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Emeutes des lycéens et collégiens à Béjaia (Kabylie)

vendredi 28 février 2014

Des lycéens ont tenté une nouvelle fois, hier après-midi, de lancer des pierres contre les sièges mitoyens de la direction de l’éducation et de la wilaya de Béjaïa, avant d’être repoussés par les policiers qui ont usé de gaz lacrymogènes.

Repliés dans les rues avoisinantes, notamment à hauteur du quartier d’Enassiria et du carrefour Sidi Ahmed, parsemés d’obstacles et d’objets divers, les manifestants organisaient épisodiquement des tentatives de retour vers le boulevard de la Liberté qui abrite les deux bâtiments. La circulation automobile était perturbée au centre-ville et la plupart des magasins ont précipitamment baissé rideau.

La raison de cette colère ? Le maintien des dates d’examen et le refus des élèves de sacrifier les week-ends pour rattraper le retard dans les cours comme indiqué par le ministère de tutelle.

À l’issue de leur marche, ce mercredi 26 février à Bejaïa, des lycéens et collégiens ont pris d’assaut le siège de l’académie. Une institution qu’ils ont arrosée, sans relâche, par des jets de pierres. Toutes les vitres de la façade ont été cassées par les manifestants en furie.

L’intervention de la police n’a fait qu’exacerber la colère des lycéens et collégiens. Ainsi, des affrontements ont éclaté entre les deux protagonistes. Aux jets de grenades lacrymogènes des CRS, les manifestants ont riposté par des jets de pierres. Pour le moment, aucun blessé ni interpellation n’est à signaler alors que les affrontements se poursuivent toujours entre élèves manifestants et forces de l’ordre.

Pour les lycéens et les collégiens, notamment les candidats aux examens du BAC et du BEM, il est hors de question de sacrifier leurs week-ends et leurs vacances scolaires comme cela est envisagé par l’Éducation nationale.

En outre, ils exigent le maintien des examens aux dates prévues et dont les épreuves ne doivent, selon eux, porter que sur des cours dispensés. « Il n’est pas question qu’on subisse les conséquences néfastes d’une grève dont on n’est pas responsables » déclare un groupe d’élèves manifestants.

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Après l’UNPEF et le SNAPEST, les travailleurs de l’éducation, affiliés au CNAPEST, ont entamé, hier, une grève illimitée pour réitérer aux pouvoirs publics leur plate-forme de revendications et exiger, par la même, la concrétisation des promesses de la tutelle quant à la prise en charge concrète des doléances des travailleurs du secteur de l’éducation. « Nous avons enclenché ce mouvement de grève illimitée pour réclamer la réparation des injustices contenues dans le statut particulier n°12/204. Nous demandons à ce que les instituteurs du primaire et du moyen, ayant suivi une formation, soient intégrés dans le grade supérieur nouvellement créé sans conditions. Aussi, nous militons pour l’application des textes relatifs à la médecine du travail et l’octroi de quotas conséquent de logements au profit des travailleurs du secteur de l’éducation », nous indiquera Slimane Zenati, SG du CNAPEST à Béjaïa. En outre, le CNAPEST appelle la tutelle à tenir sa promesse d’enquêter sur le dossier des œuvres sociales. « La tutelle s’est engagée, dans un PV cosigné lors de la réunion tenue le 21 octobre dernier au niveau du ministère, à recenser tout les biens et les avoirs des œuvres sociales des années précédentes. Mais rien n’a été fait sur le terrain », déplore ce syndicaliste, qui dénonce, au passage, « le désengagement de la tutelle quant à la prise en charge des doléances des travailleurs de l’éducation ». Par ailleurs, Zenati s’est félicité de l’adhésion massive des travailleurs à cette grève, notamment ceux du secondaire. « Nous avons enregistré, au premier jour de cette grève, 90 % de suivi dans le secondaire et plus de 50 % dans le primaire et le moyen », a-t-il déclaré, tout en affichant la détermination du CNAPEST « à continuer ce mouvement de protestation jusqu’à satisfaction des revendications des travailleurs de l’éducation par les pouvoirs publics ». Pour sa part, le ministre de l’Education nationale a affirmé, dans un communiqué rendu public hier, que cette grève est « illégale » et a appelé les grévistes à reprendre leur travail.

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  • Des lycéens ont tenté une nouvelle fois, hier après-midi, de lancer des pierres contre les sièges mitoyens de la direction de l’éducation et de la wilaya de Béjaïa, avant d’être repoussés par les policiers qui ont usé de gaz lacrymogènes.

    Repliés dans les rues avoisinantes, notamment à hauteur du quartier d’Enassiria et du carrefour Sidi Ahmed, parsemés d’obstacles et d’objets divers, les manifestants organisaient épisodiquement des tentatives de retour vers le boulevard de la Liberté qui abrite les deux bâtiments. La circulation automobile était perturbée au centre-ville et la plupart des magasins ont précipitamment baissé rideau.

    Le directeur de l’éducation est de nouveau intervenu sur les ondes de la radio locale pour rassurer les élèves de classe de terminale, sur l’aboutissement de leurs revendications, soulignant notamment que toutes les décisions inhérentes au programme de rattrapage seront laissées au choix d’une entente collégiale entre les élèves, les enseignants et les chefs d’établissement. Le wali appelle les parents d’élèves pour faire cesser les violences. « La police a interpellé des enfants de 8 et 10 et des jeunes de 25 ans."

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