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Editorial 18-01-2009 - Une issue guerrière à une crise sans issue ?

jeudi 15 janvier 2009, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx

Les classes dirigeantes sont sur le chemin de la guerre

Aujourd’hui, avec la crise du système capitaliste, les divisions des peuples, les guerres civiles, les guerres locales, régionales ou mondiales vont être des moyens pour les classes dirigeantes de détourner les crises sociales, un exutoire pour la révolte des peuples. Les capitalistes n’ont pas d’illusion sur les possibilités de reprise économique et aucune intention de payer individuellement pour une remise illusoire sur les rails. Ce sont les Etats qui sont chargés de dépenser des sommes folles pour retarder l’effondrement et désamorcer les crises sociales et politiques en faisant croire à une reprise.

Ils vont lancer de nouveaux affrontements internes et externes. Contre des ethnies ou des minorités en Afrique. Contre les Noirs et les Juifs aux USA. La crise entraîne partout de nouveaux bruits de bottes. Contre les Palestiniens pour l’Etat israélien qui connaît une grave crise économique et sociale. En Chine, contre le Japon accusé de pomper le pétrole sous-marin de ses côtes, car le pouvoir chinois est menacé par la crise qui commence à se traduire en licenciements massifs et en fermetures d’entreprises. En Russie, contre l’Ukraine accusée de voler le gaz russe. D’autres pays, comme le Brésil, ne savent pas encore contre qui tourner leurs armes mais commencent à s’armer massivement.

Le cas d’Israël en est un très bon exemple. Ce pays connaît une grave crise économique et sociale dans laquelle la population travailleuse est victime de sacrifices de grande ampleur entraînant des mouvements sociaux et une contestation sans précédent. Corruption, abus de pouvoir, discrédit généralisé se sont transformé en une révolte contre les dirigeants avec la guerre criminelle et sans raison contre le Liban. En lançant la guerre contre Gaza, ces classes dirigeantes israéliennes, discréditées, ont espéré se refaire une popularité.

Un autre point commun entre la guerre d’Israël et les autres conflits de l’impérialisme : le prétexte du terrorisme guerrier contre les peuples est toujours la lutte contre le terrorisme. La lutte contre le terrorisme a toujours été un prétexte pour les puissances impérialistes comme pour les Etats qui mènent des politiques en sa faveur comme le fait Israël au Moyen-Orient. Al Qaida, actuelle bête noire des USA et de ses alliés occidentaux, a été fondé en tant que mouvement islamiste par … les USA. Ben Laden était alors un agent très bien payé de la CIA. Comme l’était aussi Saddam Hussein.

Loin d’en finir avec le Hamas à Gaza ou avec le Hezbollah au Liban, l’Etat d’Israël n’a fait, par ses guerres, que leur donner du crédit. Et ce n’est pas la première fois. Quand l’Etat d’Israël voulait isoler le Fatah, il avait aidé le Hamas à gagner du crédit.

La guerre d’Israël contre Gaza a le même caractère que les guerres d’Irak ou d’Afghanistan. Elles visent toutes à maintenir la domination de l’impérialisme sur le monde et pas du tout à protéger des populations contre le terrorisme. Que fait l’armée française en Afghanistan ? Certainement pas protéger le peuple afghan contre ses ennemis, ni protéger la population française qui risque, au contraire, de payer un jour par des attentats les crimes de ses classes dirigeantes dans cette région.

Mais la guerre qui nous attend, tout de suite, c’est la guerre sociale contre les travailleurs : pour leur faire accepter de faire les frais de la crise du système par le biais de licenciements, de précarisation générale des salariés, de chômage partiel généralisé. Les salaires seront eux aussi attaqués au moment même où on déverse des centaines de milliards aux capitalistes et aux banquiers, il n’y aura plus d’argent pour les salariés, pour les chômeurs ni pour les services publics !

Bien des travailleurs se sentent désarmés face à une catastrophe d’aussi grande ampleur. Pourtant, la politique de Sarkozy comme des autres chefs d’Etat du monde montrent la crainte des réactions des travailleurs que ressentent les classes dirigeantes. Nous sommes une force internationale, une classe bien plus nombreuse et bien plus forte que les capitalistes aujourd’hui partout discrédités.

Tout dépendra de notre réaction face aux attaques anti-sociales à venir. Si nous savons ne pas attacher notre avenir aux lois d’un capitalisme complètement à bout de souffle, la classe ouvrière peut non seulement sauver son propre avenir mais représenter une véritable perspective pour tous les opprimés.

Et rappelons-nous de crier haut et fort au nom des travailleurs de France :

A bas la sale guerre de l’Etat français en Afghanistan !

9 Messages de forum

  • Editorial 18-01-2009 16 janvier 2009 18:08

    après la lecture de votre article éditorial qui est vraiment bien fondé et vrai, je souhaite comprendre juste un petit truc. Je vous pose une petite question. La voici : quelle sont les dispositions prises par la partis politiques ou bien même la classe ouvrière pour lutter contre tout ça et surtout pour éviter ce géant conflit mondial, qui apparemment n’arrête pas de prendre de l’ampleur et qui peut se traduire en boucherie, on voit bien avec les deux rivaux, et dans le monde entier ? merci de m’éclaircir sur tout ça et qu’on puisse débattre un peu.

