English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > Mali : IBK est élu mais le peuple malien n’a pas eu le choix d’un des (...)

Mali : IBK est élu mais le peuple malien n’a pas eu le choix d’un des siens

mardi 13 août 2013, par Robert Paris

Mali : IBK est élu mais le peuple malien n’a pas eu le choix d’un des siens

IBK a été élu président et succède à Traore, qui lui-même a succédé à Sanogo, à ATT et à Moussa Traore. Elections ou pas, coup d’état ou pas, le pouvoir n’a jamais appartenu au peuple malien mais aux chefs militaires et aux classes dirigeantes et cela va continuer. L’élection a concerné les politiciens mais pas le peuple malien et les vrais choix n’en font pas partie.

N’étaient pas en jeu dans l’élection les questions fondamentales : qui va payer les frais de la guerre, qui va payer la reconstruction, comment va-t-on faire revenir les populations du nord, comment reconstruire la confiance au sein des peuples du nord, comment empêcher que les classes dirigeantes reconstituent leurs détournements de toutes les richesses du pays, qui va donner emploi, salaire, logement, enseignement et santé, etc, etc…

Même au plan politique, rien n’est réglé par l’élection. La question touarègue : pas réglée. La question du terrorisme : pas réglée. La question de l’islamisme : pas réglée. La question des dissensions au sein de l’armée malienne : pas réglée. La question des dépendances entre hommes politiques et hommes d’affaire avec les affaires de corruption : pas réglée.

Ce n’est pas les discours blabla de cet ancien dirigeant politique, l’un des responsables de la catastrophe actuelle, qui risquaient de les régler…

La révolte des populations, au nord comme au sud, n’est pas davantage réglée, tout au plus retardée.

Le seul changement est l’occupation militaire de longue durée par l’armée française et les armées étrangères sous l’égide de l’ONU qui ne sont en rien une garantie de paix et de bien-être comme l’ont montré des pays occupés par l’ONU et les armées étrangères, voir le Centrafrique ou le Congo-Zaïre…

L’élection du président a été le cadet des soucis du peuple du nord Mali et très peu passionnée au sud Mali. La population a d’autres sujets de préoccupation.

Ce sont les classes dirigeantes et les profiteurs, nationaux comme étrangers, qui étaient intéressés à l’élection et qui sont contents. Le fait qu’IBK ait été rallié par 22 candidats du premier tour montre bien qu’on a affaire à une opposition de pure forme, comme avec ATT et que les choses ne risquaient pas de changer dans une telle élection.

Pour que ça change au Mali, il faut que la politique soit aux mains des couches populaires et pas de l’alliance entre politiciens, affairistes et chefs militaires !

Ce sont toujours les mêmes qui vont profiter de l’or, des pierres précieuses, des affaires, du coton, du pétrole, du gaz, de l’uranium et toujours les mêmes qui vont profiter du chômage, de la surexploitation, de la misère et du mépris du pouvoir...

Le changement ne viendra que de la révolution sociale, pas d’une passation de pouvoir bien huilée entre profiteurs !

C’est au peuple travailleur de mener la politique et de donner ses solutions.

C’est au peuple travailleur de dicter ses choix et pas dans une élection bourgeoise : par la force !

Il faut que la révolution unisse tous les opprimés, jeunes, femmes, ouvriers, paysans et nomades, de toutes origines, de toutes ethnies, de toutes régions.... Là est l’avenir ! Et aucun des intérêts des profiteurs, ni maliens ni étrangers, ne doit être respecté religieusement !!!

6 Messages de forum

  • Le régime malien est devenu le royaume IBK avec un caractère de dictature familiale marquée. Député, président de la commission défense de l’Assemblée Nationale, l’influence du fils du président ne se limite pas qu’au sein de l’hémicycle. Régulièrement le Sphinx rapporte ses frasques. Il aurait son mot à dire dans toutes les grandes décisions engageant l’Etat, tous domaines confondus. Encore un roitelet quia oublié la leçon des rois précédents démis par le peuple !!!

