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Air France : quand le DRH perd sa chemise, les syndicats se dévoilent

jeudi 8 octobre 2015, par Robert Paris

Air France : quand le DRH perd sa chemise, les syndicats se dévoilent

Traiter des salariés en colère contre leur patron maître chanteur et licencieur comme des bandits, voilà ce que vient de faire le gouvernement Hollande-Valls en faisant arrêter à leur domicile des salariés d’Air France qui, sous le coup de la colère, ont bousculé leurs patrons.

Alors que les accidents d’avion inquiètent le grand public, que l’on apprend que des commandants de bord trop âgés, malades, pas assez compétents, trop précaires sont de plus en plus employés par les compagnies en prenant un avion après l’autre sans temps de repos, la compagnie Air France n’a rien trouvé de mieux que de vouloir imposer, sous prétexte de difficultés financières, que les pilotes fassent une quantité d’heures en plus, perdent des jours de repos, perdent des heures de pause, perdent des effectifs.

La direction d’Air France prend ainsi le risque de casser psychologiquement des centaines de pilotes d’avions, pilotes qui, perdant du coup le moral du fait des menaces sur leurs emplois, risquent de mener à de nouveaux accidents d’avions par suicide du pilote, comme celui de la Germanwings qui craignait de perdre son emploi avant de jeter son avion contre une montagne…

Et tout le monde, média, hommes politiques, patrons et syndicats s’étonnent que les salariés aient pris le coup de sang et secoué le DRH et son comparse, venus annoncer au CCE d’Air France que la compagnie risquait de licencier de 3000 à 5000 salariés, y compris des licenciements secs et que cela n’empêcherait pas de s’attaquer aux salaires, aux primes, aux horaires et on en passe…

En réalité, ce qui est étonnant, ce n’est pas que des salariés, attaqués, menacés, provoqués, et insultés, prennent le coup de sang, c’est que ceux qui se proclament leurs syndicats, des organisation de défense des salariés et pas des patrons, n’aient pensé en l’occurrence qu’à défendre… les patrons contre les « violences » des salariés !

Mais, quand on menace quelqu’un de lui enlever son emploi, qui est à l’origine de la violence, le salarié ou son licencieur ?!!! Poser la question, c’est y répondre…

Tel n’a pas été l’avis des dirigeants syndicaux, trop habitués à passer leur temps en conciliabules avec les patrons et jamais en réunions avec les salariés, et qui ne demandent qu’une chose : que les négociations se poursuivent et qu’elles continuent de leur donner de l’importance, quitte à ce que ces « négociations » se concluent sur des énormes reculs pour les salariés. Tous ces « chefs » syndicaux ont dénoncé « les violences » des salariés qui ont envahi le CCE, ont pris physiquement à parti le DRH et son sous-fifre, lui enlevant ses habits et le contraignant à fuir pour éviter d’être davantage mis à mal. Tous ces négociateurs en chef ont signé un communiqué commun selon lequel ils ne soutenaient nullement les salariés en colère et n’étaient venus que pour dialoguer, et ne souhaitaient que de reprendre des discussions gentil-gentil avec leur patron gentil-gentil, que de participer aux décisions pour envisager les sacrifices qui étaient acceptables à leurs yeux, sans songer qu’ils étaient inacceptables aux yeux des salariés.

Et tous ces syndicats ont conclu en cœur qu’ils en appelaient au gouvernement pour « s’impliquer davantage dans le conflit », comme si, dans le conflit d’Air France, le gouvernement n’avait pas déjà montré par les voix de Sapin, Valls, Macron entre autres qu’il était complètement du côté du patron maître chanteur et licencieur. Sapin avait déjà déclaré que ceux qui refusaient les sacrifices n’étaient qu’ « une minorité de salariés », des agitateurs, des privilégiés et on en passe des meilleures de la part de Valls et Macron… Qui peut croire que le gouvernement va maintenant s’impliquer aux côtés des salariés, c’est en tout cas le baratin des leaders syndicaux d’Air France qui montrent ainsi dans quel camp ils se situent : ils comptent sur l’Etat pour les sauver… des salariés radicaux…

Tout ce que fait Valls, auquel les syndicats ont fait appel, c’est de traiter les salariés révoltés de « voyous » alors qu’ils sont seulement victimes de patrons maître chanteurs et d’un Etat au service des patrons voyous !

Rappelons que ces mêmes leaders syndicaux avaient imposé aux salariés en grève en 2014 de reprendre le travail alors que la lutte commençait et menaçait de mettre la direction au pied du mur, que ces mêmes leaders syndicaux avaient affirmé que désormais ils seraient capables, grâce à la grève, de mieux négocier avec la direction et d’éviter des plans catastrophiques. En réalité, à peine la grève terminée, le patron d’Air France avait réaffirmé que ces plans anti-sociaux restaient inchangés.

Bien sûr, le grand public est submergé par des annonces des média, qui parlent à la fois des difficultés financières d’Air France et des prétendus privilèges des salariés d’Air France…

Bien sûr, ces mêmes média, ainsi que les hommes politiques et le gouvernement, quand ils parlent de privilèges ne veulent pas dénoncer les grands patrons d’Air France auxquels on ne demande bien entendu aucun sacrifice, ne veulent pas mettre en cause les profits réalisés par l’Etat sur les compagnies d’aviation, ne serait-ce que par les montants des redevances d’aéroport, les plus élevés d’Europe et aux augmentations les plus importantes ces dernières années (quatre fois l’inflation !). Cela signifie que le trou d’Air France provient lui-même du trou dans les caisses de l’Etat, lui aussi causé par les cadeaux de milliards aux banques, aux trusts, aux bourses, à tous les capitalistes, trou qui s’est propagé non seulement à Air France mais à la SNCF, aux hôpitaux, aux universités, à la recherche, à tous les services publics. Les suppressions d’emplois d’Air France sont donc causés par exactement les mêmes causes que les suppressions d’emplois à l’APHP, à la SNCF, à EDF, à La Poste, partout…

Les syndicats, que l’on vient de voir si soucieux de la chemise et de la sécurité de leur DRH chéri adoré, le sont beaucoup moins pour unir tous ces salariés menacés pour exactement les mêmes raisons. Bien au contraire, ils tiennent absolument à ne pas unir les luttes des salariés, même quand, par hasard, elles ont lieu en même temps comme récemment celle des personnels hospitaliers et des enseignants. En 2014, il en avait été de même avec les luttes d’Air France, de PSA, de la SNCM et de la SNCF, soigneusement divisée et séparées et menées dans le mur par ces mêmes dirigeants… Ces directions syndicales avaient eu soin pendant ce temps de se débarrasser de leurs militants les plus radicaux et qui risquaient de ruer dans les brancards en voyant les reculs massifs acceptés par ces prétendus dirigeants syndicalistes… Et tous ont imposé aux salariés de reprendre le travail, à la SNCF comme à Radio France, à la SNCM comme à PSA, leur ont imposé des luttes séparées, laissant dans l’isolement notamment les bagagistes des aéroports en lutte ou encore les hôpitaux psychiatriques ou des certains autres hôpitaux. Comme ils avaient laissé isolés les raffineries en lutte en 2010 en plein mouvement des retraites et isolée aussi l’hôpital Tenon en grève…

La colère que ressentent les personnels d’Air France provient aussi de cette impasse des luttes, impasse qui n’est pas le fait de la nature ni de la fatalité mais le fait des politiques des directions syndicales, qui, même lorsque le rapport de force est favorable comme récemment dans les hôpitaux APHP mobilisés massivement contre Hirsch, s’ingénient à sauver nos adversaires patronaux et gouvernementaux.

