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Aucune révolution prolétarienne ne se fera derrière les drapeaux, ou armées nationales !

vendredi 11 juillet 2025, par Alex, Waraa

Aucune révolution prolétarienne ne se fera derrière les drapeaux, ou armées nationales de la bourgeoisie !

C’est depuis 1830, date ou naquit, à peu près au même moment en France et en Angleterre, le mouvement ouvrier moderne, que placer sa confiance dans des dirigeants syndicaux, politiques, des régimes, des armées bourgeoises "progressistes" fut funeste, fatal au sens propre pour les ouvriers.

L’ennemi de nos ennemis reste souvent notre ennemi. C’est en bâtissant leur pouvoir que les ouvriers travailleront à leur émancipation, pas en soutenant un parti bourgeois contre un autre.

Or c’est peut-être en France qu’actuellement plus que dans aucun autre pays au monde, des partis qui se disent révolutionnaires ou radicaux proposent ce genre de "tactique" (soutenir l’adversaire de notre ennemi) aux travailleurs : de Lutte ouvrière (LO), à Révolution Permanente (RP), les NPA-A et R, ainsi que LFI

Ne rien espérer de l’opposition d’une armée bourgeoise à une autre, si l’on ne construit pas l’Armée rouge des travailleurs

Un des principaux substituts que l’extrême-gauche électoraliste donne en pâture à ses militants pour remplacer la propagande, l’agitation et l’action que d’authentiques révolutionnaires mènent dans le cadre de la lutte des classes, est le patriotisme bourgeois.

Certes, dévoiler la réalité de leur marchandise ne distinguerait plus ces révolutionnaires du PS, de la CGT ou du PCF qui en 1914 pour les deux premiers, en 1935 pour le troisième, firent ce pas. Mais le PS, la CGT et le PCF firent ce pas à la demande de leur bourgeoisie (par l’intermédiaire de Staline pour le PCF, lors du pacte Staline-Laval). Notre extrême gauche n’en est pas là, c’est donc sous un voile internationaliste que se cache encore son patriotisme. C’est le patriotisme des "peuples opprimés" comme les Palestiniens, ou Iraniens lors des récentes attaques des USA. Mais ce nationalisme d’extrême gauche n’a rien de prolétarien, il est bien bourgeois car il consiste à brandir les drapeaux palestinien ou iranien et attiser la haine non pas contre l’armée française, mais contre Israël et les USA.

LFI, sous les applaudissements de RP, a organisé la "flotille contre le blocus de Gaza", où la gauche caviar, version Halal avec Rima Hassane, n’a en rien aidé les Palestiniens. Dans une récente déclaration de ses jeunes pseudo-trotskistes, RP n’a aucun mot à propos des colonies françaises comme la Nouvelle-Calédonie ; l’ennemi principal n’est pas l’impérialisme, la bourgeoisie ou l’armée française, mais Israël et les USA :

« Après le bombardement des installations nucléaires iraniennes par les États-Unis, les réseaux sociaux ont été envahis par des messages évoquant le début d’une « troisième guerre mondiale », compte tenu de la possibilité d’une escalade internationale des conflits au Moyen-Orient. Les images du génocide perpétré à Gaza par Israël et Netanyahou font également le tour des médias. Une accélération permise notamment par l’action de la Flottille de la liberté et par la marche vers Gaza, qui a ému des milliers de jeunes au travers le monde. »

https://www.revolutionpermanente.fr/Declaration-des-jeunes-de-la-FT-QI-Pour-une-jeunesse-internationaliste-pro-Palestine-anti

Les jeunes sont émus ? Bien entendu, RP oublie de mentionner que de jeunes Français "émus", ayant la double nationalité franco-israélienne, sont partis "tuer du Palestinien" à Gaza. RP n’a mené aucune propagande syndicale ou politique pour dénoncer cet engagement, le mettant en parallèle avec la présence des militaires français en Roumanie ou à Abu Dhabi. Cela gênerait SUD qui tolère Anasse Kazib à condition qu’il ne dénonce pas l’alignement de cette organisation syndicale sur l’impérialisme français.

