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La démocratie capitaliste converge, de plus en plus, avec sa dictature violente

mardi 20 octobre 2020, par Alex

La démocratie capitaliste converge, de plus en plus, avec sa dictature violente

Elections présidentielles aux USA, en Bolivie, en Iran, au Chili, à Hong Kong ainsi que dans les anciennes colonies françaises comme la Côte-d’Ivoire et Guinée : dans le monde entier, les exploités sont invités en 2020, comme ils le sont régulièrement, à participer à des élections soi-disant pour déterminer eux-mêmes leur propre sort. Elles peuvent être ouvertement des mascarades prolongeant le pouvoir de dictateurs, comme souvent en Afrique grâce à l’armée française et à l’intervention financière de la Françafrique. Elles peuvent être, pour la jeunesse, pour des exploités pleins d’illusions, pour la classe moyenne, l’espoir de participer à ce qui serait le summum de la démocratie : des « élections libres », qui réguleraient enfin la vie politique de leur pays, à la place des dictatures militaires.

Pourtant dans les pays jouets des grandes puissances, ce scénario idyllique ne fonctionne jamais, et ces élections se combinent spontanément avec des mouvements de contestation qui prennent une tournure insurrectionnelle. En Biélorussie par exemple, les ouvriers sont appelés à la grève générale par l’opposante S. Tikhanovskaïa, si Loukashenko n’a pas démissionné le 25 octobre. Insurrection ou élections ? En Guinée et en Côte d’Ivoire, des oppositions refusent même de participer à la mascarade. Le président Trump a même menacé de transformer l’élection en guerre civile si les résultats ne lui conviennent pas ! Aux USA comme dans le reste du monde, là où les hommes politiques s’accrochent au pouvoir ou là où ils y alternent soi-disant démocratiquement, c’est le grand capital qui décide de tout. L’avenir des peuples ne dépend pas des élections, mais de la lutte des classes et, en son sein, de la capacité des exploités à s’organiser et à décider par eux-mêmes.

Face à leur système économique qui s’écroule devant nos yeux, les capitalistes n’ont qu’une issue : durcir leur système politique de domination. Lutte anti-terroriste, lutte anti-virus sont synonymes de restriction de toutes nos libertés, de licenciements … au nom de la défense de « notre système », « le plus démocratique du monde ». Seule la démocratie de type capitaliste, avec ses élections comme seul moyen de contestation, pourrait défendre les travailleurs contre les méfaits de l’économie capitaliste ? Balivernes ! Nulle part au monde, la démocratie capitaliste ne s’est mobilisée contre une tentative dictatoriale !

En France, une extrême-gauche quasi officielle, très liée au système notamment par le biais des syndicats, prétend ne vouloir donner aucune illusion aux travailleurs dans cette « démocratie bourgeoise », mais utiliser les élections pour défendre uniquement les « intérêts des travailleurs », pour y développer des perspectives « anticapitalistes », voire socialistes ou communistes. Leur peu de succès aux élections démontrerait, de leur point de vue, que la classe ouvrière serait, pour le moment, incapable de construire sa propre alternative politique et donc, a fortiori, son propre pouvoir révolutionnaire. Or les conditions de l’émergence d’un embryon de pouvoir des travailleurs existent bel et bien en France et les gilets jaunes comme certaines tentatives d’auto-organisation par des comités de grève ne sont pas les seules à le démontrer. La croyance du monde du travail dans les institutions, dont les partis politiques, les appareils syndicaux, l’appareil d’Etat et les gouvernants, est au plus bas.

Quant à la naissance d’une démocratie authentiquement ouvrière, où se discuteraient réellement nos intérêts de classe, elle n’aura jamais lieu dans l’arène de ce moulin à paroles anti-ouvrières qu’est le parlement français depuis l’assassinat de Jaurès par un terroriste chrétien manipulé par l’appareil d’Etat « démocratique » en 1914. Un affrontement entre la démocratie bourgeoise et une authentique démocratie ouvrière devrait déjà avoir eu lieu dans les mouvements de grèves, les journées syndicales d’actions, comme le récent mouvement des retraites, sans parler bien entendu du mouvement des gilets jaunes où cet affrontement s’est souvent produit. Car la formation de cet embryon de démocratie ouvrière passe nécessairement par un affrontement politique avec les confédérations syndicales bureaucratiques et liées à l’appareil d’Etat de la grande bourgeoisie qui s’arrogent la direction de ces mouvements. Depuis 1914 et l’ « Union sacrée » par laquelle elles avaient cautionné la première boucherie mondiale, ces confédérations, qui ne fédèrent aucunement la lutte des classes, ne sont qu’une excroissance de la « démocratie » bourgeoise dans le mouvement ouvrier. Une des conséquences en est que ces confédérations syndicales subordonnent toute action ouvrière au calendrier du gouvernement capitaliste, en ne nous appelant à manifester que lorsqu’une loi va être discutée au parlement, comme ce fût le cas pour la dernière réforme des retraites et ne cherchant qu’à négocier les détails et à faire ainsi reconnaître leur rôle de tampon des luttes. Les syndicats appellent les travailleurs à « faire pression » pacifiquement sur le parlement ou le gouvernement. Ces mouvements restent donc de fait une prolongation des comédies électorales : les travailleurs « en lutte » sont invités à rester des électeurs « sommant » le législateur.

