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Seul un choc peut transformer qualitativement le monde
dimanche 1er février 2026, par ,
Les nouvelles structures ne naissent pas dans la continuité des anciennes, pas plus dans la nature que dans la société…
Il faut un choc pour construire une nouvelle espèce vivante, un nouveau genre, une nouvelle famille, un nouvel ordre, une nouvelle classe, un nouveau phylum (embranchement), un nouveau règne d’êtres vivants.
Il faut un choc pour bâtir de nouvelles formes de la propriété.
Il faut un choc pour bâtir un nouveau mode de production et c’est toujours un saut qualitatif brutal.
Il faut un choc pour bâtir une nouvelle forme d’habitat (nomadisme, sédentarité en villages, en villes).
Il faut un choc pour bâtir des classes sociales d’un type nouveau.
Il faut un choc pour bâtir l’Etat dans la société qui ne le connaissait pas, puis des Etats de type nouveau.
Et c’est toujours un saut qualitatif brutal, même si certains éléments nécessitent une progression graduelle. L’évolution mène à un seuil où il y a besoin d’un saut que l’on ne franchit pas sans un choc.
Ainsi, on ne trouve pas du tout des structures intermédiaires en quantité ni en nombre infini comme le nécessiterait une continuité historique.
Par exemple, il n’y a pas de structure intermédiaire entre la matière éphémère du vide dites « virtuelles » et celle des particules dites élémentaires appelées matières « réelles ». Il n’y a pas de structures intermédiaires entre la sédentarité et le village ni entre le village et la ville. Il n’y a pas de structures intermédiaires entre la société des cueilleurs et celle des cultivateurs. On ne trouve pas non plus de structure intermédiaire entre la vie sans cellule et la cellule. On ne trouve pas une quantité et encore moins une infinité (que nécessiterait la continuité) de structures intermédiaires entre une espèce et une autre. Rien par exemple entre l’homme et les singes ni des espèces de singes entre eux. Donc il faut en conclure que le mode de transformation n’opère nullement sur le mode de la transformation graduelle et continue. Pas plus qu’il n’y quantité de stades intermédiaires entre la vie et la mort. Le changement est brutal même entre les générations !
L’histoire évolutive ne peut être retracée qu’en indiquant des bonds. Voici par exemple l’évolution de la Terre :
• −4,54 milliards d’années : formation de la Terre.
• −4,51 milliards d’années : formation de la Lune.
• −4,4 milliards d’années : formation de l’hydrosphère et de la croûte terrestre[1].
• −3,8 milliards d’années : premières cellules procaryotes dont on ait des fossiles, alors que la température de surface est comprise entre 40 et 80 °C[2],[3].
• −3,7 à −3,45 milliards d’années (absence de consensus scientifique) : apparition des premiers stromatolithes et de la photosynthèse anoxygénique[4],[5],[6].
• −2,45 milliards d’années : apparition de la photosynthèse oxygénique.
• −2,4 milliards d’années : Grande Oxydation et début de la glaciation huronienne.
• −2,2 milliards d’années : transition procaryote-eucaryote (apparition des Grypania).
• −2,1 milliards d’années : apparition des premiers organismes multicellulaires (Gabonionta)[7].
• −1,6 milliard d’années : apparition des premiers eucaryotes multicellulaires (Qingshania magnifica)[8].
• −1,5 milliard d’années : apparition de la sexualité[9].
• −575 millions d’années : explosion de l’Édiacarien.
• −500 millions d’années : apparition des chordés.
• −480 millions d’années : apparition des plantes terrestres.
• −445 millions d’années : extinction Ordovicien-Silurien.
• −400 millions d’années : apparition des insectes, des graines et des sarcoptérygiens (poumons).
• −370 millions d’années : extinction du Dévonien.
• −365 millions d’années : apparition des tétrapodes.
• −360 millions d’années : début de la glaciation du Karoo et apparition des amphibiens.
• −330 millions d’années : apparition des amniotes.
• −252 millions d’années : extinction Permien-Trias.
• −230 millions d’années : apparition des dinosaures.
• −220 millions d’années : extinction "mineure" du Trias, apparition des mammifères.
• −200 millions d’années : extinction Trias-Jurassique.
• −160 millions d’années : apparition des euthériens.
• −150 millions d’années : apparition des oiseaux.
