English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 07 - Livre Sept : SOCIOLOGIE > Pour l’Etat égyptien, les coupables sont les travailleurs grecs

Pour l’Etat égyptien, les coupables sont les travailleurs grecs

lundi 10 mai 2010

Dans "Le progrès egyptien" du 2 mai 2010, journal gouvernemental egyptien (un des articles de ce numéro a pour titre : « Hymne d’amour au Président Moubarak ») on lit dans l’article "Le nuage noir de la crise grecque" : La zone euro a 11 ans d’age. Certains pays de la zone euro, les moins forts economiquement, avec en tête la Grèce, l’Espagne, l’Irland on commencé d’effectuer des dépenses dépassant de loin leur production. Ainsi, ont-ils accordé aux travailleurs des salaires colossaux et des privilèges financiers hors pairs.

Hosni Moubarak est pourtant secrétaire du Mouvement des non alignés, cela montre ce que les travailleurs Egyptiens peuvent attendre du mouvement des etats soit disant non alignés.

3 Messages de forum

  • Qui était Mohamed Ali (1769-1849) ? 15 mai 2010 15:46, par Alex

    Peut-on dire de Muhammad Ali (1769-1849) dont on voit des statues et des rues avec son nom en Egypte, comme celles d’un héors national, qu’il était un réformateur bourgeois albanais ottoman, qui a été installé en Egypte par le sultan et qui une fois établi en Egypte, s’est retourné contre l’Empire ottoman (lu sur un forum avec opportuniste à la place de bourgeois) ? Parlait-il arabe ?

    Répondre à ce message

    • Qui était Mohamed Ali (1769-1849) ? 22 mai 2010 22:24, par Alex

      De l’article Mohamed Ali dans « 100 mots pour comprendre l’Egypte moderne » on peut retenir :

      1) le massacre des mamelouks, confirmant que la modernisation d’un Etat, le changement de sa base sociale, passe par la destruction d’une partie de l’appareil d’Etat de la société précédente ;

      2) que l’obélisque de la place de la Concorde, qu’on a tous vu à Paris, est un cadeau de Mohamed Ali.

      Considéré comme le fondateur de l’Egypte moderne. Originaire de Cavalla en Macédoine ; il arrive en Egypte en 1798 et est tout d’abord désigné comme vice-gouverneur par le peuple du Caire puis en 1805 Pacha d’Egypte. Cette désignation est confirmée par un firman du sultan. Pour engager l’Egypte dans les réformes, il lui fallait écarter toute menace mamelouke. Il décide de faire massacrer les mamelouks à la citadelle du Caire le 1er mars 1811 à l’issue d’une cérémonie.(...)

      Mohamed Ali offre deux cadeaux à la France qui feront date : une girafe, la première en Europe, au roi Charles X en 1826 et un obélisque de Louxor au roi Louis-Philippe en 1836.

      Répondre à ce message

    • Qui était Mohamed Ali (1769-1849) ? 23 mai 2010 00:14, par Alex

      Dans « Egypte, l’envers du décor » (Sophie Pommier, éditions La Découverte, 2008) , sont décrits les aspects économiques des réformes de Mohamed Ali qui ont suivi le volet politique : l’élimination des mamelouks. Ces réformes ont transformé la propriété de la terre, initié une production artisanale et industrielle sous tutelle de l’Etat orientée vers le marché. Mais les puissances européennes ont vite entravé ces réformes par des interventions armées ouvrant la voie à des vagues de migrants et l’implantation d’une petite bourgeoisie européenne.

      Quatre années de guerres civiles vont amener au pouvoir Mohalmed Ali sous le rigne duquel le apys va effectuer un décollage spectaculaire et gagner une autonomie de fait, tout en demeurant une province ottomane. Sa lignée régnera sur le pays jusqu’en 1952.

