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Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ?

dimanche 21 juin 2009, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx

L’aspiration à la liberté peut aussi libérer les aspirations sociales...

Où va l’Iran ?

Cela dépendra de ce que feront les travailleurs bien plus que des pressions « démocratiques » d’Obama et de la « communauté internationale »

Le président américain Barack Obama a averti vendredi le gouvernement iranien que « le monde observe » son comportement, et a dit se tenir « auprès de ceux qui réclament justice pacifiquement », emboîtant le pas aux parlementaires américains. « Au vu de la teneur et du ton de certaines déclarations qui ont été faites, il me semble très important que le gouvernement iranien se rende compte que le monde l’observe », a en effet déclaré M. Obama dans une interview accordée à la chaîne de télévision CBS News, tout en se gardant de condamner le pouvoir iranien. Et il répété : « Nous nous tenons aux côtés de ceux qui réclament justice pacifiquement. (…) Nous nous tenons aux côtés de ceux qui veulent une résolution pacifique du conflit. » Mais croit-il sérieusement qu’un régime comme celui qui règne actuellement en Iran cèderait à de simples manifestations pacifiques ? Le régime dictatorial du Shah avait-il cédé à de simples manifestations pacifiques ? Certainement pas, puisque que la première déclaration de Khomeiny, à peine arrivé au pouvoir après la chute du roi, avait été : « j’exige que dans les trois jours tous ceux ui ont pris les armes les ramènent dans les mosquées. Je n’ai jamais appelé le peuple à prendre les armes ! » Moussavi n’appelle pas davantage les masses à se mobiliser de manière révolutionnaire mais cela ne garantit pas qu’elles ne le fassent pas. Car les masses ont certes des illusions mais elles ont aussi des objectifs pour peu qu’elles se lancent dans l’action politique...

La dictature, féroce politiquement comme socialement et sur le terrain des mœurs et de l’idéologie, que Khomeiny a ensuite remis en place et qui règne encore aujourd’hui en Iran pourrait-elle devenir, par miracle, un petit agneau parce que des manifestations pacifiques le lui demandraient. Ce serait injurier Obama que de le penser assez bête pour croire à ses propres discours : la dictature qui a cours en Iran se moque bien que le monde l’observe ! Comme l’Amérique de Bush (puis d’Obama) s’est bien moquée que le monde l’observe massacrer les peuples d’Irak et d’Afghanistan ou de Yougoslavie sous des prétextes divers et mensongers…

Mais il doit bien y avoir une raison pour que les USA, qui se présentent depuis des années comme des ennemis radicaux du régime iranien khomeiniste, mis en place par une révolte qui avait lieu notamment contre l’impérialisme US, soient aussi modérés dans leur critique, pourtant purement verbale. Il est certes facile d’imaginer que les USA souhaitent un rapprochement avec un gouvernement iranien différent de celui d’Ahmadinejad, cela ne veut pas dire qu’il soit favorable à une nouvelle révolution en Iran. N’oublions pas que, lors de la première guerre du Golfe, le papa Bush avait arrêté sa guerre et rendu ses troupes à Saddam Hussein pour lui permettre d’écraser les travailleurs et les pauvres révoltés, que ce soient ceux d’origine chiite ou kurde.

L’impérialisme ne souhaite nullement que la poudrière sociale qu’est l’Iran explose. Il reproche à Ahmadinejad ses discours démagogiquement incendiaires, par exemple ceux contre Israël, ceux sur le nucléaire ou contre l’impérialisme, mais il ne voit pas mieux à proposer pour tromper les masses populaires iraniennes frappées par la misère et qui vont l’être encore davantage avec la crise. Et il le souhaite d’autant moins que le calcul d’Obama pour se retirer partiellement d’une intervention directe en Irak ou pour éviter d’intervenir dans le conflit du Liban est de faire de l’Iran son gendarme dans la région. Comme autrefois, il avait fait de la Chine, à peine reconnu au milieu des années 70, le gendarme de l’Indochine qu’il venait de quitter après une défaite dans sa guerre. Quant aux souhaits « démocratiques » du président américain comme de ses homologues européens, ils sonnent bizarrement juste après les larmes qu’ils ont versé après la mort du dictateur Bongo du Gabon et des souhaits qu’ils ont émis que rien ne change à l’ordre inique qu’ils imposent au peuple gabonais. L’Iran actuel n’est certes pas le régime le meilleur aux yeux de l’impérialisme US mais il est cependant un régime assez bon pour faire prospérer les bonnes affaires des capitalistes. Et bien meilleur certainement que celui qu’imposerait le peuple travailleur pauvre d’Iran en révolte…