• −135 millions d’années : apparition des plantes à fleurs.
• −66 millions d’années : extinction Crétacé-Paléogène.
Voici la chronologie de l’histoire des principales révolutions de la Terre porteuse d’un tel changement massif, brutal et radical :
4,6 milliards d’années : formation de la Terre au sein du système solaire, planète chaude sans matière froides en surface
4,5 milliards d’années : bombardement massif de météorites porteuses d’eau donnant une planète entièrement couverte d’océans
4,3 milliards d’années : formation de l’atmosphère terrestre et formation des roches sédimentaires les plus anciennes
4 milliards d’années : début de la tectonique des plaques et formation des roches magmatiques ; la température terrestre passe en dessous de 100°, ce qui permet la formation de macromolécules
3,8 milliards d’années : « bombardement tardif » qui efface toutes les traces précédentes, supprimant tout enregistrement historique antécédent
date inconnue : apparition des ARN
date inconnue : apparition des protéines
date inconnue : apparition de l’ADN
3,5 milliards d’années : apparition de la vie cellulaire ; apparition des premiers stromatolithes
3,2 milliards d’années : apparition des premiers acritarches
3 milliards d’années : apparition de la photosynthèse
2,9 milliards d’années : accrétion des continents (première fois que l’on trouve de vastes zones continentales)
2,7 milliards d’années : première cellules eurcaryotes
2,45 à 2,2 milliards d’années : « grand événement » d’apparition de l’oxygène avec, comme conséquence, l’effondrement du méthane et la destruction massive de formes de vie pour lesquelles l’oxygène est un poison
2,2 milliards d’années : première augmentation de l’énergie solaire (plus 10%)
2,1 milliards d’années : apparition des algues rouges
2 milliards d’années : émergence de la sexualité des bactéries ; apparition des pluricellulaires
1,56 milliards d’années : formation de cellules eucaryotes complètes
1 milliard d’année : terre en boule de neige et explosion des cellules eucaryotes
800 millions d’années : l’énergie solaire augmente considérablement (jusque là, elle était 30% plus faible)
720 millions d’années : glaciation globale de la Terre
635 millions d’années : glaciation globale de la Terre et explosion d’Ediacara
540 millions d’années : explosion de diversité « cambrienne » du vivant
500 millions d’années : apparition des chordés ainsi que des animaux à coquille
480 millions d’années : grande extinction du vivant ; apparition des plantes terrestres ; grand refroidissement global et des variations du niveau marin (dites glacio-eustatiques) ; le supercontinent Gondwana, alors placé au pôle Sud, porte une immense calotte glaciaire (inlandsis). Cette glaciation qui mobilisa d’énormes quantités d’eau, a fait baisser le niveau des mers
450 millions d’années : apparition des vertébrés
410 millions d’années : apparition des poissons à mâchoires
400 millions d’années : apparition des insectes, des graines et des sarcoptérygiens (poumons)
373 millions d’années : colonisation des continents par les plantes
370 millions d’années : grande extinction
365 millions d’années : apparition des tétrapodes
360 millions d’années : apparition des amphibiens
340 millions d’années : apparition des reptiles
320 à 270 millions d’années : glaciation
251 millions d’années : extinction ; grands trapps de Sibérie
210 millions d’années : éclatement du supercontinent qui agglomérait toutes les terres émergées
220 millions d’années : apparition des dinosaures
200 millions d’années : extinction
150 millions d’années : apparition des oiseaux
135 millions d’années : apparition des fleurs
115 millions d’années : apparition des euthériens
En même temps, la vie subit une nouvelle révolution générale et profonde.
A la fin du crétacé se développe un nouveau groupe de mammifères : les cuspides, comme Zalambdalestes. Ces petits animaux ressemblaient aux petits rongeurs actuels. Toutefois, sur terre, et depuis déjà 100 millions d’années, les dinosaures prospèrent et se diversifient. Notamment avec les Hadrosaures, qui furent certainement les dinosaures les plus communs de leur époque. Semblables aux Iguanodontidés mais plus évolués, on les distinguait en deux parties : les Hadrosaurinés, qui ne possédaient pas de crête, et les Lambéosaurinés, qui en avaient une. Leur caractéristique la plus frappante est leur bec de canard contenant plus d’un millier de dents capables de broyer les végétaux, même les plus costauds. Un autre groupe d’herbivores prospérait durant le Crétacé : les Ceratopsiens. Ils possédaient souvent plusieurs cornes faciales ; à part quelques exceptions comme Pachyrhinosaurus qui possédaient des excroissances à la place de la corne ; ainsi qu’une crête ornementale qui devait jouer un rôle pendant la parade nuptiale ou pour se défendre quand l’animal était attaqué. Enfin, les carnivores eurent de nouveaux et très célèbres représentants durant le Crétacé : les Tyrannosauridés. Ces grands prédateurs étaient munis de pattes arrière extrêmement puissante et d’une gueule aux mâchoires elles aussi d’une puissance phénoménale. Cependant leurs membres avant se sont atrophiés, et la cause reste encore dure à déterminer.