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    • Editorial 18-01-2009 20 janvier 2009 21:08

      Cher lecteur,

      comme tu le dis tu poses une "petite" question et c’est bien le fond du problème. Est-ce que les organisations en question ont pris la mesure des enjeux. Et, surtout, est-ce qu’elles existent vraiment pour répondre à ce type de question ? A savoir non seulement les risques de boucherie mondiale mais surtout les possibilités révolutionnaires de changer la société. Malheureusement, pour la plupart d’entre elles, la réponse est non. Elles ont pris des places au sein de cette société, se sont liées au pouvoir et aux classes dirigeantes. Elles défendent des intérêts dans ce monde et cela les handicape pour penser seulement même à un autre monde possible. En somme, au mieux, elles sont réformistes c’est-à-dire cherhent des moyens d’aider cette société pourrie à se sortir d’affaire.

      Il faut donc travailler à en construire d’autres ...

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  • Il faudrait aussi le retrait des troupes françaises de Côte d’Ivoire, de Centrafrique, de Djibouti, du Tchad, et de tous les pays d’Afrique ou du monde.

    Pour ceux qui douteraient que les capitalistes tentent de sortir de la crise en préparant la guerre, je propose à la discussion un simple article d’information concernant les achats récents et massifs d’armement et la coopération militaire de la France et de l’UE établie par le président français en décembre avec le Brésil.

    Consolidation du partenariat stratégique Brésil - Europe
    12-01-2009

    De gauche à droite le président Nicolas Sarkozy, son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le président de la Commission Européenne Durao Barroso.
    De gauche à droite le président Nicolas Sarkozy, son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le président de la Commission Européenne Durao Barroso. (Vanderlei Almeida/AFP/Getty Images)
    Le double partenariat stratégique Brésil-Union européenne (UE) et Brésil-France a été consolidé les 22 et 23 décembre à Rio de Janeiro par le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français, Nicolas Sarkozy.

    Accompagné le 22 décembre de José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy approfondissait le partenariat Brésil-UE en sa qualité de président en exercice du Conseil de l’UE. Après celui de Lisbonne en juillet 2007, ce 2e sommet Brésil-UE a défini les priorités communes dans une Déclaration et un Plan d’action conjoints qui considèrent la crise économique et financière mondiale, la lutte contre le changement climatique, la sécurité (notamment énergétique), le développement durable, la coopération régionale, la recherche et les nouvelles technologies, les migrations, l’éducation et la culture.

    L’Union européenne est le premier partenaire commercial du Brésil et représente 22,5 % de l’ensemble des échanges commerciaux de ce pays. En 2007, l’Union a importé 32,3 milliards d’euros de produits brésiliens. Elle exportait cette même année l’équivalent de 21,2 milliards d’euros de produits. L’Union européenne est également un important investisseur au Brésil avec un stock d’investissement de 88 milliards d’euros en 2006.

    Contrats militaires pour 6 milliards d’euros
    Le 23 décembre, c’est en qualité de président de la République française que Nicolas Sarkozy signait avec Luiz Inacio Lula da Silva des accords et contrats bilatéraux (dont le texte demeure réservé) relatifs notamment à l’énergie nucléaire, la biodiversité, le changement climatique, l’espace et la coopération scientifique et culturelle. Les plus médiatisés sont des contrats militaires pour six milliards d’euros, montant supérieur à l’ensemble des exportations d’armes françaises dans le monde en 2007 (5,7 milliards d’euros). Concernant des sous-marins et 50 hélicoptères, ils impliquent d’importants transferts technologiques.

    Le montant de six milliards concerne la part des industriels français - le total général est de 8,6 milliards, une partie revenant à des sociétés brésiliennes - et se répartit en 1,9 milliard pour Eurocopter, filiale d’EADS, et 4,1 milliards pour les chantiers navals publics DCNS, dont Thales détient 25%.

    Outre quatre sous-marins classiques de type Scorpène, DCNS aidera le Brésil à construire une base de sous-marins et fournira la coque du premier submersible à propulsion nucléaire du pays, qui pourrait voir le jour vers 2020. Quant aux hélicoptères de type EC725, ils seront construits au Brésil par Helibras, une filiale locale d’Eurocopter qui installera dans le pays une usine de turbines.

    « Il faut que le Brésil assume la grandeur que Dieu lui a concédée lorsqu’il créa le monde », a commenté le président Lula da Silva, estimant que le Brésil devait être une « grande nation » sur le plan « militaire, économique et technologique ». Il a insisté sur le caractère « défensif » de son ambition militaire.

    « Nous avons conscience d’aider le Brésil à avoir un statut de puissance militaire au service de la paix, comme il a un statut de puissance mondiale économique et un statut de puissance mondiale politique ... La France pense qu’un Brésil puissant est un élément de stabilité pour le monde » a dit en écho Nicolas Sarkozy. Des observateurs ont lié cette déclaration aux préoccupations régionales nées de l’achat massif d’armes russes, surtout des avions de combat et des hélicoptères, par le président vénézuélien Hugo Chavez.