Le coup de colère est certes nécessaire et il est significatif qu’il dévoile d’abord la complicité des appareils syndicaux avec nos adversaires, mais il est nécessaire qu’il aille plus loin, qu’il déborde ces appareils, mène à l’auto-organisation des salariés, se dirigeant eux-mêmes, décidant eux-mêmes de ce qui n’est pas négociable, décidant eux-mêmes des moyens et des buts, décidant eux-mêmes des méthodes d’action, se structurant eux-mêmes non seulement dans un site, dans une entreprise mais au-delà entre les professions, entre les entreprises, entre privé et public.

Il faut que la peur change de camp, oui, mais, pour que ce soient les patrons qui y laissent leur chemise, il faut que les salariés se décident à se diriger eux-mêmes et à envoyer promener tous les porte-flingues des patrons et du gouvernement, y compris les patrons et petits chefs syndicaux…

La suite


Des grévistes se sont révoltés hier contre les licenciements de masse à Air France. Des centaines de travailleurs ont envahi une réunion du comité central d’entreprise (CCE) où la direction et les syndicats préparaient un accord pour éliminer 2.900 emplois.

La colère a explosé contre le quatrième projet de restructuration en quatre ans, projets qui ont éliminé 15.000 emplois, soit le quart des 63.000 travailleurs à Air France en 2012. Les travailleurs scandaient « On est chez nous » et « De Juniac, démission » (pour critiquer le PDG d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac) en faisant irruption dans la réunion du CCE.

Le PDG d’Air France Frédéric Gagey a immédiatement pris la fuite, et le CCE s’est effondré. Les grévistes ont entouré le DRH d’Air France, Xavier Broseta, et Pierre Plissonnier, le chef de l’activité long-courrier d’Air France, et ont déchiré leurs chemises.

Le secrétaire général adjoint de la CGT, Mehdi Kemoune, était présent et a déclaré à presse qu’il avait tenté d’intervenir afin de protéger Broseta, mais que les travailleurs l’ont bousculé. Broseta « a manqué de se faire lyncher », a raconté un autre responsable cégétiste à TF1.

Les journaux ont publié des images de policiers qui aidaient Plissonnier et Broseta, le torse nu, à escalader les barrières autour du bâtiment pour ensuite prendre la fuite.

Le gouvernement PS, la direction d’Air France, et les syndicats ont unanimement dénoncé les grévistes. Tous veulent désespérément qu’à Air France refasse des bénéfices grâce à son « Plan B » qui prévoit une réduction de 10 pour cent de l’activité long-courrier, l’élimination d’achats de Boeing 787 afin d’économiser €1,4 milliards, et l’élimination de 300 postes de pilote, de 900 postes de personnel navigant, et de 1.700 postes de personnels au sol.

Du Japon, où il rend visite au premier ministre Shinzo Abe, Manuel Valls s’est déclaré « scandalisé » par la manifestation et a promis « tout son soutien » à la direction d’Air France. Le ministre des Transports Alain Vidalies a insisté que les violences « devront être sanctionnées ».

La direction d’Air France a déclaré qu’elle ne retirait pas ses projets de restructuration et qu’elle porterait plainte contre les grévistes pour « violences aggravées ».

C’était chez les syndicats pourtant que le ton est monté le plus contre les grévistes. La CFDT a « condamné sans réserve et avec la plus grande fermeté les violences indignes » commises par les grévistes, et insisté sur la relance immédiate des discussions avec la direction.

Le chef de la CFDT, Laurent Berger, a écrit sur Twitter : « privilégions le dialogue pour dépasser les difficultés et combattre la violence. C’est ça le syndicalisme ».

La CGT stalinienne, qui cultive cyniquement une réputation plus « contestataire » que la CFDT ouvertement alignée sur le PS, a pris ses distances des manifestants. « On ne voulait pas que le CCE soit envahi », a dit Kemoune à l’AFP, tout en soulignant l’étroite collaboration entre la CGT et la direction d’Air France. Selon lui, la CGT avait « prévenu » la direction de la colère des salariés et imploré pour que la direction renforce le dispositif de sécurité contre les travailleurs.

Ainsi la principale critique émise par la CGT vis-à-vis la direction d’Air France était qu’elle n’avait pas suivi ses conseils et dirigé davantage de policiers contre les grévistes. « Comme d’habitude, elle ne nous a pas écoutés, maintenant qu’elle en assume les conséquences », a-t-il dit.

L’intégration totale des syndicats dans les sphères dirigeantes soulignent la nécessité urgente d’une lutte indépendante de la CGT et de l’ensemble des syndicats.

S’ils ont appelé à la grève hier, c’était pour servir de soupape et empêcher l’opposition parmi les travailleurs d’échapper totalement à leur contrôle. Leur réaction hostile à l’éruption de la colère des grévistes contre le CCE n’est qu’un avertissement de plus qu’ils s’avéreront opposés à toute action revendicative qui menacerait les projets de restructuration d’Air France.

La colère des travailleurs d’Air France émerge d’années de manipulations et de trahisons des luttes ouvrières. Les syndicats, alignés sur la direction et leurs homologues dans les compagnies aériennes telles que Lufthansa ou British Airways, veulent sauver les profits d’Air France en faisant passer les salaires et les conditions de travail à travers l’industrie aux niveau qui prédominent mondialement dans les compagnies aériennes low-cost à bas salaires.

La faiblesse et les pertes financières d’Air France mettent les travailleurs en une position forte. Une grève des pilotes de deux semaines l’année dernière a presque coulé les finances d’Air France et forcé la société à faire appel au gouvernement pour une aide financière d’urgence. A ce moment-là, les syndicats ont mis fin à la grève. Ils ont avoué que continuer la grève pourrait causer des dommages financiers « irréversibles » à la compagnie.

Loin d’utiliser la faiblesse financière d’Air France comme levier pour forcer une capitulation, les syndicats l’ont utilisée comme prétexte pour terminer la grève, empêcher une victoire, et épargner au PS et à Air France une défaite cuisante qui aurait encouragé des grèves contre l’austérité dans des compagnies aériennes et d’autres industries à travers l’Europe. En décembre, la grève étranglée, les syndicats ont approuvé des réductions de salaire à Air France et commencé à planifier les prochaines attaques contre les travailleurs qu’ils prétendent représenter.

Après ces trahisons cyniques, les travailleurs sentent instinctivement que les pourparlers entre Air France, les syndicats, et le PS sont une conspiration réactionnaire dirigée contre eux.

La seule façon d’aller de l’avant est par une large mobilisation en lutte de la classe ouvrière, avec notamment la création d’organisations indépendantes pour coordonner la lutte contre Air France. Celle-ci ne peut être menée que comme une lutte contre le PS, la bureaucratie syndicale, et la politique l’austérité de la classe dirigeante européenne.

La promotion d’illusions sur les négociations syndicales, ainsi que les dénonciations de la manifestation comme une déviation « indigne » du fair play syndical, sont une fraude réactionnaire. C’est l’activité syndicale dans des CCE à travers la France, où la classe dirigeante s’achète l’accord de bureaucrates petits-bourgeois pour des attaques contre les travailleurs en dispensant des dizaines de millions d’euros en subventions illégales aux syndicats, qui constituent un crime politique contre la classe ouvrière.

Un exemple du syndicalisme réformiste incapable même de se solidariser avec les salariés en colère :

Ce tract rejette dos à dos "toutes les violences", celles des patrons mise sur le même plan que celles des salariés qui ne font que se défendre !!!