      Originaire de Macédoine (Cavalla), Mohamed Ali arrive en Egypte en 1798 avec les troupes ottomanes venues combattre l’armée de Bonaparte. D’abord gouverneur du Caire après le retrait des français, il gagne le soutien des oulémas dont il épouse la cause contre la tutelle mamelouke. Nommé pacha d’Egypte par ses alliés locaux, il est confirmé dans cette fonction par un firman (décret) du souverain ottoman le 9 juillet 1805. Au nom de son suzerain, il sera amené à intervenir en Arabie, au Soudan, en Morée (Péloponèse) pour réprimer des révoltes locales.

      En Egypte, Mohamed Ali se débarrasse du contre-pouvoir des mamelouks, dont les chefs sont massacrés à la citadelle du Caire le 1er mars 1811. trois mile autre sont assassinés dans les rues de la ville et l’éradication se poursuit jusqu’en Haute-Egypte. (...) De 1808 à 1811, le pacha poursuit le démantèlement du système de clientèle terrienne mis en place par les Mamelouks, l’iltizam et reprend en main le système des waqfs, biens de mainmorte gérés par les religieux. Il achève du même coup de neutraliser ces deux sources de contre-pouvoir. Il met en place de nombreuses structures qui permetten d’élargir l’assiette fiscale et d’élargir les recettes d’Etat. C’est la campagne qui va majoritairement finance sa politique. Devenu propriétaire de fait de la quasi-totalité des terres cultivées, il établit des monopoles économiques sur la production agricole et artisanale, au grand dam des puissances étrangères. Les fermes d’Etat sont confiées à des paysans pour une exploitation planifiée par le gouvernement

      Une conception dirigiste de l’économie oriente l’agriculture vers une prooduction de marché (canne à sucre, introduction du coton à longues fibres, de l’olivier, du mûrier, du pavot pour l’opium, etc.) ; qui, au-delà de la consommation locale, vise l’exportation en favorisant l’émergence d’industries de transformation. L’artisanat est concurrencé par la naissance de l’industrie, qui permet l’apparition d’un embryon de capitalisme, au profit de proches de la famille dirigeante, ou de représentants des minorités - Arméniens, Libanais, Européens. Il s’agit également de conduire à l’industrialisation à grande échelle (textile, armement) sous la tutelle de l’Etat ; lancée en 1818, elle déclinera à partir de 1830 sous l’effet de la concurrence européenne. (...)

      En tant que militaire, c’est pour avoir été confronté à la supériorité de l’armée française quez Mohamed Ali s’interroge au début sur les raisons du décalage Orient-Occident. Le point de départ de sa réflexion est très concretr : il s’agitr de remettre ses troupes à niveau. Le pacha comprend que l’avance acquise par les occidentaux dans ce domaine découle d’un essor beaucoup plus large de la science et de la technique, dont le militaire ne peut être dissocié. (...)

      Cette montée en puissance est intolérable pour les pmays européens qui achèvent à peine le démantèlement de l’empire napoléonien (traité de Vienne, 1815). Le 15 juillet 1840, la Grande-Bretagene, la Russie, l’Autriche, la Prusse et la Turquie singnent le traité de Londres qui étendent à l’Egypte les dispositions de libre échange imposées à la Porte en 1838, à savoir l’aboliton des monopoles en échange de la hausse des droits de douane. C’est un coup dur porté à la logique économique que Mohamed Ali s’est évertué à mettre en place.(...)

      Depuis 1834, le monopole d’Etat sur les tissus est aboli, les artisans ont repris le travail à domicile, les usines de l’Etat sont affermées ; en 1841 la levée des protections douanières porte un nouveau coup à l’étatisation des ressources. L’abolition des monopoles fait le jeu des communautés étrangères qui vont d’accroitre sous l’effet de vagues d’implantation massives : on dénombrera en Egypte 20 fois plus d’étrangers en 1846 qu’en 1836 (3000/60000), qutre fois plus encore en 1917 (260 300). grecs italiens et français sont les plus représentés.

      Répondre à ce message

Répondre à cette brève

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0