Certes, cette pression extra-parlementaire a pris récemment la forme de grèves « dures », couteuses et longues pour certains travailleurs mais cette prétendue dureté ne gêne en rien la classe capitaliste du moment que les exploités ne s’organisent pas eux-mêmes sur des bases de classe. Et c’est l’auto-organisation des luttes, que les centrales syndicales réprouvent et combattent, qui a fait ses preuves dans plusieurs des derniers mouvements : le mouvement des cheminots des technicentres, le mouvement des hospitaliers parti des urgences qu’ils ont organisé eux-mêmes dès le début, et qui se prolonge, à l’inverse de celui des retraites que les confédérations ont pris le soin de chapeauter et de stopper. Ce n’est pas l’extrême gauche électorale qui a introduit des embryons d’organisation autonome des travailleurs dans ces dernières luttes. Elle est trop liée aux appareils syndicaux et aux perspectives dans le cadre de la légalité capitaliste pour cela. Or un programme des révolutionnaires, même électoral, pourrait permettre aux travailleurs les plus combattifs de populariser une des prochaines étapes vers un mouvement de grande envergure comme 1936 ou 1968 : étendre ce qui s’est fait spontanément et à petite échelle notamment dans le mouvement des hospitaliers.

La seule perspective politique d’une vraie démocratie pour le monde du travail, c’est en effet de constituer des comités de luttes, de discussions, de décisions, d’action, dans les quartiers populaires, dans les villages, les villes, les écoles, et aussi les usines, les bureaux, toutes les entreprises ; des comités qui se fédèrent en élisant au niveau national des délégués élus et révocables. Ce sont seulement ces élections dans nos parlements, nos gouvernements locaux qui feront naître la « vraie démocratie » que réclament à juste titre les Gilets jaunes et qu’ils ont commencé de tenter en leur sein.

Perspective abstraite et lointaine ? Non ! Un embryon d’un contre-pouvoir auto-organisé a été réalisé à l’échelle nationale par le mouvement des Gilets jaunes. Bien que ces derniers ne soient qu’une fraction limitée du monde du travail, la sainte terreur qu’ils ont inspiré aux classes dirigeantes et à Macron, qui a déchainé contre eux sa police, montre qu’un tel contre-pouvoir ne viendra pas après une lointaine révolution : il n’en sera que le prélude. Lors de chaque lutte ou événement qui touche nos vies, mettons-en place nos propres assemblées où auront lieu des discussions et des prises de décisions.

Cette perspective qui peut paraître lointaine a rattrapé brutalement les enseignants qui craignent pour leur vie après l’assassinat ignoble, de type fasciste, dont a été victime l’un des nôtres, un travailleur de l’enseignement. Se réunir, libérer la parole, manifester est devenu naturel du jour au lendemain, pour les enseignants et de nombreux travailleurs solidaires. Mais « faire bloc », comme l’ont immédiatement fait les syndicats, derrière Blanquer et Macron, qui veulent donner un caractère patriotique chauvin, anti-musulman, aux réactions d’indignation, qui somment les enseignants de redevenir des « fantassins » de type IIIème République, héros de la démocratie, fiers de mourir en martyrs comme les hospitaliers, est un piège mortel.

Méfions-nous des flatteurs et flatteries. Cette école, créée par la IIIème république, que les gouvernants sapent progressivement comme ils détruisent l’hôpital et tous les services publics, est tout à coup glorifiée par ceux qui la détruisent par leurs prétendues « réformes ». Souvenons-nous que la IIIème république, qui naquit dans le sang des ouvriers révolutionnaires, communards de 1871, les premiers en France à mettre en place un pouvoir laïc et un véritable service public de l’école, ne donna jamais le droit de vote aux femmes, institua une école qui dans tous ses manuels proclamait à longueur de pages l’infériorité raciale des « indigènes », des « musulmans », la haine des allemands. Cette école forma une génération de jeunes prêts à se sacrifier en allant égorger, pour sauver la « démocratie », les ouvriers et paysans allemands, dans la boucherie capitaliste de 1914.

