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Le monde marche-t-il inexorablement à la guerre et pourquoi ?

lundi 7 novembre 2016, par Robert Paris

Edito

Le monde marche-t-il inexorablement à la guerre et pourquoi ?

Plus que jamais on nous parle sans arrêt de la menace de guerre mondiale et les motifs invoqués sont divers : de la Russie à la Chine, de l’Ukraine à la Syrie, de l’Irak à l’Iran et à la Corée du Nord, de la vague internationale du terrorisme à la montée des communautarismes et à la montée des protectionnismes dont le Brexit n’est que l’une des manifestations et qui peut aller jusqu’à la rupture de l’Europe et à la montée des concurrences internationales et des affrontements qui en découlent.

Mais cette montée des menaces guerrières, qui dans certains pays ne sont pas seulement des menaces mais déjà le début d’une guerre mondiale, est-elle seulement motivée par des confrontations d’intérêts nationaux exacerbés par la crise économique, des affrontements entre trusts nationaux appuyés sur des puissances impérialistes, avec l’arrivée en plus de nouvelles grandes puissances comme Russie, Chine, Inde, Iran, Brésil ou Afrique du sud ?

Ce qui est certain, c’est que les grandes puissances ne se cachent pas de vouloir faire monter un climat mondial de menaces de guerre. Elles multiplient sciemment les incidents guerriers où les deux blocs, USA-Europe-Japon-Canada-Australie d’un côté, Russie-Chine et divers autres de l’autre se retrouvent face à face avec des avions militaires, avec des sous-marins, avec des navires de guerre, à deux doigts de tirer l’un sur l’autre. Il ne s’agit pas d’accidents car les plus hauts responsables politiques et militaires des deux camps lancent en même temps des déclarations guerrières et menaçantes l’un vis-à-vis de l’autre. Hillary Clinton et Poutine s’illustrent particulièrement en la matière. Les opérations militaires agressives entre USA et Europe, d’un côté, Russie de l’autre, en Europe de l’Est se produisent en même temps que les mêmes opérations en mer de Chine et la montée des menaces entre Japon-Australie-Indonésie et Chine sans parler des menaces entre les Corées. Des navires, des pas de tirs, des lances-missiles et des anti-missiles, des armées, des canons de tous types sont positionnés ouvertement d’un camp en direction de l’autre. Russie et Chine sont à nouveau entourés par un cordon sanitaire d’Etats entretenus dans la haine de leur bloc comme la Pologne, la Corée du sud, le Japon…

Bien sûr, on peut aussi remarquer qu’aucune balle n’a été échangée directement entre les deux camps et que ce ne sont encore que des préparatifs et des déclarations belliqueuses. Même là où les deux camps se confrontent directement comme en Syrie et en Ukraine, les armées des deux blocs ne s’opposent pas encore militairement. Mais les chiffres des fabricants d’armes ont repris leur montée inexorable, momentanément interrompue dans les années 1990 à 2000 par la chute du mur de Berlin. Les populations, en même temps, sont préparées à la guerre, que ce soit par des déclarations répétées du type de celles de Valls-Hollande (« Nous sommes en guerre, c’est une guerre internationale et de longue durée. ») ou par celles des dirigeants américains ou allemands. Ces derniers ont même initié un programme de mesures pour les civils, avec des provisions et des matériels de protection, en cas de guerre !!! Officiellement, l’Allemagne n’est pourtant en guerre avec personne ! Mais ce pays, comme le Japon, qui avait, suite à la deuxième guerre mondiale, pris l’engagement de ne plus relancer la course aux armements et de ne plus effectuer des opérations militaires extérieures, est revenu sur ces engagements sous prétexte de terrorisme et d’affrontements avec la Russie en Ukraine et en Syrie. Actuellement, le monde entier réarme activement et les finances utilisées à augmenter les forces armées sont plus importants que jamais.

En même temps, le nombre de pays dans lesquels les grandes puissances s’autorisent de plus en plus souvent à intervenir directement, avec ou sans la caution des gouvernants nationaux, augmente sans cesse que ce soit en Orient, en Asie, en Europe de l’Est et surtout en Afrique. La lutte pour les alliances agressives se poursuit intensivement avec des efforts intenses des deux blocs pour gagner l’Egypte, l’Inde, les Philippines, l’Afrique du sud, le Pakistan et de nombreux renversements d’alliance inattendus.

