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Politique sanitaire prétendument anti-covid : non à la servitude volontaire !

lundi 9 août 2021, par Karob, Robert Paris

Non à la servitude volontaire !

Si vous ne cédez pas à l’obligation de la vaccination, du pass sanitaire et autres mesures imposées du pouvoir d’Etat, c’est que vous êtes des ennemis de la démocratie et des soutiens du fascisme, tel est le discours de la prétendue démocratie française ! Vraiment comment peut-on prétendre que la France ne soit plus une démocratie, alors qu’elle réprime les manifestants avec des armes de guerre, alors qu’elle interdit des rassemblements pacifiques sous prétexte de covid mais autorise que les gens s’agglutinent dans les transports en commun ? Qu’y a-t-il de démocratique à décréter qu’une partie de la population n’a plus droit à une vie sociale ? Qu’y a-t-il de démocratique de décréter que l’accord d’un seul parent suffit pour vacciner un enfant mineur, même si l’autre parent est contre ? Qu’y a-t-il de démocratique à opposer ainsi violemment une partie de la population à une autre ? Qu’y a-t-il de démocratique à désigner du doigt les professionnels de santé comme vecteurs de la pandémie ou d’en faire de même pour les non-vaccinés ?

Qu’y a-t-il de démocratique à l’absence totale de transparence des informations sur la pandémie ? Absence marquée par le fait qu’au début, les chiffres des décès ne comprenaient pas les morts chez eux ni ceux des EPHAD, parce qu’il s’agissait de minimiser la pandémie. Alors qu’ensuite, quand le pouvoir s’est servi de sa gravité pour imposer des mesures dictatoriales, il a ajouté aux statistiques des morts de covid, d’autres morts, comme ceux du cancer... sauf dans les moments où il s’agissait de déconfiner ! Ainsi, au moment des déconfinements, il s’agissait, pour les justifier, d’envoyer des messages et des statistiques rassurants. Il faut savoir que la plupart des statistiques du covid diffusées ne sont nullement des chiffres bruts issus de mesures. Non, ce sont des projections issues de modèles mathématiques, comme pour les prévisions météo ! On sait pourtant que la météo n’est qu’une estimation et pas une certitude. Et aussi que ses prétendus spécialistes peuvent mentir au public comme ils l’ont fait pour le nuage de Tchernobyl qui aurait rebroussé chemin à nos frontières…

Là encore, aucune transparence : le grand public n’est pas censé savoir que l’on n’a rien mesuré quand on affirme que les non-vaccinés sont plus souvent malades. De même quand on affirme que les non-vaccinés sont plus souvent cause de propagation du virus. On n’informe pas plus le grand public que les prétendues statistiques relèvent d’hypothèses mathématiques nullement vérifiées par des mesures en situation réelle.

En fait, les non-vaccinés ne sont pas plus souvent malades. Et probablement même pas plus gravement, même si les articles de presse disent le contraire. Pour le savoir, il faudrait de vraies études scientifiques. Or, celles-ci n’ont pas souvent été menées et quand elles l’ont été, elles ne sont pas souvent diffusées dans les média.

Peut-on seulement se fonder sur les données réelles concernant la pandémie pour affirmer que ce seraient les non-vaccinés qui seraient la cause de la propagation du covid ? Absolument pas ! Les seules études sérieuses, comme celle du Massachusetts aux USA, disent le contraire : la vaccination ne change rien ni à la charge virale, ni à la propagation, ni à la capacité à attraper la maladie.

Avant même que soit mise sur le tapis la question des vaccins, il a été clair que les gouvernants menaient leur guerre qui n’était pas dirigée contre le covid et sa propagation. Cela s’est vu au fait, qu’à part des applaudissements, les soignants n’ont reçu aucune aide spéciale face à la pandémie. Cela s’est vu au fait qu’aucune information sérieuse n’a été diffusée sur les précautions réelles face au covid : ainsi, on n’a diffusé l’information selon laquelle les aérosols de l’air étaient porteurs que très longtemps après qu’elle soit connue, ce qui signifie que la distance barrière ne suffit pas et qu’on peut attraper en extérieur ou par l’aération interne des bâtiments. Cela s’est vu aussi au fait qu’il était interdit de manifester mais pas de se faire exploiter dans les grandes entreprises. Cela s’est vu au fait que l’on a imposé le plus longtemps possible l’ouverture des écoles même quand des cas de covid s’y déclaraient, même quand un cluster s’y formait, même quand il était évident que les enfants étaient d’importants vecteurs de la maladie.

Les décisions du pouvoir, bien avant le pass sanitaire obligatoire, n’ont rien eu de démocratique, parce que jamais la population n’a été informée des risques qu’elle prenait ou qu’on lui faisait prendre. Aucun salarié n’a reçu communication des chiffres des malades de son entreprise. Pas davantage d’informations dans le service public, à l’Université, à la SNCF ou à l’école : les personnels et les usagers n’ont pas eu communication des statistiques covid. Quant aux statistiques au niveau national, on peut largement douter de leur véracité : chacun se souvient que, pour les morts de la canicule de 2003, le pouvoir avait truqué les statistiques des victimes. Rappelons aussi que le responsable des pompiers de Paris s’était fait licencier pour les avoir diffusées publiquement !

