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Accueil du site > 12- Livre Douze : OU EN SONT LES GROUPES REVOLUTIONNAIRES ? > L’assemblée générale commune VDT/GMI sur la situation mondiale

L’assemblée générale commune VDT/GMI sur la situation mondiale

dimanche 31 mai 2015, par Robert Paris

Introduction du camarade de Voix des Travailleurs à l’assemblée générale commune VDT/GMI sur la situation économique et le rapport des classes à l’échelle mondiale.

Tout d’abord, nos débats ont un but politique et non organisationnel ce qui signifie que nous ne débattons pas en vue de nous rapprocher mais en vue de développer nos compréhensions, qu’elles soient ou non communes, de la situation mondiale.

Ensuite, le point numéro un de notre appréciation de la situation est que, selon nous, que ce soit la crise, la guerre, la politique des bourgeoisies, l’oppression des peuples, les divers affrontements mondiaux, sont déterminés par une question cruciale qu’est la lutte des classes entre la bourgeoisie et le prolétariat mondial. Par contre, les éléments subjectifs de la situation internationale, en particulier les trois niveaux d’organisation, de conscience et de lutte des prolétaires du monde ne sont pas un élément premier de l’appréciation de la situation. Ne pas voir la situation objective depuis notre fenêtre, c’est non seulement ne pas la voir depuis un pays mais aussi pas depuis la situation politique et organisationnelle d’un groupe, d’une organisation ou d’un parti.

Enfin, dernier point général mais non le moindre, la dialectique est la clef des contradictions de toute dynamique, ce qui signifie que l’on ne doit pas opposer diamétralement les avancées et les reculs, les échecs et les succès, les révolutions et les contre-révolutions, les périodes de lutte et les périodes de calme, les diverses tendances de la bourgeoisie mondiale et notamment les tendances dites réactionnaires avec d’autres tendances dites progressistes car ces questions là ne font pas que de s’opposer, elles se composent et se créent mutuellement. Opposer diamétralement guerre et révolution, fascisme et révolution ou révolution et contre-révolution, alors que ce sont des pôles opposés au sens dialectique, est un contresens qui désarme les travailleurs dans des situations critiques de la domination de la bourgeoisie. Ce qui caractérise des situations révolutionnaires et pré-révolutionnaires, ce n’est pas d’abord la conscience des prolétaires, leur niveau d’organisation ou de lutte mais le niveau des contradictions de la domination capitaliste et bien entendu d’abord le niveau, critique ou non, des contradictions économiques du système d’exploitation.

Ces préalables étant posés, étudions donc les éléments objectifs de cette situation mondiale tels qu’ils nous semblent se poser aujourd’hui.

Le point numéro un est évidemment la crise économique mondiale. Pour notre part, nous estimons que nous ne sommes nullement sortis de l’effondrement de 2007, que nous ne sommes pas dans une crise qui serait aujourd’hui purement européenne, et encore moins française, mais toujours dans la situation mondiale issue de la politique de l’impérialisme de 2008 qui consiste en la volonté de toutes les bourgeoisies du monde de bloquer la crise de 2007-2008 à coups de centaines de milliards de dollars de toutes les banques centrales. Cela signifie que nous sommes sortis du capitalisme cyclique qui a dominé le monde depuis longtemps, système fondé sur des épurations périodiques plus ou moins violentes agissant comme un système de respiration (inspiration et expiration) provenant de l’incapacité du système de s’auto-réguler et de se planifier du fait de ses contradictions fondamentales entre le caractère collectif de l’économie et le caractère privé de la propriété des moyens de production, entre la nécessité de produire et de vendre au maximum et la nécessité de ne vendre que des produits permettant de réaliser au moins le taux de profit moyen, la nécessité d’accumuler le plus possible de capital et la nécessité d’offrir à tout capital se constituant des plus-values alors que les investissements rentables ne sont pas illimités.

