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La bourgeoisie, le couteau entre les dents !!!

dimanche 24 décembre 2017, par Robert Paris

La bourgeoisie, le couteau entre les dents…

L’extrême droite parvient au gouvernement en Autriche sans susciter la moindre réaction politique de rejet des gouvernants européens ! Lesquels gouvernants, soi-disant plus modérés, moins d’extrême droite, ne cessent de clamer, comme Macron, qu’ils veulent expulser le maximum de migrants, ou se contentent, comme Merkel, de monter des provocations dans lesquelles les migrants sont accusés d’être des violeurs ou des terroristes, tout en prétendant vouloir accueillir le plus de migrants possible !!! Les gouvernants anglais, eux aussi, sont remontés contre les migrants et s’enferment dans leur Brexit notamment pour s’en protéger ! Comment voulez-vous que ces gens-là soient en lutte contre l’extrême-droite ?!!!

Bien au contraire, ils ne cessent de semer des sentiments haineux dans leur peuple contre des peuples voisins, contre les Roms, contre les musulmans, contre les migrants, contre les étrangers, contre les jeunes de banlieue, que ce soit sous prétexte de lutte contre le terrorisme, contre l’immigration clandestine, contre l’immigration tout court, contre les guerres civiles d’Orient qu’ils ont pourtant nourries, armées et financées. Ce n’est pas l’Orient qui est venu les chercher pour qu’ils y interviennent militairement et qu’ils bombardent les villes, qu’ils arment les groupes terroristes, sous prétexte cette fois de lutte contre des dictateurs, eux qui par ailleurs ne soutiennent que des dictateurs en Afrique comme en Orient ou ailleurs. Ce n’est pas un Macron, chef de la françafrique qui vient de réunir à ses côtés ses copains dictateurs africains et maghrébins, qui peut se prétendre ennemi des dictatures. Ce n’est pas lui qui soutient des bandes armées en Lybie qui peut faire croire qu’au Mali ou au Niger il ne mènerait les guerres de la France que pour lutter contre la même sorte de bande armée !

Devant la mobilisation armée de tous les pays du monde, devant la montée des guerres, des guerres civiles et des fascismes, une seule question se pose : pour quelle raison le monde capitaliste bascule dans la violence ? Et la seule réponse possible est que, devant l’effondrement du système seulement retardé, devant les printemps arabes, même si ceux-ci ont été limités dans leur radicalisme social, les classes possédantes se préparent en détournant la colère, en radicalisant les réactions de leurs forces de répression, en finançant le terrorisme tout en finançant leurs propres forces armées sous prétexte de lutter contre lui, ou sous prétexte de lutter contre la Corée du Nord, la Russie, la Chine, l’Iran ou qui que ce soit d’autre…

La seule force que ces classes possédantes craignent, même si elles le cachent bien, c’est le prolétariat mondial et ce n’est pas un hasard si leurs politiques n’affaiblissent pas le terrorisme, n’affaiblissent pas la Chine et la Russie, n’affaiblissent pas l’Iran mais affaiblissent considérablement le prolétariat mondial.

Ces politiques permettent de dresser les Musulmans et les non-Musulmans les uns contre les autres, les chiites contre les sunnites, les peuples des anciennes puissances impérialistes contre ceux des nouvelles, et à nouveau de développer les sentiments colonialistes dans les métropoles contre les peuples des anciennes colonies…

Toutes ces violences, y compris la violence sociale qui s’accroit de toutes les manières, de toutes les exclusions (logement, santé, éducation, aides sociales, emplois aidés, etc.) ont une seule origine qui est la grande faiblesse, la dépression historique, du fonctionnement capitaliste marquée essentiellement par la chute des investissements productifs, à peine cachée par l’effort gigantesque des puissances publiques pour favoriser l’investissement privé.