Dans les eaux, la vie subit une véritable révolution elle aussi. Les invertébrés se rapprochèrent peu à peu de nos crustacés actuels, ainsi que des gastéropodes et des oursins. Les poissons osseux (téléostéens) se diversifièrent énormément grâce à l’apparition d’animaux proches de nos anguilles, des carpes et des perches. Enfin, des reptiles marins comme les Mosasaures apparurent avec les tortues marines et les premiers oiseaux aquatiques.
Enfin, au Crétacé, les restes de la Pangée se divisent et forment le Gondwana (au sud) et la Laurasie (au nord). Ceux-ci se disloquaient et les continents actuels prenaient peu à peu forme. Madagascar et l’Inde se séparèrent du Gondwana afin de prendre leurs places actuelles. Bientôt un effroyable cataclysme allait tout bouleverser et tout remettre en cause : l’extinction Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d’années !
65 millions d’années : grands trapps du Deccan et trapps de la province ignée nord-atlantique ; disparition des dinosaures et grande extinction de quantité d’autres espèces
40 millions d’années : trapps d’Ethiopie
34 millions d’années : glaciation
17 millions d’années : embellie climatique du Miocène qui va durer deux millions d’années ; première sortie d’Afrique par nos ancêtres grands singes
La Terre n’avait pas connu de calotte de glace importante et durable depuis le permo-carbonifère, il y a 300 millions d’années, pendant près de 250 millions d’années. Les dinosaures, par exemple, dont le règne démarre il y a 220 millions d’années et s’achève il y a 65 millions d’années, n’ont quasiment pas vu l’ombre d’une calotte de glace ! Alors que de Toumaï à aujourd’hui, les hominidés puis les hommes ont évolué, depuis 7 millions d’années, dans un monde plus froid… Les résultats concernant le CO² (pour l’optimum de température du Miocène qui dure deux millions d’années de 17 millions à 15 millions) ont été un peu inattendus… Le taux le plus élevé, 700 ppmv, conduisait à nouveau à un refroidissement très marqué…
14 millions d’années : trapps d’Ethiopie ; extinction
10 millions d’années : début de la bifurcation entre hominoïdes et autres grands singes
7 millions d’années : naissance du genre homo au Tchad
5 millions d’années : naissance de la bipédie
de 3 millions d’années à 1,5 millions d’années : homo habilis
de 2 millions d’années à 100.000 ans : homo erectus
2,7 millions d’années : glaciation
150.000 ans : sortie d’homo sapiens de son Afrique natale
de 300.000 ans à 40.000 ans : homo néanderthalensis
de 150.000 ans à aujourd’hui : homo sapiens
21.000 ans : glaciation
La Terre n’est pas la seule à être un produit des révolutions de son Histoire. C’est le cas de tous les éléments inertes comme vivants qui s’y trouvent : ils ont eu une apparition brutale.
Comme chaque être vivant, l’homme est un produit de l’histoire (et pas seulement de l’histoire de son cerveau). En effet, tous les éléments qui caractérisent notre physiologie sont nés à des époques diverses (apparus chez divers ancêtres de l’homme). Prenons simplement quelques éléments de son squelette :
a – la formule dentaire de base il y a 3,5 millions d’années
b – le bassin il y a 3,5 millions d’années
c – l’extrémité du scrotum il y a 2,5 millions d’années
d – le genou et le pied il y a 1,8 millions d’années
e – le coude il y a 1,5 millions d’années
f – la position du crâne par rapport à la colonne il y a 250.000 ans
g – le poignet et la forme sphérique du crâne il y a 100.000 ans qui est la dernière évolution importante du squelette.
