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Luttes de classes en Uruguay - Luchas de clases en Uruguay

mardi 10 octobre 2017, par Robert Paris

Luttes de classes en Uruguay - Luchas de clases en Uruguay

Uruguay, le mythe du paradis terrestre

Citation de l’ouvrage mensonger précédent : « Le syndicalisme reste très faible en Uruguay. Quant à la lutte des classes, elle ne dépasse pas l’aspect de quelques grèves. Il est même permis de se demander s’il existe une conscience de classe nettement constituée. » !!!!

1830 : indépendance du pays, fondant un petit Etat bourgeois indépendant de ses grands voisins, Brésil et Argentine, qui prend immédiatement la décision criminelle et génocidaire d’annihiler complètement les populations autochtones, du peuple Guaraní et des Charrúas, jugées « inassimilables ».

Entre 1839 et 1851, l’Uruguay connut une guerre civile nommée « Grande Guerre » durant laquelle les Colorados, partisans de Fructuoso Rivera, et les Blancos, partisans de Manuel Oribe, appuyé par l’Argentine s’affrontèrent, avec l’appui de volontaires étrangers dont la Ligue italienne commandée par Garibaldi. Les Colorados finirent par l’emporter. À la fin du siècle, le pays participa à la guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay.

1855 : Les armées américaines et européennes débarquent pour protéger les intérêts américains au cours d’une tentative de révolution à Montevideo.

1871 : Aux origines du mouvement syndical en Uruguay

De 1903 à 1920, l’Uruguay connut une période de prospérité sous la présidence de José Batlle y Ordóñez et fut surnommé la « Suisse de l’Amérique » (Suiza de América). L’ère Batlle donna son nom au « battlisme ». L’Uruguay fut ensuite touché par la crise de 1929, ce qui provoqua le coup d’État, en 1933, de Gabriel Terra.

1910-1930 : Mouvement ouvrier

1936 : Lettre au parti communiste uruguayen (en)

1939 : Revue syndicale (en espagnol)

1949 : Un point de vue du mouvement trotskiste (en)

L’Amérique latine après la guerre

1952-1953 : Répression antisyndicale

1956 : Création de la Fédération anarchiste en Uruguay

À partir de 1959, l’Uruguay fut frappé de plein fouet par une nouvelle crise, d’abord économique et sociale, puis politique. Le Conseil national du gouvernement fut renversé, et en décembre 1967, le vice-président Jorge Pacheco Areco accéda à la présidence, son prédécesseur étant mort quelques mois après avoir pris ses fonctions. L’inflation, qui dépasse les 100 % annuels, est ramenée par Pacheco à 20 %, qui établit un contrôle strict et pointilleux des salaires et des prix. Par ailleurs, pour faire face aux mouvements social et syndical, Pacheco interdit plusieurs partis de gauche et promulgue des mesures de sécurité, les medidas prontas de seguridad (es) à partir de juin 1968, l’Uruguay étant alors influencé par le mai 68 parisien. Sans cesse renouvelées avec l’accord du Parlement, ces mesures se transforment en état d’exception durable, avec l’application de la censure et des détentions sans inculpation, tandis qu’une guérilla urbaine, les Tupamaros, commence à se faire connaître avec la prise de Pando d’octobre 1969.

1965 : la crise en Uruguay

1968 : Liber Arce (es)

1970 : Plan Condor en Uruguay comme dans l’Amérique latine

1960-1970 : Les Tupamaros

Une autocritique des Tupamaros

Un analyse du mouvement Tupamaros (en)

1971 : Mise en place du « Front élargi

La gauche met en place un Front large en vue des élections générales de 1971, afin de défier les deux partis traditionnels, blancos et colorados. Présidé par le général Líber Seregni, démissionnaire du gouvernement Pacheco, celui-ci rassemble du Parti démocrate chrétien au Parti communiste, en passant par des dissidents blancos et colorados, dont Zelmar Michelini. Pour réprimer la gauche, des communistes aux socialistes, le gouvernement Pacheco sponsorise des escadrons de la mort, lesquels tentent d’assassiner le général Seregni, tandis que la police commence à faire un large usage de la torture.