    Le président français a aussi noté que les transferts technologiques prévoyant la « construction d’hélicoptères à partir du Brésil permettront à nos sociétés de rayonner sur toute l’Amérique latine ».
    Nicolas Sarkozy a confirmé son soutien à l’ambition du Brésil d’occuper un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Paris et Brasilia se sont engagées à adopter une approche commune lors du sommet du G20, qui débattra le 2 avril prochain à Londres des moyens de réformer le système financier international.

    Source : http://www.lagrandeepoque.com/LGE/c...
    Trouvé le 23 janvier 2009
    Les gras ont été ajoutés par mes soins.

    Bref, les choix sont faits : la prochaine guerre se déroulera sur le continent Sud-Américain. Ce sera une guerre contre les populations, entre Vénézuela et Brésil, peut-être. Quoi qu’il en soit, la France va tirer ses bénéfices des usines d’armement qui vont ou sont en train de s’installer dans toute l’amérique du sud, ou au moins au Brésil, afin de vendre des armes à l’ensemble des pays du continent.

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  • LE BRESIL S’ARME

    Au deuxième jour de sa visite officielle au Brésil, Nicolas Sarkozy a signé mardi avec son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva plusieurs contrats d’armement. La France a conclu avec le Brésil des accords portant notamment sur la fourniture de 50 hélicoptères de transport militaires EC-725 par Eurocopter et quatre sous-marins conventionnels construits par DCNS, filiale de Thales. Les chantiers navals DCNS construiront également pour le Brésil la partie conventionnelle d’un futur sous-marin nucléaire. Un accord sur la construction d’une base de sous-marins a aussi été conclu.

    Selon une source de la présidence française, le contrat sur les sous-marins représente un montant de 6,7 milliards d’euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes. Le contrat des hélicoptères, lesquels seront d’ailleurs livrés à partir de 2010 selon Eurocopter, se monte à 1,9 milliard d’euros pour les entreprises françaises. Ces contrats s’accompagnent d’importants transferts de technologie qui doivent permettre au Brésil de développer à terme une industrie de défense de pointe. En prévision de la signature de tels contrats, le chef de l’État français s’est fait accompagner d’une délégation d’une trentaine de chefs d’entreprise français, dont Denis Ranque (Thales, électronique militaire), Louis Gallois (EADS, aérospatiale) ou encore Jean-Marie Poimbeuf (DCNS, chantiers navals).

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  • Le Brésil souhaite acquérir du matériel de guerre russe, notamment des aéronefs et des véhicules blindés, a confié à RIA Novosti Mikhaïl Dmitriev, directeur du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS).

    "Nous signons aujourd’hui un accord-cadre intergouvernemental qui définit les grandes options de notre coopération ", a-t-il affirmé.

    D’après M. Dmitriev, le Brésil "est intéressé par les hélicoptères et les systèmes mobiles de DCA".

    "Nous étudions également les possibilités de livraison de véhicules blindés et d’avions d’entraînement. Selon toute probabilité, ce seront des Yak-130", a fait savoir le directeur du FSVTS, ajoutant qu’il était prématuré de parler des contrats concrets et de leurs montants.

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  • Le Sénat brésilien a autorisé le gouvernement à faire un emprunt de 6,1 milliards d’euros, qui permettra financer l’achat d’hélicoptères et la construction de sous-marins français.
    Une commission du Sénat brésilien a autorisé ce mercredi le gouvernement à contracter un emprunt de 6,1 milliards d’euros auprès de six banques européennes, afin de financer l’achat d’hélicoptères et la construction de sous-marins français dans le cadre d’une modernisation des forces armées brésiliennes.

    Les six banques européennes concernées sont BNP Paribas, Société générale, l’espagnole Santander, Calyon (groupe Crédit Agricole), Crédit industriel et commercial (CIC, groupe Crédit Mutuel) et Natixis (groupe BPCE). Ce prêt porte sur une durée de 15 ans. 4,32 milliards d’euros seront destinés à la fabrication des sous-marins et 1,76 milliard d’euros aux hélicoptères qui seront fabriqués au Brésil par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale du groupe européen d’aéronautique, d’espace et d’armement EADS.

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  • Le capitalisme s’en va en guerre ! Les dépenses militaires repartent à la hausse, les guerres se multiplient...

    A 1676 milliards de dollars, soit 2,3 % du PNB mondial, les dépenses militaires mondiales sont reparties à la hausse l’an dernier, après quatre ans de déclin. Un point de retournement qui se confirmera cette année dans l’Union européenne.

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  • La vente de douze sous-marins de dernière génération à l’Australie est "historique". L’Elysée estime que la France est fière de "l’excellence technologique dont ses entreprises ont su faire preuve dans cette compétition de haut niveau". Une vente également symbolique, tant elle illustre une statistique inédite elle aussi : selon l’institut international de recherche de Stockholm pour la paix (Sipri), les dépenses militaires dans le monde sont en augmentation depuis plusieurs années. Elles ont même atteint leur plus haut niveau depuis dix ans.

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