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La France, pays de la liberté d’expression ?

mercredi 18 février 2015, par Robert Paris

La France, pays de la liberté d’expression ?

La liberté d’expression est présentée partout comme l’un des piliers d’une société démocratique, le pendant de la liberté de voter et de choisir ainsi les hommes politiques et les orientations qui doivent diriger un pays… Mais ça, c’est le discours officiel de l’institution démocratique. La réalité est tout autre, tant en ce qui concerne la liberté de voter et la liberté d’expression…

Les petites gens peuvent voter entre des politiciens et des partis dont jamais aucun ne représentera vraiment leurs intérêts, sans parler des véritables intérêts du prolétariat, le grand silencieux, tant en termes politiciens qu’en termes de liberté d’expression. Les travailleurs n’ont jamais la parole qu’au travers d’appareils syndicaux, eux-mêmes parfaitement contrôlés par l’argent et le pouvoir…

Le principe général de l’exercice de la démocratie se résume à la phrase d’Abraham Lincoln : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Toute la difficulté tient dans l’application de ce vaste programme. La force de ce système politique tient généralement par la vaste adhésion qu’il suscite dans la population, quel que soit le mode de fonctionnement choisi. Plus que la démocratie elle-même, c’est l’idée démocratique qui fédère les peuples, l’impression que nous sommes libres de nos choix, de nos actions, que nous nous dotons des dirigeants que nous méritons. L’imaginaire démocratique est tellement fort, tellement ancré en nous que lorsque l’essence d’un pouvoir se modifie, nous nous refusons à voir ce qui doit crever les yeux.

L’imaginaire démocratique tient pour une évidence que le système démocratique est l’émanation de la volonté commune et qu’à ce titre, il tend naturellement vers le bien-être du plus grand nombre, exactement de la même manière que l’imaginaire capitaliste est totalement à l’aise avec le concept de main invisible qui régule le marché de manière supranaturelle. L’essence de la démocratie, ce serait le progrès pour tous, l’égalité, la liberté, la fraternité, dans l’ordre de votre choix. Le hiatus, c’est que pour réaliser ce bel idéal, on s’empresse de mettre en place un système hiérarchique des pouvoirs qui contredit intrinsèquement ces nobles aspirations.

La démocratie contemporaine s’exprime principalement de manière indirecte : le peuple est appelé de temps à autre à désigner ses représentants dans la sphère politique, laquelle décide ensuite de manière autonome de la manière dont elle va conduire le pays. L’exercice du pouvoir est donc délégué à un groupe assez restreint de personnes, lesquelles sont censées représenter l’ensemble du peuple. D’un autre côté, comment envisager l’expression directe de la démocratie à l’échelle d’un pays ou même d’une région ? Mais du coup, pourquoi ne pas l’envisager à l’échelle d’une commune ou d’un quartier, un peu à la manière des Suisses ?

L’action du peuple sur la marche des affaires du pays se résume donc à glisser un bulletin de vote dans l’urne de temps à autre et à considérer qu’ensuite, ce qui sortira du système sera forcément l’émanation de sa volonté. Mais la question même des modalités du choix n’est que très marginalement abordée : qui sont les candidats, d’où sortent-ils, qui représentent-ils réellement ? La démocratie contemporaine nous aurait affranchis de la lutte des classes, celles-ci se seraient effacées, diluées dans une sorte de consensus mou, tant et si bien qu’il devient extrêmement difficile d’obtenir la composition sociologique du parlement qui décide pourtant en notre nom à tous, parce que cela ne serait plus utile. Ou parce que cela serait trop révélateur au contraire de ce qui sous-tend l’accession au pouvoir ? L’homme de la rue doit se satisfaire de sa particule de pouvoir, concédée de temps à autre, et se soumettre à toutes les décisions prises par la représentation nationale, alors même que son précieux bulletin est considéré comme une sorte de blanc-seing, une abdication pure et simple de l’idée même de peuple souverain. Qu’importe si le choix de départ a été fait bien avant l’urne, qu’importe si les suffrages ont été arrachés par la duperie, les mensonges, ce que l’on appelle poliment le marketing politique, lequel pourrait se résumer à la maxime suivante : dire au peuple ce qu’il souhaite entendre pour légitimer le mandat de faire ce que nous voulons. Ce qui compte, ce n’est pas le choix, c’est l’impression d’avoir le choix.

Les classes dirigeantes de France prétendent actuellement que le pays serait attaqué en tant que phare de la liberté d’expression (ce qui leur permet de justifier d’entrer en guerre aux quatre coins du monde et démarrer une guerre contre la fraction musulmane des classes laborieuses pour mieux les diviser). Cela signifierait que ce pays serait resté celui de Voltaire, Diderot, Rousseau et de Molière !

Ou encore qu’elle serait celle du peuple issue de la révolution de 1789 !

Quant à la démocratie "française", vous savez, celle qui a eu sa naissance en 1789, la vraie ne s’est pas contentée des assemblées parlementaires et fort heureusement car sinon on serait encore sous le règne des rois et des nobles. C’est le peuple se réunissant en permanence dans ses comités des sans culottes ou des bras nus, ses communes, ses comités de piques qui a imposé le changement sociale t politique en 1789 et 1793 et pas les parlementaires, les avocats, les bourgeois et autres juristes. C’est grâce aux masses populaires organisées en comités que l’ordre féodal et royal a été éradiqué.

