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Les mille et un mensonges de la « crise grecque »

2 septembre 2015, 08:22, par R.P.

Le KKE est un parti stalinien national, trempé dans tous les crimes contrerévolutionnaires de la bureaucratie soviétique. Il a défendu l’extermination des révolutionnaires par le régime stalinien et organisé des meurtres de trotskystes en Grèce. Sa mise en œuvre des politiques de la bureaucratie soviétique a assuré la défaite de la classe ouvrière dans la guerre civile grecque de 1946 à 1949.

Tout au long de la période d’après-guerre, il s’est subordonné à la politique extérieure du Kremlin. Il a ainsi contribué d’une manière décisive aux conditions politiques qui ont assuré le succès du coup de 1967 et, après la chute de la junte, la stabilisation du régime bourgeois en Grèce. Le KKE a soutenu et participé à des gouvernements bourgeois, avec la Nouvelle démocratie ainsi que le Pasok.

La dissolution de l’URSS et la restauration du capitalisme en Russie et en Europe de l’Est a privé le KKE, comme les autres organisations staliniennes nationalistes, des ressources matérielles sur lesquelles il avait compté. Aussi, sans le soutien de l’URSS, il attirait moins les intellectuels petit-bourgeois. Ses querelles avec Syriza et d’autres groupes de pseudo gauche, dénuées de tout contenu principiel, reflètent les efforts du KKE de retenir un contrôle organisationnel sur des sections de la classe ouvrière, notamment par le biais des appareils syndicaux.

Le KKE continue à chanter les louanges de Staline et de ses sbires. C’est sans importance pour les libéraux petit-bourgeois de « gauche ». Mais un marxiste évalue un parti en examinant son histoire. Une organisation politique qui s’identifie aux crimes bestiaux de Staline est une ennemie de la classe ouvrière grecque et internationale.

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