Quant au tract CFDT, c’est de la prose pro-patronale : voir ici

Pourtant la CGT, elle-même, affirmait que la direction ne récolterait que les raisins de la colère : voir ici

En fait, la CGT d’Air France faisait mine d’accompagner la colère mais avait fait le ménage en soin sein dès 2010 pour se mettr en mesure d’accompagner les attaques de la direction d’Air France : voir ici

Et le caractère criminel des politiques syndicales s’est révélé durant la grève des pilotes de 2014. voir ici

Le syndicat des pilotes, lui aussi, avait torpillé la grève : voir ici

Les travailleurs ont besoin d’entrer en lutte sur leurs propres bases, avec leur propre organisation, avec leurs propres buts. Cela seul peut faire reculer leurs adversaires !

51 Messages de forum

  • La direction nous a dit, et j’ai cru pendant de longues années, que nous étions une grande famille et maintenant elle nous tape dessus, nous dénonce, nous vire. Malheureusement, pour la première fois depuis 25 ans, la direction me montre du doigt, moi, pilote, et me rend responsable de son incapacité à redresser réellement la compagnie... L’État et ses copains de promo préfèrent vendre des Airbus et engranger les dividendes d’Aéroports de Paris, plutôt que d’assumer son rôle d’actionnaire majoritaire. Il suffit donc ensuite de désigner les pilotes, ces "enfants gâtés égoïstes et inconscients du monde dans lequel ils vivent" comme boucs émissaires ! Pour qu’un avion décolle, il faut des mécaniciens, des agents de chargements, des agents d’escales, des hôtesses et stewards, des pilotes, beaucoup de cohésion et de confiance les uns envers les autres. Nous le savons tous... Mais visiblement pas eux !

    Un pilote d’Air France

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  • Les salariés en colère d’Air France vont être mis en examen… Une seule réponse : la grève générale et reconductible de tous les personnels !

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  • Pour Lutte Ouvrière et son édito, " les centrales syndicales manquent d’initiatives" pour mobiliser les salariés...mais par contre quand il s’agit de défendre physiquement des patrons ou hauts cadres, quand il faut attaquer /gazer des enfants, femmes et vieillards sans papiers qui ont trouvé refuge dans une bourse du travail, là la CGT ne manque pas d’initiative ! Les critiques de LO, envers la CGT et les syndicats, sont des critiques de forme, sur le fond ils sont pour condamner la violence des jeunes de banlieue en 2005 & la violence des travailleurs en colère. Ils sont contre la révolte et car ils sont parfaitement intégrés au système d’exploitation.

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  • Les images du DRH d’Air France torse nu, violemment pris à partie pendant un comité d’entreprise, ont fait le tour du monde. Abdel, agent de piste d’une trentaine d’années, était au cœur des heurts qui ont émaillé cette journée. Il a expliqué à BFMTV comment il a œuvré et mis les deux cadres menacés en sécurité. Voir ici l’interview du délégué qui est fier d’avoir protégé le patron.

    Sept blessés dont un grave. Agent de piste à Air France et délégué syndical CGT, Abdel, la trentaine, se trouvait au cœur des heurts qui ont émaillé lundi le comité central d’entreprise. C’est lui et d’autres syndicalistes qui ont permis d’exfiltrer les cadres encerclés, Xavier Broseta, DRH de la compagnie, et Pierre Plissonnier, DRH du long-courrier.
    Le salarié raconte que tout a basculé quand les cris, les invectives ont redoublé : "C’est à ce moment-là qu’on se dit, ’ça y est, ça dérape’. Et là, il faut intervenir".

    Selon lui, les "agents de sécurité n’avaient pas le réflexe de fuir". Avec d’autres syndicalistes, Abdel explique avoir "tiré" et "poussé", pour permettre aux deux cadres de s’échapper. Sur les images tournées ce jour-là, on peut le voir effectivement pousser et faire écran de sa personne pour protéger le DRH. Jusqu’à la délivrance, quand les deux agressés ont pu passer au-dessus du grillage. Des fauteurs de troubles non identifiés ?
    Abdel exprime aussi son empathie vis-à-vis du DRH.

    "Personnellement, je trouve que c’est très humiliant de se retrouver torse nu, dans la rue, filmé par des centaines de caméras, passé dans le monde entier. C’est clair que je n’aurais pas aimé être à leur place."

    Tout en condamnant les violences, Abdel affirme ne pas avoir reconnu les fauteurs de troubles.

    Deux enquêtes devaient permettre d’en avoir le coeur net. Celle, interne d’Air France dont la direction visionne les vidéos capturées par les caméras de surveillance. Des procédures disciplinaires pourraient s’ensuivre. Celle, judiciaire, ouverte par le parquet de Bobigny. Au-delà de la portée symbolique des images des DRH en guenilles, les heurts avaient fait sept blessés, dont un grave. Manuel Valls a rappelé mercredi matin sur RTL que ces faits "relevaient du pénal".

    source : BFM

    Alors que la direction vient d’annoncer un nouveau plan désastreux pour l’emploi, près de 3 000 emplois vont être dans un premier temps supprimés, tout le monde gardera en mémoire les images diffusées de la violence avec laquelle certains dirigeants ont été traités après le CCE du 5 octobre.

    La Cgt condamne les agressions physiques qui ont eu lieu ce jour. La Cgt condamne tout aussi fermement l’attrition et les licenciements que la direction s’apprête à mettre en œuvre
    Source : CGT air France.

    "La CGT et la quasi totalité des organisations syndicales de l’entreprise ont condamné avec fermeté ces agressions. Dans un entretien au Point, Xavier Broseta, DRH de la compagnie, raconte comment, grâce à l’aide du syndicat, il a pu quitter les lieux : « Des délégués CGT, que j’ai remerciés ensuite par SMS, sont venus m’aider à sortir de la salle »."
    Source : CGT

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  • Le premier ministre Manuel Valls a qualifié les grévistes de « voyous » qui font « mal à l’image de la France ». « La justice devra identifier ceux qui se sont livrés à cette violence inqualifiable », a-t-il dit, exigeant une condamnation et « des sanctions lourdes ».

    L’ancien président Nicolas Sarkozy a quant à lui carrément évoqué le spectre de la Terreur et de la Révolution française : « Nous ne sommes pas en 1793. Nous ne pouvons pas accepter que deux dirigeants soient au bord de se faire lyncher par des hommes en tenue de syndicaliste, avec des syndicats qui ont pignon sur rue et qui ont tous appelé à voter pour François Hollande en 2012 ».

    Faisant référence à une phrase du général de Gaulle lors de la grève générale de Mai 1968, Sarkozy a ajouté : « C’est la chienlit, c’est le délitement de l’État ».

    Les dirigeants de la bourgeoisie soutiennent à fond leur classe.

    Valls s’est dit entièrement du côté du patron d’Air France.

    Les dirigeants capitalistes français ont identifié ce geste comme un acte de lèse-majesté par la classe ouvrière contre l’aristocratie financière. Leur hystérie provient de leurs craintes bien fondées que cet événement cristallise le mécontentement ouvrier à travers le pays, comme ce fut le cas en 1968, et à travers l’Europe en colère contre l’austérité.

    La classe dirigeante a en mémoire la grève chez Air France de l’année dernière. Les pilotes ont fait grève pendant deux semaines, soumettant ainsi Air France à d’intenses pressions financières et à une perte de centaines de millions d’euros. Alors que le rapport de force était du côté des pilotes, le Syndicat national des pilotes de ligne a insisté qu’ils devaient mettre fin à la grève pour éviter qu’un dommage « irréversible » ne soit causé à la compagnie aérienne. Le SNPL craignait avant tout une victoire des travailleurs qui aurait risqué de déstabiliser totalement le gouvernement PS.

