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La Chine plus conquérante et plus capitaliste que jamais va de l’avant vers... la révolution prolétarienne !!!

dimanche 24 février 2013, par Robert Paris

La Chine, plus conquérante et plus capitaliste que jamais, va de l’avant vers... la révolution prolétarienne !!!

Une nouvelle équipe dirigeante toujours constituée des profiteurs capitalistes et dictateurs militaires qui va devoir faire face à de nouvelles perspectives inquiétantes pour les classes dirigeantes de Chine et du monde

La Chine stalino-capitaliste, puissance montante mais bloquée dans son développement à grande vitesse par l’effondrement du navire capitaliste mondial, est devenue un vaisseau fantôme naviguant à grande vitesse… vers les récifs de la révolution prolétarienne La première remarque des commentateurs sur la Chine consiste à noter que le développement économique de la Chine a été un record mais qu’il a une faiblesse : il ne permet pas de freiner, de trainer et encore moins de reculer même momentanément. La Chine est condamnée à un développement accéléré sous peine d’explosion sociale et politique. Or, depuis l’effondrement de 2007-2008, elle se heurte à la chute économique mondiale qui se traduit par une baisse très importante de la demande extérieure, de très loin l’essentiel des bases du marché chinois, le marché intérieur n’ayant jamais constitué une base importante de l’économie chinoise malgré la formation d’une petite bourgeoisie et d’une classe capitaliste conséquente.

La menace d’une explosion sociale générale n’est pas une hypothèse qui serait cachée aux yeux des chinois, du peuple travailleur comme des classes dirigeantes car les explosions sociales localisées sont de plus en plus présentes au quotidien. On est passé en un an de 180.000 émeutes sociales annuelles à 200.000 ! Record battu…. Les causes de ces émeutes vont des grèves ouvrières aux expulsions et aux reproches de corruption contre les autorités locales dans la construction de logements de luxe au détriment des logements populaires, l’attribution de terrains c’est-à-dire les confiscations de terres par la haute bureaucratie et les « princes rouges », toutes sortes d’injustices et d’inégalités ainsi que des drames de la pollution et de la santé publique, etc…

Les inégalités sociales sont éclatantes et la Chine est là aussi un pays de tous les records… Il en découle un sentiment d’injustice très largement partagé par le peuple chinois dans sa grande majorité et ce d’autant plus qu’il estime n’avoir aucune justice, aucun droit démocratique, aucune forme réelle de représentation et de défense, même syndicale, même associative, aucun droit d’expression d’organisation, de protestation. Ceux qui ont protesté peuplent le Goulag, la plus grande entreprise chinoise et celle où la main d’œuvre est la moins chère au monde, à peine le coût de la nourriture et du paiement des gardes de camps. Ces camps de travail, de véritables camps de concentration fascistes, sont un des moyens de terroriser la classe ouvrière et de lui refuser tout droit syndical, tout droit de grève, d’expression et de manifestation. La peine de mort est elle aussi largement employée dans ce but. La classe ouvrière a été particulièrement frappée par le régime depuis des décennies. Et tout cela n’a nullement empêché le développement des grèves et leur relatif succès. Les salaires des travailleurs du Guangdong ont ainsi augmenté de plus de 20% en un an.

La Chine était donc en train de rattraper à marche forcé son retard, elle qui avait longtemps été la nation la plus riche et puissante du monde, quand… le navire capitaliste a heurté l’iceberg dit des subprimes…. Le résultat ne s’est pas fait attendre : chute brutale des achats des pays riches et une menace directe pour toute l’industrie chinoise de l’ « atelier du monde » ! Il a donc fallu, ne serai-ce que pour maintenir l’activité que l’Etat use au maximum des fonds d’Etat. Certes, il y avait d’énormes réserves grâce à la prospérité précédente mais tout a une fin.

Or toute perte d’un point de croissance signifie une perte de plusieurs dizaines de millions d’emplois et des heurts considérables lors de fermetures de sites…

En attendant, l’Etat subventionne à fond l’activité, allant, pour aider l’industrie, jusqu’à offrir les produits de l’électroménager chinois aux ménages chinois de campagnes misérables.