Citons plus en détails ce patchwork historique qu’est un homme issu d’une succession de révolutions qui n’ont rien d’une progression continue ni linéaire :
15 milliards d’années, les particules qui constituent notre corps
peu avant 3,5 milliards d’années, la vie, les protéines, l’ARN et l’ADN
2,8 milliards d’années, la vie utilisant l’oxygène
2,2 milliards d’années, notre noyau cellulaire
1 milliard d’années, la sexualité
670 millions, notre fonctionnement pluricellulaire
500 millions d’années, la vie hors de l’eau
450 millions d’années, les débuts de notre système vertébral
400 millions d’années, notre vie terrestre et formation de la mâchoire
200 millions d’années, notre fonctionnement de mammifères avec notamment l’invention de la mamelle
100 millions d’années, le placenta
60 millions d’années, vision trichromatique des primates
environ 10 millions d’années, ancêtre commun des primates et des hominidés
6 millions d’années, notre apparition en Afrique en tant qu’être ressemblant à l’homme (australopithèque)
5 millions d’années, notre bipédie
3,8 millions d’années, notre voûte plantaire
3,5 millions d’années, notre formule dentaire de base et notre bassin
3 millions d’années, notre utilisation des outils
2,5 millions d’années, notre scrotum
2 millions d’années, notre fonctionnement chromosomique et la grande phase de céphalisation
environ 2 millions d’années, notre pharynx notre larynx et nos zones du cerveau permettant le prélangage (lallation) puis le langage
1,8 millions d’années, de nouvelles étapes vers notre configuration actuelle : face plus aplatie, front relevé, incisives et canines plus développées, molaires et prémolaires plus petites, bourrelet au dessus des yeux disparu, agrandissement du cerveau (homo habilis)
plus d’un million d’années, libération du front des muscles qui retenaient le crâne
1,8 millions d’années, nos os du pied et notre genou
1,5 millions d’années, notre coude
400.000 ans, notre os sphénoïde du crâne
338.000 ans, une génétique très proche de celle de l’homme actuel
250.000 ans, notre trou occipital dans le prolongement de la colonne vertébrale
200.000 ans, le premier homo sapiens en Afrique
100.000 ans, la forme sphérique du crâne et le poignet ; c’est-à-dire homo sapiens sapiens (moderne)
10.000 ans, l’homme agriculteur Les datations précédentes sont indiquées à titre tout à fait indicatif et seulement pour montrer combien l’homme est fait de briques de toutes époques….
La vie, elle-même, n’est pas née en une fois mais par toute une série de révolutions qui ne se sont pas déroulées régulièrement mais ont été séparées de longues périodes historiques.
Dans son ouvrage « Singularités » De Duve imagine les singularités suivantes du vivant :
1- formation des premières molécules (éventuellement dans l’espace) : chimie abiotique produisant des acides aminés, les pyrophosphates et thioesters
2- production de l’ATP et autres molécules porteuses de l’énergie des interactions du vivant
3- formation des bases U, A, G et C, les mononucléotides NMP et leurs dérivés pyrophosphatés les NTP, qui sont les briques du futur ARN (mais aussi de l’ADN qui n’apparaît que beaucoup plus tard semble-t-il) et appariement des bases. Apparition d’un protométabolisme.
4- apparition de l’ARN (acide ribonucléique) que De Duve appelle « événement charnière » car l’ARN est à l’origine des protéines et des métabolismes. Mais cela ne signifie pas une seule naissance car d’emblée apparaissent de multiples ARN.
5- réplication et transformation de l’ARN par lui-même. Formation des ARN auto-catalytique (l’ARNr ribosomial est la première molécule catalytique, avant les enzymes), ARN messager (ARNm) et de l’ARN de transfert (ARNt). Invention de la variation en même temps que la réplication. L’ARN est à la fois porteur de la mémoire génétique, dépositaire réplicable et agent de cette réplication (ce qui ne sera plus vrai avec l’apparition de l’ADN avec lequel la transcription sera complètement dissociée de la réplication). Début du mécanisme de sélection. Allongement des brins d’ARN. Développement des enzymes et du métabolisme.
6- production des protéines par l’interaction entre diverses sortes de molécules ARN (ARNm, ARNt et ARNr), traduction du langage nucléique en langage protéique, que De Duve nomme la « vraie révolution », « l’événement clef par lequel l’information est entrée dans la vie émergente ».