Ce qui a caractérisé la situation de 2007, en a fait même une situation historiquement absolument inédite, c’est l’appréciation générale et mondiale de toute la grande bourgeoisie selon laquelle il n’était plus possible de laisser chuter aucun, d’abandonner à la faillite, un seul trust, une seule grande banque ni une seule grande assurance, une seule bourse, un seul gros spéculateur dans aucun pays, dans aucune région au monde. Ce qui supposait que les banques centrales soient prêtes à débourser des sommes colossales sans rechigner afin d’éviter ce type de faillite. Il n’existe aucune crise capitaliste précédente dans laquelle ce type de considération ait prévalu de quelque manière que ce soit. Y compris jusqu’au début des années 2000, de nombreux trusts ou banques ou assurances ont fait faillite et n’ont pas été sauvées. On se souvient par exemple d’Enron, de Vivendi Universal ou de Worlcom comme de la banque Barings. Par contre, dès que l’Etat américain a eu une velléité de laisser chuter la banque Lehman Brothers, il a vu s’ouvrir un abîme comme l’exprimait le dirigeant de la FED et il a affirmé qu’il n’était plus question de prendre le risque qu’un seul capitaliste de grande taille puisse chuter. Le mécanisme régulateur des crises est donc définitivement supprimé de manière artificielle et très coûteuse. Il en résulte l’impossibilité pour les capitalistes privés, les banquiers et les spéculateurs de savoir en qui et en quoi on peut faire confiance. Les actifs pourris sont cachés partout et les banques centrales ont beau les racheter massivement, personne ne peut dire où il y en a encore ni en qui on peut faire confiance. Depuis 2007, cette situation n’est pas résolue ni près de l’être et c’est cela qui détermine l’absence de perspectives du capitalisme. Les prétendues reprises ne font que cacher l’incapacité des capitaux privés de retrouver un dynamisme propre, car l’absence de crise empêche toute épuration des investissements précédents.

La vague des révolutions qui commence à frapper le monde n’est pas à séparer de cette crise mondiale capitaliste. Certes, la crise a été plus frappante dans les pays les plus riches et la révolution plus forte dans les pays les plus pauvres mais il est normal que les anneaux les plus faibles de la chaîne capitaliste cèdent les premiers.

Le monde arabe n’est pas le seul concerné avec les exemples frappants de l’Egypte et de la Tunisie. L’Afrique noire l’est aussi, avec la Guinée, le Burundi et la RDC Congo notamment. La Bosnie ou la Macédoine sont menacés. L’Ukraine aussi. Le Brésil également. Des Etats s’effondrent complètement, comme Irak, Yémen, Syrie, Mali, ou Libye, ouvrant des possibilités à des armées de milices qui n’ont pas derrière elles des Etats, c’est ce qu’on appelle, de manière volontairement erronée, le « terrorisme ».

Les guerres, les guerres civiles sont le pendant de la crise économique, sociale et politique qui gagne le monde. Jamais les violences de masse n’ont pris une telle extension mondiale. C’est le reflet de l’ampleur de la crise du capitalisme.

Aux USA même, il se produit des choses nouvelles, à la fois des contestations d’une ampleur nouvelle et des attaques nouvelles comme celles des Noirs.

La lutte des classes s’est accrue, s’est approfondie, même si sa conscience dans les pays impérialistes anciens en est amoindrie.

Les efforts des classes dirigeantes pour détourner la violence de la colère des masses mène à des affrontements inter-ethniques, inter-religieux, inter-raciaux comme jamais du même type que les pogromes qu’utilisait le tsarisme à chaque remontée des luttes ouvrières dans l’empire russe.

Cependant, il serait particulièrement erroné de décrire la situation comme un recul général du prolétariat et comme une avancée de l’offensive de la bourgeoisie car, en même temps, jamais les perspectives de la bourgeoisie capitaliste n’ont été aussi affaiblies et menacées.

Nous ne sommes ni dans une période de progrès ni dans une période de régression, comme le disent les réformistes et les opportunistes, mais nous devons reconnaître que nous sommes dans une situation où monte le couple inséparable révolution et contre-révolution.