    Aujourd’hui comme l’année dernière, la classe dirigeante craint qu’une contestation isolée dans une entreprise ou dans une branche ne débouche sur un mouvement social potentiellement révolutionnaire contre le PS et l’Union européenne.

    Face à ce danger, le chef de l’État a dégainé l’arme politique de longue date du capitalisme français : le « dialogue social », c’est-à-dire la fausse conception que les arrangements entre le patronat et des appareils syndicaux aux ordres répondent aux intérêts des travailleurs.

    François Hollande a réagi lors de l’inauguration de l’Ecole nationale supérieure maritime au Havre, en prônant « un dialogue responsable avec un patronat qui prend les décisions qui sont attendues et des responsables syndicaux qui jouent la carte, la seule possible, celle du compromis et de la négociation (...) Ça compte, le dialogue social. Et quand il est interrompu par des violences, des contestations qui prennent des formes inacceptables, on voit ce que ça peut avoir comme conséquences sur l’image, sur l’attractivité du pays ».

    En fait, le « dialogue social » n’est qu’un slogan creux avancé pour semer la confusion sur le rôle traître des appareils syndicaux, pour bloquer des luttes indépendantes de la classe ouvrière, et pour tenter de sauver le capitalisme en faillite.

    Le « dialogue social » a été le refrain des politiques d’austérité de Hollande, qui ont largement mérité leur taux d’approbation de 3 pour cent dans un sondage l’année dernière. Le seul élément véridique dans le commentaire du chef de l’État est son observation qu’il permet au patronat d’imposer les décisions « qui sont attendues » et qui, en spoliant les travailleurs, augmentent les profits qui rendent le pays attractif aux investisseurs.

    Si Hollande défend maintenant le « dialogue social », c’est que l’invasion par les grévistes du CCE, où patrons et syndicalistes négociaent leurs projets réactionnaires, n’a démontré que trop clairement le gouffre de classe qui sépare les travailleurs d’un côté des forces du CCE de l’autre.

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  • Le Canard Enchaîné a publié quelques détails sur les projets de restructuration d’Air France, confiés aux syndicats. « Selon des documents que n’auraient pas dû recevoir certains syndicalistes, le plan de réduction des effectifs sera suivi après 2017 d’une autre saignée qui, elle, portera sur 5.000 suppressions d’emplois », écrit l’hebdomadaire.

    Selon les informations du Canard, le PS et Air France avaient jusqu’alors tenté de cacher ces détails aux travailleurs afin de minimiser l’impact sur la popularité déjà désastreuse de Hollande et d’éviter une explosion de revendications et de luttes ouvrières en France et à travers l’Europe. Dans sa tribune au Canard, Erik Emptaz écrit que la restructuration actuelle « est juste un hors-d’œuvre pré-électoral censé tenir les comptes et une explosion sociale jusqu’en 2017 ».

    Le PS aurait fait pression pour qu’Air France n’annonce que 2.900 suppressions d’emplois avant les prochaines présidentielles en 2017. Ce plan « qui se négocie dans la fureur pour 2.900 départs, essentiellement volontaires, a en effet été calculé au plus juste pour ne pas trop perturber la campagne du candidat Hollande », écrit le Canard. « Dans la prochaine mouture, d’ores et déjà dans les tuyaux, des licenciements secs seront inévitables ».

    Cette révélation du Canard témoigne de la frayeur immense provoquée dans les milieux politiques et médiatiques par la confrontation lundi entre les grévistes d’Air France d’un côté et les cadres et chefs syndicaux. Les deux chemises déchirées de cadres de la société, et encore plus l’illustration de l’hostilité entre la classe ouvrière et les appareils syndicaux, ont ébranlé la bourgeoisie.

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  • La seule voie pour aller de l’avant est une large mobilisation de l’ensemble de la classe ouvrière en France et à l’international dans une lutte contre le capitalisme et les politiques d’austérité. Plutôt que d’égaliser le niveau de vie des travailleurs vers le bas, de vastes luttes ouvrières internationales doivent le niveler vers le haut. Les prémisses essentielles de telles luttes, qui auraient un caractère révolutionnaire, sont la formation d’organisations ouvrières indépendantes des syndicats et la création d’une direction politique dans la classe ouvrière luttant pour le socialisme.

    La politique des couches sociales réactionnaires, par contre, est de tenter de renforcer au maximum ces mêmes syndicats, afin de subordonner l’opposition des travailleurs aux manœuvres tactiques de divers appareils syndicaux et d’étrangler leur combativité. La faiblesse des appareils syndicaux français inquiète la bourgeoisie française et internationale, qui craint que cela n’empêche les syndicats d’étrangler les luttes ouvrières.

    Ainsi, le premier ministre Manuel Valls a attaqué les commentaires de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui avait comparé mardi l’action des grévistes d’Air France à la Terreur révolutionnaire de 1793 et à la « chienlit » dénoncée par de Gaulle lors de la grève générale de Mai 1968.

    « La remise en cause permanente des corps intermédiaires, des syndicats ... par ce mot de ’chienlit’ est dangereuse », a déclaré Valls.

    Même son de cloche chez les commentateurs médiatiques. « Le problème est non pas la force, mais la faiblesse des syndicats. La violence en est le résultat », explique Hubert Landier, stratège du dialogue social, à la Sueddeutsche Zeitung de Munich. « Des syndicats assez forts pour faire passer quelque chose à la table de négociations auraient pu empêcher une radicalisation sur les lieux de travail ».

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  • « On ne voulait pas que le CCE soit envahi », a dit Kemoune à l’AFP, tout en soulignant l’étroite collaboration entre la CGT et la direction d’Air France. Selon lui, la CGT avait « prévenu » la direction de la colère des salariés et imploré pour que la direction renforce le dispositif de sécurité contre les travailleurs.

    Ainsi la principale critique émise par la CGT vis-à-vis la direction d’Air France était qu’elle n’avait pas suivi ses conseils et dirigé davantage de policiers contre les grévistes. « Comme d’habitude, elle ne nous a pas écoutés, maintenant qu’elle en assume les conséquences », a-t-il dit.

    L’intégration totale des syndicats dans les sphères dirigeantes soulignent la nécessité urgente d’une lutte indépendante de la CGT et de l’ensemble des syndicats.

    S’ils ont appelé à la grève hier, c’était pour servir de soupape et empêcher l’opposition parmi les travailleurs d’échapper totalement à leur contrôle. Leur réaction hostile à l’éruption de la colère des grévistes contre le CCE n’est qu’un avertissement de plus qu’ils s’avéreront opposés à toute action revendicative qui menacerait les projets de restructuration d’Air France.

    La colère des travailleurs d’Air France émerge d’années de manipulations et de trahisons des luttes ouvrières. Les syndicats, alignés sur la direction et leurs homologues dans les compagnies aériennes telles que Lufthansa ou British Airways, veulent sauver les profits d’Air France en faisant passer les salaires et les conditions de travail à travers l’industrie aux niveau qui prédominent mondialement dans les compagnies aériennes low-cost à bas salaires.

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  • « Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connue des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit. »

    Jean Jaurès devant l’Assemblée nationale, 19 juin 1906.

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  • Selon la CGT, « pour sortir de cette crise suicidaire il faut : de la garantie des investissements, de la stratégie de développement, de mesures de productivité-du maintien de l’emploi ».

