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Accueil du site > 10 - Livre Dix : SYNDICALISME ET AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS > Qu’est-ce qu’un comité de grève ?

Qu’est-ce qu’un comité de grève ?

dimanche 1er décembre 2019, par Karob, Robert Paris

Les Gilets Jaunes réunis en Assemblée à Poitiers le Vendredi 6 décembre proposent au vote de l’Assemblée Inter-luttes...

...l’élection d’un Comité de Grève Inter-luttes responsable et révocable devant l’Assemblée.

Ce que n’est pas Un Comité de Grève

On voit quelquefois la direction d’un syndicat se baptiser comité de grève puisqu’elle dirige une grève mais sans changer quoi que ce soit, sans intégrer un seul travailleur nouveau au groupe qu’elle forme, et surtout sans demander leur avis aux grévistes, sans faire élire les membres du comité et les faire réélire ensuite. Plus souvent, à cause de la division syndicale du mouvement ouvrier français, c’est l’intersyndicale, regroupant des représentants des différentes organisations syndicales, qu’on voit prendre cet intitulé. Dans ce cas, il arrive que cette intersyndicale élargisse ses rangs pour la circonstance et coopte un certain nombre de grévistes actifs pour participer à ses délibérations, voire à ses décisions.

Si l’on entend simplement par comité de grève le groupe de gens qui a effectivement en charge la direction de la grève, sans se préoccuper de la manière dont ce groupe a été mis en place et surtout de ses relations avec les grévistes, toute direction de la grève est un comité de grève. Nous ne partageons pas cette vision.

Qu’est-ce qu’un comité de grève

Le comité de grève ou de lutte est un groupe de personne qui a en charge la direction d’une grève ou d’une lutte. Tous les membres sans exception d’un tel comité ont été élus par les grévistes, et aucun ne s’y trouve de droit, en fonction de tel ou tel titre syndical, sans que les grévistes aient le droit de l’y maintenir ou de l’en révoquer.

A ce comité de grève ou de lutte, chaque personne qui le voudrait doit pouvoir se porter candidat, qu’il soit syndiqué ou non. C’est à l’assemblée générale de désigner ceux qu’elle veut voir figurer dans ce comité - qui a d’ailleurs intérêt à être le plus large possible car ainsi le plus représentatif. Et c’est à main levée, au su et au vu de tout le monde qu’il est préférable que le vote soit fait. Ainsi l’engagement de chacun, pour ou contre, est clair ; Cela permet aussi de contrôler les votes de chacun.

Si nous préconisons des comités de grève ou de lutte, entièrement élus et contrôlés par l’assemblée, c’est parce que cette forme d’organisation est d’abord la plus apte à mener la grève ou la lutte à bien. Mais c’est aussi parce qu’une telle organisation est un apprentissage indispensable pour le peuple travailleur. Celui-ci ne pourra un jour se gouverner, gérer la société que s’il est capable de se donner une organisation authentiquement démocratique qui permette vraiment aux membres du peuple d’exercer eux-mêmes le pouvoir.

S’il est évidemment préférable que chaque secteur en grève ou en lutte soit représenté au sein d’un tel comité, il est important que le choix définitif de ses membres, au moins la ratification du choix de chaque secteur si une première élection a eu lieu ainsi, se fasse en assemblée générale. Le mouvement est un et le comité de grève à charge de le mener pour tous. Aucun de ses membres n’est là pour défendre les seuls intérêts de tel ou tel secteur. Il faut que cela soit clair et pour les membres du comité et pour tous les grévistes.

La grève qui vient a besoin d’être dirigée par les grévistes eux-mêmes, par des assemblées démocratiques élisant des comités de grève locaux, élisant un comité de grève central et se coordonnant régionalement et nationalement ! C’est plus démocratique ! C’est plus efficace ! C’est plus affolant pour nos adversaires ! Cela donne un avenir à la lutte ! C’est le signe d’une mobilisation sans délégation de pouvoir ! C’est un gage de succès !

Pourquoi une telle organisation de la grève et de la lutte.

Une organisation démocratique associant tout le monde

Le comité de grève permet d’associer tout le monde aux décisions et à l’organisation de leur mouvement. En particulier tous ceux qui d’ordinaire en entreprise ne se préoccupent pas de la vie syndicale, qui s’en sont écartés ou qui en ont été écartés pour une raison ou une autre, mais qui peuvent tout comme les syndiqués, et même quelquefois plus qu’eux, se sentir concernés par l’organisation de la grève et avoir envie d’y prendre une part active. Il n’y a pas de raison que dans la grève certains grévistes aient moins de droits que d’autres.