Et, dans ce type de situation, l’ennemi politique et social principal est justement le réformisme. Tous ceux qui prétendent se battre pour des avancées sociales, politiques ou économiques sans se donner comme perspective la suppression de la domination capitaliste, c’est-à-dire l’abolition de la propriété privée des moyens de production, la destruction de tous les Etats bourgeois, ce qui suppose d’abord de militer, y compris dans les luttes de moindre ampleur, en faveur de l’auto-organisation des travailleurs sous formes de comités remettant en cause le monopole des organisations réformistes à commencer par les directions réformistes des centrales syndicales. Cela n’empêche pas les militants révolutionnaires de militer au sein des syndicats mais ils doivent absolument s’interdire de se résigner à la direction des luttes par ces appareils contre-révolutionnaires intégrés aux Etats bourgeois et qui sont la première source de toutes les grandes défaites récentes du prolétariat mondial. Le syndicalisme réformiste n’est plus à considérer comme un élément constitutif de l’organisation du prolétariat mondial et dont il faudrait seulement contester la direction mais comme un élément de la contre-révolution capitaliste et comme une des armes et institutions de la bourgeoisie. Nous ne devons pas nous isoler de manière sectaire des militants syndicalistes mais nous ne devons pas plus diffuser l’illusion d’une réforme des syndicats que nous ne devons faire croire à une réforme de l’Etat ou à une réforme du système capitaliste lui-même. Aux syndicalistes honnêtes nous devons proposer l’auto-organisation du prolétariat en comités, en conseils, en coordinations, en assemblées ouvrières souveraines et leur proposer que ces organes soient indépendants de tous les appareils (syndicaux, associatifs, économiques ou politiques) qui seraient liés à la bourgeoisie et à l’Etat bourgeois. La perspective de la révolution permanente consiste à se donner comme perspective le passage des luttes défensives aux luttes offensives, des combats contre toutes les formes l’oppression au combat contre l’exploitation, de la lutte pour des revendications à la lutte pour le pouvoir prolétarien mondial et le socialisme.

Nous vous invitons à revenir sur ce texte où nous introduirons dès que possible un compte-rendu de la réunion VDT/GMI

Lire à propos du GMI

Site du GMI

La lettre d’invitation du GMI

Nous joignons le bilan de GMI de cette assemblée générale commune :

PDF - 927.2 ko

Visiblement, ces camarades raisonnent toujours avec des notions comme "chef de vdt" ! Le seul point vraiment remarquable de leur long texte est le fait qu’ils soient davantage pour la destruction de l’Etat d’Israël que pour celle des USA !!!

L’axe essentiel du texte de bilan de GMI répète sans cesse : il nous faut un parti.

Mais le contenu du parti ? Motus ! Le rôle du parti ? Motus ! Le programme du parti ? Motus ! Le rôle de l’internationale, pas davantage. La politique de l’internationale ? La relation avec les luttes de classe actuelles ? Rien ! Pourquoi GMI ne participe jamais aux assemblées interprofessionnelles ? Pourquoi GMI ne cherche pas à déborder les appareils syndicaux ? pas un mot ! Pourquoi GMI n’appuie pas nos efforts pour l’auto-organisation du prolétariat ? pas un mot !

Au point que ces camarades pensent qu’il manquait autant un parti dans l’Allemagne de 1918-19 qu’au Chili ou n’importe où et n’importe quand.

Leur proclamation de la nécessité du parti est religieuse.

La conclusion frise le pompeux :

« Les membres et sympathisants de VdT ont assez perdu de temps, ils doivent sortir de l’impasse, contacter le Groupe marxiste internationaliste sans plus tarder s’ils veulent renverser la bourgeoisie. »

8 Messages de forum

  • Nous avons pu hier, écouter les militants du GMI, échanger et polémiquer, entendre leurs idées et leurs critiques, et découvrir la pluralité que recouvre le GMI en son sein.

    En effet, chaque individu, derrière chaque militant, a des préoccupations différentes. On peut se cacher derrière "le style" comme a tenté de le faire un militant du GMI particulièrement haineux des idées révolutionnaires et des idées tout court, mais le style est précisément l’expression de ce qu’on a à dire, à exprimer, ou même à ne pas exprimer.

    Hormis ce militant particulièrement hostile aux idées, les camarades du GMI ont exprimé leurs désaccords franchement, leurs interrogations leurs doutes concernant nos idées. En fait, la discussion a surtout démontré à mes yeux que beaucoup des militants du GMI ne connaissent pas nos idées.