    Des "solutions" capitalistes mais pas de lutte des classes !!!

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  • Ségolène Royal parle d’un médiateur comme solution...

    Les Radio France ont fait l’expérience de cette entourloupe derrière laquelle se tiennent les syndicats et qui ne mène qu’à décourager les salariés !!!

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  • Les violences, ce sont les 2900 licenciements annoncés. Les violences, ce sont les 2900 salariés menacés d’être jetés à la rue, plongeant 2900 familles dans le dénuement et la misère. Les violences, c’est le chantage à l’emploi si les salariés n’acceptent pas le plan de restructuration-licenciements de la direction d’AIR FRANCE.

    Les violences, c’est un gouvernement « de gauche », qui détient 18 % de la compagnie aérienne et qui donne son feu vert au plan de restructuration.
    Les violences, ce sont les menaces contre les pilotes s’ils n’acceptent pas d’effectuer 100 heures de vols annuels supplémentaires et accusés, s’ils ne plient pas, d’être les responsables des licenciements voire de la fermeture d’AIR France.

    Les violences, ce sont ces directions prétendument syndicales, la CFDT et la CGC qui se font les supplétifs même pas honteux de la direction patronale et du gouvernement.
    Les violences, ce sont toutes ces manoeuvres pour opposer les pilotes et le reste du personnel au sol.

    Les violences, ce sont toutes ces tentatives pour rendre les salariés responsables de la faillite et de la crise d’AIR FRANCE Non, les salariés, quel que soit leur métier au sein de l’entreprise n’ont pas la moindre responsabilité dans cette crise. Ils n’ont donc pas à en subir les conséquences !

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  • La direction d’Air France a reçu vendredi les deux principaux syndicats de pilotes, le SNPL et le SPA, quatre jours après les incidents qui ont émaillé le CCE de la compagnie. A la sortie, chacun a semblé vouloir joué l’apaisement.

    "Apaisé", c’est l’adjectif employé aussi bien par le président du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) que par des responsables d’Air France. Mais c’est à peu près tout ! Car personne n’a voulu livrer de précisions sur le contenu ou sur le calendrier des discussions.

    Apaisé, de la part des bureaucrates syndicaux signifie un désaveu des salariés en colère !

    Et pourquoi les syndicats sont apaisés alors que les salariés sont toujours aussi en colère, toujours aussi menacés de licenciements secs et de sacrifices inacceptables, sinon que les responsables syndicaux sont du côté de la bourgeoisie et de l’Etat ?!!!

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  • Lundi matin, à l’aube, cinq hommes ont été interpellés à leurs domiciles. Il s’agit de syndicalistes qui travaillent au sol pour la branche cargo d’Air France, mais ne sont pas élus syndicaux, selon une source policière confirmant une information d’Europe 1. Ils ont été arrêtés « sans incident » vers 06H00 à leur domicile, dans le Val-d’Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l’Aisne. D’autres arrestations pourraient suivre dans la matinée.

    Pour ces agressions, les salariés concernés risquent, outre des sanctions disciplinaires (licenciement pour faute lourde), des poursuites pénales.

    Si on laisse faire ça, cela veut dire qu’on récompense le crime patronal (couvert par les gouvernants) consistant à enlever son emploi, son gagne-pain, sa vie à quelqu’un !!!

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  • Des salariés interpelés à domicile à six heures du matin chez eux comme des bandits alors que les vrais bandits sont les licencieurs et leurs petits amis du gouvernement !!!

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  • Au lieu de dénoncer ces arrestations, et d’affirmer que la réponse aux arrestations sera une recrudescence de la lutte, la CGT d’Air France la craint. Tout ce qu’a trouvé en effet à déclarer la CGT, c’est : « Tout ça risque de mettre le feu aux poudres », comme la affirmé André Villanueva, secrétaire de section CGT du fret de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. « Avait-on besoin de venir les chercher au petit matin, si cela se trouve devant leurs enfants ? questionne l’élu CGT. Il aurait trouvé tout à fait simple et sympathique qu’on les arrête simplement en journée.

    La CFDT est moins hypocrite et plus clairement pourrie : « C’est normal, note Pascal Duran de la CFTC. Ces arrestations étaient obligatoires. Ce qui s’est passé est scandaleux. On ne rentre pas dans une réunion comme ça pour agresser un DRH. » Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré dimanche sur iTELE qu’il en avait "assez du syndicalisme +bashing+", mettant en garde contre des propos "populistes" et "dangereux".

    « On a essayé d’apaiser la situation après une semaine riche en événements », dit poliment Emmanuel Mistrali, porte-parole du syndicat SNPL.
    Le SNPNC sera reçu mercredi, en compagnie de l’Unsa. « La poignée de main risque d’être fraîche », sourit Sophie Gorins de ce syndicat. Mais elle va quand même serrer la main des licencieurs !!!

    Pas un sydicat pour racheter l’autre…

    Trois syndicats (FO, l’Unsa et la CGT) ont demandé à l’Etat de nommer « sans plus attendre » un médiateur. Encore la même entourloupe qu’à Radio France !!!

    Au lieu d’appeler à la grève pour défendre ces salariés menacés de peines au pénal et de licenciements, la CGT déclare que des salariés vont maintenir "nuit et jour" une présence symbolique à Roissy, en attendant la levée des gardes de vue. Très symbolique tout cela en effet…

    Tous les syndicats n’ont rien de plus pressé que de reprendre les négociations avec une direction provocatrice et maitre chanteuse !!!

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  • Le DRH a déclaré au Point : « Des délégués CGT, que j’ai ensuite remercié par SMS, sont venus m’aider à sortir de la salle. »

    Le PDG pourrait aussi envoyer un SMS aux syndicats, les remerciant d’accepter de négocier avec une épée de Damoclès de milliers de licenciements et de six salariés menacés de cinq ans de prison ferme !!!

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  • Quelle ironie, Air France a publié hier un communiqué vantant les trophées récoltés à l’occasion de la cérémonie des Top/Com Grands Prix Consumer 2015 : Air France a en effet remporté deux Top/Com d’Or venant récompenser sa nouvelle campagne publicitaire « France is in the Air », lancée en mars 2014, dans les catégories « stratégie de communication » et « stratégie pluri-médias« . HOP ! Air France a également reçu le Top/Com d’Or dans la catégorie « stratégie média » pour sa campagne nationale « Pour vous faire préférer l’avion », lancée en mai 2015.

    Casser le moral des pilotes et de tous les personnels d’Air France, pour vous faire préférer l’avion ?!!!

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  • bonjour,

    je trouve cela trop antisyndical. Les dirigeants syndicaux sont pourris, on le sait, mais j’ai l’impression de lire essentiellement un bulletin antisyndical plus que anti patronal. Il faut marquer qu’ils condamnent en effet la violence des salariés et marquer que c’est étonnant qu’ils ne condamnent pas plus fortement l’ensemble des licenciements, mais là c’est laisser une place beaucoup trop importante à faire de l’antisyndicalisme, je ne m’y retrouve pas. N’oublions pas que, malgré tout, dans les syndicats, il y a quand même une bonne partie des gens qui se mobilisent. Et je ne pense pas que la teneur du texte soit constructive pour eux. Je ne m’y retrouve pas

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  • Merci d’exprimer ainsi tes doutes, tes problèmes, tes interrogations. Effectivement, dans les syndicats, il y a le pire le meilleur, la bureaucratie et des travailleurs parmi les plus combatifs et les plus conscients. Vouloir s’adresser aux travailleurs proches des syndicats n’est pas faux, ne pas vouloir se couper d’eux non plus, mais comment parvenir à les convaincre qu’ils ne vont pas dans le bon chemin, en suivant, quitte à les critiquer, leurs dirigeants, sinon en soulignant de trois traits rouges chaque fois qu’on le peut, le fait que ces dirigeants ne sont pas critiquables, reprochables, mais carrément de l’autre bord…

    Ceci dit, sur le fond, il ne faut pas confondre la dénonciation des bureaucrates syndicaux et celle du syndicalisme.

