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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Qui pr&#233;parera notre avenir et celui de nos enfants... &#224; notre place ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Manifestation en Islande &lt;br class='autobr' /&gt;
Que peut-il se passer si, comme c'est le cas selon toute probabilit&#233;, la crise du syst&#232;me nullement r&#233;gl&#233;e rebondit encore plus durement ? Pour y r&#233;pondre, nos yeux sont tourn&#233;s vers les pays qui connaissent la plus grave crise. En Europe, on trouve notamment l'Espagne, la Gr&#232;ce ou l'Islande. Est-ce que les Etats et les classes dirigeantes y ont sauv&#233; du d&#233;sastre la population ? Est-ce qu'ils ont emp&#234;ch&#233; que les travailleurs perdent leur emploi, leur maison, leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Fascisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_1432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/islande-manifestation.jpg' width=&#034;459&#034; height=&#034;306&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Manifestation en Islande&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1433 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/3014253674_dcf8203c0d.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;332&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que peut-il se passer si, comme c'est le cas selon toute probabilit&#233;, la crise du syst&#232;me nullement r&#233;gl&#233;e rebondit encore plus durement ? Pour y r&#233;pondre, nos yeux sont tourn&#233;s vers les pays qui connaissent la plus grave crise. En Europe, on trouve notamment l'Espagne, la Gr&#232;ce ou l'Islande. Est-ce que les Etats et les classes dirigeantes y ont sauv&#233; du d&#233;sastre la population ? Est-ce qu'ils ont emp&#234;ch&#233; que les travailleurs perdent leur emploi, leur maison, leurs &#233;conomies, leur droit &#224; la sant&#233; et &#224; la s&#233;curit&#233; ? Pas du tout ! Elles n'en ont cure, qu'il s'agisse de l'Etat national ou de ses voisins. Quant aux banquiers et financiers du monde, ils veulent encore que les populations d&#233;j&#224; frapp&#233;es les remboursent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les Etats ne sont pas inactifs : ils aident massivement les banquiers, les financiers et les capitalistes de tous les pays. Ils vident les caisses publiques au profit d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, ceux des tr&#232;s tr&#232;s riches. Pendant ce temps-l&#224;, ouvriers, employ&#233;s, paysans, petits commer&#231;ants, jeunes, les populations sont jet&#233;es violemment &#224; la rue, paup&#233;ris&#233;es. Voil&#224; ce qui se passera en France aussi si la crise s'aggrave et nous commen&#231;ons &#224; le ressentir directement m&#234;me si la situation de l'Islande ou de la Gr&#232;ce est encore bien pire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout... Car les classes dirigeantes ont bien conscience qu'elles ne peuvent pas laisser le m&#233;contentement social grimper sans tenter de le d&#233;tourner d'une r&#233;volte contre leurs propres int&#233;r&#234;ts. Elles savent que les travailleurs les accusent d'&#234;tre la cause de la crise et n'acceptent pas les sacrifices. Par del&#224; la seule r&#233;pression, les gouvernants et les classes dirigeantes cherchent des r&#233;ponses politiques permettant d'enfermer la r&#233;volte sociale dans un cadre sans issue et sans danger... pour elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pas sans danger pour l'avenir de tous les peuples. Une fois de plus, les m&#234;mes causes engendrant les m&#234;mes effets, la crise du capitalisme entra&#238;ne avec elle son cort&#232;ge macabre : mont&#233;e des nationalismes, des fascismes, des dictature, des guerres et guerres mondiales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'abord le nationalisme exacerb&#233;, la x&#233;nophobie, le fascisme... Ces sentiments montent en Europe. La crise en est la cause mais elle n'agit pas seule. Elle aid&#233;e par tous les hommes politiques pr&#233;tendant que l'issue est de d&#233;fendre le pays alors qu'il s'agit d'une crise syst&#233;mique mondiale. Cette d&#233;magogie de la droite et l'extr&#234;me droite est bien loin d'&#234;tre d&#233;nonc&#233;e et combattue par les syndicats et partis de gauche. Au contraire, ces gens-l&#224; parlent toujours au nom d'un pr&#233;tendu &#034;int&#233;r&#234;t du pays&#034; qui, avec la crise mondiale, a moins de sens que jamais si ce n'est celui d'un pi&#232;ge sanglant pour l'avenir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des bourgeoisie europ&#233;ennes, l'unit&#233; de l'Europe n'est plus le discours le plus entendu. On ne parle que d'oppositions : entre la France et l'Allemagne, au rythme actuel, on en sera bient&#244;t &#224; parler d'&#034;ennemi h&#233;r&#233;ditaire&#034; !... Les divergences de politique &#233;conomique se rajoutent aux divergences de politiques mon&#233;taires et aux al&#233;as diff&#233;rents de la crise dans chaque pays. Les mensonges des gouvernants visent &#224; mettre les probl&#232;mes sur la faute des autres, pour blanchir la classe dirigeante et leur propre responsabilit&#233;. Et toutes les occasions sont bonnes pour cultiver le nationalisme. pourtant, cette plante v&#233;n&#233;neuse s'&#233;tait bel et bien r&#233;v&#233;l&#233;e mortelle lors de la derni&#232;re crise mondiale. Hitler, &#231;a ne vous rappelle rien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc loin de montrer que l'Europe va prot&#233;ger les travailleurs, qu'elle va faire jouer la solidarit&#233; avec les peuples les plus frapp&#233;s, elle appara&#238;t ainsi comme le point faible, pr&#234;t &#224; se rompre en cas d'aggravation de la situation &#233;conomique. Elle n'&#233;vite d&#233;j&#224; &#224; aucun pays de faire les frais de la crise du syst&#232;me. Comment le pourrait-elle ? Cette Europe qui n'&#233;tait tourn&#233;e que vers le profit des plus riches de ses patrons n'aura certainement aucun r&#244;le &#224; jouer pour &#233;viter aux peuples europ&#233;ens de sombrer dans de nouveaux drames contrairement &#224; ce que pr&#233;tendaient tous les r&#233;formistes se pr&#233;sentant comme des humanistes europ&#233;ens... Si la crise s'aggrave, l'Europe volera certainement en &#233;clats et les discours d&#233;j&#224; enflamm&#233;s par les hostilit&#233;s des bourgeoisies europ&#233;ennes augurent mal des suites... La d&#233;magogie des politiciens saura faire le reste. Le nationalisme est d&#233;j&#224; un d&#233;rivatif connu et efficace du m&#233;contentement des couches moyennes et m&#234;me dans la classe ouvri&#232;re. D&#233;fendre la France semble &#224; bien des travailleurs un moyen s&#251;r de d&#233;fendre leurs emplois, leurs foyers, leur s&#233;curit&#233; et celle de leurs enfants. Combien ceux qui croient cela se trompent ! Le nationalisme vise &#224; mettre les couches populaires sous la coupe des v&#233;ritables responsables de la crise et de ceux qui font payer aujourd'hui les classes laborieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit d&#233;j&#224; monter &#224; nouveau des barri&#232;re nationales, des hostilit&#233;s contre les travailleurs &#233;trangers, des agressions contre eux, des discours outranci&#232;rement agressifs vis-&#224;-vis de l'ext&#233;rieur pr&#233;sent&#233; comme source du danger. Pourtant, ce ne sont pas des travailleurs d'autres pays qui ont mis le monde dans l'&#233;tat o&#249; il est mais le grand capital mondial, y compris celui du pays o&#249; vivent les travailleurs et que bien d'entre eux croient le leur, m&#234;me s'il n'appartient bien s&#251;r en r&#233;alit&#233; qu'aux possesseurs de capitaux. D&#233;fendre le pays, c'est plus que jamais d&#233;fendre le capital, c'est-&#224;-dire le vrai responsable du naufrage actuel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes dirigeantes ont bien relev&#233; les r&#233;actions populaires que ce soit en France, en Gr&#232;ce ou en Islande. Dans ce dernier pays, la crise est plus grave qu'ailleurs et la population n'a plus du tout confiance dans le syst&#232;me ni dans ses d&#233;fenseurs politiciens. La rue, o&#249; les travailleurs, les femmes, les enfants manifestent &#224; coups de casseroles, a fait tomber le gouvernement de droite et elle en train de tenter de faire tomber celui de gauche, tout aussi bon d&#233;fenseur des int&#233;r&#234;ts du capital... N'est-ce qpa cette gauche qui propose aux travailleurs islandais de rembourser les frais de la crise aux banquiers am&#233;ricains, anglais ou fran&#231;ais ?! Alors, appara&#238;t un nouveau discours pour d&#233;tourner la col&#232;re populaire qui consiste &#224; dire : isolons l'Islande, vivons sans le reste du monde qui est notre ennemi... Puisque les peuples se mobilisent contre les gouvernants et contre les financiers. C'est le discours de la d&#233;magogie nationaliste, un nouveau grand danger pour les peuples. Pr&#233;senter la crise mondiale du syst&#232;me capitaliste comme une man&#339;uvre contre un seul pays devrait sembler un mensonge ridicule mais la peur de l'avenir et la propagande de la bourgeoisie s&#232;ment ce type de mensonge ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que les illusions sur la pr&#233;tendue reprise seront tomb&#233;es, ce type d'id&#233;es peut fleurir en France aussi. les scores de l'extr&#234;me droite le montrent. Et ce n'est ni la droite ni la gauche qui risquent de nous pr&#233;munir contre ces mensonges et ces pi&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, comment ne pas se livrer &#224; la peur de l'avenir en accusant le travailleur d'&#224; c&#244;t&#233;, lui-m&#234;me victime du syst&#232;me ? Comment pr&#233;parer notre avenir et celui de nos enfants afin qu'il ne ressemble pas &#224; celui qu'on t connu les classes ouvri&#232;re et les peuples &#224; la fin des ann&#233;es trente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, ce n'est certainement pas en faisant confiance au discours du syst&#232;me du style : engagez-vous pour le syst&#232;me, travaillez pour votre entreprise, pour votre pays, &#233;tudiez puis donnez vous du mal au boulot, investissez-vous, devenez propri&#233;taires, &#233;pargnez, etc, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas ainsi que nous pouvons pr&#233;parer notre avenir et celui des g&#233;n&#233;rations futures. Le capitalisme, nous n'allons pas le sauver en faisant quelques sacrifices ni en y croyant malgr&#233; tout ce que nous voyons aujourd'hui. Ce n'est pas la collaboration avec la classe dominante qui va nous sauver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on se souvient tous qu'avec la chute du mur de Berlin, on nous a dit qu'il n'y avait plus d'autre avenir que le capitalisme. mais il n'a pas fallu attendre longtemps pour voir s'effondrer le mur de Wall Street. Alors, avant qu'il ne nous tombe dessus, il serait temps de revenir &#224; la d&#233;fense de nos int&#233;r&#234;ts de classe, en tant que travailleurs ; C'est l&#224; qu'est le seul avenir pour les travailleurs du monde et les peuples...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A situation nouvelle, nouveau point de vue. Qui va assurer notre avenir et celui de nos enfants ? Certainement pas le syst&#232;me capitaliste ! Il est temps d'en tirer des conclusions indispensables... Si, cessant de faire confiance aux classes dirigeantes, les travailleurs d&#233;cidaient eux-m&#234;mes de l'avenir !&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Photos de la crise sociale en Europe</title>
		<link>https://matierevolution.fr/spip.php?article968</link>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Lettonie</dc:subject>
		<dc:subject>Lituanie</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce en &#233;meutes &lt;br class='autobr' /&gt;
Islande, Reykjavik : d&#233;cembre &lt;br class='autobr' /&gt;
Bulgarie, Sofia : 14 et 15 janvier &lt;br class='autobr' /&gt;
Lettonie, Riga : 14 janvier &lt;br class='autobr' /&gt;
Lituanie, Vilnius : vendredi 16 janvier&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot181" rel="tag"&gt;Lettonie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot182" rel="tag"&gt;Lituanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_492 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/3107945735_363debc705.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;333&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_493 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/3108777056_fc571a89ef.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;333&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_494 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/3096660658_948fe792b4.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;334&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce en &#233;meutes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH298/488169-0f386.jpg?1776226307' width='497' height='298' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Islande, Reykjavik : d&#233;cembre&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH352/2009-01-21-peppersprayiceland-44fe3.jpg?1776226307' width='497' height='352' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bulgarie, Sofia : 14 et 15 janvier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH289/14sofia550-e758e.jpg?1776226307' width='497' height='289' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lettonie, Riga : 14 janvier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L480xH320/P06-090116-a1-93ec6.jpg?1776226307' width='480' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lituanie, Vilnius : vendredi 16 janvier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Janvier 2009, crise sociale en Islande</title>
