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Renault, spécialiste du mensonge

vendredi 22 juin 2018, par Robert Paris

Renault est responsable

La justice relie le suicide d’un salarié de l’usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) en 2011 à son activité professionnelle, a-t-on appris jeudi dans un arrêt rendu par la cour d’appel de Rouen. Le suicide de ce mécanicien de 42 ans à son domicile, le 29 mai 2011, père de trois enfants, "est survenu du fait du travail", estiment les magistrats de la chambre sociale de la cour, selon cet arrêt du 11 avril. La cour confirme ainsi une décision du tribunal des affaires de sécurité sociale de l’Eure du 29 septembre 2016. Renault ne s’estime nullement coupable, bien que le suicide soit lié à une évaluation dévalorisante de son encadrement, réalisée en mars 2011, la déception de ne plus pouvoir travailler de nuit ou encore des inquiétudes liées à une mobilité refusée et à des difficultés de maintenir son salaire. La direction avait seulement admis que « certains collaborateurs ressentent une certaine forme de pression », et affirmé que c’était une erreur de « perception » des salariés qu’il fallait corriger. Et pas question de corriger les pressions patronales insupportables qui causent ces suicides !!!

Fusion ou pas fusion ?

Qui dit la vérité et qui ment ? Ghosn mentait-il hier ou ment-il aujourd’hui, lui qui avait annoncé préparer la fusion Renault-Nissan-Mitsubishi pour ensuite le démentir ? Le gouvernement français ment-il en affirmant que ce n’est absolument pas à l’ordre du jour, ou veut-il cacher la vérité ? Les négociations sont-elles seulement en cours ou doivent-elles rester secrètes pour éviter les réactions ouvrières ? Ce qui est sûr, c’est que nous serons les derniers avertis !!!

Les banksters (= banquiers+gangsters) de l’Automobile

Le trust automobile PSA a sa banque qui s’appelle " PSA Banque " qui fait une promotion de placement sur son livret " Distingo " : Livret d’épargne : faut-il se ruer sur le taux promo de 5% de PSA banque ? s’interrogeait Capital en mars dernier. La revue Capital ne s’interroge pas en revanche de savoir si les salariés de PSA ont droits aux mêmes promotions pour leurs salaires ? La banque de Renault s’appelle " RCI ". Pour RCI " Le montant des nouveaux financements s’établit à 10,4 milliards d’euros au premier semestre 2017 " (source Wikipédia). Les industriels prétendent ensuite avoir du mal à se financer et à augmenter les salariés...

Pub mensongère…

La CFDT affiche ses « succès » : le nombre de syndiqués et les résultats de négociations (AGS) dans différents pays d’Europe. En fait, ils ont obtenu lors de prétendues négociations exactement… ce que les patrons comptaient octroyer en échange on a perdu des augmentations générales de salaires. Certes, mais quel intérêt de se syndiquer, pour cautionner les signatures d’accords qui sont au détriment exclusif des salariés ?

Sortis d’affaires ....

Que la direction sorte un nouveau plan pour se débarrasser des vieux salariés, ce n’est pas nouveau. Nos anciens en ont assez bavé pour souhaiter la quille, mais le problème c’est que nos valeureux séniors partent avec leur savoir. Même pour ceux à qui on impose un délai de six mois, ce n’est pas pour transmettre leurs compétences mais juste les "pressurer" plus longtemps. Pour les emmerder pour parler en clair ! Et ils ne seront pas remplacés, selon le principe 1 départ = 1 embauche ! Au mieux, quelques embauches chez les prestas pour passer la charge... Déjà que nous sommes en sous-effectif, autant dire que tenir les jalons deviendra un parcours du combattant !

Justice de classe (bourgeoise)

Le tribunal administratif de Limoges a rejeté en appel le recours contre le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) des ex-salariés de l’équipementier automobile GM&S Industry dans la Creuse, où 157 salariés sur 277 ont été licenciés. A ce jour, seules 17 des 139 personnes inscrites au sein de la cellule de reclassement ont retrouvé un emploi en CDI et 8 ont trouvé un CDD de plus de 6 mois. Les deux grands donneurs d’ordre que sont PSA et Renault sont loin d’avoir respecté les engagements pris, à savoir 12 millions d’euros pour PSA et 10 millions pour Renault de charge annuelle. Le 15 janvier dernier le tribunal administratif avait donné raison aux mêmes plaignants, en annulant la décision de l’administration validant le PSE. Du classique, la justice donne raison aux salariés puis leur donne tort en appel. C’est de plus en plus courant dans les conflits des salariés contre des patrons.

