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Les exactions terroristes de Boko Haram au Nigeria : un excellent prétexte pour les attaques des classes dirigeantes nigérianes et impérialistes

samedi 5 juillet 2014, par Robert Paris

Boko Haram, force armée fasciste sous couvert de religion

Travailleurs du pétrole

Grève générale

Les exactions terroristes de Boko Haram au Nigeria : un excellent prétexte pour les attaques des classes dirigeantes nigérianes et impérialistes

A lire la presse, on pourrait penser que tout ce que la planète compte de puissances, d’Etats, de services de sécurité est mobilisé pour dénoncer et mener la lutte contre les terroristes qui enlèvent 200 lycéennes au Nigeria, les torturent, les esclavagisent ou les tuent, en prétendant agir au nom de l’Islam ! Rassurez-vous, si les lycéennes n’ont toujours pas été retrouvées, ce n’est pas à cause de la totale incompétence des services de sécurité mondiaux mais parce qu’ils ne sont nullement mobilisés par cette affaire. Au contraire même, ils comptent bien la laisser traîner pour s’en servir, comme on va le voir….

Non seulement les lycéennes enlevées le 14 avril 2014 n’ont pas été retrouvées, même si on a prétendu les avoir une fois localisées, mais d’autres lycéennes ont été enlevées et des populations tuées, blessées, martyrisées, sans aucune intervention des forces de l’ordre, une fois encore prévenues à l’avance et inutilement. A noter également que jamais les chefs d’Etat, qui ont fait semblant de s’émouvoir, n’ont noté cette absence de la police et de l’armée aux côtés des populations et n’ont critiqué l’Etat du Nigeria. Vous avez dit bizarre…

Tout d’abord, il faut rappeler que les forces de l’ordre du Nigeria, qui sont restées totalement inactives lors du rapt, avaient été prévenues plusieurs heures avant l’attaque et qu’elles n’ont rien fait. Elles sont bien connues pour ne jamais intervenir quand les populations sont menacées par ce groupe terroriste. Là encore, ne vous inquiétez pas : ce n’est pas un manque de moyens. L’armée du Nigeria est une des plus fortes d’Afrique et le pays un des plus actifs sur le plan économique, même si la région concernée est déshéritée et laissée à l’abandon (on verra dans la suite que cela a un lien avec la montée fasciste-terroriste). Le sous-sol est riche en ressources naturelles parmi lesquelles le pétrole et le gaz constituent la principale source de revenu du pays. Le pays est le premier producteur d’or noir d’Afrique. Le Nigeria produit également un certain nombre de métaux (étain, fer, plomb, zinc…) ainsi que du charbon. Mais la richesse est monopolisée par des classes dirigeantes du sud du pays et le nord est laissé à l’abandon. L’essentiel des revenus tirés de l’exploitation du pays le quittent chaque année pour être stockés à l’étranger. Les riches du Nigeria paient extrêmement peu d’impôts par rapport aux bénéfices énormes réalisés. Leur fortune est quasi exclusivement investie hors du pays… Le niveau de vie moyen est, au Nigeria, dans la moyenne des pays d’Afrique alors que le PIB du Nigeria en fait l’un des pays les plus riches du continent.

Mais, surtout, il convient de rappeler qu’il y a un lien entre ce groupe terroriste et les classes dirigeantes locales, celles de l’Etat de Borno (l’Etat car le Nigeria est une fédération de 36 Etats). Ce sont des riches hommes d’affaire du Borno, richissimes bien que dans un Etat extrêmement pauvre, qui ont financé et aidé la bande de terroristes de Boko Haram.

Le chef de cet Etat, le sultan de Borno, Alhaji Umar Garbai lui-même, est dans le coup. Or, il est actuellement le chef attitré des Etats musulmans du Nigeria (le « National Hajj Commission of Nigeria ») ! Les attaques terroristes de Boko Haram, qui se sont poursuivies avec d’autres meurtres massifs dans la même région et d’autres enlèvements de jeunes filles, ne visent pas seulement à terroriser les populations mais à déstabiliser l’équilibre du pouvoir.