		<link>https://matierevolution.fr/spip.php?article942</link>
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		<dc:date>2009-02-23T20:09:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des centaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un h&#244;tel de Reykjavik, o&#249; ils ont interrompu la diffusion en direct d'une &#233;mission politique consacr&#233;e &#224; l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, amenant la police &#224; utiliser des gaz lacrymog&#232;nes pour les disperser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Environ 300 manifestants se sont rassembl&#233;s devant l'h&#244;tel Borg dans le centre de Reykjavik pendant que le d&#233;bat annuel &#8220;Kryddsild&#8221; &#233;tait en cours, ont rapport&#233; les m&#233;dias locaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les manifestants ont lanc&#233; des oeufs, br&#251;l&#233; des c&#226;bles de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_259 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/petit15.1233352494.jpg' width=&#034;550&#034; height=&#034;308&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des centaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un h&#244;tel de Reykjavik, o&#249; ils ont interrompu la diffusion en direct d'une &#233;mission politique consacr&#233;e &#224; l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, amenant la police &#224; utiliser des gaz lacrymog&#232;nes pour les disperser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 300 manifestants se sont rassembl&#233;s devant l'h&#244;tel Borg dans le centre de Reykjavik pendant que le d&#233;bat annuel &#8220;Kryddsild&#8221; &#233;tait en cours, ont rapport&#233; les m&#233;dias locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants ont lanc&#233; des oeufs, br&#251;l&#233; des c&#226;bles de transmission et tir&#233; des fus&#233;es &#233;clairantes, en r&#233;clamant &#8220;Un nouveau gouvernement appropri&#233;&#8221;, selon le site d'informations en ligne, visir.is.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 200 protestataires ont r&#233;ussi &#224; p&#233;n&#233;trer dans l'h&#244;tel, et la police a d&#251; faire usage de gaz lacrymog&#232;nes pour les contraindre &#224; ressortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs de la manifestation ont indiqu&#233; dans un communiqu&#233; qu'ils voulaient &#8220;montrer leur col&#232;re &#224; l'&#233;gard des hommes politiques&#8221; qui ont une part de responsabilit&#233; &#8220;dans cette situation terrible qui nous prive de nos maisons, de nos emplois et de notre avenir&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chefs de partis politiques, dont Ingibjoerg Solrun Gisladottir, la ministre des Affaires &#233;trang&#232;res et pr&#233;sidente de l'Alliance (sociale-d&#233;mocrate, membre de la coalition au pouvoir), ont eu le temps de s'exprimer mais l'&#233;mission a &#233;t&#233; stopp&#233;e &#224; mi-parcours en raison des actes de vandalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Geir Haarde du Parti de l'ind&#233;pendance (conservateur), arriv&#233; un peu en retard n'a pas r&#233;ussi &#224; p&#233;n&#233;trer dans l'immeuble, a indiqu&#233; le quotidien Morgunbladid sur son site internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Nous avons d&#233;cid&#233; d'&#233;vacuer le b&#226;timent quand les manifestants ont insult&#233; un membre de l'&#233;quipe (de t&#233;l&#233;vision),&#8221; a d&#233;clar&#233; un officier de police &#224; la Radio nationale islandaise, ajoutant qu'un policier avait &#233;t&#233; hospitalis&#233; apr&#232;s avoir re&#231;u &#8220;une brique sur la t&#234;te&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois manifestants ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et des ambulances ont port&#233; secours &#224; une quinzaine de personnes incommod&#233;es par les gaz lacrymog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef du gouvernement Geir Haarde est soumis &#224; une forte pression, son pays de seulement 320.000 habitants &#233;tant au bord de la faillite avec la crise financi&#232;re mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but octobre, les trois plus grandes banques ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es, tandis que la couronne islandaise a perdu environ la moiti&#233; de sa valeur en un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques semaines, des milliers de personnes ont perdu leur emploi et chaque samedi le nombre des manifestants qui d&#233;filent dans le centre de Reykjavik pour r&#233;clamer son d&#233;part ne cesse d'augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique du pays devrait consid&#233;rablement augmenter, passant de 29% du Produit int&#233;rieur brut (PIB) &#224; la fin 2007 &#224; plus de 100% fin 2009, selon des pr&#233;visions officielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la crise, l'&#238;le de l'Atlantique nord &#233;tait l'un des Etats les plus riches de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Iceland devastated by global crisis</title>
		<link>https://matierevolution.fr/spip.php?article919</link>
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		<dc:date>2009-02-04T19:28:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Per-&#197;ke Westerlund, R&#228;ttvisepartiet Socialisterna (CWI Sweden) &lt;br class='autobr' /&gt;
A few days of demonstrations, including protesters throwing eggs being met by riot police with teargas, have been enough to force a new election in Iceland. The mass protests in what is, to date, the worst hit country in the global economic crisis, have been referred to as a revolution &#8211; a 'fleece', 'facebook', or 'saucepan' revolution. Among those who have come onto the streets, there are discussions about the need for a new (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/pic02.jpg' width=&#034;499&#034; height=&#034;498&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Per-&#197;ke Westerlund, R&#228;ttvisepartiet Socialisterna (CWI Sweden)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A few days of demonstrations, including protesters throwing eggs being met by riot police with teargas, have been enough to force a new election in Iceland. The mass protests in what is, to date, the worst hit country in the global economic crisis, have been referred to as a revolution &#8211; a 'fleece', 'facebook', or 'saucepan' revolution. Among those who have come onto the streets, there are discussions about the need for a new political force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Monday 26 January, the government handed in its resignation. This was clearly an attempt to defuse the protest movement. So was the proposal from resigning pm Haarde of a &#034;national unity government&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is only three months ago, in early October, that Iceland went from being the fifth richest country in the world &#8211; based on GDP per capita &#8211; to experiencing the worst crisis of all countries, so far. The super-indebted Icelandic banks were nationalised in an attempt to limit the crisis. Today, 70 per cent of all companies and 40 per cent of households are technically bankrupt. GDP is expected to drop 10 per cent this year. Unemployment increased from six to nine per cent in December alone, inflation is close to 20 per cent, while interest rates are 18 per cent. The currency, the Icelandic krona, is hardly exchangeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Widespread hatred&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is a widespread hatred against the bankers who orchestrated the crisis and their friends, the politicians. While the top bankers seem to have left the country, however, the politicians remained in power. This changed last week.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From Tuesday, 20 January, when parliament restarted after the holidays, daily protests were organised. The main slogan was &#034;incompetent government&#034; and the demand was for new elections. Most people brought cooking pans and other improvised objects to drum on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last Wednesday, the protest took place outside a meeting held by the Social Democratic Alliance, a junior partner in the coalition government, demanding that the SDA resign. Later the same night, protesters surrounded the limousine of Prime Minister Geir Haarde, knocking on the car roof and throwing eggs and drink cans. Riot police were used to defend Haarde, who is also leader of the Independence Party. At that stage, he still ruled out any elections before those scheduled for two years' time in 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In protests late at night on Thursday, stones were thrown at the police, with two policemen injured. The police used teargas and pepper spray and 20 people were arrested in the first major attack on a demonstration since 1949, when Icelanders demonstrated against NATO membership. It has been reported that the government of Iceland, which has only a handful of soldiers, was considering calling in Norwegian forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Icelandic website, Ice News, quoted one of the protesters :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;No one has resigned and no one has been fired. They are hard at work at getting what little is left here back into the hands of those who crashed our economy to begin with.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8221;The people here are afraid and at the mercy of ruthless criminals that have feathered their nests not only in our government, but also in the businesses and banks. These banks were given to them through a fake privatisation in 2005, they have literally done nothing but spend money since ; now it&#180;s all gone, and you want to give them more ?&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The protester referred to the demand of the demonstrators that money promised from the IMF and governments should not be paid out to the present government. In total, ten billion US dollars has been promised in &#034;rescue packages&#034;. The IMF deal includes severe demands for budget cuts and high interest rates, both measures that will deepen the crisis.&lt;br class='autobr' /&gt;
New elections&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Friday, Prime Minister Haarde suddenly declared new elections for 9 May. At the same press conference, he announced his resignation as leader of the Independence Party, revealing that he has cancer. Already, the leader of the Social Democratic Party, Foreign Minister Ingibjorg Solrun Gisladottir, is being treated for cancer. The following day, Minister of Commerce, Bjorgvin Sigurdsson, resigned at the same time as he sacked the boss of the state authority responsible for financial supervision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These announcements, however, did not break the momentum of the protests. On Saturday, over 6,000 people gathered, demanding the government resign immediately.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;We will not allow more crap. The government must go. We've had enough of them controlling everything, just taking care of themselves and not caring at all for the people&#034;, said one of the speakers, Jakobina Olafsd&#243;ttir, to great cheers from the crowd. The Swedish daily, Dagens Nyheter, continued its report : &#034;She and others in Iceland want to see a new society, without the cronyism and corruption they believe is prevalent and without the for so long so mighty Independence Party.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same article continues : &#034;Different protest movements have mushroomed. With the help of Facebook&#034;. [Ninety six per cent of 20-29 year-olds are on Facebook.] &#034;They quickly gather thousands of supporters and can easily call meetings. Now, there are discussions between the different movements to form a common manifesto for a new society.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In opinion polls the opposition Left-Green Party has doubled since the last election two years ago, to 32.6 per cent. The two governing parties have lost a combined 22 per cent. The Independence Party's ratings have fallen to 22.1 per cent and the Social Democratic Alliance to 19.2 per cent. A previous partner of the Independence Party, the Progressive Party, has also increased in opposition, from 11.7 to 16.8 per cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is a clear indication that people are looking for a more radical alternative. The Left-Green Party are seen as the most anti-capitalist party, previously profiling themselves mostly on environmental issues. For example, the party advocates nationalisation of all natural resources. The Left-Greens also stand for re-negotiations on the IMF deal and for Iceland to leave NATO. Opinion in favour of joining the European Union, which surged when the currency collapsed last year, has already started to dwindle. Today, 38 per cent want to join, compared to over 50 per cent in October. Many have understood that foreign aid will not come without strings.&lt;br class='autobr' /&gt;
