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Défendre la démocratie bourgeoise ou la révolution prolétarienne ?

mardi 12 janvier 2021, par Alex, Waraa

Le programme des 200 familles et de leurs porte-parole du gouvernement : des voies de régression déguisées en progressisme.

Traçons la voie des travailleurs : leur expropriation et la destruction de tous leurs Capitoles

Comment ?! Au moment où le président des USA D. Trump s’est posé en mentor d’une marche fascisante sur le Capitole à Washington, ne faudrait-il pas, au contraire, comme le prétendent certains gouvernants et médias, sauver la « démocratie », bourgeoise certes, mais menacée de mort par les populistes, les complotistes anti-vaccin et autres Gilets jaunes, l’épisode du Capitole « démontrant bien » qu’ils sont tous des fascistes ?

C’est bien le programme que Macron nous propose, lui qui en 2018 lors d’un discours dans ce même Capitole … se déclara fier d’avoir invité Trump au défilé du 14 juillet. La « démocratie » que Macron prétend représenter, ce sont les Lumières, la Science et les grands groupes capitalistes qui certes produisent pour l’argent, mais seraient les seuls à pouvoir nous sauver de la pandémie. Pour ceux qui n’auraient pas compris, la défense de la « démocratie » est confondue avec toute action menée par les armées, les polices, les Etats nord-américains, français et britanniques, et surtout avec les cadeaux aux patrons qui profitent de l’épidémie pour licencier. Pourtant, le capitalisme et les Etats à son service, c’est une régression à grande échelle qu’ils donnent en spectacle depuis la mort annoncée de ce système en 2008. Le président Macron veut nous redonner de l’espoir dans la domination de la bourgeoisie en allant chercher des épisodes « glorieux » dans l’enfance de ce système, comme les Lumières, la Révolution française. Mais s’il est vrai qu’on retrouve aujourd’hui des traits qu’a eus ce système à sa naissance, ce ne sont ni des produits de la philosophie des Lumières, ni 1789.

Les « champions nationaux » des débuts du capitalisme furent les Compagnies des Indes, des sociétés de commerce colonial qui bénéficiaient de monopoles accordés par les Etats, avec en prime le Code Noir en France. Ces compagnies disparurent avec l’esclavage, le développement du marché capitaliste. Mais les monopoles apparus sous le capitalisme comme les laboratoires pharmaceutiques ne les ont-ils pas remplacés ? Comment gagnent-ils des milliards ? Aujourd’hui par des commandes d’Etat, au nom du « Salut Public ».Les Compagnies des Indes avaient le droit d’utiliser leurs propres armées. Les compagnies des Indes modernes, Total, Areva, Bouygues, en fond l’économie en utilisant l’armée française au service de leurs bénéfices, pour organiser guerres civiles, coups d’Etat et génocides.

En 1790, il y avait aux Indes occidentales anglaises 10 esclaves pour un homme libre ; aux Indes françaises 14 pour 1 ; aux Indes hollandaises 23 pour 1. Le programme de la bourgeoisie de l’époque révolutionnaire c’était peut-être « un homme, une voix »pour certaines élections comme l’a rappelé fièrement Macron, mais c’était surtout pour « un homme », des dizaines d’êtres humains non reconnus comme tels : la moitié de l’humanité que constituent les femmes, les esclaves. L’esclavage camouflé des ouvriers salariés d’Europe avait besoin du piédestal de l’esclavage direct dans les colonies. Aujourd’hui pour un ouvrier en occident, ce sont des dizaines d’ouvriers en Chine, en Asie du Sud-Est, dans la péninsule d’Arabie où à l’abri de bases militaires occidentales comme la française d’Abu-Dhabi, des millions d’Indiens, de femmes des Philippines vivent en exil permanent comme travailleurs forcés, à quelques pas, il est vrai, de l’art et la science françaises représentés par la Sorbonne et le Louvre. « Avec le développement de la production capitaliste pendant la période manufacturière, l’opinion publique européenne avait perdu ce qui lui restait de pudeur et de conscience. Les nations se firent cyniquement une gloire de toute infamie pourvu qu’elle permit l’accumulation du capital » écrivait Marx il y a 150 ans. Cette infamie restera d’actualité, tant que nous ne relaierons pas les manifestations par exemple des maliens qui au Mali et en France dénoncent depuis des mois la présence de l’armée française, qui tue régulièrement des innocents lors de « bavures ». De même que notre capitalisme occidental retrouve ses traits de pillage féodal qu’il avait à sa naissance, le gouvernement malien a repris le rôle du colonisateur français d’avant l’indépendance. Le 21 janvier 2021 les maliens célébreront les 60 ans du jour où le père de l’indépendance, Modibo Keita, avait exigé et obtenu à juste titre le départ de toutes les troupes françaises du Mali nouvellement indépendant. Celles-ci sont revenues en 2013 grâce à F. Hollande, et seuls les travailleurs de France et du Mali, en menant un combat en commun, pourront gagner ce combat qui nous nous ramène au temps des colonies !

