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Où va l’Ethiopie ?

vendredi 1er janvier 2010, par Robert Paris

L’Éthiopie après deux ans de pouvoir militaire

La presse avait salué en son temps ce qu’elle avait appelé « la Révolution Tranquille », c’est-à-dire les événements qui de février à septembre 1974 avaient abouti à la déposition du « Roi des Rois » Hailé Sélassié, sans tirer un coup de feu. Deux mois plus tard, la même presse s’indignait devant le massacre d’une soixantaine de personnalités représentatives du pouvoir politique féodal qu’avait dirigé Hailé Sélassié. Trois ans après, c’est par milliers que l’on dénombre les exécutions et les assassinats politiques, sans compter les morts de la guerre d’Érythrée.

Le pouvoir responsable de ces crimes se proclame socialiste. Le nouveau régime éthiopien s’est paré d’un certain nombre des attributs qui suffisent habituellement à garantir ce label pour une certaine gauche ou voire une certaine extrême-gauche : nationalisations, réforme agraire décrétée, anti-impérialisme proclamé, référence au marxisme-léninisme etc... sans compter que maintenant l’URSS devient le fournisseur d’armes attitré du nouveau pouvoir, et qu’il a été chaleureusement salué par Fidel Castro. D’ailleurs en matière de politique internationale, l’Éthiopie des militaires prend quelques distances par rapport aux USA et envisage de se rapprocher de l’URSS.

Certains ne manquent pas de qualifier ce nouveau régime de « progressiste ». Regardons d’un peu plus près ce que trois années de « révolution » ont pu changer en Éthiopie.

Tout d’abord dans quel contexte s’est réalisé le coup d’État des militaires.

L’archaïsme des structures économiques, sociales et politiques de l’empire d’Haïlé Sélassié, était l’un des principaux arguments touristiques destinés à attirer les amateurs de Moyen-Age en plein vingtième siècle. Avant la famine du Wollo (au nord du pays), conséquence de la sécheresse, qui fit plusieurs centaines de milliers de morts en 1972 et 1973, le revenu moyen annuel par habitant était de 60 dollars. A part pour aller de la capitale à Djibouti, il n’y a aucun moyen de communication ferroviaire. Le réseau routier est très restreint, et c’est à dos de mulet par les sentiers que se font la plupart des communications dans le pays. Sur vingt-six millions d’habitants il n’y a que 400 000 salariés, l’immense majorité de la population étant composée de paysans. 90 % de la population est analphabète.

Les structures sociales féodales varient selon les régions. Le nouveau pouvoir a décrété une réforme agraire qui est pratiquement restée sur le papier, car il ne s’est pas donné les moyens de la réaliser, comme nous le verrons plus loin. Le nord du pays ressemble à ce qui existait en France à la veille de la Révolution de 1789 : c’est la petite propriété que l’on rencontre généralement. Les paysans sont écrasés par les redevances au seigneur local, à l’Église et à l’État éthiopien. Rien n’a bougé depuis des siècles dans ces provinces.

Dans le sud, conquis par l’empereur ménélik à la fin du siècle dernier, c’est la grande propriété qui domine. ceux qui possèdent le sol appartiennent à l’ethnie amhara pour la plupart. ils ont été imposés aux gallas par la conquête, et les rapports qui se sont établis ressemblent à des rapports coloniaux.

Au nord comme au sud, l’exploitation de la population des campagnes est féroce : le paysan éthiopien laisse près des trois quarts de ce qu’il récolte.

Un tiers de la terre appartient à l’Église, un tiers à la famille impériale et aux grands féodaux et un dernier tiers à la petite noblesse, aux militaires et aux fonctionnaires qui la recevaient traditionnellement en récompense de leurs services. Certains domaines atteignent plusieurs centaines de milliers d’hectares. Lors de la famine du Wollo malgré les dizaines de milliers de morts, d’importantes réserves de nourriture et de céréales sont restées intactes.

