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13 novembre à Paris : ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !!

samedi 14 novembre 2015, par Robert Paris

132 morts, 350 blessés à Paris : ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !!!

La France est depuis des années le pays occidental le plus engagé dans la guerre mondiale qui commence, le plus prêt à envoyer son armée dans tous les coins du monde, le plus prêt à tirer et tuer partout au monde et pas pour sauver des peuples ! Il suffit de voir l’état des pays qui ont été « sauvés » par l’armée française. On apprenait hier encore que les maliens réfugiés n’avaient toujours pas pu rentrer dans leur pays, que la Libye est détruite, que la Syrie et l’Afghanistan ne sont plus en état de se reconstruire, etc… Le seul pays où la France n’était pas entré en guerre était l’Irak et Hollande-Valls avaient décidé d’y entrer en guerre. Comme on le constate, quand on est en guerre dans le monde entier, on n’est pas étonnés que cette guerre vous revienne en boomerang en pleine gueule ! Et on ne s’étonne pas que tous les vigipirates et autres services d’anti-terrorisme et contre-espionnage sans compter la police soient tout à fait incapables de trouver les assaillants et de les bloquer... On ne s’étonne pas que le gouvernement avoue avoir su à l’avance que des salles de spectacle seraient visées et qu’il ne les a pas protégées. Quand il s’agit de ses banques et de leurs coffres-forts, ils sont plus compétents !

Le résultat de cet attentat va être de rendre la France plus policière, plus encadrée militairement et policièrement, en le justifiant pas les nécessités de la sécurité des Français, mais avec l’efficacité que l’on vient de voir...

Par contre, on sait à quoi cela sera efficace d’encadrer militairement et policièrement la population : contre la lutte des classes !

Oui, c’est bien de la lutte des classes que l’impérialisme veut nous détourner en combattant un ennemi qu’il s’est lui-même fabriqué sur mesure : le terrorisme intégriste se revendiquant de l’islam.

L’extrême gauche voit assez bien que les attentats sont une réponse à la guerre impérialiste, ils voient aussi que seul le combat des peuples et des classes ouvrières contre la guerre impérialiste est la seule vraie réponse mais ils voient beaucoup moins que le couple terrorisme /antiterrorisme est la réponse du capitalisme à sa propre crise et une réponse qui vise à étouffer dans l’œuf toute potentialité de montée révolutionnaire, potentialité que contenait la vague des révolutions du Maghreb et du monde arabe.

Et on ne peut pas mener de lutte contre la guerre qui ne soit pas une lutte contre le capitalisme, une lutte de classe. Il ne faut pas séparer la lutte économique et la lutte politique, comme le font les centrales syndicales comme tous les réformistes. C’est la classe ouvrière qui est une perspective face au basculement du monde capitaliste dans la violence.

Daesh, c’est le fascisme et la contre-révolution n’est développée par les bourgeoisies que pour contrer la révolution.

Or la Syrie, comme l’Egypte et la Tunisie, avait connu un début de soulèvement révolutionnaire. C’est celui-ci que l’impérialisme a éradiqué en le transformant en guerre contre le terrorisme.

La seule perspective pour faire face au terrorisme comme au prétendu anti-terrorisme de l’impérialisme, c’est la révolution sociale !

Le point de vue d’un camarade :

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Et encore

Ils sont en guerre contre nous

Syrie : les pompiers pyromanes

On ne combat pas le terrorisme sans combattre le capitalisme qui le nourrit

C’est quand la minute de silence pour les victimes des bombardements français, américain, anglais sur l’Irak, sur la Libye, sur la Syrie, sur le Mali et autres ?!!!

La guerre de la bourgeoisie française n’est pas seulement tournée contre les intégristes et les terroristes : elle vise d’abord nos libertés et elle veut d’abord détruire tout droit de la classe ouvrière.

Remarquons que la bourgeoisie ne se contente pas d’appeler à l’union nationale contre le terrorisme en solidarité avec les vicitmes, elle ne se contente pas de s’en servir pour justifier des guerres qui n’avaient pas attendu les attentats en France pour être menées, elle ne se contente pas de mettre en place en France l’Etat d’urgence et d’exiger que tout le monde s’aligne sur l’Etat, sur les guerres de la France, elle pousse en avant l’idée d’un « pouvoir fort », plus militaire et moins politique comme vient de le faire le général Vincent Desportes :

- Hélas, oui. Soyons clairs : nous sommes en guerre. Quand on abat un avion dans le Sinaï avec 200 passagers à bord, quand on tue plus de 100 citoyens à Paris, il s’agit bien d’une guerre. Elle a changé de visage et de nature ; ce n’est pas une guerre mondiale, mais c’est une guerre mondialisée. Une guerre qui vise la France, nos valeurs, notre mode de vie, nos libertés. Malheureusement, la France n’a pas voulu reconnaître cet état de guerre, et ne s’est pas donné les moyens d’assurer la protection du territoire national. Or, il était évident qu’il y aurait des attentats de masse. Il s’agit là d’une attaque coordonnée, préparée avec un nouveau mode opératoire, et il est malheureusement probable qu’il y en ait d’autres… Face à ce danger, le déploiement de 1.500 militaires dans la cadre de l’opération Sentinelle n’est pas efficace. C’est absurde d’utiliser les militaires comme un stock de vigiles postés devant des lieux de culte…. Les moyens alloués, en baisse constante, ne sont pas suffisants, l’enveloppe est trop petite. Résultat : la défense de notre pays s’est délitée. On ne peut pas jouer avec la sécurité des Français. Il faut supporter l’effort de guerre, avec tous les sacrifices que cela comporte. Les Français doivent s’y préparer et accepter de renoncer à une partie de l’Etat Providence au bénéfice de la sécurité.

En somme ce général appelle la population à sacrifier sa liberté pour soi-disant assurer sa sécurité, en réalité celle des capitalistes… Et il est loin d’être le seul : la bourgeoisie a commandité un sondage destiné à affirmer que le peuple français souhaiterait la mise en place d’un pouvoir fort moins politique et plus dur, soi-disant pour faire face à la crise, à la guerre, à toutes les catastrophes… Ben mon colon !

67 Messages de forum

  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 12:18, par Robert Paris

    Pour frapper en même temps la France, le Soudan, la Russie, l’Egypte et le Liban, sans compter la Syrie, l’Irak, la Libye, Daesch n’est pas un groupe terroriste mais une armée, issue en partie de l’ancienne armée de Saddam Hussein. C’est l’écrasement de l’armée de Saddam qui l’a produite mais qui l’arme et qui la finance ? Les pays occidentaux se gardent bien de le dire !

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 12:26, par Robert Paris

    Il y a un lien entre la montée des violences partout dans le monde et la crise du capitalisme, plus que jamais présente et que, depuis 2008, aucune intervention étatique n’a réussi à diminuer. C’est le capitalisme qui nous menace mortellement et le terorisme n’est qu’une des faces de la crise du capitalisme.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 12:30, par Robert Paris

    Frontières fermées, manifestations interdites, surveillance policière maximale, les mesures prises n’ont pas empêché les attentats mais les attentats permettent de justifier un état d’urgence proche de l’état de mobilisation générale militaire.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 13:04, par Robert Paris

    Déjà, ce sont les migrants qui sont désignés du doigt, déjà la police s’autorise à inspecter tous les appartements de jour comme de nuit, déjà le gouvernement parle de mobilisation générale et d’accroissement de la guerre... Mais le premier qui a fait de la population française une cible vivante, c’est bien ce gouvernement qui n’a perdu aucune occasion pour clamer mille fois qu’il était en guerre, pour annoncer sans cesse qu’il envoyait des soldats, qu’il envoyait des bombes, qu’il attaquait, etc...

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  • Si, comme cela semble probable, les attaques ont été perpétrées par des vétérans européens de l’ÉI ou d’une milice similaire, les centaines de morts et de blessés dans les rues de Paris sont les victimes de guerres impérialistes menées au Moyen-Orient pour des objectifs géopolitiques cyniques et qui tombent maintenant hors de contrôle.

