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Pour triompher durablement, la révolution en Egypte doit poser la question de l’Etat

lundi 7 mars 2011, par Robert Paris

Les forces de répression en Egypte ont soutenu la dictature autant qu’elles ont pu et maintiennent encore aujourd’hui un pouvoir dictatorial de l’armée...

Le vrai rôle de l’armée égyptienne

Des soldats avaient pris parti pour le peuple mais pas les généraux qui ont seulement fait le calcul de ne pas risquer de fissure dans l’appareil militaire...

Les manifestants ont fait tomber Moubarak, ses ministres y compris celui de l’intérieur et celui des monuments historiques, son premier ministre et sont en train de faire tomber la sécurité d’Etat, police de la terreur intérieure. %ais cela ne suffit pas. Il faut faire tomber tout le haut Etat-major de la police et de l’armée sous Moubarak !!

Des bâtiments de la Sécurité d’Etat (Amn al-Dawla), la très redoutée police politique, ont été pris d’assaut samedi dans plusieurs villes d’Egypte. La dissolution de ces services est l’une des principales revendications des militants prodémocratie.

Les affrontements ont éclaté samedi entre et forces de l’ordre et manifestants réclamant la dissolution des services de sécurité d’Etat à Alexandrie, la grande ville du nord de l’Egypte.

Des bâtiments de la sécurité d’Etat ont été pris d’assaut samedi à Cheikh Zayed, dans la banlieue du Caire, par des centaines de manifestants à la recherche de preuves d’abus commis par cette puissante institution dépendant du ministère de l’Intérieur.

Des employés ont tiré des coups de feu en l’air avant que l’armée ne s’interpose pour empêcher que le bâtiment soit pris. La dissolution de ces services, accusés par des organisations de défense des droits de l’Homme d’abus et de torture, est l’une des principales revendications des militants pro-démocratie. L’un des manifestants a affirmé à l’AFP que le but était de s’emparer des dossiers de la sécurité d’Etat « de crainte que les preuves de violations ne soient détruites ». « On pouvait voir la police à l’intérieur en train de brûler des papiers », dit-il.

Les manifestation se sont produites également dans plusieurs autres gouvernorats du pays pour demander la dissolution des services de sécurité d’Etat, accusés d’appareil de répression contre la population.

A Cheikh Zayed, dans la banlieue du Caire, des centaines de manifestants ont tenté de pénétrer dans le siège local de la sécurité d’Etat. Des employés ont tiré des coups de feu en l’air avant que l’armée ne s’interpose pour empêcher que le bâtiment soit pris.

La dissolution de ces services, accusés par des organisations de défense des droits de l’Homme d’abus et de torture, est l’une des principales revendications des militants pro-démocratie.

L’un des manifestants a affirmé à l’AFP que le but était de s’emparer des dossiers de la sécurité d’Etat "de crainte que les preuves de violations ne soient détruites".

"On pouvait voir la police à l’intérieur en train de brûler des papiers", a-t-il dit.

"Les fenêtres étaient ouvertes et des papiers s’envolaient par les fenêtres", a ajouté un autre manifestant, joint par l’AFP par téléphone.

A Marsa Matrouh, ville située au nord-ouest du Caire sur la côte méditerranéenne, un groupe de manifestants a pu entrer dans le siège de la sécurité et s’emparer de documents, avant de mettre le feu au bâtiment d’où s’élevait une épaisse fumée noire, a rapporté un témoin à l’AFP.

Des civils armés ont attaqué des centaines de manifestants égyptiens rassemblés dimanche devant le siège de la Sécurité d’Etat au Caire, alors que l’armée a tiré des coups de semonce pour tenter de disperser la foule, ont rapporté des témoins.

Un responsable des services de sécurité a confirmé que des hommes en civil avaient attaqué la foule rassemblée devant le bâtiment dans le quartier cairote de Lazoghly.

Environ 500 manifestants tentaient de pénétrer de force dans le siège de cette puissante institution dépendant du ministère de l’Intérieur. Ils ont été attaqués à coups de couteaux et de pierres par des hommes en civil, ont rapporté plusieurs témoins à l’AFP.

"Les manifestants ont été attaqués par ces voyous, qui sont envoyés à toutes les manifestations. Ils avaient de grands couteaux et lançaient des pierres en direction des manifestants", a rapporté un témoin.

L’armée a tenté de disperser la foule à coups de bâtons, tirant plusieurs coups de semonce en l’air, ce qui a forcé les manifestants à se réfugier dans les rues voisines, a-t-il ajouté.

La police intérieure est donc directement visée. Mais cela ne suffit pas. C’est tout l’appareil d’Etat qui a servi le pouvoir dictatorial. C’est lui qui n’a pas cessé de réprimer. Par exemple la police militaire est tout aussi coupable et continue ses exactions.

suite à venir...

L’armée n’est nullement un organe qui était indépendant du pouvoir de Moubarak. C’est lui qui a donné toute une partie de l’économie à d’anciens généraux et ils ont toujours ce pouvoir économique tout en ayant maintenant le pouvoir politique.

Et tout cela sans avoir nullement changé ni sans pouvoir changer.

Une seule chose peut changer l’armée égyptienne : le droit des soldats de faire de la politique et de s’organiser comme les travailleur sen comités populaires et de contrôler l’encadrement et ses maoeuvres...