Les Palestiniens de la bande de Gaza subissent-ils un génocide comme le répètent à l’envie RP ou les NPAs pour paraître radical ? Ce terme est devenu un fourre-tout depuis qu’il est utilisé par l’ONU. Reprendre ce terme de génocide à propos de Gaza, sans rappeler à chaque fois que les trois principaux génocides du XXème siècles furent celui des Arméniens, des Juifs, des Tutsis, avec la participation de l’Etat français aux deux derniers, c’est se comporter en aile gauche de l’Impérialisme, spécialiste en ces fausses "protestations démocratiques".

La pire trahison de l’extrême-gauche électoraliste dans ces questions de guerres ou oppressions nationales, c’est de manipuler les "jeunes émus" en leur faisant croire que parce qu’un peuple est victime d’un massacre, son drapeau national bourgeois devient synonyme d’internationalisme ouvrier.

Lorsque les Arméniens se firent massacrer par l’Empire Ottoman, le peuple arménien n’en devint malheureusement pas révolutionnaire pour autant. Les partis de la IIème internationale eurent raison de dénoncer, au nom du prolétariat socialiste, ces massacres, mais surtout de le faire en brandissant leur drapeau rouge de la révolution socialiste internationale. Tous ceux qui brandissent aujourd’hui la question Kurde hors de la lutte des classes, ne devraient pas oublier que les milices kurdes furent un des principaux outils de ce génocide, même si les Kurdes sont aujourd’hui opprimés par l’Etat turc que leurs dirigeants avaient servi dans ses oeuvres les plus abjectes.

Lorsque les juifs se firent exterminer par l’Allemagne nazie, ils n’en devinrent pas un "peuple révolutionnaire" pour autant. Beaucoup d’entre eux, comme R. Luxemburg, Trotsky l’étaient devenus depuis longtemps et ne se battirent derrière aucun drapeau juif, mais le drapeau du communisme. Beaucoup de juifs étaient sionistes lorsqu’ils furent déportés à Auschwitz, mais dénoncer leur extermination n’obligeait pas à rallier leur idéal sioniste. C’est lorsque des luttes armées révolutionnaires comme le soulèvement du ghetto de Varsovie, des camps de mise à mort de Treblinka, Sobibor éclatent, que les révolutionnaires se posent la question de la politique à mener, et saluent la lutte d’une nationalité, même si elle est embrigadée sous un mauvais drapeau, tout en continuant à critiquer ce drapeau, car il les mènera dans une impasse. Soutien inconditionnel à un peuple qui subit un massacre ne veut pas dire soutien inconditionnel à ses divers drapeaux et courants politiques. Brandir le drapeau palestinien n’est pas soutenir les Palestiniens. Les NPA-R et A ont tort de le faire, ainsi que d’être complaisants envers le drapeau de l’Ukrainien S. Bandera sous prétexte de l’invasion russe.

Le drapeau palestinien fut dessiné sur un coin de table par l’impérialisme britannique en 1916 pour encadrer la révolte de leurs larbins comme le cherrif Hussein (futur roi d’Irak), proclamé chef de la "Révolte arabe" par Lawrence d’Arabie. Ce qui est appelé aujourd’hui Palestine est un morceau mal défini du Mandat britannique, produit du Traité de Versailles. Les révolutionnaires qui en France brandissent ce drapeau ne sont de fait que l’aile gauche de la démocratie bourgeoise qui proclame : le Traité de Versailles était potentiellement bon et juste pour le Moyen-Orient, mais la bourgeoisie française ayant été incapable de bien l’appliquer, les travailleurs sauront le faire : pour un Etat Palestinien juste et viable !

Les bourgeois du Hamas ou des mouvements nationalistes Palestiniens sont les pires ennemis, d’aujourd’hui et de demain, des travailleurs Palestiniens. Les organisations d’extrême gauche qui "soutiennent les Palestiniens" évitent cette question fondamentale, et font diversion en prêchant la haine contre Israël, sans participer à aucune action concrète pour empêcher cet Etat de perpétrer son massacre. Cette dénonciation d’Israël, prend trop le pas dans leur propagande sur la dénonciation de notre impérialisme français, par exemple chez N. Arthaud qui écrit dans ses éditoriaux :