La classe parasitaire des grands féodaux vivait la plupart du temps dans les villes, à Addis Abbéba en particulier, où elle dépensait avec faste les richesses amassées sur le dos d’une paysannerie misérable. Elle s’occupait également d’investir ce qu’il en restait, en Éthiopie même, ou dans des banques ou des affaires à l’étranger. Haïlé Sélassié, pour ne citer que lui, était ainsi propriétaire des Brasseries Saint-George et d’une compagnie de transports, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir une somme estimée à plus de cent millions de dollars sur des comptes en Suisse.

A ces structures féodales, s’ajoute un problème ethnique. Les Amharas, très minoritaires, sont l’ethnie dominante. C’est entre leurs mains que sont surtout concentrées les propriétés terriennes. C’est la langue amhara qui est la langue officielle.

Dans les provinces du sud, cette domination a le caractère d’une oppression quasi coloniale. Dans le nord vassalisé, il y a souvent une solidarité de toutes les classes de. la population contre le pouvoir central. Ce dernier ajoute ses impôts à ceux prélevés par les seigneurs locaux sans que les paysans puissent y trouver une justification. Entre les petits féodaux qui vivent sur leurs terres et les paysans, il existe des rapports directs, paternalistes la plupart du temps, qui sont bien mieux acceptés que ceux qu’ils ont avec les représentants d’un État dont ils ne voient pas l’utilité. Cela jouera d’ailleurs un rôle important dans la suite des événements.

Le problème érythréen est un cas à part. L’empereur Ménélik, qui fut l’artisan de l’unification de l’Éthiopie, par le traité d’Ucciali en 1889 troquait la partie septentrionale du Royaume du Tigré (qui forme l’actuelle Érythrée) à l’Italie, contre la fourniture d’armes. La frontière de l’Érythrée fut confirmée en 1896 par le traité d’Addis Abbeba signé entre l’Italie et l’Éthiopie. L’occupation par l’Italie dura jusqu’à la seconde guerre mondiale. Les Britanniques prirent le relais en 1941. Sous l’égide de l’ONU, l’Érythrée sera fédérée à l’Éthiopie en 1950, et annexée purement et simplement en 1962. Actuellement la population de l’Érythrée serait de l’ordre de trois millions d’habitants qui se partagent à égalité entre chrétiens et musulmans. La langue la plus usitée est le tigrinya, la même que celle parlée dans le Tigré, province du nord de l’Éthiopie.

Le sentiment national de la population érythréenne naîtra en fait bien après la colonisation italienne. L’existence séparée sous la dépendance italienne, et plus tard sous la dépendance britannique, avait favorisé un développement économique et culturel, au moins dans les villes, plus grand qu’en Éthiopie. La tutelle amhara, qui commence à se faire sentir après 1950, sera le levain du sentiment national. La volonté annexionniste qui s’est traduite par un aggravement des mesures policières créera le climat qui mènera en 1961 au début de la rébellion ouverte par le Front de Libération de l’Érythrée.

La rébellion immobilise une grande partie de l’armée éthiopienne jusqu’à maintenant. Cette « province » est l’unique accès de l’Éthiopie à la mer, et les ports d’Assab et de Massaouah sur la Mer Rouge sont nécessaires à l’économie éthiopienne. Ce qui explique que l’indépendance de l’Érythrée soit refusée avec autant d’acharnement aussi bien par le nouveau régime en place que par Haïlé Sélassié.