Non, les soldat(e)s français(e)s mort(e)s au Mali ne meurent pas pour la liberté, les Lumières, la démocratie. Cette armée française est celle de négriers modernes. Les soldats français ne font que protéger les pilleurs de l’Afrique où comme à l’époque du commerce triangulaire, des millions d’Africains sont transformés en migrants forcés de traverser les mers. Dans les pays occidentaux, à l’aube du capitalisme des lois contre les pauvres les empêchaient de se déplacer librement. Le confinement, le couvre-feu sont présentés comme le dernier mot de la science de l’épidémiologie. Mais ils en commun avec les autres traits du capitalisme sénile, d’être une contrainte extra-économique de plus. Le capitalisme n’a plus l’énergie, les forces de permettre la libre circulation des personnes et des biens. Qu’est-ce qui fonctionne encore dans le cadre d’un véritable marché capitaliste ? Ni les cours boursiers, ni les taux de change, tous faussés par les déversements de liquidités des banques centrales.

La dette publique, le protectionnisme furent aussi des outils d’accumulation primitive du capital, ce sont ces vieilleries qui sont présentées comme les dernières conquêtes de la science, de la générosité de l’Etat prêt à nous sauver « quoi qu’il en coûte ». La pandémie est une aubaine pour justifier les replis nationaux, et en France le rabaissement du rôle du Parlement, le dénigrement des classes pauvres. Beaucoup de travailleurs doutent en effet beaucoup de la campagne de vaccination à la fois orchestrée et sabotée par le gouvernement. Ces travailleurs, notamment ceux de la santé, sont désignés d’office comme des obscurantistes, des « complotistes ». Mais n’oublions pas que la première campagne anti-vaccin fût menée … par le gouvernement lui-même, qui dénigra les vaccins russes et chinois. De toute façon vous souhaitez vous faire vacciner ? Vous n’êtes sans doute pas dans la « bonne catégorie ». Vous ne souhaitez pas vous faire vacciner ? Vous y passerez un jour ou l’autre ! vous menacent-ils. Vous n’êtes pas vacciné ? Vous êtes dangereux pour les autres ! restez confinés. Vous êtes vaccinés ? Vous êtes toujours condamnés au confinement, au couvre-feu ! Le gouvernement fait pourtant bien son travail, les vaccins sont payés, les profits engrangés. Même la médecine, en fin de vie du capitalisme, rappelle celle des médecins de Molière : « Il n’y a pas d’épidémie en France et aucune circulation du virus » déclarait leur « premier de cordée » J. Salomon, le 3 février 2020. Non ce ne sont pas les scientifiques, les élections des Joe Biden qui nous sauveront : c’est l’expropriation des grands trusts pharmaceutiques, la destruction des Etats qui les protègent, par un pouvoir mondial des exploités.

Non ! Les sans-emplois, les gilets jaunes sans respect pour les forces de répression et les classes possédantes, les sans-logis, les sans-papiers, les sans-vaccins, les sans-pays où vivre, les sans-sécurité, sans -santé, sans-accès aux études, tous les Sans ne sont nullement des suppôts de la réaction à la Trump ou du fascisme ! Bien au contraire, n’en déplaise aux réformistes qui voudraient opposer diamétralement fascisme et démocratie capitaliste, ce sont bel et bien les classes possédantes, même dans les pays où elles ont prétendu cultiver une espèce de démocratie des riches, qui sont les suppôts du fascisme !!!

Aux USA comme ailleurs, l’alternative est : effondrement de la société capitaliste dans le sang, ou révolution sociale organisée et dirigée par les prolétaires eux-mêmes ! Vive la giletjaunisation du monde !

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