« Trump et à sa suite Netanyahou osent parler de paix après avoir dévasté Gaza, attaqué le Liban et bombardé la Syrie, puis l’Iran. Quand ces gens-là parlent de paix ou de guerre, c’est toujours les armes à la main, en ayant une puissance de feu dévastatrice. (...) Et à Gaza l’armée israélienne continue son massacre. »
(30 juin)
« Le plus révoltant est de présenter Israël et les États-Unis comme les libérateurs des Iraniens. Comme si un peuple pouvait être libéré par les bombes qui lui tombent sur la tête ! »
(23 juin)
« Main dans la main avec les États-Unis, l’État israélien a donc décidé d’écraser sous son talon de fer tous ceux qui s’opposent à sa politique de colonisation et d’oppression. Et pour cela, il est prêt à mettre à feu et à sang tout le Moyen Orient. »
(16 juin)
« Dès son origine, la construction de l’État d’Israël a été une entreprise de colonisation et d’expulsion brutale des Palestiniens condamnant toute possibilité de coexistence fraternelle et égalitaire. Depuis 77 ans, l’oppression des Palestiniens et la spoliation de leurs terres n’ont quasiment pas cessé, provoquant des affrontements toujours plus meurtriers. »
(19 mai)

L’ennemi principal est pour Lutte ouvrière l’Etat israélien ! Cet ennemi principal n’est plus, contrairement à la maxime de Karl Liebknecht, « dans notre propre pays » ! La conférence de San Remo (1920) où la gauche gouvernementale française (Alexandre Millerand), soutenue par la fraction majoritaire de la CGT (Léon Jouhaux), créa les Mandats français et britannique est oubliée ! C’était il y a 105 ans, ni les israéliens ni les américains n’y étaient, faisons donc commencer l’histoire en 1948 : c’est le matérialisme historique revu par N. Arthaud, qui ne prend plus une question à son origine pour étudier son développement historique, mais crée arbitrairement une origine conforme à l’histoire bourgeoise, ou CGT-iste, officielle, pour pouvoir rester en paix avec… les bureaucraties syndicales.

La CFTC, dont une scission créa la CFDT, dont à son tour une scission créa SUD, fut fondée en 1919. Toutes ces organisations syndicales portent donc comme la CGT les stigmates (ce terme chrétien leur plaira) de cette création du mandat britannique dont un des objectifs était justement ce type de massacre qu’on voit aujourd’hui à Gaza. Ni la CFDT, ni SUD ne renièrent à leur fondation le soutien de leur maison mère au Traité de Versailles.
Quant au Liban qui est issu du mandat français, l’extrême gauche n’y touche absolument pas !

Cet Etat palestinien que l’extrême gauche appelle de ses voeux est une future machine à massacrer les Palestiniens. En 1870, la guerre entre la France et l’Allemagne prit bien vite fin lorsque les bourgeoisies de ces deux puissances s’allièrent pour que leurs armées écrasent la Commune. Le sursaut patriotique est certes ce qui fit naître la Commune de Paris, mais ses dirigeants s’attelèrent immédiatement à la transformation socialiste de la société. Or aujourd’hui, aucune des organisations d’extrême gauche qui dénoncent le massacre des Palestiniens n’appellent à la révolution prolétarienne en Palestine. Le Hamas, ce sont les Versaillais palestiniens, qui écraseront tout révolution prolétarienne si elle éclate.

Il n’y a malheureusement aujourd’hui pas le début d’une guerre de libération nationale dans la bande de Gaza.

Ne rien espérer d’une direction bourgeoise contre une autre : l’exemple d’une CGT qui serait "contre" le RN

L’extrême-gauche électoraliste a remplacé la lutte des classes par la lutte électorale. Ces partis donnent à leurs militants des espoirs et des illusions, leur faisant croire qu’un aspect de la lutte des classes coïncide "miraculeusement" avec la lutte de la bourgeoisie "progressiste" contre la bourgeoisie "réactionnaire". Le "miracle" consiste en ce que des groupuscules opportunistes font croire à leurs militants qu’ils interviennent dans la "grande politique", qu’ils "pèsent".