A moins de faire tout sauter, l’activité économique ne peut pas stagner et encore moins reculer. Dans l’état actuel du mécontentement explosif contre les injustices et inégalités, contre la corruption des « élites », contre leur dictature pourrie, vu le niveau élevé des « incidents de masse », tout recul économique entraînerait des mouvements sociaux incontrôlables. Les masses pauvres de Chine ne sont plus seulement disséminées dans les campagnes. En 2012, pour la première fois de l’Histoire, la Chine est devenue à majorité citadine et les citadins voient parfaitement bien les inégalités sociales, l’enrichissement éclatant et révoltant d’une infime minorité liée au pouvoir et la misère du plus grand nombre, alors que les prix augmentent sans cesse… Au pays le plus inégalitaire au monde selon les économistes, aucun des tampons sociaux qui existent dans les pays riches n’est en place : ni le démocratisme qui permet un exutoire politique, ni les droits syndicaux qui offrent un exutoire social.

La seule réponse des autorités a été d’afficher l’objectif d’amélioration du niveau de vie de la population mais cela reste un slogan aussi creux que celui de lutte contre la corruption. Les milieux populaires ne voient pas pourquoi les dirigeants qui sont les mêmes que les profiteurs se mettraient à combattre eux-mêmes leur mode d’enrichissement, ce serait scier la branche sur laquelle ils sont assis. Les postes liés au pouvoir sont d’autant plus le moyen de détourner l’argent public que ces postes ont eux-mêmes été obtenus en payant. Si on paie très cher des charges d’Etat, c’est bien pour les rentabiliser. La corruption n’est pas un moyen accessoire de gouvernement mais le mode de gouvernement lui-même. Il n’existe pas d’affaire privée ni d’affaire publique sans pots de vins… Or le peuple chinois supporte de plus en plus mal cette bureaucratie corrompue et pourrie !

Quant à l’importance des révoltes populaires, un bon moyen de la mesurer est l’importance donnée en Chine aux forces de l’ordre, une dépense publique qui dépasse le budget des armées, ce qui, dans un pays lancé dans la course mondiale aux armements et en particulier, du fait de son affrontement avec le Japon et les USA, dans la mainmise sur les mers avec une flotte aéronavale de compétition, est véritablement un critère, une preuve que l’Etat chinois ne prend pas à la légère les « incidents de masse »….

On pourrait penser que l’élargissement de la petite bourgeoisie allait donner une assise au régime mais c’est compter sans la situation particulière du régime chinois qui a maintenu le mythe du pouvoir « communiste », dictature militaire féroce dans laquelle la petite bourgeoisie n’a aucun droit à la parole et s’estime brimée, de véritables clans mafieux détenant à la fois tout le pouvoir et toutes les richesses. Ce régime, qui ne semble avoir ni les moyens de réussir son lancement économique vus le blocage de l’économie mondiale ni les moyens de s’autoréformer, court de plus en plus vite vers une fin brutale et violente : vers la révolution sociale.

La Chine qui pourrait sembler plus prêt que jamais de la réussite mondiale est aussi plus proche que jamais de sa propre chute violente. Or c’est le pays qui a connu la plus grande croissance d’un jeune prolétariat issu des campagnes. Un prolétariat qui vécu des grèves insurrectionnelles mais n’a pas connu le syndicalisme institutionnalisé et réformiste des pays riches ni les dévoiements du mécontentement par les alternances électorales. Le Parti dit communiste, toujours aussi identifié à la hiérarchie militaire qui impose sa dictature depuis l’époque maoïste, entend toujours garder l’exclusivité du pouvoir. Il lui est donc impossible de donner à la situation des issues qu’elles soient économiques, politiques, ou sociales.

Le baril de poudre est chauffé à blanc et n’attend plus que son étincelle.

Que le prolétariat international cesse donc de voir des concurrents dans ces ouvriers chinois mais qu’il commence à voir en eux les avant-postes de leur propre libération et l’avenir des prolétaires du monde est assuré !