    L’ancien directeur de la CIA James Woolsey a déclaré sur ABC News que les États-Unis, la France et d’autres pays ayant tué des hauts responsables du groupe État islamique (ÉI), « nous devons comprendre que nous sommes en guerre ».

    Il y a douze ans, lorsque le gouvernement Bush a lancé une invasion illégale de l’Irak en 2003, le gouvernement français, prévoyant le désastre que provoquerait la guerre, a refusé d’y participer. La réintégration de la France au commandement militaire intégré de l’OTAN en 2009, suivie de la décision d’épauler les États-Unis et d’autres puissances de l’OTAN dans les guerres au Moyen-Orient en 2011, se sont avérées porteuses de conséquences désastreuses.

    Après l’annonce de Hollande, des reporters de iTélé ont dit à maintes reprises que la France est en guerre, et que de nombreuses dures mesures spécifiées dans la loi de 1955 sur l’état d’urgence seraient mises en application. La loi permet aux autorités françaises d’imposer le couvre-feu, de procéder à des perquisitions arbitraires dans les résidences privées en tout temps, de censurer la presse, d’imposer des tribunaux militaires, d’assigner des individus à résidence sans procès, de fermer des lieux publics et de saisir des armes privées.

    La dernière fois que l’état d’urgence a été décrété était en 2005, lorsqu’il fut partiellement mis en place suite aux émeutes de masse provoquées dans les banlieues par l’électrocution de deux jeunes fuyant la police. Mais la dernière fois que l’État français a invoqué tous ces pouvoirs, c’était dans les années ayant suivi la promulgation de la loi, quand elle fut utilisée pour imposer un état d’urgence en Algérie dans une tentative infructueuse d’écraser le mouvement pro-indépendance contre l’ordre colonial français en Algérie.

    Les médias ont rapporté que des fouilles systématiques sont envisagées dans la région de Paris plus tard aujourd’hui. Les écoles et les universités, ainsi que toutes les installations publiques de Paris, seront fermés et certains partis politiques vont suspendre leur campagne pour les élections régionales du mois prochain.

    L’establishment politique français a appuyé des milices islamistes dans des guerres par procuration pour un changement de régime en Libye et en Syrie, encourageant ses citoyens à adhérer à ces milices en les présentant largement dans les médias comme des « révolutionnaires » combattant Khaddafi ou Assad. Maintenant ces éléments, formés pour ouvrir le feu et lancer des grenades dans les guerres de guérilla au Moyen-Orient, rentrent à la maison. Ceci a créé un environnement politique permettant au terrorisme de fleurir et de s’étendre rapidement, et à la guerre de s’installer en France.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 13:25, par axel

    Nous payons le fait que la France soit en guerre aux quatre coins du monde, pour remplacer les USA bloqués par le mouvement antiguerre américain. Nous payons le fait que n’existe aucun mouvement antiguerre en France !

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  • Un animateur TV et radio présent sur les lieux affirme de son côté avoir pu écouter les motivations des ravisseurs face aux forces de l’ordre présentes : "C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie" auraient expliqué les assaillants, selon le témoin.

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  • La politique impérialiste française, guerre en Libye, guerre en Syrie, guerre en Irak, a contribué au développement du terrorisme...

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 14 novembre 2015 16:48, par Max

    Qui est derrière Daesh ? qui l’a crée ? comment est il né ? Qui le finance ? Qui le soutient politiquement ?
    Daesh provient de la guerre menée contre l’Irak ces 10 dernières années, et surtout de la guerre de classe liée à l’éffondrement du capitalisme.

    La France avait soutenu et armé le régime de Sadam Hussein comme il a soutenu celui des principaux dictateurs au 4 coins du monde.

    C’est bien la France qui a également permis le massacre de la révolution en Iran en 1979, en autorisant khomeini a organiser depuis la France son accession au pouvoir.

    Khomeini a été choisi par Time Magazine comme Homme de l’année 1979.

    La France a aussi bien vendu des armes pendant la guerre Iran/Irak aux 2 dictatures.

    Aujourd hui on voudrait nous faire croire que la France lutte contre le terrorisme !

    Qui a armé les Hutus ? Qui a instauré des cartes d’identité différente entre les hutus et tutsis ? Qui a formé militairement le Hutu power , ce mouvement fasciste et terroriste aux Rwanda ? Qui est responsable de plus de 1 millions de morts au Rwanda ?
    La France et la Belgique avant elle.
    Pourquoi en 1994 ? Car la population venait de se révolter contre le gouvernement comme en Syrie, en Iran ou en Algérie en 1988.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 15 novembre 2015 07:20, par alain

    Qui soutient les fascistes de Daesh à l’étranger ?

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  • EI = Daesh = ISIS suivant les dénominations n’a pas un soutien ouvert d’un Etat mais il a des soutiens cachés…

    Jusqu’en 2013, lors de la guerre civile syrienne, l’EI bénéficie de soutiens financiers venus de l’Arabie saoudite. Ces aides viennent d’acteurs privés, d’associations, de personnalités politiques ou d’hommes d’affaires, parfois liés à la famille royale, qui profitent d’un certain laisser-aller de l’État qui soutient alors l’ensemble de la rébellion syrienne. L’Arabie saoudite fait volte-face en janvier 2014 lorsque l’EIIL entre en guerre contre les autres groupes rebelles syriens du Front islamique, du Front al-Nosra et de l’Armée syrienne libre, qui sont également financés par les pays du Golfe. En mars 2014, l’Arabie saoudite classe l’État islamique comme « organisation terroriste ».

    La Turquie est également accusée par certains mouvements politiques et des journalistes de soutenir l’État islamique. Selon Le Monde, de 2012 à septembre 2014, « la Turquie a mené une politique de soutien aux groupes qui combattaient les Kurdes et le régime de Bachar Al-Assad, dont plusieurs organisations djihadistes. Elle les laissait notamment transiter par son territoire, qui leur sert également de base de repli, et en facilitant le passage d’armes et d’équipements. Pour de nombreux observateurs, cette dynamique permissive a directement favorisé l’essor de l’EI sur ce territoire » ; selon Daniel Pipes, journaliste américain pour le Washington Times « les Turcs ont offert bien plus qu’un passage aisé de la frontière : ils ont fourni le gros des fonds, de la logistique, de l’entraînement et des armes de l’EIIL. Les Turcs résidant non loin de la frontière syrienne parlent d’ambulances turques se rendant dans les zones de combats entre les Kurdes et l’EIIL pour évacuer les blessés de l’EIIL vers des hôpitaux turcs ». En Turquie, le Parti républicain du peuple accuse également le gouvernement de soutenir l’EI. Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan nie cependant toute alliance avec les groupes armés islamistes en Syrie et en Irak.

    En novembre 2014, la presse israélienne affirme que des combattants du Front al-Nosra et de l’État islamique sont soignés en Israël. Ces informations sont reprises en mars 2015 dans le Wall Street Journal et commentées dans la presse internationale. Par la suite, un officier de Tsahal affirme à la presse israélienne que seul un petit nombre de membres d’al-Nosra sont parvenus à « s’infiltrer » pour recevoir un traitement médical, il n’évoque pas l’État islamique et déclare que les hôpitaux n’accueillent plus de djihadistes depuis début juin 2015.

    D’autre part, les USA mènent un jeu double : ils veulent combattre militairement Daesh mais ils ne veulent pas que celui-ci soit écrasé et notamment pas par les Russes.