Quant au chef de l’Etat de la fédération du Nigeria, Goodluck Jonathan, il évite tout simplement de parler de Boko Haram et même de l’affaire des lycéennes ! Il s’occupe de tout sauf de cela…

Une fois encore, l’apparition et le développement d’un groupe fasciste n’est pas indépendante de la crise économique, sociale et politique de la domination des classes dirigeantes. C’est en 2002 que le mouvement intégriste musulman « Boko Haram » est née à Maiduguri, dans l’Etat du Borno. Tout est parti de groupes de jeunes un peu violents, dirigés par Mohamed Yusuf, et développant une démagogie anti-occidentale, dénonçant la culture occidentale, les élites et les mœurs occidentales. Le mouvement refuse l’éducation occidentale : « Boko Haram » signifie que lire des livres est pêché. Preuve du caractère purement démagogique de l’idéologie du mouvement : Yusuf roule en Mercédès, utilise des téléphones portables, lance des activités commerciales comme une compagnie de motos-taxis. Et surtout, la secte qui dénonçait les élites, les corrompus et les profiteurs est devenue leur auxiliaire, une force supplétive dans les affrontements sociaux et politiques comme dans les campagnes électorales. En 2006, Mohamed Yusuf fait l’objet d’une enquête pour activités supposées illégales, mais l’instruction est abandonnée. Il est arrêté à plusieurs reprises, notamment le 13 novembre 2008, pour « rassemblements illégaux » et « troubles à l’ordre public », mais relaxé sur décision de la cour.

Lorsque Yusuf est devenu un prédicateur musulman important de Maiduguri, le sénateur Ali Modu Sheriff s’est lié à Yusuf pour se faire élire sénateur de Borno. Après la mort de Yusuf en 2009, son successeur Abubakar Shekau se manifeste sur YouTube, pourtant un symbole médiatique occidental. Cette bande disciplinée et organisée s’est mise à travailler avec des politiciens du nord du Nigeria.

Le 26 juillet 2009, une nouvelle série de violences débute après une attaque simultanée des islamistes dans quatre États du nord du Nigeria (Bauchi, Borno, Yobe et Kano). Le gros des combats oppose les troupes gouvernementales aux membres de l’organisation à Maiduguri et dure cinq jours (l’armée n’est intervenue qu’au bout du quatrième jour après avoir constaté l’inefficacité de la police ; ainsi les combats contre l’armée n’ont pas duré plus d’une journée ; ce sont ceux contre la police qui ont duré cinq jours). Après l’échec de leur insurrection, d’août 2009 à août 2010, et l’assassinat de sont leader, de nombreux membres de Boko Haram se sont enfuis au Niger et au Tchad, la secte reste discrète et se réorganise en secret à Maiduguri, dans la région de la forêt de Sambisa. En septembre, elle refait surface de façon spectaculaire en prenant d’assaut la prison de Bauchi réussissant à libérer 700 prisonniers dont 150 adeptes.

L’organisation salafiste et terroriste Boko Haram est devenue une force reconnue et crainte dans tout le Nigeria en août 2011 quand le mouvement a lancé une action terroriste dans la capitale de la fédération du Nigeria, Lagos.

Noël 2010 est l’occasion d’intensifier la lutte contre les chrétiens, attaques, incendies et assassinats ciblés font plusieurs dizaines de morts, notamment un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingts victimes. Depuis, le caractère anti-chrétien du mouvement a été largement développé : attaques de villages chrétiens, d’églises et d’écoles chrétiennes avec enlèvements et assassinats. Les deux principales religions sont le christianisme et l’islam, réparties à part presque égales de la population totale. Le Nord du pays est à majorité musulmane tandis que le Sud est à majorité chrétienne.

La volonté affichée du gouvernement à partir de juillet 2011 de négocier avec Boko Haram n’empêche pas celle-ci de poursuivre la lutte armée et de revendiquer l’attentat kamikaze contre la représentation des Nations unies à Abuja le 26 août 2011 au cours duquel 18 personnes trouvent la mort.