Il est clair que les gouvernants tentent d’exploiter un crime en prétendant le pays menacé par une guerre, en justifiant ainsi la mise en place d’un régime d’exception, qui complète et prolonge l’état d’urgence sous prétexte sanitaire. L’Etat, soi-disant ennemi du terrorisme, affirme vouloir protéger la population et la démocratie, en prenant ainsi des mesures violemment anti-démocratiques comme d’interner la famille d’un terroriste ou d’expulser des personnes n’ayant aucun rapport avec ce crime ou enfin d’en tirer, sous prétexte de prétendus complots dans tout le pays, la mise en place d’une dictature policière aggravée, enfin la formation d’une « union nationale » qui servira à diviser la population entre musulmans et non-musulmans ! Macron espère ainsi étoffer la dictature policière qu’il met déjà en place, avec l’état d’urgence et maintenant le couvre-feu, sous prétexte sanitaire. De même qu’il monte la population contre la jeunesse des banlieues accusée de ne pas respecter les règles et de propager le virus ! Pas plus qu’il ne défend l’hôpital public pour l’urgence sanitaire, il ne défend l’école publique pour les libertés ni la démocratie. Sous le capitalisme en pleine déconfiture, cela n’est plus possible.

La haine des musulmans et des immigrés, déguisée en « laïcité », du fascisme déguisé en défense de la démocratie, tel est le programme d’un Etat capitaliste prétendument démocratique, celui de Macron autant que de Mélenchon ou de Le Pen, à nos prochaines élections, afin de diviser les travailleurs. La « police de la république » n’a pas protégé l’enseignant, elle ne nous protégera pas contre tous les types d’attaques fascistes. Discutons donc de ces événements, des moyens de nous défendre, dans nos propres assemblées, nos propres « conseils d’auto-défense ». La république capitaliste bascule de plus en plus dans le fascisme. Plus que jamais l’émancipation, la survie même des travailleurs, ne seront l’œuvre que des travailleurs eux-mêmes.

19 Messages de forum

  • La dictature s’aggrave au Chili : près de 600 arrestations au premier anniversaire de la révolte sociale...

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  • La campagne du gouvernement et des classes dirigeantes de France prend de l’ampleur. Partant d’un fait divers criminel local, elles en font un complot terroriste national, menant à des arrestations et expulsions nombreuses, à de nouvelles lois et règles, à un nouveau durcissement de l’état d’urgence. Cette méthode est assez classique : s’appuyer sur un acte terroriste isolé (parfois fabriqué) pour mener une politique de terreur. Les exemples sont l’attentat de Sarajevo qui a servi de prétexte à la première boucherie mondiale, l’incendie du Reichstag qui a servi de prétexte à l’installation du nazisme, l’attentat contre le diplomate vom Rath qui a servi de prétexte à la nuit de cristal contre les juifs allemands l’assassinat du président rwandais qui a servi au lancement du génocide, les attentats terroristes en Algérie qui ont servi de prétexte à l’écrasement de l’Algérie sortie de la révolution d’octobre 1988, etc, etc...

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  • Cherchez à qui profite le crime ? Ni aux musulmans, ni aux travailleurs, ni aux jeunes, ni aux femmes, ni aux démunis ! Non, aux classes possédantes qui s’appuient sur les bons sentiments du bon peuple français pour mieux le tromper et l’écraser...

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  • L’affaire de Conflans est exploitée jusqu’à la corde pour solidifier un pouvoir capitaliste discrédité par la chute économique comme il l’avait été par les gilets jaunes et la répression violente du mouvement et que sa gestion de la pandémie n’a pas conforté, bien au contraire... Il espère s’appuyer sur ces sentiments "républicains" détournés pour se couvrir des réactions prévisibles de la vague de fermetures et de licenciements qui vient, ainsi que la vague de colère sociale.

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  • Le gouvernement veut créer un nouveau délit de la publication d’articles en se servant du crime de Conflans !!!

    https://www.bfmtv.com/tech/reseaux-...