Le 9 février 2011, le quotidien britannique Guardian a publié un rapport qui accable l’armée égyptienne, cette armée qu’on avait jusque là saluée pour sa loyauté envers le peuple même si, depuis quinze jours, bien des signes sont alarmants.

Oui, l’armée a arrêté, injurié, électrocuté, torturé des centaines, sinon des milliers de manifestants. Elle est également responsable de l’arrestation et de la torture d’activistes, de militants et de défenseurs des droits de l’homme, égyptiens et étrangers.

Nous avons recueilli le récit complet de l’une de ces personnes arrêtées. Celle-ci n’a pas souhaité garder l’anonymat, mais nous avons décidé de ne pas publier son nom.

Ce récit décrit les dessous de "l’enlèvement", le 3 février 2011, d’une douzaine d’activistes et et de deux employés d’Amnesty International, enlèvement dont nous avons parlé dans ce post.

Le 3 février, la police militaire, les services secrets de la police, des hommes de main en civils et des membres de la sécurité d’Etat (Amn el Dawla) orchestrent un raid spectaculaire dans le centre Hisham Moubarak (aucun lien avec le président), centre pour la défense des Droits de l’homme.

A leur tête, et supervisant le bon déroulement des opérations, un général de l’armée.

Des hommes de mains commencent d’abord par encercler le bâtiment pour en condamner les issues. Entrent ensuite les hommes de main et les policiers en uniformes. Ils donnent l’ordre à tous les activistes de se mettre ventre à terre, tandis que d’autres hommes saccagent les locaux, confisquent des documents et des ordinateurs.

Le tout se déroule, sous le regard tranquille du général

Ventre à terre, les égyptiens et les occidentaux subissent un torrent d’injures et d’humiliations. Aux égyptiens : « Alors ! Con de ta mère ! C’est ça que tu fais à ton pays, fils de pute ?! ». Aux occidentaux : « Enculés d’agents ! Vous travaillez pour qui ?! ». On les prive de tout ce qu’ils ont sur eux : téléphones, portefeuilles, passeports.

Le tout se déroule, sous le regard tranquille du général. On fait lever les activistes. Sans leur faire violence, des soldats de l’armée militaire leur menottent les mains, leur bandent les yeux et les conduisent à la sortie où les attend une foule compacte d’hommes de mains et de curieux qui se sont attroupés. Dehors, le général s’addresse aux activistes : « On pourrait très bien vous livrer à cette foule pour qu’elle vous tue ! ».

Malgré ses yeux bandés, celui qui nous livre ce récit reconnaît que les véhicules dans lesquels on les engouffre sont des camionnettes rouges, semblables à celles des pompiers.

Le cortège se dirige alors vers une destination inconnue. Plus tard, on saura qu’il s’agissait du sinistre Camp 75, un camp militaire dans le quartier de Mansheyet el Bakry, dans la périphérie du Caire.

Notre témoin a eu de la chance. Ni torture, ni violence corporelle, mais terreur psychologique intensive. Le traitement durera 36 heures avant que le groupe d’occidentaux ne soit relâché. Dans les cellules voisines, les cris des autres détenus sont insoutenables. Durant toute la durée de leur séjour, les nouveaux détenus affluent par dizaines, sans arrêt. Le groupe est nourri de maigres rations d’eau, de pain et de miel.

36 heures plus tard, on leur annonce qu’ils sont libres. On leur retourne leurs effets personnels. Un minibus banalisé les conduit à l’extérieur, s’engage sur la route qui mène à l’aéroport du Caire puis les relâche à proximité de l’hôtel Sonesta. Le petit groupe, épuisé et sous le choc, se voit refuser l’entrée par la direction de l’hôtel.

Le groupe arrête alors un taxi et, quelques 500 mètres plus loin, se fait arrêter de nouveau par un check point des services secrets militaires. Le groupe est à nouveau interrogé, il est 2 heures du matin. L’interrogatoire dure 30 minutes et le groupe est enfin relâché.

Par téléphone, leurs collègues et amis s’arrangent pour le que le groupe puisse être reçu et logé à l’Hotel Fairmont, à proximité de l’aéroport international du Caire.

Fin du cauchemar. On peut maintenant se réveiller.

...

http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/

2 Messages de forum

  • Qui va nous sauver ?

    Les gouvernants ? Des militaires, des dirigeants politiques et syndicaux, des bourgeois, des politiciens ? Non ! Personne !

    Prolétaires, sauvons nous nous-mêmes !!!

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  • Alors que le pays commémore le quatrième anniversaire de la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir, plus d’une dizaine de personnes ont été tuées dans des affrontements avec la police, dimanche 25 janvier, selon un média d’Etat.

    Douze manifestants ont été tués à travers la capitale égyptienne du Caire, et un treizième a été tué dans la ville d’Alexandrie lors de rassemblements que la police a refusé de voir se dérouler, a indiqué le ministère de la santé. Un policier a aussi été tué et 11 ont été blessés, selon le ministère de l’intérieur. Au total, 150 personnes ont été arrêtées.

    Les mesures de sécurité draconiennes prises au Caire et dans d’autres villes n’ont pas dissuadé les manifestants, notamment les partisans des Frères musulmans et de l’ancien président Mohamed Morsi, de descendre dans les rues. La place Tahrir, où la révolution égyptienne a pris forme, a été fermée à la circulation et reste sous la surveillance étroite des blindés de l’armée. La police a tiré à la chevrotine et fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants qui tentaient de la rejoindre dimanche.

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