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L’hôpital public à l’agonie en janvier 2022

jeudi 13 janvier 2022, par Ramata, Robert Paris

Le bulletin La Voix des Travailleurs de l’Hôpital Public :

A nouveau, un suicide de personnel à l’hôpital St Louis

C’est arrivé en novembre, un agent de l’hôpital St Louis, s’est immolé sur son lieu de travail. Il a fini en réanimation ! C’est un agent de la sécurité qui l’a sauvé, lui-même ayant été brulé après l’avoir secouru. Comme d’habitude aucun lien n’est fait avec les conditions de travail.

Même si l’on sait qu’un tel geste a souvent des causes multifactorielles, on sait aussi que les conditions de travail à l’hôpital public sont un facteur aggravant de tout stress individuel et que le choix de son geste sur le lieu de travail est aussi un message.

« Les scandales des hôpitaux de Paris et de l’hôpital Pompidou »

Cet ouvrage du Pr Philippe EVEN dresse un tableau accablant de l’APHP que nous connaissons bien. « Vétusté, non-conformité aux normes de sécurité ; services des urgences incapables d’assurer leur office ; incohérence de fonctionnement ; surcharge de « lits aigus » ( en principe réservés aux malades en danger immédiat), manque de lits de dégagement ( pour les malades en soins de suite et de rééducation) ; rejet des vieux, des handicapés, des exclus, accueil des malades inexistant ; dialogue impossible entre une administration pléthorique, incompétente et le corps médical ; gaspillage de l’argent public, pauvreté de la recherche. Ce livre montre que l’APHP (Assistance public- Hôpitaux de Paris) est dans sa forme actuelle inapte à remplir sa mission d’établissement public de Santé où chaque chaque décision fait peser des risques énormes sur la vie de milliers de personnes. Les problèmes de l’hôpital Pompidou sont emblématiques de ce naufrage général.

La prime qui vous déprime

Il aurait été décidé par la direction qu’à partir de cette année 2022 une partie de nos primes semestrielles allaient être accordées au mérite. Cela signifie qu’il faudra sans doute être corvéable à merci et ne pas trop se plaindre, ni trop revendiquer au risque de voir sa prime fondre comme neige au soleil.

Un soignant a le droit d’être positif covid pour exercer mais pas d’être non- vacciné !

Le personnel soignant qui est positif au covid asymptomatique est appelé à venir travailler et ne parlons pas des cas contacts. Le ministère de la santé confirme cette décision au nom de la logique : bénéfice : risque, du taux de soignants présents. On revient à la situation du début de la pandémie où les responsables des services poussaient les personnels à continuer de travailler et à…transmettre la maladie aux autres personnels et aux patients !

Mais c’est d’autant plus révoltant qu’on a fait honte aux soignants qui refusaient de se faire vacciner avec des vaccins dont l’efficacité reste à prouver. Ils ont été mis à pied, sans salaire, ils ont été traités d’irresponsable en disant qu’ils transmettaient le covid aux patients. Ils ont perdu leur emploi et pas pour défendre la santé des patients !

Quand on flique les équipes avec des faux patients

La direction de l’hôpital de jour de Brive a poussé le mépris jusqu’à jouer au scénario caché. Ils ont effectivement embauché des acteurs, se faisant passer pour des malades afin d’évaluer le personnel. Il était prévu de tester ainsi l’accueil dans six services de l’établissement, services bien sûr déjà mis en difficulté par la pandémie. Les médecins chefs de pôle et les cadres de services étaient les seuls au courant, malheureusement le comédien s’est pris au jeu, (ou il l’a bien joué à la Molière), il jouait le rôle d’une personne qui devait être un patient égaré, il a manifesté de tels troubles en exagérant son jeu d’acteur que l’hôpital a dû demander du renfort aux forces de l’ordre.

La direction appelle cela des patients traceurs censés évaluer la qualité des soins en évaluant le parcours du patient, sans bien entendu augmenter les moyens pour améliorer sa prise en charge.

On pourrait en rire mais de telles pratiques en disent long sur le scandale du non-respect du personnel. Si on relie cette info aux primes au mérite, face aux difficultés provoquées par le dysfonctionnement structurel, pas besoin de chercher pourquoi les agents hospitaliers démissionnent.