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  • 65 millions d’euros pour l’achat de 89 blindés (à 700.000 € pièce) destinés à la gendarmerie mobile pour écraser les révoltes à venir, augmentation du budget de la police de 325 millions d’euros et paiements de primes pour les 12000 Policiers chargés de surveiller le couvre-feu mais rien pour les hopitaux et le personnel hospitalier !
    Vous pensez toujours que ce gouvernement se soucie de notre santé ?

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  • Macron vient a enfin dévoiler son plan pour résoudre tous les problèmes de l’Hôpital en France !!

    Sa politique de fermeture de lits, de suppression de personnel, de restrictions budgétaires, n’est pour rien dans le malaise actuel de l’ Hôpital ! Pour rien dans le malaise des personnels et Pour rien dans l’inquiétude des malades ! Pour rien dans le fait que l’Hôpital ne peut plus répondre « à la demande ». Pour rien dans le fait qu’il faille retarder des soins, des examens, des opérations pour accueillir les malades du Covid 19 ! Pour rien dans le fait qu’à Hôpital, les soignants ne veulent plus être obligés de choisir qui sera soigné et qui ne le sera pas !

    Il l’ a dit publiquement à des soignants inquiets de la situation.Vos problèmes ne viennent pas du manque de personnel, ni du manque de moyens, ni du manque de matériel, mais tout simplement d’un problème d’ organisation !

    Dans sa tête, ça n’a pas l’air d’une plaisanterie, ni d’un humour qui serait d’ailleurs déplacé !

    Une telle déclaration est plus grave pour ce qu’elle insinue, que par ce qu’elle dit ! En effet, elle insinue que les gestionnaires des Hôpitaux qui exécutent les consignes du gouvernement, les soignants qui se dévouent corps et âme, sont tous des incapables, des demeurés, des pleureurs, car ils n’ont pas mis en place la « bonne organisation » !

    En effet, s’il manque des lits, pourquoi ne pas avoir instalé des lits superposés ?

    S’il manque du personnel, pourquoi ne pas passer de 35 à 45 heures ou plus, avec des heures sups payées en cacahuètes ?
    Une tel « organise-vous ! » appliquées aux populations précaires, consisterait-elle à leur demander de mieux « s’organiser » pour ne manger qu’un jour sur deux ?
    Juliette Gréco chantait un « Déshabillez-moi » plus engageant, plus convaincant, plus agréable à l’oreille et aux yeux du public, que l’incantation aux soignants du président. « Organisez-vous ! » est à l’adresse des soignants une incantation bien maladroite, désagréable et provocatrice !

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  • Capitalisme ou santé humaine, il faut maintenant choisir !!!

    https://www.latribune.fr/economie/i...

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  • Aux USA, trente millions d’emplois ont déjà disparu et le reste du monde prend la suite.... Combien de temps les peuples accepteront-ils qu’on leur dise que c’est la faute de covid ? ¨Pas éternellement et les classes dirigeantes le savent. C’est pour cela qu’elles manipulent d’autres armes tout aussi terroristes !!!

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  • Nombre de salariés ne conservent provisoirement leur emploi qu’au prix d’une dégradation de leur niveau de rémunération, et de leurs conditions de travail. Ainsi General Motors a, par exemple, demandé à ses 69 000 salariés, cols blancs, de réduire leur salaire de 20%. L’institut Montaigne plaide dans une note publiée le 6 mai dernier pour un relèvement des heures de travail pour faire face à la crise : « travailler un jour ouvré supplémentaire accroît l’activité en moyenne de 0,07 point de PIB par semaine » écrit ce think tank capitaliste. Emmanuel Faber, le PDG de Danone, n’a pas dit autre chose lorsqu’il s’est exprimé devant les Sénateurs la semaine dernière, lançant même un avertissement qui en dit long sur l’accélération des mutations à l’oeuvre dans les entreprises : « Il va falloir faire des arbitrages sur les flexibilités dont l’économie aura besoin. La préparation des salariés passe entre autres par un programme qui enjambe le court terme pour inventer les emplois de demain, car le chômage risque d’être un sujet de fragmentation sociale terrible d’ici à deux ans ».

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  • Le prolétariat, pris en étau entre pandémie et menace du chômage et de la misère, ne se libèrera que par sa propre action et organisation.

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  • Dernier débat présidentiel : les candidats gardent le silence sur la menace de coup d’État de Trump...

    https://www.wsws.org/fr/articles/20...

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  • Avec le couvre-feu et les bruits sur la menace de reconfinement, et la prétention d’ouvrir des lits d’hôpitaux, le gouvernement fait semblant qu’il est maître de la situation alors qu’elle est hors contrôle...

