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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Qu'est-ce que la conscience ?</title>
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		<dc:date>2010-03-28T08:02:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



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&lt;p&gt;QUELQUES CITATIONS REMARQUABLES SUR LA CONSCIENCE AU PLAN SCIENTIFIQUE, PHILOSOPHIQUE, SOCIAL ET POLITIQUE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Ce qui &#233;l&#232;ve l'homme par rapport &#224; l'animal, c'est la conscience qu'il a d'&#234;tre un animal... Du fait qu'il sait qu'il est un animal, il cesse de l'&#234;tre. (...) C'est par la m&#233;diation du travail que la conscience vient &#224; soi-m&#234;me.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt; Friedrich Hegel &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'inconscience est une phase r&#233;guli&#232;re et in&#233;vitable des processus qui constituent notre activit&#233; psychique ; tout acte psychique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://matierevolution.fr/spip.php?rubrique169" rel="directory"&gt;La conscience&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;QUELQUES CITATIONS REMARQUABLES SUR LA CONSCIENCE AU PLAN SCIENTIFIQUE, PHILOSOPHIQUE, SOCIAL ET POLITIQUE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Ce qui &#233;l&#232;ve l'homme par rapport &#224; l'animal, c'est la conscience qu'il a d'&#234;tre un animal... Du fait qu'il sait qu'il est un animal, il cesse de l'&#234;tre. (...) C'est par la m&#233;diation du travail que la conscience vient &#224; soi-m&#234;me.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Friedrich Hegel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'inconscience est une phase r&#233;guli&#232;re et in&#233;vitable des processus qui constituent notre activit&#233; psychique ; tout acte psychique commence en tant qu'acte inconscient, qu'il peut soit le demeurer, soit se d&#233;velopper jusqu'&#224; la conscience.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sigmund Freud&lt;/strong&gt; - dans &#034;M&#233;tapsychologies&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La conscience est la cons&#233;quence du renoncement aux pulsions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Sigmund Freud &lt;/strong&gt; - dans &#034;Malaise dans la civilisation&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Un troisi&#232;me d&#233;menti sera inflig&#233; &#224; la m&#233;galomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas ma&#238;tre de sa propre maison, qu'il en est r&#233;duit &#224; se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sigmund Freud&lt;/strong&gt; - dans &#034;Introduction &#224; la psychanalyse&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'imagerie c&#233;r&#233;brale fonctionnelle, qui utilise actuellement de nombreuses techniques compl&#233;mentaires, permet d'observer avec une r&#233;solution spatiale et une pr&#233;cision temporelle parfois tr&#232;s fines, un cerveau &#171; en action &#187;. Gr&#226;ce &#224; elle, il devient donc enfin possible de mettre en images notre inconscient cognitif ainsi que notre conscience. (&#8230;) Nous sommes maintenant pr&#234;ts &#224; aborder la question (&#8230;) : Freud avait-il raison ? Sa d&#233;finition de l'inconscient se superpose-t-elle ais&#233;ment avec celle qui est formul&#233;e aujourd'hui par les neurosciences ?&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lionel Naccache - dans &#171; Le nouvel inconscient &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Ce n'est pas la conscience des hommes qui d&#233;termine leur &#234;tre ; c'est inversement leur &#234;tre social qui d&#233;termine leur conscience.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La production des id&#233;es, des repr&#233;sentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement m&#234;l&#233;e &#224; l'activit&#233; mat&#233;rielle et au commerce mat&#233;riel des hommes : elle est le langage de la vie r&#233;elle.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt; - dans &#034;L'id&#233;ologie allemande&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'homme est la nature prenant conscience d'elle-m&#234;me.