Revolution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The mass demonstrations in Iceland, like recent protests in other European countries, show the willingness of people to try and take control over their own lives. They no longer trust politicians or capitalists. At the demonstrations in Reykjavik, the boss of the Central Bank, David Oddsson, a previous prime minister, has been compared to Adolf Hitler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is clear that the protesters have had enough and that they are representative of the generally-held feelings in Iceland. This has given rise to a lot of discussion about whether what is happening is a revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The word &#8216;revolution' might sound a bit of an overstatement, but given the calm temperament that usually prevails in Icelandic politics, the unfolding events represent, at the very least, a revolution in political activism&#034;, Icelander Eirkur Bergmann wrote in the British paper, The Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another recent visitor to Iceland, London School of Economics professor Robert Wade, commented, &#034;The situation is very tense and very unstable&#034;. He compared the situation with other sometimes-violent street demonstrations in Bulgaria, Hungary, Latvia, Lithuania and Greece over the last month.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A third commentator, Fredrik Erixon of the Brussels-based European Centre for International Political Economy, said the situation was reminiscent of &#034;the French Revolution of 1789&#034;, rather than that of 1968. The anger is certainly there, but capitalist Iceland is far different from feudal France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The lesson from mass movements in other countries in recent years is that unpopular regimes can be overthrown. But to alter the economic and political conditions in society the working class and its allies need their own party with a programme for socialist change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Iceland there will be a concerted campaign from national and global capital to submit to the IMF conditions, including economic blackmail. Any government that is not prepared to challenge the capitalists who have caused the crisis will come under enormous pressure to make huge cuts in living standards for working people. This is the case even if a Left-Green government is established, or a government of &#034;experts&#034;, as some of the protesters have proposed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers and youth in Iceland have already drawn important conclusions. New experiences will force them to look hard for alternatives. Transforming the situation in Iceland would need a fully socialist programme of nationalisation of all major parts of the economy, under democratic workers' control and management. The crisis has shown that bankers, capitalists and today's top politicians are not wanted ; democratically elected organisations of workers, youth, pensioners could run society without them. The beginnings of a movement against capitalism in Iceland must be welcomed and encouraged by workers and activists internationally. This is just the first indication of what is to come as more and more countries fall into recession and mass revolt begins to develop.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les manifestations font chuter le gouvernement en Islande</title>
		<link>https://matierevolution.fr/spip.php?article914</link>
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		<dc:date>2009-02-02T12:15:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les manifestations de col&#232;re font chuter le gouvernement en Islande samedi 31 janvier 2009 (19h17) 1 commentaire Quelques jours de manifestations, o&#249; des protestataires qui jetaient des &#339;ufs ont fait face &#224; la police anti-&#233;meute et &#224; son gaz lacrymog&#232;ne, ont r&#233;ussi &#224; forcer l'organisation de nouvelles &#233;lections. Les masses protestent dans un pays qui est, jusqu'&#224; pr&#233;sent, celui qui a &#233;t&#233; le plus fortement touch&#233; par la crise &#233;conomique. Parmi ceux qui sont descendus dans les rues, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les manifestations de col&#232;re font chuter le gouvernement en Islande &lt;br class='autobr' /&gt;
samedi 31 janvier 2009 (19h17) &lt;br class='autobr' /&gt;
1 commentaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques jours de manifestations, o&#249; des protestataires qui jetaient des &#339;ufs ont fait face &#224; la police anti-&#233;meute et &#224; son gaz lacrymog&#232;ne, ont r&#233;ussi &#224; forcer l'organisation de nouvelles &#233;lections. Les masses protestent dans un pays qui est, jusqu'&#224; pr&#233;sent, celui qui a &#233;t&#233; le plus fortement touch&#233; par la crise &#233;conomique. Parmi ceux qui sont descendus dans les rues, des discussions se d&#233;veloppent au sujet du besoin d'une nouvelle force politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Per-&#197;ke Westerlund, R&#228;ttvisepartiet Socialisterna (CIO-Su&#232;de)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a d&#251; donner sa d&#233;mission ce lundi 26 janvier pour tenter de d&#233;samorcer le mouvement de protestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a seulement trois mois, en octobre, l'Islande est pass&#233;e du cinqui&#232;me pays le plus riche au monde - en PIB par habitant - &#224; une situation o&#249; le pays est plong&#233; dans la pire des crises, jusqu'ici en tout cas. Les banques islandaises super-endett&#233;es ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es afin d'essayer de limiter la crise. Aujourd'hui, 70% de toutes les compagnies et 40% des m&#233;nages sont techniquement en faillite. On s'attend &#224; ce que le PIB chute de 10% cette ann&#233;e. Le ch&#244;mage a grimp&#233; de six jusqu'&#224; 9% uniquement au cours du mois de d&#233;cembre. L'inflation est proche de 20% alors que les taux d'int&#233;r&#234;t sont de 18%. La devise, la couronne islandaise, est maintenant &#224; peine &#233;changeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re se r&#233;pand&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine est largement r&#233;pandue contre les banquiers qui ont orchestr&#233; la crise et leurs amis les politiciens. Tandis que les banquiers semblent avoir quitt&#233; le pays, les politiciens sont rest&#233;s au pouvoir. Jusqu'&#224; la semaine derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mardi 20 janvier, quand les parlementaires sont rentr&#233;s de vacances, des protestations quotidiennes ont &#233;t&#233; organis&#233;es. Le slogan principal &#233;tait &#171; gouvernement incomp&#233;tent &#187; et de nouvelles &#233;lections &#233;taient exig&#233;es. La plupart des participants avaient apport&#233; des casseroles ou d'autres objets pour faire du bruit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi pass&#233;, la protestation s'est d&#233;roul&#233;e devant un meeting de l'Alliance Sociale D&#233;mocratique, partenaire du gouvernement de coalition, et la foule exigeait la d&#233;mission de l'ASD. Plus tard la m&#234;me nuit, les protestataires ont entour&#233; la limousine du Premier Ministre Geir Haarde, en frappant sur le toit de sa voiture et en lui envoyant des oeufs et des bouteilles, des cannettes,&#8230; La police anti&#233;meute a &#233;t&#233; envoy&#233;e d&#233;fendre Haarde, &#233;galement dirigeant du Parti de l'Ind&#233;pendance. &#192; ce stade, il refusait encore toute &#233;ventualit&#233; d'une &#233;lection avant celles pr&#233;vues en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tard dans la nuit, le jeudi, des pierres ont &#233;t&#233; jet&#233;es vers la police, et deux policiers ont &#233;t&#233; bless&#233;s. La police a recouru au gaz lacrymog&#232;ne et au spray au poivre, et 20 personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s au cours de la premi&#232;re v&#233;ritable charge contre une manifestation depuis 1949, quand les Islandais manifestaient contre l'adh&#233;sion de leur pays &#224; l'OTAN. Le gouvernement islandais, qui ne dispose que d'une poign&#233;e de soldats, a m&#234;me envisag&#233; d'appeler au secours les forces arm&#233;es norv&#233;giennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site Web Ice News a relay&#233; les d&#233;clarations d'un manifestant : &#171; Personne n'a d&#233;missionn&#233; et personne n'a &#233;t&#233; vir&#233;. Ils travaillent dur pour avoir le peu qui reste ici et le donner ensuite &#224; ceux qui ont bris&#233; notre &#233;conomie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens ont peur et sont &#224; la merci des criminels impitoyables non seulement de notre gouvernement, mais &#233;galement des entreprises et des banques. Ces banques leur ont &#233;t&#233; donn&#233;es avec une fausse privatisation en 2005, pour presque rien, mais pour recevoir beaucoup ensuite. Maintenant que tout est foutu, vous voudriez leur donner davantage ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants revendiquaient que l'argent promis par le FMI et les gouvernements &#233;tangers ne soit pas vers&#233; au gouvernement actuel. Au total, dix milliards de dollars ont &#233;t&#233; promis. L'accord du FMI comprend de graves coupes budg&#233;taires et des taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s, deux mesures qui ne vont qu'approfondir la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles &#233;lections&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi, le Premier Ministre Haarde a soudainement d&#233;clar&#233; la tenue de nouvelles &#233;lections pour le 9 mai. &#192; la m&#234;me conf&#233;rence de presse, il a annonc&#233; sa d&#233;mission en tant que chef du Parti de l'Ind&#233;pendance, en d&#233;clarant qu'il &#233;tait malade du cancer, comme le chef du parti social-d&#233;mocrate, le ministre des affaires &#233;trang&#232;res Ingibjorg Solrun Gisladottir. Le jour suivant, le ministre du commerce, Bjorgvin Sigurdsson, a d&#233;missionn&#233; apr&#232;s avoir renvoy&#233; le patron de l'autorit&#233; de l'&#201;tat responsable de la surveillance financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;clarations n'ont cependant pas cass&#233; l'&#233;lan des protestations. Samedi, plus de 6.000 personnes se sont rasembl&#233;es en exigeant la d&#233;mission imm&#233;diate du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne laisserons plus rien passer. Le gouvernement doit s'en aller. Nous en avons assez de leur contr&#244;le sur tout et du fait qu'ils ne prennent soin que d'eux-m&#234;mes sans s'inqui&#233;ter des gens &#187; a d&#233;clar&#233; l'un des orateurs &#224; cette occasion, sous les acclamations de la foule. Le quotidien su&#233;dois Dagens Nyheter a dit dans son reportage de cette manifestation que cet oratrice &#171; et d'autres en Islande veulent voir une nouvelle soci&#233;t&#233;, sans le n&#233;potisme et la corruption qui sont aujourd'hui selon eux dominant apr&#232;s le long r&#232;gne du Parti de l'Ind&#233;pendance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me article continue : &#171; Les diff&#233;rents mouvements de protestation se sont r&#233;pandus, avec l'aide de Facebook &#187;. [96% des 20-29 ans sont sur Facebook.] &#171; Ils ont tr&#232;s vite r&#233;uni des milliers de partisans et ont pu de cette fa&#231;on facilement convoquer des rassemblements. Maintenant, diff&#233;rents mouvements discutent d'un manifeste commun pour une nouvelle soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les sondages d'opinion, le parti d'opposition Gauche-Vert a doubl&#233; son soutien depuis les derni&#232;res &#233;lections il y a deux ans, jusqu'&#224; obtenir 32,6%. Les deux partis du gouvernement ont perdu ensemble 22%. Le Parti de l'Ind&#233;pendance serait tomb&#233; &#224; 22,1% et l'Alliance Sociale D&#233;mocratique &#224; 19,2%. Un ancien partenaire du Parti de l'Ind&#233;pendance, le Parti Progressiste, maintenant dans l'opposition &#233;galement, a &#233;galement augment&#233; son soutien de 11,7% &#224; 16,8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une indication claire que les gens sont &#224; la recherche d'une alternative plus radicale. Le Parti Gauche-Vert est vu comme le parti le plus anticapitaliste. Ce parti pr&#233;conise par exemple la nationalisation de toutes les ressources naturelles. Les Gauche-Verts veulent aussi de nouvelles n&#233;gociations au sujet de l'accord conclu avec le FMI et veut quitter l'OTAN. L'opinion favorable &#224; ce que l'Islande rejoigne l'Union Europ&#233;enne, qui avait augment&#233; quand la devise s'etait effondr&#233;e l'an dernier, retombe d&#233;j&#224;. Aujourd'hui, 38% de la population veut rejoindre l'UE, compar&#233; &#224; plus de 50% en octobre. Beaucoup ont compris que l'aide &#233;trang&#232;re ne viendra pas sans probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revolution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations de masse qui se sont d&#233;roul&#233;es en Islande, comme dans d'autres pays europ&#233;ens, illustrent la volont&#233; des gens de contr&#244;ler eux-m&#234;mes leurs vies. Ils ne font confiance plus aux politiciens ou aux capitalistes. Aux manifestations de Reykjavik, le patron de la banque centrale, l'ancien Premier Ministre David Oddsson, a &#233;t&#233; compar&#233; &#224; Hitler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que les manifestants en ont eu assez et qu'ils repr&#233;sentent un sentiment g&#233;n&#233;ralement r&#233;pandu en Islande. Cal a provoqu&#233; beaucoup de discussion pour savoir si ce qui est en train de se passer est oui ou non une r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le mot &#8216;r&#233;volution' pourrait &#234;tre un peu exag&#233;r&#233;, mais au vu du temp&#233;rament calme qui r&#232;gne habituellement dans la politique islandaise, ces &#233;v&#233;nements sans pr&#233;c&#233;dent repr&#233;sentent une r&#233;volution dans l'activisme politique &#187; a &#233;crit Eirkur Bergmann dans le journal britannique The Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre r&#233;cent visiteur de l'Islande, le professeur Robert Wade de la London School of Economics, a d&#233;clar&#233; que &#171; la situation est tr&#232;s tendue et tr&#232;s instable &#187;. Il a compar&#233; la situation &#224; d'autres manifestations parfois violentes qui se sont d&#233;roul&#233;es le mois dernier en Bulgarie, en Hongrie, en Lettonie, en Lithuanie et en Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre observateur, Fredrik Erixon du Centre Europ&#233;en pour l'Economie Politique Internationale, a dit que la situation rappelait &#171; la R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 &#187;, plut&#244;t que 1968. La col&#232;re est certainement pr&#233;sente, mais l'Islande capitaliste est de loin diff&#233;rente &#224; la France f&#233;odale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La le&#231;on des mouvements de masse qui ont pris place dans d'autres pays ces derni&#232;res ann&#233;es est que des r&#233;gimes impopulaires peuvent &#234;tre renvers&#233;s. Mais pour changer les conditions &#233;conomiques et politiques dans la soci&#233;t&#233;, la classe ouvri&#232;re et ses alli&#233;s ont besoin de leur propre parti avec un programme pour un changement socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande connaitra une campagne du capital national et international pour se soumettre aux conditions du FMI, ce qui comprendra le chantage &#233;conomique. Tout gouvernement qui n'est pas dispos&#233; &#224; d&#233;fier les capitalistes qui ont caus&#233; la crise subira une &#233;norme pression pour de grandes coupes dans les conditions de vie des travailleurs. Ce sera le cas m&#234;me avec un gouvernement Gauche-Vert ou un gouvernement &#171; d'experts &#187;, comme certains des manifestants l'ont propos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs et la jeunesse d'Islande ont d&#233;j&#224; tir&#233; des conclusions importantes. De nouvelles exp&#233;riences les forceront &#224; regarder vers d'autres solutions. Sortir de la situation actuelle en Islande n&#233;cessite un programme enti&#232;rement socialiste de nationalisation de tous les secteurs cl&#233;s de l'&#233;conomie, sous le contr&#244;le et la gestion d&#233;mocratiques des travailleurs. La crise a prouv&#233; que des banquiers, les capitalistes et les politiciens ne sont pas les bienvenus ; les organismes d&#233;mocratiquement &#233;lus de travailleurs, de jeunes et de pensionn&#233;s pourraient g&#233;rer la soci&#233;t&#233; sans eux. Les d&#233;buts d'un mouvement contre le capitalisme en Islande doivent &#234;tre accueillis et encourag&#233;s par les travailleurs et les militants partout &#224; travers le monde. C'est juste la premi&#232;re indication de ce qui est &#224; venir. Au plus les pays tomberont dans la r&#233;cession, au plus la r&#233;volte des masses commencera &#224; se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Islande en crise</title>
		<link>https://matierevolution.fr/spip.php?article836</link>
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		<dc:date>2008-12-19T12:36:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Islande</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A text in english at the end of this text &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;v&#233;nements de janvier 2009 sont &#224; la fin du texte : &lt;br class='autobr' /&gt;
Des policiers se prot&#232;gent des projectiles adoss&#233;s au Parlement islandais &#224; Reykjavik le 21 janvier, lors des &#233;meutes anti-crise. Les protestataires d&#233;crient la politique de la coalition emmen&#233;e par Geir Haarde qui n'a pas su faire face &#224; la faillite du pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
25 - 10 - 2008 &lt;br class='autobr' /&gt;
Environ 2000 personnes ont manifest&#233; samedi &#224; Reykjavik pour r&#233;clamer la d&#233;mission du gouvernement et conspuer les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A text in english at the end of this text&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements de janvier 2009 sont &#224; la fin du texte :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/emeutes-a-reykjavik-islande_161.jpg' width=&#034;605&#034; height=&#034;403&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des policiers se prot&#232;gent des projectiles adoss&#233;s au Parlement islandais &#224; Reykjavik le 21 janvier, lors des &#233;meutes anti-crise. Les protestataires d&#233;crient la politique de la coalition emmen&#233;e par Geir Haarde qui n'a pas su faire face &#224; la faillite du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 - 10 - 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 2000 personnes ont manifest&#233; samedi &#224; Reykjavik pour r&#233;clamer la d&#233;mission du gouvernement et conspuer les classes dirigeantes d'Islande, l'un des pays les plus touch&#233;s par la crise financi&#232;re. Le syst&#232;me financier islandais s'est litt&#233;ralement effondr&#233;, obligeant les pouvoirs publics, dasn l'attente d'un pr&#234;t du FMI, &#224; nationaliser les trois principales banques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/W300px_FinancialCrisisIceland0212.jpg' width=&#034;300&#034; height=&#034;168&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La crise financi&#232;re de 2008 en Islande affecte le syst&#232;me &#233;conomique et bancaire en octobre 2008, dans le contexte de la crise &#233;conomique mondiale de 2008. Pour pr&#233;venir l'effondrement du syst&#232;me bancaire islandais, les trois principales banques du pays ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin septembre, la banque Glitnir voit 75 % de ses actions rachet&#233;es par l'Etat islandais. La semaine suivante, le contr&#244;le de Landsbanki fut transmis &#224; l'Autorit&#233; financi&#232;re islandaise (FME). Peu apr&#232;s, la m&#234;me organisation prit le contr&#244;le de la principale banque islandaise, Kaupthing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande &#171; &#233;tant pr&#232;s de devenir le premier cas de banqueroute nationale de l'effondrement financier &#187;[trad 1],[1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le Premier ministre Geir Haarde d&#233;clara que les actions prises garantissaient que l'&#201;tat ne serait pas en faillite[2]. Au 31 juillet 2008, la dette nationale ext&#233;rieure de l'Islande se montait &#224; 9 553 milliards de couronnes islandaises, plus de 80 % &#233;tant d&#233;tenus par les banques, alors que le produit national brut du pays s'&#233;levait &#224; 1 279 milliards en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets de cette d&#233;faillance se font sentir dans d'autres pays europ&#233;ens. Au Royaume-Uni, les clients d'Icesave (une filiale de la Landsbanki) constat&#232;rent le 7 octobre qu'ils ne pouvaient plus retirer de fonds. De nombreuses organisations, municipalit&#233;s et autorit&#233;s britanniques d&#233;tiennent des fonds dans les banques islandaises. De la m&#234;me fa&#231;on, beaucoup de banques europ&#233;ennes ont des centaines de millions d'euros d'exposition dans les banques islandaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonds des clients belges et luxembourgeois investis aupr&#232;s de la filiale luxembourgeoise de la banque Kaupthing sont &#233;galement inaccessibles en octobre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couronne islandaise a perdu pr&#232;s de 50 % face &#224; l'euro entre janvier et octobre 2008. La hausse des prix se monte &#224; 14 %[3]. Le montant des taux d'int&#233;r&#234;t islandais a &#233;t&#233; port&#233; &#224; 15,5 % pour s'accorder avec la haute inflation et la faiblesse de la couronne, d&#233;sormais uniquement battue par les performances catastrophiques du dollar zimbabw&#233;en[4]. Cette d&#233;pr&#233;ciation de la monnaie a mis une forte pression sur les banques priv&#233;es islandaises, fortement d&#233;pendantes de la dette ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du mercredi 8 octobre 2008, la Banque centrale d'Islande abandonna ses tentatives de maintenir un taux de change fixe de 131 couronnes pour un euro, qu'elle avait tent&#233; d'instaurer le lundi 6 octobre[5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi 9 octobre, la couronne islandaise &#233;tait &#233;chang&#233;e &#224; un cours de 340 contre 1 euro quand la monnaie &#233;chappa au contr&#244;le suite &#224; la prise de contr&#244;le par le Gouvernement de la derni&#232;re grande banque priv&#233;e islandaise ; et d&#232;s lors, la perte du march&#233; de la couronne par les &#233;tablissements de &#171; compensation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise intervint progressivement au fur et &#224; mesure des difficult&#233;s rencontr&#233;es par les banques pour refinancer leurs dettes. Il est estim&#233; que les quatre principales banques du pays ont une dette ext&#233;rieure de plus 100 milliards de dollars US, c'est-&#224;-dire environ 300 000 USD par habitant, &#233;tant donn&#233; le produit int&#233;rieur brut islandais de 14 milliards USD. La kr&#243;na, ou couronne islandaise, fut d&#232;s le d&#233;but 2007 jug&#233;e par The Economist comme la monnaie la plus sur&#233;valu&#233;e du monde[12], ayant &#233;galement souffert des effets de Carry trade sur le march&#233; des changes, exacerbant d'autant le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir d'un march&#233; domestique restreint (l'Islande ne compte qu'un peu plus de 300 000 habitants), les banques islandaises ont financ&#233; leur expansion &#224; l'aide d'emprunts sur le march&#233; interbancaire et, plus r&#233;cemment, par des d&#233;p&#244;ts hors Islande, via des rendements attractifs, ce qui est une forme de dette ext&#233;rieure. Les Islandais eux-m&#234;mes ont contract&#233; une forte dette priv&#233;e, &#233;quivalent &#224; 213 % du revenu disponible, ce qui a engendr&#233; l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; la hausse des prix &#8211; 14 % sur les douze mois pr&#233;c&#233;dant septembre 2008, &#224; comparer avec l'objectif de 2,5 % &#8211;, la Banque centrale d'Islande a gard&#233; des taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s (15,5 %)[15]. De tels taux d'int&#233;r&#234;t, &#224; comparer avec les 5,5 % au Royaume-Uni ou les 4 % de l'Eurozone entre autres, ont encourag&#233; les investisseurs &#233;trangers &#224; d&#233;poser des avoirs en couronne islandaise, conduisant &#224; une forte inflation mon&#233;taire : la masse mon&#233;taire (M3) islandaise s'accrut de 37,8 % dans les douze mois pr&#233;c&#233;dant ao&#251;t 2008, &#224; comparer avec un accroissement du produit int&#233;rieur brut de 5 % sur la m&#234;me p&#233;riode. Et d&#232;s lors s'est install&#233;e une situation de bulle financi&#232;re, avec des investisseurs surestimant la valeur r&#233;elle de la couronne islandaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreuses autres banques &#224; travers le monde, les banques islandaises eurent de plus en plus de difficult&#233;s &#224; se refinancer sur le march&#233; inter-bancaire, ainsi qu'&#224; renouveler leurs emprunts, les cr&#233;diteurs exigeant paiement alors qu'il n'apparaissait plus possible d'obtenir de nouveaux emprunts. En une telle situation, une banque devrait normalement pouvoir demander de l'aide &#224; sa banque centrale, en tant que pr&#234;teur de dernier recours. Cependant, les banques priv&#233;es islandaises &#233;tant tellement plus importantes que l'&#233;conomie domestique islandaise elle-m&#234;me, et la Banque centrale islandaise n'&#233;tait pas en mesure de garantir le paiement des dettes contract&#233;es par les banques, le r&#233;sultat en fut l'acculement des banques au d&#233;p&#244;t de bilan, et finalement, &#224; la nationalisation. Les r&#233;serves officielles de la Banque centrale &#224; la fin septembre 2008 se montaient &#224; 374,8 milliards de couronnes islandaises, &#224; comparer avec les dettes cumul&#233;es des banques priv&#233;es de 350,3 milliards de couronnes sur le march&#233; des dettes &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuel climat &#233;conomique en Islande a affect&#233; de nombreuses activit&#233;s &#233;conomiques ainsi que les citoyens. Avec la cr&#233;ation de la N&#253;i Landsbanki, la nouvelle entit&#233; constitu&#233;e sur les ruines de la Landsbanki, environ 500 employ&#233;s perdent leur travail, l'entreprise passant de 1 500 &#224; 1 000 personnes, suite &#224; la restructuration visant &#224; la r&#233;duction des activit&#233;s internationales de la banque. La perte d'emplois doit &#234;tre compar&#233;e avec le nombre de personnes sans emploi, et le nombre de vacances d'emploi d&#233;clar&#233;, se montant respectivement &#224; 2 136 et 495 fin ao&#251;t 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres entreprises sont touch&#233;es. Par exemple, Icelandair a constat&#233; une baisse significative des demandes de vols int&#233;rieurs. Le trafic international serait cependant en augmentation. Gu&#240;j&#243;n Arngr&#237;msson, un porte-parole de la compagnie, a d&#233;clar&#233; : &#034;Nous b&#233;n&#233;ficions d'un trafic raisonnable des autres march&#233;s... nous tentons de profiter de la faiblesse de la kr&#243;na.