La guerre d’érythrée a donné conscience aux militaires de l’importance de leur rôle, les incitant à mettre en avant leurs revendications. c’est d’asmara, la capitale de l’érythrée, que démarrera l’ascension vers le pouvoir de l’armée. l’armée, une des plus importantes de l’afrique, puisqu’elle comprenait environ cinquante mille hommes équipés par les américains avec un matériel relativement moderne, illustre bien ce qu’est l’état éthiopien. c’est sur cette armée que reposait le’maintien de l’empire et des rapports féodaux d’exploitation en plein vingtième siècle. mais c’est justement parce que ce n’est pas une armée féodale que de tels rapports anachroniques ont pu se maintenir jusqu’à aujourd’hui. car cette armée puissante était destinée à défendre essentiellement les intérêts de l’impérialisme. elle n’aurait pas existé si les usa n’y avaient consacré 48 % de leur budget militaire destiné à toute l’afrique, consolidant ainsi un système pourri qui aurait été incapable de survivre de lui-même sans cette intervention.

Le paradoxe c’est que cette armée moderne qui défend les intérêts de l’impérialisme et de la classe féodale, se recrute essentiellement dans la petite bourgeoisie qui elle, s’ouvre vers l’Occident et aspire au changement d’un ordre insupportable.

Dans l’atmosphère de la dictature, les seuls endroits où les fils de la petite bourgeoisie puissent se retrouver sont l’armée et l’université. C’est là que leurs aspirations trouvent les possibilités de s’exprimer. Et cela bien avant déjà les événements de 1974. A diverses reprises, dans les années 60, il y avait eu des manifestations d’étudiants. En 1960 déjà, un coup d’État avait tenté de déposer Haïlé Sélassié, mais s’était terminé par une répression sanglante.

La nature contradictoire de l’État se reflète entièrement dans la composition de l’armée. Ses sommets étaient dominés par des seigneurs et des membres de la famille royale qui recevaient ces charges honorifiques avec les avantages qui leur sont liés, comme des attributs de leur classe.

En dessous immédiatement, venaient un certain nombre de spécialistes de haut grade formés le plus souvent dans les universités et les écoles militaires américaines ou européennes, chargés d’assurer une certaine efficacité à l’encadrement par-delà le décorum du haut état-major. Leur origine sociale autant que leur formation les ont teintés d’un relatif libéralisme comparé aux chefs militaires issus de la classe féodale. Ce sont des hommes tels les deux derniers chefs de gouvernement, Aman Andom et Teferi Bante, éliminés tous les deux par deux coups d’État successifs en novembre 1974 et en février 1977.

Venaient ensuite la masse des officiers, des sous-officiers et hommes de troupe, recrutés la plupart parmi la petite bourgeoisie urbaine pour qui l’armée était le quasi unique débouché pour faire carrière. Sans compter que le recrutement se faisait en grande partie par désignation forcée parmi les étudiants, sans que ceux-ci aient pour la plupart le moyen de s’y soustraire.

C’est parmi eux qu’ont émergé les hommes qui sont aujourd’hui dans le DERG, (sorte de conseil élu par l’armée qui dirige aujourd’hui le pays), comme le chef actuel de l’État, le lieutenant colonel Mengistu Haïlé Mariam.

Ce sont ces aspirations à la modernisation du pays que l’ancien régime était incapable de sortir de son immobilisme séculaire, qui vont être à l’origine de cet autre « mouvement des capitaines », qui s’emparera du pouvoir en 1974.

Les événements se déroulèrent à l’occasion d’un fond d’agitation sociale une grève générale des salariés et des manifestations de rues des étudiants avaient précédé de quelques jours la rébellion dans les casernes d’Asmara en février 1974. Des révoltes de paysans avaient eu lieu dans différentes provinces, mais sans être autre chose que les traditionnelles jacqueries telles que l’Éthiopie a pu en connaître à différentes époques, qui sont de toute manière incapables de menacer le pouvoir central.

Aucun de ces mouvements, ni dans les villes, ni dans les campagnes, n’avaient posé par eux-mêmes le problème du pouvoir. C’est de l’armée, et d’elle seule que vint l’initiative, par l’intermédiaire d’un petit groupe d’officiers à l’image de celui de Neguib et Nasser en Égypte en 1952. Et qu’il y ait eu un écho favorable, au moins parmi la population citadine - notamment les étudiants qui demandaient aux militaires de renverser le pouvoir des féodaux - ne change rien au fait que le renversement du gouvernement ait été l’acte des seuls militaires.