    Pourtant, une de leurs camarades a pris le temps de citer des propos exprimés sur le site Matière & révolution. C’est tout à son honneur d’avoir eu cette curiosité de venir sur le site. Je ne crois pas que d’autres militants du GMI aient fait cet effort de venir sur le site pour y découvrir les idées que nous y exprimons, puisque je n’ai pas entendu d’autres militants se référer aux écrits du site. Cela ne veut pas nécessairement dire que les militants du GMI ne lisent pas notre site, mais du moins, c’est plus l’expression verbale de nos idées lors de l’assemblée générale du 30 mai qui les a fait réagir. Or, beaucoup semblaient découvrir nos idées. Cela montre à mon avis que la proposition de tâches communes de la part du GMI ou de la proposition de rapprochement renouvelée lors de cette assemblée est plus que prématurée.

    C’est pourquoi il est, selon moi, du plus haut intérêt que la discussion entamée à cette assemblée générale soit poursuivie. A mon sens le site Matière & Révolution est un outil pour pouvoir continuer à discuter, débattre, approfondir nos désaccords et notre discussion concernant la compréhension et l’interprétation que nous avons les uns et les autres du vieux monde.

    Si la réunion de cette assemblée pouvait avoir comme résultat la volonté des militants du GMI de venir discuter par écrit sur le site et de proposer d’autres assemblées pour approfondir des sujets qui n’ont été qu’effleurés hier (quel parti ? quelle philosophie pour armer le prolétariat et en premier lieu les militants ? quelle appréciation politique de la situation actuelle ? pour ne citer que ces trois thématiques sur lesquelles nous nous sommes affrontés), nous pourrions ainsi mesurer la volonté des militants du GMI d’aller vers l’avant, de faire un pas vers une discussion qui n’a fait que s’ébaucher.

    En effet, si la conclusion du camarade du GMI a exprimé une déception, principalement sur le fait que nous avons exprimé que nous ne voulons pas faire un pas vers un quelconque rapprochement, à mon sens, le pas que le GMI et ses militants ont à franchir, c’est celui de s’intéresser aux arguments et aux idées de façon bien plus précise qu’ils ne l’ont fait au début de la réunion hier. D’ailleurs, cela n’a pas duré et l’intérêt de se comprendre m’a paru se dessiner au cours de la journée. Preuve en est que les militants du GMI étaient plus dans l’interrogation et l’étonnement l’après-midi que le matin.

    Il me semble nécessaire que le GMI et ses militants approfondissent la pensée des autres, et celle de VdT en particulier, afin d’éviter de discuter d’autre chose que ce qui est dit ou écrit. Là, nous pourrions commencer à envisager sérieusement de reconsidérer notre point de vue d’un travail commun autre que la seule discussion. Or, je pense que cette attitude s’est dessinée peu à peu au fil de la journée.

    Pour le moment, à mon sens, l’attitude du GMI, si elle s’est voulue et montrée somme toute bien plus fraternelle que dans les échanges de courriels de ces derniers mois et de cette dernière année, reste insuffisante pour pouvoir reconsidérer notre refus de signer quoi que ce soit ensemble ou de faire quelque pas vers un quelconque rapprochement. Nos idées divergent profondément, et le niveau de la discussion en reste à la découverte de nos idées de la part des militants du GMI.

    Gageons que les militants du GMI auront le courage individuel et la curiosité de chercher à mieux comprendre ce qu’on a essayé de leur dire, de leur expliquer, de nos idées, et que des textes individuels se multiplient dans nos échanges publics, en commençant par l’expression par écrit des questions et commentaires exprimés hier oralement, de préférence sur le site Matière & Révolution. Cela sera d’autant plus facile que nous avons pu nous connaitre de visu.

    Seul un travail patient de discussion et d’élaboration théorique, philosophique, scientifique permettra d’envisager une élaboration programmatique générale ou ponctuelle. Je souhaite vivement donc que le GMI et ses militants s’engagent dans cette voie et je les encourage à multiplier les possibilités d’approfondir la discussion entamée hier en la poursuivant ici par écrit.

    Bien évidemment, cela peut et même devrait s’inscrire à mon sens dans la perspective de l’organisation d’une nouvelle journée de discussion sur un thème que les militants du GMI pourront choisir. Car d’autres journées de discussions sont à mon avis à envisager : elles sont souhaitables et nécessaires.

