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Reprise de la lutte en Guadeloupe...

samedi 12 décembre 2009

Le LKP (Liyannaj kont pwofitasyon, Alliance contre les profiteurs), collectif d’associations ayant mené la grève générale sur l’île en début d’année 2009, appelle à deux journées de mobilisation aujourd’hui et demain 24 et 25 novembre. Le collectif indique qu’il s’agit d’une grève « d’avertissement de 48 h ». L’UTPP, le syndicat des pompistes, a lui aussi lancé un appel à la grève pour aujourd’hui 24 novembre, ce qui devrait perturber la distribution de carburant. Les revendications portent sur l’application des accords signés avec l’État en mars.

Liliane Gashet, militante syndicale à l’UNSA et militante active du LKP, est menacée de licenciement. Elle travaille comme déléguée médicale pour le laboratoire Astra Zeneca, lié à la société Sepropharm.

Il y a quelque temps, elle avait juste fait une remarque concernant la présentation d’un médicament contre l’asthme. Elle indiquait que l’image publicitaire ne correspondait pas à la réalité locale puisqu’on y voyait un enfant sous la neige. Elle proposait donc qu’on remplace la neige par la pluie. Pour cette simple remarque, elle fut accusée de « discrimination » et menacée de licenciement. Mais sous ce prétexte fallacieux, c’est la militante syndicale et la militante du LKP qui est visée. (...)

Pour la soutenir, une forte délégation de militants du LKP s’est rassemblée devant son lieu de travail le jour de sa convocation à l’entretien préalable. (...)

Pour l’instant rien n’est encore décidé définitivement. Mais l’UNSA comme l’ensemble des militants du LKP sont bien déterminés à défendre cette camarade et à faire reculer la direction du laboratoire sur ce licenciement programmé.

Patricia Chatenay-Rivauday, elle, travaille à la Chambre de commerce et d’industrie de Pointe-à-Pitre. Elle est déléguée syndicale de l’UNSA et a été mise à pied par sa direction. Il lui est reproché d’avoir manqué à son devoir de réserve en ayant parlé de la CCI dans une interview parue dans le magazine Sept Mag. C’est quand même un comble que l’on reproche à des militants ayant un mandat syndical de s’exprimer librement !

Mais là encore, c’est la militante du LKP (qui fut notamment très active dans la longue grève des pompiers de la CCI) que l’on veut faire taire.

Une délégation de militants du LKP s’est rendue devant la CCI pour la soutenir lors de son entretien avec la direction. Notons qu’il a fallu protester vigoureusement devant les grilles de la CCI, en particulier Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG, pour que le secrétaire général de l’UNSA puisse pénétrer dans les locaux afin d’assister cette travailleuse.

Rappelons aussi qu’il aura fallu toute une mobilisation juste avant la rentrée scolaire autour de Delphine Prudhomme, professeur au lycée Jardin-d’Essai, dirigeante de la FSU et membre du LKP. Elle était menacée par le rectorat de sanctions disciplinaires, tout simplement parce qu’elle s’était montrée particulièrement active dans la préparation de la grève générale de janvier et février, en tant que militante du LKP et animatrice du groupe de jeunes Rebelle.

20 janvier 2009 : Gwadloupéyen doubout kont pwofitasyon ! Afficher une version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l article par mail GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE Á PARTIR DU MARDI 20 JANVIER

Mots-clés : #LKP 9 réactions

Le 16 et 17 Décembre n’étaient qu’un avertissement à tous ceux qui, à divers titres, ont une parcelle de pouvoir dans notre pays. Malgré la désinformation et les manipulations, d’autres Travailleurs viennent nous rejoindre dans un konvwa puissant, massif et déterminé.

Plus que jamais nous affirmons à tous les exploiteurs et à tous les profiteurs (État, Capitalistes, Collectivités majeures...) : La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo ! Yo pé ké fè sa yo vlé an péyi an nou !