« Ce n’est pas covid qui m’a tué ! »

C’est le cri de fin de vie de l’hôpital public qui a été assassiné par la T2A, par la réduction des effectifs, par la rentabilisation, par les réductions budgétaires, par « l’hôpital doit être une entreprise comme une autre », par les fermetures de lits, de services, d’hôpitaux, par l’augmentation de la charge de travail des personnels, par les pressions de l’encadrement, par les gouvernants et l’administration hospitalière, en somme.

Le forfait « urgences » va pénaliser les plus précaires

Un forfait unique de 19, 61 euros est à payer depuis le 1er janvier pour les passages aux urgences non suivis d’une hospitalisation. Une mesure qui va surtout pénaliser les patients les plus précaires sans mutuelles et dissuader les passages aux urgences. Pourtant dans beaucoup de régions en France, l’installation de zones dites « désert médical » par manque de médecin généraliste oblige les malades à avoir recours aux urgences.

Dans les grandes agglomérations, comme Paris, combien de médecins refusent des nouveaux patients en disant qu’ils ont déjà un quota de patients trop élevés…alors on va aux urgences, service de dernier recours ! Cela poussera encore davantage de personnes à ne plus se faire soigner. Certains patients, de peur d’avoir à payer ce forfait, n’iront pas aux urgences avec des risques de faire des complications ou même avoir une issue dramatique, en restant chez eux sans prise en charge.

Les Antilles, une contestation qui dure

Les contestations se poursuivent toujours aux Antilles, contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale. Et la population n’entend pas céder. Le gouvernement cherche coûte que coûte à casser et discréditer ce mouvement de contestation, et comme à l’accoutumée en s’en prenant aux manifestants comme le montrent les images qui ont fait le tour des réseaux sociaux : l’arrestation du leader syndical qui a été gazé, arrêté et mené au poste de police le 30 décembre dernier. Mais la détermination reste bien présente.

Non monsieur ce n’était pas des vacances

On apprend par certains soignants qui avaient été volontaire pour porter mainforte au personnel des hôpitaux des Antilles qu’ils n’auraient pas été payés. Malgré de nombreuses relances, pas un kopeck en vue.

Le développement de la pandémie et l’attaque sans précédent contre le peuple travailleur

Il s’avère qu’une personne qui a déjà attrapé covid et qui a réussi à s’en sortir peut retomber malade avec le variant Omicron ce qui signifie que les anticorps humains, même activés et prévenus, ne sont pas capables de combattre Omicron. Du coup, les vaccins, dont le seul rôle devrait être d’activer les défenses humaines immunitaires, les fameux anticorps, ne peuvent servir à rien. Et c’est à ce moment que les Etats sont en train de décider que la vaccination va être rendue obligatoire, non seulement les deux doses, non seulement la troisième, mais on parle même de la quatrième dose ! Et les bourses, que covid n’inquiètent pas, mais qui craignent les risques d’un confinement, adorent toutes les annonces d’obligation vaccinales qui font monter les actions ! Le but de la vaccination forcée n’est pas sanitaire puisqu’il est avéré que les personnes vaccinées attrapent covid et le transmettent, mais est économique et social : assurer les profits et assurer l’ordre social, fût-il dictatorial !

Contrairement à la propagande gouvernementale selon laquelle on assisterait à « une épidémie de non-vaccinés », il s’avère de plus en plus que les vaccinés sont contaminés, contaminants et même cas graves, éventuellement mortels, pas moins que les non vaccinés. Les gouvernants se dissimulent derrière leurs volontés vaccinatrices massives, qui prennent le plus souvent des formes dictatoriales, pour faire croire qu’ils font tout ce qu’on peut faire contre la pandémie de covid. Et ce n’est pas un hasard si cela n’a aucune efficacité pour bloquer covid.

