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Grève générale en Corée du Sud

dimanche 9 août 2009, par Robert Paris

Grève générale en Corée du Sud en solidarité avec une occupation d’usine par des travailleurs licenciés

Article de Tom Mellen, pour le quotidien communiste britannique Morning Star

24 juillet 2009

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pc...

Les syndicats Sud-coréens ont démarré une grève générale en solidarité avec les travailleurs en grève qui occupent l’usine d’automobiles de Pyeongtaek depuis plus de deux mois.

La Confédération des Syndicats Coréens (KCTU – son acronyme en anglais) – forte de 700,000 membres – a déclaré que « tous les syndicats affiliés » ont soutenus l’action d’hier, qui répond à une série d’actions musclées menées par la police anti-émeutes contre des travailleurs syndiqués de Ssangyong Motors.

La direction de la KCTU a également lancé une grève de la faim et un sit-in en face à l’Assemblée Nationale à Séoul.

Près de 800 travailleurs de Ssangyong occupent l’usine de Pyeongtaek depuis Mai, quand la direction a annoncé qu’elle licencerait 2 646 travailleurs – 36% du personnel – dans le cadre d’un « plan de restructuration » touchant cette usine, dont les propriétaires sont chinois.

Depuis jeudi dernier, la direction interdit l’entrée de toute nourriture dans l’usine et il se dit que les syndicalistes survivraient avec trois ou quatre bols de riz par jour.

Samedi, les patrons ont empêché les docteurs et les infirmiers de pénétrer dans l’enceinte, lundi, plus de 3,000 policiers des forces anti-émeutes, soutenus par près de 30 véhicules équipés de canons à eau ont pris d’assaut l’enceinte, avec des huissiers brandissant, dans leur sillage, un avis d’expulsion.

L’ensemble des forces mobilisées ne sont pas arrivés à déloger les travailleurs, qui se sont réfugiés dans l’atelier de peinture de l’usine.

Hier, la police a commencé à lancer des gaz lacrymogènes depuis des hélicoptères sur les travailleurs et des hauts-parleurs ont été installés près du bâtiment occupé, balançant des messages appelant les travailleurs à quitter l’usine.

Une centaine de policiers des forces spéciales se tiendraient prêt pour un raid.

Même s’il n’y a pas encore eu de combat au corps à corps, 16 personnes, dont cinq policiers, ont été blessés jusqu’à maintenant.

La KCTU a fait remarquer dans une déclaration que la police et la direction « sont impliquées dans une opération conjointe visant à casser la grève », avertissant que « la répression policière annonce de prochaines catastrophes plus qu’elle ne représente une tentative de résoudre la crise de Ssangyong Motors. »

Elle a déclaré que la grève doit « continuer avec force, inlassablement, quelque soient les sacrifices et les souffrances que nous puissions avoir à affronter, » ajoutant : « Cette bataille de Juillet décidera du sort des travailleurs. »

Corée du Sud : les travailleurs de SSangyong Motors en grève depuis le mois de mai (par Loren Goldner)

jeudi 30 juillet 2009

L’article que nous publions a été écrit le 17 juillet 2009. Cette grève dans l’usine de SSangyong Motors possède, de fait, une importance internationale.

En effet, elle exprime le refus des travailleurs d’accepter les licenciements que les propriétaires des grands groupes automobiles justifient en utilisant la situation de crise du secteur. Les travailleurs de SSangyong Motors avaient pourtant déjà accepté des baisses de salaires, des réductions de primes, etc. Mais, dès le mois de mai 2009, pour quelque 2500 d’entre eux se posait la question du maintien de leur poste de travail. Alors, ils ont dit NON aux licenciements.

Cette pratique de réduction de l’emploi est à l’œuvre même dans le groupe sud-coréen KIA-Hyundai. Il connaît, pourtant, une contraction très limitée de sa production, comparée aux autres groupes transnationaux. Il ouvre d’ailleurs une usine aux Etats-Unis pour y accroître sa part de marché. Kia-Hyundai développe une politique brutale de « restructuration » et introduit une « flexibilisation » encore accrue de l’usage de sa main-d’œuvre. Voilà une dimension du processus de concentration et centralisation au sein de la branche automobile ; elle s’accompagne d’une vaste destruction de capitaux (fermetures d’usines de montage, d’équipementiers, licenciements…).