    Les antisyndicalistes les plus dangereux, ce ne sont pas les révolutionnaires trop radicaux, ce sont les dirigeants syndicaux.

    Le syndicalisme, c’est la lutte de la classe ouvrière, pas les appareils qui sont d’abord des créations des patrons et de l’Etat.

    Tu as parfaitement le droit de ne pas t’en sentir de ce que nous défendons, je ne te le reproche nullement. Par contre, il est faux de mettre un signe égal entre les défenseurs de la collaboration de classe au sein de la classe ouvrière et les défenseurs des intérêts des salariés.

    En ce qui concerne les dirigeants CGT d’Air France, je te signale qu’ils avaient viré il n’y a pas si longtemps les éléments d’extrême gauche de leur sein, y compris militants de LO, pour se mettre en situation de trahir les travailleurs, tout comme SUD Rail a viré notre camarade ou SUD Santé s’apprête à en faire autant des militants d’extrême gauche.
    En ce qui concerne le combat pour élever le niveau de conscience, il n’y a que deux possibilités : ou dire la vérité aux travailleurs ou la cacher. Pour des révolutionnaires, il n’y en a qu’une.

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  • Il faudrait dans nos textes, critiquer d’abord les patrons et le gouvernement, plutôt que d’abord les directions syndicales ?

    Parce que nos critiques doivent s’attaquer à notre adversaire principal, dis-tu.

    Mais les bureaucraties syndicales font partie de cet adversaire principal.

    Et, si nous disons que les patrons et leurs gouvernants sont méchants, sont causes de nos malheurs, alors ces derniers ne sont pas prêts de cesser car les capitalistes et leurs agents ne vont qu’empirer leurs attaques.

    par contre, si les travailleurs prennent conscience qu’avec les syndicats, ils ne sont pas eux-mêmes organisés, ils peuvent souhaiter le faire, se retrouver, discuter autour d’eux, se lier d’une entreprise à une autre, lier entre eux leurs combats, ne pas se laisser isoler.

    Les syndicats font tout pour les en empêcher. Et c’est la principale raison de nos défaites.

    Il ne manque pas de luttes. Il manque des liens entre travailleurs et les syndicats ne donnent pas ce lien là.

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  • Je sais que les dirigeants des bureaucraties syndicales sont des crapules...

    Je suis pour qu’on les critique nettement et je sais que personne d’autre à l’extrême gauche ne va faire cette critique syndicale.

    Ce n’est pas le fait de le dénoncer qui me dérange mais le dosage qui pourrait faire croire que c’est la motivation principale du bulletin que de dénoncer les bureaucraties syndicales...

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  • Tu as parfaitement raison, pour nous, démolir les appareils syndicaux dans l’esprit des travailleurs, c’est un point essentiel, en ce qui concerne les luttes ouvrières, car c’est celui qui conditionne tous les autres.

    C’est parce que nous pensons que les luttes échouent parce qu’elles sont dirigées par les bureaucraties que nous pensons aussi qu’il ne suffit pas de critiquer des défauts dans les stratégies syndicales, il faut montrer que ces prétendues directions de la classe ouvrière jouent du côté de nos adversaires.

    Ce n’est pas propre à l’affaire d’Air France qui est juste un cas comme un autre, démontrant cette trahison de toute la direction syndicale.

    Les directions syndicales ne font pas partie de la classe ouvrière mais de l’attirail politique et social de la bourgeoisie.

    Ce n’est pas la première fois que nous le disons et ce ne sera certainement pas la dernière.
    C’est d’ailleurs très différent que de dire qu’ils sont « pourris », ce qui semblerait une catégorie morale et non sociale, de classe. Ils sont bourgeois.

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  • Si les travailleurs d’Air France se sont révoltés de cette manière qui est légitime mais qui se retourne contre eux puisque c’est maintenant la meance de cinq emprisonnements qui sert de moyen pour les dirigeants syndicaux de négocier des reculs, c’est parce que les véritables voies pour faire reculer les patrons étaient bouchées par les appareils syndicaux. Quelles sont ces voies ? C’est d’abord de ne pas lier notre sort de travailleurs, de prolétaires, au sort des compagnies capitalistes. Nous n’avons pas à nous mobiliser pour « sauver l’entreprise » comme nous le proposent sans cesse les dirigeants syndicaux. Nous n’avons pas à « sauver l’économie ». Nous n’avons pas à nous accrocher à tous ces Titanics ! Oui, les compagnies aériennes coulent les unes après les autres, raison de plus de ne pas nous y attacher ! Nous ne sommes pas obligés de lutter contre les plans de suppressions massives d’emplois, entreprise par entreprise, secteur par secteur, de manière divisée. Nous devons opposer à tous ces plans réformistes, c’est-à-dire capitalistes, un programme de lutte des classes, dans lequel les intérêts de la classe exploitée passent au-dessus des lois capitalistes. C’est exactement le contraire de ce que défendent les appareils syndicaux et, dès qu’un salarié défend cela, il se fait fermer la bouche par les bureaucrates. Pas par les patrons, pas par le gouvernement : par les dirigeants syndicaux !!!

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  • Mais l’explosion de colère physique contre un DRH est quand même une impasse ?

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  • Effectivement, l’explosion de colère contre le PDG et le DRH est la manifestation d’une impasse causée par les politiques syndicales et l’arrestation de salariés en colère sert maintenant de monnaie d’échange pour imposer les sacrifices. C’est dire que cela ne renforce pas la lutte. Même si nous ne devons pas ménager notre soutien aux salariés en colère, nous devons surtout développer de vraies perspectives des luttes. Et celles-ci consistent non pas en explosions de colère mais en tentatives soutenues, permanentes de nous adresser d’une entreprise à l’autre, d’un secteur à l’autre, d’un bureau à l’autre, pour casser les barrières entre salariés. Cela n’est pas violent, cela ne fait pas de bruit mais c’est ce travail là qui sera utile à l’avenir. Discuter entre nous, décider entre nous, nous lier entre nous. Pas nous adresser aux appareils syndicaux, pas nous adresser aux patrons et à leurs valets gouvernementaux, nous adresser à nos camarades de travail, à notre classe. Car aucun Etat, aucune entreprise ne nous protègera. Ils sont effectivement en faillite et déjà en train de couler et ils ne nous empêcheront pas de couler. Au contraire, ils sont en train de nous emmener au fond…

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  • Air France : quand le DRH perd sa chemise, les syndicats se dévoilent 15 octobre 2015 01:11, par Critique de la critique

    "la colère est une impasse" ?
    Et les manifs ou tout le monde se promène gentiment, tourne en rond ...et les débrayages à répétition qui durent 30mn ?

    Les syndicats et tous les syndiqués qui les suivent en baissant la tête , en font une belle d’impasse.

    Au mieux quand un orateur un peu révolté intervient , il réveille la masse endormie par le ronron du discours "laisser nous négocier".

    Celui qui exprime sa colère contre son tolier, a au moins relevé la tête 1 fois, qui ne l’a jamais fait ?

    La dignité individuelle , c’est aussi cette force émancipatrice qui est contagieuse et c’est ce que craigne le plus les esclavagistes !