Pour se prémunir de potentiels risques révolutionnaires et éviter une lutte ouverte entre exploités et capitalistes, Etats et gouvernements s’emploient à substituer à la lutte des classes la lutte des nations, des races, des religions, des ethnies, des communautés. D’où la recrudescence des politiques racistes, anti-Roms, anti-migrants, anti-banlieues, anti-jeunes, aggravées par ailleurs dans la nouvelle mouture de l’Etat d’urgence, dans la nouvelle loi contre les migrants, dans les nouveaux discours nationalistes, blancs, guerriers et religieux des politiciens. Cette guerre de classe trouve son prolongement dans l’Etat d’urgence et les guerres impérialistes de la France au Mali, Niger, Côte d’Ivoire, Libye, Irak, Afghanistan et Ukraine… L’Etat d’urgence est une étape vers l’Etat de guerre permanent et généralisé (intérieur et extérieur) contre le prolétariat mondial ! Les agressions militaires actuelles contre les peuples par les impérialismes ne font que préparer une guerre généralisée, qui menace de s’étendre à la Corée du Nord, à la Chine et à la Russie, c’est-à-dire de devenir la troisième guerre inter-impérialiste mondiale ! Les guerres grandissent au rythme des craintes des classes possédantes face à la menace montante d’une révolution sociale ! Nous ne devons avoir aucune illusion sur les réactions des bourgeoisies. Par deux fois, par crainte de la révolution, elles n’ont pas hésité à entraîner le monde dans le militarisme, les dictatures, les fascismes et la guerre mondiale et envoyer mourir des millions de prolétaires pour la nation, la démocratie ou pour une religion… Notre principal ennemi est celui-là même qui veut nous entraîner dans la guerre : c’est « notre » Bourgeoisie et « notre » Etat.

La peur des classes possédantes de la réaction des prolétaires dès qu’il s’avèrera que le système mondial est à l’agonie est proportionnelle à la violence que ces classes dirigeantes emploient pour terroriser les peuples. Il faut mesurer leur crainte du prolétariat aux souffrances que subissent les peuples de l’Ukraine à l’Irak, de l’Afghanistan au Yémen. Il faut mesurer ainsi la violence fasciste qui pèsera sur tous les peuples si nous laissons à l’avenir le pouvoir à ces classes exploiteuses dépassées par l’Histoire.

Le capitalisme est tellement dépassé que le capital lui-même ne peut plus vivre sous le régime capitaliste, qu’il ne peut plus s’y investir, qu’il ne peut plus y construire des plus-values, qu’il ne peut que détruire lui-même la société bourgeoise en s’investissant massivement dans des titres pourris, dans des spéculations hasardeuses et folles, dans des dettes sans fin, dans des opérations illicites dangereuses pour la pérennité du système.

Bien entendu, le prolétariat est loin d’être prêt moralement, politiquement, pour cette révolution sociale mais cela n’empêche pas qu’elle vienne de manière inévitable. Car la révolution sociale est un phénomène naturel qui ne provient pas seulement d’un mécontentement explosif mais plutôt découle essentiellement de l’incapacité des classes possédantes de maintenir en place le système.

Le vrai « danger systémique » que combattent activement les classes dirigeantes du monde, c’est le prolétariat communiste révolutionnaire. Une belle réponse à tous ceux qui estimaient qu’avec la fin du stalinisme, c’était le communisme qui était mort !

Bien entendu, cette crainte ne suffit pas pour se transformer, du côté des travailleurs, en confiance dans leur propre force, et d’autant moins que leurs prétendus défenseurs syndicaux ou politiques, les réformistes et autres opportunistes ne cessent de faire des démonstrations de faiblesse qui sont attribuées à la classe ouvrière.

Il n’empêche que, pour tous les travailleurs conscients, c’est la démonstration que la perspective ouvrière communiste reste la perspective du moment et plus que jamais depuis que le capitalisme s’est heurté à ses limites et s’est révélé incapable de franchir l’obstacle !!

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