    Un officier de renseignement de l’armée irakienne et plusieurs autres experts ont révélé que des avions américains avaient largué des armes, des équipements et des rations alimentaires aux terroristes de « Daech » en difficulté dans la province de Diyala (Est de Bagdad), notamment dans la localité stratégique de Jaloula. Selon les mêmes sources, cette aide a permis aux terroristes, qui étaient sur le point de se rendre, de continuer de se battre pendant plusieurs jours. L’argument de l’erreur, invoqué par les responsables de la coalition pour expliquer ce parachutage, est peu convaincant, car ce jour-là, le 7 novembre, les avions de la coalition ont fait quatre passages, bien qu’ils aient été prévenu que les colis tombaient dans les régions contrôlées par les terroristes. Moufid al-Baldaoui, caïmacam (préfet) du district de Balad, au nord de Bagdad, a révélé, samedi, qu’un avion de la Coalition internationale derière les USA a largué, la veille, un ballon géant au-dessus d’une région où des combattants de « Daech » sont encerclés par les troupes irakiennes et les volontaires de la « Mobilisation populaire ». Ce ballon est semblable à ceux qui contiennent des armes, des munitions et d’autres équipements militaires parachutés aux troupes des peshmergas dans d’autres régions du pays.

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  • L’état d’urgence permet aux autorités françaises d’imposer le couvre-feu, de procéder à des perquisitions arbitraires dans les résidences privées en tout temps, de censurer la presse, d’imposer des tribunaux militaires, d’assigner des individus à résidence sans procès, de fermer des lieux publics et de saisir des armes privées.

    La dernière fois que l’état d’urgence a été décrété était en 2005, lorsqu’il fut partiellement mis en place suite aux émeutes de masse provoquées dans les banlieues par l’électrocution de deux jeunes fuyant la police. Mais la dernière fois que l’État français a invoqué tous ces pouvoirs, c’était dans les années ayant suivi la promulgation de la loi, quand elle fut utilisée pour imposer un état d’urgence en Algérie dans une tentative infructueuse d’écraser le mouvement pro-indépendance contre l’ordre colonial français en Algérie.

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  • Ce sont les guerres de Sarkozy-Hollande-Valls qui viennent nous frapper en rebond...

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  • La bourgeoisie se donne l’allure de ne se préoccuper que de son sale fric. Regardez le commentaire des financiers :

    Les attentats de vendredi à Paris qui ont fait au moins 129 morts pourraient entraîner lundi un bref repli des Bourses, mais leur impact sur l’économie et les marchés financiers devrait être limité, estiment des analystes.

    « Les attaques meurtrières qui ont frappé la France ne devraient pas peser longtemps sur les décisions des investisseurs », prédit Shane Oliver, économiste chez AMP Capital à Sydney.

    « Si cela s’était passé pendant les heures de marché, il aurait pu y avoir un vent de panique mais les marchés ont eu tout le week-end pour digérer l’information », fait valoir Eiji Kinouchi, analyste chez Daiwa Securities à Tokyo.

    Les valeurs françaises devraient souffrir le plus quand les Bourses rouvriront lundi, surtout celles exposées à l’industrie du tourisme, qui contribue pour environ 7,5% au produit intérieur brut de la France.

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  • Le général Vincent Desportes en direct sur France Info déclare : "Notre ennemi, c’est Daech. C’est une déclaration de guerre".

    Dommage de ne pas avoir attendu cette "déclaration de guerre" pour que l’armée française, elle, entre en guerre contre la Syrie, contre la Libye, contre l’Irak, contre le Mali, contre la Centrafrique et on en passe...

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 15 novembre 2015 10:11, par Max

    Le texte en PDF écrit par le camarade KARLCHEN révèle un point de vue défensif (contre l’union nationale) mais aussi syndicaliste dans le mauvais sens du terme.

    1er ) sur la forme :
    "La victoire du terrorisme et des « démocraties » ou dictatures capitalistes (Chine, Russie) serait de
    présenter ces attentats dont ceux de Paris ne sont qu’un hors-d’œuvre"

    Je ne pense qu’on soit au restaurant autour d’un menu surtout si on parle bien de jeunes ados victimes d’actes de guerres.

    2) sur le fond :
    "L’acceptation de l’union nationale, en France ou ailleurs est l’acceptation d’un mort capitaliste
    programmée. Ceux qui y adhèrent comme des moutons prêts à se livrer au couteau sacrificiel du
    capital feraient mieux d’acheter leur cercueil d’avance. Les promotions commerciales sous le
    capitalisme sont particulièrement avantageuses"

    Non on ne sauvera pas le titanic capitaliste. le capitalisme est mort . Le problème est que nous en prenions conscience avant qu’il nous entraine dans sa chute. Seule la révolution mondiale avec 1 perspective d’abolition du salariat peut nous faire sortir d’un cycle de guerres qui vont se généraliser.

    Les prolétaires ne sont pas des moutons , ils se trompent car tout autour d’eux les déboussole : en premier l’attitude des partis et syndicats ouvriers qui ont abandonnné les perspectives de lutte de classe.
    Les orga d’E.G. aussi ne font plus confiance à l’organisation autonome du prolétariat —>plus question de comité, soviet, conseil . Seule des intersyndicales mènent les luttes dans le mur et jettent les bases d’un mouvement fasciste au sein du prolétariat.
    De plus la théorie et le programme marxiste ne sont plus discutés , et du coup l’EG s’adapte aux pressions réformistes : l’Etat bourgeois ne doit plus être détruit , et les syndicats instiutionnalisés sont soit disant la seule perspective pour des travailleurs.

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  • Réagir aux massacres ? en parlant de solidarité "française" ? avec ceux qui ont invité 150 chefs d’état parmis les pires assassins et dictateurs en janvier au nom de "je suis charlie" ? Oui, je déplore les morts de vendredi ou ceux de Charlie. Mais non je n’irai pas défiler à nouveau (et je n’y suis pas allé en janvier) derrière les assassins qui au nom de ces atrocités veulent nous voir marcher avec eux alors qu’ils préparent la guerre civile à Paris. D’ailleurs, l’état d’urgence a été réformé en mars de cette année... pour pouvoir être appliqué depuis vendredi soir... qui va se prendre les contrôles aux faciès ? qui va se prendre le contrôle à l’université à l’école à l’hôpital parce qu’il va y travailler ? l’ouvrier, l’infirmière, l’instit, mais certainement pas les assassins ni leurs commanditaires. Et cela n’est qu’un début. "Nos" dirigeants vont s’en donner à coeur joie de nous provoquer et nous réprimer si on s’indigne ou si on se révolte. D’ailleurs, avez-vous reçu votre taxe d’habitation ? +94% cette année.... et la même semaine, on a l’état d’urgence. Qui va encore aller voter après ? La guerre est déclarée, mais qui la déclare contre qui ? Voilà ma réaction à moi. Pleurer, oui, mais pas plus de 24heures, sinon, on va encore pleurer et pleurer et ne rien comprendre si on ne pose pas les questions fondamentales.

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  • Et ton président iln’a pas de sang surles mains ? et les dirigeants de la france, qu’ont-ils fait au Raxanda ? ils ont apporté appuis politque et logistique aux génocidaires ! Et comment ? sur des fonds d’aide au développements (pour les machettes). Ce sont les barbares qui nous gouvernent et ces actes barbares dans paris tombent pile poil au bon moment. Qui fait encore confiance aux politiqus de la france qui gazeront leur propre population quand ils l’estimeront nécessaire ?

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  • Ni Daech, ni AQMI, ni AQPA, ni le Front Al-Nosra n’existaient avant. Il s’agit du sous-produit des premières guerres contre l’Afghanistan et l’Iraq, ainsi que du rôle trouble joué par les principaux alliés des occidentaux dans la région, avec à leur tête les pétro-monarchies du Golfe, la dictature saoudienne et la Turquie d’Erdogan, tous bailleurs de fond des groupes fondamentalistes les plus réactionnaires.