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Elis&#233;e Reclus&lt;/strong&gt; - dans &#034;M&#233;moires d'un r&#233;volutionnaire&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La conscience est un accident fortuit de l'&#233;volution.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stephen Jay Gould&lt;/strong&gt; - dans &#171; Le sourire du flamant rose &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Ne fais jamais rien contre ta conscience, m&#234;me si l'Etat te le demande.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Albert Einstein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Nous ne nous pr&#233;sentons pas au monde en doctrinaires avec de nouveaux principes : voil&#224; la v&#233;rit&#233;, mettez-vous &#224; genoux ! Nous d&#233;veloppons pour le monde des principes nouveaux que nous tirons des principes du monde. Nous ne lui disons pas : renonce &#224; tes luttes, ce sont des b&#234;tises, et nous te ferons entendre la vraie devise du combat. Nous ne faisons que montrer au monde pourquoi il lutte en r&#233;alit&#233;, et la conscience est une chose qu'il doit acqu&#233;rir, quand m&#234;me il s'y refuserait.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Marx&lt;/strong&gt; - lettre &#224; Ruge, septembre 1843&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;A un certain stade de l'&#233;volution des forces productives, on voit surgir des forces de production et des moyens de commerce qui, dans les conditions existantes, ne font que causer des d&#233;sastres. Autre cons&#233;quence : une classe fait son apparition d'o&#249; &#233;mane la conscience de la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;volution en profondeur, la conscience communiste (...) Pour produire massivement cette conscience communiste, aussi bien que pour faire triompher la cause elle-m&#234;me, il faut une transformation qui touche la masse des hommes ; laquelle ne peut s'op&#233;rer que dans un mouvement pratique, dans une r&#233;volution. Par cons&#233;quent, la r&#233;volution est n&#233;cessaire non seulement parce qu'il n'est pas d'autre moyen pour renverser la classe dominante, mais encore parce que c'est seulement dans une r&#233;volution que la classe r&#233;volutionnaire r&#233;ussira &#224; se d&#233;barrasser de toute l'ancienne fange et &#224; devenir ainsi capable de donner &#224; la soci&#233;t&#233; de nouveaux fondements.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt; - dans &#034;Ludwig Feuerbach&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La co&#239;ncidence du changement des circonstances et de l'activit&#233; humaine ou auto-changement ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e et comprise rationnellement qu'en tant que pratique r&#233;volutionnaire.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt; - dans &#171; Th&#232;ses sur Ludwig Feuerbach &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Les pens&#233;es de la classe dominante sont aussi, &#224; toutes les &#233;poques, les pens&#233;es dominantes, autrement dit, la classe qui est la puissance mat&#233;rielle dominante de la soci&#233;t&#233; est aussi la puissance dominante spirituelle. La classe qui dispose des moyens de la production mat&#233;rielle dispose, du m&#234;me coup, des moyens de la production intellectuelle, si bien que, l'un dans l'autre, les pens&#233;es de ceux &#224; qui sont refus&#233;s les moyens de la production intellectuelle sont soumises du m&#234;me coup &#224; cette classe dominante. Les pens&#233;es dominantes ne sont pas autre chose que l'expression id&#233;ale des rapports mat&#233;riels dominants ; elles sont ces rapports mat&#233;riels dominants saisis sous forme d'id&#233;es, donc l'expression des rapports qui font d'une classe la classe dominante ; autrement dit, ce sont les id&#233;es de sa domination. Les individus qui constituent la classe dominante poss&#232;dent, entre autres choses, &#233;galement une conscience (...), pour autant qu'ils dominent en tant que classe et d&#233;terminent une &#233;poque historique dans toute son ampleur, il va de soi que ces individus dominent dans tous les sens et qu'ils ont une position dominante, entre autres comme &#234;tres pensants, comme producteurs d'id&#233;es, qu'ils r&#232;glent la production et la distribution des pens&#233;es de leur &#233;poque (...). L'existence d'id&#233;es r&#233;volutionnaires suppose d&#233;j&#224; l'existence d'une classe r&#233;volutionnaire.