Pourquoi pas l’entente ouvrière ?

Renault et PSA se sont entendus illégalement pour facturer plus cher les pièces détachées automobiles ce qui leur a permis de faire un bénéfice illicite de 1,5 milliard d’euros sur le dos des consommateurs via le logiciel Partneo !! Les prix de certaines pièces ont ainsi bondi : +264% pour une protection de roue de Dacia Sandero, ou encore +100% pour un rétroviseur de Clio III. Alertée en 2017 sur des soupçons de pratique concertée anticoncurrentielle, l’Autorité de la concurrence n’a pas donné suite à la procédure, estimant à l’époque ne pas avoir assez d’éléments à sa disposition. Si les salariés PSA et Renault s’entendaient par-dessus la concurrence qu’on voudrait monter entre salariés, les patrons trouveraient surement quelque chose d’illégal là-dedans et la justice (de la bourgeoisie) parviendrait sans doute à trouver quelque chose d’illégal dans la solidarité de classe !

Aucune leçon à tirer de nos défaites ?

La France connaît actuellement un conflit social d’importance avec la grève des cheminots. Malgré le fait qu’elle doive durer des semaines, le gouvernement ne recule toujours pas devant la stratégie de grève perlée, de deux jours sur cinq, mis en place par l’intersyndicale cheminote jusqu’à la fin juin. Dans le même temps de nombreux conflits se développent, d’Air France aux éboueurs, des facultés à Carrefour, de l’Energie aux fonctionnaires, à la RATP, aux bus et tramways, à La Poste, à l’hôpital public, à la Psychiatrie, aux EPHAD et à la Justice, pour ne citer qu’eux. Et, bien que tous les services publics soient attaqués, les syndicats refusent de lier les luttes entre elles et recourent aux sempiternelles journées d’action, proclamées par une partie des gauches syndicales et de l’extrême gauche officielle comme des journées de convergences des luttes et point d’appui pour une grève générale, un nouveau mai 68, disent-ils. Pourtant, lutter séparément, c’est donc le meilleur moyen d’être battus face à une offensive d’ensemble.

Il convient de remarquer que depuis 2007-2008, les conflits syndicaux ne mènent qu’à des défaites. Ce grand tournant en la matière correspond, et pas seulement en France, à un moment charnière pour les classes possédantes puisque c’est l’époque de la chute historique du système mondial.

Avant 2007, par exemple en France, plusieurs mouvements prolétariens ont été menés avec un succès au moins partiel par les travailleurs et les jeunes comme en 1982 contre le blocage des salaires, en 1986 contre la loi Devaquet, en 1993 contre le CIP, en 1995 la lutte commune des cheminots et du secteur public, en 2006 la lutte contre le CPE.

Après 2008, tous les mouvements syndicaux, absolument tous, mènent à des défaites complètes comme en 2010 sur les retraites, en 2013 contre le CICE, en 2014 pour les cheminots, en 2015 pour Radio France et l’Hôpital public, en 2016 sur le Code du travail contre la loi El Khomri, et maintenant en mars-avril 2018 pour les fonctionnaires, les cheminots et bien d’autres catégories.

Entre les deux, les syndicats n’ont pas changé de nature ; c’est la situation de la lutte des classes qui a changé. La crise historique du capitalisme est passée par là et elle ne laisse plus place au réformisme. Depuis la crise systémique, les classes possédantes aiguisent les couteaux. C’en est fini de la collaboration de classe, il faut casser le moral de la classe ouvrière pour préparer le rapport de forces nécessaire quand le système s’effondrera. Alors préparons-nous et organisons-nous !

La classe ouvrière lutte-t-elle seulement pour préserver des « acquis » ?