Aucune démocratie de l’information non plus en ce qui concerne les vaccins, leur efficacité et leurs risques. Pas plus de démocratie de l’information concernant les conditions (financières et légales) des marchés réalisés entre les labos pharmaceutiques et les Etats. Pas davantage de démocratie de l’information sur les études préalables des vaccins, sur les conditions de leurs réalisations et sur les risques qu’elles révélaient. Tout cela reste presque entièrement secret. Les média brodent à partir de déclarations des patrons des labos et des gouvernants. Les médias ne disposent quasi jamais d’articles scientifiquement reconnus pour diffuser leurs prétendues « informations » qui ne sont rien d’autre que de la propagande en faveur de la politique sanitaire du moment des gouvernants du pays…

Du coup, les « informations » changent sans cesse : une fois, ce n’est pas plus grave qu’une grippe, voire qu’un rhume, une autre fois, on va tous mourir. Une fois, il ne faut surtout pas porter de masques, ni en produire massivement, une autre fois, c’est criminel de ne pas en porter. Une fois, il faut confiner chaque petite librairie ou petit commerce mais ne pas confiner une grande industrie de main d’œuvre !! Une fois les femmes enceintes ne risquent rien à accoucher sous covid, une fois elles doivent absolument se vacciner et ne risquent rien à le faire… Une fois les jeunes ne risquent rien à covid et une fois il faut absolument qu’ils se vaccinent… Et les deux poids deux mesures sont permanents dans les mesures du pouvoir : obligatoire pour les soignants, les restaurants ou la culture, le vaccin ne l’est pas pour l’armée, ni la police, ni les enseignants, ni les services publics. Pas d’obligation vaccinale pour la plupart des employés des transports publics, pourtant tout autant en contact avec le grand public !

Imposer le pass sanitaire aux patients de l’hôpital public est tout aussi scandaleux que pour les soignants… Cela empêche des malades de se soigner parfois de maladies graves et urgentes !

C’est l’arbitraire le plus total. Un jour un ministre dit blanc et le lendemain le président dit noir, puis de nouveau blanc, puis encore noir. Et cela ne garantit rien pour la suite.

Le pass sanitaire n’est pas le seul à être une mesure qui a connu une telle géométrie variable, et pas seulement parce qu’il a été négocié par le sénat ou avec les professionnels. Il s’agit que la population soit sans cesse aux écoutes des infos et suspendues aux lèvres des gouvernants qui font la pluie et le beau temps dans la vie des populations. Il s’agit aussi qu’elles soient sans cesse dans le stress, non du développement de la pandémie ou de ses variants, auxquels visiblement les mesures gouvernementales ne peuvent rien ou ne veulent rien faire. Non, il s’agit que les populations soient suspendues aux décisions du pouvoir qui autorise ou pas de vivre, d’aller manger, de se déplacer, de parler à ses voisins, de relationner, de sortir, d’aller travailler ou d’être licencié… La vie des familles est détruite par les oppositions violentes que le pouvoir introduit ainsi entre des gens pris en otage. L’exemple de la vaccination des mineurs en est une belle démonstration.

Ce sont des menaces de preneurs d’otage que nous subissons : si vous vous ne vous vaccinez pas, vous allez mourir ou perdre votre emploi, ou perdre votre famille, ou empêcher vos enfants d’étudier, ou ne plus pouvoir sortir de chez vous, ou vous distraire, ou manger dehors. Le pouvoir qui, au début disait que l’essentiel était de ne pas avoir peur de covid, diffuse maintenant le message inverse et, en même temps, affirme qu’on peut arrêter la peur et reprendre une vie normale en se vaccinant.

Pourtant, les faits démontrent le contraire : d’une part, les pays les plus vaccinés sont ceux qui ont le plus de malades. D’autre part, les vaccins ont surtout comme effet de sélectionner parmi les variants du virus ceux que les vaccins ne savent plus combattre parce que les anticorps humains n’ont plus d’effets sur eux.

Bien des choses restent douteuses sur les vaccins mais une chose est sûre, c’est que ce ne sont pas de vrais vaccins car ils ne contiennent pas un virus affaibli. Du coup, le virus n’est pas détruit chez les vaccinés et ceux-ci propagent autant la maladie que les non-vaccinés. Même la charge virale n’est pas diminuée !

Il est donc parfaitement mensonger de dénoncer les non-vaccinés comme étant les vecteurs de la hausse actuelle de la pandémie par le variant delta.

Ceux qui ont véritablement aidé à cette nouvelle propagation dite quatrième vague, ce sont les gouvernants parce qu’ils ont dit à la population qu’on pouvait enlever les masques au moins en extérieur et même en intérieur quand on était vacciné. Or, c’était et cela reste absolument faux ! Avec un tel discours, les gouvernants ont poussé les gens à se ruer sur les lieux entassés des vacances. En effet, ils n’ont rien fait pour limiter la propagation par un réel confinement, au moins celui des communications internationales, pour surveiller les arrivées des aéroports.