Mais surtout un tel comité sera le reflet le plus exact possible de la volonté des grévistes. Il sera le baromètre le plus sûr, à chaque moment de la grève ou de la lutte, des éventuels changements de cette volonté. S’il est vraiment responsable devant les grévistes, s’il est révocable par eux, la majorité conserve à tout moment le moyen de faire appliquer sa volonté, soit en exigeant du comité qu’il mène une politique conforme à l’opinion de cette majorité, soit en le remplaçant tout ou partie par d’autres plus aptes à la mener.

Ajoutons d’ailleurs qu’un tel comité, du fait de sa désignation qui le rend très représentatif des grévistes, a aussi plus de moyens de sentir exactement ce qu’ils veulent, de mesurer leur combativité et leur détermination, de savoir jusqu’où ils sont prêts à aller.

Il est vrai que cette forme d’organisation, qui est incontestablement, pour n’importe qui de bonne foi, la forme la plus démocratique possible, ne garantit pas absolument contre toute erreur, contre tout mauvais choix.

Le comité de grève reflète le mieux l’État d’esprit de l’Assemblée. Si la combativité retombe, que la démoralisation, le comité de grève reflétera cette baisse de la combativité et même cette démoralisation, soit que ses membres subissent eux-mêmes exactement la même évolution des sentiments que les travailleurs du rang, soit que ceux qui tiendraient bon, devenus minoritaires et ne représentant plus les sentiments de cette majorité, soient écartés par elle.

Malgré certains inconvénients (rien n’est parfait), ceux-ci ne peuvent effacer les avantages. L’issue d’une grève ou d’une lutte dépend toujours fondamentalement du rapport de force entre les grévistes et le patron ou le gouvernement, c’est-à-dire de ce que veulent vraiment les grévistes, de ce qu’ils sont décidés à faire pour l’imposer. Il nous semble important de mettre en place une direction contrôlée par les Assemblées, car une direction de la lutte comme sont aujourd’hui les directions syndicale ou intersyndicales non contrôlées par les assemblées, agissant en-dehors d’eux, peut fort bien brader un mouvement qui avait encore toutes ses chances de vaincre. L’histoire récente nous offre, il faut bien le dire, surtout des exemples dans ce sens.

Comité de grève : pas de représentants inamovibles

Préconiser un comité de grève, c’est donc contester que la direction des mouvements revienne de droit aux directions syndicales, comme le revendiquent celles-ci.

Bien sûr, un comité de grève élu et responsable devant l’ensemble des grévistes peut se retrouver composé pour l’essentiel, ou même la totalité de militants syndicaux. Ceux-ci peuvent être choisis par les grévistes par estime pour leur fonction syndicale et la manière dont ils s’en acquittent habituellement ou tout simplement pour le rôle qu’ils ont joué dans le déclenchement du conflit. Mais s’ils sont élus à la tête de la grève et responsables à tout moment au cours de celle-ci devant les grévistes, ils ne tiennent pas alors leur mandat de leur simple appartenance syndicale. Ils ne dépendent pas du syndicat, de son appareil, mais des grévistes qui peuvent les maintenir ou non à la direction du mouvement en fonction de ce qu’ils font au cours de cette grève.

Mais ce que revendiquent les directions syndicales, ce n’est pas le droit, bien légitime, d’être choisies et maintenues comme les représentants des travailleurs en cas de grève, c’est d’avoir ce rôle de droit, sans contestation possible. C’est en fait de parler au nom des travailleurs, de diriger les mouvements, de les terminer aussi comme bon leur semble et quand bon leur semble, sans que ces travailleurs puissent dire s’ils sont d’accord ou pas.

Une telle revendication est par elle-même déjà suspecte. Pourquoi refuser le contrôle et la sanction des travailleurs du rang si l’on est sûr de représenter leurs intérêts ?

Mais c’est bien évidemment parce que les directions syndicales ne sont rien moins que sûres de cela qu’elles revendiquent ce droit, exorbitant, d’être reconnues comme les seuls représentants des travailleurs sans que ceux-ci aient la possibilité de le confirmer ou de l’infirmer.

Certes les syndicats sont traditionnellement considérés comme les représentants des ouvriers. La loi elle-même leur garantit un tel monopole auprès du patronat et du gouvernement. Et leur rôle de représentants des intérêts ouvriers est rarement contesté par les travailleurs eux-mêmes, en tout cas en-dehors des périodes de grève justement.

La désaffection pour la vie syndicale qui existe en temps normal, le fait que la majorité des travailleurs reste en-dehors des syndicats ne les gênent pas trop, car cela leur laisse les mains libres pour défendre leurs intérêts d’appareil.

Car, en fait, chaque syndicat est d’abord un appareil qui défend un programme et une politique, et non pas les intérêts ou la volonté de l’ensemble des travailleurs. Certains proclament d’ailleurs ouvertement qu’ils ne sont les représentants que d’une catégorie des travailleurs.

