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Renault, trust d’auto… destruction !!!

lundi 8 février 2021, par Robert Paris

Pour la direction, l’avenir des travailleurs à Renault, c’est du passé ! A moins que nous en décidions autrement… et que l’avenir des patrons soit du passé !!!

Renault a lancé des nouveaux projets consistant à « sauver Renault » en supprimant un quart de la production et les salariés correspondants. Il s’agit de supprimer des milliers d’emplois en France (pour le moment la direction en est déjà à prévoir 4600 emplois supprimés (sans compter les prestataires !) dont 2 500 postes de travail dans l’ingénierie et le tertiaire, notamment sur les centres de Guyancourt et de Lardy, et des milliers dans le monde (quinze mille pour le moment et ce n’est pas fini) sous prétexte de réaliser deux milliards d’économies. Il ne s’agit pas d’économiser l’argent du contribuable qui, lui, est mis à contribution (c’est le cas de le dire puisque l’Etat aide à coups de milliards ce casseur d’emplois sous prétexte d’aide covid, d’aide écolo, d’aide à la recherche, d’aide à l’exportation et on en passe !!!). Renault prétend que ce serait « seulement » 500 suppressions de postes dans l’ingénierie et le tertiaire, mais c’est très sous-estimé et ce n’est pas l’ensemble des projets de suppressions d’emploi du patron. Quant à l’avenir du site de Lardy ? Trois ans… sans suppression du site, mais après ? Pôle emploi ?!!! Mais cela dépend aussi et surtout de nous, de notre détermination à ne pas payer la casse…

Les plus jeunes salariés de Renault sont déjà licenciés

On le voit maintenant à quoi servait la prestation : l’essentiel des salariés les plus jeunes de Renault ont été immédiatement virés, la direction clôturant la plupart des contrats de prestation et les salariés ont été licenciés par les sociétés prestataires. Mais, pour Renault, cela ne compte pas dans les chiffres qu’elle indique de suppressions d’emploi et, bien entendu, le gouvernement n’a rien contre ces suppressions d’emplois. Tout cela n’empêche pas les médias d’affirmer qu’à Renault il n’y aura pas licenciements secs alors qu’il y a déjà des centaines de licenciements secs de prestataires.

L’arnaque, ça roule…

Renault impose du chômage partiel dans l’ingénierie, non par manque de boulot (tous les projets sont à la bourre !), mais juste pour que l’Etat finance les salaires. La direction sait que la plupart des chômeurs partiels feront le boulot de 5 jours en 4, et pour les remercier elle leur pique des jours de congés ! Tout bénéf pour les actionnaires !

Futur (retour) vers le passé

De Méo a présenté un plan gamme qui a voulu faire vibrer la corde sensible des salariés en révélant le proto R5, qui évoque un grand succès de la Régie Renault, qui serait électrique et économique à l’achat (moins chère qu’une Zoé). Mais par contre, à force de supprimer des emplois, il n’y aura personne pour la construire. Pas grave, comme tous les patrons licencient à tour de bras, il n’y aura non plus personne pour l’acheter.

La vie en rose... ou pas !

La direction nous a tous rangés dans des cases de couleurs différentes : BLEU pour les indispensables (à l’instant "T", car on peut se faire "griser" vite fait), GRIS pour les inutiles à éliminer. Sauf qu’en ce moment les gris se font presser comme des citrons, pour assurer les dividendes des actionnaires. Mais les gris, à force de broyer du noir, vont finir rouges de colère et verts de rage, et montrer de quel bois ils se chauffent pour ne pas finir marrons ! A moins que… l’on se fâche vraiment sérieusement au point de devenir tous des gilets jaunes et de s’organiser pour cela… C’est bien connu : c’est quand on n’a plus d’autre choix que l’on fait certains choix radicaux !

L’exploitation… à distance

Le gouvernement fait mine de faire pression sur les patrons pour imposer le télétravail. En réalité, pour les patrons, le télétravail, quand il est possible, est une aubaine qui permet d’extorquer des heures et des heures de travail supplémentaire impayé. Et les capitalistes font ainsi semblant de se préoccuper de notre santé, tout en cassant le lien social et en se donnant ainsi les moyens d’éviter des réactions sociales fortes à l’annonce des vagues de suppressions d’emplois et de fermetures de sites !!!

La vie en gris, c’est pas triste…

Et la direction s’y entend pour présenter aux « gris » la vie en rose : des offres pour des emplois « privilèges » ou des formations aussi bidon que « Explorer son envie de créer » ou un simulateur pour la création et la reprise d’entreprises. On connait la chanson : « du gris que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule »…

Après avoir prétendu diviser les salariés par ces codes couleur, la direction affirme que le plus bel avenir est réservé à ceux qu’elle ne veut plus à Renault. Cela ne trompe personne, y compris chez les « bleus » qui, en matière de tromperie patronale, ne sont pas… des bleus !