&#034; Il a &#233;galement d&#233;clar&#233; qu'il &#233;tait impossible de pr&#233;dire si la compagnie serait b&#233;n&#233;ficiaire cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morgunbla&#240;i&#240;, un journal islandais, supprime des emplois et s'associe au groupe m&#233;dia 365. Le journal 24 stundir a cess&#233; sa publication suite &#224; la crise, se traduisant par une perte de vingt emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon divers &#233;conomistes[Qui ?], le produit int&#233;rieur brut de l'Islande devrait chuter de 10 % suite &#224; la crise, mettant le pays en situation de d&#233;pression &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des manifestations ont lieu r&#233;guli&#232;rement devant le Parlement, pour exiger la d&#233;mission du gouvernement et du directeur de la banque centrale, ainsi que des &#233;lections anticip&#233;es.[r&#233;f. n&#233;cessaire]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de r&#233;tablir la situation, l'Islande pourrait adh&#233;rer &#224; la zone euro, sans pour autant adh&#233;rer &#224; l'union europ&#233;enne, m&#234;me contre l'avis de la BCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pays en faillite potentielle mendiant &#224; l'&#233;tranger un financement &#224; court terme, deux des trois grandes banques nationalis&#233;es en catastrophe, une inflation de 15 % et une monnaie, la couronne islandaise, qui, en un an, a perdu 60 % de sa valeur : telle est la situation actuelle de l'Islande. Comment a-t-on pu en arriver l&#224; ? C'est la question que se pose l'Islandais moyen en ayant le sentiment de n'avoir particip&#233; en rien &#224; cette piteuse &#233;quip&#233;e. Cette crise qui terrasse l'Islande n'est pas franchement visible. Les grandes art&#232;res de Reykjavik sont embouteill&#233;es des m&#234;mes somptueux 4&#215;4 matin et soir. La for&#234;t de grues est toujours l&#224;, surplombant des chantiers en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le Monde&#034; du 9 octobre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#234;ves islandais partent en fum&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bord de la faillite. Le Premier ministre islandais n'y est pas all&#233; par quatre chemins pour d&#233;crire la situation financi&#232;re du pays. Apr&#232;s une embellie &#233;conomique sans pr&#233;c&#233;dent dans son histoire, l'Islande paie le prix de son engagement dans une &#233;conomie totalement d&#233;r&#233;gul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre islandais Geir Haarde&lt;br class='autobr' /&gt;
AFP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut se passer tant de choses en l'espace d'un an ! En novembre 2007, l'Islande &#233;tait encore consid&#233;r&#233;e comme l'une des plus belles r&#233;ussites &#233;conomiques occidentales, ce que soulignait sa place en t&#234;te du classement des endroits o&#249; il faisait bon vivre sur la plan&#232;te. L'&#238;le avait d&#233;boulonn&#233; la Norv&#232;ge du haut du tableau, et dominait ainsi cette liste de 177 pays &#233;tablie par les Nations unies et qui compare le revenu par habitant, l'&#233;ducation, la sant&#233; et l'esp&#233;rance de vie. Le pays (320 000 habitants) avait accompli un miracle &#233;conomique et tous le louaient. Il n'&#233;tait pas &#233;tonnant que les Islandais soient &#233;galement consid&#233;r&#233;s comme les gens les plus heureux du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande avait par ailleurs connu l'expansion d'un syst&#232;me bancaire la plus rapide au monde. Rares &#233;taient ceux qui se doutaient qu'&#224; l'issue de cette expansion si fascinante le pays se retrouverait pris au pi&#232;ge de dettes d&#233;passant les 100 milliards de dollars, des dettes qui font p&#226;lir un PIB aujourd'hui &#233;valu&#233; &#224; 14 milliards de dollars. Hier, la cotation des actions de six grandes institutions financi&#232;res a &#233;t&#233; suspendue, tandis que le gouvernement s'effor&#231;ait d'&#233;viter un effondrement. Les taux d'int&#233;r&#234;t ont &#233;t&#233; catapult&#233;s &#224; 15,5 % dans l'espoir d'endiguer l'inflation. La couronne islandaise est en chute libre sur le march&#233; international des devises, et seule la devise zimbabw&#233;enne, en plein naufrage, est dans une situation pire. Glitnir, une des six banques du pays, a &#233;t&#233; nationalis&#233;e. Une autre r&#233;clame de l'argent &#224; ses clients. Les devises &#233;trang&#232;res s'&#233;puisent, les banques internationales refusant de pr&#234;ter de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Islandais ne sourient plus lorsqu'ils rentrent chez eux &#224; pas press&#233;s en se demandant tout haut s'ils auront encore un emploi &#224; la fin de la semaine. Les concessionnaires automobiles ne voient plus personne, les agents immobiliers ferment t&#244;t : il y a bien peu de repreneurs pour les milliers de maisons invendues de leurs catalogues. Une vague de froid inattendue oblige les Islandais &#224; se calfeutrer chez eux, ce qui explique pourquoi les boutiques, dont beaucoup cassent les prix, sont si calmes. La vitesse &#224; laquelle l'Islande a atteint les sommets pour ensuite mordre la poussi&#232;re a surpris non seulement la population, mais aussi Geir Haarde, le Premier ministre, qui a pass&#233; les quatre derniers jours enferm&#233; avec ses conseillers &#224; Reykjavik. Il en est finalement sorti, le 6 octobre, pour annoncer que le r&#233;gulateur financier se voyait dot&#233; de nouveaux pouvoirs. &#034;Nous sommes confront&#233;s &#224; la possibilit&#233; bien r&#233;elle de voir notre &#233;conomie nationale engloutie par la temp&#234;te bancaire mondiale et le risque d'une faillite nationale. Cette d&#233;cision est n&#233;cessaire si l'on veut y &#233;chapper.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bouleversement a pour origine la privatisation des banques et la fondation de la Bourse locale, au milieu des ann&#233;es 1990. Les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales ont accouch&#233; d'une jeune g&#233;n&#233;ration d'hommes d'affaires entreprenants, dont beaucoup ont appris le m&#233;tier aux Etats-Unis. Ils &#233;taient d&#233;cid&#233;s &#224; tout faire pour que leur pays n'ait plus jamais &#224; d&#233;pendre de la p&#234;che en tant que principale ressource. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; l'un des pays les plus pauvres d'Europe, l'Islande pouvait se f&#233;liciter de voir le revenu moyen des foyers augmenter de 45 % en cinq ans, tandis que son PIB enregistrait une croissance de 4 &#224; 6 % par an. Mais, quand la crise internationale du cr&#233;dit a &#233;clat&#233;, d&#233;clench&#233;e par le pire tsunami financier depuis 1929, il &#233;tait presque logique que l'Islande ne puisse pas r&#233;sister &#224; l'onde de choc. Le pays a garanti tous les d&#233;p&#244;ts de ses &#233;pargnants, mais n'a pas pu &#233;tendre cette garantie aux centaines de milliers d'&#233;pargnants britanniques qui ont investi de l'argent dans les caisses d'&#233;pargne islandaises en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atmosph&#232;re de crise a encore &#233;t&#233; aggrav&#233;e quand le gouvernement a suspendu toutes les &#233;missions du service public, mesure d'ordinaire r&#233;serv&#233;e aux alertes volcaniques. Les syndicats ont fait pression pour que l'Islande entame des pourparlers afin d'entrer dans l'Union europ&#233;enne, ce que le gouvernement r&#233;pugnait &#224; faire depuis des ann&#233;es. &#034;Quelqu'un a parl&#233; d''&#233;conomie du bourdon', parce qu'il est difficile de pr&#233;dire son vol, ce qui ne l'emp&#234;che pas de voler, et bien, en plus&#034;, rappelle Dagur Eggertsson, ancien maire de Reykjavik. Mais le bourdon, comme ces milliardaires qui croyaient pouvoir racheter la City britannique, vole d&#233;sormais en rase-mottes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Pierce&lt;br class='autobr' /&gt;
The Daily Telegraph&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le redressement de l'Islande prendra &#034;des ann&#233;es&#034;, a averti mercredi son Premier ministre alors que le pays, en proie &#224; une crise financi&#232;re majeure, a essuy&#233; une nouvelle s&#233;rie de revers &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233; par des journalistes, dont l'AFP, sur le temps qu'il faudra au pays nordique pour sortir de la crise et assainir son &#233;conomie, le chef du gouvernement, Geir Haarde, a r&#233;pondu que cela prendrait &#034;des ann&#233;es&#034;. Et d'ajouter : &#034;Mais probablement pas de nombreuses ann&#233;es&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous sommes optimistes (...). Nous avons des ressources sur terre comme en mer&#034;, a-t-il fait valoir, dans une allusion notamment aux fonderies d'aluminium et &#224; la p&#234;che, deux secteurs cl&#233;s de l'&#233;conomie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il a &#233;galement pr&#233;cis&#233; que l'Islande, petit pays de 313.000 habitants, n'avait pas les reins assez solides pour affronter seul la temp&#234;te, alors que le secteur financier repr&#233;sente huit &#224; neuf fois son Produit int&#233;rieur brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous sommes trop petits&#034;, a reconnu M. Haarde, qui ne m&#233;nage pas ses efforts depuis le d&#233;but de la semaine pour trouver &#224; l'&#233;tranger les liquidit&#233;s indispensables pour garantir tous les encours des banques islandaises et &#233;carter le risque d'un effondrement g&#233;n&#233;ral de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir plac&#233; deux des plus grandes banques du pays sous la tutelle de l'Etat et tent&#233;, via la Banque centrale, d'enrayer la d&#233;pr&#233;ciation de la couronne face &#224; l'euro en fixant leur parit&#233; de change, le gouvernement a annonc&#233; que les n&#233;gociations avec la Russie pour un pr&#234;t d'environ 4 milliards d'euros d&#233;buteraient mardi &#224; Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Haarde, cit&#233; par le Financial Times de mercredi, a expliqu&#233; &#034;chercher de nouveaux amis&#034; apr&#232;s avoir essuy&#233; plusieurs refus de pr&#234;t, d&#233;signant implicitement Washington, un des principaux partenaires politiques et commerciaux de l'Islande depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Haarde a en revanche indiqu&#233; avoir d&#233;clin&#233; pour le moment une offre du Fonds mon&#233;taire international (FMI), qui avait d&#233;p&#234;ch&#233; une mission d'urgence sur l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a par ailleurs cr&#233;&#233; des tensions entre Reykjavik et Londres apr&#232;s que la banque en ligne Icesave, filiale britannique de la banque islandaise Landsbanki, eut gel&#233; les comptes de ses clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre britannique Grodon Brown a annonc&#233; qu'il lan&#231;ait une action en justice contre les autorit&#233;s islandaises, avant que le Premier ministre islandais ne publie un communiqu&#233; d'apaisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le gouvernement islandais est d&#233;termin&#233; &#224; ne pas laisser la crise financi&#232;re actuelle assombrir les relations amicales entre l'Islande et le Royaume-Uni&#034;, a-t-il assur&#233;, alors que des discussions bilat&#233;rales &#224; haut niveau se d&#233;roulaient au 10 Downing Street.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, la Banque centrale islandaise annon&#231;ait renoncer &#224; maintenir un taux de change fixe entre la couronne et l'euro impos&#233; la veille pour enrayer la d&#233;valuation de sa monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ce taux de change ne b&#233;n&#233;ficie pas d'un soutien suffisant&#034;, a d&#233;plor&#233; la Sedlabanki en annon&#231;ant le retour des changes euro/couronne aux conditions du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couronne a perdu 11,1% depuis lundi par rapport &#224; l'euro. Mercredi, le taux de change &#233;tait d'un euro pour 172 couronnes contre 90 au 1er janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, les banques islandaises, dont les deux principales, Glitnir et Landsbanki, ont &#233;t&#233; plac&#233;es sous la tutelle de l'Etat, ont commenc&#233; &#224; se d&#233;barrasser de leurs filiales &#233;trang&#232;res et de leurs participations pour tenter de se maintenir &#224; flot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Reykjavik, un millier de personnes se sont rassembl&#233;es sur une place &#224; proximit&#233; du Parlement pour exprimer leur inqui&#233;tude face &#224; la crise financi&#232;re mais ils affichaient dans l'ensemble une s&#233;r&#233;nit&#233; d&#233;concertante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Je suis convaincue que le gouvernement a pris les bonnes mesures&#034;, expliquait Elisabet Eufa Arnarsdottir, une &#233;tudiante de 23 ans, en retirant de l'argent &#224; un guichet de banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JDD&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande proche de la faillite&lt;br class='autobr' /&gt;
Par Cl&#233;ment MATHIEU&lt;br class='autobr' /&gt;