Toutes ces organisations syndicales font passer la défense de leurs intérêts d’appareil et de leur politique particulière avant les intérêts généraux de la classe ouvrière.

Et en période de lutte, cela amène souvent un décalage ouvert entre la volonté des grévistes et la politique que mènent les directions syndicales.

Cela ne signifie pas, évidemment, que dans nombre de conflits les directions syndicales n’apparaissent pas combatives, ne prennent pas effectivement la tête de la lutte et ne la mènent pas jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la limite où la combativité des travailleurs et leur volonté permettent d’aller.

Cela signifie que dans chaque lutte il y a la possibilité que les organisations syndicales expriment une autre politique que ce que veulent les grévistes, qu’un hiatus se produise entre la combativité des uns et les intérêts conservateurs des autres.

Et si les militants syndicaux de l’entreprise subissent moins les effets d’une démoralisation, ils ont en revanche souvent plus de mal à refléter les changements qui interviennent lorsque la combativité augmente. Aussi dévoués et honnêtes soient-ils, ils se sentent en général liés aux bureaucraties syndicales. Du coup, ils subissent et reflètent davantage la pression de leur fédération, qui s’accentue d’ailleurs au moment des grèves puisque c’est à ce moment là que le danger de voir sa politique mise en question est le plus grand. Et bien souvent leurs camarades de travail, hier inactifs et non syndiqués, se retrouvent plus en pointe et plus à l’unisson du reste des travailleurs.

Si les grévistes veulent donc voir leur volonté reflétée très exactement par la direction de la grève, ils doivent avoir le choix, la liberté d’y élire soit les syndicalistes, soit d’autres.

Il est vrai que bien souvent en période de grève les syndicats s’entendent pour former une intersyndicale. On pourrait penser qu’à ce moment-là différentes politiques, représentées par les différents appareils, vont se trouver confrontées et donc proposées aux grévistes et qu’ainsi une certaine démocratie pourrait s’établir. En fait, au sein de ces intersyndicales les problèmes sont tranchés par les rapports de force entre les différents appareils. Les décisions sont réglées entre les syndicats, souvent dans le secret d’ailleurs, et non pas par une décision collective des grévistes à qui les différentes options ne sont même pas présentées. L’intersyndicale permet donc au mieux de régler à l’amiable les rapports entre les différents appareils syndicaux. Elle ne permet nullement une réelle démocratie donnant le pouvoir aux grévistes.

Les assemblées générales et le comité de grève

Bien des gens se disent : pas besoin de comité de grève, l’assemblée générale décidant démocratiquement en donnant la parole à tous suffit. C’est faux. Car l’AG est un lieu de débat mais pas un lieu de préparation d’une stratégie, d’une tactique. L’AG est locale et n’a pas des liens régionaux et nationaux qu’ont les appareils syndicaux. L’AG n’a pas d’exécutif et elle en a besoin car elle n’est pas que là pour palabrer mais pour décider des actions et celles-ci doivent être organisées par un groupe plus restreint et démocratiquement contrôlé. Il faut, d’autre part, que la grève soit informée de ce qui se fait ailleurs, de ce qui s’y décide, de qui faite grève, de qui manifeste où et quand, de qui bloque où et quand. Il faut savoir ce que les autres AG ont discuté et décidé. Si on n’a pas de comité de grève, on n’a pas des gens chargés de recevoir les infos des autres AG via les autres comités de grèves, etc.

En conclusion

La proposition concrète d’un comité de grève ne peut être faite que lorsque pour une raison ou pour une autre il y a un décalage entre la volonté des grévistes et la politique des directions syndicales. Ce peut être le cas, par exemple, lorsque la grève démarre en-dehors des dirigeants syndicaux, ou encore, au cours d’un mouvement, même lancé au départ par les syndicats, s’il apparaît des divergences entre ce que veulent les grévistes et ce que décident les directions syndicales.

Si nous défendons les comités de grève ou de lutte, entièrement élus et contrôlés par le peuple travailleur, c’est parce que cette forme d’organisation est d’abord la plus apte à mener la grève ou la lutte à bien. Mais c’est aussi parce qu’une telle organisation est un apprentissage indispensable pour le peuple. Celui-ci ne pourra un jour se gouverner, gérer la société que si elle est capable de se donner une organisation authentiquement démocratique, qui permette vraiment au peuple d’exercer lui-même le pouvoir. Comment le pourrait-il si dès maintenant lorsqu’une partie du peuple travailleur se sent mobilisé, il n’est pas capable de faire que cette organisation démocratique existe ?

Pour conclure, nous tenons à des comités de grève parce que nous ne nous contentons pas de revendiquer sur le terrain économique mais nous, les pus démunis et exploités, voulons le pouvoir politique !