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt; - dans l'&#171; Id&#233;ologie allemande &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Il n'est pas de classe de la soci&#233;t&#233; bourgeoise qui puisse jouer ce r&#244;le r&#233;volutionnaire, &#224; moins de faire na&#238;tre en elle-m&#234;me et dans la masse un &#233;l&#233;ment d'enthousiasme, o&#249; elle fraternise et se confonde avec la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral, s'identifie avec elle et soit ressentie et reconnue comme le repr&#233;sentant g&#233;n&#233;ral de cette soci&#233;t&#233;, un &#233;l&#233;ment o&#249; ses pr&#233;tentions et ses droits soient en r&#233;alit&#233; les droits et les pr&#233;tentions de la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me, o&#249; elle soit r&#233;ellement la t&#234;te sociale et le c&#339;ur social. Ce n'est qu'au nom des droits g&#233;n&#233;raux de la soci&#233;t&#233; qu'une classe particuli&#232;re peut revendiquer la supr&#233;matie g&#233;n&#233;rale. Pour emporter d'assaut cette position &#233;mancipatrice et s'assurer l'exploitation politique de toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233; dans l'int&#233;r&#234;t de sa propre sph&#232;re, l'&#233;nergie r&#233;volutionnaire et la conscience de sa propre force ne suffisent pas. Pour que la r&#233;volution d'un peuple et l'&#233;mancipation d'une classe particuli&#232;re de la soci&#233;t&#233; bourgeoise co&#239;ncident, pour qu'une classe repr&#233;sente toute la soci&#233;t&#233;, il faut, au contraire, que tous les vices de la soci&#233;t&#233; soient concentr&#233;s dans une autre classe, qu'une classe d&#233;termin&#233;e soit la classe du scandale g&#233;n&#233;ral, la personnification de la barri&#232;re g&#233;n&#233;rale ; il faut qu'une sph&#232;re sociale particuli&#232;re passe pour le crime notoire de toute la soci&#233;t&#233;, si bien qu'en s'&#233;mancipant de cette sph&#232;re on r&#233;alise l'&#233;mancipation g&#233;n&#233;rale. Pour qu'une classe soit par excellence la classe de l'&#233;mancipation, il faut inversement qu'une autre classe soit ouvertement la classe de l'asservissement. (...) Voici notre r&#233;ponse. Il faut former une classe avec des cha&#238;nes radicales, une classe de la soci&#233;t&#233; bourgeoise qui ne soit pas une classe de la soci&#233;t&#233; bourgeoise, une classe qui soit la dissolution de toutes les classes, une sph&#232;re qui ait un caract&#232;re universel par ses souffrances universelles et ne revendique pas de droit particulier, parce qu'on ne lui a pas fait de tort particulier, mais un tort en soi, une sph&#232;re qui ne puisse plus s'en rapporter &#224; un titre historique, mais simplement au titre humain, une sph&#232;re qui ne soit pas en une opposition particuli&#232;re avec les cons&#233;quences, mais en une opposition g&#233;n&#233;rale avec toutes les suppositions du syst&#232;me politique allemand, une sph&#232;re enfin qui ne puisse s'&#233;manciper, sans s'&#233;manciper de toutes les autres sph&#232;res de la soci&#233;t&#233; et sans, par cons&#233;quent, les &#233;manciper toutes, qui soit, en un mot, la perte compl&#232;te de l'homme, et ne puisse donc se reconqu&#233;rir elle-m&#234;me que par le regain complet de l'homme. La d&#233;composition de la soci&#233;t&#233; en tant que classe particuli&#232;re, c'est le prol&#233;tariat.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Marx&lt;/strong&gt; - dans &#171; Contribution &#224; la critique de la philosophie du droit de Hegel &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;C'est par le prol&#233;tariat que l'absolutisme doit &#234;tre renvers&#233; en Russie. Mais le prol&#233;tariat a besoin pour cela d'un haut degr&#233; d'&#233;ducation politique, de conscience de classe et d'organisation. Toutes ces conditions il ne peut se les procurer dans des brochures et des feuilles volantes ; elles ne lui viendront que de l'&#233;cole politique vivante, de la lutte, au cours de la R&#233;volution en marche. (&#8230;) Le soudain soul&#232;vement g&#233;n&#233;ral du prol&#233;tariat en janvier, sous la forte impulsion des &#233;v&#233;nements de Saint-P&#233;tersbourg &#233;tait, dans son action vers le dehors, un acte politique de d&#233;claration de guerre r&#233;volutionnaire &#224; l'absolutisme. Mais cette premi&#232;re action g&#233;n&#233;rale directe de classe n'en eut qu'un plus puissant contrecoup vers l'int&#233;rieur, en &#233;veillant pour la premi&#232;re fois, comme par une secousse &#233;lectrique, le sentiment et la conscience de classe chez des millions et des millions d'hommes.