leJDD.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le pays des glaces s'enfonce dans la crise. Mercredi, la banque centrale annon&#231;ait que la monnaie ne pourra &#234;tre maintenue &#224; son taux comme l'avait pr&#233;vu le plan de sauvetage de lundi. Ce jeudi, l'Etat nationalise la plus grande banque du pays, et le premier ministre parle d&#233;j&#224; de faillite nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande au bord de la faillite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande s'enfonce jour apr&#232;s jour un peu plus dans une grave crise qui pourrait bien la mener &#224; la faillite. Le pays, qui avait un taux de croissance de 4,9% l'an pass&#233;, faisait p&#226;lir d'envie l'Europe. Le pays des glaces est aujourd'hui rattrap&#233; par son &#233;conomie qui vit &#224; cr&#233;dit et son intense activit&#233; financi&#232;re, min&#233;e par la crise mondiale. La taille du pays, seulement 300000 habitants, limite les solutions. &#034;Ce que nous avons appris (...) est qu'il n'est pas sage pour un petit pays d'essayer de jouer un r&#244;le de leader dans le domaine de la banque internationale&#034; a d&#233;clar&#233; le Premier ministre Geir Haarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;valuation de la monnaie en est le meilleur t&#233;moin, La couronne s'&#233;tablissait &#224; 230 pour un euro lundi contre 90 en janvier. Apr&#232;s avoir annonc&#233;, lundi, un vaste plan de sauvetage de l'&#233;conomie, le gouvernement islandais a d&#251; revenir mercredi sur sa d&#233;cision de maintenir sa monnaie autour de 131 couronnes pour un euro. &#034;Il est d&#233;sormais &#233;vident que ce taux ne b&#233;n&#233;ficie pas d'un soutien suffisant. La banque ne fera donc pas de nouvelle tentative &#224; cet &#233;gard pour l'instant&#034;, a fait savoir la banque centrale. Mercredi, la couronne cotait &#224; 172 pour un euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la gravit&#233; de la situation, le parlement avait vot&#233;, un peu comme en temps de guerre, des pouvoirs &#233;largis aux diff&#233;rentes instances financi&#232;res du pays. Cons&#233;quence imm&#233;diate, l'Etat a pris le contr&#244;le de la Landsbanki, la deuxi&#232;me banque du pays, puis de Glitnir. Ce jeudi, c'est Kaupthing, la premi&#232;re banque du pays, qui est pass&#233;e sous le contr&#244;le de l'Etat selon l'Autorit&#233; financi&#232;re de Reykjavik (FME). Les trois plus grandes banques du pays sont &#224; pr&#233;sent nationalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise islandaise s'internationalise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise islandaise commence &#224; d&#233;border chez ses partenaires financiers. La banque centrale de Su&#232;de (Riksbank) a annonc&#233; cette semaine qu'elle intervenait pour assurer la stabilit&#233; financi&#232;re du pays. Des propos qui ne laissent aucun doute sur les cons&#233;quences que pourrait avoir l'hypoth&#233;tique banqueroute islandaise sur ses partenaires scandinaves. La Riksbank a notamment fait savoir qu'elle pr&#234;terait cinq milliard de couronnes (517 millions d'euros) &#224; la filiale su&#233;doise de Kaupthing. &#192; Stockholm, des files d'&#233;pargnants se forment devant les agences de la filiale, mise en vente comme devrait l'&#234;tre tr&#232;s prochainement celle de Glitnir, qui a par ailleurs annonc&#233; qu'elle pourrait aussi c&#233;der sa filiale finlandaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me devient plus crucial autour de la banque en ligne IceSave. La filiale britannique des banques islandaises Landsbanki et Kaupthing Edge a gel&#233; les comptes de ses clients, entrainant une r&#233;action imm&#233;diate de Londres. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a en effet annonc&#233; qu'il engageait une action en justice contre les autorit&#233;s islandaises au nom des quelque 50 000 &#233;pargnants titulaires d'un compte chez IceSave. Reykjavik s'est empress&#233; d'apaiser la situation &#224; coup de communiqu&#233;s sur l'entente anglo-islandaise et par des discussions avec Downing Street. Depuis, le n&#233;erlandais ING Direct a annonc&#233; qu'il achetait pour plus de trois milliards de livres (3,8 milliards d'euros) de d&#233;p&#244;ts britanniques d'IceSave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande cherche &#224; pr&#233;sent &#034;de nouveaux amis&#034; selon la formule du Premier ministre, cit&#233; mercredi par le Financial Times. Econduit par les Etats-Unis, partenaire historique depuis la Guerre Froide en raison de l'importance g&#233;ostrat&#233;gique de l'Islande, Reykjavik pourrait se tourner vers... Moscou. En effet, Geir Haarde a indiqu&#233; que des n&#233;gociations allaient s'ouvrir mardi prochain avec la Russie pour un pr&#234;t indispensable &#224; l'Islande pour soutenir ses r&#233;serves de change. Le ministre russe des Finances, Alexe&#239; Koudrine, a d&#233;clar&#233; que son pays serait enclin &#224; accorder la somme d'environ 4 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement cherche &#224; rassurer mais son Premier ministre &#233;voque d&#233;j&#224; une faillite nationale. S'il n'a pas requis l'aide du Fonds mon&#233;taire international (FMI), Geir Haarde n'exclut pas d'y avoir recourt sous peu. Pour l'instant, la crise ne semble pas vraiment cr&#233;er de probl&#232;mes politiques. Le plan de sauvetage de lundi a &#233;t&#233; mont&#233; autour d'un consensus entre le gouvernement et l'opposition. La situation ne semble pas non plus cr&#233;er de remous dans la rue. L'Islande attend. Les &#233;changes boursiers sont suspendus jusqu'&#224; lundi, en raison de &#034;conditions inhabituelles&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA TRIBUNE :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise financi&#232;re peut elle aller jusqu'&#224; provoquer la faillite d'un Etat ? C'est bien le risque que court l'Islande. Confront&#233;e &#224; sa plus grave crise &#233;conomique de la p&#233;riode moderne, l'&#238;le-Etat souffre de son secteur financier en tr&#232;s grandes difficult&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mardi, on a appris que la Russie allait octroyer un pr&#234;t de 4 milliards d'euros &#224; la banque centrale d'Islande, afin de venir justement en aide au secteur financier islandais. &#034;Ce pr&#234;t va consid&#233;rablement dynamiser les r&#233;serves de changes de la banque centrale et soutenir la stabilit&#233; du taux de change de la couronne (islandaise)&#034;, explique la banque.&lt;br class='autobr' /&gt;
La couronne islandaise est en effet en chute libre. Elle a perdu 30% de sa valeur lundi, s'&#233;tablissant &#224; pr&#232;s de 230 pour un euro, avant de remonter un peu ce mardi &#224; la suite de cette annonce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la crise, le pays s'est &#233;galement dot&#233; en urgence lundi soir d'une l&#233;gislation extraordinaire destin&#233;e &#224; &#233;viter un chaos financier. L'alliance au pouvoir et les partis de l'opposition ont ainsi d'un commun accord adopt&#233; un projet de loi qui conf&#232;re &#224; l'Etat des pouvoirs &#233;tendus sur le syst&#232;me bancaire national.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une allocution &#224; la nation, le Premier ministre, Geir Haarde, a annonc&#233; que l'instance de r&#233;gulation financi&#232;re du pays aurait d&#233;sormais une autorit&#233; &#233;tendue pour imposer certaines op&#233;rations &#224; une banque, et qu'elle pourrait m&#234;me la contraindre &#224; fusionner avec une autre soci&#233;t&#233;, ou la d&#233;clarer en faillite. Bref, cet arsenal l&#233;gislatif sans pr&#233;c&#233;dent en Europe donne la possibilit&#233; &#224; l'Etat de diriger tout le syst&#232;me bancaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous &#233;tions confront&#233;s &#224; un risque r&#233;el de voir l'&#233;conomie nationale emport&#233;e dans la tourmente bancaire internationale et de finir par une faillite nationale&#034;, a-t-il &#233;galement d&#233;clar&#233; devant les d&#233;put&#233;s. &#034;La l&#233;gislation &#233;tait n&#233;cessaire pour &#233;viter une telle issue&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re mesure prise dans ce cadre l&#233;gislatif n'a d'ailleurs pas tard&#233;. D&#232;s ce mardi, l'autorit&#233; des march&#233;s annonce avoir pris le contr&#244;le de Landsbanki, la deuxi&#232;me banque du pays en terme de capitalisation. Tous les d&#233;p&#244;ts des particuliers seront garantis et les activit&#233;s domestiques de la banque seront ouverts comme d'habitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
De son c&#244;t&#233;, la premi&#232;re banque du pays Kaupthing Bank a re&#231;u un pr&#234;t de 500 millions d'euros de la part de la Banque centrale du pays nordique afin de faciliter ses op&#233;rations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, le fonds d'investissement islandais Exista a annonc&#233; la vente de sa participation (20%) d&#233;tenue dans l'assureur finlandais Sampo pour une valeur de 1,41 milliard d'euros. &#034;Au vu de la d&#233;t&#233;rioration prolong&#233;e sur les march&#233;s internationaux, il est prudent de r&#233;duire notre exposition&#034;, a indiqu&#233; dans un communiqu&#233; le PDG d'Exista Lydur Gudmundsson.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour bien comprendre la situation extr&#234;me que vit l'Islande, il faut savoir que le pays a prosp&#233;r&#233; sur un syst&#232;me financier b&#233;n&#233;ficiant d'une politique ultra-lib&#233;rale. Au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, le pays, qui est pass&#233; d'une &#233;conomie essentiellement fond&#233;e sur la p&#234;che &#224; une &#233;conomie tourn&#233;e vers la finance &#224; l'issue d'une vague de privatisations, a connu une croissance moyenne de son PIB de 4% par an, avec un pic en 2004 &#224; 7,7%, et de 4,9% l'an pass&#233;. Son secteur financier repr&#233;sente une large part de sa croissance &#233;conomique et si le secteur va mal, c'est donc toute l'&#233;conomie qui est menac&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
De quoi inqui&#233;ter vivement les investisseurs ainsi que les autorit&#233;s financi&#232;res internationales. Le Fonds mon&#233;taire international (FMI) a ainsi d&#233;p&#234;ch&#233; une &#233;quipe sur place. L'agence de notation financi&#232;re Standard and Poor's a, elle, abaiss&#233; de deux crans la note de long terme en monnaie &#233;trang&#232;re de l'Islande, la faisant passer de &#034;A-&#034; &#224; &#034;BBB&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;latribune.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande, du fait de sa petite taille et des grandes facilit&#233;s qu'elle accordait &#224; ses banques, semble avoir pris quelques semaines ou quelques jours d'avance sur les autres pays capitalistes. Son gouvernement vient en effet d'&#234;tre oblig&#233; de prendre le contr&#244;le total des banques et de demander des secours d'urgence pour que la monnaie islandaise garde quelque valeur sur le march&#233; international.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes financiers possible. Gr&#226;ce &#224; une &#171; d&#233;r&#233;gulation &#187; totale du syst&#232;me bancaire, les banques islandaises pouvaient emprunter des capitaux sur le march&#233; international sans commune mesure non seulement avec leurs fonds propres, mais m&#234;me avec la richesse r&#233;elle du pays. Au point qu'aujourd'hui la dette de l'Islande repr&#233;sente dix fois ce que tout le pays produit en un an. Et encore, dans cette &#171; production &#187; annuelle, il y a trente pour cent de revenus financiers qui ne sont plus maintenant que du vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques se servaient de ces capitaux pour financer des rachats d'entreprises &#224; l'&#233;tranger par des patrons qui &#233;taient aussi, bien &#233;videmment, les principaux actionnaires des banques en question. Les financiers islandais avaient aussi mont&#233; des banques de d&#233;tail, sp&#233;cialement en Grande-Bretagne o&#249; 300 000 d&#233;posants viennent d'&#234;tre pr&#233;venus que leurs comptes sur ces deux banques &#233;taient &#171; temporairement &#187; suspendus. La faillite des trois banques islandaises, &#224; la hauteur de leurs sp&#233;culations, risque d'entra&#238;ner tout le pays &#224; la ruine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'exemple, en petit, de ce qu'aujourd'hui les dirigeants politiques appellent les &#171; d&#233;rives du capitalisme financier &#187;. Mais ils n'ont pas toujours dit &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, une mission de trois s&#233;nateurs UMP &#233;tait revenue d'Islande en vantant &#171; le miracle &#233;conomique islandais &#187; d&#251; &#224; la d&#233;r&#233;gulation du syst&#232;me financier, &#224; l'importance des fonds de pension, &#224; la privatisation totale de tous les services, etc. Les trois voyageurs se f&#233;licitaient m&#234;me du fait que l'Islande, dont la production mat&#233;rielle est forc&#233;ment limit&#233;e, doive trente pour cent de sa richesse nationale &#224; la finance ! Le minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res fran&#231;ais, dans sa pr&#233;sentation du pays, chante m&#234;me encore &#224; ce jour les louanges de la politique financi&#232;re islandaise et de ses opportunit&#233;s&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