Depuis le 17 juillet 2009, la tension est montée d’un cran chez SSangyong Motors. Le lundi 20 juillet, les forces de police – au nombre de 3000, avec trente véhicules (canons à eau, semi-blindés) – sont entrés dans l’usine. Elles ont entouré les ateliers de peinture occupés par les travailleurs. La direction leur a ordonné de reprendre le travail. Ils ont refusé. La police était accompagnée de voyous payés par le patronat. Une fois de plus la violence la plus directe s’est exercée contre les grévistes. Les responsables syndicaux, depuis des mois, subissent des menaces et des actions en justice. Cela a conduit la femme d’un responsable, mère de deux enfants, au suicide, sous l’effet du stress et des provocations de la direction ainsi que de la police.

Face à ces violences policières, le 22 juillet 2009, la KCTU (Confédération coréenne des syndicats) a organisé une grève générale de solidarité. Elle a duré trois jours. L’affrontement en Corée du Sud porte aussi bien sur l’emploi que sur les violences policières et la politique de soutien direct aux grands groupes oligopolistiques (les chaebols). Ils sont soutenus avec ardeur par le gouvernement du président Lee Myung Bak. Les chaebols auront à nouveau un contrôle direct – mis partiellement en question après la crise de 1997 – sur les grandes banques. Cela grâce à la législation mise en place par le nouveau gouvernement.

La grève générale s’est terminée le 24 juillet. La lutte des ouvriers de SSangyong Motors à Pyeongtaek continue. Elle est affaiblie. Mais la crise sociale et politique n’a pas pris fin en Corée du Sud

Par la rédaction d’Alencontre.org

La grève de SSangyong Motors à Pyeongtaek, en Corée du Sud, près de Séoul, est entrée dans sa huitième semaine, et la situation des grévistes est de plus en plus difficile.

Rappelons la situation plus générale : Ssangyong Motors est détenue à 51% par la Shanghai Automotive Industry Corporation, une entreprise chinoise. En février 2009, la compagnie a demandé une mise en faillite, proposant une restructuration et l’usine de Pyeongtaek comme collatéral (garantie) pour de nouveaux prêts pour sortir de la faillite. La cour (tribunal des faillites) a approuvé le plan de faillite, en attendant des licenciements en nombre suffisant pour que la compagnie devienne à nouveau rentable.

Une série d’actions ont été menées [par les travailleurs] pendant le printemps en prévision des licenciements. La grève actuelle a été déclenchée le 27 mai 2009, lorsque l’entreprise a annoncé les licenciements et les mises à la retraite forcée de 1700 travailleurs sur 7000, ainsi que le licenciement de 300 travailleurs temporaires. Les travailleurs devant être licenciés ont immédiatement occupé l’usine en revendiquant qu’il n’y ait ni licenciement, ni travail temporaire ni de sous-traitance. La KMWU (Korean Metal Workers Union - syndicat coréen des métallos) a soutenu l’occupation, mais en essayant de canaliser les négociations de manière à ce qu’elles portent essentiellement sur la question des licenciements.

A la mi-juin, environ 1’000 travailleurs poursuivaient encore l’occupation. Leurs épouses et familles leur apportaient de la nourriture. En partie parce que le gouvernement de la droite dure de Lee Myung-Bak [Grand parti national] subissait une crise politique et que le moment était peu favorable à une riposte immédiate par la police et des casseurs, le gouvernement et la firme n’ont pas réagi tout de suite. Mais deux semaines plus tard ils se avaient suffisamment repris de l’assurance pour lancer l’offensive. Les travailleurs, pour leur part, s’étaient armés de pieds-de-biche et de cocktails Molotov.

Les 26 et 27 juin 2009, le gouvernement et le patron ont lancé une attaque en règle : des voyous (des casseurs) payés, des briseurs de grève recrutés parmi les travailleurs non licenciés et la police anti-émeute ont tenté de pénétrer dans l’usine. Après de violents combats durant lesquels beaucoup de gens ont été blessés, ils ont pris le bâtiment principal.

Comme ils l’avaient déjà prévu dans leur plan de défense, les travailleurs qui occupaient l’usine se sont repliés dans le secteur de la peinture [peinture des carrosseries]. Ce plan se fondait sur l’idée que la police ne tirerait pas des bombes lacrymogènes sur ce secteur hautement inflammable.

A Séoul, en janvier 2009, cinq personnes étaient mortes dans un autre incendie, déclenché au cours d’une confrontation avec la police, ce qui a entraîné une vague de protestations qui a duré plusieurs semaines.