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  • C’est une véritable atmosphère de guerre que les bourgeoisies de tous les pays essaient d’imposer aux ouvriers. Et nul doute que cet attentat marque une étape dans la mise en place d’une grande offensive idéologique et politique international contre la classe ouvrière en vue de lui imposer une logique militaire, d’unité nationale policière et de préparation à la guerre pour laquelle tous les sacrifices économiques et humains seront exigés des salariés.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 06:59, par Robert Paris

    Il est remarquable d’abord que cette montée des violences ait lieu en même temps que d’autres montées de menaces et aussi de violences : celles entre le bloc autour des USA et le bloc autour de la Russie et de la Chine, violences qui se manifestent en Ukraine et en mer de Chine. La menace de remontée des préparatifs guerriers rappelle ici la guerre froide et pourrait bien, du fait de la crise mondiale du capitalisme dont celui-ci est incapable de sortir, se changer en guerre tout court. Il est remarquable également qu’elles se produisent en même temps qu’une recrudescence des crimes raciaux contre les noirs aux USA. Il est aussi remarquable – et toutes ces remarques ne peuvent pas être des hasards – qu’elles se manifestent en même temps qu’une recrudescence mondiale des crimes racistes, des luttes intercommunautaires et interreligieuses comme au Centrafrique, en Côte d’Ivoire, en Russie, en Chine, en Asie ainsi qu’on vient de le dire aux USA mais aussi en Europe où le racisme violent refait surface et où l’extrême droite raciste anti-musulmane se développe dangereusement. Il faut bien dire aussi que les guerres auxquelles participent les grandes puissances occidentales dont les USA, la France et l’Angleterre sont plus nombreuses et violentes que cela n’avait été le cas depuis longtemps, que la course aux armements a repris, que les Etats en question n’embauchent plus de fonctionnaires que s’il s’agit de soldats…

    Oui, nous voulons dire ici c’est que, pour comprendre le monde actuel, il ne faut pas isoler le terrorisme comme un facteur à part mais voit comment il a pu apparaître et pourquoi, ce qui nécessite de relier le terrorisme non à des facteurs seulement culturels ou religieux mais aussi aux politiques des grandes puissances qui, elles-mêmes, sèment la violence partout dans le monde.

    Bien sûr, ces grandes puissances occidentales disent ne faire la guerre que pour lutter contre la violence, contre les dictatures, contre les guerres, contre le terrorisme. Elles ne vont pas nous dire la vérité sur leurs buts, car elles ne l’ont jamais fait ni dans les guerres locales ou régionales ni dans les guerres mondiales. Elles continuent à nous dire qu’elles ont bien fait de se faire la guerre en 1871, en 1914 et en 1939, même si les buts affichés de ces guerres sont complètement mensongers et les buts réels restent cachés.
    Il faut cependant rappeler que jamais les grandes puissances n’ont combattu les dictatures, les fascismes, les violences et jamais elles n’ont œuvré pour les peuples et pour la paix.
    Ainsi, il convient de rappeler que ce sont elles qui ont déstabilisé des pays comme Afghanistan, Irak, Somalie, Rwanda, Centrafrique, Mali, Syrie, Libye, Yémen, Ukraine, livrant ces pays à des milices fascistes armées qu’elles ont-elles mêmes financées et armées et qu’elles continuent souvent d’armer et de financer. Bien sûr, une fois encore, elles prétendent le contraire et affirment n’y intervenir que pour combattre le terrorisme mais elles mentent. Ce sont elles qui ont mis ces pays à feu et à sang. Ce sont elles qui en ont fait de véritables enfers. Ce sont elles qui les ont bombardé, tuant hommes, femmes et enfants, détruisant toutes les infrastructures sans jamais les reconstruire, démolissant des régimes mais sans mettre en place la démocratie qu’ils prétendaient y exporter par la force…

    Chacun sait que ces guerres ont commencé sous le prétexte de combattre le réseau terroriste se revendiquant de l’Islam appelé Al Qaïda mais chacun sait aussi que ce réseau avait été fondé et armé par les USA contre la Russie en Afghanistan, au Pakistan et en Arabie saoudite et ce n’est pas un scoop de révéler que Ben Laden n’était alors rien d’autre qu’un agent de la CIA ayant ses entrées aux USA, lié aux services secrets américains autant qu’à ceux du Pakistan et de l’Arabie saoudite. C’étaient les USA qui cultivaient alors le prétendu courant islamiste contre la Russie. C’étaient aussi eux qui avaient développé ce courant intégriste au Pakistan pour casser les luttes ouvrières. C’est encore eux qui viennent de soutenir financièrement, militairement et politiquement le « front Al Nosra » qui n’est rien d’autre qu’une filiale d’Al Qaïda. Et ces grandes puissances affirment sans honte qu’il faut soutenir Al Qaïda pour contrer Daesch, son concurrent intégriste et terroriste qui ne vaut pas mieux ni pire !! Cette nouvelle doit sonner curieusement aux oreilles de millions d’Américains qui ont cru leur pays en guerre à mort avec Al Qaïda depuis les attentats du 11 septembre !!! Etonnant pour les Français aussi que l’Etat français soutienne lui aussi Al Nosra ?!!!

    Pas si étonnant que cela si on pense que, dans cette région du monde les terroristes intégristes religieux sont le courant fasciste nécessaire à la bourgeoisie pour écraser la révolution et le prolétariat...

    On ne peut pas analyser séparément terrorisme et politique de la bourgeoisie.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 07:13, par Robert Paris

    Bien évidemment, et nullement par hasard, la montée des violences actuelles vient à point nommé pour justifier le durcissement politique et policier dans les grandes métropoles du monde capitaliste en crise. Même si les dispositifs policiers se sont toujours révélés totalement et curieusement impuissants face aux actes des terroristes, les Etats continuent à tout fonder sur eux et sur l’accroissement de la répression, comptant sur la montée des peurs pour justifier plus de répression.

    En réalité, c’est la crise économique et sociale, qui ne s’est jamais arrêtée depuis 2007, continuant à détruire emplois, services publics, fonds publics, aides sociales, tissus social, qui justifie, pour les classes dirigeantes, la nécessité de ce durcissement de la répression étatique et cette réduction de la démocratie. L’Etat peut bien dire qu’il augmente les guerres extérieures et les répressions intérieures pour nous protéger du terrorisme, on voit que celui-ci augmente en proportion de leurs interventions. Plus les puissances occidentales mènent des guerres destructrices dans le monde, plus le terrorisme s’y développe et plus il risque de revenir un peu en boomerang dans les pays occidentaux aussi.

    Ceux qui accusent telle ou telle communauté, telle ou telle religion, tel ou tel quartier de ces violences sont les dupes des classes dirigeantes. Ils ne font que réagir comme le souhaitent les banquiers, les bandits de la spéculation, de l’exploitation, du vol généralisé que sont les grands capitalistes. Ce sont les grands organisateurs du terrorisme qui viennent de la finance, de la banque et des trusts. Ce sont également eux qui profitent en premier de la montée des violences dans le monde car ils peuvent ainsi détourner la colère sociale qui monte contre eux. Car ce ne sont pas les masses pauvres ni les quartiers pauvres qui financent les Daesch et autres Al Qaïda, ce sont des milliardaires ! Et nos grandes puissances occidentales, tellement soucieuses de démolir les groupes terroriste, disent-elles, se gardent même de dévoiler qui sont les financiers des groupes terroristes, ce qui montre bien leur mensonges, se gardent bien aussi de dévoiler quand ce sont elles-mêmes qui les financent comme en Syrie, en Libye ou en Ukraine.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 07:38, par R.P.

    Cocorico, c’est la réponse des poulets que l’on est en train de plumer !

    C’est aussi la réponse des gogos nationalistes qu’on est en train de tromper !

    Leur "France", c’est celle des banquiers, des trusts, des financiers, des bourses, celle des armées impérialistes !

    Pas le peine de se sacrifier pour cette France-là !!!

    Celle qui a organisé le génocide rwandais, celle qui a organisé les massacres coloniaux, celle qui cautionne actuellement les massacres du Centrafrique, celle qui a mené sans cesse des guerres effroyables au Tchad et on en passe des meilleures...

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 07:43, par R.P.