    Pour ma part, je suis donc loin de la déception que le camarade a exprimée en fin de journée. J’ai même beaucoup d’intérêt que ce type de journées de discussion se poursuive et se multiplie, ponctuées d’échanges moins formels mais publics, et en premier lieu sur le site Matière & Révolution.

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  • Le GMI pense qu’il suffit de radoter pour convaincre ou pour avoir raison :

    Dès le premier paragraphe, ils montrent juste que la réalité est transformée par... leurs propres propos.

    « après l’annulation d’une tentative précédente par le porte-parole de VdT, R. Paris »
    A quoi, il faut donc dire et redire (comme à un écolier qui ne veut pas apprendre sa leçon, et encore, cela rejoint des méthodes de la 3e république qui n’ont plus court aujourd’hui) : VdT n’est pas une organisation. et par conséquent, il n’y as pas de porte-parole.... Il n’y a donc pas eu annulation, mais clairvoyance dans le jeu de dupe qu’impose depuis au moins 1 an GMI à VdT.

    Les camarades de VdT se sont sentis libres de venir ou de ne pas venir. Et au vu des mœurs et des magouilles de GMI, transformation de la réalité par leurs propos, peu avaient envie de venir. C’est la marque de fabrique de GMI qui a donné le succès de cette assemblée commune.

    Car, malgré ce qui est dit, l’assemblée a bien été organisée par les camarades de VdT qui se sont portés volontaires pour cette organisation.

    Ainsi la phrase « Dans les faits, il n’y a pas eu de réunion commune, mais une simple délégation de VdT à une réunion nationale des militants du GMI » consiste en une énième provocation et falsification de la part de GMI. Preuve qu’aucun pas n’est jamais fait de la part de GMI pour chercher à s’entendre.

    Combien de fois ai-je entendu dans la bouche des militants de GMI la phrase « Nous ne voulons violer personne. » ? trop souvent. Car avoir besoin, pour nier ses propres méfaits de venir sur ses intentions pour se disculper de ses torts est typique des violeurs !

    La discussion a commencé, et ce fort sérieusement comme VdT sait le faire. Or, la discussion ne convient pas aux esprits étroits de certains militants de GMI. Donc, GMI décide d’arrêter là les frais (qu’ils souhaitaient ne pas engager, rappelons-le, puisqu’ils souhaitaient que VdT les prenne en charge !). Les prétextes par lesquels commence le bilan de GMI permet d’orienter de suite le ton et donne la conséquence de rupture avant même d’avoir examiné le fond. Ainsi les magouilles continuent, les prétextes continuent et GMI donne une image éhontée du marxisme de par le nom qu’ils s’attribuent.

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  • GMI continue avec ses mensonges !

    « le GMI avait proposé l’édition d’un bulletin de discussion pour préparer cette rencontre, proposition d’abord acceptée, puis refusée ensuite par VdT »

    En réalité les représentants de VdT ont noté la proposition et demandé des éclaircissements quant à celle-ci. L’attitude des représentants de VdT à la rencontre était d’écouter les militants du GMI présents. Il avait été stipulé clairement lors de la rencontre que les représentants de VdT n’avaient pas pouvoir de décision pour les camarades de VdT absents.

    Les GMI qui ont écrit se rapport montrent qu’ils prennent des questions sur leur propositions pour une acceptation ! C’est dire le peu de sérieux et de compréhension des choses qu’ils peuvent avoir !!!!

    A moins que ce soit, comme à leur habitude, une énième manière de transformer la réalité consciemment ?

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  • Les camarades de GMI ont sorti 15 pages d’arguments qui pourraient enfin servir de base à une discussion sérieuse. Mais comme ils savent eux-mêmes que les copiés-collés auxquels ils répondent sont loin d’une élaboration théorique puissante, la conclusion est sans appel :

    « Il faut rendre justice aux membres de VdT qui ont représenté leur groupe le 30 mai et reconnaître qu’ils ont parfaitement rempli leur objectif : celui de nous convaincre qu’aucun rapprochement ni travail commun n’était possible, tant les positions politiques défendues par VdT sont étrangères au marxisme.
    VdT est sans boussole politique, et ce sont d’autres forces politiques, bureaucraties corrompues ou sectes semi-anarchistes, qui au bout du compte serviront de références à ses militants après une fin sans gloire.
    Pire : la conception politique de l’organisation qui a cours à VdT, sous couvert d’absence de formalisme et de démocratie ectoplasmique, autorise déjà les petites et grandes manœuvres, y compris sans doute
    dans le dos de militants de VdT. »

    Qui peut mieux qu’un rédacteur qui est en train de manœuvrer prêter à d’autres ses propres manœuvres ?