S'il y a un asile d'ali&#233;n&#233;s pr&#232;s de Reykjavik, on esp&#232;re qu'il a gard&#233; quelques places pour les fous dangereux qui nous gouvernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestation sur l'AusturV&#246;llur &#224; Reykjavik samedi 13 d&#233;cembre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme chaque samedi depuis maintenant deux mois (depuis le 11 octobre), c'est une foule nombreuse qui s'est rassembl&#233;e sur l'Austurv&#246;llur, devant le Parlement, par un froid glacial &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une manifestation calme et pacifique, avec une phase de silence de 17 minutes, une minute pour chaque ann&#233;e de pouvoir du Parti de l'Ind&#233;pendance (parti du Premier Ministre Geir Haarde).&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus de ces manifestations, d'autres initiatives ont lieu. Le premier D&#233;cembre, un groupe compos&#233; d'une centaine de manifestants a envahi le si&#232;ge de la Banque Centrale d'Islande, jetant des oeufs et de la peinture et demandant &#224; parler &#224; David Oddsson, Gouverneur de la Banque et ancien Premier Ministre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dernier ne s'est pas montr&#233;, tandis que la police anti-&#233;meutes repoussait les manifestants hors du b&#226;timent. Les manifestants se sont repli&#233;s sans violence en criant &#8220;David dehors !&#8221; et en promettant &#8220;Nous reviendrons !&#8220;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les islandais accusent le gouvernement et les banques d'avoir pill&#233; le pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://matierevolution.fr/IMG/jpg/ALeqM5j6UwDDsFBUlDK5_McF4eSjtS53LA.jpg' width=&#034;350&#034; height=&#034;233&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Manifestation le 31 d&#233;cembre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des centaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un h&#244;tel de Reykjavik, o&#249; ils ont interrompu la diffusion en direct d'une &#233;mission politique consacr&#233;e &#224; l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, amenant la police &#224; utiliser des gaz lacrymog&#232;nes pour les disperser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Les manifestants ont saccag&#233; notre mat&#233;riel et attaqu&#233; notre &#233;quipe technique et l&#224; je n'ai pas eu d'autre choix que d'interrompre l'&#233;mission,&#8221; a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP le directeur du programme, Sigmundur Ernir Runarsson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 300 manifestants se sont rassembl&#233;s devant l'h&#244;tel Borg dans le centre de Reykjavik pendant que le d&#233;bat annuel &#8220;Kryddsild&#8221; &#233;tait en cours, ont rapport&#233; les m&#233;dias locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les manifestants ont lanc&#233; des oeufs, br&#251;l&#233; des c&#226;bles de transmission et tir&#233; des fus&#233;es &#233;clairantes, en r&#233;clamant &#8220;Un nouveau gouvernement appropri&#233;&#8220;, selon le site d'informations en ligne, visir.is.&lt;br class='autobr' /&gt;
Environ 200 protestataires ont r&#233;ussi &#224; p&#233;n&#233;trer dans l'h&#244;tel, et la police a d&#251; faire usage de gaz lacrymog&#232;nes pour les contraindre &#224; ressortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs de la manifestation ont indiqu&#233; dans un communiqu&#233; qu'ils voulaient &#8220;montrer leur col&#232;re &#224; l'&#233;gard des hommes politiques&#8221; qui ont une part de responsabilit&#233; &#8220;dans cette situation terrible qui nous prive de nos maisons, de nos emplois et de notre avenir&#8220;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chefs de partis politiques, dont Ingibjoerg Solrun Gisladottir, la ministre des Affaires &#233;trang&#232;res et pr&#233;sidente de l'Alliance (sociale-d&#233;mocrate, membre de la coalition au pouvoir), ont eu le temps de s'exprimer mais l'&#233;mission a &#233;t&#233; stopp&#233;e &#224; mi-parcours en raison des actes de vandalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Geir Haarde du Parti de l'ind&#233;pendance (conservateur), arriv&#233; un peu en retard n'a pas r&#233;ussi &#224; p&#233;n&#233;trer dans l'immeuble, a indiqu&#233; le quotidien Morgunbladid sur son site internet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Nous avons d&#233;cid&#233; d'&#233;vacuer le b&#226;timent quand les manifestants ont insult&#233; un membre de l'&#233;quipe (de t&#233;l&#233;vision),&#8221; a d&#233;clar&#233; un officier de police &#224; la Radio nationale islandaise, ajoutant qu'un policier avait &#233;t&#233; hospitalis&#233; apr&#232;s avoir re&#231;u &#8220;une brique sur la t&#234;te&#8220;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois manifestants ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et des ambulances ont port&#233; secours &#224; une quinzaine de personnes incommod&#233;es par les gaz lacrymog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef du gouvernement Geir Haarde est soumis &#224; une forte pression, son pays de seulement 320.000 habitants &#233;tant au bord de la faillite avec la crise financi&#232;re mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but octobre, les trois plus grandes banques ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es, tandis que la couronne islandaise a perdu environ la moiti&#233; de sa valeur en un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques semaines, des milliers de personnes ont perdu leur emploi et chaque samedi le nombre des manifestants qui d&#233;filent dans le centre de Reykjavik pour r&#233;clamer son d&#233;part ne cesse d'augmenter.&lt;br class='autobr' /&gt;
La dette publique du pays devrait consid&#233;rablement augmenter, passant de 29% du Produit int&#233;rieur brut (PIB) &#224; la fin 2007 &#224; plus de 100% fin 2009, selon des pr&#233;visions officielles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant la crise, l'&#238;le de l'Atlantique nord &#233;tait l'un des Etats les plus riches de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JANVIER 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de manifestants ont r&#233;clam&#233; samedi la d&#233;mission imm&#233;diate du gouvernement islandais, dans la tourmente de la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre, Geir Haarde, qui souffre d'une tumeur &#224; l'oesophage, a souhait&#233; vendredi la tenue d'&#233;lections anticip&#233;es le 9 mai prochain et indiqu&#233; qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat. Mais les 6.000 manifestants rassembl&#233;s samedi devant l'Althing, le Parlement national, ne veulent pas attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Assez de la r&#233;publique banani&#232;re. Le peu d'informations que nous avons eu sur ce qui est fait pour am&#233;liorer la situation est ridicule&#8220;, a dit Astridur Halldorsdottir, une &#233;tudiante venue manifester avec un drapeau islandais marqu&#233; du mot &#8220;A vendre&#8220;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis octobre, des rassemblements se tiennent chaque samedi dans Reykjavik. Selon les estimations de la police, jamais la foule n'avait &#233;t&#233; aussi nombreuse depuis le d&#233;but du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande, qui comptait encore parmi les pays les plus riches de la plan&#232;te en 2007, a sombr&#233; en octobre, victime de la crise mondiale du cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa devise, la couronne, s'est effondr&#233;e, entra&#238;nant une inflation &#224; deux chiffres dans un pays qui importe une tr&#232;s large partie de ses biens de consommation ; son syst&#232;me financier a implos&#233; ; le ch&#244;mage devrait atteindre 7,8% cette ann&#233;e et poursuivre sa progression l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter la banqueroute, ce petit pays de 320.000 habitants a d&#251; n&#233;gocier un plan d'aide de 10 milliards de dollars con&#231;u par le Fonds mon&#233;taire international et suspendre les transactions sur sa devise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Comment est-il possible de rester chez soi et de ne pas manifester contre l'abus de pouvoir caract&#233;ris&#233; dont notre nation a &#233;t&#233; victime&#8220;, dit Sigrun Bragadottir, une enseignante rencontr&#233;e samedi dans la foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;L'avidit&#233; d&#233;cha&#238;n&#233;e a &#233;chapp&#233; &#224; tout contr&#244;le, la corruption est extr&#234;me. Je veux que quelqu'un pr&#233;sente enfin des excuses et assume une part de responsabilit&#233;&#8220;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi, Geir Haarde a expliqu&#233; &#224; la radio nationale qu'il n'avait pas d&#233;missionn&#233; en raison de la popularit&#233; en chute libre de sa coalition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de samedi s'est d&#233;roul&#233;e dans le calme. Dans la nuit de mercredi &#224; jeudi, un pr&#233;c&#233;dent rassemblement avait mal tourn&#233; et les forces de l'ordre avaient d&#251; recourir &#224; des gaz lacrymog&#232;nes contre la foule pour la premi&#232;re fois depuis 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Express, 24 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Islande, &#171; le navire national &#187;prend l'eau, au moment m&#234;me o&#249; le pouvoir est d&#233;stabilis&#233;. La coalition gouvernementale - qui r&#233;unit le Parti de l'ind&#233;pendance et les sociaux-d&#233;mocrates - est physiquement malade. Vendredi, le Premier ministre Geir Haarde a annonc&#233; qu'il souffrait d'une tumeur &#224; l'&#339;sophage. R&#233;cemment, les Islandais avaient appris que le leader des sociaux-d&#233;mocrates, la ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Ingibj&#246;rg Solrun Gisladottir, &#233;tait atteinte d'une tumeur au cerveau&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis l'effondrement de son syst&#232;me bancaire, le 6 octobre, ce petit pays de 313 000 habitants est en &#233;tat de choc. Stup&#233;faits de voir leurs responsables politiques tomber malades les uns apr&#232;s les autres, les Islandais, qui ne cessaient d'appeler au changement depuis trois mois, sont partag&#233;s entre surprise et compassion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce samedi, un rassemblement est pr&#233;vu &#224; 15 heures, comme chaque week-end depuis seize semaines. Dans ce pays tr&#232;s respectueux de l'ordre, de m&#233;moire d'Islandais, on n'a jamais protest&#233; de fa&#231;on muscl&#233;e. Sauf en 1949, lors des discussions sur l'entr&#233;e dans l'Otan. Mais mardi, les manifestants s'en sont pris pour la premi&#232;re fois au b&#226;timent du Parlement. Des gardes du corps ont fait leur apparition. Du jamais-vu dans la vie politique islandaise. &#171; Je me suis toujours consid&#233;r&#233; comme pacifiste, mais cette fois j'enrage &#187;, gronde un manifestant, p&#232;re de famille et nouveau ch&#244;meur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant une vingtaine d'ann&#233;es, les Islandais ont pu se compter parmi les citoyens les plus riches du monde. Aujourd'hui, la couronne a perdu 50 % de sa valeur, et sur cette &#238;le o&#249; l'on importe quasiment tout, l'inflation a fait un bond de plus de 18 %, pr&#233;cipitant les Islandais dans la rue. &#171; On nous fait vivre une humiliation nationale, dit une m&#232;re de famille. Il faut retrouver notre honneur, changer de gouvernement. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bains chauds. En annon&#231;ant sa maladie, le Premier ministre Geir Haarde a convenu que des &#233;lections anticip&#233;es pourraient &#234;tre organis&#233;es en mai. Les jeux sont ouverts. Discr&#233;dit&#233;es, les deux formations au pouvoir n'en finissent plus de chuter dans les sondages. D'apr&#232;s l'institut MMR, le gouvernement n'est plus soutenu que par 24 % des Islandais (lire ci-contre). &#171; C'est peut-&#234;tre la fin de la premi&#232;re r&#233;publique d'Islande, estime Torfi Tulinius, professeur de litt&#233;rature &#224; l'universit&#233;. Beaucoup appellent &#224; une nouvelle constitution. Les Islandais se sont rarement autant passionn&#233;s pour la politique. &#187;&#171; R&#233;unions de citoyens &#187; apr&#232;s le travail, cr&#233;ation en ligne d'un &#171; gouvernement d'urgence des femmes &#187;, discussions sans fin dans les heitt bad, les bains chauds o&#249; l'on a coutume de se d&#233;tendre plusieurs fois par semaine dans une eau &#224; 40 degr&#233;s&#8230; Dans les caf&#233;s, les restaurants,la kreppa - la crise - est sur toutes les l&#232;vres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La bonne nouvelle, c'est qu'avec toute cette mobilisation, de nouvelles t&#234;tes vont forc&#233;ment &#233;merger &#187;, souligne une femme pasteur. Les premiers visages &#224; avoir totalement disparu de la vie publique sont ceux des banquiers qui ont men&#233; le pays &#224; la faillite. Ici, on les appelait les &#171; nouveaux Vikings &#187;, soit une quinzaine d'entrepreneurs devenus en quelques ann&#233;es les stars de la finance locale. &#171; Ce mot est devenu une insulte &#187;, lance une manifestante.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2001, quand le gouvernement avait choisi de privatiser ses banques, cette poign&#233;e d'entrepreneurs s'&#233;tait partag&#233; le g&#226;teau. &#171; Certains &#233;taient directement li&#233;s au Parti de l'ind&#233;pendance, mari&#233; avec une ministre ou tellement proches du pouvoir d'une mani&#232;re ou d'une autre qu'on peut dire qu'il existait entre eux des rapports incestueux &#187;, commente Egill Helgason, animateur du talk-show politique le plus regard&#233; dans l'&#238;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; App&#233;tit &#187;. Ces hommes d'affaires ont multipli&#233; les investissements &#224; l'&#233;tranger, allant jusqu'&#224; engager dix fois le PIB de l'&#238;le. Dans les rues de Reykjav&#237;k, les noms des banques incrimin&#233;es s'&#233;talent &#224; longueur de fa&#231;ades. &#171; Les Vikings sont all&#233;s au bout de leur app&#233;tit d&#233;lirant sans jamais rencontrer de limites, commente une jeune m&#232;re qui travaille &#224; l'universit&#233;. Notre classe politique les a laiss&#233; faire. C'est pour cela qu'il faut changer de syst&#232;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre islandais Geir Haarde a annonc&#233; aujourd'hui la d&#233;mission imm&#233;diate de son gouvernement, cons&#233;quence de la crise &#233;conomique qui secoue le pays depuis quatre mois. Le parti de l'Ind&#233;pendance, formation de centre-droit du Premier ministre, partageait le pouvoir avec le parti social-d&#233;mocrate depuis mai 2007.