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Tant que l’humanité continuera à souffrir mortellement de la faim…

mardi 26 juillet 2016, par Robert Paris

Edito

Tant que l’humanité continuera à souffrir mortellement de la faim…

La faim est encore de loin la principale cause de mort sur notre planète.

Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de maladies liées à la malnutrition, au lieu de toutes les sept secondes en 2001. On est donc très loin de progresser…

En un an, la faim tue plus d’êtres humains que toutes les guerres : 36 millions de morts de faim (sur 62 millions qui meurent en tout de causes diverses). Huit cent millions de personnes sont rendues invalides par la malnutrition. En dix ans, le nombre de victimes de la malnutrition a augmenté de 28 millions.

La faim dans le monde n’a rien de naturel. Elle n’est nullement causée par des impossibilités techniques ou par des catastrophes liées au climat, au volcanisme, aux tremblements de terre ou autre causes naturelles.

Aucune difficulté technique ni naturelle ne s’oppose à ce que tous les êtres humains mangent à leur faim : la terre, avec tous les moyens techniques actuels, peut nourrir plusieurs fois l’humanité. Le problème n’est nullement démographique, contrairement à ce que prétendent les malthusiens. Le problème n’est nullement climatique, contrairement à ce qu’affirment les partisans de la thèse du réchauffement global anthropique. La cause fondamentale de la famine est le capitalisme lui-même.

La faim est essentiellement causée par un point et c’est un point insérable du fonctionnement même du système qui domine le monde : la possession des capitaux par l’infime minorité qui exploite le monde !

La faim est un crime sans cesse répété tous les jours et organisé par un tout petit nombre de criminels qui ne représente même pas 1% de la population de la planète, les grands capitalistes qui dominent aussi bien l’agriculture et l’élevage qu’ils dominent l’industrie, les services et le commerce.

Même les catastrophes naturelles ne sont véritablement catastrophiques que du fait des inégalités, de l’absence de logements, de la misère, du défaut d’aide publique aux populations

Deux populations sont particulièrement victimes de la faim : les populations rurales pauvres et les habitants des bidonvilles. 80% des familles vivant en milieu rural n’ont toujours pas un accès régulier et suffisant à une eau suffisamment potable. La race joue également un rôle. Parmi les populations d’Amérique du sud, les noirs sont les plus nombreux à être victimes de la faim et de la sous-alimentation chronique. Par exemple, au Brésil les noirs sont deux fois plus nombreux que les blancs à toucher moins d’un euro par jour et par adulte. Les noirs y touchent 42% du revenu d’un blanc !

Une autre discrimination frappe les femmes. Ce sont elles qui subissent le plus le poids de s’occuper des enfants et elles subissent de plus des revenus inférieurs. Le revenu d’une femme est de 37% inférieur à ceux d’un homme. Le revenu d’une femme noire représente 60% du revenu d’une femme, soit 22,2% du revenu d’un homme !

Il est clair que le capitalisme ne sortira pas l’humanité de la faim, pas plus qu’elle ne la sortira du défaut de santé, de logement, d’éducation, ni de l’oppression de la femme, ni de l’exploitation des enfants, ni de la misère, ni des guerres, des dictatures et des fascismes.

Loin d’entrer dans une phase de progrès général dont on pourrait attendre le développement humain généralisé, le capitalisme entre dans sa phase finale qui va se caractériser par une violence exacerbée et un véritable bain de sang que les classes dirigeantes estiment préventif aux révolutions sociales.

Eliminer la faim dans le monde ne coûterait que 19 milliards, autant que permettre l’accès d’eau potable à tous. En comparaison la seule guerre d’Irak coûte aux seuls Etats-Unis la somme de 4,8 milliards par mois. Son coût était déjà estimé en août 2004 à 134,5 milliards de dollars.

Il est inutile de perdre son temps et sa salive à essayer de réformer le capitalisme et tout particulièrement au cours de son agonie meurtrière, lorsqu’il développe toutes les guerres et tous les terrorismes et fascismes. Ce système criminel doit être renversé par la révolution prolétarienne. Les êtres humains qui ont faim de fraternité, de solidarité, d’humanité ne doivent pas quémander des améliorations à une société barbare. Ils doivent compter sur leurs propres forces pour en finir avec ce système d’exploitation et d’oppression et bâtir un monde vraiment humain.

Il n’y aura pas de société véritablement humaine tant qu’il y aura plus de nourriture dans la poubelle des 10% les plus riches que dans l’assiette des 10% les plus pauvres ! Et il n’y a aucune raison que cela change tant qu’on laissera le monopole des capitaux et de la propriété privée des grands moyens de production à une infime minorité d’exploiteurs.

Et cela ne changera pas tant que ceux qui veulent que ça changent comptent pour cela sur les institutions de la société bourgeoise, des Etats aux institutions internationales et aux ONG, toutes organisations bien trop liées à la société capitaliste pour en violer les lois criminelles des affameurs du peuple !!!

Pour manger à sa faim, l’humanité doit bouffer les banquiers, croquer les financiers, engloutir les capitalistes, mordre les spéculateurs, dépecer les forces armées, engloutir les forces de police, jeter à la poubelle les bureaucraties bourgeoises, et débarrasser la planète de tous les profiteurs et leurs défenseurs d’Etat...

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