    Une des tromperies principales de l’heure qui vient est celle qui consiste à opposer les populations entre elles, à accuser des communautés entières des crimes de quelques assassins qui gouvernent ou qui dirigent des bandes armées. Il est aussi criminel de faire payer à la population française les crimes de son Etat et de sa bourgeoisie que de faire payer à tous les musulmans de France les crimes des bandes armées intégristes qui ne se cachent derrière l’islam qu’avec la même hypocrisie que celle des classes dirigeantes occidentales se cachant derrière la démocratie. Opposer deux fractions des peuples travailleurs, c’est faire le jeu des terroristes des deux bords !

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 07:53, par Robert Paris

    Le risque ce n’est pas seulement l’unité nationale derrière la bourgeoisie : c’est la désunion des travailleurs derrière la haine des musulmans, accusés mensongèrement des crimes des bandes armées !

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 08:11, par Robert Paris

    Plusieurs manifestations fascistes contre les musulmans ont déjà eu lieu en France suite aux attentats. L’exemple de la manifestation "identitaire" d’extrême droite de Pontivy montre qu’il s’agit de gens prêts aux actes de violence contre des individus simplement accusés d’être... maghrébins comme si tous les maghrébins étaient responsables des attentats ! Ne tombons pas dans le panneau que nous tendent les terroristes et les impérialismes : notre ennemi n’est pas le musulman ni le non musulman. N’oublions pas que l’essentiel des victimes du prétendu "Etat islamique" sont des musulmans et que l’essentiel des armes de ces terroristes proviennent des Etats impérialistes et non de l’aide des musulmans !!

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 08:28, par Robert Paris

    Le camp des travailleurs français n’est pas celui des classes dirigeantes françaises, c’est celui de la révolution égyptienne, de la révolution tunisienne, de la révolution syrienne, c’est celui des peuples travailleurs du monde, qu’ils soient de pays musulmans ou non musulmans !

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  • Comme au lendemain des attentats de janvier, la crainte que partagent des Français de confession musulmane après les attaques de vendredi : c’est l’amalgame entre leur foi et les violences meurtrières de Daesh, menées « au nom d’Allah ». Semble-t-il, à raison, puisque dès la nuit qui a suivi les attaques, des croix dégoulinantes d’une peinture rouge sang ont été dessinées sur des murs de la mosquée de Créteil (Val-de-Marne), selon l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

    D’autres inscriptions, notamment « France réveille-toi ! », ont été découvertes sur les portes d’une salle de prière musulmane et d’une boucherie halal à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on indiqué de même source. A Evreux (Eure), des tags racistes et des inscriptions du type « mort aux musulmans » ou « la valise ou le cercueil » ont été inscrits sur la façade de la mairie et « en différents endroits » de la ville. Pire : un homme d’origine maghrébine a été passé à tabac samedi à Pontivy (Morbihan), lors d’une manifestation contre les migrants, organisée par le groupuscule régionaliste identitaire Adsav.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 10:52, par Robert Paris

    N’oublions jamais que :

    1°) Il n’y avait pas de terrorisme en Libye, en Syrie, en Afghanistan ni en Irak avant l’intervention directe ou indirecte des grandes puissances impérialistes occidentales dans ces pays ! Ce sont les guerres des pays occidentaux qui ont détruit les Etats de la région tout en détruisant aussi toutes les structures populaires et les révolutions qui s’y développaient, fabricant ainsi un boulevard pour les groupes terroristes, quand les pays occidentaux ne les ont pas directement financés et armés, sous prétexte de lutte contre un dictateur.

    2°) Les peuples de ces pays ne sont pas plus responsables du terrorisme que les peuples occidentaux ne sont responsables des guerres terroristes que mènent « leurs » Etats !

    3°) La religion n’est en rien l’explication première de ces violences car les pays musulmans ne sont pas les seuls où la violence monte dans le monde sous tous les prétextes, religieux comme raciaux, comme ethniques, comme nationaux ou micronationaux, sous tous les prétextes. Quand la guerre monte partout, c’est que les classes dirigeantes sont derrière et que c’est leur réponse au fait que leur système s’effondre.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 10:57, par Robert Paris

    Le gouvernement et la presse nous annoncent fièrement que "La France bombarde « massivement » le fief de l’État islamique à Raqa" en réponse en somme au crime des terroristes à Paris on bombarde la population d’une ville qui a déjà à subir les exactions des forces terroristes qui l’occupent. Quel meilleur moyen pour créditer les terroristes qui occupent Raqa que de bombarder les civils qui y habitent !! Qui ne se souvient pas que ce sont les bombardements occidentaux contre Milosevic en Serbie qui lui avaient le plus redoré son blason !!!

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 16 novembre 2015 12:03, par Robert

    Le principal effet de l’annonce de la "déclaration de guerre" de la France, c’est l’état de guerre, à savoir l’état de suppression de la lutte sociale. Dores et déjà, les syndicats ont le doigt sur la couture du pantalon : suppression de tous les mouvements sociaux qui étaient programmés à Air France, dans les hôpitaux, partout...

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 07:16, par Éphraïm

    Bizarrement, c’est au moment où des salariés sont bien remontés dans pas mal de secteurs, que les attentats ont lieu : Daech ou je ne sais qui serait-il si amical avec la bourgeoisie et son gouvernement au point de l’aider à décider l’état d’urgence juste pile poil au moment où la bourgeoisie en a le plus besoin ?

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  • on vient d apprendre que les commerces et les marches de noel re ouvrent notamment celui des champs elysee , mais que les rassemblements et les manifestations restent interdites .
    on avait cru comprendre que les interdictions c etaient ,pour nous proteger des attaques des terroristes ..
    Alors soit on sait que l on a des terroristes respectueux de maniere sacree au droit du commerce , ou alors on a un pouvoir qui se fout de nous et qui profite des attentats pour remettre en cause les libertes fondamentales

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 07:32, par R.P.

    « On s’est attaqués à la France parce que c’est un peuple libre. » a prétendu Valls mais il n’a pas expliqué comment ce « peuple libre » s’est laissé faire pour qu’on lui impose de concevoir le génocide rwandais, de concevoir des massacres aux quatre coins de l’Afrique, en Côte d’Ivoire notamment, se fait imposer par ce même gouvernement Valls des licenciements massifs publics comme privés, la casse de ses services publics, des arrestations de salariés en colère qui se voient immédiatement licenciés, tout cela est un peu fort, monsieur Valls, pour un « peuple libre ». Eh bien, prenons-le au mot et soyons libre au moins dans nos idées, libérés des mensonges de nos gouvernants et tout particulièrement de ceux de Mr Valls !! Libérons-nous du soutien aux guerres de notre impérialisme, aux buts sociaux et politiques de nos bourgeoisies occidentales qui n’ont rien à voir avec nos intérêts de travailleurs !

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 07:33, par R.P.

    Le Monde –économie écrit :

    « La Bourse de Paris peu affectée par les attentats »

    C’est le cas de le dire !

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  • L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic écrit :

    « Il y a autant de terroristes que de membres de la DCRI. »

    Et ce n’est pas de l’humour !

    Mais est-ce que certains pourraient être les mêmes, on se pose la question...

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 07:44, par M.

    Dire non à la guerre, ça va vraiment être un sacré boulot dans les mois à venir, et compris continuer à lutter au niveau social et pas tout étouffer sous prétexte d’état de terreur...sur la guerre.

    ça me fait vomir les 20 bombes lancées sur une ville de 200 000 habitants, combien d’hommes, femmes et enfants tués en dégâts collatéraux ?

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  • Dans son discours au parlement réuni en Congrès au Château de Versailles, François Hollande a annoncé son intention de réagir aux attentats terroristes commis vendredi à Paris par l’État islamique (EI) en jetant les bases légales de ce qui serait un État autoritaire en France.

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  • Hollande a déjà imposé l’état d’urgence dans tout le pays ce week-end. A présent, il propose un profond remaniement de la Constitution, afin de modifier les différents régimes juridiques d’exception qui existent dans la législation française, et de préparer un régime d’exception durable à imposer d’ici trois mois.