Alors, on devrait quand même voter puisqu’on nous demande notre avis ? Mais pas du tout ! Personne ne vous demande votre avis, travailleurs, sur les licenciements, sur la manière d’utiliser les fonds publics, sur les guerres à faire ou à ne pas faire, sur l’avenir de la société. Ni la gauche, ni le centre, ni la droite, ni l’extrême droite n’ont aucune envie que le peuple travailleur donne son avis sur les questions politiques et sociales. Aucun parti de gouvernement ne veut autre chose que diriger au nom du peuple travailleur mais contre lui.

Aucun ne souhaite que le peuple travailleur exerce réellement ses libertés, c’est-à-drie prenne le droit de s’assembler, de se réunir, de s’organiser, d’écrire son point de vue, de le diffuser, tout cela librement, dans ses ieux de travail et d’hbaitation, toutes choses qui n’existent absolument pas même dans la plus « démocratique » des républiques bourgeoises.

Rappelons que si le journal Charlie Hebdo a été la première cible des attentats terroristes, ce journal était prévu de fermer un mois plus tard pour cause de faillite, n’ayant reçu aucun soutien financier des banquiers et autres financiers qui dirigent l’ensemble de la presse.

Parler de liberté de la presse sans dire qui détient la presse, c’est tromper le monde ! Car il est clair que la ligne éditoriale d’un journal s’impose au journaliste et que celui-ci sait parfaitement s’autocensurer pour rester…

Un seule exception (ça existe toujours !) d’un journal réellement aux mains de ses journalistes : le Canard Enchaîné, journal toujours détenu par ses collaborateurs, est d’avoir ouvert un compte Twitter et sa maquette de 8 pages est inchangée depuis des lustres. Pourtant, cet étonnant volatile a vu ses bénéfices progresser de 4,47 millions d’euros à 4,81 millions entre 2010 et 2011, tandis que sa diffusion a dépassé les 500.000 exemplaires. Son refus d’accueillir de la publicité dans ses pages le prive certes de revenus qui représentent souvent une bonne moitié de ceux des magazines, mais cela l’oblige à servir un seul client... le lecteur. Et si c’était ça le secret de la remarquable stabilité de l’hebdomadaire ?

Nous allons voir que la « liberté d’expression » en France, c’est celle de six milliardaires et c’est tout !!!

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression… » Mais pour s’exprimer, encore faut-il en avoir les moyens. Ces moyens s’appellent des média et ceux-ci, dans la soi-disant plus démocratique des républiques bourgeoises, sont monopolisés par une toute petite poignée de milliardaires, ne laissant au bas peuple aucun moyen d’expression !

En effet, en France, tous les grands moyens médiatiques sont aux mains d’un tout petit nombre de financiers.

Et ce n’est pas un hasard si la presse est appelée « le quatrième pouvoir », après le pouvoir économique (celui des trusts, des financiers et des banques), le pouvoir étatique (militaire, judiciaire, administratif, syndical, religieux et policier) et le pouvoir politicien (partis, parlementaires). Ce n’est pas non plus un hasard si ce sont les mêmes puissances du grand Capital qui dirigent les quatre pouvoirs en même temps. Aux États-Unis, on parle même de « quatrième branche du gouvernement » à propos des média. C’est dire si la manipulation n’est un secret pour personne…

Récemment, le groupe belge Roularta, cinquième groupe de presse en France, a vendu tous ses titres de presse français (L’Express, L’Expansion, L’Etudiant, Point de Vue...) à Patrick Drahi, milliardaire israélien, patron de l’empire des télécoms Altice (SFR) et déjà principal actionnaire de Libération. Il crée ainsi un des plus grands groupes de média du monde appelé Altice Media Group.

On pourrait croire que la quantité de média assurerait la liberté, chacun ayant sa vision des choses et le lecteur ou l’auditeur n’aurait qu’uà faire « librement » son choix parmi des points de vue, des informations et des « libres » débats. Les médias sont certes très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

Voici comment les quatre grands empires de presse et de moyens audiovisuels sont actuellement présentés :

Arnaud Lagardère possède les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.

Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

Martin Bouygues possède les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.

Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge Dassault possèdent Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.

Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics.

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France et qui possède Les échos. Vincent Bolloré possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En somme, avec six milliardaires, on a la quasi-totalité des média en France !!!

La multiplication des média ne cache même pas la concentration de plus en plus grande du monopole sur ceux-ci.

Un autre grand moyen d’expression, ce sont les instituts de sondage, là aussi dans le même type de mains :

CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

IFOP est dirigé par Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef

IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, ancien conseiller personnel de Nicolas Sarkozy

Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave.

La SOFRES a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Les groupes de média en France en 2007 étaient les suivants (on verra l’importante concentration) :

AB

Le Groupe AB est le premier éditeur et diffuseur indépendant français de chaînes thématiques. Le groupe anime 20 chaînes thématiques, dont RTL9, détenue à 65%. Il possède 40% de TMC. Par AB Sat, il diffuse AB1, AB Moteurs, Action, Animaux, Chasse et pêche, CineBox, CineComic, CineFX, CinePolar, Encyclopedia, Escales, Fit TV, Mangas, Musique Classique, RFM TV, Toute l’histoire, XXL, Zik.