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rosa Luxemburg&lt;/strong&gt; - dans &#034;Gr&#232;ve de masses, partis, syndicats&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Il ne peut y avoir de r&#233;volution que l&#224; o&#249; il y a conscience.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Jaur&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Une des erreurs les plus grandes et les plus dangereuses que commettent les communistes (comme, d'ailleurs, les r&#233;volutionnaires en g&#233;n&#233;ral qui ont men&#233; &#224; bien le d&#233;but d'une grande r&#233;volution), c'est de se figurer que la r&#233;volution peut &#234;tre accomplie par les mains des seuls r&#233;volutionnaires. Or, pour assurer le succ&#232;s de toute action r&#233;volutionnaire s&#233;rieuse, il faut comprendre et savoir appliquer pratiquement l'id&#233;e que les r&#233;volutionnaires ne peuvent jouer un r&#244;le que comme avant&#8209;garde de la classe r&#233;ellement avanc&#233;e et viable. L'avant&#8209;garde ne remplit sa mission que lorsqu'elle sait ne pas se d&#233;tacher de la masse qu'elle dirige, lorsqu'elle sait v&#233;ritablement faire progresser toute la masse. Sans l'alliance avec les non&#8209;communistes dans les domaines d'activit&#233; les plus divers, il ne saurait &#234;tre question d'aucun succ&#232;s en mati&#232;re de construction de la soci&#233;t&#233; communiste.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine - dans &#034;Le mat&#233;rialisme militant&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;A mes yeux, citoyens, l'id&#233;e de la lutte de classes, le principe de la lutte de classes, est form&#233; de trois &#233;l&#233;ments, de trois id&#233;es. D'abord, et &#224; la racine m&#234;me, il y a une constatation de fait, c'est que le syst&#232;me capitaliste, le syst&#232;me de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, divise les hommes en deux cat&#233;gories, divise les int&#233;r&#234;ts en deux vastes groupes, n&#233;cessairement et violemment oppos&#233;s. Il y a, d'un c&#244;t&#233;, ceux qui d&#233;tiennent les moyens de production et qui peuvent ainsi faire la loi aux autres, mais il y a de l'autre c&#244;t&#233; ceux qui, n'ayant, ne poss&#233;dant que leur force-travail et ne pouvant l'utiliser que par les moyens de production d&#233;tenus pr&#233;cis&#233;ment par la classe capitaliste, sont &#224; la discr&#233;tion de cette classe capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les deux classes, entre les deux groupes d'int&#233;r&#234;ts, c'est une lutte incessante du salari&#233;, qui veut &#233;lever son salaire et du capitaliste qui veut le r&#233;duire ; du salari&#233; qui veut affirmer sa libert&#233; et du capitaliste qui veut le tenir dans la d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc le premier &#233;l&#233;ment de la lutte de classes. La condition de fait qui le fonde, qui le d&#233;termine, c'est le syst&#232;me de la propri&#233;t&#233; capitaliste, de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Et remarquez-le bien : comme ici il s'agit des moyens de travailler et, par cons&#233;quent, des moyens de vivre, il s'agit de ce qu'il y a pour les hommes d'essentiel, de fondamental, il s'agit de la vie priv&#233;e, de la vie de tous les jours. Et, par cons&#233;quent, un conflit qui a, pour principe, la division d'une soci&#233;t&#233; en poss&#233;dants et en non-poss&#233;dants n'est pas superficiel ; il va jusqu'aux racines m&#234;mes de la vie.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Jaur&#232;s&lt;/strong&gt; - dans &#034;La lutte de classes&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Ce qui caract&#233;rise toute r&#233;volution, c'est que la conscience des masses &#233;volue vite : des couches sociales toujours nouvelles acqui&#232;rent de l'exp&#233;rience, passent au crible leurs opinions de la veille, les rejettent pour en adopter d'autres, &#233;cartent les vieux chefs et en prennent de nouveaux, vont de l'avant, et ainsi de suite.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trotsky&lt;/strong&gt; - dans &#034;L'av&#232;nement du bolchevisme&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sigmund Freud