Les nombreuses attaques de Boko Haram, essentiellement dans le nord du Nigeria et contre des chrétiens, ont fait plus de 1000 morts depuis la mi-2009.

Si le mouvement Boko Haram a pu aisément recruter, c’est grâce à l’existence de masses petites bourgeoises révoltées du nord du pays qui ne bénéficient d’aucun développement et voient leur avenir bouché et c’est aussi grâce à l’aide financière des bourgeoisies du nord du Nigeria qui veulent obtenir une part plus grande des profits pétroliers réalisés au sud et une part plus grande du pouvoir politique fédéral.

Le Nigeria est aujourd’hui, et de loin, le pays le plus peuplé d’Afrique avec une population évaluée à plus de 100 millions d’habitants sur un territoire qui couvre un peu moins du double de surface que la France. Situé sur le Golfe de Guinée, sur la côte ouest de l’Afrique, il a échappé, contrairement à la plupart de ses voisins, au morcellement résultant des rivalités entre empires coloniaux, et cela essentiellement parce que pendant plus d’un siècle il fut le territoire privé d’une puissante compagnie britannique, la Royal Niger Company, plus connue aujourd’hui sous le nom d’Unilever. Les classes dirigeantes ont cependant morcelé ce pays en petits morceaux confiés chacun à des chefs ethniques et religieux et des féodaux bourgeois divers. L’arriération actuelle de la bourgeoisie mondiale est tout entière dans cette construction étatique et sociale du Nigeria. La bourgeoisie actuelle n’a plus rien de progressiste. Elle ne vit que de multiplication des oppressions et des oppresseurs....

Mais, au-delà de ces particularités locales, essentiellement il faut que la situation du Nigeria nous éclaire : plus les classes dirigeantes vont être aux abois, dans n’importe quel coin du monde, plus elles vont lancer leurs chiens enragés, affoler les populations et les jeter les unes contre les autres pour éradiquer les risques de révolution sociale par des guerres civiles fratricides qui n’auront rien de spontané. La classe ouvrière est une très grande force au Nigeria et c’est bien ce que craint le régime au moment où, du fait de la crise mondiale, l’Etat et les classes dirigeantes sont appauvries et affaiblies. Les travailleurs ont maintes fois montré leur force dans ce pays, par exemple lors des deux mois de grève générale de 1994 contre la dictature d’Abiola. Ce sont les travailleurs qui peuvent offrir une autre perspective que les bains de sang que préparent les classes dirigeantes !

Les classes dirigeantes vivent sur une tonne d’or (notamment grâce et l’exploitation du pétrole) et c’est le deuxième pays le plus riche de l’Afrique et, en même temps, l’un des plus pauvres. Seul son produit intérieur brut (PIB) par habitant le situe dans la moyenne africaine, mais il reste largement en dessous du niveau d’avant l’indépendance. Environ deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue (1 $ par jour), contre 43 % en 1985.

Mais cette pauvreté signifie aussi pour les classes dirigeantes un risque social énorme car les travailleurs peuvent être les premiers d’Afrique à lancer la lutte révolutionnaire pour le pouvoir. C’est cela qui pousse ces classes dirigeantes à créer un dérivatif violent ethnique et religieux.

Il n’y a qu’une alternative : socialisme ou barbarie et la situation nécessite qu’une issue soit trouvée de manière urgente ! Quand on est face à un chacal qui a faim (et les classes dirigeantes nigérianes sont toujours prêtes à en croquer), c’est ou lui ou vous... Assez écouté les faiseurs d’arrangements, de "solutions" négociées. Les travailleurs doivent absolument se défaire de cette classe dirigeante. C’est une question de vie ou de mort. Et ils ne pourront que déclencher la révolution socialiste à l’échelle du continent tout entier. Ce sera certainement dur mais c’est la seule perspective viable...