Ces derniers voulaient une « Révolution Tranquille » sans affrontement de classes et sans mobilisation de masse. Ces petits bourgeois en uniforme voulaient bien moderniser la société éthiopienne, mais ils ne savaient pas comment. Tout ce qu’ils savaient, c’est qu’ils voulaient que ces transformations se fassent d’en haut. Ils ont agi au coup par coup par empirisme. C’est ainsi qu’ils ont conservé le paravent de la monarchie de février à novembre 1974, pour ensuite exécuter soixante dignitaires parmi les plus représentatifs de l’ancien régime. La majorité de la population ne les a certes pas regrettés. Pas plus qu’elle ne s’est élevée contre les centaines d’arrestations de féodaux qui ont suivi les exécutions. Mais si les militaires au pouvoir se sont fait par là une image radicale, c’est d’un radicalisme à bon compte, car ils n’ont par ailleurs pratiquement rien touché aux structures féodales dont le maintien dépend de bien plus que de quelques têtes couronnées.

L’ambition des militaires était de tout bouleverser sans que personne ne bouge.

C’est par crainte d’un changement d’attitude des Américains à l’égard du nouveau régime qu’ils ont mis le général Aman Andom, puis le général Teferi Bante, connus pour leurs sentiments pro-américains sur le devant de la scène, pour ensuite les éliminer de manière toujours aussi sanglante.

C’est la crainte de l’agitation estudiantine qui leura fait germer l’idée d’envoyer les 60 000 étudiants dans les campagnes pour alphabétiser les paysans. Éparpillés dans des régions dont ils ne parlaient bien souvent même pas la langue, ils furent parfois reçus à coups de fourche par la population locale qui les assimilait aux représentants du pouvoir central auquel elle est traditionnellement hostile.

Pour résoudre le problème agraire, là non plus les militaires du DERG - organisme de 120 membres élus par l’armée - n’ont surtout pas voulu d’une mobilisation paysanne. Ils ont édicté un décret de réforme agraire en mars 1975. Dans le nord du pays, ce décret fut souvent pris comme une tentative de collectivisation. Cela jeta les petits propriétaires dans les bras des seigneurs. Alors que les structures traditionnelles rapprochaient déjà les féodaux du reste de la population dans une solidarité de fait face au pouvoir central, le décret provoqua une véritable « chouannerie ». C’est ce qui explique les révoltes telles celles du Ras (roi) Menguesha Seyoum et de Nega Tegegne qui entretiennent à l’heure actuelle une véritable guérilla dans les provinces du Tigré et du Begemder.

Dans le sud, où les structures quasi coloniales n’ont jamais été bien supportées, la réforme agraire reçut au contraire parfois un accueil enthousiaste. D’autant plus qu’un certain nombre d’étudiants envoyés dans le cadre de la « Zematcha » - opération qui sous le couvert d’une campagne de développement visait à éloigner les étudiants des centres du pouvoir - s’étaient mis à la tête des paysans pour l’imposer aux propriétaires fonciers, ces derniers étant appuyés par les forces de police habituées à ne rien leur refuser. Les militaires au pouvoir, effrayés par cette mobilisation de masse, sont alors intervenus contre les paysans et les étudiants, aux côtés des propriétaires fonciers et de la police. Ce qui s’est traduit par des morts et de nombreuses arrestations.

Il en fut de la réforme urbaine comme de la réforme agraire : toutes les maisons non directement habitées par leur propriétaire ont été nationalisées. Même la moindre cabane, propriété d’un petit fonctionnaire par exemple, dont la location l’aidait à arrondir sa paye de fin de mois. Ce qui n’a pas manqué de créer le mécontentement parmi la petite bourgeoisie citadine. Quant aux nationalisations des entreprises décrétées en décembre 74 et janvier 75, elles ne se sont traduites par aucun changement apparent et la plupart du temps les propriétaires en sont devenus directeurs.