&lt;p&gt;&#034;Le moi et le &#231;a&#034; (extraits) :&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les recherches pathologiques ont, d'une fa&#231;on trop exclusive, orient&#233; notre attention vers ce qui est refoul&#233;. Nous voudrions conna&#238;tre un peu mieux le Moi, depuis que nous savons qu'il peut, lui aussi, &#234;tre inconscient, au sens propre du mot. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous avons eu pour seul point de rep&#232;re, dans nos recherches, la qualit&#233; consciente ou inconsciente des &#233;l&#233;ments psychiques. Mais nous avons fini par nous rendre compte que c'&#233;tait l&#224; une qualit&#233; aux significations multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, tout notre savoir est toujours li&#233; &#224; la conscience. Nous ne pouvons conna&#238;tre l'inconscient lui-m&#234;me qu'en le rendant conscient. Mais, halte-l&#224; : comment cela est-il possible ? Que signifie : &#171; rendre quelque chose cons&#173;cient ? &#187; Comment s'y prend-on pour obtenir ce r&#233;sultat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons d&#233;j&#224; &#224; quel point de d&#233;part nous devons nous attacher pour r&#233;pondre &#224; ces questions. La conscience, avons-nous dit, forme la surface de l'appareil psychique ; autrement dit, nous voyons dans la conscience une fonction que nous attribuons &#224; un syst&#232;me qui, au point de vue spatial, est le plus proche du monde ext&#233;rieur. Cette proximit&#233; spatiale doit &#234;tre entendue non seulement au sens fonctionnel, mais aussi au sens anatomique 2. Aussi nos recherches doivent-elles, &#224; leur tour, prendre pour point de d&#233;part cette surface qui correspond aux perceptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont conscientes en principe toutes les perceptions qui viennent de l'ext&#233;rieur (perceptions sensibles) ; et sont &#233;galement conscients ce que nous appelons sensations et sentiments qui viennent du dedans. Mais que dire de ces processus internes que nous r&#233;unissons sous le nom l&#226;che et impr&#233;cis de &#171; processus intellectuels &#187; ? Devons-nous les concevoir comme des d&#233;place&#173;ments de l'&#233;nergie psychique qui, se produisant &#224; l'int&#233;rieur de l'appareil psychique et empruntant les trajets qui m&#232;nent &#224; l'action, parviennent &#224; la surface o&#249; se forme la conscience ? Ou bien est-ce la conscience qui se dirige vers eux, pour s'y associer et s'y combiner ? Nous ferons remarquer qu'on se trouve ici en pr&#233;sence de l'une des difficult&#233;s auxquelles on se heurte lors&#173;qu'on prend trop au s&#233;rieux la repr&#233;sentation spatiale, topique des faits psychiques. Les deux &#233;ventualit&#233;s sont &#233;galement difficiles &#224; concevoir ; il doit y en avoir une troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais d&#233;j&#224; formul&#233; ailleurs 3 l'opinion d'apr&#232;s laquelle la diff&#233;rence r&#233;elle entre une repr&#233;sentation inconsciente et une repr&#233;sentation pr&#233;con&#173;sciente (id&#233;e) consisterait en ce que celle-l&#224; se rapporte &#224; des mat&#233;riaux qui restent inconnus, tandis que celle-ci (la pr&#233;consciente) serait associ&#233;e &#224; une repr&#233;&#173;sentation verbale. Premi&#232;re tentative de caract&#233;riser l'inconscient et le pr&#233;&#173;conscient autrement que par leurs rapports avec la conscience. A la ques&#173;tion : &#171; Comment quelque chose devient-il conscient ? on peut substituer avec avan&#173;tage celle-ci : &#171; comment quelque chose devient-il pr&#233;conscient ? &#187; R&#233;ponse : gr&#226;ce &#224; l'association avec les repr&#233;sentations verbales correspon&#173;dantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces repr&#233;sentations verbales sont des traces mn&#233;miques : elles furent jadis des perceptions et peuvent, comme toutes les traces mn&#233;miques, redevenir conscientes. Avant que nous abordions l'analyse de leur nature, une hypoth&#232;se s'impose &#224; notre esprit : ne peut devenir conscient que ce qui a d&#233;j&#224; exist&#233; &#224; l'&#233;tat de perception consciente ; et, en dehors des sentiments, tout ce qui, prove&#173;nant du dedans, veut devenir conscient, doit chercher &#224; se transformer en une perception ext&#233;rieure, transformation qui n'est possible qu'&#224; la faveur des traces mn&#233;miques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces traces mn&#233;miques, nous les imaginons enferm&#233;es dans des syst&#232;mes, en contact imm&#233;diat avec le syst&#232;me perception-conscience, en sorte que leurs charges psychiques peuvent facilement se propager aux &#233;l&#233;ments de ce dernier. Et, &#224; ce propos, on pense aussit&#244;t aux hallucinations et au fait que le souvenir m&#234;me le plus vif se laisse encore distinguer aussi bien de l'halluci&#173;nation que de la perception ext&#233;rieure, et on en a trouv&#233; sans peine l'expli&#173;cation dans le fait que lors de la reviviscence d'un souvenir, la charge psy&#173;chique ne quitte pas le syst&#232;me dont le souvenir fait partie, tandis que dans le cas d'une perception, la charge ne se propage pas seulement de la trace mn&#233;mique au syst&#232;me perception-conscience, mais s'y transporte tout enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les traces verbales proviennent principalement des perceptions acousti&#173;ques, lesquelles repr&#233;sentent ainsi comme une r&#233;serve sp&#233;ciale d'&#233;l&#233;ments sensibles &#224; l'usage du pr&#233;conscient. Quant aux &#233;l&#233;ments visuels des repr&#233;sen&#173;tations verbales, on peut les n&#233;gliger, comme &#233;tant de nature secondaire, acquis par la lecture ; et nous en dirons autant des images motrices des mots qui, sauf chez les sourds-muets, jouent un r&#244;le de simples signes auxiliaires. &#192; proprement parler, le mot prononc&#233; n'est que la trace mn&#233;mique du mot entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de nous l'id&#233;e de rabaisser, par amour de la simplification, l'impor&#173;tance des restes mn&#233;miques d'ordre optique ou de nier que des processus intellectuels ne puissent devenir conscients gr&#226;ce au retour aux restes visuels. Nous convenons m&#234;me que chez beaucoup de personnes c'est surtout &#224; la faveur de la visualisation que la pens&#233;e devient consciente. Or, l'&#233;tude des r&#234;ves et des fantaisies pr&#233;conscientes, d'apr&#232;s les observations de J. Varen&#173;donck, est de nature &#224; nous donner une id&#233;e assez exacte de cette pens&#233;e visuelle, en nous montrant que ce sont surtout les mat&#233;riaux concrets des id&#233;es qui, dans la pens&#233;e visuelle, deviennent conscients, tandis que les relations, qui caract&#233;risent plus particuli&#232;rement les id&#233;es, ne se pr&#234;tent pas &#224; une expression visuelle. Les images constituent donc un moyen tr&#232;s imparfait de rendre la pens&#233;e consciente, et l'on peut dire que la pens&#233;e visuelle se rappro&#173;che davantage des processus inconscients que la pens&#233;e verbale et est plus ancienne que celle-ci, tant au point de vue phylog&#233;nique qu'ontog&#233;nique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, pour en revenir &#224; notre sujet, telle est la voie qui conduit de l'incon&#173;scient au pr&#233;conscient, la question : &#171; Comment pouvons-nous amener &#224; la (pr&#233;) conscience des &#233;l&#233;ments refoul&#233;s ? &#187; re&#231;oit la r&#233;ponse suivante : &#171; En r&#233;tablissant par le travail analytique ces membres interm&#233;diaires pr&#233;conscients que sont les souvenirs verbaux &#187;. C'est ainsi que la conscience reste &#224; sa place, de m&#234;me que l'inconscient n'a pas besoin de quitter la sienne pour aller rejoindre la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les