    Vive l’insubordination ouvrière contre l’ordre patronnal et syndical.

    D’ailleurs, ce n’est pas un problème de "crapule" , même si certain bureaucrate assumerait ce qualificatif ; c’est un choix profond entre 2 conceptions—>vouloir sauver le système capitaliste , les industries, les emplois etc... ou vouloir la destruction de ce système d’exploitation.
    Et la, la conscience sociale des syndiqués est dans 1a même impasse que celle des non syndiques...

    Je suis syndiqué et défend parmi les syndiqués et non syndiqués, comme LO à une époque, l’intervention et la discussion/décision directe des travailleurs, leur organisation autonome dans des comités ou groupe, leur représentation par élection à main levée en assemblée pendant la moindre lutte.

    Aujourd hui l’extrème gauche dans les syndicats n’organise même plus un semblant de vie syndicale ! aucune reunion de section avec les syndiqués . Il faut repartir de "0" , car aujourd hui il faut se méfier du chef, et du délégué d’E.G. qui parle tout bas avec le patron.

    L’extrème gauche ne critique plus la CGT à part pour dire qu’il y a des abus ou "un manque d’initiative"... l’EG est la CGT, elle se sent solidaire à 100% . En taisant les impasses des luttes corporatives, ou négociées d’avance avec le patronnat/gouvernement, l’E.G. est complice et participe à cette tromperie.

    L’E.G. est devenue comme en Grèce le défenseur d’une alternative faussement radicale, à la colère du prolétariat.

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  • Selon BFM TV, les cinq employés déférés mardi devant le parquet vont être mis à pied sans solde dès jeudi par le groupe. Une première, selon la chaîne.

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  • Le tribunal de grande instance de Bobigny a tranché vendredi en faveur d’Air France dans le litige qui l’oppose au syndicat de pilotes majoritaire SNPL, sur la pleine application du plan de restructuration "Transform" qui devait s’achever avant fin 2014.

    Compter sur la justice, sur l’Etat, sur le gouvernement, sur les dirigeants syndicaux pour trancher la question sociale, c’est compter sur nos adversaires...

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  • "Traumatisés" d’avoir été "traités comme des bandits", les salariés d’Air France poursuivis pour violence sortent du silence pour la première fois.

    Dix jours après le comité central d’entreprise (CCE) d’Air France interrompu par de violents débordements, quatre des cinq salariés poursuivis ont rencontré l’AFP. Seuls deux ont parlé, lors de cet entretien qui sera « le premier et le dernier » accordé aux médias, prévient Mehdi Kemoune de la CGT, présent à leur côté.
    « On est venu là pour nos emplois, pas pour casser »

    Visages fermés, traits tirés, aucun ne souhaite s’étendre sur son rôle dans la manifestation qui a dégénéré. Sous la double menace d’une condamnation pénale et d’un licenciement, les salariés incriminés l’affirment  : « On n’a rien fait », d’ailleurs la police n’a « pas assez de preuves ».

    Deux dirigeants d’Air France avaient alors été molestés et obligés de s’enfuir, leurs chemises déchirées, en escaladant des grilles. Quatorze plaintes ont été déposées après ces violences  : neuf émanant de vigiles et cinq de cadres de l’entreprise.

    « Je ne regrette pas d’avoir participé à une manifestation pour sauver mon boulot », lâche simplement David (prénom modifié). « On est venu là pour nos emplois, pas pour casser. » Le nouveau plan de restructuration, « c’est une catastrophe sociale », dit Mickaël (prénom modifié). « C’est des divorces, des pertes de maison, de vie… c’est injustifié », soupire-t-il.

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  • Onze salariés de la branche cargo d’Air France sont convoqués par la police mardi et mercredi pour être entendus dans le cadre de l’enquête sur les incidents survenus en marge de la manifestation du 5 octobre, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

    Selon la direction, les auditions auront lieu à la police aux frontières (PAF) de Roissy, en charge de l’enquête.

    En outre, deux pilotes, soupçonnés par la compagnie d’avoir ouvert "un accès avec leur badge" lors de l’envahissement du CCE, ont été "mis à pied jusqu’à début novembre", a indiqué à l’AFP Véronique Damon du SNPL, le syndicat de pilotes majoritaire à Air France. Ils ne sont pas adhérents au syndicat, a-t-elle précisé.

    "Ca nous paraît être une réaction un peu excessive s’ils ont simplement ouvert les portes pour éviter qu’elles ne soient défoncées", a-t-elle poursuivi.

    Il est indispensable que la classe ouvrière ne les laisse pas ainsi entre les mains de l’Etat, le principal allié des patrons !!!

    Les salariés d’Air France les premiers, mais pas le seuls, doivent réagir par la grève générale !

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  • Franchement, critiquer en premier les syndicats, je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure méthode.

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  • La meilleure méthode pour quel but ?

    Le mieux serait que les tromperies des bureaucrates restent clandestines, pour des cercles d’initiés ?

    Je ne le pense pas.

    Il faut rendre publiques les méthodes des dirigeants syndicaux si on veut que les travailleurs sachent se diriger eux-mêmes.

    La conscience ne ressort pas de l’ignorance !

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  • Ce qui désarme les travailleurs en lutte , ce ne sont pas les sales coups du patronat , qu’il faut dénoncer. En effet, quand la bataille s’engage par la grève, avec 1 détermination suffisante pour mettre en péril les attaques des patrons & gouvernements, le principal obstacle à la lutte est,sera, a toujours été les tactiques syndicales. L’ambiguité est toujours : quand le prolétariat reçoit les coups sans réagir collectivement et surtout sans organisation autonome de sa classe, les organisations ouvrières traditionnelles syndicales & politiques usent d’un langage faussement radical et peuvent illusionner les travailleurs sur leur capacité à résister à l’offensive patronale. Surtout dans 1 période de croissance économique, ou dans certains secteurs stratégiques pendant une guerre, le réformisme retarde cette prise de conscience que seule la lutte de classe auto organisée peut faire aboutir les revendications ouvrières. Mais actuellement ,dans tous les secteurs de l’industrie, du tertiaire, de l’agriculture, du privé ou du publique, les syndicats encaissent reculs sur reculs, avec des déceptions à la clé pour ceux qui les ont suivi.
    Oui les syndicalistes professionnels ont raison d’avoir peur ...de la réaction des salariés en colère car les masques de la collaboration tombent à la même vitesse que les annonces de licenciements et surtout cela montre qu’il manque une alternative de classe à ses organisations syndicales, car elles ne peuvent pas plus se réformer...que le capitalisme.
    Construire des organisations de collaboration ne peut pas être un objectif et pourtant c’est celui et l’unique de l’extrème gauche .
    Préparer les exploités a diriger leur propre lutte et leur classe à renverser ce système barbare pour en finir avec le salariat, c’est préparer la domination non pas des bureaucrates mais celle du prolétariat.
    Ce sont les réformistes et les dirigeants syndicaux qui ont voté en 1914 pour mener la classe ouvrière à l’abattoir et ce sont eux qui ont fait tourner les usines d’armement , jusqu’au menaces de révolution mondiale en 1917.
    ce sont encore les dirigeants syndicaux et réformistes, qui ont écrasé les ouvriers/ere en allemagne en 1919 en créant les milices fascistes .
    L’adversaire le plus dangereux n’est pas celui qui tient le baton devant nous, mais celui qu’on néglige, et qui sort le couteau par derrière.

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  • Alors que la suppression de 1000 postes a été confirmée par le CCE de la compagnie, 3000 salariés manifestaient contre le plan de redressement de la direction.