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  • Il reste un peu plus d’un mois avant les élections présidentielles en Côte d’Ivoire du 31 octobre prochain. Les protagonistes ont commencé à faire monter la tension au sein de la population. Des manifestations ont déjà fait plus de 20 morts à travers le pays. Le pouvoir et son opposition rivalisent pour mobiliser les populations et les gagner à leurs causes. Vu les positions tranchées actuelles et au regard de l’histoire récente du pays, cela n’augure rien de bon.

    Aujourd’hui, Bédié, le dirigeant du PDCI, âgé de 86 ans, semble fédérer l’opposition autour de lui. Avec la quasi-totalité des partis d’opposition (FPI, UDPCI, GPS, MFA, LIDER, etc.) il mène la fronde contre Ouattara en contestant la légalité de sa candidature, en exigeant la recomposition de la CEI (Commission Électorale Indépendante) et du Conseil Constitutionnel, ainsi qu’un audit du fichier électoral.

    À tous ces griefs de l’opposition, le RHDP, parti au pouvoir, répond par le mépris et l’arrogance. Autant dire qu’avant même que le premier tour de l’élection ne se tienne, tous les ingrédients sont déjà là pour en contester le résultat, si tant est qu’il ait lieu selon le calendrier prévu.

    En 2010, la contestation des résultats de l’élection présidentielle qui avait opposé Gbagbo à Ouattara au deuxième tour, avait duré quatre mois et s’était soldée officiellement par 3000 morts. Tous sont d’accord pour dire que personne ne souhaite revivre une telle situation. Mais c’est la soif de pouvoir ajoutée à l’irresponsabilité qui conduit la classe politique ivoirienne à agir en pyromane.

    Rien de fondamentale ne distingue les protagonistes les uns des autres. Ce sont des gens d’un même monde. Ils vivent parfois côte à côte, fréquentent les mêmes lieux de loisirs et mangent parfois à la même table. Depuis 1993, année de la mort de Houphouët Boigny, à peu près toutes les combinaisons électorales ont été essayées : tantôt alliés, tantôt rivaux, selon les circonstances du moment. Ce qui les oppose, c’est seulement leur ambition de mettre la main sur la plus haute fonction de l’État car c’est celle qui permet le plus d’accéder à la mangeoire pour tout le clan du gagnant. C’est dans ce seul but que ces alliances se font et se défont. Et c’est aussi pour cela qu’à l’occasion de chaque grande élection, les politiciens en compétition n’hésitent pas à propager la xénophobie, l’ethnisme ou le régionalisme pour mobiliser leurs troupes. C’est leur manière à eux de faire la campagne électorale mais c’est avec le sang des pauvres qu’ils se battent pour assouvir leurs ambitions personnelles !

    Travailleurs, ceux qui sont au pouvoir comme ceux qui veulent y parvenir ne sont pas nos amis mais nos adversaires de classe. Ils veulent le pouvoir pour eux, pour s’enrichir et pour servir les intérêts de ceux qui nous exploitent dans les usines, sur les chantiers, dans les plantations et dans tous les endroits où nous et nos familles nous travaillons pour vivre.

    Notre avenir ne se trouve pas dans la couleur d’un bulletin de vote qu’on nous permet de temps en temps de glisser dans l’urne, mais dans notre capacité de nous organiser et de lutter en tant que travailleurs pour améliorer nos conditions d’existence et pour vivre décemment de notre travail. Dans ce combat-là, nous aurons aussi à nous battre contre toutes formes de division, ethnique, religieuse, nationale ou autres, que nos adversaires veulent introduire dans nos rangs pour nous affaiblir. Face à nos exploiteurs, notre force c’est l’unité et la solidarité entre tous les travailleurs !

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  • Bien des mesures gouvernementales de fermetures de commerces choquent parce que les grands magasins, grandes surfaces, supermarchés, amazone et autres fnac vendent les produits « non essentiels » que l’on interdit aux petits commerces de vendre. On voudrait monter un mouvement de la petite bourgeoisie, on ne s’y prendrait pas autrement. Et en même temps, la propagande antimusulmane, anto-immigrée, soi-diasnat anti-terroriste ; et voilà le mouvement fasciste lancé !

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  • On s’en moque de qui va gagner de Trump ou de Biden ! Ne pas s’en moquer, c’est déjà être battu !!

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  • Les financiers n’ont peur ni de Trump ni de Biden : à la veille de l’élection, quand le résultat est complètement incertain, Wall Street clôture en hausse ! Pile, il gagne, face il gagne !!!

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