La CELU, confédération syndicale des travailleurs éthiopiens, a été dissoute par le DERG en septembre 1975 pour avoir osé réclamer un gouvernement civil. Ses assemblées sont dispersées, ses militants sont pourchassés, arrêtés quand ce n’est pas assassinés.

Les militaires n’ont voulu s’appuyer sur la mobilisation d’aucune force sociale. C’est d’ailleurs pourquoi ils ont été amenés à choisir les formes les plus brutales de la répression, aussi bien contre les ci-devants que contre ceux qui revendiquent quoi que ce soit.

Même les étudiants dont ils sont si proches, tant socialement que même par leur âge - la plupart des membres du DE RG n’ont pas trente ans - sont aujourd’hui dressés contre la Junte au pouvoir.

A leurs revendications de libertés politiques, les militaires n’ont su répondre que par la répression. Seule une petite fraction de la petite bourgeoisie intellectuelle soutient encore la Junte.

Le PRPE, Parti Révolutionnaire du Peuple Êthiopien, organisation maoïsante estudiantine, face à cette terreur a décidé de répondre par la terreur. Depuis fin 1975, elle organise une sorte de guerilla urbaine. A leurs attentats, la Junte a répondu par des exécutions et des assassinats de centaines d’opposants, et par des emprisonnements massifs.

Le PRPE se réclame du marxisme-léninisme, de la dictature du prolétariat, etc. Il lutte pour les revendications démocratiques, mais ce n’est pas là ce qui caractérise son programme. Ce qui le caractérise et qui est révélateur des objectifs réels du PRPE, c’est qu’il réclame un « gouvernement civil ».

Ce qui est révélateur également, c’est qu’indépendamment d’une mobilisation des masses, il ait entamé la lutte armée pour y parvenir. Ce qui signifie qu’il s’est lancé dans la construction d’un autre appareil militaire pour renverser celui en place. Et pour ce faire, il s’adresse aux mêmes couches que les militaires au pouvoir.

Defait, au-delà du radicalisme des militants du PRPE, leur engagement montre que les rapports qu’ils veulent instaurer entre eux et la population ne sont finalement pas différents de ceux établis par les hommes au pouvoir qu’ils combattent. Et pas plus que ces derniers, ils ne seraient capables de transformer demain les structures arriérées du pays.

Si, malgré sa fuite en avant, le DERG reste isolé et suspendu dans le vide, ce n’est pas parce qu’il représente des aspirations différentes de celles exprimées par la petite bourgeoisie urbaine au travers d’une organisation comme le PRPE, mais c’est parce qu’il représente les intérêts d’une classe trop faible pour réaliser une révolution démocratique à l’ère de l’impérialisme.

L’Éthiopie ne peut même pas s’offrir le luxe d’un régime parlementaire sous surveillance militaire, comme au Portugal pour le moment, où l’armée a joué le même rôle mais a abouti à un résultat différent.

A part l’étiquette socialiste dont il se pare, il n’y a finalement que peu de choses qui séparent l’actuelle dictature militaire éthiopienne de n’importe quelle autre, même de celles qui ont le visage d’un Idi Amin Dada ou d’un Bokassa...

Presque rien de fondamental n’a changé en Éthiopie : la réforme agraire reste toujours à faire, les droits démocratiques à conquérir. Les nationalités et les ethnies sont toujours opprimées. La guerre d’Érythrée continue toujours aussi sanglante, et des bouts de territoire sont en état de quasi sécession. A cinquante kilomètres d’Addis Abbeba, le pouvoir ne contrôle pratiquement plus rien.

L’exemple éthiopien illustre encore une fois l’impossibilité dans un pays arriéré comme dans les métropoles impérialistes, d’une véritable transformation sociale sans révolution prolétarienne et sans mobilisation des masses.

LO

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