18 Messages de forum

  • Les classes dirigeantes nigérianes, de longue date divisées, le sont bien plus encore depuis que la crise a réduit leurs revenus et leur clientèle et fragilisé la faible couche moyenne, petite bourgeoise. En même temps que le tissus social s’est dégradé, les classes dirigeantes ont préféré investir l’essentiel de leurs revenus à l’extérieur du pays, se créer des fortunes dans des coffres à l’étranger, et contribuer ainsi à paupériser le Nigeria dont sortait en même temps de plus en plus de richesses minières, pétrolières et gazières. La division nord/sud, recouvrant celle entre musulmans et chrétiens, qui est surtout une division entre région sans ressources minières et région pétrolière, recouvre aussi la division entre région éloignée du pouvoir et région détenue par le pouvoir d’Etat. Le pétrole, étant dans le sud, dans le delta du Niger, il est aux mains des classes dirigeantes du sud depuis des décennies. Le pouvoir politique, depuis 1999, est censé être dirigé par une rotation du pouvoir entre classes dirigeantes nordistes et sudistes et la richesse nationale aussi est censée être partagée (le « partage du gâteau » est la thèse nationale ou plutôt le mensonge officiel). La réalité est tout autre. Dans les Etats du nord Nigeria, comme Borno, Adama ou Yobe, c’est la misère, le sous-développement, le chômage, et les niveaux de la santé et de l’éducation sont parmi les plus bas d’Afrique malgré cette grande richesse nationale. La quasi-totalité des programmes de développement du nord sont à l’arrêt. Rien d’étonnant : richesse et pouvoir sont au sud ! En fait, c’est depuis 1999 que la dictature militaire directe a été abandonnée et que les élections sont censées gérer l’alternance au pouvoir. Mais, depuis 1999, c’est essentiellement les classes dirigeantes sudistes qui ont monopolisé le pouvoir sur la fédération du Nigeria, avec seulement un court intermède d’un président nordiste, Umaru Yar’Adira, mort prématurément et remplacé par un président sudiste jusqu’à aujourd’hui. Le président actuel, Goodluck Jonathan, n’envisage nullement de céder le pouvoir à un nordiste et le soutien des classes dirigeantes sudistes à Boko Haram est l’un des moyens envisagés par les sudistes pour le déstabiliser en démontrant qu’il n’assure nullement la sécurité des chrétiens du nord.

    Boko Haram mise sur l’affrontement interreligieux pout gagner les Etats du nord Nigeria et il peut aussi tenter de gagner ainsi un soutien dans le pays yoruba (sud-ouest du pays) à majorité musulmane. Il sert ainsi à la fois ses intérêts, sa démagogie et les intérêts des classes dirigeantes nordistes qui veulent trouver moyen de remettre en question la domination sudiste.

    Le président sudiste Goodluck Jonathan a non seulement démontré son incapacité de combattre Boko Haram mais s’est gardé de paraître s’occuper de cette affaire. Il avait promis de se rendre sur place, à Chibok, le village de Borno où les jeunes filles de 12 à 17 ans avaient été enlevées en masse par la secte salafiste mais il ne l’a pas fait. Il lui avait déjà fallu plus d’un mois pour se décider à faire une déclaration publique sur ce thème. Il avait alors menacé de publier la liste des bourgeois qui financent Boko Haram mais ses calculs politiciens l’ont arrêté au niveau des intentions car il ne veut pas se mettre à dos des intérêts sudistes puissants.

    Ce n’est pas un défaut de puissance de l’armée nigériane face à Boko Haram ni une incapacité de faire la guerre. Quand elle l’a voulu, l’armée nigériane a écrasé des mouvements populaires, avec une violence invraisemblable, allant jusqu’à raser des villages entiers, sous le prétexte que des insurgés y étaient réfugiés. C’est 800 morts que l’armée a fait ainsi le 26 juillet 2009 quand l’insurrection a soulevé les Etats du nord contre l’armée. Par contre, cette même armée s’est refusée à intervenir pour sauver la population de Jos, dans le centre du pays, attaquée violemment par Boko Haram. Elle n’a pas levé le petit doigt quand plus de 200 élèves du secondaire qui se rendaient aux examens dans l’Etat du Borno ont été exécutés par Boko Haram. Cette armée est l’une des plus puissantes du continent africain et elle a servi dans nombre de conflits comme, dans les années 1990, au Liberia et au Sierra Leone.