Les chaînes thématiques représentent 56% de son chiffre d’affaires, les programmes télévisés 36% et le merchandising 8%.

La société a été rachetée par Claude Berda, lequel, tout en restant majoritaire, a cédé 33.5% de ses parts au groupe TF1, le 5 décembre 2006.

AMAURY

Outre le Tour de France et le Paris-Dakar, Amaury détient : Le Parisien/Aujourd’hui en France (49%), L’Echo républicain, L’Equipe, France Football, Vélo Magazine et L’Equipe TV. En mars 2006, il lance l’hebdomadaire Rugby Hebdo, dont la parution est arrêtée en décembre 2007.

Le groupe Amaury est détenu à 75% par la Société civile Amaury et à 25% par Hachette Filipacchi Medias (Lagardère).

BAYARD PRESSE

La structure du groupe est 100 % assomptionnistes (congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption, fondée en 1850). Le président du directoire est Bruno Frappat.

Il édite les titres :

– La Croix (Chiffre d’affaires 2005 : 29,4 millions d’euros, provenant à 83% des abonnements).

– Les magazines Pèlerin, Notre temps, Vivre Plus, Vermeil (arrêt en 2007), Pomme d’Api, Astrapi, Babar, Popi, Youpi, Okapi, J’aime lire, Je bouquine, Les dossiers de l’actualité, Phosphore, J’aime la BD, Filotéo (ex-Grain de Soleil)…

– BSE (Bayard Service Edition) : La Revue des scouts de France, la Revue des frères des écoles chrétiennes et l’agence photo Ciric France.

– 66% de la SER (Société d’édition de revues) : revues jésuites Christus et Etudes. Cette société, dont les 34% restants sont détenus par la Compagnie de Jésus, a été créée en 2001 suite au rapprochement de Bayard et d’Assas Editions.

– Après le rachat de Milan Presse en 2004, il édite également en presse jeunesse : Picoti, Toupie, Toboggan, Petites mains, Histoires pour les petits, J’apprends à lire, Wakou, Manon, Moi je lis, Wapiti, Julie, Les clés de l’actualité Junior, Lolie, Les clés de l’actualité, Toboclic, Mobiclic. En presse régionale : Alpes Magazine, Pyrénées Magazine, Pays basque Magazine, Provence Magazine, Bretagne magazine, Histoire et Patrimoine, Ethno, ainsi que Terre sauvage.

Le groupe Bayard – Milan Presse représente 27% de la part de marché de la presse jeunesse en France, ce qui le place au premier rang, devant Hachette-Disney (25%). Le groupe enregistrait un chiffre d’affaires de 433 millions d’euros en 2005.

BERTELSMANN

Bertelsmann est le premier groupe de médias européen. – L’Allemand est l’actionnaire majoritaire de RTL Group, soit 39 chaînes de télévisions et 33 radios, dont en France les radios RTL, RTL2, Fun radio, la chaîne de télévision RTL9 et le groupe M6 : les chaînes de télévision M6, TF6 (50%), Paris première, Téva, Série Club, Fun TV, W9, M6 Music Hits, M6 Music Rock, M6 Music Black et M6 Boutique La Chaîne. – Bertelsmann possède aussi la majorité du capital de Grüner + Jahr, qui contrôle Prisma Presse (les magazines Capital, Management, Géo, Géo Ado, National Geographic, Ca m’intéresse, Prisma TV, Télé 2 semaines, Télé Loisirs, TV grandes chaînes, Voici, VSD, Gala, Femme actuelle, Femme actuelle jeux, Prima, Prima cuisine gourmande, Prima maison, Bien dans ma vie, Jasmin, Cuisine actuelle, Guide cuisine).

BOLLORE

– Dans la presse écrite, Bolloré a lancé en 2006 le gratuit Direct Soir, diffusé à 500.000 exemplaires dans 15 villes de France. Il est associé au Monde pour Matin plus, lancé en février 2007.

– Bolloré détient 10% de la société Gaumont et 31% de Havas. Le groupe exploite « Radio des Nouveaux Talents » et diffuse depuis le 31 mars 2005 sur la TNT la chaîne Direct 8.

– Depuis la fusion en 2006 des activités de Bolloré Investissement au sein du groupe, la Financière de l’Odet détient en direct le groupe Bolloré. Le groupe Bolloré appartient également à AGF Vie (15,9% des parts), Groupama (4,6%) et la Société Industrielle et Financière de l’Artois (2,4%).

– Les activités du groupe se répartissent entre : transport et logistique (84%) ; industrie (7%), médias, actifs financiers et divers (6%) ; distribution d’énergie (3%).

En 2007, le groupe réalise six milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 6 000 personnes en France. Il est dirigé par Vincent Bolloré.

CANAL PLUS

Le Groupe Canal Plus est une filiale à 100% de Vivendi Universal. Il regroupe les chaînes Canal+, i-Télé, et 17 chaînes thématiques, dont Canal+ Sport, Canal+ cinéma, planète, Kiosque, Sport+, NBA+, Comédie (71%), Cuisine TV (66%).