Le journal « Le Monde » du 12 novembre 2006 écrit : « Qui investit en Iran ? Principalement les banquiers, les industriels de l’énergie et les fabricants d’automobiles. Où va l’argent ? Principalement à la mise en valeur des gisements pétroliers et gaziers du pays. Le secteur énergétique concentre à lui seul une bonne part des investissements français en Iran. Les besoins de financement de l’industrie iranienne de l’énergie sont estimés à 15 milliards de dollars à court terme et à 70 milliards sur le moyen terme. Pour ce faire, le gouvernement a recours au "buy back » : le banquier ou l’industriel apporte ses capitaux et se rembourse au fur et à mesure de l’exploitation. Selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI), les banques françaises représentent un quart de tous les crédits consentis au gouvernement deTéhéran jusqu’en mars 2006 : soit 6 milliards de dollars sur un total de 25,4 milliards. En 2006, la BNP aurait financé l’achat de 17 tankers pétroliers dont 13 supertankers, chacun pour 2 milliards de dollars environ. BNP et Commerzbank ont organisé, en 2002, la première émission obligataire du gouvernement iranien pour un montant qui a fini par dépasser le milliard d’euros. Selon les milieux d’opposition iraniens en exil, la BNP aurait prêté directement et indirectement au régime 5,9 milliards de dollars. La Société générale n’est pas en reste. Le 19 septembre, l’agence iranienne Fars a annoncé la signature d’un accord stratégique entre la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) et la Société générale sur le développement des phases 17 et 18 du site gazier de South Pars, ou Pars-Sud, un énorme gisement off-shore situé entre l’Iran et le Qatar. L’opération atteint 2,7 milliards de dollars. La banque française se remboursera sur les ventes de gaz de la NIOC. Total, champion énergétique français, a, depuis 1995, investi 1,65 milliard d’euros sur quatre projets d’exploration et production en Iran. Deux de ces projets, Pars-Sud (840 millions investis) et Doroode (116 millions) n’ont pas fini d’être remboursés par la partie iranienne. En dépit des tensions internationales, Total est candidat à une nouvelle tranche d’exploitation de Pars-Sud (30 % d’un projet de 2 milliards d’euros) et s’est inscrit comme partenaire dans un projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel Gaz de France (GDF) aussi est prête à investir 300 millions de dollars aux côtés de Total dans la tranche 11 du gisement gazier de Pars-Sud. La société d’ingénierie Technip, elle, a signé entre 2000 et 2003, trois contrats pour la conception et parfois aussi la supervision de trois vapocraqueurs d’une valeur globale de 673 millions d’euros. Hors secteur pétrolier, Peugeot fournit à Iran Khodro, premier constructeur automobile iranien, les pièces détachées des Peugeot 206 et 405 : 27 5000 voitures produites en Iran en 2005. De son côté, Citroën livre depuis 2001 des Xantia, assemblées localement par Saïpa, deuxième constructeur iranien, et Renault espère produire en partenariat pas moins de 250 000 Logan à l’horizon 2008. Trois cents millions d’euros ont été investis, plus 20 millions d’euros pour importer des Mégane. »

En quinze ans, 20 à 25 milliards d’euros auraient été investis en Iran par des multinationales françaises. Total a de nombreux projets en cours de discussion avec l’Iran et les USA n’entendent pas laisser les autres puissances être les seuls à profiter de l’Iran. Dans ces conditions, un Iran déstabilisé n’arrangerait pas les USA, ni sur le plan de leur réorganisation géopolitique ni sur le simple plan des affaires… Quant aux travailleurs iraniens, ils ne peuvent certes pas compter sur un Moussavi pour changer leur sort ni pour les libérer politiquement. Non seulement parce qu’il n’est qu’une créature du régime qui a déjà sévi contre eux mais aussi parce que même les réformateurs ne remettent nullement en cause, à part verbalement, l’impérialisme et la mise en coupe réglée des richesses de l’Iran par les trusts et l’exploitation des travailleurs.