    C’est sur l’inégalité entre nord et sud, sur les sentiments de frustration de la population du nord que se fonde Boko Haram qui, le 2 janvier 2012, proclame un ultimatum enjoignant aux Nigérians originaires du sud, aux Chrétiens, de quitter tous les Etats du Nord Nigeria, sinon ils seront exécutés et le mouvement a commencé à passer des menaces aux actes jour après jour…

    Boko Haram s’est mise au service de ces classes dirigeantes nordistes en éliminant les leaders nordistes gênants comme le 29 décembre 2010 à Maiduguri la candidat au poste de gouverneur du parti au pouvoir dans l’Etat de Borno.

    En soutenant ou en laissant agir Boko Haram, les dirigeants des Etats du nord mettent la pression sur les classes dirigeantes du sud pour qu’elles lâchent Goodluck Jonathan, qu’elles abandonnent le pouvoir pour revenir à l’alternance et qu’elles mettent en place un « partage du gâteau ».

    Mais, plus fondamentalement, il s’agit d’une manière de terroriser aussi les travailleurs du sud car Boko Haram menace aussi les Etats du sud d’actions terroristes et d’affaiblir ainsi une classe ouvrière nombreuse et combative et les classes dirigeantes du sud ne sont pas fâchées de casser le moral des travailleurs dans une période où la crise économique mondiale nécessite d’avoir une classe ouvrière plus affaiblie, plus divisée, plus terrorisée.

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  • Au Nigeria, l’armée a annoncé samedi 5 juillet avoir tué cinquante-trois insurgés islamistes et perdu six hommes dans des affrontements en représailles à une attaque à Damboa, dans le Nord-Est, une région prise pour cible quasi quotidiennement par Boko Haram.

    Les islamistes ont commencé par lancer une attaque contre une caserne et le commissariat de police de cette ville de l’Etat de Borno vendredi soir, ce qui a entraîné une riposte de l’armée, a expliqué le général Chris Olukolade, porte-parole des armées nigérianes. Son communiqué fait aussi état d’un attentat-suicide à Konduga, également dans l’Etat de Borno, qui a fait quatre morts en plus de son auteur vendredi.

    Selon des témoins interrogés au téléphone, les insurgés étaient nombreux et très lourdement armés, et sont arrivés à bord de quatre blindés saisis par la suite par l’armée.

    Les témoins estiment que le bilan est sans doute plus lourd tant du côté des civils que des militaires. « La moitié de Damboa a été brûlée, dont le commissariat de police, les gens fuient la ville », a rapporté un habitant sous couvert d’anonymat, une information qui fait écho à d’autres témoignages.

    L’armée nigériane, très critiquée pour son impuissance face à l’insurrection sanglante du groupe islamiste armé Boko Haram, a tendance a faire état d’un bilan exagéré des morts du côté des insurgés et à minimiser les pertes civiles.

    Les islamistes de Boko Haram sont accusés d’avoir tué des milliers de personnes depuis 2009, mais depuis le début de l’année leurs actions se sont multipliées, et ont causé la mort de plus de 2 500 personnes, selon des estimations de défenseurs des droits de l’homme.

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  • L’armée nigériane est triomphaliste ! Elle affirme avoir tué 53 combattants de Boko Haram et perdu six hommes dans des combats samedi dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du pays. Pourtant, on est toujours sans nouvelles des quelque 200 lycéennes captives depuis plus de deux mois des islamistes. Bien au contraire, ces derniers multiplient les rapts et attaques dans des villages du nord-est sans que l’armée n’intervienne. L’armée qui prétend malgré tout avoir porté un coup à Boko Haram ce week-end. Mais elle n’a sûrement pas gagné la guerre. Rien ne prouve que les cinquante morts soient vraiment de Boko Haram !!!