Le groupe est actionnaire minoritaire de Pink TV.

Canal+ a fusionné ses activités françaises avec TPS.

– Le groupe Vivendi est présent dans la musique, la télévision, le cinéma, la téléphonie mobile, internet et les jeux. Le groupe possède également 20% de NBC Universal. Vivendi contrôle à 100% Universal Music Group, à 56% SFR (qui est actionnaire à 40,6% de Neuf Cegetel), ainsi que Vivendi Games et Maroc Telecom.

Le capital social de Canal+ SA est de 95 017 326 euros détenu à 49% par Canal+ Groupe, à 11,52% par le Crédit industriel d’Alsace et Lorraine, à 5% par Pathé, à 4,48% par le Credit Suisse First Boston LTD, à 5,10% par le public.

En 2005, le chiffre d’affaires du groupe Vivendi s’élevait à 19.5 milliards d’euros. Bertrand Méheut est le PDG du groupe.

LA DEPECHE

Le groupe La Dépêche appartient pour 67,3% à Occitane de Communication (holding de la famille Baylet), pour 15% à Hachette Filipacchi Médias (Groupe Lagardère) et pour 6% à Pierre Fabre (Sud Communication).

Le groupe La Dépêche a pour PDG Jean-Michel Baylet, sénateur, président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche.

– Dans la presse écrite, le groupe possède La Dépêche du Midi, Midi Olympique, Le Petit Toulousain, La Nouvelle République des Pyrénées, Le Petit Bleu, Le Villefranchois.

– Dans les gratuits, il possède la SARL Publi et 20 Minutes Toulouse, en partenariat avec le groupe Schibsted.

– Le groupe détient une participation dans La Gazette de Nîmes et dans La Gazette de Montpellier (33%). Il possède 80% d’Hima Média, éditeur du mensuel gratuit Je Paris ainsi que Toulouse Mag, Toulouse Femmes et Toulouse Matchs.

– Dans l’audiovisuel, le groupe La Dépêche détient 22% de Télé Toulouse (TLT) ainsi que La Dépêche TV.

EST REPUBLICAIN

Le groupe Est Républicain possède 51% de la société EBRA (Est, Bourgogne, Rhône-Alpes), Le Crédit Mutuel contrôlant les 49% restant. EBRA est devenu le premier groupe de presse quotidienne régionale de France.

– EBRA publie : L’Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Journal de la Haute Marne, La Liberté de l’Est.

– Le quotidien L’Alsace, qui appartient pour 80% au Crédit mutuel, devrait rejoindre le groupe EBRA.

– Dans la presse hebdomadaire, le groupe publie : La Presse de Gray, La Presse de Vesoul et La Tribune de Montélimar.

– EBRA publie également le gratuit d’annonces Top Est.

– Dans l’audiovisuel, le groupe assure la correspondance TF1 et la sous-traitance audiovisuelle de M6 Nancy, TLM (Télé Lyon Métropole), SAPA, Carmin.

Le capital du groupe Est Républicain est détenu à 33% par la famille Lignac et à 28 % par France Antilles, aujourd’hui groupe Hersant.

ETAT FRANCAIS

Appartiennent à l’Etat :

– les chaînes du groupe France Télévisions : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO

– les antennes de Radio France : France Inter, France Info, RFI, France Bleu, France Culture, France Musique, Le Mouv’, Fip.

– La chaîne franco-allemande Arte est détenue à 50% par Arte France (France Télévisions 45%, État français 25%, Radio France 15% et INA 15%).

FINANCIERE PINAULT

– Holding de la famille Pinault, la Financière Pinault possède 100% d’Artémis, qui possède 100% de la Sebdo SA, la Société d’exploitation de l’hebdomadaire Le Point, dont Franz-Olivier Giesbert est le président-directeur général et le directeur des publications.

– Artémis est également actionnaire majoritaire (82%, part qui devrait monter à 100%) du groupe Finintel, qui édite le quotidien économique L’Agefi et l’hebdomadaire Actifs, et qui possède Companynews (communiqués de presse). Les médias et communication représentent 2% du portefeuille d’Artémis. 56% sont dédiés au luxe et à la distribution : PPR, Fnac, Gucci, Christie’s international, Château Latour… Artémis participe à 12% dans la chaîne TV Breizh.

La Financière Pinault possède 1,1 % de la chaîne KTO.

– Sebdo SA publie Le Point, La Recherche, L’Histoire (par le biais de sa filiale Société Editions Scientifiques), Historia (par les Publications Taillandier, dont la participation de Sebdo SA s’élève à 100%), Le Magazine Littéraire (par Société Magazine Expansion, participation Sebdo SA : 30%) et Epok, magazine réalisé pour la Fnac (Le Point Développement).

LIBERATION

Les actionnaires de Libération ont voté le 5 janvier le changement de statut et la recapitalisation du journal, après trois mois de crise. Le journal s’est doté en février 2007 d’un conseil de surveillance et d’un directoire.