Nous, travailleurs, sommes-nous seulement en lutte pour empêcher la roue de l’Histoire de nous écraser ? Devons-nous seulement regretter l’époque révolue des services publics, des entreprises nationalisées, des retraites, de la sécu, de la santé publique, des aides sociales, de l’enseignement et de la recherche publics, de l’énergie et des communications publiques ? Devons-nous nous contenter de nous battre pour retarder, pour freiner des transformations, certes destructrices, qui reviennent en arrière sur des décennies de progrès social ? Devons-nous seulement revendiquer de revenir à l’ancien code du travail, aux anciennes règles des retraites, des allocations chômage, des aides sociales, des embauches de fonctionnaires avec leurs droits et statuts, et en même temps avec les droits des sans-papiers (quand il n’y avait pas besoin de papiers !). Devons-nous seulement être sur la défensive en laissant au gouvernement et aux classes possédantes être les seuls à être offensifs, à affirmer avoir une perspective d’avenir ?!!! Pourquoi la classe ouvrière ne devrait-elle pas, tout en luttant face à toutes ces attaques qui sont en fait une seule et même contre-révolution sociale, accompagnée d’attaques contre les libertés, de policiarisation de la société, de guerre générale et permanente, de montée des racismes, des xénophobies, des haines et des peurs face aux migrants, en même temps que des violences, des interventions armées, des fascismes et du terrorisme, montrer qu’elle est une classe d’avenir, qui a un programme social en propre, qui ne reste pas attachée pieds et poings à ce système social.

Pourquoi devrions-nous laisser toujours la parole aux dirigeants syndicaux qui se refusent virulemment à développer une telle perspective, qui accompagnent tous les classes possédantes, qui s’associent à elles, qui cogèrent la société, et qui refusent en fait de la remettre en cause, fût-ce même en paroles ?

Pourquoi devrions-nous renoncer à notre capacité d’action politique, en laissant cela aux politiciens, soient-ils de gauche, de gauche de la gauche ou d’extrême gauche, alors que l’intervention politique est un élément crucial de notre capacité d’action sociale.

Il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de lutte de classes qui ne soit pas en même temps une action politique. Et pourtant, le credo des dirigeants syndicaux affirme que la lutte syndicale n’est pas une lutte politique, n’est nullement révolutionnaire, ne vise pas à remettre en question le capitalisme, mais seulement à maintenir quelques acquis au sein du capitalisme, à obtenir de « bonnes réformes » qui seraient soi-disant aussi favorables au capitalistes qu’aux prolétaires ! D’ailleurs, ces syndicalistes ne disent ni « capitalisme » ni « prolétaires » parce que de la lutte des classes ils récusent tout, même les termes !!!

On pourrait croire qu’ils ne font que d’adapter à l’opinion publique qui a renoncé depuis belle lurette au communisme, à la révolution, au « grand jour », au rôle du prolétariat, à la lutte des classes, mais ce n’est qu’un prétexte car les mêmes syndicats ne renoncent à rien de leurs privilèges, des aides financières de l’Etat et des trusts, des places privilégiées de leurs appareils dans les institutions, alors que personne ne leur a demandé d’agir ainsi…

Ce ne sont pas les travailleurs qui ont demandé aux appareils syndicaux de militer contre l’organisation de comités de grève, contre les coordinations, contre les assemblées générales interprofessionnelles, contre la liaison interprofessionnelle des luttes et on en passe.

En tout cas, il est certain que l’on ne peut pas compter sur les directions syndicales pour exprimer la capacité de la classe ouvrière à changer la société, à dépasser l’étape du capitalisme pour bâtir une société au service de l’homme. On ne peut pas compter sur eux pour sortir du cadre, devenu étriqué, du système fondé sur la propriété privée des moyens de production, système qui ne favorise plus les investissements productifs mais seulement les spéculations financières et qui a atteint ses limites d’accumulation du capital.

On ne peut même pas compter sur les dirigeants syndicaux pour donner une explication de la situation actuelle, de la crise systémique, et des attaques antisociales, ces dirigeants en restant à présenter comme cause fondamentale : c’est de la faute de Macron comme ils ont affirmé précédemment que c’était de la faute de Sarkozy puis de Hollande ! Comme si cela n’avait pas des causes plus fondamentales, une cause rattachée à l’évolution irréversible du système lui-même.

Autrefois, il existait un syndicat en France qui s’affirmait non réformiste : c’était la CGT. Ce n’est plus le cas et toutes les centrales syndicales y vont avec leur bonne réforme, laissant croire que c’est ça le problème, de bien réformer les institutions et le système économique, social ou politique. Et cela justement au moment où le capitalisme s’avère complètement inréformable, ayant des problèmes critiques qui sont liés à ses bases fondamentales de fonctionnement. L’accumulation par les possesseurs de capitaux de la plus-value issue du travail humain a toujours été une base indiscutable du capitalisme et celle-ci a toujours eu un besoin vital non seulement de se maintenir mais de grimper sans cesse plus haut. Le fait qu’elle s’écroule malgré des centaines de milliards de dollars d’aides des Etats et des banques centrales ne suffit pas à réveiller les capacités révolutionnaires (inexistantes) de ceux qui se prétendent les dirigeants de la classe ouvrière !!!