6 Messages de forum

  • La Chine, en passe de devenir la première puissance mondiale, est plus qu’un acteur incontournable de toutes négociations à venir, c’est maintenant le rôle de chef d’orchestre qu’elle entend assumer. En témoigne la relance du projet de zone de libre-échange au sein du forum de coopération Asie-Pacifique annoncé hier. C’est-à-dire un projet où la Chine est au centre, contrairement au traité transpacifique défendu par les Etats-Unis qui excluait la Chine.

    Pékin a aussi saisi cette occasion pour signer le traité de libre-échange avec son voisin sud-coréen et un accord d’abaissement des droits de douanes avec les Etats-Unis sur les produits technologiques.

    Pékin a par ailleurs signé avec la Russie un nouvel accord cadre de fourniture de gaz

    Là encore, la Chine démontre qu’elle est au centre du jeu en matière de diplomatie énergétique. Avec cet accord, les Russes, aujourd’hui soumis aux sanctions occidentales, diversifient leurs débouchés. Pékin élargit ses sources d’approvisionnement tout en exacerbant la concurrence à venir avec le gaz de schiste que les Américains exporteraient volontiers vers l’Asie.

    Pour compléter sa démonstration de force sur le terrain commercial, la Chine présente en ce moment ses ambitions dans le ciel au salon aéronautique de Zhuhai. Le constructeur chinois Comac a d’abord annoncé de nouvelles commandes pour son moyen-courrier, le C919 qui sera bientôt sur le marché. Et puis il a fait sensation avec un projet de long-courrier d’une capacité comparable à celle de l’A350, le dernier né d’Airbus.

    Et elle n’est pas la seule, la Russie partage le même objectif. La Comac a créé une co-entreprise avec le russe UAC pour mettre au point ce futur appareil. Comme avec le gaz, les frères ennemis d’hier deviennent des alliés pour sortir de la dépendance à l’égard des Occidentaux. Ils ont l’intention d’utiliser des matériaux et des technologies qu’ils ne maitrisent pas pour le moment, d’où les doutes sur la faisabilité du projet. Mais le calendrier est précis, l’appareil serait commercialisé d’ici moins de dix ans.

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  • Ce n’est pas la Chine qui "mange" les emplois du reste du monde. Elle s’effondre elle aussi...

    L’activité manufacturière chinoise s’est repliée en décembre, à son plus bas niveau en sept mois, a indiqué mercredi HSBC, confirmant ainsi la conjoncture toujours maussade dans la deuxième économie mondiale.

    L’indice PMI des directeurs d’achat pour la Chine s’établit ce mois-ci à 49,6, contre 50,0 en novembre. Il faut remonter à mai pour trouver un niveau plus mauvais, à 49,4.
    Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.

    "Les chiffres d’aujourd’hui confirment encore le ralentissement du secteur manufacturier (chinois) en cette fin d’année", a commenté Qu Hongbin, économiste chez HSBC, cité dans un communiqué.

    La production industrielle chinoise avait déjà enregistré en novembre un fort ralentissement, plus marqué qu’attendu.

    Principalement en cause, selon M. Qu, la faiblesse de la demande intérieure chinoise, que ne parvient pas à compenser les nouvelles commandes à l’exportation, elles-mêmes tirées par la reprise de la croissance aux Etats-Unis.

    La croissance économique de la Chine a elle ralenti à 7,3% au troisième trimestre, au plus bas depuis 5 ans, alors même que Pékin s’est fixé un objectif annuel d’"environ 7,5%".
    La banque centrale chinoise (PBOC) avait procédé courant novembre à une baisse inattendue de ses taux d’intérêt, une décision inédite depuis 2012.

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  • C’est désormais officiel : Pékin ne table plus, pour 2015, que sur une croissance « d’environ 7% ». C’est le Premier ministre, Li Keqiang, qui en a fait l’annonce, ce matin, devant les « délégués du peuple » réunis lors de la session plénière de l’Assemblée nationale populaire , à Pékin. Au cours d’un discours fleuve qui constitue l’un des principaux temps forts de l’année au plan politique, Li Keqiang a confirmé ce que pressentaient la plupart des analystes : après avoir affiché, en 2014, une croissance à 7,4%, soit le chiffre le plus faible depuis 1990, la deuxième économie mondiale va continuer à ralentir. En matière d’échanges commerciaux, Pékin vise cette année une expansion de 6% environ, après avoir raté l’objectif de 7,5% qu’il s’était assigné pour 2014.