Un exemple est récemment donné par le NPA-R.,dans un article intitulé : Licenciements chez De Dietrich : quand l’extrême droite tente d’instrumentaliser la colère sociale. N’est-ce pas une preuve que la lutte électoraliste contre le RN est un élément de la lutte des classes, en l’occurrence celle menée par les ouvriers de l’entreprise De Dietrich conte leur licenciement ?

Qui dirige la lutte, est-ce un comité de grève dirigé par les ouvriers de De Dietrich ? Est-ce l’habituelle intersyndicale, grâce à laquelle des réformistes de la CGT, SUD, CFDT ou FO au service, essentiellement, de la bourgeoisie, vont mener les travailleurs dans le mur, ou limiter la force potentielle contenue dans toute lutte ? Or le coeur de la lutte est dans "le camp des travailleurs" : celle tantôt ouverte, tantôt dissimulée (selon les termes du Manifeste de Marx et Engels), entre une direction prolétarienne, et une direction bourgeoise.

En titrant contre « l’extrême-droite », le NPA-R masque ce conflit principal, dans la lutte des ouvriers de De Dietrich, pour mettre en avant une lutte électorale, celle de la gauche contre le RN :

« Une fois la marche terminée, des prises de paroles de représentants syndicaux et d’élus locaux ont eu lieu, dont le député du Rassemblement national Théo Bernhardt, hué dès son arrivée à la tribune par les militants de gauche. Ni une ni deux, les membres de FO Métaux, qui tenaient la tribune, n’ont pas hésité à jouer la police, épaulés de militants RN et d’agents de sécurité privée pour virer les militants qui scandaient des slogans contre l’extrême droite, puis ont appelé les gendarmes qui en ont contrôlé plusieurs. »

https://npa-revolutionnaires.org/licenciements-a-de-dietrich-quand-lextreme-droite-tente-dinstrumentaliser-la-colere-sociale/

Le NPA-R donne implicitement la réponse à une question qu’il devrait poser explicitement, dans un article et aux ouvriers eux-mêmes : qui dirige la lutte des ouvriers de De Dietrich ? On devine à travers le compte-rendu du NPA-R que c’est FO, mais le NPA-R ne précise pas si « les membres de FO Métaux qui tenaient la tribune » sont des extérieurs, représentants de la Fédération FO-métallurgie, ou les dirigeants du syndicat de l’entreprise. Tout cela devient secondaire, car pour le NPA-R cette lutte est subordonnée à « la lutte contre l’extrême-droite. »

Quant aux « militants de gauche » sont-ils des ouvriers de De Dietrich ? Si ce n’est pas le cas, en quoi aident-ils la lutte des ouvriers de De Dietrich ? Un témoignage spontané d’hostilité d’ouvriers de De Dietrich envers l’extrême-droite serait un élément remarquable à prendre en compte, car il prouverait qu’en germe, la direction d’extrême droite par FO pourrait être contestée, c’est en particulier ce que permet d’accomplir la mise en place d’un comité de grève, appareil de direction de la lutte mis en place en opposition aux appareils syndicaux.

Quoi qu’il en soit, des « militants de gauche » qui huent des orateurs d’extrême-droite ne font rien de très utile. Crier, applaudir, huer sont devenus des modes d’intervention du NPA-R, de LO, de RP. Entre soi on s’applaudit, on s’auto-congratule. Ici, l’intervention de « militants de gauche » consiste à « huer ». Quel argumentaire le NPA-R fournit-il à ses militants ou ses lecteurs ? Aucun, il faut "huer". Un militant ouvrier confronté dans son entreprise à une situation analogue où FO impose une direction d’extrême-droite à toute lutte, pourrait puiser dans un argumentaire fournit par tous les "révolutionnaires" qui parlent au nom des travailleurs. Or les partis comme LO, le NPA-R, RP, n’appliquent pas le programme de Lénine et Trotsky dans les syndicats : former un noyau de militants communistes dans les syndicats où ceux-ci sont présents.

