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Pourquoi les classes dirigeantes ont peur du prolétariat haïtien

mardi 2 février 2010

Quand la classe ouvrière haïtienne luttait pour le salaire minimum à 200 gourdes en août 2009 :

Les ouvriers font peur à leurs patrons

Le mouvement de protestation des ouvriers, supporté par des étudiants, a pris une autre allure. Ce lundi, ils ont, pour la troisième fois, investi les rues pour exiger le salaire minimum à 200 gourdes. Bilan : un blessé au moins, deux arrestations, deux véhicules de service de l’Etat incendiés, un autre de l’ambassade américaine endommagé...Ce qui fait peur, entre autres, les industriels.

Haïti : Moins pacifique que les deux précédentes, la manifestation des ouvriers de la sous-traitance, émaillée de scènes de violences ce lundi, semble surtout inquiéter les patrons. Pour preuve, ces derniers ont demandé à leurs employés de ne pas se présenter à leur lieu de travail demain mardi. « L’Association des industries d’Haïti (ADIH) informe les ouvriers et ouvrières que les entreprises d’assemblage et de textile seront fermées le mardi 11 août, ce, en vue d’assurer la sécurité des employés et de leur lieu de travail », lit-on dans une note du président de l’ADIH, Georges B. Sassine.

Cette décision a été prise suite aux derniers événements de protestation survenus la semaine dernière à Port-au-Prince, au cours desquels des individus ont pénétré violemment, selon cette note, dans l’enceinte de plusieurs usines pour y semer la panique. Aujourd’hui, c’est le commissariat de Delmas 33 qui a été la principale cible des ouvriers-protestataires supportés activement par les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti.

Deux manifestants au Pénitencier national

Guerchang Bastia et Patrick Joseph, respectivement étudiant à la faculté des sciences humaines et membre d’une organisation populaire dénommée « Komite pou remanbre Divivye », ont été transférés en fin de journée au Pénitencier national après avoir passé quelques heures en garde à vue au commissariat de Delmas 33.

Arrêtés peu de temps avant le démarrage de la manifestation, les deux concernés seraient accusés d’incitation à la violence. Selon Carl Henry Boucher, commissaire de Delmas, Guerchang Bastia et Patrick Joseph, non munis d’un badge pouvant les identifier, ont été arrêtés dans l’enceinte même de la SONAPI. De son coté, Hancy Pierre, l’un des responsables de la faculté des sciences humaines, a qualifié d’arbitraire l’arrestation de l’étudiant . Indiquant que le jeune Bastia a été appréhendé en pleine rue, M. Pierre réclame la libération sans condition de cet étudiant en sociologie.

Le film des événements Continuer > Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d’Haiti : actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news : Politics, economy, society, culture and entertainment, sports. Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d’Haiti : actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news : Politics, economy, society, culture and entertainment, sports. Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d’Haiti : actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news : Politics, economy, society, culture and entertainment, sports. Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d’Haiti : actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news : Politics, economy, society, culture and entertainment, sports. Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d’Haiti : actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news : Politics, economy, society, culture and entertainment, sports. En effet, tout a commencé devant la SONAPI, située sur la route de l’Aéroport, où les deux détenus ont été arrêtés. Les manifestants ont alors décidé de prendre la direction du commissariat de Delmas 33 pour aller réclamer leur libération. Informés, les agents de différentes unités de la police nationale (UDMO, CIMO, BIM...) se sont rendus sur place pour monter la garde. Il était 10h a.m. Comme des envahisseurs, plusieurs milliers de personnes sont arrivées devant le commissariat scandant des slogans provocateurs comme « La police n’a plus de dignité » ou « Libérez les étudiants, arrêtez Préval ».

10h40. La situation dégénère. Alors qu’ils ont été contraints de rester à quelques mètres de la barrière principale du commissariat, les manifestants tentent de franchir le périmètre de sécurité établi. Les policiers lancent des gaz lacrymogènes pour les disperser. Mais il y a des victimes dans le camp des forces de l’ordre. Un policier blessé. 10h55. Un convoi de la MINUSTAH vient en renfort aux agents de la PNH et lance aussi des gaz dont Mirlène Clérie, une résidente de la zone, est victime.