Il y a à cela une raison de fond. Depuis belle lurette, même quand ils avaient un langage plus radical et un activisme plus débordant, les dirigeants syndicaux ne militaient plus du tout pour le renversement du capitalisme et ils sont devenus une institution tampon qui fait autant partie du système que la sécurité sociale, l’inspection du travail ou pôle emploi, même s’ils suscitent d’autres illusions de la part des activistes de la classe ouvrière.

L’essentiel pour renverser le rapport de forces est ailleurs nécessite de constituer la classe ouvrière de défenseur de quelques droits anciens en classe d’avenir, en classe révolutionnaire et ce n’est pas plus d’activisme syndical, même de bonne foi, ne réalisera jamais, ce n’est pas plus de monde dans la rue ou participant à des journées syndicales qui y parviendra. Ce n’est pas à force de crier : on veut une bonne réforme qu’on parviendra à… une bonne révolution ! Même si ce sont des militants qui se disent de la gauche de la gauche ou d’extrême gauche qui nous l’affirment… A force de tirer, même très fort, sur le pis d’un bouc, on n’obtient pas du lait ! Et on n’arrive qu’à des défaites qui ne servent même pas d’enseignement puisque « nos dirigeants » ne veulent même pas nous dire pourquoi nous sommes attaqués, à quel stade nous en sommes de l’évolution du système capitaliste. Ils se contentent de maugréer, de faire du moralisme au capitalisme en expliquant que ce que font les gouvernants au service des patrons, « ce n’est pas bien » ! Bien sûr, ces gouvernants et ces classes possédantes profitent de la manière dont ces dirigeants syndicaux nous placent sur la défensive, comme viennent de le faire les syndicats de cheminots en déclarant ne pas pouvoir faire de grève reconductible mais seulement deux jours sur cinq, pour affirmer que nous, travailleurs, ne sommes que des corporatistes qui nous accrochons à d’anciens privilèges dépassés, gênants, qui nuiraient à la réforme, qui empêcheraient la société d’évoluer, de devenir plus productive, plus concurrentielle, plus moderne. En somme, nous serions des arriérés qui voudrions nous accrocher au monde de grand-mère et empêcherions ainsi la société de progresser.

En fait, par ce type de déclarations, ils d’ingénient à inverser les rôles : c’est eux qui s’accrochent à des privilèges, c’est eux qui s’accrochent à un système dépassé, c’est eux qui refusent de laisser la société humaine dépasser le stade actuel, qui en même temps incapable de perdurer bien longtemps malgré des aides étatiques massives (et même folles, ruinant les institutions centrales pour des générations…).

On pourrait se dire que cela est exagéré, qu’il existe au sein des syndicats eux-mêmes des minorités de gauche de la gauche, d’extrême gauche, ou de syndicalistes affirmant qu’il faudra sortir du capitalisme, que celui-ci n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité ! C’est vrai qu’ils existent mais ils se gardent bien de remettre en cause les perspectives inverses dressées par les dirigeants syndicaux. Ils se gardent bien de mener une véritable propagande publique pour dévoiler les vraies causes des attaques antisociales actuelles : la fin irrémédiable du système capitaliste mondial du fait de la chute des investissements productifs. Ils se gardent bien de dénoncer publiquement le réformisme et l’apolitisme de ces appareils syndicaux. Ils se gardent bien de les déborder en prenant réellement l’initiative de mise en place de comités de grève dans toutes les luttes, d’assemblées interprofessionnelles, de coordinations.

On ne peut pas non plus dissocier l’attaque antisociale de l’attaque guerrière, de l’attaque antidémocratique, de la poussée à la xénophobie, au racisme, au fascisme. Les uns appuient les autres, les uns éclairent les autres.

Les uns et les autres nous montrent que les classes possédantes ne croient absolument pas à une capacité du système de sortir de sa crise historique. Ils ne préparent pas une nouvelle période de prospérité du capitalisme. Ils ne préparent que des horreurs et des violences, des dégradations sociales et démocratiques, qui leur sont indispensables pour tenter d’éradiquer au maximum les risques de révolution sociale qu’entraînera inévitablement tout effondrement économique mondial causé par la prochaine crise financière. Car alors les institutions financières et les Etats n’auront plus les moyens financiers de la retarder comme depuis 2008.