    Hollande a dit : « nous allons prolonger, vous allez prolonger, l’état d’urgence au-delà des 12 jours pour 3 mois. Mais après l’état d’urgence, nous devons être pleinement dans un état de droit pour lutter contre le terrorisme. Et puisque la menace va durablement peser, et que la lutte contre Daech va nous mobiliser encore longtemps, sur le front extérieur comme sur le terrain intérieur, j’ai également décidé de renforcer substantiellement les moyens dont disposent la justice et les forces de sécurité ».

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  • *L’état d’urgence, encadré par la loi de 1955, permet à l’État d’imposer des couvre-feu, de prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio », de mener arbitrairement des perquisitions à domicile, d’interdire des réunions, et d’organiser des tribunaux militaires.

    Dans un discours belliqueux prononcé hier, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a insisté pour dire que les moyens fournis par l’état d’urgence seraient « entièrement et pleinement utilisés ». Il a indiqué qu’une première application serait « la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine ».

    *L’article 16 accorde au président français le droit de s’accorder les pleins pouvoirs « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu ... ».

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    • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 08:36, par F. Kletz

      L’état d’urgence date de 1955, effectivement, mais il a été réformé en 2015... allez savoir pourquoi ? peut-être que les attentats de vendredi étaient d’une manière ou d’une autre attendus ? voire programmés ? Mais non, vous seriez un complotiste de parler de ça !
      Ha bon ? le gouvernement n’est-il pas précisément au pouvoir, avec ses secrets d’état pour mener une politique ? Pour définir une façon d’agir sans consulter personne que les ministres ? et encore !

      « L’état d’urgence a été instauré par la loi du 3 avril 1955 au moment de la guerre d’Algérie , et révisé par la loi de renseignement de mars 2015.

      La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l’article 2 :
      1° D’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ;
      2° D’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;
      3° D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics.

      Le ministre de l’intérieur dans tous les cas peut prononcer l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics.

      Le ministre de l’intérieur peut ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature. »

      Si ces mesures n’ont pas pour but de museler les "citoyens" et la société civile, que signifie encore le complot ?
      Car comment faire accepter qu’on ferme des salles de spectacles si des amis n’avaient pas précisément visé... une salle de spectacle, sans vraiment s’en prendre à un stade de foot ?

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 07:59, par Robert Paris

    Hollande déclare : "nous allons mener la guerre pour détruire l’Etat islamique" mais où et quand a-t-on vu que les guerres des puissances occidentales ont fait autre chose que construire le terrorisme au lieu de le détruire ?!!!

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 17 novembre 2015 09:23, par R.P.

    Syndicats et état de guerre !

    La déclaration intersyndicale suite aux attentats se garde de relever que les attentats sont le produit des guerres menées par la France. Pourtant, Hollande lui-même l’affirme ! Il ne s’agit surtout pas pour les centrales bureaucratiques de se démarquer des buts de leur impérialisme !!! Les syndicats ne s’insurgent même pas contre l’état d’urgence ni contre la recrudescence de la guerre ni contre la remise en cause des lois sous prétexte d’antiterrorisme et se garde d’établir un lien entre les attentats et la crise du monde capitaliste. Bel alignement sur la bourgeoisie française de la part des centrales françaises ! Quant aux luttes sociales, elles sont mises en suspens sous prétexte des attentats : toutes les grèves et journées d’action sont volontairement arrêtées par les syndicats !!!

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  • Le PCF soutient sans réserve la prolongation de l’état d’urgence…

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  • Une ovation par des députés et des sénateurs presque tous debout et ce quelle que soit leur couleur politique. Au-delà de l’unité nationale qui s’est imposée dans l’hémicycle versaillais par le contexte sécuritaire, c’est bien grâce à des propositions empruntées à différents partis politiques que François Hollande a réussi ce tour de force en étant un président de gauche qui propose une politique de droite et d’extrême droite. Dans les périodes de crise, il n’y a qu’une seule politique des classes dirigeantes et elle mène toujours à l’extrême droite…

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 18 novembre 2015 06:20, par R.P.

    Hollande déclarait le 14 juillet qu’il prenait exemple sur Clémenceau et sur l’unité nationale dans la guerre de 1914-1918. On en fait l’expérience ! Hollande-Clémenceau est prêt pour résoudre la question sociale par l’état de guerre et la question éconmique par l’affrontement militaire général.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 18 novembre 2015 06:24, par Robert

    Vive la guerre ? C’est ce que disent Hollande-Valls ! Mais quelle guerre, contre qui et à quel prix ? Contre les musulmans ? Même s’ils sont les premières victimes en Syrie ? Faut-il envoyer des soldats jusqu’à Palmyre et à Alep ? Ils disent qu’ils vont détruire Etat Islamique § Ils n’osent pas prétendre aussi qu’ils vont détruire le terrorisme intégriste !!! Ils vont détruire un groupe qui couvre maintenant plusieurs pays ?!!! Sans même être capables de dire qui le finance et l’arme !!! Qui croira qu’on peut détruire des troupes par de simples bombardements ? Ce sont des bombardements qui vont reconstruire un pays, demandez le à l’Irak, à l’Afghanistan, au Mali. La France soutient les régimes salafistes depuis une vingtaine d’années, et les États-Unis depuis l’accord du Quincy en 1945. Ce sont "nos" alliés, nous les avons choisis, c’est ce que répètent les puissances occidentales et Hollande-Valls viennent de le rappeler. Ce sont "nos" principaux acheteurs d’armes, "nous" les avons choisis. C’est l’Arabie saoudite, les Emirats, la Turquie, etc… Les puissance occidentales ont choisi de faire la guerre aux pays athées du monde arabe : Irak et Syrie, et de détruire leur Etat ! Ne nous étonnons pas du résultat !

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 18 novembre 2015 06:26, par Kletz

    La bourgeoisie, les entreprises et les services d’état sont en train de s’organiser pour profiter de la tristesse ambiante suite aux assassinats et habituer à fliquer la population, l’habituer à être militarisée, comme en chine ou en iran...
    Peu à peu.

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 18 novembre 2015 06:41, par Robert Paris

    La journée d’action du 17 novembre annulée à l’APHP

    L’intersyndicale a annulé la grève et les autres manifestations (marche et assemblées générales) en se couvrant des attentats pour reculer. Certes, les hôpitaux parisiens sont dans une situation d’exception, devant traiter les victimes des attentats mais cela ne justifie pas ce recul général. On pouvait maintenir des réunions du personnel pour discuter et montrer qu’on n’accepte pas le nouveau plan Hirsch. D’ailleurs, ce n’est pas à cause de cet afflux de malades qu’ils ont reculé. Ils l’ont fait aussi bien à Air France que dans d’autres secteurs, des postes comme des crèches, des transports, etc. Toutes les grèves ont été annulées. De plus, les centrales syndicales ne veulent surtout pas se désolidariser avec les guerres menées par la France qui sont pourtant à l’origine du terrorisme et de cet attentat. N’oublions pas qu’aucun des pays concernés par Daesch n’avait connu le terrorisme avant les interventions militaires massives des puissances occidentales ! Et les guerres de la France sont la cause évidente de la réplique des assassins de Daesch à Paris…

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  • Il n’y a pas eu de bavure du renseignement français, proclament Hollande-Valls-Cazeneuve mais il semble bien que le Bataclan n’ait pas été ciblé par hasard et aucune sécurité particulière n’’y était prévue alors que les services de renseignements savaient qu’une salle de spectacle allait être visée.

    « Nous avions un projet d’attentat contre le Bataclan parce que les propriétaires sont juifs. » Cette phrase, glaçante au regard de la prise d’otages et du carnage qui aurait fait ce vendredi « une centaine de morts », selon des sources policières, a été prononcée dans les bureaux de la DCRI, en février 2011. Les services français interrogeaient alors des membres de « Jaish al-Islam », l’Armée de l’islam, soupçonnés de l’attentat qui a coûté la vie à une étudiante française au Caire en février 2009. Ils planifiaient un attentat en France et avaient donc pris pour cible la célèbre salle de spectacle parisienne.