Au moment de vider les lieux, les manifestants ont saccagé à coups de pierres un véhicule du corps diplomatique de marque Chevrolet immatriculé CD 00198, à l’intérieur de duquel, se trouvait, entres autres, Thomas C. Tighe, chargé d’affaires de l’ambassade américaine. Ils ont ensuite érigé des barricades dans des points situés non loin du commissariat. Mis à part les pneus enflammés, ils ont fait usage des poubelles de détritus. Puis, certains manifestants se sont dirigés à l’avenue Christoph, où ils ont incendié un bus de la direction générale des Impots ainsi qu’un Toyota Land Cruiser du Parquet de Port-au-Prince. Les sapeurs pompiers allaient faire bon ménage quelques temps après, tant à Delmas qu’à l’avenue Christophe en éteignant les incendies allumés par les manifestants..

Déterminés, les ouvriers comptent encore descendre dans les rues bientôt. Ils ont, en attendant, lancé un ultimatum de 24 heures au président René Préval ainsi qu’aux parlementaires pour qu’ils rectifient le tir. « Nous ne voulons que les 200 gourdes », a dit un ouvrier qui menace de passer à une nouvelle étape si le salaire minimum n’est pas fixé à ce montant.

Victor Jean Junior

6 Messages de forum

  • Pourquoi les classes dirigeantes ont peur du prolétariat haïtien

    Quand la classe ouvrière haïtienne luttait pour le salaire minimum à 200 gourdes en août 2009 :

    Les ouvriers font peur à leurs patrons

    Le mouvement de protestation des ouvriers, supporté par des étudiants, a pris une autre allure. Ce lundi, ils ont, pour la troisième fois, investi les rues pour exiger le salaire minimum à 200 gourdes. Bilan : un blessé au moins, deux arrestations, deux véhicules de service de l’Etat incendiés, un autre de l’ambassade américaine endommagé...Ce qui fait peur, entre autres, les industriels.

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  • HAITI : DE LA NOURRITURE, DES SOINS, DES LOGEMENTS, PAS DES MILITAIRES !

    TOUT MOUN GEN DWA VIV

    DWA METE BYEN, PWOPRIETE AK KAY MOUN

    RÉQUISITION DES PROPRIÉTÉS POUR SATISFAIRE LES BESOINS DE TOUS

    Pou yo gen dwa pren pwopriyete yon moun, nan espwopriyasyon

    ABA OKIPASYON

    A bas l’occupation militaire !

    AYITI : NOU PA VLE RETE ANBA DJOL OKENN PEYI ETRANJE

    Nous ne voulons pas nous placer sous la tutelle des pays étrangers

    GRO PEYI-YO KITE AYITI VIV

    Que les grands pays laissent vivre Haïti

    REVOLISYON SEL SOLISYON

    La révolution est la seule solution

    PAS D’ARMÉES ÉTRANGÈRES, PAS D’ESCADRONS DE LA MORT HAÏTIENS

    Ayiti pou nou, pa pou peyi etranje !

    NON AU RETOUR DES GALONNES DE L’ARMÉE HAÏTIENNE

    Aba Fòs Ame d Ayiti.

    GOUVERNEMENT DU PEUPLE TRAVAILLEUR PAR SES COMITÉS DE QUARTIERS ET D’USINES !!!!

    You sel solisyon pou Ayiti, se oganizasyon !

    Sel fos nou, se pep-la !

    Sel pep-la, se fos nou !

    La Revolisyon,se sel solisyon pou se pep-la !

    PROLÉTAIRES, SAUVONS NOUS NOUS-MEMES !

    An nou konte sou fos nou !

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    • Genyen yon bagay tou piti se “natirèl” desas ki pase an Ayiti a. Kou wè Katrina, tsunami ak yon santèn lot desas “natirèl” sanble tèt koupe ak enperyalis la – espesyalman US kapitalis la ki mete klas travayè yo an Ayiti anba kalite tèwib lanmò ak destriksyon ke yo resevwa nan tranbleman tè sa a.

      Anba kapitalis la profi vini anvan tout bagay. Se travayè yo ki travay di pou fè bòs yo fè pwofi. Men pou bòs yo travayè yo se voryen. Bati lotèl liksye pou touris yo, se sa ki pwofitab pou bòs yo, se nan bi sa a yo bati yo. Bati kay pou pòv travayè yo pa pwofitab pou bòs yo, konsa an Ayiti santèn milye moun ap viv nan bidonvil. Pratik konstriksyon rasis la fè dizèn milye moun mouri an Ayiti. Yon tranblemen tè ki sanblab ak 7.0 nan zòn San Francisco Kalifornya Ozetazini an 1989 se “sèlman” 63 moun ki te mouri.