Dans le nouveau capital, Edouard de Rothschild reste le premier actionnaire (38,7%), suivi de l’Italien Carlo Caracciolo, co-fondateur de La Repubblica, avec 33,3%. Pathé possède 10%, Mediascap (La Libre Belgique) 8%. Libération compte également des investisseurs à titre personnel, parmi lesquels Pierre Bergé, André Rousselet, Bernard Henri Lévy et Henri Seydoux, représentant 8% du capital. Suez détient 2%. Libération détient 26% de son imprimerie, le CIPP (Centre d’impression de la presse parisienne), appartenant au groupe Riccobono.

En novembre 2006, un « projet de refondation » assorti d’un important plan social, d’un changement des statuts et d’une recapitalisation de 15 millions d’euros est adopté par les salariés qui ont accepté la présidence de Laurent Joffrin.

Serge July, le patron historique de Libération avait été contraint à la démission par Edouard de Rothschild en juin 2006. Plusieurs figures historiques du journal sont également parties.

Le chiffres d’affaires 2006 était estimé à 34 millions d’euros et celui prévisionnel pour 2007 à 33 millions d’euros (Le Figaro, 5 octobre 2007)

LAGARDERE

Le groupe français Lagardère est présent dans l’armement et l’aéronautique (14,95% du groupe EADS : Airbus, Eurocopter…), le livre (Hachette), la distribution (Hachette distribution service : Relay, Virgin…), l’audiovisuel et la presse. Le groupe est dirigé par Arnaud Lagardère, ancien président de Matra et Hachette.

– Parmi les activités audiovisuelles : Europe 1, Europe 2, RFM et 17 radios à l’étranger. 11 chaînes thématiques de télévisions, notamment MCM, Europe 2 TV, Canal J, Gulli, Mezzo. Lagardère Active possède aussi 34% de CanalSat.

– Dans le secteur de la presse écrite, Lagardère possède, via Hachette Filipacchi Media (HFM), rebaptisé Hachette Holding en octobre 2007, 260 titres dans 41 pays. Soit, selon le groupe, plus de 1 milliard d’exemplaires et plus de 130.000 pages de publicité vendues par an.

– Parmi les titres vendus en France : Le Journal du Dimanche, Paris Match, Elle, Première, Isa, Choc, Psychologies Magazine, Public, Version Femina, TV hebdo.

– Le groupe détient 20% de L’Alsace, 15% de La Dépêche du Midi et 5,4% du Monde.

– Lagardère détient aussi une participation de 25% dans les Éditions Philippe Amaury (Le Parisien, L’Équipe).

– Hachette Holding détient 42% du groupe Marie Claire (Marie Claire, Marie Claire Maison, Cosmopolitan, Cuisines et Vins de France, Avantages, Marie Claire Idées, Famili, Marie France, 100 Idées Jardin), qui est contrôlé par la famille Prouvost à 58%.

LA VIE-LE MONDE

Le groupe est contrôlé par la holding « Le Monde partenaires et associés » (LMPA), elle-même détenue à 52% par des actionnaires internes (Société des rédacteurs du Monde, Société civile des personnels des PVC, Association Hubert Beuve-Méry) et à 48% par des externes (InvestMonde, Le Monde Entreprises, Société des lecteurs du Monde). Sont aussi actionnaires du Monde SA : Lagardère (17%), Prisa (15%), Stampa (3%) et Le Nouvel Observateur (1,8%).

– Dans la presse quotidienne nationale, le groupe édite Le Monde et les publications associées Dossiers & documents et Le Monde 2.

– LMPA contrôle également Courrier international, Le Monde de l’Education, La Lettre de l’Education, le Monde diplomatique, Manières de voir et Cahiers du cinéma.

– La filiale Télérama SA édite Télérama.

– La filiale Malesherbes Publications édite La Vie, Le Monde des religions, Prier, Les Clés de la foi et Ecritures.

– La filiale Sper détient Danser, Top Famille Magazine (en partenariat avec Hachette Filipacchi Médias) et Voiles et Voiliers (50% avec le groupe Ouest France).

– Par diverses filiales, le groupe contrôle les publications : Les Cahiers du cinéma, Ulysse, Le Monde des ados, Je lis déjà, Abricot, Papoum, Je lis des histoires vraies, Mille et une histoires, Mon journal arc-en-ciel, Les P’tites sorcières, Les P’tites princesses et Pirouette.

La filiale Les journaux du Midi (ex-Groupe Midi Libre) édite Midi Libre, L’Indépendant, Centre Presse (Aveyron), La Semaine de Nîmes, La Semaine du Roussillon, Le Journal de Millau, L’Aveyronnais, Le Catalan, Judiciaire, Terre de Vins, Terres Catalanes.

– La Vie-Le Monde détient 34 % dans Timbropresse (Timbres magazine), 6 % dans le Nouvel Observateur, 5 % dans la Vie du rail, 5% dans Le Temps (Suisse), 12% dans l’Echo du Centre, 9% dans Édition du Témoignage Chrétien.

Le chiffre d’affaires 2006 est estimé à 650 millions d’euros.

LVMH

Le groupe de Bernard Arnault a racheté en 2007 Les Echos, ex-propriété du groupe britannique Pearson. LVMH est un groupe français, leader mondial de l’industrie du luxe en terme de chiffres d’affaires. Il est détenu à 47,5 % (et 64 % des droits de vote, au 31 décembre 2004) par le Groupe Arnault, et donc à travers lui par Bernard Arnault.