rapports existant entre la perception ext&#233;rieure et le Moi sont patents et &#233;vidents, ceux qui rattachent la perception interne au Moi exigent un examen sp&#233;cial. A leur sujet, on est tent&#233; de se demander si on est vraiment en droit de rattacher toute la conscience au seul syst&#232;me superficiel &#171; percep&#173;tion-conscience &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perception interne fournit des sensations en rapport avec des processus se d&#233;roulant dans les couches les plus diverses, voire les plus profondes, de l'appareil psychique. Ces sensations sont peu connues, celles de plaisir et de d&#233;plaisir pouvant &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme leur meilleur mod&#232;le. Elles sont plus primitives, plus &#233;l&#233;mentaires que celles provenant de l'ext&#233;rieur et peu&#173;vent se produire m&#234;me dans des &#233;tats troubles de la conscience. J'ai insist&#233; ailleurs sur leur grande importance &#233;conomique et sur les raisons m&#233;ta&#173;psy&#173;chologiques de celle-ci. Ces sensations sont multiloculaires comme les per&#173;cep&#173;tions ext&#233;rieures, elles peuvent venir simultan&#233;ment des points les plus diff&#233;rents et poss&#233;der des qualit&#233;s oppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sensations agr&#233;ables n'ont en elles-m&#234;mes aucun caract&#232;re de con&#173;trainte ou d'insistance, tandis que les sensations d&#233;sagr&#233;ables poss&#232;dent ce caract&#232;re au plus haut degr&#233;. Elles tendent &#224; imposer des modifications, elles cherchent &#224; se d&#233;charger par tous les moyens, et c'est pourquoi nous disons que le d&#233;plaisir est caract&#233;ris&#233; par une augmentation, le plaisir par une dimi&#173;nution de la charge &#233;nerg&#233;tique. Si ce qui est &#233;prouv&#233; comme d&#233;plaisir ou plaisir forme, dans la succession des faits psychiques, quelque chose qui, tant au point de vue quantitatif que qualitatif, diff&#232;re de ces sensations elles-m&#234;mes, nous voudrions savoir si ce quelque chose peut devenir conscient sur place ou s'il doit, pour devenir conscient, parvenir au syst&#232;me C (conscience).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience clinique parle en faveur de cette derni&#232;re &#233;ventualit&#233;. Elle montre que ce &#171; quelque chose &#187; se comporte comme une vell&#233;it&#233; refoul&#233;e. Cette vell&#233;it&#233; peut chercher &#224; se manifester en d&#233;ployant des forces motrices, sans que le Moi s'aper&#231;oive de la contrainte qu'il subit. Pour devenir con&#173;sciente, sous la forme d'une sensation p&#233;nible ou d&#233;sagr&#233;able, cette vell&#233;it&#233; doit, dans la contrainte qu'elle exerce, se heurter &#224; une r&#233;sistance, &#224; des obstacles qui s'opposent &#224; sa r&#233;action de d&#233;charge. De m&#234;me que les tensions produites par les besoins, la douleur, ce cha&#238;non interm&#233;diaire entre la per&#173;ception interne et la perception externe, qui se comporte comme une percep&#173;tion interne, alors m&#234;me qu'elle a sa source dans le monde ext&#233;rieur, peut &#233;galement rester inconsciente. Il est donc exact de dire que m&#234;me des senti&#173;ments et des sensations, pour devenir conscients, doivent parvenir au syst&#232;me C. Si le chemin est barr&#233;, ils ne sont pas &#233;prouv&#233;s en tant que sentiments et sen&#173;sa&#173;tions, bien que le &#171; quelque chose &#187; qui leur correspond demeure inva&#173;riable dans le d&#233;roulement de l'excitation. Par abr&#233;viation, et d'une fa&#231;on qui n'est pas tout &#224; fait correcte, nous parlons alors de sensations incon&#173;scien&#173;tes et nous insistons sur leur analogie avec les repr&#233;sentations inconscientes, ce qui n'est pas tout &#224; fait justifi&#233;. La diff&#233;rence entre les unes et les autres consiste notamment en ce que, pour amener &#224; la conscience une repr&#233;sen&#173;tation incon&#173;sciente, il faut cr&#233;er un certain nombre d'anneaux, d'&#233;tapes interm&#233;&#173;diaires, tandis que les sensations se propagent directement. Et d'autres termes : la distinction entre le conscient et le pr&#233;conscient ne se pose pas pour