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La catastrophe vaccinatoire mondiale et le stade ultime du capitalisme

mardi 21 décembre 2021, par Karob, Robert Paris

édito

La catastrophe vaccinatoire mondiale et le stade ultime du capitalisme

Pour bien des gens, il n’y aurait pas de lien entre les deux, mis à part les conséquences contraires à l’économie des mesures de confinement. Pour les mêmes, il est clair que la révolution serait seulement une catastrophe sanglante sans effet sur la pandémie et sans effet positifs pour la planète, vues les destructions innombrables qu’elle entrainerait, les armées du monde ne faisant pas de cadeau à une révolution sociale.

Dans ce texte, nous ne cherchons nullement à pousser le lecteur dans le sens de la révolution car ce n’est pas ainsi que se produisent les révolutions sociales importantes de l’Histoire. Ce sont les exactions des classes possédantes qui les provoquent et surement pas les incitations des révolutionnaires.

Par contre, dans une situation révolutionnaire (la même qu’une situation porteuse de risques contre-révolutionnaires), il importe que le plus grand nombre d’individus (inévitablement toujours en petits nombres) aient conscience des enjeux de la période, des perspectives possibles et des moyens d’y parvenir.

Le premier point dans un tel objectif est de répondre à la question fondamentale : où en est le système de domination et d’exploitation mondiale.

La réponse est certainement : il est aux limites de ses possibilités, ne tient que pas des bouts de ficelle, peut sauter d’un jour à l’autre même si on ne peut pas prédire quand ni comment tant le vaisseau prend l’eau de toutes parts et est sans cesse colmaté, et il est doucement en train de se bloquer.

Limite des possibilités, cela signifie que les banques centrales et les Etats ne vont pas pouvoir mener des interventions financières à hauteur des nécessités, dès que cela va s’effondrer à nouveau. Cela signifie surtout que le système peut de moins en moins offrir des investissements productifs rentables à un capital global mondial trop important par rapport aux possibilités d’investir. Du coup, une part croissante du capital mondial se lance dans des spéculations de plus en plus douteuses, du style des bitcoins ou des spéculations immobilières comme Evergrande.

Quant à l’économie dite réelle, par rapport à la spéculation, elle se bloque de plus en plus. Il suffit de voir que les matières premières deviennent de plus en plus difficile à se procurer : acier, verre, aluminium, semi conducteurs, cuivre, peinture, médicaments et bien d’autres produits comme gaz, électricité, matières plastiques, bois, produits chimiques, produits manufacturés, etc, etc… La machine de production est en train de se gripper progressivement.

Les interventions financières massives, des Etats et des banques centrales, qui n’ont jamais cessé depuis l’effondrement de 2008, seulement retardé, ne permettent plus d’empêcher la chute inexorable du capitalisme.

C’est justement en 2019, lorsque les grandes puissances et les capitalistes les plus puissants réunis à Davos reconnaissaient qu’on atteignait une fin que la pandémie a été conçue comme une solution par les classes possédantes, d’autant plus au bout du rouleau qu’une vague mondiale de révolutions sociales atteignait le monde. Certes, elle était encore jeune et immature, ne lançait pas immédiatement des conseils de travailleurs auto-organisés à la tête de la lutte. Certes, les oppositions démocratiques, politiques et syndicales, avaient encore suffisamment de poids pour limiter le caractère insurrectionnel de la vague de révolutions, pour empêcher que la nécessité de renverser le pouvoir s’impose à tous, pour éviter que le peuple travailleur s’organise pour se donner à lui-même informations, perspectives et consignes d’action.

Mais les classes possédantes n’allaient pas se contenter d’attendre que la révolution sociale murisse, prenne conscience de ses propres perspectives et s’auto-organise. Elles ont lancé la contre-offensive. Elles l’ont fait en développant partout des extrêmes droites, en développant la répression policière, en développant des guerres, mais elles l’ont fait aussi en utilisant covid-19.

Naturelle ou fabriquée, cette pandémie a été utilisée et pas seulement pour enrichir les labos pharmaceutiques mais pour tuer en masse, pour écraser le peuple travailleur, pour le terroriser, pour le diviser, pour le fragmenter, pour le mettre sous tension, pour le faire payer, pour le menacer, pour le placer sous la fameuse dictature dite « sanitaire » alors qu’elle ne soigne absolument rien, le capitalisme lui-même ayant dépassé le stade de décrépitude et ne pouvant pas être soigné, mais seulement mis en soins palliatifs !

Oui, la pandémie mondiale est la manière qu’ont trouvé les classes dirigeantes pour déclarer la guerre au peuple travailleur, tout en faisant semblant de chercher à le sauver de la mort et de maladies graves. Elles ont tout fait pour que la pandémie se propage, à commencer par continuer les vols internationaux, à ne pas surveiller les arrivées des aéroports, à refuser les vraies mesures pour bloquer la propagation (jusqu’au refus des masques pendant très longtemps), pour finir par proposer de faux remèdes comme de faux vaccins qui n’ont ni efficacité ni qualité de vaccins.

Et maintenant, alors que les études montrent que les vaccins sont de moins en moins efficaces, les classes dirigeantes en sont de plus en plus à passer à l’obligation vaccinale légale générale, à la dictature des vaccins ! Et plus il y a de gens vaccinés dans la population, plus ils vont dans le sens de la contrainte, comme vient de l’avouer le président français.