MARIANNE

L’hebdomadaire a été lancé en 1997 suite à l’arrêt de l‘Evénement du Jeudi. Il est dirigé par Jean-François Kahn. Son chiffre d’affaires en 2005-2006 s’élevait à 24 millions d’euros.

Son capital se répartit ainsi :

– 40% sont détenus par Marianne Finance (Jean-François Kahn et Maurice Szafran)

– Les 49,4% que détenait Robert Assaraf (président de Radio Shalom) ont été rachetés par Yves de Chaisemartin (25,4%), Thierry Verret et Guy Sitbon (24%)

– Autres actionnaires : Paul Lederman, Franck Ullmann, Financière Bazire.

METRO INTERNATIONAL

Editeur du quotidien gratuit Métro, Metro France est détenu à 65,7% par Metro International et à 34,3 % par TF1 depuis septembre 2003.Le groupe suédois Modern Time Group (MTG) est l’actionnaire principal de Metro International.

En janvier 2001 a été fondée une agence de presse interne, Metro World News. Le chiffre d’affaires 2006 de Metro France s’élève à 37,4 millions d’euros.

NEWS PARTICIPATIONS

La holding personnelle d’Alain Weill, P-dg de NextRadioTV (RMC, BFM, BFM TV, Groupe Tests) est en passe de racheter le quotidien économique La Tribune, ex-propriété de Bernard Arnault.

NOUVEL OBSERVATEUR

Claude Perdriel, son PDG, détient 93% du groupe Nouvel Observateur. Le Monde en détient 6% et la société des rédacteurs 1%. Son chiffre d’affaires est évalué à environ 150 millions d’euros.

Le groupe édite Le Nouvel Observateur, Challenges (hebdomadaire économique) et Science et Avenir.

NRJ GROUP

L’actionnaire principal de NRJ Group est Jean-Paul Beaudecroux qui détient 72,6% du capital. 3,88% va aux autres membres du Directoire et du Conseil de surveillance et 23,19% à l’actionnariat public. Le groupe possède 100% de NRJ, Radio Nostalgie et Sonopar, qui diffuse Rire et Chansons. Chérie FM lui appartient à 99,99%.

Le groupe est présent sur internet avec e-NRJ, à la télévision avec NRJ 12, dans la téléphonie mobile avec NRJ Mobile (89,99%), dans la musique avec Canal Music, NRJ production et NRJ audio. Le groupe possède également des radios en Suède, en Allemagne, en Belgique, en Finlande et en Norvège.

Jean-Paul Baudecroux est président du Conseil de surveillance et Marc Pallain, président du Directoire.

En 2006, le groupe a réalisé 398,3 millions d’euros de chiffre d’affaires.

OUEST-FRANCE

Le quotidien régional Ouest France est détenu à 99,97% par la société civile SIPA (Société d’Investissement et de Participations), laquelle appartient à 99,9% à l’Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste (association loi 1901), présidée par Jacques Duquesne.

Les différents groupes de SIPA (Ouest France, Les Journaux de l’Ouest, Publihebdos, Precom et Sofiouest) éditent :

– Ouest France (Diffusion : 781.000 exemplaires)

– 20 Minutes (détenu par 25% par Ouest-France, 25% par Spir Communication, tous deux appartenant à SIPA, et 50% au groupe norvégien Schibsted)

– Le Courrier de l’Ouest, Le Maine Libre , Presse-Océan/Vendée Matin/L’Eclair, La Presse de la Manche, la Liberté de Normandie

– Les télévisions locales Angers 7 et Nantes 7,

– Les radios Hit Ouest et Europe Régies Ouest

– 37 hebdomadaires locaux d’information, dans 14 départements

– des journaux gratuits d’annonce

– Voiles et Voiliers (à 50-50 avec Sper, groupe La Vie-Le Monde), Le Marin, Produits de la Mer, Cultures Marines, L’Ostréiculteur.

PEARSON

Pearson, qui pèse 6,8 milliards de livres en Bourse (10 milliards d’euros), est propriétaire du groupe Financial Times et des éditions littéraires Penguin. C’est l’ancien propriétaire du quotidien économique français Les Echos. Il est surtout le numéro un de l’édition scolaire, universitaire et de formation professionnelle aux Etats-Unis.

ROSSEL

VNI (Voix du Nord Investissement), est détenu à 88% par le groupe belge Rossel. Il est dirigé par Michel Nozière (également responsable des pôles régionaux de la Socpresse avant leur cession). Le groupe Rossel est notamment le propriétaire du quotidien bruxellois Le Soir. La Voix du Nord avait été rachetée en 2004 par la Socpresse de Serge Dassault puis reprise en 2005 par Rossel.

Le groupe édite : La Voix du Nord, Nord Eclair, Lille Plus (quotidien gratuit). Il détient 45%, avec le Crédit Lyonnais, du Courrier Picard. Sont édités aussi : le Phare Dunkerquois, l’Indicateur des Flandres, le Journal des Flandres, l’Echo de la Ly, La Semaine dans le Boulonnais, l’Indépendant du Pas-de-Calais, l’Avenir de l’Artois, Le Messager (Thonon), l’Essor Savoyard, la Savoie, le Pays Gessien, la Tribune Républicaine, La Maurienne, L’Indépendant du Haut-Jura, La Gazette du Morvan, le Courrier (Saint-Claude).

