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L’humanité, un produit de l’inhibition ?

jeudi 5 octobre 2017, par Robert Paris

L’humanité, un produit de l’inhibition

L’humanité peut être conçue comme un produit de l’inhibition : inhibition partielle de l’odorat développant des zones d’intelligence, inhibition temporaire du désir sexuel permettant le vie en société, inhibition de la vie arboricole permettant le développement des capacités de la main et celle du cerveau liée à elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l’inceste, de la chasse de certains animaux, de la violence contre d’autres humains (au moins au sein d’un cercle défini), du vol, de l’abandon des vieux et des malades, inhibition individuelle, sexuelle, sociale, collective, culturelle, éducative… Et aussi inhibition des peurs individuelles et collectives organisée par des pratiques collectives, notamment l’inhumation des morts...

Même les interdits alimentaires avaient un rôle social : celui de construire une homogénéité collective… De même, l’interdit des hommes auprès du cercle des femmes en train d’enfanter. Ou l’interdit d’approcher les sorciers et leur initiation des enfants… De façon tout à fait dialectique, l’inhibition est une négation qui a un caractère positif. Les négations interviennent aussi comme négation de la négation sur les sociétés, leur permettant, collectivement, de franchir un cap.

« Nous pouvons contenir nos tendances, nos habitudes, nos instincts même et en arrêter le développement par un acte d’inhibition. » écrit Durkheim, Émile dans « Les règles de la méthode sociologique ».

« Selon Freud, la civilisation commence par l’inhibition méthodiques des instincts primaires. On peut distinguer deux modes principaux d’organisation instinctuelle : a) l’inhibition de la sexualité permettant des relations collectives durables et susceptibles de s’étendre ; b) l’inhibition des instincts de destruction, conduisant à la domination sur l’homme et sur la nature, à la morale individuelle et sociale… L’inhibition met l’instinct de mort au service des instincts de vie. » écrit Herbert Marcuse dans « Eros et civilisation ».

"Sexual inhibition, the fear of sexual activity and the corresponding feelings of guilt are always either reactionary or at least inhibit revolutionary thinking. Sexual oppression is so immediately perceptible for the child - and class problems for the most part so alien to its thinking - that there is no question of a choice in this matter. Early, correct sexual knowledge does not merely create a lively attachment to the person giving it, does not merely destroy all the child’s usual mistrust of adults, but constitutes in itself the best foundation for irreligious thinking and hence for class feeling". The ideological struggle against "being good" is seen by Reich as "one of the most important tasks on the ideological front". Attachment to the parents, on the other hand, is "a powerful, inhibiting element, which can never be exploited by revolutionaries in the interests of social revolution". Reich points out that these are class questions, not personal matters. The Church was well aware of all this, even if the revolutionaries, permeated by bourgeois inhibitions, were not. The Church was not afraid to discuss "these so-called taboo subjects. As far as it was concerned, children masturbating was a political matter". It required care and sensitivity to discuss these subjects with children. "Revolutionaries should at least not get in the way, by chiming in with the Church".] écrit Wilhelm Reich.

Quelles différences fondamentales entre le cerveau des singes et celui de l’homme ?

Le pôle frontal latéral présent au cœur du cortex préfrontal ventrolatéral humain n’existe pas chez le singe. Cette région participe à la prise de décision, la planification et la capacité à réaliser plusieurs tâches simultanément. Il y a une grande similarité dans l’organisation cérébrale entre les différentes espèces de vertébrés. Tous les vertébrés ont par exemple un prosencéphale, un mésencéphale et un rhombencéphale à l’intérieur desquels on retrouve tous les grands systèmes neuronaux qui ont évolué pour remplir des fonctions communes à toutes les espèces.

Néanmoins, les différentes espèces ont aussi des spécialisations cérébrales particulières dues à des contraintes spécifiques de leur environnement. L’espèce humaine a beau avoir un cerveau environ trois fois plus volumineux que celui auquel on s’attendrait pour un primate de taille comparable, celui-ci n’est pas une réplique à l’échelle du cerveau des autres primates. Notre lobe olfactif ne fait par exemple que 30% de la taille prévue si les proportions de nos différentes structures cérébrales étaient les mêmes que chez les autres primates. Par conséquent, comme le cerveau humain est beaucoup plus gros que ce à quoi on s’attendrait pour un primate de notre taille, il faut donc qu’il y ait également des régions qui soient significativement plus grandes.

C’est ainsi que lorsqu’on suit l’évolution du cerveau des poissons, des amphibiens, des reptiles, des mammifères et finalement des humains, on se rend compte que les régions qui ont le plus augmenté de taille chez notre espèce se situent au niveau du néocortex, et plus particulièrement au niveau du cortex préfrontal.

L’inhibition psychanalytique : inhiber pour éviter momentanément de souffrir

L’inhibition de la conscience ou refoulement est un mécanisme général de fonctionnement du cerveau humain qui est l’une des principales découvertes de Freud, au même niveau que ses apports dans les domaines de la sexualité infantile, de la signification des rêves et du rôle de la sexualité dans les maladies nerveuses. L’idée principale de la psychanalyse est qu’il est possible d’évoquer consciemment des idées, des images, des événements qui ont été enfouis dans l’inconscient. L’importance de cette possibilité provient du fait que le passage à la conscience des événements refoulés dans l’inconscient supprime les symptômes névrotiques, processus qui est le fondement de la thérapie psychanalytique. Le fondement de la psychanalyse, sa définition même, consiste à délier des impressions anciennes dans le cerveau qui ont été oubliées, cachées, inhibées, autocensurées, refoulées ou bloquées, et à les faire réapparaître grâce à la libre parole qui peut permettre à l’inconscient de s’exprimer.

Qu’est-ce que l’inhibition

L’inhibition de l’olfactif chez l’homme

L’inhibition de la vie arboricole

L’inhibition de l’inceste

L’inhibition du crime

Freud dans « Inhibition, symptôme et angoisse »

L’inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive

Rôle de l’inhibition et de l’inconscient, de la logique et de l’absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l’intelligence

La zone olfactive de l’homme laisse en grande partie place à l’intelligence

Inhibition et mémoire

Inhibition et instinct de survie

Inhibition alimentaire

Inhibition et éducation

Inhibition et sexualité

Inhibition et procrastination

Inhibition cognitive

L’inhibition de l’inhibition

Activation et inhibition dans le ballet dialectique du vivant

L’intelligence n’est pas une addition de connaissances de plus en plus pointues, mais une inhibition des messages d’erreur

Inhibition et développement du cerveau adolescent

Inhibition cérébrale et apprentissage des sciences

Notes de lecture d’ « Inhibition, symptôme et angoisse » (Freud)

Inhibition (in english)

Excitation and Inhibition (in english)

Consciousness and inhibition of conditional reflex (in english)

Interference and Inhibition in Cognition (in english)

Inhibition et cultures

Inhibition et psychanalyse

L’inhibition latente

L’inhibition créatrice

Différence entre homme et singe : l’inhibition des rythmes de croissance

Hutton Webster, Le tabou

Sigmund Freud, Totem et tabou

Laura Levi Makarius, Le sacré et la violation des interdits

Freud, malaise dans la civilisation

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