    En 2007 et en 2008, le Bataclan avait déjà été sous la menace de groupes plus ou moins radicaux. En cause : la tenue régulière de conférences ou de galas d’organisations juives, notamment le « Magav », une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israël. En décembre 2008, alors qu’une opération de l’armée israélienne a lieu dans la bande de Gaza, les menaces autour du Bataclan se font plus précises. Sur le Web, une vidéo montrant un groupe d’une dizaine de jeunes, le visage masqué par des keffiehs, qui menacent les responsables du Bataclan à propos de l’organisation du gala annuel du Magav. À l’époque, Le Parisien y consacre un article sans que cette poignée de militants soit véritablement identifiée. Dans la foulée, ce meeting annuel sera reporté.

    Certes, en choisissant un vendredi soir, les assassins n’ont pas ciblé les Juifs !!!

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  • L’Etat d’urgence étendu dans les territoires d’outre mer ! Pour lutter contre le terrorisme ou contre la révolte sociale ?!!!

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  • Une éventuelle faille des services de renseignements français aurait-elle eu lieu ? Selon des informations de France 24, une note avait été rédigée au début du mois de novembre au sein de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) au sujet d’individus suspects.

    Cette note indiquait que six individus, dont un Syrien, hébergés rue Myrha, dans le 18e arrondissement de la capitale française, étaient suspectés de trafic de passeports syriens et de préparer "plusieurs gros coups sur Paris". La section en charge du terrorisme au sein de la préfecture de police n’a cependant pas jugé utile, selon des informations du journaliste de France 24 Antoine Mariotti, de la transmettre à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

    "Cette note, selon nos informations, n’a jamais été transmise à la DGSI, affirme Antoine Mariotti. C’est-à-dire qu’au niveau de la section T, ils ont estimé qu’il n’y avait aucun intérêt à la transmettre ou alors ils sont passés au travers, on ne sait pas."

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 18 novembre 2015 16:12, par Robert Paris

    S’attaquer aux salariés d’Air France qui ont montré leur colère contre le PDG, cela peut être fait maintenant dans le cadre de l’état d’ugence !!!

    Deux perquisitions étaient menées mercredi sur la plateforme aéroportuaire de Roissy, notamment dans une branche d’Air France, dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats, a-t-on appris auprès de plusieurs sources. Ces deux perquisitions administratives sont conduites sur ordre préfectoral. Selon une source aéroportuaire, l’une d’elles vise la branche cargo du groupe Air France. La préfecture déléguée à la Sécurité et la Sûreté des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et du Bourget a confirmé ces perquisitions, sans préciser les lieux, ni les entreprises visées. "Elles n’ont pas de lien direct avec les attentats, mais relèvent de plusieurs objectifs, notamment la recherche d’éléments en lien avec des phénomènes de radicalisation", a-t-elle indiqué.

    Radicalisation sociale est donc mis dans le même sac que radicalisation terroriste, c’est bon à savoir quand on voit que l’intersyndicale soutient l’état d’urgence !

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  • Si Hollande estime qu’il est nécessaire de remanier les différents régimes d’exception en France, c’est manifestement que le gouvernement compte en utiliser les dispositions, et ce pour une durée qui serait indéterminée. Ceci ouvre carrément le chemin à l’imposition d’une dictature en France, car les dispositions de ces états d’exception sont incompatibles avec l’exercice des libertés publiques.
    L’état d’urgence, encadré par la loi de 1955, permet à l’État d’imposer des couvre-feu, de prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio », de mener arbitrairement des perquisitions à domicile, d’interdire des réunions, et d’organiser des tribunaux militaires.

    L’état de siège, selon un « exposé général » publié par le Sénat, « se caractérise par : - la substitution de l’autorité militaire à l’autorité civile dans l’exercice du pouvoir de police ; - l’extension des pouvoirs de police puisque l’autorité militaire a le droit de perquisitionner de jour et de nuit, d’éloigner les repris de justice et les non domiciliés dans les lieux soumis à l’état de siège, d’ordonner la remise des armes et des munitions et d’interdire les publications et les réunions susceptibles d’entretenir le désordre ; - la compétence des tribunaux militaires pour les civils inculpés de crimes et délits contre la sécurité de l’Etat, les institutions ou l’ordre public ».

    Qu’est-ce que l’état d’urgence ?

    Lire ici

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  • Les pleins pouvoirs n’ont été accordés à un chef d’État français que deux fois au siècle dernier, au maréchal Pétain pour fonder la dictature fasciste de Vichy en 1940, et au général Charles de Gaulle lors du « putsch des généraux » partisans de l’Algérie française contre de Gaulle, en 1961.

    L’imposition de politiques ayant de pareils antécédents souligne que les tensions de classe en France et à travers l’Europe atteignent un niveau explosif. Minés par l’austérité et l’explosion des inégalités sociales, entraînés dans des guerres de plus en plus vastes, de l’Ukraine au Moyen Orient et au Mali, les régimes européens n’ont plus rien à offrir à des populations appauvries et mécontentes.

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  • Dans son discours au parlement réuni en Congrès au Château de Versailles, François Hollande a annoncé son intention de réagir aux attentats terroristes commis vendredi à Paris par l’État islamique (EI) en jetant les bases légales de ce qui serait un État autoritaire en France.
    Personne ne doit se méprendre sur le contenu politique des mesures évoquées par Hollande. Elles accorderaient au président le droit d’exercer un pouvoir arbitraire, de transférer l’autorité publique des institutions civiles aux forces militaires, et de suspendre des droits démocratiques essentiels. La République française, même si elle n’était pas dissoute formellement, serait visiblement contraire aux principes élémentaires de la démocratie.

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  • L’escalade de la guerre impérialiste sous couvert de « guerre contre le terrorisme » a été accompagnée d’un assaut sans relâche sur les conditions sociales et le niveau de vie de la classe ouvrière, une attaque fortement augmentée depuis l’éruption de la crise capitaliste mondiale en 2008. Les deux sont profondément liés dans la politique de la grande bourgeoisie. Dans chaque pays impérialiste, la jeunesse et en particulier les jeunes immigrés ont été les plus durement touchés. Ils sont confrontés au chômage de masse, à la pauvreté et à l’absence de toute perspective, dans le cadre du système existant, pour un avenir décent.

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  • Des cercles politiques conservateurs et les médias allemands sont en train d’exploiter le choc des terribles attentats de Paris pour atteindre des objectifs similaires, qu’ils n’ont jusque-là pu imposer que de façon limitée. Ils ont deux objectifs principaux : d’une part, ils veulent promouvoir le retour à une politique étrangère et de guerre plus agressive, annoncée par le président Gauck et le gouvernement fédéral. D’autre part, ils prônent ouvertement l’établissement d’un régime autoritaire dans le but de briser une résistance populaire largement répandue au militarisme ; cela en armant l’appareil d’Etat en vue des luttes de classe à venir.
    Pour faire progresser leur programme politique réactionnaire et « préparer » l’opinion publique à accepter la guerre et la dictature, les auteurs caractérisent les attentats de Paris comme un acte de guerre dont les « ondes de choc dépassent celles de jadis, » une référence au 11 septembre. Ils concluent que la prétendue « guerre globale » (Aust) ou « guerre mondiale » (Kohler) requiert des contre-mesures extrêmes.

    Kohler écrit que les événements survenus à Paris pourraient « avoir de lourdes conséquences – pour la France, pour l’OTAN et donc aussi pour l’allié le plus important, l’Allemagne. » Le rédacteur du FAZ réclame une intervention militaire plus agressive de l’Allemagne au Moyen-Orient. « La maxime de Merkel, qu’il faut combattre les causes du flot de réfugiés en Syrie, pourrait subitement connaître pour elle un changement de signification non désiré, » a-t-il dit.