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  • Selon Pogu Bitrus, le chef du Conseil des Anciens de Chibok, Boko Haram a mené 15 attaques contre 19 villages dans le district de Chibok depuis l’enlèvement des lycéennes le 14 avril, faisant plus de 200 morts.
    Une cinquantaine de militants du mouvement « Bring back our girls » (rendez-nous nos filles), qui manifeste presque quotidiennement à Abuja en soutien aux lycéennes de Chibok, a tenté de marcher dimanche jusqu’à la présidence, de façon spontanée, mais a été invitée à rebrousser chemin par les forces de l’ordre. « Cela fait 83 jours que les jeunes filles ont été enlevées, nous manifestons depuis 68 jours, mais personne ne nous écoute », a déclaré Aisha Yesufu à la presse. « Nous avons donc décidé d’aller manifester jusqu’au Président pour qu’il sache que nous sommes toujours là (...) et qu’il y a toujours des filles dans la brousse depuis 83 jours et qu’on ne fait rien pour elles ».

    Ces événements interviennent alors que l’armée avait annoncé en fin de semaine dernière avoir tué 53 insurgés islamistes et perdu six hommes dans des affrontements en représailles à une attaque à Damboa, dans le Nord-Est, une région prise pour cible quasi quotidiennement par Boko Haram. Les insurgés ont commencé par lancer une attaque contre une caserne et le commissariat de police de cette ville de l’État de Borno, ce qui a entraîné une riposte de l’armée. L’armée nigériane, très critiquée pour son impuissance face à l’insurrection sanglante du groupe islamiste armé Boko Haram, a tendance à faire état d’un bilan exagéré des morts du côté des insurgés et à minimiser les pertes civiles.

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  • Boko Haram étend son emprise sur le Nigeria. Le chef du groupe islamique armé, Abubakar Shekau, a déclaré un « califat islamique » à Gwoza, une ville du nord-est du pays, dans une vidéo diffusée ce dimanche. Selon l’agence humanitaire des Nations unies (Ocha), Boko Haram s’est emparé en août de Gwoza, dans l’Etat de Borno.

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  • Le gouvernement du Nigeria et les grandes puissances ont menti : aucun accord n’a été signé pour libérer les lycéennes enlevées qui ont été mariées de force par la secte fasciste.

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  • Selon Amnesty International, Boko Haram aurait tué plus de 2’000 personnes ces derniers jours dans une récente attaque près de la ville de Baga, qui serait de loin la plus meurtrière de ce groupe islamiste sunnite.

    Des centaines de corps jonchent le sol et le combats continuent près de la frontière avec le Tchad. Selon un porte-parole du gouvernement, l’armée aurait réagit rapidement en déployant des moyens militaires significatifs dans la région.

    La plupart des victimes seraient des enfants, femmes et personnes âgées qui n’auraient pas eu la capacité de courir assez vite quand les miliciens de Boko Haram ont pénétré dans Baga en tirant au fusil d’assaut et avec des roquettes sur les résidents de la ville.

    Selon Muhammad Abba Gave, porte-parole d’un groupe de défense civile "le carnage humain perpétré par les terroristes de Boko Haram est énorme, du jamais vu dans la région".

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  • Qui peut croire que le Nigeria, un des pays les plus grands et riches d’Afrique, n’aurait pas les moyens financiers et militaires d’écraser dès le début le groupe militaro-fasciste Boko Haram ? Qui peut croire qu’il ne l’aurait pas fait si c’était l’intérêt des classes dirigeantes ? Qui peut croire que son président, Goodluck Jonathan, ait réellement envie d’en finir avec ces terroristes assassins ? Qui peut croire que les classes dirigeantes nigérianes, devant faire face à d’importantes luttes sociales, n’aient pas choisi de les détourner en posant un autre problème à la population, en faisant en sorte que les régions les plus pauvres du pays basculent dans le fascisme meurtrier afin de contraindre le reste de la population de se solidariser avec son Etat bourgeois ?

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  • Nombre de pays d’Afrique envoient leurs armées contre Boko Haram mais le dictateur du Nigeria ne bouge pas encore : Goodluck Jonathan ne vise que son pouvoir et pas l’intérêt des populations ! Les autres dictateurs d’Afrique font de même, eux qui appellent à l’union sacrée autour de leur dictature sous prétexte de la menace de Boko Haram.