Les salariés coûteront moins cher…

Le deuxième projet de la direction de Renault, à part les réductions de productions et suppressions d’emplois, ainsi que fermetures de sites, c’est l’augmentation de l’exploitation des salariés sous l’intitulé « diminution des coûts » (600 euros par véhicule), traduisez augmentation des coups !!! Cela signifie une dégradation brutale des conditions de travail appuyée sur un chantage aisé à l’emploi et, bien entendu, une dégradation aussi des salaires !!!

Révoltant !

700 salariés de l’usine Renault de Cléon ont eu la désagréable surprise de recevoir un mail leur indiquant qu’ils étaient « éligibles » à un départ « volontaire ». Ils sont poussés à prendre une préretraite. Ce sont des employés recherche et développement. Cela signifie que l’usine elle-même est sur la sellette et que les départs suivants seront sans doute encore plus secs que des mails avec des préretraites !

Renault et le capitalisme : fin de parcours ?

Bien des salariés jugent invraisemblable que Renault se saborde. Cependant, détruire l’ingénierie, c’est décider de crever les pneus du véhicule ! D’ailleurs, s’autodétruire ne caractérise pas que Renault. C’est toute la phase actuelle du capitalisme qui, depuis 2007, n’est plus capable de convaincre les possesseurs de capitaux d’investir dans la production de plus-value et qui choisissent de miser sur les aides d’Etat et sur les spéculations les plus hasardeuses, sur des actions pourries et des investissements nécrophiles, misant même sur la chute des sociétés plutôt que sur leur développement. Ne nous laissons pas couler avec le capitalisme en pleine déliquescence !

Transformation des compétences… syndicales

L’accord « transformation des compétences » de Renault qui avait été validé par les organisations dites « syndicales » (ce titre ne signifie pas qu’elles défendent les travailleurs) : CFE/CGC, CFDT et FO… entre en vigueur et permet de transformer des emplois en sièges éjectables et devenir compétent pour prendre la porte par Rupture Conventionnelle Collective, des Dispenses d’Activité ou du chômage partiel longue durée !!! Car le but clairement affiché est de dégraisser les effectifs de l’ingénierie et du tertiaire de Renault en attendant d’attaquer les autres secteurs. Ces prétendus syndicats de salariés affirment qu’ils ont ainsi évité un PSE et c’est complètement mensonger… FO ne s’en contente pas et accompagne les politiques de destruction des sites de Flins et Choisy !!! On peut lire dans un tract de FO que « l’ambition est de transformer le site de Flins… en un écosystème d’économie circulaire ». Eh bien, ça ne tourne pas rond à FO !!! Quant aux salariés de Choisy, ils doivent dans ce projet bidon accepter de migrer à Flins ou démissionner. Protégez nous de nos sauveurs syndicaux, et défendons-nous nous-mêmes !!!

« Renaulution » licencieuse et destructrice ou révolution sociale, il faut choisir !!!

La prétendue révolution stratégique de Luca de Meo, c’est le commencement de la fin, un pas vers la fermeture totale !!! «  Mon but, c’est d’amener Renault à un niveau de performance économique qu’il n’a jamais atteint, ou alors de façon anecdotique  », déclare Luca de Meo. Mais c’est entièrement du pipeau : ce patron ne révolutionne pas l’Automobile, ni la technique, ni les méthodes commerciales, ni la production et il n’invente qu’une seule chose : l’entreprise sans les salariés !!! En effet, son seul rôle, c’est de tâcher d’éviter les vagues en supprimant tous les emplois…

Renault prépare des fermetures et licenciements en masse... C’est ça que cachent les annonces de chute des ventes et de la « Renaulution » !!! Travailleurs de Renault, devenons tous des gilets jaunes et changeons la donne : faisons nous-mêmes la révolution à Renault et ailleurs !!!!

Bruno La m…

Le ministre Le Maire a déclaré qu’il « n’exclut pas que Renault ferme des sites ou supprime des emplois ». « Oui, Renault pourrait disparaître », avait-il même déclaré à la radio Europe 1, pour justifier une aide d’Etat de cinq milliards d’euros, rajoutant « Renault joue sa survie ». Ben voyons ! On ne comptait pas sur le gouvernement pour interdire les suppressions d’emplois ni les fermetures d’usine.