La dictature vaccinale, bien qu’à l’évidence de moins en moins utile contre la pandémie qui ne cesse de progresser quand la vaccination progresse, s’aggrave partout dans le monde. Certains pays passent carrément à l’obligation vaccinale. Le pass sanitaire en France devient pass vaccinal, ce qui exclue les tests. Les non-vaccinés sont présentés comme les boucs émissaires de la pandémie, comme la cause de l’engorgement des hôpitaux comme de la mort et des maladies graves des malades. Les gouvernants prétendent que les porteurs du pass sanitaire qui tombent malades avaient de faux pass ! Et ils affirment que les vaccinés sont victimes des non-vaccinés qui seraient des asociaux, des antisociaux et des ignares !

Mais plus le covid-19 fabrique des variants, plus les vaccins deviennent complètement inefficaces. La seule étude développée sur cette efficacité pour le dernier variant, Omicron, est celle d’Afrique du sud et elle donne un résultat de 33%.

Certains pourraient penser qu’une efficacité de 33%, c’est déjà ça. Ils s’imaginent que ce pourcentage signifie qu’il y a 33% de chances de plus de s’en sortir, ou encore 33% de plus de chances pour les vaccinés que les non-vaccinés, ou ce genre de choses. Mais c’est complètement faux, les pourcentages d’efficacité des vaccins ne mesurent pas cela du tout. Ils comparent les vaccinés et les non-vaccinés qui sont atteints par la maladie. 33% d’efficacité globale du vaccin signifie que, pour 100 personnes atteintes et non vaccinées, il y a 67 (car 67+33 = 100) qui sont vaccinées.

Il y a donc 67 sur 167 chances pour une personne d’être atteinte alors qu’elle est vaccinée alors qu’il y en a 100 sur 167 chances pour une non-vaccinée. Donc 40% des personnes atteintes sont vaccinées. A 50%, cela veut dire une totale inefficacité puisqu’il y a autant de malades chez les vaccinés que les non-vaccinés !

C’est dire que les prétendus vaccins sont devenus très peu efficaces contre covid alors que le risques qu’ils développent des maladies auto-immunes grandit au fur et à mesure des doses, deuxième, troisième, bientôt quatrième, etc…

On nous annonce de plus en plus de multiplication des doses. Au départ, on ne nous parlait que de deux doses mais il devient de plus en plus évident que le pass sanitaire exigera des doses de plus en plus nombreuses.

Le président du conseil scientifique français chargé du covid-10 a déclaré lui-même au Sénat que le pass sanitaire n’était pas efficace contre covid et que c’était évident ! Et pourtant, il conseille de poursuivre cette méthode coercitive pour obliger les gens à se vacciner, voire de l’aggraver par l’obligation vaccinale générale.

Si cela ne sert pas à bloquer covid-19, puisque cela n’empêche ni d’attraper la maladie, ni de la transmettre, alors cette politique vaccinale placée au centre du dispositif soi-disant anti-covid, cela sert à quoi ?

Eh bien, cela sert déjà à refuser les principales mesures anti-covid comme le séquençage méthodique pour détecter les maladies et les nouveaux variants, comme la fermeture des écoles maintenant qu’il est avéré que la maladie circule beaucoup via les enfants, comme la production et la distribution massive de masques FFP2 (les seuls vraiment efficaces et que l’on essaie de pousser la population à le pas utiliser en disant qu’ils ont des nanoparticules alors qu’il suffit d’interdire les marques qui en ont), comme la diffusion de méthodes de protection type inhalation et on en passe. Mais surtout, en phase haute de diffusion du virus, la méthode, c’est d’arrêter d’aller travailler.

Une société qui viserait le bien de la population ne craindrait pas d’arrêter l’économie pendant trois semaines ou quatre. Le système capitaliste ne pourra jamais faire cela, même si des millions de gens doivent mourir. C’est en gros ce qu’avait déclaré le premier ministre anglais Boris Johnson, qui n’avait comme particularité que la bêtise de dire tout hait ce que les gouvernants doivent dire tout bas…

Et c’est qu’ils ont déjà calculé les millions de morts non comme une catastrophe, non comme un inconvénient mais comme un avantage. « C’est la guerre », disent-ils et ils estiment que les guerres sont le meilleur moyen d’éviter les révolutions… ou du moins de les retarder.

Bien sûr, l’obligation vaccinale de plus en plus forcée, de plus en plus dictatoriale, peut aussi entrainer des réactions insurrectionnelles comme cela commence d’être le cas aux Antilles ou dans les colonies de l’impérialisme français. La révolte existe aussi en métropole. Mais, comme la conscience du lien avec la chute mondiale du capitalisme est peu diffusée, bien des gens ne relient pas la dictature sanitaire avec une politique défensive des classes possédantes en fin de système, et, du coup, avec la nécessité de préparer une société dirigée par le peuple travailleur et d’abord la nécessité pour celui-ci de s’y préparer en s’auto-organisant en comités de masse, élisant leurs propres représentants au sein des assemblées de lutte.

Oui, l’avenir n’est pas à des réformes menées par des gouvernants élus prétendument « en votant bien » dans le cadre du système d’exploitation mais à des changements radicaux (suppression de la propriété privée des capitaux et suppression de l’Etat capitaliste) menés par un peuple travailleur comptant seulement sur ses propres forces et d’abord sur ses propres décisions pour construire une nouvelle société.

Quitte à payer le prix sanglant du bain de sang préventif et contre-révolutionnaire des capitalistes, autant faire la révolution pour en finir avec leur système !

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