Ce qui rend la déstabilisation actuelle dangereuse à la fois pour le régime iranien et pour l’impérialisme, c’est a situation économique et sociale de l’Iran. L’inflation est élevée, le prix des denrées alimentaires et les loyers augmentent sans cesse. L’essence est rationnée, provoquant des files d’attentes aux stations-service : un comble dans un pays producteur de pétrole. Mais l’Iran est incapable de raffiner de l’essence et doit importer son carburant. Le gouvernement distribue des bons d’aide alimentaires aux plus pauvres…

75 % de la population iranienne ont un pouvoir d’achat très faible a annoncé le premier vice-président du régime iranien lors d’un discours dans la ville de Qazvine le 12 mars 2007.4,5 millions de personnes, a t il ajouté, vivent dans une extrême pauvreté.

Les chiffres officiels publiés par la direction du ministère des affaires sociales sur la pauvreté montrent qu’entre 10 et 12 % de la population iranienne vivent en dessous du seuil de la pauvreté totale et 2 à 3 % , surnommés « les affamés » sous le seuil de la pauvreté extrême.

De son côté, le représentant de l’ONU dans le cadre du plan “champ vert de l’Iran” a annoncé que 75 % de la population vivait au-dessous du seuil de pauvreté et plus de 15 millions de personnes vivent avec un revenu inférieur à 1 dollar par jour.

12.000 SDF ont été répertoriés et arrêtés à Téhéran cet hiver, au mois de février a annoncé le chef des services sociaux de la capitale. L’agence de presse Irna qui rapportait ses propos le 28 février dernier, ajoutait que 70 % des SDF souffraient de troubles psychiques, 23 % étaient toxicomanes et le reste des sans abris étaient atteints du SIDA et de la tuberculose.

C’est cette situation sociale qui fait que l’étincelle des manifestations pourrait bien faire exploser le baril de poudre du mécontentement social, même si ce n’est nullement l’objectif d’un Moussavi ou des opposants bourgeois modérés. On comprend dès lors les préoccupations pacifistes d’un Obama comme des autres dirigeants du monde capitaliste… Que les travailleurs iraniens achèvent la révolution commencée en 1979, en prenant cette fois eux-mêmes le pouvoir n’est pas une vue de l’esprit. On ne parle pas de la même manière à un peuple qui se souvient encore qu’il sait renverser des régimes …

12 Messages de forum

  • Editorial 23-06-2009 23 juin 2009 12:46

    48 jours ont passé depuis l’attaque sur la manifestation du premier mai au parc Laleh et l’arrestation de travailleurs qui y participaient. Des événements importants sont arrivés entre temps, qui ont causés des mouvements sociaux immenses et impressionnants à l’échelle nationale.

    Dans les débats télévisés, les candidats aux présidentielles se sont accusés mutuellement d’illégalités, de corruption, de vols, d’incapacités à diriger, d’insuffisances en tout genre. Mais aucun d‘entre eux n’a protesté contre les lois qui ont imposés de telles catastrophes à la population. Aucun d’entre eux n’a protesté contre les lois qui privent les travailleurs du droit de grève, contre les lois qui légitiment des salaires au quart du seuil minimum de pauvreté, contre les lois qui interdisent aux travailleurs de s’organiser. Aucun des candidats n’a protesté contre les lois qui légitiment les licenciements massifs, contre les lois qui autorisent des contrats blancs d’un mois pour les travailleurs Aucun des candidats n’a parlé de la liberté d’expression, de la liberté d’habillement, des centaines de pratiques inhumaines qui dirigent cette société. Même quand, parfois, certains candidats ont évoqué ces problèmes, c’était pour monter qu’ils étaient celui qui a pris la plus grand part à la mise en application de ces lois. Dans tous les débats, les candidats ont prouvés qu’ils soutenaient les lois et la situation existante, qu’ils ne se battaient que pour le pouvoir.

    Dans ces conditions, alors qu’un mouvement massif de la population entre en scène et clame ses revendications, nous, travailleurs, nous réclamons le droit de lever le drapeau de notre classe et de revendiquer :

    1. Un salaire minimum supérieur à 1.000.000 de Touman par mois (1000 euros)

    2. Abolition immédiate des contrats de travail temporaire et des nouveaux contrats de travail

    3. Abolition des Conseils islamique du travail et des Maisons ouvrière, qui sont des organisations gouvernementales dans les usines et sur les lieux de travail. Création de conseils ouvriers et d’autres organisations ouvrières indépendantes de l’état.