Leur rôle est de faire semblant de les négocier avec les syndicats pour nous faire croire qu’ils vont finir par sauver Renault et ses salariés mais c’est complètement faux. On l’a bien vu à Flins, ou, après des déclarations selon lesquelles « Fins ne doit pas fermer », le maintien prétendu du site ne signifie pas que l’usine de production d’automobiles subsiste ! A nous de compter sur nos propres forces pour nous défendre en attaquant les classes possédantes et pas en suppliant comme nous le proposent les syndicats…

L’humanité frappée mortellement, mais c’est le grand capital qui est en soins palliatifs

Toute la société ne parle plus que de la pandémie alors que l’évènement historique le plus impressionnant, c’est la chute du capitalisme et que, d’ailleurs, la catastrophe covid provient certainement de la chute économique et non l’inverse !

Malgré des aides étatiques folles aux capitalistes, l’économie se met progressivement à l’arrêt. Ce n’est pas la pandémie qui la tue. Ce ne sont pas les confinements non plus. Le nom de la maladie du capitalisme n’est pas covid. Il s’appelle suraccumulation du capital et chute brutale de l’investissement productif par rapport à la masse totale des capitaux.

D’ailleurs, le capitalisme n’est pas à proprement parler malade. Il a achevé son cours. Il a atteint son plus haut succès en même temps que ses limites. La chute vient d’une tout autre origine qu’un virus, qu’une crise sanitaire, et de bien avant 2019, de douze ans avant et même plus.

Covid n’est que l’enrobage, le camouflage, le moyen de casser les réactions des peuples tout en justifiant la mise en place d’une dictature. La chute qui est à la racine de cet effondrement historique du capitalisme mondial n’est pas celle de la consommation, n’est pas celle du commerce, n’est pas celle de l’activité sociale. C’est celle de l’investissement productif du grand capital. Cela ne signifie pas que l’exploitation du travail humain ne soit plus rentable mais c’est seulement que, dans le cadre de la propriété privée des moyens de production, il y a désormais trop de grand capital pour qu’on puisse trouver des investissements rentables pour une telle somme considérable de capitaux. Le grand capital a donc atteint ses limites et ce n’est qu’artificiellement, par des aides des Etats et des banques centrales, qu’il parvient encore à augmenter. Or, dans les fondements même du capitalisme, il y a le fait que l’enrichissement provient de la plus-value, c’est-à-dire de la richesse supplémentaire tirée du travail humain et qui provient du fait qu’une bonne partie des richesses est réinvestit dans de nouvelles production. Du moment que le grand capital n’en est plus capable, il n’a plus qu’à quitter la scène, il est mort. Car du capital qui ne produit plus de plus-value n’est même plus du capital, seulement de la richesse !

Bien sûr, certains pourraient rappeler que les capitalistes sont pourtant plus riches que jamais, qu’il y a bien plus d’argent dans leurs coffres, que jamais les milliardaires n’ont été aussi riches. Mais cela n’est pas contradictoire : les Etats, les institutions centrales leur distribuent des sommes folles mais leur richesse ne provient pas du réinvestissement de la plus-value extraite du travail humain, ce qui a été tout au long de l’existence du capitalisme, même dans ses phases de crise, le fondement même du système.

Que le capitalisme ait atteint ses limites d’accumulation de capital ne signifie pas bien entendu que les capitalistes n’ont plus assez de place dans leurs coffres-forts, qu’ils ne peuvent plus devenir plus riches ou qu’ils ne le veulent plus. Non, cela signifie que le système économique et social en place ne trouve plus les moyens de placer ces capitaux nouveaux dans des investissements productifs. Et, de ce simple fait, cela signifie que la société distribue des richesses aux capitalistes mais que ces richesses sont fictives puisqu’elles n’ont pas été produites ! Cela signifie aussi que ces palliatifs financiers ne pourront pas durer éternellement et que, plus ils durent, plus grave sera la chute.

En tout cas, on peut comprendre que la situation actuelle n’est nullement une crise économique de type classique contrairement à ce que l’on nous a longtemps dit. Et ce n’est pas parce que ce serait une « crise sanitaire » !

Rappelons que la grippe espagnole et d’autres calamités comme le premier SRAS n’ont pas entraîné d’effondrement économique du système capitaliste.

Redisons le une fois de plus, ce n’est pas covid qui fait s’effondrer le capitalisme. Tous les trusts qui chutent actuellement, ferment des sites, licencient, se cassent la figure, ont commencé à le faire avant le covid. Qu’il s’agisse de trusts automobiles, aéronautiques, pharmaceutiques et autres… Nous sommes arrivés au plus haut niveau des capacités du capitalisme et pourtant il chute. Ce n’est pas accidentel, ce n’est pas un problème technique. Cela ne sera pas soigné par la disparition de la pandémie. L’effondrement capitaliste ne dépend pas de covid, contrairement à une affirmation sans cesse répétée par les commentateurs divers.