Le lendemain, l’administration de Ssangyong Motors a publié un communiqué déclarant qu’il y avait eu assez de violence, mais en réalité c’était suite à la résistance tenace des travailleurs ; les voyous et les policiers ont reçu l’ordre de se retirer. La firme a demandé au gouvernement de s’impliquer directement dans les négociations. L’eau a cependant été coupée dans l’usine à la fin juin.

Suite à une décision de justice, les forces de répression sont à nouveau intervenues le 11 juillet 2099. La police anti-émeute s’est emparée de tout le territoire de l’usine à l’exception du secteur de la peinture, encerclant l’ensemble de l’usine.

L’assaut des 26-27 juin visait à isoler la lutte des travailleurs de SSangyong et à briser la grève. Pour tenter de créer un mouvement de soutien plus large les travailleurs ont alors organisé une série d’actions de solidarité à l’extérieur de l’usine.

C’est ainsi que des associations de proches ont mené une campagne d’information et de solidarité au centre de Séoul et dans la région de Pyeongtaek. Le KMWU a organisé une grève générale de quatre heures durant laquelle les métallos d’usines de la région se sont réunis devant les portails de l’usine de SSangyong.

Le 4 et le 11 juillet, la KCTU (Korean Confederation of Trade Unions - Confédération coréenne des syndicats) a organisé des rassemblements syndicaux au niveau national en solidarité avec la lutte des travailleurs du SSangyong. Mais ces actions n’ont pas attiré beaucoup de monde. La direction du KMWU hésitait à lancer une grève générale afin de riposter aux attaques lancées contre les travailleurs de l’usine. Des militants pensent que les directions du KMWU et du KCTU sont davantage préoccupées par les prochaines élections syndicales. (927 militants ont également participé à une grève de la faim d’une journée au centre de Séoul le 11 juillet).

Selon mon expérience en Corée durant ces quatre dernières années, il s’agit-là d’actions plutôt rituelles, qui ont rarement une influence sur le résultat d’une lutte).

Finalement, le 16 juillet 2009, 3’000 membres du KMWU se sont rassemblés pour soutenir la grève devant l’hôtel de ville de Pyeongtaek. Lorsqu’ils ont tenté de rejoindre l’usine après le rassemblement, ils ont été bloqués par la police et 82 travailleurs ont été arrêtés sur le champ.

Dans l’ensemble il est peu probable que la lutte s’étende à d’autres usines. Les militants sur place pensent que même si le KMWU appelait à une grève générale, seuls quelques districts le suivraient. Les travailleurs du constructeur automobile Hyundai se trouvent eux-mêmes au milieu de négociations salariales. Des usines de fournisseurs dans la région ont déjà subi des restructurations et il est peu probable qu’ils se mobilisent.

Grève en Corée : les forces anti-émeute assiègent l’usine Ssangyong de Pyeongtaek mercredi 5 août 2009 (16h48) 2 commentaires

Par Patrick Garcia

Les tensions chez l’équipementier en dépôt de bilan New Fabris ont marqué les esprits par la violence de la réaction et les menaces des employés victimes d’une crise qui n’en finit pas de saper la sous-traitance automobile française. En Corée, c’est bien pire. Les salariés de l’usine Ssangyong de Pyeongtaek occupent leur usine depuis plus de 2 mois après que l’annonce d’un plan social prévoit de mettre dehors 2650 employés, soit 37% des effectifs.

Le propriétaire chinois de la firme (SAIC) n’a pas souhaité sauver la firme et si 1670 employés ont accepté de partir, les autres se sont cloisonnés sur le site réclamant l’abandon du plan social. Mais la direction a préféré choisir l’affrontement en coupant l’eau et le gaz aux salariés retranchés dans l’usine puis en empêchant le ravitaillement en nourriture et les médicaments. En juin, des "gros bras" embauchés par la direction ont bien tenté de "libérer l’usine" mais ils sont tombés sur une résistance farouche qui a occasionné entre 10 et 20 blessés.

Après 2 mois d’occupation, fin juillet, 3000 policiers, 30 véhicules, des hélicoptères ont été envoyés et ont investi l’usine pour déloger les grévistes qui ont une nouvelle fois violemment répliqué. Attaqués au gaz lacrymogène, aspergés de produits chimiques, certains ont abandonné le siège mais environ 600 se sont retranchés dans un entrepôt de peinture contenant beaucoup de produits dangereux et/ou inflammables et ont répondu avec des cocktails molotov et des pneus enflammés. Ils affirment "vouloir résister jusqu’à la mort". Depuis, le début du conflit, 5 salariés sont morts et la femme d’un des meneurs viendrait de se suicider.