La confrontation entre puissances est bien entendu reliée à celle entre les trusts nationaux. L’Afrique est le siège d’un affrontement évident avec, en particulier, une offensive évidente de la Chine, devenue le deuxième et même parfois le premier pays capitaliste du monde, la principale puissance pour la production de marchandises et pour la consommation d’énergie et de matières premières mais aussi en train de devenir l’un des premiers pays pour l’investissement capitaliste à l’étranger, ce qui est la caractéristique numéro un d’un impérialisme émergent.

Bien entendu, le contraire est également vrai et si toutes ces puissances étaient si désireuses de se confronter sur le terrain militaire, elles l’auraient déjà fait. Chacun a parfaitement conscience qu’une confrontation mondiale entre les blocs n’est pas une décision que l’on peut prendre à la légère. Un Alep ou un Mossoul ou un Falloudja à l’échelle mondiale, sans même parler de l’utilisation de la bombe atomique, c’est l’enfer sur terre assuré et pour plusieurs générations !

La menace guerrière mondiale est d’abord et avant tout un moyen de maintenir les peuples travailleurs du monde dans la crainte, dans la soumission à leur Etat chargé de les sauver de ces menaces violentes, dans le calme social et politique aussi et également dans la haine des autres peuples et des autres Etats qui seraient la cause de ces menaces pour leur sécurité. C’est une manière de faire monter violemment les sentiments nationaux, xénophobes et guerriers, en détournant ainsi les colères populaires afin de contrer les risques de révolution sociale. On l’a vu par exemple avec la venue au pouvoir des derniers dirigeants bellicistes du Japon, de l’Inde et aussi dans les candidatures américaines, Trump mais aussi Clinton, l’un misant sur le racisme et l’autre sur le bellicisme !

Est-ce que ces grandes puissances pourraient passer des déclarations belliqueuses aux actes guerriers les uns vis-à-vis des autres et dans quelles conditions, que pourraient-elles en espérer ?

Pour y répondre, ce ne sont pas les concurrences économiques qui peuvent nous donner d’indication. La réalité des concurrences économiques entre trusts et Etats ne suit pas les séparations des deux blocs. Etats-Unis et Europe eux aussi se confrontent comme on le voit dans les réticences à signer des accords internationaux de commerce et d’industrie. Les concurrences les plus importantes pour les pays européens se situent entre eux comme l’a montré le Brexit et comme le montrent les tiraillements entre France et Allemagne ou entre Europe du nord et du sud. Les deux blocs sont bien loin d’être insensibles aux offres et aux investissements rentables au sein de l’autre. Les pays occidentaux sont d’abord en concurrence entre eux, entre les USA et les autres, entre le Japon et les autres et entre l’Europe et les autres, si ce n’est au sein même de l’Europe.

Il faut remarquer aussi que l’ensemble du bloc capitaliste occidental (englobant Japon et Australie) est resté solidaire de la Russie et de la Chine dans leurs crises économiques respectives récentes. Ils n’ont fait aucun geste pour affaiblir ces pays menacés d’effondrement. Ils ont soutenu les efforts des gouvernants pour bloquer la crise, pour empêcher des effondrements de trusts, de banques, de bourses, considérant les économies russe et chinoise comme partie intégrante du capitalisme mondial et non comme une épine dans le pied comme l’était l’URSS stalinienne par exemple. Les pays impérialistes occidentaux se sont gardés de jeter de l’huile sur le feu dans les crises russe et chinoise et restent aujourd’hui encore solidaires des mesures que ces pays prennent pour lancer des plans massifs d’Etat, pour « sauver » les banques et les trusts, de la même manière que le font les pays de l’autre bloc…

Et, au-delà d’une montée des concurrences économiques entre trusts relayées par des interventions des Etats nationaux, c’est cette situation du capitalisme mondial, au bord du gouffre, ne tenant que par des moyens financiers publics, par des artifices des Etats et des banques centrales, qui explique la montée de la menace de guerre mondiale.