7- formation de la membrane cellulaire par des protéines membranaires
8- naissance de la cellule vivante (son apparition est particulièrement difficile à situer dans le temps) avec apparition de la croissance et de la multiplication par division.
9- apparition du code génétique : langage de transcription (général au vivant utilisant l’ADN) entre les bases de l’ARN (les NTP) couplées par trois (formant un codon) et les acides aminés (un acide correspondant de façon unique à un codon). Formation de la base thymine T par méthilisation de l’uracile U.
10- apparition de l’ADN (acide désoxyribonucléique), la fameuse double hélice et du double processus de réplication (un brin répliqué d’un seul coup et l’autre par segments reconstitués ensuite) puis revérification par des enzymes correcteurs. L’ordre de l’ADN est issu du désordre et des interactions des ARN qui ne disparaissent pas ensuite mais sont intégrés au processus… Les microARN (non codants) servent à réguler l’expression des gènes.
11- naissance de l’être procaryote (cellule sans noyau) puis eucaryote (cellule à noyau par l’intégration par symbiose à un procaryote d’autre procaryotes constituant mitochondries et chloroplastes). Naissent les familles de procaryotes, les bacteria et les archaea, puis les eucarya (ou eucaryotes, parmi lesquels apparaîtront notamment les animaux, les plantes et les éponges).
12- apparition des êtres pluricellulaires.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_%C3%A9volutive_du_vivant
L’apparition des civilisations est aussi peu graduelle et continue que leur disparition…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2078
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5228
Les révolutions sociales sont tout aussi brutales…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6209
Contre le gradualisme dans les transformations sociales, y compris celles de la Préhistoire et l’Antiquité
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5525
L’émergence de structures nouvelles suppose non seulement une discontinuité, un saut, mais, de plus, un tel changement qualitatif tel que la nouvelle structure n’est pas une simple somme des propriétés ni des éléments de l’ancienne ou des anciennes.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5131
Comment les interactions physiques font-elles émerger les niveaux hiérarchiques des structures matérielles ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3403
La matière, émergence de structure au sein du vide
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article37
La matière dite inerte, ce ne sont pas des structures fixes mais émergentes.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article26
Pourquoi la matière s’organise spontanément et de manière stable ?
https://www.matierevolution.org/spip.php?article4840
Notre cerveau aussi a évolué par sauts, même si c’est avec retard sur notre mode de vie…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3364
La quantité se transforme en qualité
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895
Le quanta ou la mort programmée du continu en physique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article16
Discontinuité de l’univers et structures hiérarchiques
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article20
Discontinuité de l’histoire du Vivant
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article14
Qu’est-ce que la continuité et la discontinuité ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article11
La nature fait des sauts (ou le règne universel de la discontinuité)
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article10
Le fonctionnement neuronal est saltatoire…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1194
Discontinuité de la nature : une question philosophique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article10
Sauts, chocs, transitions, nouvelle organisation en Physique quantique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5112
Les sauts de toute évolution proviennent de la dialectique de l’ordre et du désordre…
Les structures nouvelles sont issues du non-équilibre…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2079
La nouveauté apparaît, au sein du vivant, ponctuellement, dans le temps comme dans l’espace
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3019
C’est le choc qui crée la structure nouvelle dans le Vivant…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7821
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5151
Le stress (effet de choc en biologie moléculaire) crée l’espèce : le rôle des protéines de choc thermique et des chaperons…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Prot%C3%A9ine_de_choc_thermique
https://blog.icp-texinfine.com/hsp-proteines-choc-thermique/
https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/biologie-proteine-choc-thermique-16741/
Encore et à nouveau sur Hsp90 et les liens du développement et de l’évolution
https://www.matierevolution.org/spip.php?article8416
Des gènes homéotiques à l’apoptose, de l’architecte au sculpteur
https://www.matierevolution.org/spip.php?article6444
Comment naissent les nouvelles espèces vivantes ?