    Répondre à ce message

  • Karim Keita Alias Katio, fils du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, s’est payé un immeuble dans un quartier chic de Dubaï. Montant de la transaction : 4,5 milliards de Fcfa. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des frasques du fils du président !

    Répondre à ce message

  • Après l’Assemblée, les services publics, la ‘’Karimcologie’’ contrôle désormais la hiérarchie militaire...

    Répondre à ce message

  • Tandis que les magistrats maliens reprennent le chemin des tribunaux depuis lundi 13 février, les enseignants du nord du pays ont eux entamé un mouvement de grève le même jour, pour réclamer des primes de risque face au terrorisme islamiste et au banditisme.

    Le mouvement de grève des enseignants du nord du Mali concerne les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudeni. Ce n’est pas le premier, puisqu’ils avaient déjà cessé le travail lors de la rentrée scolaire et lors des examens le mois dernier.

    Ce nouveau mouvement de grève illimité porte les mêmes revendications : l’intégration d’enseignants contractuels dans la fonction publique, l’indemnisation des enseignants restés dans le Nord pendant l’occupation jihadiste en 2012, et surtout l’augmentation de la prime de zone, spécifique aux régions du Nord, actuellement fixée à 15 000 FCFA.

    Répondre à ce message

  • 37% de votants, c’est tout ce que récolte l’élection présidentielle malienne au premier tour !!!Et c’est toujours aussi antidémocratique !!!

    Répondre à ce message

  • Bamako a connu, vendredi 10 juillet, sa journée la plus tendue depuis près d’un an, lors d’une nouvelle manifestation contre le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a dégénéré, avec au moins un mort et 20 blessés et des attaques d’édifices publics, dont l’Assemblée nationale.

    Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, le chef de l’Etat a annoncé l’ouverture d’une « enquête » pour établir « le bilan et les circonstances exactes des pertes humaines et matérielles ». Il a avancé qu’il entendait « assurer la sécurité des biens, des citoyens et des Institutions », et ce « sans faiblesse aucune », tout en affirmant sa « volonté de poursuivre le dialogue » et « d’apaiser la situation ».

    Il s’agissait de la troisième grande manifestation organisée en moins de deux mois par la coalition du Mouvement du 5 juin, formée de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile, qui conteste le président Keïta, au pouvoir depuis 2013.

    Cette contestation, emmenée par l’imam Mahmoud Dicko, réputé très influent, fait craindre aux partenaires du Mali une aggravation de l’instabilité d’un pays déjà confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes, auxquelles se mêlent depuis cinq ans des violences intercommunautaires. D’autant plus que, depuis 2015, le Burkina Faso et le Niger voisins sont en proie aux mêmes phénomènes.

    Les deux chaînes de la télévision publique malienne ORTM ne diffusaient plus, vendredi après-midi. Les causes de cette interruption n’étaient pas connues dans l’immédiat, mais elle s’est produite après que des manifestants, à l’issue du rassemblement, se sont dirigés vers le siège de la radio et de la télévision publiques, dont ils ont occupé la cour, selon des journalistes de l’AFP.

    D’autres protestataires bloquaient deux des trois ponts de la ville, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des manifestants ont érigé des barricades sur un de ces ponts, alors que des voitures étaient contraintes de dévier de la circulation, selon les mêmes sources. Des incendies sporadiques se sont déclarés en différents endroits où des pneus ont été brûlés.

    Si la colère couve depuis des années, elle s’est cristallisée ces derniers mois à la faveur du couvre-feu exigé par les mesures sanitaires contre le Covid-19, et des élections législatives de mars et avril, dont les résultats sont contestés. De nombreuses irrégularités ont été dénoncées dans les régions où des proches du pouvoir ont été élus. En guerre depuis 2012, le Mali affronte une économie en berne, une crise des financements scolaires, une extrême pauvreté persistante et une recrudescence des violences dans le centre et le nord du pays, où les exactions des groupes djihadistes font des milliers de victimes.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0