Ils prétendent que c’est à cause des variants que les vaccins deviendraient de moins en moins efficaces et c’est probablement exact. Mais ces variants, eux aussi, sont liés à la vaccination. En effet, avec les bactéries comme avec les virus, la vaccination de masse ou la prise de produits antiviraux ou antibactériens en masse a pour effet de sélectionner des agresseurs plus combatifs et moins attaquables par les vaccins. On l’a bien vu avec les antibiotiques qui ont fini, par leur utilisation de masse, de sélectionner des bactéries résistantes. Il en va de même avec le nettoyage exagéré des salles d’opération des hôpitaux qui produisent des variants dangereux.

Il est remarquable, par exemple, que les pandémies précédentes de coronavirus, avant covid-19, contre lesquels on n’avait pas de vaccins, n’avaient pas suscité une telle multiplication de variants, de plus en plus différents de la souche de base, de plus en plus contaminants et de plus en plus résistants aux traitements.

Il est remarquable aussi que le premier variant soit né en Chine qui était massivement vaccinée de manière obligatoire. Actuellement, le nouveau variant dit Omicron est apparu en Afrique du sud, la plus vaccinée de toute l’Afrique ! Et elle avait inventé déjà un autre variant que le chinois, le beta. La vaccination dans ce pays est au point que le gouvernement a déclaré qu’il avait trop de stocks alors que des pays d’Afrique n’en ont pas. Mais les cas covid sont beaucoup plus graves et nombreux en Afrique du sud que sur tout le continent africain. De plus, l’essentiel des nouveaux cas de covid avec le nouveau variant ont démarré dans la zone la plus vaccinée de l’Afrique du sud : à Pretoria et Johannesburg. Cherchez l’erreur !

Face à Omicron, les trusts pharmaceutiques rivalisent d’intentions de produire des vaccins contre le nouveau variant. Cela ne les gêne même pas qu’on apprenne que les anticorps humains ne savent pas le combattre et donc ne peuvent pas être aidés par un vaccin qui ne peut stimuler les anticorps anti-omicron puisqu’ils n’existent pas !

Le patron du vaccin Moderna reconnait qu’Omicron est probablement capable de contourner tous les vaccins car il n’y a pas d’anticorps humains pour le combattre, mais, pour refuser un vrai confinement, les gouvernants s’entêtent à prétendre ne combattre la pandémie que par la vaccination de masse.

On ne sait même plus sous quel prétexte ils veulent vacciner massivement puisqu’ils ne parlent plus d’immunité collective, plus de protection individuelle par le vaccin, plus de protection collective non plus, plus d’empêcher la contamination et donc la propagation par le vaccin… Ils se contentent de prétendre protéger… l’hôpital public d’un débordement de malades grâce à la vaccination et, en même temps, c’est eux qui cassent l’hôpital public en supprimant des effectifs et des lits !

Eh bien, nous allons montrer que dans toutes ces incohérences, absurdités et contradictions, il n’y a aucune erreur mais une politique systématique des classes possédantes face à une catastrophe qui semble aux possédants bien plus grave qu’une pandémie : la chute historique du système mondial d’exploitation et de domination !

Naturellement, les virus, comme les bactéries, ont des variations, mais le fait qu’elles sélectionnent des variations plus résistantes aux vaccins et, du coup, aux anticorps humains, n’est pas naturel : c’est le produit d’une action systématique et massive des vaccins et produits anti-covid.

Loin de combattre activement la propagation des variants, les gouvernants ne font même pas l’effort minimal de chercher où ils apparaissent en refusant de financer un séquençage systématique des virus des patients.

De la même manière, en matière de vaccins, ils n’agissent nullement avec prudence et distingo. Ainsi, ils se gardent de vérifier si la personne qu’ils vont vacciner n’a pas déjà suffisamment d’anti-corps covid, si elle n’a pas déjà des maladies auto-immunes qui pourraient être activée par le vaccin, si elle n’a pas déjà contracté le covid. Non, ils vaccinent systématiquement an aveugle comme ils imposent la vaccination systématiquement en aveugle, notamment par le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des professions spécifiques, sans effectuer ces détections d’anticorps. Normalement, dans la logique du vaccin, ils ne devraient pas vacciner des personnes ayant déjà les anticorps ! De même, ils ne devraient pas vacciner des personnes ne possédant pas une immunité personnelle suffisante car le vaccin ne pourra pas activer une protection d’un patient qui n’en possède pas ! C’est du simple bon sens…