    4. Payement immédiate et inconditionnel des salaires en retard.

    5. Arrêt des licenciements et allocation suffisante pour les travailleurs au chômage.

    6. Libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, y compris les travailleurs emprisonnés qui ont été arrêtés lors du premier Mai. : Jafar Azimzadeh, Qolamreza Khani, Saaed Youzi, Saeed Rostami, Mehdi Farahi-Shandiz, Kaveh Mozzafari, Mansour Asanlou, et Ebrahim Madadi. Fin des persecutions et des indtimdations contre les travailleurs et les meneurs ouviers.

    7. Liberté de grève, liberté de manifestation, liberté d’assemblée, liberté d’expression et de parole sont nos droits imprescriptibles.

    8. Abolition de la discrimination sexuelle, du travail des enfants, des licenciements de travailleurs immigrés.

    A tous les travailleurs !

    Auourd’hui, nous avons le devoir d’exprimer nos revendications indépendamment et de nous servir de notre solidarité pour nous mobiliser nous-mêmes pour nos droits humains, ensemble avec les autres couches de la société.

    Syndicat libre des travailleurs d’Iran

    18 juin 2009

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  • Khiaban, journal de rue à Téhéran

    Spécial Iran (22)

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    Un journal circule parmi les manifestants depuis le 19 juin, Khiaban (La Rue), dont des extraits des N° 1 et 4 ont été traduits en anglais sur le site http://irangcc.wordpress.com.

    Journal de la rue de Téhéran :

    Le dernier éditorial dénonce Moussavi qui est aussi “du même régime” et les bassidji en motos comme des “chiens” dressés pour “la guerre intérieure”. Il considère que “Le slogan de Mort au dictateur ! a montré qu’il ne s’agissait pas simplement d’une opposition à la fraude électorale, mais une opposition au régime fasciste dénommé République islamique” et explique que les moyens employés par ce régime pour combattre la révolution ne diffèrent pas de ceux habituellement employés par toutes les dictatures, que les explosions à la bombe (non revendiquées) dans le métro et au mausolée de Khomeini relèvent d’une stratégie du chaos pour disqualifier les opposants comme ennemis extérieurs. Le journal considère que le tournant des événements de ce week-end a montré aux gens que l’espoir n’était pas du côté des réformistes mais du côté de la Révolution.

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    • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 5 janvier 2010 10:21, par S DE BKO

      bonjour à tout ce qui s’intérèsse à la révoltion prolotarienne,au fait c’est un cri de coeur que je lance aux oppimés du monde entier car c’est nous qui sommes les prémières victimes des différentes injustices . par excemple lors des conflits ce sont les plus dominés les femmes,les enfants qui payent cher le prixle même sénario dans les entreprises car en cas de crise c’est la classe prolotarienne est la première à se retrouver à la porte elle n’est pour rien.BREF, là je voulais dire que cette injustice est loin d’être un phénomène naturel car depuis des temps passés l’histoire de notre existence a enregistré de nombreux régimes imposés aux composantes de la société les unes aux autres donc je pense qu’il est grand temps d’imposer notre régime dans une société sans classe c’est à dire une société sans gouverné ni gouvernant dans une société ou n’aura pas besoin de quoi que ce soit pour se déplacer dans les quartes coins de la terre sans visa ni carte de séjours dans une société ou tout le monde sera égal en droit et en devoir sans une distinction de sexe, de religion de nationalité de couleur de peau et cela ne réside que dans nos efforts et par l’intérêt que nous accordons aux différentes situations qui révoltent dans le monde ;; ;.............vive l’opposition iranienne S DE BKO

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      • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 5 janvier 2010 10:33, par Robert Paris

        Vive l’opposition iranienne, puisqu’elle est réprimée de manière sanglante.

        Mais qui est l’opposition iranienne ?

        Y a-t-il une seule opposition iranienne ?

        Où y a-t-il une opposition des jeunes mais aussi une opposition politicienne, bourgeoise, d’anciens ministres, d’anciens militaires, d’anciens chefs d’état et de futurs ... aussi ?

        Que veut l’opposition ?

        Que pourraient vouloir les classes populaires d’une manière différente des classes exploiteuses ?

        Cher lecteur, qu’en penses-tu ?