Les guerres mondiales passées (1870, 1914 et 1939, notamment) ne se sont pas déclenchées seulement par l’exacerbation de la concurrence économique entre trusts appuyée par les Etats nationaux ni seulement par des hostilités politiques et conquérantes de ces Etats entre eux. On a souvent souligné les nécessités de la conquête des colonies, des matières premières, de l’énergie, des marchés pour leurs marchandises et leurs capitaux pour expliquer ces grandes conflagrations mondiales qui ont opposé les plus grands pays capitalistes et impérialistes. Certes, l’impérialisme est immanquablement porteur de guerre « comme la nuée porte l’orage » et on ne peut pas concevoir le capitalisme sans la guerre, pas plus que sans les crises économiques.

Mais la concurrence, même devenue violente, entre les trusts et les états nationaux, n’explique pas tout. Les blocs impérialistes concurrents ne sont pas fondés sur les concurrences les plus rudes. Ainsi, les impérialismes anglais et français se sont alliés dans la première guerre mondiale ainsi que les impérialismes allemand et français dans la seconde, alors que ces nations étaient en concurrence extrême sur le terrain économique, colonial et territorial.

Certes, comme dans la situation actuelle, il y avait des nouveaux impérialismes, visant à détrôner les anciens, gênés dans leur développement par l’ancien partage du monde. Le déclenchement de la guerre lui-même n’est pas déterminé par une exacerbation particulière des tensions coloniales, économiques et de concurrence entre ces puissances mais par l’exacerbation de la crise mondiale et des risques révolutionnaires qui pouvaient en découler.

Ce qui a déclenché le moment de la conflagration mondiale, ce n’est ni les histoires diplomatiques, ni les alliances conjoncturelles, ni les concurrences économiques, c’est la crise du système capitaliste mondial menaçant de ramener des crises sociales révolutionnaires, une exacerbation non de la concurrence économique mais de la lutte des classes violente et la menace du pouvoir politique de la classe capitaliste par le prolétariat.

La plupart des commentateurs se gardent bien de tenir compte de ce « facteur » dans les décisions des classes dirigeantes mais c’est pourtant l’élément essentiel des décisions les plus violentes des classes dirigeantes, que ce soit la décision de choisir des fascismes, des dictatures militaires, des guerres locales ou régionales, des guerres civiles violentes ou encore la guerre mondiale qui se caractérise par l’affrontement entre les grandes puissances capitalistes du monde, la mise au service de toutes les forces de destruction imaginables de toutes les richesses construites par la force de travail humaine.

La guerre est d’abord et avant tout un moyen d’imposer à tous les peuples travailleurs que le camp d’en face ne soit plus les patrons et le gouvernement à leur service mais le peuple travailleur du pays d’à côté. C’est d’abord un moyen de détruire la lutte des classes, en interdisant les mobilisations ouvrières, les grèves et manifestations, les actions syndicales, en imposant aux organisations une solidarité avec « leur » classe bourgeoise nationale. C’est un moyen de détruire l’unité de la classe ouvrière et d’imposer à la place l’unité avec la classe dirigeante sous prétexte de défense nationale. C’est donc un moyen de transformer la démocratie bourgeoise en dictature militaire.

Avant même de permettre de mesurer les rapports de forces mondiaux entre les capitalistes concurrents, la guerre généralisée est un moyen de changer le rapport des forces entre le Capital et le Travail. Elle n’est choisie par les classes dirigeantes que lorsque la venue d’une nouvelle crise mondiale menace non seulement les intérêts financiers et économiques des capitalistes mais la stabilité de leur pouvoir mondial, menacé par la recrudescence des révolutions qui ne peut que découler de l’effondrement économique et social. En jetant les prolétaires du monde les uns contre les autres, les capitalistes tentent de retarder l’affrontement inévitable entre le Capital et le Travail. Inversement, seule la relance de cet affrontement peut permettre aux travailleurs et aux peuples du monde d’éviter de subir l’enfer d’une nouvelle guerre mondiale.