https://www.matierevolution.org/spip.php?article6227
https://www.salamandre.org/article/comment-apparait-une-nouvelle-espece-dans-la-nature-%E2%80%89/
https://www.simplyscience.ch/fr/enfants/decouvre/comment-apparait-une-nouvelle-espece
Le choc thermique crée la nouveauté dans le Vivant…
https://pepite-depot.univ-lille.fr/LIBRE/EDSMRE/2014/50376-2014-Sivery.pdf
L’évolution du Vivant a un caractère dialectique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5673
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2964
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5491
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4315
Le passage d’une espèce à une autre est une révolution et pas une évolution…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article50
La sélection naturelle des espèces, ou transformation darwinienne du vivant, est-elle évolutive, adaptative, prédictible, productrice de progrès, de complexification ou d’amélioration ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4002
La transformation macroévolutive des espèces est une révolution : l’apparition est issue d’une extinction, la destruction est constructrice, le nouveau n’est pas seulement une progression mais aussi une régression (il est construit à partir de l’ancien, jeune et non développé) et le changement est discontinu, non-linéaire et brutal. Un exemple vient d’en être donné : le passage brutal des dinosaures aux oiseaux.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3545
En cherchant des « chaînons manquants » nécessaires pour croire qu’il n’y avait pas eu révolution mais évolution, les scientifiques ont montré que la grdualité et la continuité n’existaient pas dans la transformation du Vivant.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4303
L’évolution des espèces se fait par sauts…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7307
L’être humain, lui aussi, s’est transformé sur le mode révolutionnaire…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3908
Mais peut-on vraiment dire que la matière connait des révolutions ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5637
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2849
Et la matière est aussi une histoire des révolutions…
https://www.matierevolution.org/spip.php?article5012
L’histoire de la Terre et de la Vie, marqués par les phénomènes brutaux des volcans géants, les trapps et les grandes explosions volcaniques…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5400
La discontinuité de la vie : de la création d’espèces à la création de l’homme et à la création humaine et des civilisations
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article211
L’erreur de base de la compréhension du mécanisme de la vie comme de celui de la société est la philosophie non-dialectique, celle qui oppose de manière diamétrale le hasard et la nécessité, la vie et la mort, l’homme et l’animal, la conscience et son absence, le corps et l’esprit....
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2972
Le fonctionnement révolutionnaire du vivant
https://www.matierevolution.org/spip.php?article2343
Comment l’évolution des espèces peut faire des sauts ou les gènes homéotiques de plan d’organisation…
https://www.matierevolution.org/spip.php?article6444
On a longtemps cru que la réalité physique était décrite par des objets, les molécules, les atomes ou les particules ou, pour le vivant, les cellules et les gènes. Il s’agissait de « choses », c’est-à-dire d’éléments fixes qui étaient caractérisés par des paramètres constants. On parlait de charge de l’électron, de masse de l’atome ou de trajectoire (vitesse et position) d’une particule. Tout cela a dû être abandonné devant les découvertes de la physique quantique et de l’épigénétique. Quelle image ressort finalement de ce grand chambardement ? Aucune dirons certains. A « Matière et révolution », ce n’est pas notre point de vue.
Il s’avère que les paramètres et les structures qui apparaissent doivent leur durabilité à une dynamique extraordinairement animée et fondée sur des chocs. Les attributs qui semblaient attachés à chaque corpuscule ne sont pas des propriétés appartenant en fixe à celui-ci. Tout corpuscule peut changer brutalement de nature et le fait sans cesse. Si on conserve un certain type de corpuscule dans une zone donnée, ce n’est pas dû à une conservation individuelle de chaque corpuscule. Le nombre d’un certain type de corpuscules peut même changer.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article26
L’auto-organisation ou le nouvel ordre spontanément issu du désordre…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article449
Le rôle de la violence dans la dynamique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article24
Construction et déconstruction : la dialectique du vivant
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article624
L’être humain est dialectique dans tous les domaines et à tous les niveaux
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8452
Mobile et immobile, localisé et dispersé, à l’équilibre ou au non-équilibre, en conservation et en changement, quelles oppositions et quels liens ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6440
Conclusion :
Le saut qualitatif est une loi de la dialectique générale et universelle, qu’il s’agisse de matière inerte ou vivante, de l’homme ou de la société…
Les structures apparemment stables qui travaillent à la conservation de l’ordre ne peuvent être déstabilisées et cassées que par un choc et c’est encore un cho qui construit de nouvelles structures.
Le débat réforme ou révolution est lui aussi dans cette question du gradualisme et du continuisme…
Seul un choc peut changer le monde…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8434
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5216
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5033
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4595
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1619
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1987
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1987
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2475
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3979