ROULARTA

La filiale française du groupe de presse belge contrôle à 100% le groupe Express-Expansion, soit les magazines :

– L’Express, L’Expansion, L’Entreprise, Votre Argent, L’Etudiant, Transfac, Lire Classica-Repertoire, Point de Vue, Atmosphères, Maison française, Maison magazine, Côté Sud, Maison côté Ouest, Maisons côté Est, Guitar Part, Guitar Collector’s, Guitare Classique, Pianiste, Keyboards-Recording, Radikal, Prestige AudioVidéo, Hi-Fi Audio Vidéo, Sonovision-Broadcast, Studio Magazine, Ciné live.

– Roularta possède 100% du gratuit A Nous Paris et du réseau des éditions « A Nous… » en province.

– Le groupe Roularta appartient aux familles Nolf et Claeys, actionnaires à 64,5 %. Les activités dans la presse française représentent 36 % des revenus de Roularta. Chiffre d’affaires de Roularta en 2006 : 609 millions d’euros, dont 35% en France. En intégrant le Groupe Express-Expansion : 760 millions d’euros

SCHIBSTED

Le quotidien gratuit 20 Minutes est édité par le groupe norvégien Schibsted, co-propriétaire à 50-50 avec Sofiouest et Spir (filiales de Ouest France) de 20 Minutes France.

Les onze éditions européennes sont contrôlées par 20 Min Holding, détenu à 98% par Schibsted. Schibsted a acquis en juin 2006 les activités européennes de Trader Classified Media, éditeur notamment de La Centrale et de J’annonce. Son chiffre d’affaires en 2006 est de 43,3 millions d’euros.

SOCPRESSE (GROUPE DASSAULT)

La Socpresse appartient à 100% au groupe Dassault. C’est l’une des deux branche du groupe Hersant, l’autre étant Groupe Hersant Médias, ex-France Antilles.

Elle édite Le Figaro, Le Figaro Magazine, Madame Figaro. La Socpresse possède aussi 40% du Journal du Dimanche (HFM – Lagardère). Elle a acquis le site culturel evene.fr en mai 2007.

La Socpresse possède aussi 49% du Journal des Finances, le reste appartenant à Dassault Communication.

En presse quotidienne régionale, le Pôle Nord (La Voix du Nord, Nord Eclair) a été cédé au groupe belge Rossel en 2005, le Pôle Ouest (Le Courrier de l’Ouest, le Maine libre, Presse-Océan/L’Eclair) a été cédé au groupe Ouest-France en 2005.

Le Conseil d’Etat a annulé mercredi 31 janvier 2007 la décision du ministère de l’Economie d’autoriser EBRA à racheter cinq quotidiens régionaux de la Socpresse : Le Progrès, le gratuit Lyon-Plus, le Bien Public, le Dauphiné Libéré et le Journal de Saône-et-Loire. EBRA (détenue à 51% par l’Est Républicain et à 49% par le Crédit Mutuel) va préparer un nouveau dossier.

Le groupe Dassault détient une participation dans Lagardère Active. Serge Dassault est président d’honneur de Dassault aviation (Mirage 2000, Falcon, Rafale…) et président de la Socpresse. Serge Dassault est sénateur UMP de l’Essonne et Maire de Corbeil-Essonnes. – Le pôle de presse quotidienne régionale dans le sud de la France, qui comprend notamment La Provence, Nice Matin, Var Matin, Corse Matin et Marseille Plus, a été cédé en décembre 2007 pour 160 millions d’euros, par Lagardère au Groupe Hersant Média (GHM).

SUD OUEST

Le groupe Sud Ouest est détenu à 80% par la famille Lemoine, à 10% par la société des journalistes et à 10% par la société des personnels. Via Sapeso, Charente Libre, Pyrénées Presse, Atlanpresse, le groupe Sud Ouest possède :

– Sud Ouest, TV Hebdo Femina, Tout réussir dans la maison, La Charente Libre, La République des Pyrénées, L’Eclair des Pyrénées, la Dordogne Libre.

– les hebdomadaires Saintonge, Haute Gironde, La Dépêche du Bassin, La Semaine du Pays basque, l’Hebdo, Le Résistant

– des magazines consacrés au surf

– Le gratuit Bordeaux 7, des journaux d’annonces gratuits sur 28 départements, 45 magazines gratuits thématiques sur 43 départements et 7 éditions en Espagne

– la chaîne de télévision locale TV7 Bordeaux

En 2006, le groupe a réalisé 325,4 millions d’euros de chiffre d’affaires. TF1

TF1 est la première chaîne de télévision généraliste française, avec 31,6% de part d’audience en 2006. Le chiffres d’affaires de TF1 s’élève à 2,7 milliards d’euros en 2006. Le Groupe TF1 est un groupe de communication :

– Il détient à hauteur de 100% TF1, LCI, Eurosport France, TV Breizh, Odyssée, Histoire, Ushaïa TV.

– Il possède 9,9% du « nouvel ensemble » Canal+ France : CanalSat, Canal+, TPS, Multithématiques (Planète, Canal Jimmy, Ciné Cinémas, Ciné Classic…), Kiosque, Sport+…

– Il détient 50% de France 24

– Il détient 34,3% du capital des Publications Métro France et 49% de Prima TV.