Loin de nous préparer à la tâche qui sera alors la nôtre, nous prolétaires, les stratégies de lutte des directions syndicales nous envoient sur des voies de garage des prétendues « bonnes réformes ». Si les capitalistes eux-mêmes ont renoncé à réformer le système, ce n’est pas de gaieté de cœur mais parce qu’il est inréformable et que sa crise est désormais liée aux racines même du système, à son mode fondamental de fonctionnement.

Pour les appareils syndicaux, la mort du système capitaliste serait aussi la mort de leur rôle d’intermédiaire, de tampon, de collaborateurs, d’encadrement, et ils ne peuvent nullement se préparer ni nous préparer à la situation qui vient.

Quant à nous, travailleurs, on nous serine que nous aurions plus à perdre à renverser le système qu’à le conserver. Tous les média le répètent. L’immense majorité des hommes et partis politiques le répètent. Les gouvernants de toutes couleurs politiques le répètent. Il faut croire qu’il y a besoin de convaincre l’opinion de cela pour qu’ils fassent tant d’efforts pour nous faire rentrer cette idée dans le crâne ! Non seulement, ils ont tenu à nous faire croire que le stalinisme c’était cela le communisme, mais aussi que la fin du stalinisme serait la fin de toute perspective de pouvoir aux travailleurs. Les mêmes nous serinent aussi l’idée que les travailleurs n’ont aucunement l’idée de prendre jamais le pouvoir d’Etat. Il y a quelque chose de contradictoire là dedans ! Si c’est si évident pourquoi le répéter autant ?

Eh bien, c’est l’inverse qui est vrai : si les luttes sociales doivent nous préparer à ce qui ce qui est en train de venir, c’est-à-dire un effondrement économique brutal, c’est bel et bien en préparant la classe ouvrière à s’organiser sous la forme de comités, au sein des entreprises et des quartiers, organisation capable de se fédérer en choisissant des délégués, élus et révocables, se retrouvant avec d’autres, débattant de nos problèmes, de nos perspectives, de nos moyens d’action.

Il ne faut pas attendre que l’effondrement capitaliste soit là pour implanter l’idée d’auto-organisation. C’est au contraire la tâche immédiate de tous les travailleurs conscients et de tous ceux qui choisissent le camp des travailleurs. La construction d’un réseau de comités de travailleurs est la première tâche de tous les militants qui préparent la classe ouvrière à son rôle historique, en même temps que le critère fondamental pour mesurer les vrais buts de tout parti, de toute organisation, de tout groupe syndical, politique ou associatif. Celui qui ne guide pas son intervention sur cet objectif et prétend qu’on peut s’en passer dans l’immédiat se détourne de seule voie de changement social et politique : la révolution sociale, car aucune classe sociale inorganisée en tant que classe ne pourra jamais développer de perspective historique propre.

Ceux qui prétendent s’adapter au niveau de conscience et de mobilisation actuelle en se refusant à militer pour des comités de grève, embryons des conseils ouvriers, étape vers un pouvoir ouvrier, refusent toute perspective d’avenir au prolétariat et le livrent pieds et poings liés à leurs ennemis.

2 Messages de forum

  • Renault, spécialiste du mensonge 23 juin 15:45, par steribox

    Renault coupable de quoi ? d’avoir refusé à cette employé de pouvoir continuer à travailler e nuit .... , non mais c’est une blague ou quoi si les entreprises devaient se plier au quatre volontés de tous leurs employés ça deviendrait un vaste cirque , et ce ne sont certainement pas les différents pseudos syndicats que l’ont trouvent en France qui pourront pallier à ce genre d’affaire à commencer par la cgt car si Renault ment alors que dire de la Cgt !!!

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    • Renault, spécialiste du mensonge 23 juin 21:07, par Robert Paris

      Tu vois un grand cirque en perspective et qui pourra te plaire ! Quand les salariés en auront marre que les patrons se figurent qu’ils peuvent les faire travailler quand et comme cela leur chante ! Et qu’ils retireront aux patrons le droit de décider de leur vie à leur place sous prétexte d’une prétendue propriété des moyens de production ! J’espère que tu verras ça !!!

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