Aujourd’hui, les dernières négociations n’ont pas abouti et le siège de l’usine par les forces de l’ordre s’est renforcé. La Confédération Syndicale Internationale s’inquiète de cette escalade vers la violence :

"Nous sommes profondément inquiets du blocus imposé sur l’approvisionnement en eau et en nourriture et l’accès aux traitements médicaux, ainsi que des tirs incessants au gaz lacrymogène et autres substances chimiques sur l’usine à partir d’hélicoptères. Ceux-ci représentent une atteinte criante à la dignité humaine la plus élémentaire. "

La CSI a appelé le gouvernement coréen à amorcer immédiatement des négociations avec le Syndicat coréen des ouvriers du métal et à tenter de trouver la voie d’une résolution pacifique à travers le dialogue. Avant un drame encore plus grand.

3 Messages de forum

  • Ce témoignage nous a été envoyé par un travailleur d’une usine voisine qui soutient la grève.

    (Pour ceux qui entendent parler de cette grève pour la première fois, elle concerne une occupation d’usine à Pyeongtaek, Corée du Sud, qui a commencé le 22 mai 2009 quand la direction a annoncé des mises à la retraite anticipée et le licenciement de 2 000 des 7 000 ouvriers près de Séoul.)

    Depuis qu’une ordonnance de la cour a été prise le 20 juillet 2009, plus de 3 000 policiers anti-émeute, notamment une unité de rangers, tentent de s’emparer de l’usine et ont ordonné aux travailleurs de quitter l’entreprise. Après que les ouvriers ont rejeté cet ordre, les flics ont lancé une série d’attaques contre les travailleurs qui occupent l’usine depuis 7 jours consécutifs, et ils ont recruté pour cette attaque des voyous et des jaunes qui font partie des individus non licenciés.

    Les défenseurs de l’ordre mènent en même temps une propagande idéologique constante, et un hélicoptère de la police vole à basse altitude pour empêcher les travailleurs de dormir, les épuiser et les provoquer.

    Ils ont coupé l’approvisionnement en eau et en gaz et de l’usine et ils refusent l’entrée à toute aide humanitaire médicale. (L’électricité a été laissée pour empêcher la peinture et d’autres matières inflammables dans l’usine de peinture de se décomposer.)

    Depuis le 21 juillet, la police lance des grenades lacrymogènes à partir de ses hélicoptères sur les travailleurs qui sont placés sur le toit du département peinture. Elles contiennent un gaz toxique qui peut faire fondre le caoutchouc éponge.

    Par intermittence, lorsque les policiers anti-émeute essayent d’entrer dans l’usine de peinture, ils se servent d’une arme de tir utilisant 50 000 volts ainsi que des clous, tandis que les briseurs de grève emploient des frondes pour bombarder les grévistes à partir de l’immeuble d’en face.

    Naturellement, nous luttons contre la police avec des barres de fer et des cocktails Molotov dans la rue en face de l’usine pour défendre la grève.

    Environ 700 travailleurs sont enfermés dans l’usine et ils mangent une boule de riz chaque jour et boivent de l’eau de pluie bouillie. Bien que de nombreux travailleurs aient été blessés au cours de la lutte, ils poursuivent leur lutte avec détermination.

    Le 20 juillet, la femme d’un responsable syndical s’est suicidée à son domicile. Même si son mari n’était pas sur la liste des licenciés, il participait à la lutte, malgré plusieurs menaces de la direction. Son épouse avait seulement 29 ans. Jusqu’à présent, cinq personnes sont mortes ou se sont suicidées en liaison avec cette grève.

    Les syndicats ont appelé aux grèves suivantes :

    22 juillet : le KMWU (Korean Metal Workers Union, qui organise l’usine) a appelé à 4 heures de grève.

    Le 23 Juillet : KMWU : 6 heures de grève.

    Le 25 juillet KCTU (Korean Confederation of Trade Unions) a tenu un rassemblement en face de la gare de Pyeongteck.

    Le 25 juillet, les travailleurs et d’autres participants, armés de barres de fer et de pierres extraites du trottoir, se sont affrontés à la police anti-émeute à la fin de ce meeting, tout en essayant de marcher vers les portes de l’usine de Ssangyong. Une attaque brutale de la police nous a forcé à nous retirer et à quitter les abords de l’usine. Des combats ont continué jusque tard dans la nuit dans les rues de Pyeongtaek.