Par contre, la vie des peuples du monde dépend du fait que les gouvernants et classes possédantes ont bel et bien l’intention de les laisser crever et mettent la presque totalité de leurs moyens à faire durer l’économie capitaliste. Ils paient plus d’argent pour faire durer le capitalisme un mois de plus que pour soigner les peuples pendant dix ans !!!

Et cet argent, distribué aux capitalistes par les Etats et les banques centrales, des sommes de plus en plus colossales, ne sert pas du tout à « relancer l’économie » comme ils le prétendent mais seulement à payer les profits d’un capital qui n’est plus que prédateur, profiteur, sangsue des richesses publiques sans être producteur, créateur de richesses, investisseur dans des productions nouvelles.

Pendant ce temps-là, les mêmes Etats prétendent qu’ils ne peuvent pas dépenser plus pour payer des personnels de santé, des hôpitaux, des matériels médicaux de toutes sortes, pour financer des masques, des appareils respiratoires, des tests, etc. Ils ne dépensent dans la santé que pour donner des sommes colossales aux trusts pharmaceutiques, sous prétexte de vaccins, de tests et autres ! Ils ne se préoccupent nullement, pas plus que pour le reste des médicaments, que ces vaccins, ces tests, ces soins soient réellement efficaces et ne soient pas dangereux. Les Etats capitalistes qui ont, par exemple, laissé des années des médicaments qui tuent sur le marché, comme ils ont laissé par exemple des vaccins dangereux ou inutiles, ou du lait pour enfants qui tue, ne vont pas se préoccuper davantage du covid qui tue !!!

Si nous sommes décidés à défendre notre santé et celle de nos enfants, il faudra nous décider à prendre en mains les rênes de la direction de toute la société et l’arracher à la règle capitaliste qui ne fait plus que détruire la société humaine.

Le bon sens de bien des gens les trompe. Ils se disent : les capitalistes ne vont pas laisser leurs entreprises chuter et ils vont finir par redresser la situation économique puis sociale, même s’il est possible qu’actuellement ils la laissent chuter. Ils croient que les capitalistes font tout ce qu’ils veulent et qu’il suffit qu’ils souhaitent faire durer le capitalisme pour que cela soit possible.

En fait, les capitalistes ne sont pas plus maîtres de l’effondrement du système qu’ils n’ont la maîtrise réelle d’une pandémie, une fois celle-ci lancée !!!

Bien sûr, les travailleurs révolutionnaires, en prenant le pouvoir aux capitalistes, ne feraient pas non plus des miracles et n’auraient pas la capacité d’arrêter par un décret la propagation d’une pandémie, ni de développer l’économie que les capitalistes ne peuvent plus faire fonctionner.

Mais il y a bien des choses que les travailleurs, ayant pris le pouvoir en chassant les classes possédantes, pourraient faire alors que les capitalistes et leurs gouvernants ne pourront ni ne voudront jamais faire :

1°) Faire en sorte que le profit d’une infime minorité ne soit pas l’objectif numéro un de toute la société même quand la plus grande partie de la population est en train de crever ! Et qu’à l’inverse cet objectif numéro un devienne le bien-être de l’immense majorité, sa santé, son éducation, sa sécurité, ses moyens de vivre, etc.

2°) S’assurer que ce qui est proposé comme moyens médicaux, comme tests, gants, masques, vaccins, appareils respiratoires soient réellement conçus pour la santé et pas pour celle des profits des trusts du secteur.

3°) Interdire les licenciements, les suppressions d’emplois, les fermetures, les expulsions, les attaques antisociales et antidémocratiques.

4°) Empêcher l’utilisation de la pandémie pour accroître le caractère dictatorial des Etats.

5°) Cesser d’autoriser que l’argent public serve les intérêts de l’infime minorité des possesseurs du grand capital.

6°) Mettre en place une société où le travail de tous comme les biens publics ne servent que l’intérêt public.

Ces changements révolutionnaires sont rendus indispensables et irrémédiables par l’effondrement du capitalisme et par les violences qui en découlent, dont la pandémie n’est qu’un des exemples, mais qui s’intitulent aussi dictature policière et militaire, fascismes, génocides et guerres.

Quand la société ne peut plus produire des richesses nouvelles, il faut que la classe exploitée renverse le pouvoir. C’est une loi générale de l’histoire et le capitalisme ne fait là que suivre ses prédécesseurs. L’humanité, elle, a toujours un bel avenir possible, même si le capitalisme, lui, n’est plus que barbarie sanglante.

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