Les comités ouvriers MKS en Pologne, avant la trahison du syndicat Solidarnosc Deux exemples de faux comité de grève, couverture du syndicat ou de l’unité syndicale

4 Messages de forum

  • Qu’est-ce qu’un comité de grève ? 1er décembre 06:11, par Comité de grève RATP

    Seule une instance vraiment représentative de tout le personnel peut prétendre représenter et diriger la grève illimitée qui va débuter le 05 décembre à la RATP.

    Les organisations syndicales toutes réunies ne sont pas même représentatives de la majorité des agents de la RATP. Nous ne pouvons que conseiller à leurs directions d’être humbles, et que plutôt que d’essayer de « dialoguer » en notre nom avec le pouvoir, qu’elles commencent à nous proposer leur service, histoire ne serait ce de reconquérir une confiance perdue.

    Un comité de grève, à partir du moment où il est l’émanation de la volonté d’une très grosse majorité d’un personnel gréviste donné, est le patron dans la tôle !

    Il en a tous les attributs, les responsabilités aussi !

    Un comité ouvrier dans une entreprise à l’arrêt, c’est avant toute chose organiser les grévistes et les diriger dans un but déterminé en assemblée du personnel.

    L’élection des comités de base partout doit avoir lieu le plus tôt possible, le 05 décembre ce sera très bien. Chaque jour de grève nous coûte à nous, moins à eux les bureaucrates.

    Plus vite il sera possible de former nos bataillons, avec à la tête de nos comités de base, des délégués probes et inspirés, plus vite cette grève sera faite à l’économie !

    Le non moindre de la responsabilité de ces délégués (élus, mandatés et révocables à tout moment par une assemblée générale souveraine) réunis dans un comité de base, sera d’envoyer une délégation élire dans une assemblée des assemblées centrale, un comité central des travailleurs de la RATP, seule instance représentative apte à négocier ou non, avec Macron et sa bande de prévaricateurs.

    Les frondeurs CGT de la RATP
    26 novembre 2019

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  • Les partenaires sociaux aiment se rendre à Matignon pour des consultations en tête à tête.

    Ces gens qui tombent de leur chaise à la simple évocation de l’idée de la mise en place d’un comité central, vont vers Macron, en défense de leurs seules subventions, qui l’espère-t-ils continueront à leurs assurer leurs petit train de vie de petits bourgeois repus et heureux. Obtiendra ou préservera la clémence du tyran, ses subventions, les partenaires sociaux qui mettront le plus de zèle, à vendre le mieux possible à la découpe, les régimes spéciaux et les conquêtes sociales du prolétariat, à faire passer le projet de loi retraite !

    Mais les directions des partis politiques nous direz-vous ? Elles ne vont pas elles négocier avec Macron ? Non elles ne vont pas négocier directement avec le tyran, puisque en tant que partis politiques elles ne peuvent prétendre être représentatives du personnel. Elles, elles se taisent et elles laissent faire, parce qu’elles envoient leurs plus brillants révolutionnaires, tout simplement pantoufler dans les bureaucraties syndicales ! C’est de notoriété publique !

    Camarades, ne perdons pas plus de temps avec ces parasites de partenaires sociaux et de faux révolutionnaires. Au regard de la masse de travailleurs qui feront grève le 05 décembre, ce ne sont que des moustiques, d’affreux moustiques parasites mais seulement des insectes !

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  • Nous avons mille avantages à attendre d’un Comité Central.

    Le non des moindres de ces avantages, c’est de retirer le tapis sous le pied des directions syndicales, leur rôle historique de représentants ouvriers, et à ce titre le droit exorbitant qu’ils veulent se préserver, d’aller négocier à l’avantage des patrons et de la macronie, le poids des chaines qui nous entravent.

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  • Nous militants syndicaux frondeurs de la CGT RATP et nous militants syndicaux du groupe « La Base », nous décidons d’unir nos forces, pour que la grève illimitée à la RATP qui débute le 05 décembre, jusqu’au retrait pur et simple du projet de loi sur les retraites du gouvernement Macron Philippe, soit vraiment contrôlée par les grévistes.

    Depuis deux mois, nous et tant d’autres militants ouvriers à la base, demandons vainement que les directions syndicales « … fassent remonter les exigences des salariés afin que le mouvement s’étende partout en préavis illimité au mois de décembre pour une convergence des luttes générales … », (tract de la Base daté du 16 septembre dernier).

    Plutôt qu’une volonté constructive de préparer la grève dans ce sens, les directions syndicales n’ont eu pour seule réponse, de nous dire en HIS de nous réunir le 05 en assemblée sur nos attachements et décider de la reconduction ou non de la grève.

    Une véritable astuce des dirigeants syndicaux, pour dessaisir les grévistes de tout contrôle réel du mouvement, pour qu’à un moment ce soit les assemblées à la base qui décident de mettre fin elles mêmes au conflit.

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