    Les syndiqués de la KMWU doivent en principe participer à 6 heures de grève générale le 29 juillet, mais il est difficile de mobiliser tous les membres du syndicat pour cette grève. La direction cherche à miner le moral des grévistes, en prétendant qu’elle va être acculée à la faillite.

    Face à la pression croissante de certaines organisations de la société civile, et de certains députés, la direction et le syndicat de Ssangyong devaient se réunir le 25 juillet 2009. Mais la direction a annulé cette réunion, unilatéralement, pour le seul motif fallacieux que les travailleurs lançaient encore des boulons contre les flics et qu’elle ne peut pas accepter la revendication du syndicat d’annuler les licenciements et de lockouter les travailleurs par rotation pour qu’ils gardent leur emploi.

    La direction du syndicat a rejeté cette concession, et maintenu les licenciements.

    Aujourd’hui (27 juillet), les travailleurs de Ssangyong ont tenu une conférence de presse et organisé un autre rassemblement en face de l’usine de peinture, pour échapper pendant quelques heures à l’atmosphère étouffante qui règne à l’intérieur du bâtiment.

    Les revendications de ce rassemblement étaient les suivantes :

    1) Retrait de la police 2) négociation directe avec le patronat et le gouvernement 3) Divulgation des résultats de l’enquête pour utilisation illégale de la technologie du moteur hybride diesel.

    Enfin, pour conclure, je citerai les dernières phrases de la conférence de presse :

    « .... Nous avons fait de notre mieux pour résoudre ce conflit de façon pacifique et par le dialogue. Néanmoins, si ce genre de répression brutale, meurtrière se poursuit, nous déclarons ouvertement notre volonté résolue de lutter jusqu’à la mort. Nous qui sommes rassemblés ici sommes prêts à montrer notre détermination à mourir non seulement en tant que travailleurs mais aussi en tant qu’êtres humains. Nous allons nous battre sans compromis, récupérer nos droits et rentrer chez nous quand nous gagnerons. »

    PS. Au moment où je suis allé me coucher, j’ai appris que les policiers avaient lancé une autre attaque brutale contre les travailleurs. Les jours qui suivent seront décisifs.

    ************

    Pour plus de détails sur la classe ouvrière de Corée du Sud on lira avec profit l’article de Loren Goldner paru dans le numéro 23-24 de la revue Ni patrie ni frontières

    http://www.mondialisme.org/spip.php ?article1108

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    • Grève générale en Corée du Sud 10 août 2009 23:22, par Max

      Bonjour camarade,

      je pense que ce combat doit être celui de tous, dans une période ou cette crise est mondiale.

      Les licencies de Nouvelle Calédonie, les milliers par jours aux USA, en Angleterre, en Espagne, au Japon pour ceux qui font un peu l’actualité.

      Et tous ceux dont la presse admet ouvertement ne pas parler, car ces travailleurs(euses) sont trop nombreux à être jetés avec ou sans prime de licenciement.

      Chaque coup de matraques données contre des opprimés, qui descendent dans la rue comme en Iran, ou occupent les usines, ne devraient pas nous pousser à nous retrancher, mais au contraire à nous organiser par delà les frontières, quelles soient géographiques, ou dans nos têtes, car les exploités ont les mêmes problèmes partout.

      Je souhaite par ailleurs savoir comment les syndicats organisent les grèves, occupations et auto-défense pendant cette grève à Pyeongtaek. Comment les grèvistes prennent les décisions, comment font ils pour relayer l’information de leur mouvement autour d’eux ? Combien d’usines connaissent acuellement des mouvements importants ? Y a t il un soutien d’autre catégorie (étudiants ?).

      Quels sont les buts et le programme politique des syndicats ?
      Est ce que des partis politiques militent avec les grèvistes ?
      Toutes mes salutations et encouragement aux grèvistes en Corée.
      Max

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      • Grève générale en Corée du Sud 11 août 2009 11:47, par MOSHE

        Bonjour camarade,

        je pense que ce combat doit être celui de tous, dans une période ou cette crise est mondiale.

        Les licencies de Nouvelle Calédonie, les milliers par jours aux USA, en Angleterre, en Espagne, au Japon pour ceux qui font un peu l’actualité.

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