Mais les vaccins covid ont encore bien d’autres effets pervers. Tout d’abord, à part Valneva qui, comme par hasard n’a pas été acheté en masse et n’est pas disponible, ce ne sont pas de vrais vaccins. Ils sont en contradiction avec le principe fondamental du vaccin : inoculer, de manière très très affaiblie, une bactérie ou un virus très très affaibli. Les vaccins, en dehors de leurs excipients, ne sont pas dangereux. Les prétendus « vaccins covid », qu’ils soient fondés sur l’ARN messager ou pas, le sont ! Dangereux et peu efficaces ! Ils n’agissent pas de manière affaiblie mais, au contraire, de manière très aggravée et ils ne se contentent pas d’être inoculés dans le corps mais directement au sein de la cellule vivante, n’agissant pas de manière indirecte comme un vaccin mais, au contraire, directe sur l’immunité personnelle du patient. Donc tout le contraire d’un vaccin, même si elles en ont volé le nom.

Les dangers de ces faux vaccins covid, comme ceux des produits anticovid du type des pilules Merck ou Pfizer ou autres, consistent essentiellement dans leur capacité ; justement, de trop stimuler l’immunité, au point de susciter des maladies auto-immunes, comme les maladies cardiaques.

L’immunité est absolument différente d’un individu à un autre. Elle n’est pas héritée génétiquement mais réalisée au cours de la formation de la personne, par des interactions avec le monde extérieur. On ne peut pas fonder un traitement sur l’immunité en le faisant de manière administrative du type : « tout le monde doit stimuler son immunité pour combattre covid ». Cela ne peut que donner des résultats catastrophiques. C’est aussi absurde que de déclarer que « tout le monde doit sauter à la perche » !

Certains diront que, face à covid, stimuler fortement son immunité personnelle, cela ne peut qu’être bon. Mais c’est oublier que l’immunité certes nous protège contre les agressions bactériennes et virales mais elle ne le fait pas de manière simple, identique pour chaque individu, en distinguant réellement toujours bien qui est l’agresseur et qui est l’être utile ou même l’être appartenant au « soi ». Quand les agents immunitaires chargés de combattre les agresseurs se mettent à combattre l’agressé, c’est ce que l’on appelle une maladie auto-immune. Et justement, les vaccins covid ont pour particularité de stimuler tellement l’immunité qu’ils peuvent développer chez le vacciné des maladies dites auto-immunes. Cela peut avoir des effets aussi graves que covid et aussi mortels.

Et on est loin d’avoir fini de décrire tous les effets négatifs des vaccins, dans le cas d’une politique de vaccination de masse considérée comme l’élément essentiel du combat contre la pandémie. En effet, les gouvernants affirment que, du moment que les gens sont vaccinés, ils peuvent prendre les transports en commun, prendre l’avion, aller en boite, aller au restaurant, aller au travail, aller suivre leurs études, sans prendre d’autres précautions. Et ils poussent ainsi les gens à arrêter toutes les précautions anti-covid. On a vu que la première publicité en faveur du vaccin disait qu’en se vaccinant on reprenait la vie normale et on voyait des gens sans masques, sans précautions, des gens qui partaient tranquillement en vacances comme s’ils n’étaient plus concernés par la pandémie. Et ils en sont tombés malades, ils en ont été handicapés, ils en sont morts !

Résultat : les gouvernants n’ont pas eu à prendre les précautions nécessaires comme d’inspecter toute personne arrivant d’un aéroport, comme de fermer des écoles, des boites de nuit, d’isoler des malades, de faire respecter des mesures réelles de sécurité dans les entreprises, et, moins encore, de pratiquer en période de montée de la pandémie des fermetures d’entreprises non essentielles.

Car de cela, la fermeture des entreprises non essentielles à la vie des habitants même si elles sont essentielles au profit des capitalistes, le système en place n’en veut absolument pas ! Le capitalisme est même incapable de pratiquer un arrêt de l’accumulation de profits dans le but de sauver la population, et cela même si celle-ci est massivement menacée de mort.