    Car, si VdT détient une conception qui autorise les petites et grandes manœuvres, l’auteur de ce rapport fait bien plus que s’en autoriser : il passe à l’acte, et pas pour la première fois !

    De quoi le rédacteur du rapport pour le GMI a-t-il peur à ainsi clore un débat qui n’a pas eu lieu ? qui n’a fait qu’ébaucher quelques escarmouches et si peu d’éléments ?

    La discussion commence à peine et s’arrête déjà ? Il est vrai que tout le monde n’a pas le souffle pour courir un marathon !

    C’est dommage, je suis sûr que les faiblesses de VdT que GMI a si bien su exprimer auraient eu besoin de GMI pour se cautériser.

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  • LE GMI en appelle à la dissolution de l’armée mais en même temps au "Gouvernement Syriza-KKE sans ministre bourgeois".

    Est ce que le problème en fevrier 17 était d’avoir un bon gouvernement Kerensky sans le prince Georgy Lvov ?
    Sommes nous en Grèce dans 1 situation de double pouvoir ?

    C’est une manière de dédouaner complètement la responsabilité de ces partis réformistes bourgeois et stalinien !

    Le rôle de l’armée, pourtant le pilier du régime comme en Egypte, est à peine évoqué comme celui du potentiel coup de force fasciste (armée/police +extrème droite) contre l’ensemble du mouvement ouvrier.

    "La majorité parlementaire de Syriza et le Premier ministre Tsipras n’ont pas démantelé l’armée hypertrophiée qui achète à grande échelle aux groupes de l’armement américains, français et allemands. Ils n’ont pas osé annuler la dette publique. Ils n’ont même pas osé taxer les armateurs et l’Église orthodoxe, qui ne paient toujours pas d’impôt."

    De la même façon pour les soviets :
    "Ni la Syriza, ni le KKE n’ont créé de conseils ouvriers, paysans et étudiants."
    Le problème n’est d’ailleurs pas tant de créer des comités dans des situations ou les prolètaires se rassemblent et forment des comités de quartiers et d’usines.
    Il est surtout de centraliser et coordonner l’action et le pouvoir de ces comités.

    Par contre , il serait essentiel d’en créer parmi les soldats .

    Et il serait non moins important que la classe ouvrière se démarque totalement d’1 gouvernement et d’1 Etat qui est prêt à tout moment à saigner les travailleurs , qu’ils soient petits bourgeois ou ouvriers.

    Pour finir, le Corep soutient Syrisa et le KKE , et ne parle pas de la politique d’autres formations comme ANTARSYA ou l’OKDE .

    C’est un choix et c’est celui des politiques de front populaire à l’opposé de celui de front unique révolutionnaire.

    Ci joint le texte du GMI :

    Annulation totale de la dette grecque !
    États-Unis socialistes d’Europe !

    Face à l’étroitesse asphyxiante de leurs frontières nationales, les gouvernements de la bourgeoisie allemande, française, italienne… ont lancé en 1957 l’Union européenne (UE). Ils ne le firent pas à l’unanimité : par exemple, le parti gaulliste y était hostile en France. Pourtant, les succès initiaux de l’UE capitaliste ont conduit 28 pays à rejoindre les 6 initiateurs. L’intensité des échanges économiques au sein de l’UE et la dépendance des autres monnaies envers le mark allemand ont poussé la bourgeoisie française et sa comparse italienne à exiger de la bourgeoisie allemande une monnaie unique en 1992. Aujourd’hui, à travers la Banque centrale européenne (BCE), 19 États de l’UE (dont la Grèce) partagent l’euro et sa gestion.

    Mais les classes dominantes restent incapables de se passer de leur État national, dont elles se servent contre leur classe ouvrière mais aussi contre leurs rivales y compris voisines ; l’idéologie dominante repose surtout sur le nationalisme traditionnel. Bref, les bourgeoisies se révèlent incapables d’unifier l’Europe.