Le Front large

En novembre 1971, les élections sont remportées de justesse, dans un contexte de fraudes importantes, par le dauphin de Pacheco, Juan María Bordaberry. Celui-ci démantèle l’appareil de contrôle de l’économie mis en place par Pacheco, au risque de faire remonter l’inflation à un taux annuel de 100 %. La montée en puissance de l’armée se poursuit, tandis que l’« état de guerre interne » est voté après l’assassinat, par les Tupamaros, du sous-secrétaire d’État à l’Intérieur, Armando Costa y Lara, qui dirigeait les escadrons de la mort. En février 1973, après l’échec d’une tentative de reprise en main de l’armée par Bordaberry, celle-ci lui impose le Pacte de Boiso Lanza, qui établit un Conseil de sécurité nationale, l’armée partageant, de fait, le pouvoir avec lui. Le processus débouche finalement sur le coup d’Etat du 27 juin 1973, Bordaberry restant en place mais sous étroite surveillance de l’armée.

Juin 1973 : grève générale, les leaders syndicalistes sont arrêtés.

1973 : Le coup d’Etat

1973 : Mise en place de la dictature militaire

Du Brésil, précurseur en 1964, la dictature bourgeoise « bureaucratico-militaire » va se répandre comme une traînée de poudre : du Brésil à l’Argentine en 1976, en passant par la Bolivie en 1971, l’Équateur en 1972, l’Uruguay et le Chili en 1973, le Pérou en 1975 (le Paraguay constituant la particularité d’une dictature plus ancienne, organisée depuis 1954 autour d’un parti-État par le dictateur Alfredo Stroessner).

Les crimes de la dictature

L’échec de la dictature, consacré par le refus massif de la population lors du plébiscite de 1980 sur la réforme constitutionnelle visant à entériner la dictature, conduit à une transition démocratique qui n’aboutit qu’avec les élections de 1984 et la libération des prisonniers politiques en 1985.

Janvier 1984 : grève générale

1984 : Fondation du PT trotskiste

1984 : La fin de la dictature militaire

Après le gouvernement libéral de Batlle (2000-2005), les élections de 2004 marquèrent, pour la première fois, la victoire de la gauche, le Front large remportant massivement celles-ci, conduisant son candidat présidentiel, le socialiste Tabaré Vázquez, à assumer la présidence (2005-2010). Formant un gouvernement avec une majorité de socialistes, mais incluant d’ex-Tupamaros, réunis au sein du Mouvement de participation populaire (MPP), dont José Mujica et Eduardo Bonomi, Vázquez parvient à faire baisser de façon importante la dette, tout en augmentant les salaires minimums et en faisant baisser le chômage et la pauvreté. L’Uruguay connaît alors des taux de croissance à 10 %, qui baissent subitement en 2009, sous l’influence de la crise mondiale.

2001 : Début de la gestion ouvrière d’ABC Coop

2002 : grève générale

2010 : Point de vue des dirigeants syndicaux sur l’action ouvrière

2011 : Comment la bureaucratie syndicale envisage le syndicalisme en Uruguay

2011 : Quarante usines occupées par les ouvriers de la Métallurgie

2011 : Emeute à Montevideo

2013 : Syndicalisme et mouvement des sans-terre

2013 : En Uruguay, des femmes dénoncent les violences sexuelles subies sous le régime militaire

2013 : Emeute à Santa Catelina

2013 : Commémoration violemment réprimée du Liber Arce de 1968

2015 : Récupération d’entreprises par les travailleurs

2015 grève générale

Encore sur la grève générale 2015 : Les rasions d’une grève générale

2016 : Emeute à Monteviadeo

2017 : Actualités ouvrières en Uruguay (es)

Dernières luttes ouvrières

Lire aussi :

Partido de los Trabajadores

Partido Obrero Revolucionario

Partido Socialista de los Trabajadores

Impérialisme et luttes de classe en Amérique latine

La suite

Uruguay, un destin incertain (es)

Correspondance ouvrière

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