Le coût élevé de la vie dans notre pays est dû essentiellement à une taxation abusive (Etat et Collectivités) et à des marges bénéficiaires exorbitantes faites par les gros importateurs qui réduisent la Guadeloupe à une colonie de consommation avec la complicité de l’Etat. Les banques et établissements financiers en Guadeloupe, outre le fait qu’ils n’accompagnent pas les projets portés par des Guadeloupéens, font payer trop cher leurs services et pratiquent les taux d’intérêt les plus élevés.

Dans notre situation, marquée par un chômage massif, l’emploi précaire et les licenciements dont les femmes sont particulièrement victimes, la hausse du coût de la vie touche toutes les catégories sociales et plus durement encore ceux qui ont peu de ressources financières. Les conséquences aujourd’hui sont un appauvrissement et un surendettement entraînant l’impossibilité de payer les loyers, les charges, les impôts et de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille (se nourrir, se loger, se soigner, se former...).

Cette misère sociale est propice à toutes les déviances (drogue, alcoolisme, violence...). CELA N’EST PLUS TOLÉRABLE ! NOU PÉ KÉ RÉTÉ AN LÉTA LA SA !

Toutes les activités devant soi-disant assurer le développement de la Guadeloupe s’écroulent (canne, banane, ananas, melon, hôtellerie et tourisme...).

La production Guadeloupéenne est marginalisée et mise en difficulté.

Les agriculteurs, les artisans, les marins pécheurs ont les pires difficultés pour produire et commercialiser à un prix concurrentiel leur permettant de vivre. Ils sont écrasés par les taxes et impôts. Les aides et subventions sont inadaptées, voire inexistantes.

Le droit à l’éducation et à la formation, essentiel au développement des jeunes et des travailleurs de notre pays, est bafoué.

L’École qui chaque année rejette à la rue 850 à 1000 jeunes sans diplôme et sans formation est en échec dans ses missions essentielles. La formation professionnelle est sacrifiée (fermeture de l’AFPA, faiblesse des budgets qui lui sont consacrés...) et laissée à des affairistes plus enclins à se remplir les poches qu’à assurer une formation de qualité.

En définitive le Guadeloupéen, diplômé ou pas, est exclu du marché du travail an péyi-ay. IL EST TEMPS QUE CELA CESSE ! AN NOU ARÉTÉ SA !

Face à l’incapacité de ceux qui ont un pouvoir et des responsabilités à poser ces problèmes et à y porter des solutions, des organisations syndicales, des associations et mouvements culturels, des partis et organisations politiques ont décidé à travers un vaste mouvement populaire de les poser, de proposer des alternatives et d’exiger des négociations pour les faire aboutir.

Ce mouvement populaire s’est exprimé massivement (plus de 6000 manifestants) dans les rues le Mardi 16 à Pointe-à-Pitre et le Mercredi 17 à Basse-Terre !

Aussi, nous appelons l’ensemble des Travailleurs et du Peuple Guadeloupéen à rejoindre et à intensifier ce mouvement à partir du MARDI 20 JANVIER 2009 en se mettant en grève reconductible dans les entreprises et les administrations, dans tous les secteurs d’activités, dans les écoles, sur tout le territoire de la Guadeloupe pour exiger notamment :

- La baisse immédiate de 50 cts du prix des carburants ;
- La baisse des prix de tous les produits de première nécessité et de tous les impôts et taxes ;
- Une augmentation du salaire minimum de 200 Euros nets ;
- La baisse du prix de l’eau et des transports de passagers ;
- La titularisation de tous les précaires publics et privés ;
- Le reversement des sommes abusivement perçues par la SARA et les Collectivités dans un fonds destiné à la formation et à l’emploi des jeunes et à l’organisation d’un véritable service des transports de passagers ;
- La restitution par la SARA des trois (3) millions d’Euros versés par l’Etat et les Collectivités ;
- La création en remplacement de la SARA d’un service public d’approvisionnement et de distribution des carburants garantissant la transparence, la qualité et l’accès à un carburant au meilleur coût ;
- La sauvegarde du patrimoine de l’Hôtel Kalenda et le reclassement de tous les salariés de Kalenda et Anchorage ;
- Le développement de notre production afin de satisfaire les besoins de la population ;
- Le droit à l’éducation et à la formation pour la jeunesse et les travailleurs de notre pays ;
- La priorité à l’embauche et aux postes de responsabilité pour les Guadeloupéens et le refus du racisme à l’embauche ;