    L’Europe des capitalistes se montre donc incapable, non seulement d’accueillir les réfugiés d’Afrique et du Proche-Orient, mais de sauver le capitalisme européen le plus fragile, qui s’est effondré lors de la crise capitaliste mondiale de 2007-2009. Le gouvernement allemand a tardé à aider le gouvernement grec et ne l’a fait qu’à des conditions qui ont aggravé la dépression. En Grèce aussi, il y a des classes. Les prêts du Fonds monétaire international (FMI) et de l’UE ont surtout profité aux capitalistes grecs, en particulier aux banques, ainsi qu’aux groupes capitalistes de l’armement et de la finance d’Europe de l’ouest et des États-Unis. Depuis 2010, la troïka BCE-CE-FMI a surtout exigé des coups contre les salariés grecs. Une partie des économistes et des médias va jusqu’à calomnier, de manière répugnante, le peuple grec comme paresseux et parasite. Merkel, Hollande, Juncker et Lagarde ont depuis plusieurs mois, multiplié leurs exigences envers le gouvernement grec : hausse de la TVA, baisse des retraites… Les représentants des impérialismes occidentaux jouent les apprentis sorciers, comme avec leurs manœuvres pour rattacher l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, comme avec leurs interventions militaires en Irak, en Libye, en Syrie…

    Les partis réformistes d’Europe se sont révélés incapables, non seulement de mettre en place chez eux des gouvernements ouvriers (seuls aptes à tendre la main aux travailleuses et travailleurs de Grèce), mais même d’exiger l’annulation des créances de leur propre bourgeoisie sur la Grèce. Pire, certains (PS, SPD, SPÖ…) font partie des gouvernements bourgeois qui étranglent la Grèce.

    De son côté, la Grèce est restée capitaliste et donc incapable de se sortir de la nasse, de tracer une voie à toute l’Europe. La cause est politique : le mouvement ouvrier reste prisonnier des deux partis ouvriers bourgeois (Syriza et KKE) issus du stalinisme qui a trahi la révolution socialiste en 1944 et a toujours capitulé devant sa propre bourgeoisie.

    Le KKE (Parti communiste de Grèce) divise de manière forcenée les rangs ouvriers, scissionne les syndicats et alimente un chauvinisme irresponsable pour faire croire aux travailleurs que la sortie de l’euro et de l’UE leur profitera, comme si le capitalisme grec replié sur ses frontières et ayant récupéré la drachme pouvait échapper aux crises économiques et à la domination étrangère.

    La Syriza (Coalition de la gauche radicale) a gagné les élections législatives, mais s’est alliée aussitôt à l’ANEL (Grecs indépendants), un parti bourgeois xénophobe (anti-UE et anti-immigrés). La majorité parlementaire de Syriza et le Premier ministre Tsipras n’ont pas démantelé l’armée hypertrophiée qui achète à grande échelle aux groupes de l’armement américains, français et allemands. Ils n’ont pas osé annuler la dette publique. Ils n’ont même pas osé taxer les armateurs et l’Église orthodoxe, qui ne paient toujours pas d’impôt. Face aux représentants de l’impérialisme, le gouvernement Syriza-ANEL était prêt à augmenter la TVA, à baisser les retraites et à privatiser… mais pas assez aux yeux des bourgeoisies impérialistes rapaces.

    Ni la Syriza, ni le KKE n’ont créé de conseils ouvriers, paysans et étudiants. Le social-patriotisme partagé par la Syriza et le KKE, leur confiance commune dans l’armée bourgeoise, l’impuissance du gouvernement de front populaire et le sectarisme du KKE font le jeu de l’état-major et du fascisme représenté principalement par XA (Aube dorée). Le référendum est une manœuvre désespérée du gouvernement Tsipras qui reste dans le cadre de la démocratie bourgeoise. Le « non », que voteront probablement à juste titre la majorité des travailleurs, ne résoudra rien.