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        • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 13 janvier 2010 12:06, par MOSHE

          BJR SUIS S DE BKO, moi je pense que l’opposition iranienne est l’ensemble de ces personnes des jeunes,des femmes,des étudiants qui en ont mare du régime iranien de l’oppression.révolution d’anciens ministres ?, non révolution de jeunes une question que je trouve très vaque,une révolution des jeunes bourgéois ?, non, une révolution des jeunes opprimés, expoités,miséreux,sans emploi ?mille fois oui !naturellement pouvons parler d’opposition sans l’idée de changement ?je pense qui’il soit grand temps de se débarasser de l’oppésion bougéoise et l’instauration du communisme révotutionnaire.vive le communisme..........!

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          • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 13 janvier 2010 16:03, par Robert Paris

            Tu as mille fois raison. Si les jeunes se révoltent ce n’est pas pour maintenir la misère et l’oppression mais certainement pour la supprimer.

            Et pourtant, derrière toute lutte comme dans toute l’existence, il y a des classes sociales. Cela ne veut pas dire qu’il y a le bien et le mal. Cela signifie qu’il y a des perspectives sociales et politiques opposées.

            L’opposition, partout dans le monde, est dirigée par des gens, politiciens, militaires, chefs syndicaux et religieux, qui ont des perspectives aux côtés du système d’exploitation. De l’autre bord, il ya les opprimés.

            Et puis, il y a la jeunesse qui n’a pas encore participé au fonctionnement de la société et se révolte de temps en temps mais ne sait pas exactement quelle peut bien être la perspective sociale ni les obstacles réels au changement en dehoors de la répression. or, ces obstacles sociaux existent.

            Ce sont d’abord et avant tout les préjugés sociaux des milieux de la petite bourgesoisie, de la bourgeoisie et même des milieux popualires car ceux-ci sont influencés par les points de vue bourgeois.

            C’est là qu’il faut aller plus loin que d’être solidaires des révoltés et des opprimés. Il faut un programme politique et social pour mener la lutte.

            Comme il faut une boussole pour aller en haute mer, il faut un programme révolutionnaire pour aller vers des luttes très radicales de demain, en Iran comme ailleurs...

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  • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 14 janvier 2010 16:39, par Max

    Pour aller dans le sens ou la solidarité avec les opprimés est nécessaire mais pas suffisante, je veux dire que l’opposition en Iran est une longue histoire, d’ailleurs le régime des Mollah avec Khomeyni était justement à la tête de cette opposition en 1979, mais évidemment avec les mots de la justice sociale et de l’anti impérialisme.

    De plus les opprimés ne sont pas une masse informe avec un objectif unique. La classe ouvrière n’a pas forcément les mêmes attentes en son sein alors que penser des artisans, commerçants,agriculteurs etc...

    Vouloir renverser un pouvoir est une chose : le faire et l’assumer jusqu’au bout en est une autre.

    Pourquoi la plupart des révolutions ont donné naissance à des coup d’état, au fascisme, et à la contre révolution.

    Pourquoi beaucoup de mouvements des opprimés se sont arrêtés avant d’avoir pu renverser eux même le pouvoir ?

    En ce moment en Iran, des Bassidjis (milices composés de pauvres payés par l’Etat pour tuer) se retournent contre l’Etat des mollah et refusent de réprimer les émeutiers et manifestants.

    La différence avec les autres périodes révolutionnaires en Iran, c’est que les Mossadegh, Khomeyni ne sont plus là pour servir de sauveur à l’Etat bourgeois et aux impérialismes.

    Les menaces de révolutions et de guerres civiles existent pour le régime, mais aussi pour le reste du monde et surtout dans cette partie là du monde ou l’impérialisme veut faire un exemple avec l’Afghanistan, l’Irak, la Palestine pour dire à tous les peuples opprimés qu’ils auront droit à la mitraille et aux bombes.

    Moussavi est antant un opposant que Le capitaine Camara en Guinée.( Moussavi est responsable de l’excécution de plusieurs dizaines de milliers d’opposants au régime fasciste dans les années 80).

    DEs hommes qui servent directement la tête de l’appreil d’Etat ne peuvent pas se découvrir des vocations révolutionnaires.
    Ils sont là pour tromper les masses opprimées qui sont sensibles à des discours réformistes et conservateurs (nationalisme, démocratie parlementaire, religion modérée, mode de vie bourgeois).

