase survient lorsque la diversit&#233; mol&#233;culaire augmente. Ce qui qualifie un ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergent, c'est une propri&#233;t&#233; collective qui n'est pr&#233;sente dans aucune des mol&#233;cules individuellement. &#187; (dans &#171; La complexit&#233;, vertiges et promesses &#187; de R&#233;da Benkirane)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La vie n'est pas une saga du progr&#232;s : elle est plut&#244;t une histoire de bifurcations et de m&#233;andres compliqu&#233;s, avec des survivants temporaires qui s'adaptent aux transformations du milieu local et n'approchent gu&#232;re de la perfection &#187; affirme Stephen Jay Gould dans &#171; Quand les poules auront des dents &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ouvrage collectif pr&#233;sent&#233; par Simon Diner et Edgard Gunzig&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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