    Le pouvoir présente volontiers ce coup de frein comme une stratégie délibérée pour atteindre une « nouvelle normalité », c’est-à-dire une expansion économique plus saine aux plans financier, social et environnemental. De fait, en se fixant un objectif moins ambitieux, Pékin se donne les moyens de ne pas soutenir artificiellement la croissance en cas de coup de frein, et donc de moins fragiliser les finances du pays. Mais ce matin, Li Keqiang a tout-de-même eu des mots assez clairs sur le fait que ce processus était également subi. « La pression baissière s’accentue sur l’économie chinoise. Des problèmes très ancrés dans le développement économique national deviennent plus évidents ». Et surtout : « Les difficultés auxquelles nous serons confrontés cette année sont plus importantes que l’année dernière ».

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  • Le groupe China National Chemical (ChemChina) a annoncé le rachat du fabricant de pneumatiques Pirelli pour 7,1 milliards d’euros, l’un des fleurons de l’industrie italienne passant ainsi dans des mains chinoises.

    L’offre sur Pirelli, annoncée dimanche, marque le retour des entreprises publiques chinoises sur la scène internationale à la suite de l’offensive anti-corruption du président Xi Jinping qui avait pris pour cibles plusieurs responsables, passés et présents, de ces entreprises.

    Surtout, elle pourrait aider la Chine, qui est déjà un acteur international de poids dans des secteurs tels que les télécoms et internet, à développer sa propre industrie automobile.

    Quant à Pirelli, il serait mieux en mesure de concurrencer des groupes tels que Michelin et Continental, qui veulent se développer en Asie.

    Parmi les précédentes acquisitions chinoises en Italie, figurent des participations dans les sociétés de transport de l’électricité Terra et Snam, dans le fabricant de turbines Ansaldo et dans le fabricant de yachts Ferretti.

    Hors secteur financier, l’Italie est le deuxième marché des acquisitions pour la Chine en Europe et le cinquième dans le monde, avec 10 opérations réalisées depuis le début de 2014.

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  • L’Amérique latine est traversée par les mêmes contradictions fondamentales qui poussent à la guerre à l’échelle internationale. L’impérialisme américain, qui a longtemps traité la région avec mépris de « notre arrière-cour », fait face à des défis croissants à son hégémonie de la part de ses rivaux, en particulier la Chine.

    Les banques chinoises ont augmenté leurs investissements en Amérique latine de 71 pour cent l’année dernière, faisant plus de prêts que la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement réunies. La Chine a déjà dépassé les Etats-Unis en commerce bilatéral total au Brésil, en Argentine, au Pérou et au Venezuela.

    Le chef du Commandement Sud de l’armée américaine a constaté avec inquiétude dans un récent témoignage devant le Congrès américain qu’au moment où le Pentagone lance son « pivot vers l’Asie," la Chine lance son propre « pivot vers les Amériques ».

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  • La Chine est le pays capitaliste le plus dynamique du monde et pourtant…

    Depuis sa prise de fonctions, en  2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires.

    Xi a considérablement renforcé l’emprise du parti sur la vie des affaires. L’attitude du parti chez Dongfeng répond à des instructions au sommet de l’Etat. En octobre 2017, lors du XIXe congrès du Parti communiste, le président chinois Xi Jinping avait appelé à renforcer le parti « dans le gouvernement, l’armée, la société, les écoles, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest et au centre ». « Le parti dirige tout », avait-il asséné. Peu après, une note a été envoyée aux membres du parti de la province centrale du Hunan, leur demandant d’inscrire la place du parti dans les documents légaux des entreprises, publiques ou privées, d’après une fuite dans la presse locale, rapidement censurée.

    Plus stalinienne et plus anti-ouvrière que jamais, la Chine de Xi où il suffit d’organiser une manifestation pour se retrouver dans le goulag ou avec une balle dans la tête !!!

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