    L’impérialisme américain et français sont en tout cas très attentifs à ce qui se passe en Iran et le général Américain Pétraeus, qui dirige l’Etat major en Afghanistan, déclarait à la presse cette semaine que les USA était prêt à bombarder l’IRan. Même si le prétexte reste toujours la cible des installations nucléaires civile/militaires, les menaces américaines se font de plus en plus pressantes afin que le régime des mollahs trouvent lui même une solution face à la contestation qui est surement en train de franchir un cap.

    Les menaces américaines ont 2 objectifs au service de la réaction et de la défense du régime iranien en place avec tout l’appareil Etat, y compris ses opposants officiels :

    Faire peur directement à la population iranienne qui a des raisons de craindre une intervention militaire qui ne serait pas dirigées contre les installations militaires iraniennes mais contre la population civile.

    Ressouder les iraniens avec ses dirigeants actuelles (ou oppositionnels type Mossavi qui est pourtant connu par beaucoup d’Iraniens pour ses états de service, son rôle dans la dictature fasciste de l’après révolution) qui vont agiter la nécessaire unité nationale face à l’impérialisme avec encore plus de force.

    Lancer un avertissement à tous les peuples à qui ils viendraient l’idée de suivre l’exemple iranien et de s’opposer à leur propre dictature.

    Déclencher et préparer l’opinion américaine à une nouvelle guerre car celle en Afghanistan n’en finit pas de durer et en fin de compte les soi disant groupes "terroristes" existent toujours.

    Ces groupes sont tout autant de résistances à l’envahisseur car les civiles ont encore une fois reçu le plus de bombes.

    Aux USA et en Afghanistan, les soldats reviennent du champs de bataille avec la même rage qu’en Irak,ou au Vietnam.
    Que sait t’on des problables mutineries de soldats£ ?

    Ce qui est sur c’est que la baisse brutale du niveau de vie aux USA, entraine un risque important de crise politique et d’explosion sociale à l’intérieur même du pays : donc la menace d’une guerre en Iran est aussi un moyen de préparer les opprimés aux USA à se mobiliser pour la défense de la patrie, d’autrant que les syndicats américains sont plus que jamais la main dans la main avec l’administration OBAMA.

    La guerre est à nouveau à l’ordre du jour, non pas contre telle ou telle nation "voyou", mais bien contre les peuples et comme moyen de détourner la colère des exploités et les révolutions qui s’annoncent.

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  • Editorial 23-06-2009 - Où va l’Iran ? 22 janvier 2010 02:25, par Max

    Le régime des mollahs frappent mais l’espoir du renversement de cette dictature est bien vivant.

    AFP - 18 jan 2010

    Un procureur iranien a requis la peine de mort ce midi contre cinq manifestants arrêtés à Téhéran lors des violences de l’Achoura le 27 décembre, ont annoncé les médias officiels. Les cinq manifestants, trois hommes et deux femmes selon des images montrées par la télévision iranienne à l’ouverture du procès lundi, sont accusés de liens avec l’Organisation des moudjahidine du peuple (MKO), principal mouvement d’opposition armée en exil au régime de Téhéran.

    « Je demande la peine maximale contre ces personnes, sur la base de leurs aveux, des résultats de l’enquête et des faits commis lors de l’Achoura », a déclaré le procureur.
    Les cinq opposants sont formellement accusés d’être « ennemis de Dieu », une accusation générique passible de la peine de mort en Iran. Le procureur a affirmé que les accusés avaient été entraînés « dans des camps (du MKO) en Irak et dans des pays européens pour susciter les émeutes et la terreur » en Iran.

    Huit personnes au moins ont été tuées en Iran lors des violentes manifestations antigouvernementales du 27 décembre, intervenues à l’occasion du jour de deuil chiite de l’Achoura. L’aile dure du pouvoir a réclamé à plusieurs reprises un châtiment sévère des centaines de manifestants arrêtés lors de ces événements, les plus sanglants depuis les grandes manifestations de protestation contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, qui avaient fait 36 morts selon le gouvernement et 72 selon l’opposition

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  • Selon les statistiques officielle, les Iraniens en âge de travailler sont 64 millions, la population active est de 41 millions et environ 1,2 million de jeunes entrent sur le marché du travail chaque année. Mais le nombre officiel de personnes ayant un emploi est de 21 millions. Cela signifie que plus de la moitié de la population active est sans emploi. Or en trafiquant les chiffres, le régime a déclaré que la force de travail était de moins de 24 millions et le nombre de chômeurs de 10 %. Dans ces chiffres fabriqués, toute personne glanant quelques heures de travail par semaine est considérée comme employée et retirée de la liste des chômeurs ! Le nombre réel de personnes occupant un emploi est inférieure à 21 millions. Selon le ministre du Travail des mollahs, 31% des chômeurs sont des diplômés universitaires, et selon le chef du centre officiel de statistiques, le taux de chômage chez les jeunes est de 21%.