– TF1 détient 33.5% de AB groupe.

TF1 regroupe entre autres 5 maisons de production, une société de contenus multimédia, e-TF1 et Teleshopping.

Le Groupe TF1 est détenu à 42,9% par Bouygues, qui possède également Bouygues Télécom, troisième opérateur de téléphonie mobile en France.

Dirigé par Martin Bouygues, le groupe Bouygues rassemble : Bouygues Construction (BTP) ; Axione (Constructeur et Operateur de réseaux) ; Colas (routes) ; Bouygues Immobilier.

Le chiffre d’affaires total de la société Bouygues est évalué à 26 milliards d’euros fin 2006.

On voit que, malgré cette liste imposante, le pouvoir réel sur les média est entre les mains de six milliardaires…

Quant au peuple français, dont on prétend défendre la liberté d’expression, il n’a absolument aucun moyen d’expression ! En effet, si certains menteurs prétendument démocrates affirment que l’ « opinion publique » serait un cinquième pouvoir, il faut voir combien il est facile de diriger cette prétendue opinion du public !! Détenir l’information est un moyen extraodinaire d’infléchir directement cette fameuse opinion publique française.

Vous savez cette fameuse « opinion publique » qui n’est toujours pas au courant du rôle de la France dans le génocide rwandais, celle qui n’a pas compris l’entourloupe dans l’intervention militaire française pour détruire l’Etat lybien, et dont le résultat est la multiplication par cent des forces terroristes dans le monde arabe, celle qui n’est pas du tout au courant d’une intervention militaire française au Niger (pays de l’uranium) pour sauver les intérêts nucléaires d’Areva, etc, etc….

Cette opinion publique à laquelle on vend, depuis l’anniversaire de l’entrée dans la première guerre mondiale, la fraternité des tranchées et la guerre fraîche et joyeuse… Une opinion qui n’a toujours aucune opinion sur les raisons de cette guerre…

Pas plus qu’elle n’a une opinion sur la montée des terrorismes dans le monde et sa relation directe avec l’effondrement du système capitaliste initiée en 2007 et seulement suspendue jusqu’à présent, justement pour préparer des lendemains guerriers.

Non, dans la société bourgeoise, la seule « société civile » qui ait réellement du pouvoir est celle des capitalistes, ceux qui parviennent à ne pas payer d’impôts, à ne pas être condamnés en justice pour leurs crimes, à influencer toutes les décisions politiques et judiciaires, etc…

Vous savez que l’argent de la drogue, de la prostitution et du banditisme représente une fois et demi l’argent du pétrole. Et ces média s’ingénient à vous faire croire que ce seraient des petits malfrats des banlieues qui seraient les principaux profiteurs et pas les capitalistes et les banquiers ! Normal : ce sont les mêmes milliardaires qui diffusent cette « information » et qui en croquent de tous ces profits licites ou illicites !

Elections, presse, état, média, armée, police, justice, trusts, banques bourses, finances, tous les pouvoirs sont aux mains des mêmes classes dirigeantes capitalistes et aucun pouvoir n’est aux mains du peuple travailleur, même dans la plus « démocratique » des républiques bourgeoises !

La véritable démocratie, celle des travailleurs et des petites gens, n’est pas le droit de voter pour celui qui durant plusieurs années servira de chef de file des classes dirigeantes et d’un appareil d’Etat, qui eux n’ont été choisis et ne sont révocables par personne.

La véritable démocratie ne consiste pas à cacher la réalité de la lutte des classes qui fait que, dans le vieux monde, une infime minorité accapare toutes les richesses.

La véritable démocratie est organisée par et pour les classes opprimées et contre les classes oppresseuses comme la démocratie bourgeoise est organisée par et pour les classes exploiteuses, particulièrement la classe bourgeoise.

La véritable démocratie ne cherche pas à camoufler la nature de classe de l’Etat : Etat ouvrier ou Etat bourgeois, mais au contraire à la rendre consciente.

La véritable démocratie, c’est quand des millions d’opprimés font de la politique, s’organisent pour cela, s’expriment, se dotent de média, diffusent largement leurs points de vue, leur programme !

Voilà notre conception de la « liberté d’expression » !!!

N’oublions pas, travailleurs, que toutes les forces sociales sont organisées dans la société bourgeoise sauf la classe ouvrière. Les patrons et l’Etat ont prétendu mettre en place une démocratie mais un travailleur n’a aucun droit de réunion, de discussion, de diffusion de tract, d’élection libre de délégués au sein de l’entreprise, qu’elle soit publique ou privée, et ce n’est pas un hasard : toute la société bourgeoise est fondée sur le fait de faire taire les travailleurs. Eh bien, prenons la parole et échangeons nos avis sur l’avenir après l’effondrement du capitalisme. Si nous ne nous organisons pas en tant que classe, cela signifie que nous laissons les classes dirigeantes décider à nouveau de nous jeter dans le fascisme et la guerre mondiale où mène à nouveau l’effondrement du système capitaliste. L’auto-organisation des travailleurs, ce n’est pas seulement indispensable. C’est vital !

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