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Mensonge 2 de LO-NPA-R dans les élections présidentielles, colporté par la presse bourgeoise : "Nous avons un programme trotskiste"
mercredi 20 mai 2026
Quelque part, Trotsky écrivit que dans le discours d’un militant face à une assemblée de prolétaires en lutte, ce qui est primordial n’est souvent pas le contenu du discours, mais le ton. Ce seul ton disqualifiera souvent l’orateur, n’étant pas celui d’un dirigeant capable de prendre possession d’une assemblée, de l’emmener dans la voie d’une lutte victorieuse du prolétariat.
C’est l’absence de ce ton de chefs du prolétariat, ayant confiance en eux-mêmes car s’appuyant sur les conquêtes des Ière, IIème (1889-1914) , IIIème (1919-1922) et IVème (1938-1940) internationales, qui disqualifie les groupuscules LO et NPA-R dans leurs échanges de lettres à propos des élections.
Faut-il ou non une candidature commune de ces groupes aux élections présidentielles ? Le détail de leurs arguments pour (NPA-R) ou contre (LO) est inutile.
Car ce qui est commun à ces deux groupes, c’est leur pessimisme petit-bourgeois profond, essentiel, structurel.
Trotsky était partisan de la révolution prolétarienne mondiale, il en affirma la possibilité en 1938 dans son programme de transition :
La prémisse économique de la révolution prolétarienne est arrivée depuis longtemps au point le plus élevé qui puisse être atteint sous le capitalisme.
Trotsky (1938)
Nous le répétons aujourd’hui :
La prémisse économique de la révolution prolétarienne est arrivée depuis longtemps au point le plus élevé qui puisse être atteint sous le capitalisme.
Voix des travailleurs - Matière et Révolution (2026)
Suite à cette affirmation, les détails tactiques restent des détails, exposés dans les dizaines de tomes de oeuvres complètes de Lénine et Trotsky.
L’opportunisme de Bernstein déclara : la révolution n’est pas indispensable, l’augmentation des salaires est certaine et suffisante. Le but n’est rien, le mouvement est tout.
L’extrême-gauche héritière de cet opportunisme va plus moins : la révolution prolétarienne n’est ni souhaitable, ni possible.
LO et le NPA-R ne sont pas favorables à la révolution prolétarienne
Depuis février 1848 et juin 1848, février 1917 et octobre 1917, les marxistes distinguent les révolutions bourgeoises et les révolutions prolétariennes.
Les marxistes préparent toute révolution bourgeoise par leur propagande pour la révolution prolétarienne.
Les marxistes ne prennent en général aucune part aux premiers jours de la révolution bourgeoise : ils sont en prison, en exil, ou lisent Hegel dans une bibliothèque de province.
Mais les marxistes transforment la révolution bourgeoise en révolution prolétarienne par les mécanismes de la révolution permanente.
LO et le NPA-R ne mentionnent jamais la révolution prolétarienne, la dictature du prolétariat appuyée sur des soviets. Ils font en parole une apologie de "la révolution", jamais de la révolution prolétarienne ni de la dictature du prolétariat.
Conclusion
Le media bourgeois adorent un léninisme rebaptisé "trotskisme" et qui renonce à la révolution prolétarienne, pas étonnant qu’ils fassent la promotion de ces partis.