    La classe ouvrière mondiale a besoin dans le monde entier d’une internationale qui lève le drapeau rouge des exploités et des opprimés, qui rompe avec la bourgeoisie et prépare la révolution sociale. La solidarité des travailleurs européens envers leurs sœurs et leurs frères de Grèce est d’exiger l’annulation de la créance de leur bourgeoisie sur la Grèce, de lutter chez eux pour un gouvernement des travailleurs du type Commune de Paris en 1871 et pouvoir des soviets en 1917, d’ouvrir la voie du socialisme qui n’est réalisable qu’à l’échelle et mondiale. Les travailleurs de Grèce ont besoin d’un parti ouvrier révolutionnaire et internationaliste, fidèle à l’héritage de Marx, Engels, Luxemburg, Lénine, Trotsky et Pouliopoulos, qui se batte pour :

    · Non au plan de la troïka ! Gouvernement Syriza-KKE sans ministre bourgeois !

    · Séparation de l’Église et de l’État ! Annulation de la dette publique ! Expropriation des banques et des grandes entreprises, à commencer par les armateurs ! Suppression de la TVA sur les produits de consommation des travailleurs !

    · Retrait de l’OTAN ! Dissolution de l’armée et de la police ! Armement du peuple contre la police et les fascistes ! Droits démocratiques pour les conscrits !

    · Unité des travailleurs locaux et immigrés ! Une seule centrale syndicale, démocratique et de lutte de classe ! Comités rassemblant tous les travailleurs dans les entreprises, les administrations, les quartiers, les villages, les universités, pour le contrôle ouvrier et populaire !

    · Gouvernement ouvrier et paysan basé sur les conseils et l’armement populaire ! États-Unis socialistes d’Europe !

    2 juillet 2015

    CoReP (Autriche, France, Pérou)

    MaS (Russie)

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    • Si GMI en appelle au slogan "Gouvernement Syriza-KKE sans ministre bourgeois", c’est parce que leur politique consiste à plaquer des slogans qu’ils piochent dans le passé des révolutionnaires au lieu de réfléchir sur les événements présents avec leurs propres moyens politiques.

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      • Leurs propres moyens politiques ? ou absence de moyens ?
        Le refus de la discussion ne montre-t-il pas que GMI veut éviter de se donner des moyens de penser la situation mondiale actuelle ?
        Car, dans cette absence de discussion, ce qui s’exprime, c’est bel et bien l’absence de volonté de convaincre VdT.

        C’est donc que GMI n’a pas confiance en ses moyens politiques et risque de perdre dans la poursuite de la dicussion commune la belle unité de façade de son groupe qui n’est pas si soudé ni cohérant que le GMI l’affirme. Les gros bras et les grandes déclamations sous forme de copié-collé que GMI nous sert si souvent sert à impressionner la galerie. Mais en travaillant de la sorte, cela n’impressionne que les militants qui ne se sentent pas à la hauteur de ces copié-collé... et qui ne croient pas en leurs propres capacités pour réfléchir eux-mêmes. Ils ont donc besoin de leader qui les impressionnent parce que leur verbiage semble clair... parce que vide d’une réelle pensée vivante.

        Ressasser les vieilles formules comme le fait GMI sert donc à souder des individus dans un groupe dont la politique est uniquement de maintenir le groupe. On sait toutes les dérives auxquelles les autres groupes (LCR/NPA, LO, en premier lieu) sont arrivées à force de chercher à créer un groupe et à définir sa politique en fonction des nécessités de boutique et de groupe.

        C’est dommage que GMI fasse ces choix-là, mais on ne peut pas faire de choix pour eux à leur place d’une politique qui ne se fonde pas sur la vie d’un groupe plutôt que sur l’analyse de la situation mondiale pour déterminer les tâches de l’heure...

        C’est pourquoi les tâches de l’heure sont si contraire à la politique prolétarienne qui serait nécessaire pour la Grèce, l’Europe et le monde.

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    • Quand le COREP met en garde la classe ouvrière contre un parti de l’ordre bourgeois comme Syriza ?

      Au contraire , il soutient un slogan assez incompréhensible : "gouvernement Syriza sans ministres bourgeois".

      Cela laisse penser que Syriza doit faire le ménage et donc changer de politique ....passer d’1 politique bourgeoise soit disant réformiste à celle ouvrière et révolutionnaire.

      Est ce que le GMI/COREP en demande autant aux partis nationalistes israeliens ? au front de gauche qui expulsent dans les communes ou ils dirigent des sans papiers, et des roms ?

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