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  • Nombre de pays d’Afrique envoient leurs armées contre Boko Haram mais le dictateur du Nigeria ne bouge pas encore : Goodluck Jonathan ne vise que son pouvoir et pas l’intérêt des populations ! Les autres dictateurs d’Afrique font de même, eux qui appellent à l’union sacrée autour de leur dictature sous prétexte de la menace de Boko Haram.

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  • Les puissances occidentales refusent de voir que le président du Nigeria joue un jeu politicien par rapport à Boko Haram et que ce dernier n’a pas fait un seul geste de protection à l’égard des populations assassinées ! Cela juge que l’aide militaire que l’on est en train d’apporter n’a rien à voir avec une aide aux populations.

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  • Le président sortant du Nigeria, Goodluck Jonathan, va passer la main à son successeur vendredi en laissant un pays plus "sinistré" que jamais, plombé par des pénuries de carburant et le marasme économique, a déclaré dimanche le principal parti d’opposition.

    "Jamais dans l’histoire de notre pays un gouvernement quelconque n’a transmis à un autre gouvernement un pays aussi sinistré", a estimé dimanche Lai Mohammed, le porte-parole du Congrès progressiste (APC), dans un communiqué.

    "Pas d’électricité, pas de carburant, des travailleurs en grève, des milliards dûs aux fonctionnaires régionaux et fédéraux, 60 milliards de dollars de dette nationale, et l’économie est virtuellement à terre", a-t-il énuméré. Muhammadu Buhari, de l’APC, sera investi vendredi président du pays le plus peuplé d’Afrique (près de 180 millions d’habitants), également plus grosse économie et premier producteur de pétrole du continent, après avoir battu Goodluck Jonathan à la présidentielle du 28 mars.

    Mais à quelques jours de son entrée en fonction, le pays est virtuellement à l’arrêt après des semaines de crise des carburants.

    Les stations-service sont à sec, des avions sont cloués au sol dans les aéroports, et le premier opérateur mobile, MTN, vient d’avertir qu’il va avoir du mal à maintenir son réseau sans approvisionnement rapide en carburant. L’APC, qui a fait campagne sur le combat contre la corruption endémique et l’insécurité (en référence aux islamistes de Boko Haram, dont les attaques ensanglantent le Nord depuis des années), a durement critiqué M. Jonathan et son parti, le PDP, pour leur silence sur cette crise.

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  • Après avoir perdu du terrain en début d’année, Boko Haram a intensifié ses attaques, principalement sur Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno et la plus grande ville du nord-est du Nigeria.

    Mardi, deux villages du Borno, Mussaram I et Mussaram II, ont été attaqués par des hommes armés, faisant 48 morts, selon la police et un membre du Parlement.

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  • L’armée tchadienne et le pouvoir nigérian disaient quasiment en avoir fini avec Boko Haram comme ils disaient à un moment être surs de récupérer les jeunes filles enlevées !

    Boko Haram tue près de 200 personnes en 48 heures au Nigeria !!!

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  • Au nord du pays, plus 300 personnes ont été tuées dans une série d’attentats au cours des deux dernières semaines. Alors que Muhammadu Buhari, président depuis le 31 mai, a fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité, le groupe terroriste est plus que jamais meurtrier et le nouveau président aussi inactif que le précédent. Général ou civil, ils se moquent tout autant des souffrances du peuple…

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  • Dans un rapport publié jeudi, Amnesty International accuse les forces de défense et de sécurité camerounaise de nombreuses violations des droits de l’homme dans l’extrême-nord du pays. Ces violences ont été justifiées par la "lutte contre Boko Haram" !

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  • L’armée nigériane prétendait cibler des terroristes de Boko Haram, mais a tiré un missile sur le camp de Rann, près de la frontière avec le Cameroun, faisant cinquante morts parmi les réfugiées !!!

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  • Nigeria : Des jeunes filles, victimes de Boko Haram, violées en échange de nourriture par des soldats de l’armée du Nigeria, chargés de les sauver !!!

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