      Kapitalis la kòs desas sa a an Ayiti. Yo sipote diktatè asasen kou wè Divalye. Lè travayè ayisyen yo, revolte yo enstale yon Aristid koronpi ak akolit siksesè li yo. Bòs yo enterese nan travayè y’ap peye a bon mache ap pwofi y’ap fè an Ayiti. Nan lane 1993 prezidan Disney Michael Eisner fè $203 milyon nan mèm tan travayè aysiyen kap koud pyjama Mickey Mouse fè 12 santim a lè. Ajoute a tout sa plis 50% moun pap travay, kay ki pa solid, yon swen sante ki ki pa ekziste. Sa nou wè la se pa yon desas “natirèl” men, se rasis kapitalis ak enperyalis eksplwatasyon an.

      Kounye a, frè ak sè nou yo bezwen èd nou. Yo bezwen lajan, sekou, manje, rad, sekouris ak doktè, enfimyè ak teknisyen. Nou tout dwe ede chèche bezwen ki pi nesesè pou travayè ayisyen yo, en mèm tan n’ap bati yon sistèm kominis mondyal ki pral detwi sistèm kapitalis rasis sa a. Nou dwe lite pou genyen yon solidarite nan mitan klas travayè yo ki mare ansanm lit nou an nan peyi isit ak lòt travayè toupatou sou latè. Gouvènman ameriken an genyen pwoblèm nan distribisyon dlo, men yo kapab voye 4,700 solda trè vit. Yo vle “kontrole” distribisyon an. Yon lòt kote, Pat Robertson (pastè legliz fondamantal) ak jounalis David Brooks (New York Times) ki deja bay manti ki sanble degout dlo ak lide rasis lan. Robertson di Aysyen yo sinyèn kontra ak diab, lè yo te pran indepandans yo anba la Frans. Brooks di Ayiti genyen kilti ki pa kapab fè pwogrè. New York Times te byen kontan pibliye opinyon rasis sa a ki se yon pil fatra. Kombyen desas “natirèl” n’ap pran avan pou nou wè kapitalis la entere pa klas travayè yo ak yon revolisyon kote travayè yo pral dirije le mond. Konsa, rasis la ak eksplwatasyon ap bani.

      Vrèman, nou konnen byen tout mensonj Robertson, Brooks ak latriye, Ayiti genyen yon istwa batay kont opresyon ki inspire lòt peyi oprese yo nan le mond posibilite pou yon demen miyò. Frè ak sè nou yo an Ayiti ap soufri anpil anba britalite kapitalis la, depi kolon espanyol yo te anvayi zile a depi 500 zan yo te masakre popilasyon indyen an e yo te fè vini 700,000 esklav nwa pou travay nan rekòl nan kann ak kafe. Apre revòl esklav yo an 1791, kolon yo te pèdi batay la, Repiblik Dayiti te pran nesans, konsa esklavaj la te fini. Men, nouvo Repiblik Dayiti a te kontinye ap swiv model kapitalis franse a. Konsa nouvo Repiblik Dayiti a te ouvri biznis ak tout peyi kapitalis dan le mond, peyi a te ouvri vant li bay peyi kapitalis yo pou eksplawte travayè yo. Enperyalis ameriken yo vle fè pi gwo pwofi. Konsa li te sezi sistèm bank aysyen an e li te voye Marin an Ayiti. Li te kontrole Ayiti 1915 a 1934. Apre yo te pati, gouvènman ameriken an te kontinye garanti pwofi yo an Ayiti, lè yo ankouraje ak kenbe o pouvwa yon seri diktatè ak gouvènman poupetwèl korompi ki toujou deside pou kopere e kolabore ak bòs yo ki se gouvènman ameriken an, chèf enperyalis la.

      Kounouye a, nou deside pou nou travay pi di pou nou ede frè ak sè nou yo, li lè, li tan pou mouvman kominis la kapab bati tout bon vre, se li sèl ki kapab derasine sistèm kapitalis la, yon fwa pou tout.

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  • Contre la grève des 200 gourdes

    Concernant la Minustah voir ce document datant de sept. 2009, fait par une organisation Haitienne qui mène une enquête sur les actions criminelles de la Minustah dans ses missions anti ouvrières.

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  • Quand la bourgeoisie a peur de la classe ouvrière : Lire ici

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