PARTICIPONS MASSIVEMENT AUX MEETINGS D’INFORMATION :

Vendredi 9 à 19 H 00 : Sur le Boulevard, devant la poste à BASSE-TERRE Mardi 13 à 19 H 00 : Place de la Mairie à BOUILLANTE Vendredi 16 à 19 H 00 : Place de la mairie au MOULE Lundi 19 à 19 H 00 : Devant le Palais de la Mutualité à P-à-PITRE Jeudi 22 à 19 H 00 : Devant le Palais de la Mutualité à P-à-PITRE SAMEDI 24 JANVIER 2009 : RASSEMBLEMENT A 09 H 00 PLACE DE LA MAIRIE A POINTE-A-PITRE ANSANM NOU KA LITÉ – ANSANM NOU KÉ GANNYÉ !

ADIM - AFOC - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - KAP Gwadloup - CFTC - CGTG - COMBAT OUVRIER – CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE ENVIRONNEMENT – FO – KAMODJAKA - LES VERTS - MADICE - MOUVMAN NONM - PCG - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT -SPEG - SUD PTT GWA - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT - UGTG - UPG - UPLG - UMPG - VOUKOUM

Lapwent, 30.12.08

1 Message

  • Reprise de la lutte en Guadeloupe... 20 septembre 2010 08:35, par jesusparis

    Guadeloupe - Répression antisyndicale : Wi nou ké palé ! Wi, fo nou palé !

    mis en ligne jeudi 16 septembre 2010 par jesusparis

    Ce mardi 14 septembre 2010, notre camarade Régine DELPHIN, Déléguée du personnel à la société SODIMAT, est appelée à comparaitre devant le le Tribunal de Basse-Terre pour injures publiques, provocation à la discrimination envers Béatrice et Frédéric VIVIES.

    En effet au cours du mouvement social de 2009, les salariés de la société SODIMAT affiliés à l’UEC-UGTG avaient poursuivi la grève pour exiger de leur employeur l’application de l’Accord Jacques BINO, le respect du droit syndical et l’arrêt de toute discrimination au sein de l’établissement.

    Au cours d’un meeting du LKP, notre vayan kanmawad osa dénoncer les méthodes et les pratiques scélérates du Groupe VIVIES, tant sur les prix que sur les marges réalisées sur le dos des Guadeloupéens.

    Le Groupe VIVIES - comme beaucoup d’établissements appartenant aux békés - trouva trop qu’un petit bout de femme, djok, dénonce ses pratiques a malfétè é a pwofitan. Alos yo désidé fey péyé kouraj é détewminasyon ay, pour museler l’action syndicale au sein de la SODIMAT !

    Pour avoir osé dénoncer l’inacceptable, pour avoir osé lutter pour la dignité et le respect des Travailleurs, elle a été condamnée en première instance à 1 mois de prison avec sursis et plus de 8000 euros d’amendes !!! Padavwa i di on chat sé on chat !

    Comme pour nos camarades Hilaire COSPOLITE (membre du Conseil syndical de l’UEC-UGTG), et Jocelyn LEBORGNE (secrétaire général de L’UEC-UGTG), comme pour beaucoup d’autres militants et dirigeants de L’UGTG, yo vlé arété balan an Nou douvan tribinal a yo, douvan jistis a Yo ! Men Nou péké janfè dèyè douvan mépwi a Yo, rasism a yo, arogans é méchansté a Yo !

    Nous réaffirmons que la Guadeloupe est une société organisée sur la base de rapports classe et de race ! Mi vérité la sa kè Yo vlé pa tann’ Nou di !

    Pa mannyé sendikalis !

    Jou nou ké mété a jounou péké vwè jou !

    Pointe à Pitre le 10 septembre 2010

    UEC-UGTG

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