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  • Les attentats islamophobes se multiplient suite à l’acte terroriste du 13 novembre…

    Une jeune femme voilée a été agressée à la sortie d’une bouche de métro dans le centre de Marseille par un homme lui reprochant, selon les déclarations de la victime, d’être une terroriste. Il l’aurait traitée de terroriste, avant de lui asséner un coup de poing et de la blesser légèrement au thorax avec un cutter…

    Des agressions physiques ont été relevées, notamment à Pontivy (Morbihan). Samedi, un homme d’origine antillaise a été frappé lors d’une manifestation contre les migrants. Organisée par le groupuscule d’extrême-droite Adsav, celle-ci a rassemblé quelque 200 personnes, qui ont défilé contre l’ « immigration massive ». Selon un témoin, ce sont 6 personnes qui ont roué de coup l’homme après l’avoir jeté à terre.

    A Cambrai (Nord), c’est un homme d’origine turque qui a été blessé par balle dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’il se trouvait à proximité d’un restaurant-kebab. Le coup de feu a été tiré à partir d’une voiture décorée d’un drapeau bleu-blanc-rouge sur le capot. Aucun doute pour le procureur de Cambrai : l’homme a été attaqué en raison « de sa couleur de peau ». Touché dans le dos, ses jours ne sont pas en danger.

    La mosquée Sahaba à Créteil (Val-de-Marne), un lieu de culte musulman et une boucherie halal à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), la façade de la mairie d’Evreux (Eure)… se sont retrouvés couverts d’inscriptions à caractère islamophobe et xénophobe. A Pontarlier (Franche-Comté), c’est une croix gammée qui a été taguée dans la nuit de samedi à dimanche sur une mosquée, et « des tranches de porc » ont été déposées devant sa porte, a expliqué le président de l’Association musulmane et cultuelle de la mosquée, Naceur Benyahia.

    Depuis les attentats du 13 novembre, on constate une montée des actes islamophobes. encouragés par les discours martiaux du Gouvernement. Lyon ne fait pas exception à la règle : un jeune homme de 17 ans, Jassim, s’est fait lyncher sur le sol par une dizaine de militants d’extrême-droite de la mouvance identitaire, aux cris d’"Islam hors de France". Les faits se sont déroulés ce samedi place Bellecour vers 18h, en plein centre-ville. Jassim s’en sort avec des contusions, des vertèbres cassées et 30 jours d’ITT. Les conséquences auraient pu être bien plus graves si un passant n’était pas intervenu.

    A Reims (Marne), dimanche, alors qu’une centaine de personnes se recueillaient devant l’hôtel de ville, une dizaine de militants d’extrême droite se sont postés devant la cathédrale avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « On est chez nous, islamisation hors de notre nation ».

    Tout est fait par le gouvernement pour minimiser ces actes racistes et ne pas poursuivre leurs auteurs.

    Le 9 novembre, le gouvernement avait autorisé une manifestation islamophobe, anti-migrants et fasciste à Calais…

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  • Ce n’est pas un attentat, c’est la guerre !! 19 novembre 2015 10:48, par Robert Paris

    Le gouvernement Hollande-Valls ne se contente pas de la peur qu’a suscitée l’attaque terroriste du 13 novembre. Il ne se contente de la peur rétrospective que les forces de l’ordre déclenchent en affirmant qu’à Saint-Denis elles auraient désarmé une autre vague de terreur. Non, ils brandissent la menace d’une attaque chimique et bactériologique sur la France, rien que ça ! Car il va falloir justifier non seulement la recrudescence des guerres extérieures mais aussi celle de la guerre intérieure : état d’urgence, régime policier, police en arme sans cesse prête à tirer, arrestations arbitraires, interdictions de presse arbitraire, pleins pouvoirs au gouvernement, suppression des libertés et des droits, attaques non seulement anti-terroristes mais anti-sociales, antigrève, anticritiques médiatiques au nom des prétendues nécessités de la sécurité.

    Il faut nous faire peur pour éradiquer la montée de la critique sociale, des luttes sociales, des grèves et manifestations sociales, pas pour combattre le terrorisme. N’oublions pas que les gens fichés "S" par la police que l’on parle d’interner sont aussi bien des radicaux sur le terrain social que sur le terrain politique ou sur le terrain du terrorisme !

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  • Quatorze années de soi-disant « guerre contre le terrorisme » n’ont fait que favoriser la propagation du terrorisme et de la violence ; elles ont fait de millions de personnes des réfugiés fuyant les zones de guerre infernales du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique du Nord. Maintenant que les conséquences de la barbarie néocoloniale explosent en Europe même, les puissances impérialistes responsables de ces crimes se préparent à en commettre de plus grands encore en relançant une « guerre contre le terrorisme » frauduleuse et discréditée.

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  • Seuls six députés, trois socialistes frondeurs et trois écologistes ont voté jeudi contre la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence et le renforcement de ce régime d’exception, et une socialiste s’est abstenue sur l’ensemble de ce texte, qui a recueilli 551 voix pour.

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  • Les mesures prises par le gouvernement du président François Hollande en réaction aux attentats terroristes de vendredi dernier à Paris représentent une attaque sans précédent sur les droits démocratiques.

    Le gouvernement du Parti socialiste a déclaré l’état d’urgence et mobilisé plus de 100.000 membres des forces de sécurité à travers le pays, y compris des policiers, des gendarmes, la police paramilitaire antiémeute et les forces armées. Il est impossible de marcher dans les rues des grandes villes de France sans croiser des membres des forces spéciales, armés de fusils automatiques. Ces forces paramilitaires ont la liberté de faire une descente dans n’importe quelle résidence et d’arrêter ou tuer quiconque est déclaré une menace, et ce, sans la moindre opposition de l’establishment politique ou des médias.

    Les changements introduits par l’amendement constitutionnel du Parti socialiste rendent la loi encore plus menaçante. Le président Hollande a déclaré qu’il prévoit la renouveler aussi longtemps que la France sera menacée par tout groupe terroriste semblable à l’État islamique (EI), autrement dit, pour une durée illimitée.

    Toutefois, il est clair à la lecture de l’amendement que ces mesures ne visent pas à combattre l’EI, un groupe qui est le résultat des politiques menées par les puissances de l’OTAN visant à armer et entraîner des milices islamiques pour mener une guerre de changement de régime en Syrie. Les attaques horribles qui ont été perpétrées à Paris servent de prétexte à l’imposition de mesures dictatoriales qui ne peuvent pas être expliquées rationnellement par la menace que représente l’EI.

    Sous la couverture d’une lutte contre l’EI, l’État français s’arroge les pouvoirs absolus contre quiconque est jugé être une menace pour « la sécurité et l’ordre publics ». Ce concept vague, auquel on peut faire dire ce que l’on veut, est utilisé depuis longtemps contre le droit, enchâssé dans la constitution, de faire grève et de manifester, comme cela a été démontré l’an dernier quand le Parti socialiste a interdit les manifestations contre la guerre menée par l’État israélien dans la bande de Gaza.

    Les changements juridiques présentés par le document du PS font en sorte que le simple fait d’exprimer un sentiment d’opposition devient passible d’arrestation. Plutôt que de permettre à la police de détenir des personnes dont le « comportement représente un danger pour la sécurité et l’ordre publics », la loi amendée lui permet de détenir toute personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics ». Le PS explique que cela permet à la police de cibler « les individus qui sont dans le radar des autorités par leur comportement ou leurs fréquentations, propos ou projets ».

    Une déclaration exprimant de la sympathie pour l’organisation d’une grève contre des baisses de salaire ou la fermeture d’une usine, pour une manifestation contre la guerre ou pour de nombreuses autres activités légales serait passible d’une détention ou d’une assignation à résidence.

    Une déclaration exprimant de la sympathie pour l’organisation d’une grève contre des baisses de salaire ou la fermeture d’une usine, pour une manifestation contre la guerre ou pour de nombreuses autres activités légales serait passible d’une détention ou d’une assignation à résidence.

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  • Il a fallu une grève de la faim pour que Djamel, victime du 13 novembre, obtienne sa carte d’invalidité !!! Quelle sollicitude pour les victimes !!! Quand il s’agit de faire des discours pas de problème mais après il n’y a plus personne !!!!

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