les sensa&#173;tions : une sensation est ou consciente ou inconsciente, mais jamais pr&#233;con&#173;sciente. Alors m&#234;me qu'une sensation est associ&#233;e &#224; des repr&#233;sentations verba&#173;les, elle devient consciente, non gr&#226;ce &#224; ces repr&#233;sentations, mais directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voil&#224; tout &#224; fait fix&#233;s sur le r&#244;le des repr&#233;sentations verbales. Par leur interm&#233;diaire, les processus intellectuels internes deviennent des percep&#173;tions. On dirait qu'elles ne sont l&#224; que pour servir de preuve &#224; la proposition : toute connaissance provient de la perception externe. Lorsque la pens&#233;e est en &#233;tat de surcharge, les id&#233;es sont r&#233;ellement per&#231;ues comme venant du dehors et, pour cette raison, consid&#233;r&#233;es comme vraies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir ainsi &#233;lucid&#233; les rapports existant entre la perception externe, la perception interne et le syst&#232;me superficiel &#171; perception-conscience &#187;, nous pouvons essayer de donner une forme plus achev&#233;e &#224; notre repr&#233;sentation du Moi. Nous le voyons se former &#224; partir du syst&#232;me P (perception), qui en constitue comme le noyau, et comprendre d'abord le pr&#233;conscient qui s'appuie sur les traces mn&#233;miques. Nous savons cependant que le Moi est &#233;galement inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que nous aurions tout profit &#224; suivre les suggestions d'un auteur qui, pour des motifs personnels, voudrait nous persuader, sans y r&#233;ussir, qu'il n'a rien &#224; voir avec la science rigoureuse et &#233;lev&#233;e. Cet auteur n'est autre que C. Groddeck, qui ne se lasse pas de r&#233;p&#233;ter que ce que nous appelons notre Moi se comporte dans la vie d'une fa&#231;on toute passive, que nous sommes, pour nous servir de son expression, v&#233;cus par des forces inconnues, &#233;chappant &#224; notre ma&#238;trise 4. Nous avons tous &#233;prouv&#233; des impressions de ce genre, bien que nous n'en ayons pas toujours subi l'influence au point de devenir inac&#173;cessibles &#224; toute autre impression, et nous n'h&#233;sitons pas &#224; accorder &#224; la mani&#232;re de voir de Groddeck la place qui lui revient dans la science. Je pro&#173;pose d'en tenir compte en appelant Moi l'entit&#233; qui a son point de d&#233;part dans le syst&#232;me P et qui est, en premier lieu, pr&#233;conscient, et en r&#233;servant la d&#233;nomination &#199;a (Es) &#224; tous les autres &#233;l&#233;ments psychiques dans lesquels le moi se prolonge en se comportant d'une mani&#232;re inconsciente 5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne tarderons pas &#224; voir dans quelle mesure cette conception peut nous &#234;tre utile pour la description et la compr&#233;hension des faits qui nous int&#233;ressent. Un individu se compose ainsi pour nous d'un &#199;a psychique, in&#173;connu et inconscient, auquel se superpose le Moi superficiel, &#233;manant du syst&#232;me P comme d'un noyau. Pour donner de ces rapports une repr&#233;sentation pour ainsi dire graphique, nous dirons que le Moi ne recouvre le &#199;a que par sa surface form&#233;e par le syst&#232;me P, &#224; peu pr&#232;s comme le disque germinal recou&#173;vre l'&#339;uf. Il n'existe pas entre le Moi et le &#199;a de s&#233;paration tranch&#233;e, surtout dans la partie inf&#233;rieure de celui-l&#224;, o&#249; ils tendent &#224; se confondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est refoul&#233; se confond &#233;galement avec le &#199;a, dont il n'est qu'une partie. C'est par l'interm&#233;diaire du &#199;a que les &#233;l&#233;ments refoul&#233;s peu&#173;vent communiquer avec le Moi dont ils sont nettement s&#233;par&#233;s par les r&#233;sis&#173;tances qui s'opposent &#224; leur apparition &#224; la surface. Nous voyons aussit&#244;t que presque toutes les distinctions que nous venons de d&#233;crire, en suivant les suggestions de la pathologie, ne se rapportent qu'aux couches superficielles, les seules que nous connaissions de l'appareil psychique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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