    La fermeture des usines et des unités de production continue d’augmenter et d’alimenter le flot de chômeurs. Sahlabady, président de la Chambre de l’Industrie, des Mines et du Commerce a indiqué que « seulement 40 % des unités industrielles et de fabrication du pays sont opérationnelles. L’an dernier, 38 usines de nettoyage de coton ont fermé et dans la province de Golestan, les champs de coton ont été considérablement réduits, passant de 180 000 à 10 000 hectares. Le président de l’Union des producteurs de thé a déploré l’abandon de multiples plantations de thé tombées en friche et la quasi destruction de l’industrie du thé.

    Selon le rapport de la Banque centrale, de mars 2013 à mars 2014 (année iranienne 1392) « les salaires de plus de 10 millions de travailleurs ont augmenté à un taux inférieur à celui de l’inflation. » Selon les statistiques officielles, de 2003 à 2012 le nombre de personnes passé sous le seuil de pauvreté a augmenté de 150% 7. Pendant la même période, les recettes pétrolières de l’Iran ont été multiplié plusieurs fois et selon l’article 41de la loi du travail du régime, « le salaire minimum des travailleurs (...) doit être suffisant pour assurer la subsistance d’une famille. »

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  • Aujourd’hui la France de Hollande-Valls fait les beaux yeux à l’Iran des Ayatollahs. Deux minutes avant, elle était en pointe pour pousser les puissances occidentales à la guerre contre l’Iran ! Exactement comme avec Saddam Hussein : elle était passée des beaux yeux à la guerre à mort !!! C’est les peuples qui en sont victimes et les intérêts des trusts sont les seules préoccupations réelles des gouvernants.

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  • La première révolte a eu lieu jeudi à Mashhad, la deuxième ville du pays. Le mot d’ordre est alors essentiellement économique, contre la vie chère et le chômage. Trois décisions récentes nourrissent ce mécontentement. Le gouvernement a décidé de fermer plusieurs établissements de crédit qui croulaient sous les dettes. « La région du Khorassan (celle de Mashhad) a été très touchée par ces fermetures. Les Iraniens ont eu le sentiment d’avoir été volés par l’Etat. Sous Ahmadinejad, le gouvernement sauvait coûte que coûte ces établissements « pourris ». Plus prosaïquement, le prix des œufs et de la volaille a de nouveau augmenté en décembre, atteignant une hausse de 50% en un an. Le 10 décembre, le président Hassan Rohani, réélu en mai sur la promesse d’améliorer la situation économique du pays, a présenté son budget au parlement, qui concrétise ses engagements d’assainir les finances de l’Etat. Pour la première fois, celui-ci faisait apparaître les dépenses pour les fondations religieuses, les centres de recherche et d’autres institutions non élues liées au régime. « Les gens ont appris que les religieux se taillaient la part du lion dans le budget, sans devoir rendre de comptes...

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  • Depuis le 28 décembre dernier, des milliers d’Iraniens manifestent pour dénoncer la vie chère. C’est la hausse du prix des œufs et de l’essence qui a d’abord conduit le peuple à descendre dans la rue. Comme en témoigne cette Iranienne, « la vie est vraiment dure, les prix élevés nous étranglent. » En Iran, l’inflation s’élève aux alentours de 10% et le pays est frappé par un chômage très élevé. Les jeunes, surtout les jeunes diplômés, sont particulièrement touchés et c’est cette population que l’on retrouve majoritairement dans les contestations.

    Mais ces rassemblements débutés à Mashhad ont rapidement dépassé la question économique. Hassan Rohani, le président de la République islamique d’Iran, est devenu la principale cible des manifestants. Des slogans anti-régime ont été entendus et plusieurs bâtiments publics ont été attaqués. Cette vague d’émeutes est marquée par une centaine d’arrestations et des violences meurtrières. Une vingtaine de personnes a déjà été tuée.

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