    Le dialogue social c’est 1000 suppressions d’emplois, puis 3000 puis 5000 sans compter les autres sacrifices pour les salariés et les clients.

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  • Air France confirme qu’il y aura 1 000 suppressions de postes en 2016 même en cas d’accord avec les syndicats sur des sacrifices massifs en termes d’horaires, de charge de travail et de salaires. Hollande a donc bel et bien menti !

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  • Air France-KLM a vu son bénéfice net s’envoler à 480 millions d’euros au troisième trimestre, contre 86 millions un an plus tôt.

    Le PDG du groupe aérien Alexandre de Juniac, cité dans un communiqué, a salué cette amélioration des résultats, mais estimé qu’elle "ne permettait cependant ni de combler le différentiel de compétitivité avec [ses] concurrents ni de disposer des moyens de financer la croissance du groupe", en plein bras de fer social au sein d’Air France.

    De Juniac considère que les profits ce n’est pas suffisant : il faut que les salariés mordent la poussière.

    Il n’est pas le seul à penser ainsi. Le PDG de Renault, celui de PSA, tous les Macron, les PDG de Radio France, de l’AFP, de la SNCF, des banques, en somme toute la classe capitaliste a exactement le même projet : écraser la classe ouvrière. Tous les petits Hirsch et Juniac, tous les petits Macron et Valls doivent être renvoyés à leur place : la poubelle de l’histoire !

    Ne nous laissons pas attaquer et battre séparément les uns après les autres en suivant la stratégie de la défaite des bureaucrates syndicaux.

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  • Les salariés d’Air France accusés de la chemise déchirée sont frappés : cinq licenciés et onze mises à pied en attendant les sanctions pénales...

    S’il y avait des syndicats dignes de ce nom dans ce pays, ils déclencheraient immédiatement une grève générale d’avertissement !!!

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  • L’intersyndicale s’est réunie et a décidé... de ne pas appeler à la grève en solidarité avec les salariés licenciés !!! Sous prétexte qu’il n’y avait pas unanimité et que le SNPL ne s’associait pas !!!

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  • Encore ne s’agissait-il que d’un débrayage un jour !

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  • Quatre salariés d’Air France mis en cause pour des violences le 5 octobre ont été licenciés « pour faute lourde », un cinquième, représentant du personnel, fait l’objet d’une procédure de licenciement spécifique en raison de son statut. Pour le délégué syndical CGT, une « procédure légale spécifique et plus longue » est engagée, a indiqué la direction de la compagnie. Compte-tenu de son statut de salarié protégé, son licenciement doit être autorisé par l’inspection du travail et les instances du personnel consultées.

    Ces cinq employés, principalement issus de la branche cargo, sont licenciés « sans indemnité ni préavis », a précisé à l’AFP Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT Air France. Pour un sixième salarié, les faits « d’accusation d’agressions physiques n’ont pas été retenus », a indiqué le groupe aérien. Selon plusieurs sources syndicales, il fera l’objet d’une mise à pied mais la direction va « retirer sa plainte pour violence », ne retenant que des « dégradations » à son encontre.

    Ces six salariés avaient été interpellés une semaine après les incidents survenues en marge du Comité central d’entreprise (CCE) d’Air France où deux dirigeants avaient été molestés par des manifestants, l’image de leurs chemises arrachées ayant fait le tour du monde. Cinq d’entre eux seront jugés le 2 décembre au tribunal correctionnel de Bobigny.
    Par ailleurs, onze salariés, tous salariés au sol également, ont également écopé d’une mise à pied sans solde de 15 jours pour avoir participé, selon la compagnie, à l’« effraction » d’une grille d’accès.

    C’est toute la classe ouvrière qui est frappée et pas seulement quelques salariés d’Air France et la réaction doit être à cette échelle !

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  • La CGT d’Air France a annoncé qu’elle suspendait son appel à la grève pour le jeudi 28 janvier après la décision de la direction d’annoncer « un projet de croissance » pour la compagnie en CCE extraordinaire le 15 janvier.

    La CGT avait appelé le personnel d’Air France à la grève le 28 janvier pour demander l’arrêt des licenciements et des poursuites judiciaires dans l’affaire de la « chemise arrachée », où cinq salariés sont poursuivis en justice dont quatre ont été licenciés pour faute lourde.

    Pourtant, ni les suppressions d’emplois ne sont supprimées, ni les sanctions ne sont supprimées, ni rien ! Et la CGT dit ne pas savoir du tout ce que contient le projet de la direction !!!

    Quel syndicalisme à ras des pâquerettes !!!

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  • L’inspection du travail refuse le licenciement d’un délégué CGT d’Air France à la suite de l’affaire de la « chemise arrachée » du directeur des ressources humaines, selon l’AFP, qui a pu consulter la décision rendue ce jeudi. Dans la foulée, la compagnie aérienne a décidé de former un recours auprès de la ministre du Travail.

    Cela signifie que Hollande-Valls s’acharnent contre les travailleurs en lutte !!!

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  • Le PDG d’Air France confirme qu’il vise toujours la suppression de 1.600 emplois d’ici début 2017 !!!

    Il ne suffira pas de lui ôter sa chemise !!!

    Il faudra ôter à tous ces petits roitelets tout pouvoir de nuisance !

    Les PDG à la lanterne !

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  • ils appellent au mouvement d’ensemble pour une journée et laissent les luttes s’isoler et l’organisent même

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  • Ce n’est pas leur chemise que les bourgeois ont peur de perdre… Lire la suite

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  • Les quatre salariés d’Air France licenciés pour avoir commis des violences en octobre dernier ont retrouvé du travail pour quelques mois dans l’imprimerie, grâce à l’intervention de Philippe Martinez, selon Europe 1.

    Les quatre ex-salariés d’Air France, licenciés pour faute lourde dans le cadre de l’affaire de la chemise du DRH arrachée en octobre 2015, ont retrouvé du travail, annonce Europe 1. C’est la CGT qui leur aurait offert un poste de manutentionnaire dans des imprimeries. Grâce à l’intervention de Philippe Martinez lui-même, le patron du syndicat, qui les a reçus, ils travailleraient désormais dans quatre imprimeries, dont l’une, Riccobono-Imprimeurs, est située à Roissy près de l’aéroport.

    Le syndicat du Livre profite du fait qu’il est patron des embauches mais cela ne blanchit pas la direction de la CGT qui n’a mené aucune actions sérieuse pour imposer leur réembauche par Air France et pour faire reculer le gouvernement. Rien ne peut faire oublier le tract CGT Air France qui, à chaud, dénonçait ces salariés comme aussi coupables que le PDG licencieur et maître chanteur !

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  • En octobre dernier, le directeur des ressources humaines d’Air France avait été exfiltré par des agents de sécurité, la chemise arrachée, alors qu’il était bousculé par des employés mécontents après l’annonce d’un plan de licenciement. Après cet épisode très médiatisé, dit de la chemise arrachée, un salarié-délégué CGT de la compagnie avait été renvoyé. La ministre du Travail Myriam El Khomri vient de valider ce licenciement, jugé injustifié en janvier par l’inspection du Travail, a annoncé lundi son ministère dans un communiqué.

    On a un gouvernement au service exclusif du patronat !

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  • Après les condamnations des travailleurs d’Air France par la « justice », la CGT dénonce le fait que cette « justice est au service des puissants », selon Martinez. Mais qui, sinon la CGT, a demandé aux travailleurs de croire dans ce procès plutôt que dans une journée interprofessionnelle de protestation ?!!!

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