Et surtout, tout en clamant que la quatrième vague arrivait, et que l’essentiel était que les hôpitaux ne soient pas débordés et que l’on impose pour cela des vaccinations forcées, les gouvernants se sont bien gardés d’embaucher en masse, de créer de nouveaux lits d’hôpitaux, et même de nouveaux hôpitaux !! Au contraire, le gouvernement a poussé les personnels des hôpitaux et EPHAD à la démission. Pourquoi ? Parce qu’ils les ont dénoncés comme propagateurs de la maladie auprès du grand public. Les soignants sont donc obligés à travailler auprès de malades et de leurs familles qui les regardent comme des irresponsables dangereux ! Pour cela, le pouvoir a été jusqu’à dénoncer nominalement une infirmière non-vaccinée comme responsable de la mort de deux patients vaccinés d’une EPHAD des Landes !!!

Au lieu d’y voir une atteinte inacceptable à la liberté et à la santé, les syndicats n’ont pas bougé le petit doigt lorsque ces attaques ont commencé à se profiler et ont attendu qu’elles soient pleinement développées et que des réactions spontanées et auto-organisées menacent pour avoir une petit début de réaction.

Ces mêmes syndicats ont refusé de participer aux manifestations contre la politique sanitaire, affirmant, comme Macron, que les manifestants étaient manipulés par l’extrême droite !! Comme pour dénigrer les manifestations des gilets jaunes, il leur suffisait de trouver un militant d’extrême droite qui se joignait à une manifestation nullement organisée par des fascistes pour l’affirmer.

Maintenant, des syndicats (pas les confédérations qui elles, de fait, soutiennent Macron) appellent à la grève mais ils se gardent d’appeler d’abord à des assemblées du personnel qui déciderait ainsi lui-même des modes d’action, des buts, des revendications, des modes d’organisation et de la liaison avec d’autres secteurs !

En fait, le pouvoir de Macron serait aujourd’hui extrêmement faible si les appareils bureaucratiques des syndicats ne le soutenaient pas de toutes leurs forces. Cette situation empêche le développement des grèves ou le limite. Car bien des grèves ont lieu contre l’obligation vaccinale, actuellement dans les hôpitaux. Et, si la vaccination obligatoire se généralisait, cette attitude des syndicats empêcherait aussi que les grèves se développent dans les EPHAD, les bibliothèques, les transports, les écoles, l’université, les postes, ou tout autre secteur.

Si Macron est obligé de s’engager à ne pas imposer le pass sanitaire dans les maternelles, écoles, collèges, lycées et jusqu’à l’université, c’est pour éviter la jonction des grèves de tous les secteurs vers une grève générale contre la dictature du pouvoir ! Mais les syndicats se gardent de dire aux personnels non soignants que, si on laisse les soignants se battre seuls, le pass s’élargira et la dictature avec, même s’il est scientifiquement prouvé que cela ne bloque nullement la pandémie.

D’ailleurs, les gouvernants ont commencé à changer de discours, affirmant que les vaccins étaient à 100% efficaces, non contre la pandémie, mais contre le confinement. Cela abouti à un nouveau chantage : si vous voulez vivre comme avant, vaccinez-vous. Le covid ne sera peut-être pas bloqué, mais vous pourrez vivre avec un covid permanent autour de vous, sans autres interdictions ! Une espèce d’aveu que le but des mesures sanitaires n’ont rien de sanitaires !

Mais alors, quel est ce but que la fameuse démocratie nous cache si démocratiquement ?!!!

C’est l’effondrement du capitalisme qui est la vraie source des politiques des gouvernants. Il est inéluctable bien que ses étapes et leur gravité restent imprédictibles dans le détail. L’intérêt de la vaccination de masse pour les classes dirigeantes n’est pas sanitaire : c’est le fait qu’elle draine une grande masse de capitaux vers une production très rentable. Le point essentiel de la chute historique du capitalisme était justement le fait que la part des capitaux se tournant vers la production diminue sans cesse, mettant en danger l’apport de richesses issues du travail humain qui nourrit la plus-value capitaliste.

Mais, même face à la chute du capitalisme, les injections à ARN, faussement appelés vaccins, ne peuvent pas sauver le grand capital. Non. Le système actuel a atteint ses limites et ne pourra aller plus loin. Le rôle de la vaccination de masse n’est pas de combattre covid mais de détruire la liberté des peuples. Le but est de les enchainer au moment où la chute du capitalisme peut se traduire en révolution mondiale.

Accepter la dictature sanitaire ne nous sauvera d’aucune maladie et surtout pas des violences liées à la mort du capitalisme.

C’est La Boétie qui dénonçait au 16e siècle que la vraie force du pouvoir absolu contre la population était la « servitude volontaire » des gens qui estiment qu’on ne peut pas se révolter contre l’arbitraire de l’Etat légal.

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