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'annonce de la d&#233;mission du gouvernement, faite au cours d'une conf&#233;rence de presse, intervient quelques jours apr&#232;s la d&#233;cision d'organiser des &#233;lections anticip&#233;es en mai au lieu de 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous la pression de la population qui multiplie les manifestations, Geir Haarde avait annonc&#233; vendredi la tenue d'&#233;lections anticip&#233;es le 9 mai et avait en outre d&#233;voil&#233; qu'il ne se repr&#233;senterait pas pour des raisons de sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cela n'a pas suffi &#224; calmer les esprits. 5.000 personnes &#233;taient encore dans la rue samedi pour r&#233;clamer une d&#233;mission imm&#233;diate du gouvernement. Le m&#234;me jour, un sondage montrait que la cote de popularit&#233; de la coalition &#233;tait au plus bas au profit du parti Gauche-Verts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le chef du gouvernement s'&#233;tait entretenu tout le week-end avec la dirigeante du parti social-d&#233;mocrate et ministre des Affaires &#233;trang&#232;res Ingibjorg Solrun Gisladottir, pour discuter de l'avenir de cette coalition. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Islande, petite &#238;le de 320.000 habitants non membre de l'Union europ&#233;enne, qui avait bas&#233; sa prosp&#233;rit&#233; sur un secteur bancaire hypertrophi&#233;, a vu son &#233;conomie terrass&#233;e par la crise internationale &#224; l'automne.&lt;br class='autobr' /&gt;
En octobre, le gouvernement a &#233;t&#233; contraint de prendre le contr&#244;le &#224; la h&#226;te des trois premi&#232;res banques du pays, &#224; court de liquidit&#233;s, suscitant la col&#232;re des habitants dont nombre d'entre eux ont perdu leur emploi et ont vu leurs &#233;conomies partir en fum&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
(Source AFP)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iceland devastated by global crisis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tue, 27 Jan 2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
Demonstrations of anger bring down government&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Per-&#197;ke Westerlund, R&#228;ttvisepartiet Socialisterna (CWI Sweden)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A few days of demonstrations, including protesters throwing eggs being met by riot police with teargas, have been enough to force a new election in Iceland. The mass protests in what is, to date, the worst hit country in the global economic crisis, have been referred to as a revolution &#8211; a 'fleece', 'facebook', or 'saucepan' revolution. Among those who have come onto the streets, there are discussions about the need for a new political force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Monday 26 January, the government handed in its resignation. This was clearly an attempt to defuse the protest movement. So was the proposal from resigning pm Haarde of a &#034;national unity government&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is only three months ago, in early October, that Iceland went from being the fifth richest country in the world &#8211; based on GDP per capita &#8211; to experiencing the worst crisis of all countries, so far. The super-indebted Icelandic banks were nationalised in an attempt to limit the crisis. Today, 70 per cent of all companies and 40 per cent of households are technically bankrupt. GDP is expected to drop 10 per cent this year. Unemployment increased from six to nine per cent in December alone, inflation is close to 20 per cent, while interest rates are 18 per cent. The currency, the Icelandic krona, is hardly exchangeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Widespread hatred&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is a widespread hatred against the bankers who orchestrated the crisis and their friends, the politicians. While the top bankers seem to have left the country, however, the politicians remained in power. This changed last week.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From Tuesday, 20 January, when parliament restarted after the holidays, daily protests were organised. The main slogan was &#034;incompetent government&#034; and the demand was for new elections. Most people brought cooking pans and other improvised objects to drum on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last Wednesday, the protest took place outside a meeting held by the Social Democratic Alliance, a junior partner in the coalition government, demanding that the SDA resign. Later the same night, protesters surrounded the limousine of Prime Minister Geir Haarde, knocking on the car roof and throwing eggs and drink cans. Riot police were used to defend Haarde, who is also leader of the Independence Party. At that stage, he still ruled out any elections before those scheduled for two years' time in 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In protests late at night on Thursday, stones were thrown at the police, with two policemen injured. The police used teargas and pepper spray and 20 people were arrested in the first major attack on a demonstration since 1949, when Icelanders demonstrated against NATO membership. It has been reported that the government of Iceland, which has only a handful of soldiers, was considering calling in Norwegian forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Icelandic website, Ice News, quoted one of the protesters :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;No one has resigned and no one has been fired. They are hard at work at getting what little is left here back into the hands of those who crashed our economy to begin with.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8221;The people here are afraid and at the mercy of ruthless criminals that have feathered their nests not only in our government, but also in the businesses and banks. These banks were given to them through a fake privatisation in 2005, they have literally done nothing but spend money since ; now it&#180;s all gone, and you want to give them more ?&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The protester referred to the demand of the demonstrators that money promised from the IMF and governments should not be paid out to the present government. In total, ten billion US dollars has been promised in &#034;rescue packages&#034;. The IMF deal includes severe demands for budget cuts and high interest rates, both measures that will deepen the crisis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;New elections&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Friday, Prime Minister Haarde suddenly declared new elections for 9 May. At the same press conference, he announced his resignation as leader of the Independence Party, revealing that he has cancer. Already, the leader of the Social Democratic Party, Foreign Minister Ingibjorg Solrun Gisladottir, is being treated for cancer. The following day, Minister of Commerce, Bjorgvin Sigurdsson, resigned at the same time as he sacked the boss of the state authority responsible for financial supervision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These announcements, however, did not break the momentum of the protests. On Saturday, over 6,000 people gathered, demanding the government resign immediately.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;We will not allow more crap. The government must go. We've had enough of them controlling everything, just taking care of themselves and not caring at all for the people&#034;, said one of the speakers, Jakobina Olafsd&#243;ttir, to great cheers from the crowd. The Swedish daily, Dagens Nyheter, continued its report : &#034;She and others in Iceland want to see a new society, without the cronyism and corruption they believe is prevalent and without the for so long so mighty Independence Party.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same article continues : &#034;Different protest movements have mushroomed. With the help of Facebook&#034;. [Ninety six per cent of 20-29 year-olds are on Facebook.] &#034;They quickly gather thousands of supporters and can easily call meetings. Now, there are discussions between the different movements to form a common manifesto for a new society.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In opinion polls the opposition Left-Green Party has doubled since the last election two years ago, to 32.6 per cent. The two governing parties have lost a combined 22 per cent. The Independence Party's ratings have fallen to 22.1 per cent and the Social Democratic Alliance to 19.2 per cent. A previous partner of the Independence Party, the Progressive Party, has also increased in opposition, from 11.7 to 16.8 per cent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is a clear indication that people are looking for a more radical alternative. The Left-Green Party are seen as the most anti-capitalist party, previously profiling themselves mostly on environmental issues. For example, the party advocates nationalisation of all natural resources. The Left-Greens also stand for re-negotiations on the IMF deal and for Iceland to leave NATO. Opinion in favour of joining the European Union, which surged when the currency collapsed last year, has already started to dwindle. Today, 38 per cent want to join, compared to over 50 per cent in October. Many have understood that foreign aid will not come without strings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revolution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The mass demonstrations in Iceland, like recent protests in other European countries, show the willingness of people to try and take control over their own lives. They no longer trust politicians or capitalists. At the demonstrations in Reykjavik, the boss of the Central Bank, David Oddsson, a previous prime minister, has been compared to Adolf Hitler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is clear that the protesters have had enough and that they are representative of the generally-held feelings in Iceland. This has given rise to a lot of discussion about whether what is happening is a revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The word &#8216;revolution' might sound a bit of an overstatement, but given the calm temperament that usually prevails in Icelandic politics, the unfolding events represent, at the very least, a revolution in political activism&#034;, Icelander Eirkur Bergmann wrote in the British paper, The Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another recent visitor to Iceland, London School of Economics professor Robert Wade, commented, &#034;The situation is very tense and very unstable&#034;. He compared the situation with other sometimes-violent street demonstrations in Bulgaria, Hungary, Latvia, Lithuania and Greece over the last month.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A third commentator, Fredrik Erixon of the Brussels-based European Centre for International Political Economy, said the situation was reminiscent of &#034;the French Revolution of 1789&#034;, rather than that of 1968. The anger is certainly there, but capitalist Iceland is far different from feudal France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The lesson from mass movements in other countries in recent years is that unpopular regimes can be overthrown. But to alter the economic and political conditions in society the working class and its allies need their own party with a programme for socialist change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Iceland there will be a concerted campaign from national and global capital to submit to the IMF conditions, including economic blackmail. Any government that is not prepared to challenge the capitalists who have caused the crisis will come under enormous pressure to make huge cuts in living standards for working people. This is the case even if a Left-Green government is established, or a government of &#034;experts&#034;, as some of the protesters have proposed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers and youth in Iceland have already drawn important conclusions. New experiences will force them to look hard for alternatives. Transforming the situation in Iceland would need a fully socialist programme of nationalisation of all major parts of the economy, under democratic workers' control and management. The crisis has shown that bankers, capitalists and today's top politicians are not wanted ; democratically elected organisations of workers, youth, pensioners could run society without them. The beginnings of a movement against capitalism in Iceland must be welcomed and encouraged by workers and activists internationally. This is just the first indication of what is to come as more and more countries fall into recession and mass revolt begins to develop.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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