Et ce n’est pas la seule mesure que les gouvernants se refusent à prendre : il y a aussi par exemple la fermeture des écoles dès qu’il y a des cas de covid ! Et ils sacrifient ainsi allégrement les enfants ! Pourquoi ? Parce que fermer massivement les écoles, c’est empêcher les salariés d’aller travailler et que le capitalisme ne peut pas le supporter !

On remarquera aussi le refus de rembourser les tests covid qui prouve à quel point les gouvernants veulent en fait… laisser se propager la pandémie sous le prétexte de forcer à… la vaccination.

Mais on n’a pas encore nommé la raison essentielle qui fait de la vaccination une cause de propagation de la pandémie et non le moyen merveilleux pour la combattre, comme on a voulu nous la présenter.

Et cette raison est pourtant aisée à comprendre : la vaccination sert de camouflage à une politique volontaire visant à aider la pandémie à se propager, volonté qui est celle des gouvernants capitalistes et pas parce qu’ils sont fous mais parce qu’ils ne le sont pas !

En effet, il faudrait être un capitaliste fou pour laisser la population du monde développer sa révolution sociale, comme on l’a vu développer avec les gilets jaunes en France mais aussi avec le Hirak d’Algérie ou les immenses manifestations aux Etats-Unis ou ailleurs, du Chili au Soudan. Non, ils ne vont pas laisser se développer la révolution sociale, ils vont la noyer dans le sang, que ce soit par des fusillades (comme les tirs des forces de répression un peu partout dans le monde) mais aussi par l’élimination en masse comme celle de la pandémie !

Eh oui, le covid ne se développe en contournant les moyens que les gouvernants ont mis en place mais grâce à eux !

Quand on nous dit que c’est le nouveau variant dit « Omicron » d’Afrique du sud qui fait plonger les bourses, on devrait plutôt voir l’effet inverse : c’est la menace de chute des bourses, notamment du fait de la montée de l’inflation qui nécessite un nouveau rebondissement du covid, celui de la pandémie.

On peut se demander : mais pourquoi les menaces de l’inflation devraient mener les classes possédantes à s’attaquer ainsi violemment au peuple du monde ?

Que l’inflation soit une cause de panique des bourses et du grand capital, comme des banques centrales et des gouvernants, panique camouflée sous la crainte d’un nouveau variant covid, est très significatif sur l’état du système. En effet, dans le passé, le capitalisme a connu de nombreuses crises d’inflation intenses sans en être spécialement affolé.

Que se passe-t-il donc de si grave pour le système capitaliste au cas où l’inflation monterait en flèche ? Eh bien, il ne serait tout simplement plus possible aux Etats et aux banques centrales d’injecter sans cesse des dizaines de milliers de milliards de dollars dans l’économie et dans les bourses pour stimuler (et parfois simuler) une activité économique défaillante et sauver les banques et les bourses. L’inflation minerait toute l’activité économique, détruisant massivement les emplois, tout en poussant les salariés à mener des luttes sociales. Les banques centrales seraient même contraintes, pour que l’inflation ne s’emballe pas, d’augmenter leurs taux d’intérêt. Tout cela alors que le grand capital se dévaloriserait massivement. Dès lors, l’effondrement général serait inéluctable et ne pourrait pas être bloqué, comme en 2008, par une intervention des banques centrales et des Etats !

On comprend que, pour se préparer à une telle situation de crise révolutionnaire du capitalisme dans laquelle les exploités et les opprimés menacent de renverser le système, celui-ci étant incapable de se faire fonctionner comme autrefois, un bain de sang soit indispensable ! La pandémie, loin d’être une catastrophe pour les capitalistes, est une bénédiction. Elle sert non seulement à camoufler les raisons de l’effondrement économique et social et à faire passer les aides étatiques aux capitalistes dans la rubrique « combat contre covid », mais surtout à justifier l’accroissement de la répression d’Etat contre le peuple travailleur et à terroriser les gens, en prétendant qu’ils doivent obéir à cet Etat sous peine d’en mourir !

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