Crier "hourra !" ou "à-bas !" résume à peu près la formation que ces partis donnent à leurs militants. Ces procédés permettent, parait-il à ces partis de grossir. Le NPA-R se vante de rassembler plusieurs centaines de jeunes, de militants. 500 militants cela en ferait en moyenne 5 par département en France. Où sont ces militants dans des occasions comme celles de la lutte des ouvriers de De Dietrich ? S’ils étaient présents, leur engagement a consisté a exprimer un soutien "critique" de la gauche et de la CGT :

« Si la CGT, seule, évoquait la rapacité du patronat et dénonçait à juste titre le RN, elle en appelle, elle aussi, à l’État et à la nationalisation. De quoi sauver les emplois ? Quand on voit le sort réservé à l’hôpital, à l’éducation et à tous les services publics, on se demande en quoi le sort des entreprises nationalisées serait différent ».

Mais le NPA-R sous-entend que le PS, le PCF, la direction de la CGT, ont une politique substantiellement différente de celle du RN :

« Ces prises de parole ont servi au RN qui voudrait se prétendre un parti soucieux des travailleurs (...) La seule perspective du RN est de chasser les étrangers pour obliger leurs électeurs à accepter leurs conditions de travail, nous diviser pour mieux nous exploiter. Et le patronat continuera à licencier, y compris pour optimiser ses gains de productivité. L’offensive patronale est générale, la riposte doit l’être tout autant. Le patronat et le RN cherchent à nous diviser, mais seule une lutte d’ensemble des travailleurs et travailleuses, cordonnée, pourrait pousser patronat et gouvernement à reculer sur les licenciements, jusqu’à en imposer l’interdiction ! »

Donc selon le NPA-R, le RN est un faux ami des travailleurs, sous-entendu : le PS, le PC la CGT et autres "républicains" en sont de vrais ! Certes ils ne vont pas assez loin, mais dans le bon sens. Et on pourra ainsi, en allant encore un petit peu plus loin, "coordonner" une "lutte d’ensemble des travailleurs" sans se battre localement dans chaque usine pour un comité de grève. Or la bourgeoisie a appris à "coordonner" les luttes des travailleurs en cooptant les directions syndicales dans ses institutions depuis 1914. La tâche du prolétariat en lutte est de détruire cette direction bourgeoise coordonnée de la lutte d’ensemble des travailleurs et travailleuses que forment la CGT, SUD, FO en mettant en place une direction prolétarienne coordonnée de la lutte d’ensemble des travailleurs et travailleuses. Mais le NPA-R, comme LO, RP, ne mènent pas cette lutte contre les directions bourgeoises de syndicats, car ils veulent des "chefs" qui "passent à la télé", et donc adoubés par les directions syndicales.

Par cette forme politicienne de « lutte contre l’extrême-droite », LO, RP et le NPA-R ne font qu’appliquer une politique de Front populaire, bien qu’ils se vantent de ne pas y avoir participé.

Conclusion

Donner de faux objectifs aux militants et à la classe ouvrière, en ayant l’air de "tenir", de se limiter "malheureusement " à ce que les révolutionnaires peuvent faire dans une période qui n’est pas "révolutionnaire" ... est bâtir sur du sable.

Karl Marx fit après l’écrasement de la Commune de Paris un bilan qui reste d’actualité :

« Qu’après la plus terrible guerre des temps modernes, le vaincu et le vainqueur fraternisent pour massacrer en commun le prolétariat, cet événement inouï prouve, non pas comme Bismarck le pense, l’écrasement définitif d’une nouvelle société montante, mais la désagrégation complète de la vieille société bourgeoise. Le plus haut effort d’héroïsme dont la vieille société soit encore capable est une guerre nationale ; et il est maintenant prouvé qu’elle est une pure mystification des gouvernements, destinée à retarder la lutte des classes, et on se débarrasse de cette mystification, aussitôt que cette lutte de classes éclate en guerre civile. La domination de classe ne peut plus se cacher sous un uniforme national, les gouvernements nationaux ne font qu’un contre le prolétariat ! »

Aucune guerre nationale n’a de sens positif pour les travailleurs si elle ne fait pas partie de la préparation ou l’accomplissement de la guerre civile qu’est la révolution prolétarienne ! La moindre grève doit porter en germe les ferments cette guerre civile : formation de comités d’usines, de soviets, dans le but de détruire ou discréditer les annexes de l’appareil d’Etat bourgeois que sont les partis réformistes et les directions syndicales.

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