La révolution sociale est la seule capable d’imposer la paix entre les nations et les peuples comme l’ont montré les révolutions russe et allemande de 1917 et 1918 qui ont arrêté la première guerre mondiale. C’est la crainte des prolétaires qui pousse les classes dirigeantes au basculement de toute la société dans la violence et seule l’action directe révolutionnaire des prolétaires peut permettre de bloquer la violence des capitalistes. On ne pourra par contre jamais empêcher que les classes exploiteuses préfèrent transformer la planète en un enfer que de perdre le pouvoir économique et politique au profit des travailleurs. Seuls les peuples travailleurs, ayant pris le pouvoir et s’étant unis en républiques des conseils de travailleurs, sont capables d’imposer la paix mondiale.

La révolution sociale, loin d’être un mythe, a déjà pointé son nez, suite à la crise de 2007, avec les « printemps arabes » et les gouvernements capitalistes ne s’y sont pas trompés, qui n’ont pas laissé ces mouvements se développer normalement, et qui sont intervenus militairement partout pour réprimer ou détourner ces luttes. Mais il n’empêche que la classe capitaliste, elle, sait par qui elle est réellement menacée et ce n’est ni par les capitalistes concurrents, ni par les terroristes qu’elle soutient parfois et combat par moment : c’est par le prolétariat international qu’elle sait capable d’imposer demain une société ayant supprimé la propriété privée des moyens de production et des capitaux. C’est ce que Marx appelait déjà, dans son Manifeste communiste, « le spectre » qui fait trembler les exploiteurs du monde !

La propagande, la violence et les menées politiques et militaires des classes dirigeantes peuvent bien convaincre les peuples travailleurs que c’est à eux d’avoir peur, la bourgeoisie ne se convainc pas de ses propres mensonges et prépare des fascismes, des dictatures militaires et des guerres civiles pour éradiquer son véritable ennemi et cet ennemi, c’est nous les travailleurs et les milieux populaires !!!

Toutes les guerres dont on nous menace ne sont là que pour cacher la véritable guerre qui se déroule actuellement dans le monde et de manière de plus en plus violente : la guerre entre le Capital et le Travail. Nous n’en finirons avec toutes les guerres que l’on nous prépare, mondiales ou pas, qu’en triomphant dans la lutte des classes, celle entre la classe mondiale des travailleurs et celle des profiteurs ! Plus tôt nous en serons convaincus et moins l’humanité aura de violences, de souffrances et d’horreurs de toutes sortes à subir dans ce changement historique, indispensable et inévitable, des fondements mêmes du monde.

La classe dirigeante en est déjà à généraliser sa prétendue « guerre contre le terrorisme », elle en est déjà à la transformer en « guerre de civilisation » contre les musulmans, elle en est déjà à mettre en place des milices, des gardes nationales, des services civils, diverses mobilisations liées ou pas à l’état d’urgence, c’est-à-dire à légitimer et à préparer l’état de guerre. Mais, comme le disait mensongèrement Poincaré, les gouvernants peuvent bien prétendre que « la mobilisation n’est pas la guerre », on voit bien tous les signes précurseurs de la mobilisation générale. N’attendons pas d’être les « rappelés » de la prochaine der des ders ! N’attendons pas qu’on nous réquisitionne avec nos enfants pour la guerre, pour la milice, pour la garde nationale et pour le service civique de sécurité, n’attendons pas qu’on nous encadre policièrement et militairement et qu’on aille au boulot avec un fusil dans le dos et un général au pouvoir ! Préparons-nous, tant qu’il est encore temps, à un autre avenir que celui d’un esclavage armé et des bombardements et massacres planétaires !!!

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  • L’OTAN mettra des centaines de milliers de soldats en état d’alerte pour une action militaire contre la Russie dans les prochains mois, ont déclaré les hauts responsables de l’OTAN au Times de Londres lundi.

    Cette alliance militaire dirigée par les États-Unis prévoit d’accélérer la mobilisation des forces qui se comptent par dizaines de milliers et, finalement, des centaines de milliers et de millions qui doivent être mobilisés contre la Russie. Au-delà de sa force d’intervention d’urgence de 5000 hommes, l’OTAN triple sa « force d’intervention en place » à 40 000 et met des centaines de milliers de soldats aux niveaux d’alerte plus élevés.

    Le Times a écrit : « Sir Adam West, représentant permanent sortant de la Grande-Bretagne à l’OTAN, a dit qu’il pensait que l’objectif était d’accélérer le temps de réponse de quelque 300 000 militaires à d’environ deux mois. À l’heure actuelle, une force de cette taille pourrait prendre jusqu’à 180 jours pour être déployée ».

    Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré : « Nous […] nous penchons sur la question de ce que nous appelons les forces de suite. Il y a un grand nombre de personnes dans les forces armées des alliés de l’OTAN. Nous sommes à la recherche de la façon dont un plus grand nombre d’entre elles peut être prêt en un délai plus court. « Selon le Times, M. Stoltenberg a expliqué que l’OTAN est dans une recherche générale sur les méthodes pour « l’amélioration de la préparation d’un grand nombre des trois millions de soldats, marins, aviateurs et soldats de l’infanterie de marine de l’alliance ».

    La cible de ces déploiements, les plus importants depuis la dissolution de l’Union soviétique par la bureaucratie stalinienne et la fin de la guerre froide il y a un quart de siècle, est la Russie.

    « Nous avons vu une Russie plus affirmée mettant en œuvre un important renforcement militaire depuis de nombreuses années, en triplant les dépenses militaires depuis 2000 en termes réels ; en développant de nouvelles capacités militaires ; en exerçant leurs forces et en utilisant la force militaire contre les voisins », a déclaré Stoltenberg. « Nous avons également vu la Russie utiliser la propagande en Europe parmi les alliés de l’OTAN et c’est exactement la raison pour laquelle l’OTAN réagi. Nous répondons avec le plus grand renforcement de notre défense collective depuis la fin de la guerre froide ».

    Ces déclarations montrent comment la planification de l’OTAN pour une guerre horrible contre la Russie a continué dans le dos du peuple tout au long de la campagne électorale présidentielle américaine. Par ailleurs, les déploiements militaires et les préparatifs de guerre par le Pentagone et les états-majors des différents pays européens vont de l’avant, quels que soient les résultats de l’élection aux États-Unis et celles prévues dans les pays européens de l’OTAN en 2017.

    L’attaque vague de Stoltenberg sur la « propagande » russe en Europe est une allusion à l’opposition instinctive à la guerre qui existe dans la classe ouvrière européenne et internationale et à la méfiance populaire envers la propagande anti-russe véhiculée par des responsables de l’OTAN comme Stoltenberg et West.

    L’année dernière, un sondage réalisé par Pew a trouvé une large opposition internationale à la participation de l’OTAN à une guerre conventionnelle contre la Russie en Europe de l’Est, même dans un scénario qui supposerait que la Russie ait commencé le conflit. Dans ces conditions hypothétiques, 58 % des Allemands, 53 % des Français et 51 % des Italiens se sont opposés à toute action militaire contre la Russie. L’opposition à la guerre dans le sondage aurait sans doute été plus élevée si les sondeurs avaient mentionné que la décision de l’OTAN d’attaquer les forces russes en Europe de l’Est pourrait mener à une guerre nucléaire.

    Cette opposition est ancrée dans une profonde désaffection à l’égard des guerres impérialistes au Moyen-Orient de la période post-soviétique et du souvenir de deux guerres mondiales en Europe au XXe siècle. Les arguments que Stoltenberg a employé pour la contrecarrer sont politiquement frauduleux.

    La principale menace de l’agression militaire et de la guerre en Europe ne vient pas de la Russie, mais des pays de l’OTAN. Au cours des 25 dernières années, les puissances impérialistes de l’OTAN ont bombardé et envahi des pays d’Asie centrale, du Moyen-Orient et d’Afrique. En Europe, ils ont bombardé la Serbie et le Kosovo dans les guerres balkaniques des années 1990, repoussé les frontières de l’OTAN à des centaines de km vers l’Est et soutenu un putsch violent mené par les fascistes pour renverser un gouvernement pro-russe en Ukraine en 2014.

    Le caractère agressif de la politique de l’OTAN a émergé une fois de plus vendredi dernier, lorsque NBC News a rapporté que les unités américaines de cyberguerre avaient piraté les réseaux clés russes d’électricité, d’Internet et militaires. Ceux-ci sont maintenant « vulnérables à l’attaque par des armes informatiques américaines secrètes si les États-Unis le jugent nécessaire », a déclaré NBC.

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